LE JOUR SE LÈVE SUR TUNIS

Posté par provola le 23 octobre 2011

 LE JOUR SE LÈVE SUR TUNIS dans TUNISIE dans TUNISIE

                             Nous y voici, en ce jour des premières élections libres en Tunisie…enfin.

Après huit mois d’un parcours chaotique, à apprendre la démocratie comme on défriche une jachère, après que des dizaines de partis se soient installés dans le nouveau paysage politique, nous parvenons au terme du processus pré-électoral, ou tout au moins au bout de la nuit qui annonce l’aurore de tous les possibles, au moment où le soleil pointe et tente de réchauffer les coeurs et les esprits.

Partout où la démocratie avance, un espoir naît, des lendemains meilleurs s’annoncent. Bien sûr rétorqueront les grincheux de tous poils, le Parti islamique pourrait bien récolter la mise, bien sûr la mise en place d’un nouveau régime est éminemment fragile…et alors !!!

Le peuple n’est-il pas toujours souverain ? Les pays arabes n’auraient-ils pas droits à leur part de liberté ? Qui serions nous pour juger de travers cette fleur naissante sur le chemin des droits de l’homme. 

Qui a peur du choix du peuple n’a qu’à se réfugier en Arabie Saoudite ou en Chine, les grands amis des magnats et des potentats occidentaux.  

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RÉFUGIÉS: L’OTAN SOUS ACCUSATION

Posté par provola le 9 mai 2011

                   Un navire de l’Otan aurait délibérément décidé de ne pas répondre à l’appel de détresse lancé par une embarcation de réfugiés tunisiens en perdition en pleine Méditerranée à cause d’une avarie.

Cette grave accusation a été lancée par le journal The Guardian sur la base de témoignages des onze rescapés. Le rafiot où quelques 72 personnes avaient pris place aurait prévenu grâce à un téléphone satellitaire un prêtre érytréen basé à Rome qui a de suite prévenu les gardes-côtes italiens. 

Un hélicoptère a alors survolé le navire et aurait fournis des biscuits et de l’eau en promettant des secours au plus tôt, pourtant , aucun secours n’arriva; un  porte-avion s’ approcha quelques jours plus tard, deux appareils  survolèrent le bateau à basse altitude.

Les réfugiés brandirent deux bébés affamés à bouts de bras sans qu’aucune réponse ne leur soit donnée. S’en suivirent dix jours de dérive et des morts chaque jour. Les corps étaient gardés à bord 24 h puis ils étaient jetés à la mer.  L’enquête du Guardian met en accusation le porte-avion français Charles de Gaulle qui croisait dans les environs à ces dates. Le porte parole de l’état- major dément catégoriquement que le navire ait croisé l’embarcation en perdition:

« Si nous avions croisé ce navire nous nous serions portés à son secours » a-t-il assuré. 

Affaire à suivre.

Ce drame est malheureusement courant en ce moment du coté de Lampedusa où le flux de réfugiés ne tarie pas. Chaque jour des centaines de candidats à l’exode Somaliens, Erytréens, Lybiens, Tunisiens, bravent la mort sur des embarcations de fortune. Bruxelles, insensible à cette situation critique continue de tourner le regard ailleurs, préférant afficher une coupable indifférence, Rome et Paris se disputent sur la meilleure façon d’en faire le moins possible.

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DU BONHEUR, S’IL EXISTE.

Posté par provola le 26 mars 2011

                  Du bonheur de vous retrouver. De vous remercier pour votre assiduité, jeudi vous avez été 640 à parcourir ces modestes lignes de vie, il s’agit d’un record. Trois jours de silence à ramasser de l’énergie (non-nucléaire) chez mes amis tunisiens, pour leur dire notre solidarité, notre joie et notre adhésion à la révolution du 14 janvier 2011, à l’aube d’une démocratie naissante, ne m’ont pas éloigné des vieilles luttes. Qui ne sont surtout pas franco-françaises. Car le combat est là, notre combat, à aider les pays du sud. L’écologie, c’est à dire notre survie, dépend aussi de la façon dont nous partagerons notre sobriété enfin assumée, qui représente le développement des pays que nous avons exploité durant des générations pour simplement nous sentir supérieurs.

Fukushima n’est pas en ce moment le souci des Tunisiens occupés qu’ils sont à mettre en place les fondements de leurs prochaines élections, en attendant, leur Président en intérim a déjà séduit, il n’est là que pour organiser l’élection du futur Président et lui même ne peut pas se représenter. Un Président qui n’a aucun intérêt, ce n’est pas là le moindre de ses mérites. Hier vient de se déclarer le cinquantième Parti politique, on se croirait au temps des radios libres en France en 1981. Un jour, un Parti nouveau. Les Tunisiens ne veulent surtout pas que quiconque viennent leur dicter la façon de faire, et même surveiller leurs élections, voici ce qu’écrit Kakia Moalla-Fetini sur le journal « La Presse de Tunisie »:

« Si les Américains et les Européens offrent de surveiller notre scrutin, remercions-les très aimablement et disons-leur que pour nous qui avons inventé une bonne partie de l’héritage humain en mathématiques, la tâche de compter les votes est tellement élémentaire que nous avons décidé de la confier à nos jeunes lycéens. »  

D’ailleurs, pourrions-nous donner quelques conseils, nous qui banalisons le Front National comme on cherche à banaliser la menace nucléaire ? Car Fukushma n’est rien d’autre au plan industriel que ce qu’est le Front National sur le front politique. Notre époque est prête à toutes les compromissions pour s’obliger à croire qu’on peut continuer dans la voie du gaspillage et de l’accaparement des richesses. Le Front national sert apparemment les petits qui ne veulent pas partager le peu en leur possession, leur maigre illusion, mais il est surtout la caution des riches qui se retrouvent grâce aux thèses nationalistes confortés et libérés des revendications populaires. Le coupable, c’est bien connu, c’est l’étranger, qui veut manger notre pain. Fukushima est le symbole de cette folle poursuite vers l’accumulation de quelques familles fortunées, vers l’abrutissement des masses, l’anéantissement global, la déchéance des rêves de puissance. Le rêve des possédants qui font croire aux sous-fifres que le bonheur est dans la marchandisation des désirs et que la possession de biens inutiles est le garant d’une supériorité supposée vis à vis d’autres moins chanceux encore.

Fukushima est la preuve que le vase déborde d’un vice caché, que le capitalisme nous mène à la destruction totale, comme la marée noire de BP l’an dernier, le Front National est la résultante de ce malaise social et écologique, fils de l’injuste répartition des richesses de la Planète. Les Seigneurs des temps modernes, propriétaires de l’industrie, de l’arme médiatique et du futur des hommes ne sont pas des philanthropes eux qui ont tout intérêt à ce qu’on continue à acheter des myriades de produits inutiles, à ce qu’on ait besoin de leurs centrales pourries et qu’on s’entredéchire en bas, entre classes défavorisées, entre peuples soi-disant différents pour arracher une part d’un gâteau empoisonné.

Mais le bonheur est dans l’asthénie et la dégustation d’un bon vin, pas dans la picole, le bonheur est dans l’abstinence et la jouissance, pas dans l’éjaculation précoce, le bonheur est dans la poignée de main au coin du feu, pas la défonce de masse et les centaines d’amis sur Facebook, le bonheur c’est les soins apportés à des parents fatigués, pas les maisons de retraite, le bonheur est dans le partage, pas dans l’accumulation, mon bonheur est avec vous, pas sans vous, le bonheur de tacher ensemble de modifier un tant soit peu le cours des choses, les mentalités un peu, de déplacer le curseur du marasme ambiant.   

En ces jours d’élections, permettez que je vous parle comme à des amis fidèles, n’oubliez pas que les pères noël ne sont pas tous réels, prenez le temps, s’il vous en reste avec votre Blackbheuuurie de merde d’en savoir un peu plus sur l’écologie politique, qui est à l’écologie ce que le Front National est à ma conscience, c’est à dire sa négation:   

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2139

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TUNISIE: A QUI LE TOUR ?

Posté par provola le 19 janvier 2011

                    La Tunisie n’aurait pas basculé sans le sacrifice de Mohamed Bouazizi ce jeune commerçant de 26 ans, empêché de travailler par les milices de Ben Ali. De là partit la révolte, ce geste déclencha le déchainement que l’on sait. Bouazizi s’immola le 17 décembre 2010, pour signifier son désespoir et le manque de perspectives. Il restera le symbole du soulèvement du peuple. Son geste, relayé, médiatisé ne doit pas nous faire oublier le sacrifice des autres martyrs de la liberté.

Yacoub Ould Dahoud s’est immolé le 17 janvier à Nouakchott en Mauritanie, le même jour Abou Abdel Monem  s’est immolé au Caire comme deux autres désespérés. En Algérie, Mehanaine Karim 38 ans père de trois enfants a tenté de se suicider, Mohcen Bouterfif a tenté de s’immoler à Tebessa, il est actuellement sous assistance respiratoire. Des émeutes de la faim éclatent ci-et-là et les tentatives d’immolations se multiplient. Il faut signifier que ces gestes de la dernière chance ne resteront pas sans lendemain.  Partout, la même exaspération se propage, la même détermination défient les pouvoirs centraux, ce constat d’appartenance à un monde cloisonné, misérable, sans avenir.

D’Arabie Séoudite, du Maroc, de Dubaï, de Mauritanie, du Soudan, d’Algérie, de Lybie, d’Egypte, des soupirs étouffés nous parviennent, comme des appels à une prise de conscience.

Comme nous n’avons pas vu ou pas voulu voir la montée protestataire tunisienne, saurons-nous accompagner, ou au moins ne pas entraver l’instauration de régimes démocratiques dans les autres pays arabes ?  

Nous contenterons-nous de ronds de jambes, d’actes de contrition forcés. Nous habituerons-nous à l’émergence de partis nationalistes tels que le FN, qui nous expliquent que nous c’est nous et eux c’est eux, que nous devons nous replier sur notre nombril, alors que le développement harmonieux et démocratique de la zone des pays arabes est le seul rempart face à la menace islamiste.

Serons-nous les prochains sur la liste des Ponce Pilate ?

Garderons-nous encore longtemps ce genre de Ministres de pacotille, façon Alliot -Marie qui nous explique sans ambages que nos flics d’élite ont une réputation mondiale et comment ils auraient maté l’insurrection populaire tunisienne ? Entendra-t-on encore longtemps ce silence assourdissant, cette chape de plomb, au dessus de l’Elysée qui n’a subitement plus rien à dire alors que la règle était jusqu’ici: une idée par jour.  

Disculpera-t-on encore cette Europe vide et son parlement improbable qui assiste et ne bronche pas, cette institution qui prouve en ces moments historiques sa totale vacuité ?

Nous satisferons-nous de petites combines à la sauvette, de Directives insignifiantes sur les camemberts au lait cru et le poids de la baguette ? Continuerons-nous les arrangements à lobbies, les réunions en catiminie, les cocktails, les petits fours, les tapis rouges au transit des oligarchies, au gré des contrats ? Et ces murs de la honte tout autour de notre continent comme un drapeau d’indifférence, comme une culpabilité avouée.

Fermerons-nous encore les yeux face aux crimes, entendrons-nous ces cris ?

Tsonga est au troisième tour de l’Australian Open.

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TUNISIE: LA MEMOIRE COURTE DU PS

Posté par provola le 18 janvier 2011

               Les Socialistes ont beau jeu aujourd’hui de fustiger l’UMP, Hubert Védrine, mentor du PS pour les questions diplomatiques et la langue de bois (ce qui est la même chose), Ministre des relations extérieures du gouvernement Jospin, jouait également la même partition, voici un article de « Libération » du 6 aôut 1998 qui l’illustre parfaitement: 

« PARIS CONFIRME SON SOUTIEN AU REGIME TUNISIEN, HUBERT VEDRINE A TUNIS POUR PREPARER LA PROCHAINE VISITE DU PRESIDENT BEN ALI.

Après l’Algérie et le Maroc, Hubert Védrine ne pouvait trop attendre, sauf à alimenter les inquiétudes tunisiennes quant à un éventuel changement de cap de la politique étrangère du gouvernement de Lionel Jospin. Au cours de sa visite de vingt-quatre heures à Tunis, qui s’est achevée hier, le chef de la diplomatie française a eu tout loisir de rassurer ses homologues: il a «confirmé» au président Ben Ali les «orientations du président Chirac», qui, lors d’une visite en octobre 1995, avait vanté le «modèle démocratique tunisien» et annoncé un doublement des aides, passées à 1,1 milliard de francs par an. Hubert Védrine et son homologue Abderrahim Zouari ont donc abordé le développement des investissements français ainsi que le programme de mise à niveau de l’économie tunisienne. Ils ont aussi parlé du blocage du processus de paix au Proche-Orient, de la situation en Afrique et des moyens de renforcer les relations euro-méditerranéennes.

Le chef de la diplomatie n’a pas manqué non plus d’évoquer la visite en France du président Ben Ali, prévue de longue date et déjà reportée à plusieurs reprises. L’automne dernier, sa demande insistante de faire un discours à l’Assemblée nationale, comme avant lui le souverain marocain Hassan II, avait tout fait capoter. Puis, au printemps, la dissolution avait entraîné un nouveau report, alors qu’un compromis avait été mis au point par Philippe Séguin, grand ami du régime tunisien. Finalement et sauf contre-ordre, elle devrait avoir lieu à la mi-octobre.

L’épineuse question des droits de l’homme ne figurait officiellement pas au menu des discussions, mais le Quai d’Orsay laisse entendre que ce genre de questions se traite d’autant plus efficacement dans la discrétion. »

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TUNISIE: LE SAVOIR-FAIRE DE LA FRANCE

Posté par provola le 18 janvier 2011

                           CNC demande officiellement que la France prouve son savoir-faire dans la démission de son exécutif plutôt que dans la capacité de ses CRS à gérer les barricades des pays amis. Comme les Tunisiens refusent le gouvernement qui leur est proposé, composé de membres fidèles à Ben Ali jusqu’à la semaine dernière, nous déclarons que notre gouvernement a définitivement démontré son incompétence et représente désormais une insulte à notre honneur. 

Les Ministres Baroin, Alliot-Marie, Juppé, Fillon seront débarqués sans indemnités de chômage et sans prime d’ancienneté pour faute grave ayant entraîné une dégradation irréparable de l’image du Pays.

De Funès, Président de transition, devra organiser des élections anticipées ayant pour objectif la mise en place de nouvelles équipes issues de la colère populaire.

http://www.dailymotion.com/video/xgmdw3_tunisie-quand-alliot-marie-proposait-l-aide-de-la-france_news

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TUNISIE: LA LIBERTE DE SE VENDRE

Posté par provola le 17 janvier 2011

                      Au delà d’un écroulement de l’édifice Ben Ali, c’est bien à une fissuration du système de corruption généralisée à laquelle on est en train d’assister. Le régime en place ne pouvait pas subsister sans un réseau dense de complicités et de spoliations du bien public au profit non seulement d’une famille mais aussi de groupes d’intérêts privés, englués jusqu’au cou dans un bain d’eau frelatée. Le lâchage du pouvoir a sûrement déjà eu lieu il y a un certain temps, en sous-main, à l’abri des regards, par le fait d’une caste de grands profiteurs du régime.

Aux premiers rangs desquels, les majors français du bâtiment et de la grande distribution tiennent le haut du pavé. Carrefour en particulier domine la grande distribution en Tunisie; l’enseigne y est implantée depuis 2001 avec un immense magasin à proximité de la Marsa. Depuis 2009 il y a implanté sa chaîne de négoces de marque Carrefour Market. Son implantation en Tunisie est une brique de l’édifice qui comprend des implantations dans l’ensemble du Moyen-orient dans les modèles de démocraties que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar, Oman, les Emirats Arabes Unis, le Koweït, la Jordanie.  Vinci pour sa part opère en Tunisie via cinq sociétés, Eurovia Travaux ferroviaires, Vinci construction, Dumez, Freyssinet et società Italiana Dragaggi, sans compromissions, bien sûr. 

On le sait bien, le business ne connaît ni frontières, ni déontologie, ni barrières idéologiques, aussi le fait de se fourvoyer avec une espèce de dictature, soi-disant soft ( la Tunisie étant partout affichée par une certaine propagande comme étant la plus acceptable des dictatures arabes) n’a jamais représenté un obstacle à la conquête des marchés et l’on peut imaginer avec quelle promptitude ces entreprises du stato-quo sauront préserver leurs intérêts et reprendre la main dans une nouvelle configuration de racket économique. Nul doute que les marchands de tapis parviendront à sauver les apparences en faisant table rase d’un passé encombrant, avant de se laisser aller aux mêmes combines de corruption des classes dirigeantes.

Le capitalisme a cette faculté d’adaptation à toutes les crises, qui lui permet de revivre après avoir été convaincu des pires exactions. Le capitalisme peut renier jusqu’à son âme pour draguer les profits futurs. On peut imaginer que les nouvelles équipes qui seront appelées aux rênes du  pouvoir de Tunis, si peu habituées aux joutes et aux forfaitures capitalistiques seront des proies faciles pour un système de corruption d’un autre type que le gourdin des milices fascistes. Système qui a permis dans une démocratie aussi évoluée que la nôtre à quelques groupes de s’arroger des situations de monopoles jusque dans les derniers recoins de l’activité économique.  Qui empêchera les Bouygues, les Vinci de truster les grands travaux, (comme ils le font en France de manière « totalement transparente ») à terme les concessions autoroutières, hospitalières, les prisons; qui freinera les Carrefour, les Auchan, dans leur volonté d’envahir le pays sous couvert de développement rapide ? (Ceux-là mêmes qui savent si bien détruire les millions d’emplois du petit commerce.)

N’est-ce pas ce qui s’est passé pour un pays comme le Portugal où après la « révolution des oeillets » de 1974, après l’entrée dans la communauté européenne de 1986, et après 25 ans de révolution démocrate, les jeunes ont repris le chemin de l’émigration faute d’avenir ? Comment éviter l’appropriation de pans entiers de la souveraineté nationale par des multinationales assoiffées de profits ? Quelques backchichs bien arrosés ne faciliteront-ils pas le passage d’une dictature vers une démocratie coloniale aux mains d’intérêts étrangers, le virage d’un manque de liberté vers une liberté vendue ? 

Alors oui les Islamistes pourraient trouver là terrain fertile à leurs ambitions car le populisme religieux se fonde sur les mêmes distorsions du discours démocratique, s’attaquant à des situations de misère organisée et de corruption institutionnelle.

Et l’on mettra sur le dos d’une démocratie naissante le manque de pugnacité face à la menace terroriste, laissant une porte ouverte à une alternative proche de la manière forte qu’on vient à peine de saborder. 

Mais tout cela c’est le combat d’après-demain, demain, il y a une révolution à terminer.

 

 

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ISRAEL CRAINT LA DEMOCRATIE

Posté par provola le 16 janvier 2011

                            Le Ministre israélien du développement régional (…c’est à dire pour le développement de la bande de Gaza) Sylvan Shalom a exprimé la crainte que la chute de Ben Ali en Tunisie ne favorise une montée des islamistes, je cite:

« La Communauté internationale avait préféré fermer les yeux sur les violations des droits de l’homme (du régime Ben Ali) Bien entendu il y a une grande crainte que les mouvements islamistes qui jusqu’à présent étaient hors la loi ne reviennent en force » a déclaré à la radio militaire Syvan Shalom, suppléant du premier ministre Netanyahou.

Shalom a rappelé l’excellent accueil que lui avait réservé Ben Ali lors d’une visite en Tunisie.

Il est sûr que l’avancée de la démocratie est une menace pour la propagande, il était bon le temps de Ben Ali, une population bâillonnée, sans emploi, affamée, sans espoir, bien dans la logique du camp retranché de Gaza. Un rêve pour une certaine politique qui considère que la misère est un excellent moyen de contenir les revendications.

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LA REVOLUTION A DISNEYLAND

Posté par provola le 16 janvier 2011

                   Alors que le psychodrame Ben Ali tenait en haleine le landerneau parisien: viendra à Paris , viendra pas, faut pas déconner, nez nez, les filles de Ben Ali ( celle de son premier mariage et celle de son second mariage avec  Leïla Trabelsi, l’épouse du Roi déchu, autrement dit Cruella, farcie de diamants piqués au peuple), se trouvaient dans un hôtel de pacotille du coté des industriels du divertissement, Disneyland Paris, Marne la Vallée.

François Baroin, qui avait le tort de se trouver Ministre au mauvais moment, interrogé sur France Infos dut se disculper de tant de courtoisie mal placée en ces temps de révolte populaire: » La famille de Ben Ali présente sur le sol français n’a pas vocation à rester » Du genre, cassez-vous avant qu’on vous repère. Baroin poursuivit: « Il n’aurait jamais été accepté que l’ex-Président Ben Ali se réfugie en France »

On se souvient qu’il y a simplement quelques jours, Michèle Alliot Marie avait proposé l’aide de la France dans la gestion des émeutes qui secouaient la Tunisie ( on aurait pu envoyer quelques CRS bien de chez nous) et qu’en 2008, De Funès avait longuement rendu hommage à Ben Ali lors d’une de ses visites à Paris.

Quelques autres infos glanées ci où là :

Source: Le Post

Le Parisien nous informe que des membres du clan Ben Ali sont réfugiés en région parisienne. Ils séjournent , sous la protection d’agents de sécurité tunisiens, à l’hôtel Disneyland au sein du parc d’attractions de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Ils ont réservé, jusqu’à dimanche, trois suites VIP du Castle Club, une zone luxueuse réservée aux clients les plus fortunés, située au troisième étage de cet établissement

On apprend également toujours dans le Parisien qu’aujourd’hui l’ex-président Ben Ali qui est réfugié en Arabie Saoudite, s’est entrenu par téléphone avec le numéro « un » libyen Mouammar Kadhafi. Ayant toujours eu des relations très privilégiée, le colonel Kadhafi s’adressera samedi « au peuple tunisien frère » , information révélée par l’agence officielle libyenne Jana.

Selon lepoint.fr, d’autres membres des deux familles sont également arrivés à Paris et sont logées dans un hôtel de la capitale. Il s’agit de Cyrine Ben Alila fille de l’ex-président issue de son premier mariage, et de Nesrine Ben Ali , fille de son second mariage avec Leïla Trabelsi.

Si la France n’a pas accueilli l’ex-président tunisien, afin de ménager la population frano-tunisienne résidant chez nous, il n’en est pas de même de tout le clan Ben Ali-Trabelsi, dont la réputation mafieuse n’est plus à faire.Sarkozy va-t-il réagir ? Au moins pour l’honneur de la France et les mettre dehors avec perte et fracas. Je pense que Kadhafi est prêt à les prendre dans son giron. Il est vrai que le désert libyen est moins attractif que les hôtels et les boutiques de luxe de Paris!

Sources : leparisien.fr, leparisien.fr, lepoint.fr, lexpress.fr

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TUNISIE: ILS NE MANQUENT PAS D’AIR

Posté par provola le 15 janvier 2011

                        Attablés à leur petit déjeuner continental du coté de Djerba, quelque part dans leur prison du Club Méditerrannée, pas loin du souk, ils n’avaient pas vu venir la révolution tunisienne alors il leur reste une seule chose à faire: prendre le train en marche et faire croire à leur faux soulagement.

Tous à se demander pourquoi l’on a pas accueilli cet ami de la France de Ben Ali, depuis 23 ans au pouvoir dans le confort douillet des complaisances de la République française. Ces embrassades avec Mitterrand, ces accolades avec Chirac, ces poignées chaleureuses avec De Funès, tous nos pantins sont passés par la case connivence.

Alors pourquoi ne pas avoir reçu en grandes pompes ce compagnon de route, ce défenseur des intérêts fondamentaux du pays. L’Arabie Saoudite, royaume complice, en accueillant Ben Ali cette nuit a bien annoncé son plein soutien au peuple tunisien et son augure d’un retour au calme. Pensez donc, l’Arabie Saoudite donnant des leçons de trémolos et de démocratie. On croit rêver, et voir voler les marchands de tapis. Mais tout cela n’a aucune importance si ces gens là nous vendent leur pétrole et nous achètent des Airbus.

Pourquoi n’avoir pas hébergé ce chien fidèle comme nous avons reçu ce copain de Poutine, comme nous avons reçu ce vieux sage de Hu Jintao, ce prince du pays des rêves de Abdullah II et sa reine de beauté Rania, ce sympathique druide de Kadafhi, ce donateur de Omar Bongo; comme nous avons installé toutes les familles de tous les adversaires des dictatures du monde entier dans les casbahs de l’avenue Foch à Paris. Comme nous avons chaleureusement serré la pogne des grands défenseurs des droits de l’homme que sont les litanies des Présidents israéliens, les kyrielles de mentors à paradis que sont la Turquie, le Turkmenistan, la totalité des pays de la France-Afrique.

Nous sommes de courte mémoire et nous  préférons nous comporter en redresseurs de torts vis à vis des faibles, leur réserver le sort que nous avons réservé au Dalai Lama, aux dissidents de tous pays qui ne peuvent être d’aucun secours dans la conquête de parts de marchés. 

Et ces journalistes au discours mielleux, depuis hier, depuis que le vent a définitivement tourné, qui ne se demandent toujours pas pourquoi l’on enlève des otages du coté du Niger alors qu’Areva se comporte comme un état terroriste dans l’état, qui ne se demandent pas ce que nous faisons en Afghanistan, au Gabon, en Cote d’Ivoire.

Ces journalistes people qui squattent le centre-ville de Marrakech, ce havre de paix de Mohammed VI, parcequ’en hiver il y fait meilleur qu’à Paris, et qu’on y voit moins de pauvres. Ces salariés du dispositif de conditionnement généralisé, ces bras armés du capitalisme mondial qui se foutent des droits fondamentaux et qui ne s’attachent qu’aux coûts de production. Pour ces suppôts, ces instruments à l’information tronquée, la révolution tunisienne a moins d’importance qu’une victoire de Manchester sur Barcelone en ligue des champions, cela représente moins d’audience et moins d’entrées publicitaires.

Et ces touristes de l’ombre qui se pavanent au soleil d’un hôtel quatre étoiles, viennoiserie à volonté, au bord d’une piscine hyper-chlorée et se réchauffent le cul sur le dos d’un chameau trop con, du coté de Tozeur, au carrefour des déserts tunisien, le vrai désert et le désert d’idées de nos vacanciers sans cervelle. 

http://www.dailymotion.com/video/x2ip0r_tunisia-tunisie-france-sarkozy-ben_creation

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