ON N’ARRÊTE PAS LE PROGRÈS

Posté par provola le 17 novembre 2011

                           Le riz récolté dans la région de Fukushima est déclaré impropre à la consommation, des traces de césium radioactif ont été repérées sur des échantillons. La région en cause se situe à environ 60 km de la centrale , bien au delà donc de la zone d’exclusion de 20 km. Jusqu’à présent, le riz, la base de l’alimentation au Japon semblait avoir été épargné, les doutes ayant surtout concerné la viande, le thé et les champignons.

Une nouvelle campagne de tests ont été effectués dans la région de Tokyo, de manière a éviter que les denrées contaminées n’entrent dans la chaîne alimentaire; il est à prévoir que les résultats seront négatifs, de manière a éviter l’affolement de la population.

                           Le laboratoire Genopharm est accusé d’avoir vendu un anti-cancéreux périmé. Le laboratoire allemand Riemser a porté plainte jeudi à Paris contre le laboratoire français Genopharm, en l’accusant d’avoir sciemment commercialisé des lots périmés d’un anticancéreux fabriqué par Riemser, a-t-on appris auprès de son avocat.

Cette plainte pour faux et usage de faux, tromperie et falsification a été déposée auprès du pôle santé publique du tribunal de grande instance (TGI) de Paris et vise à établir les responsabilités dans cette affaire révélée par Le Parisien, a expliqué à l’AFP Me Eric Weil, le conseil du groupe allemand.

Le fonds du problème est que Genopharm a commercialisé des médicaments qu’il savait périmés, a-t-il accusé.

                           Le blog Planète sans visa de Fabrice Nicolino nous informe que dans les maternités, les tétines et les biberons jetables sont stérilisés en toute illégalité avec un gaz hautement toxique: l’oxyde d’éthylène. « Pendant des décennies, des millions de tétines mises à disposition des mamans et de leurs nouveaux-nés dans les hôpitaux français ont été stérilisées en infraction avec la réglementation en vigueur. Plus précisément : ces biberons jetables ont continué d’être désinfectés avec de l’oxyde d’éthylène, un gaz classé en 1994 comme cancérogène avéré par le Centre international de Recherche sur le Cancer,Depuis le début des années 1990, les réglementations françaises puis européennes excluent l’oxyde d’éthylène des procédés de stérilisation dès lors qu’il s’agit de “matériaux au contact des denrées alimentaires” (MCDA). Ce qui correspond très exactement à la définition des tétines. L’arrêté du 9 novembre 1994, qui précise lui-même un décret de 1992, stipule que “ces objets ne doivent pas altérer les qualités organoleptiques des denrées, produits et boissons alimentaires placés à leur contact” et que le “traitement désinfectant” doit donc être dûment “autorisé”. Or l’oxyde d’éthylène ne fait pas partie de la liste des produits qualifiés »… source Planète sans visa. 

Le Ministre de la Santé Xavier Bertrand a ouvert une enquête à la suite de ces révélations.

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LES MINISTRES IGNORENT TOUT

Posté par provola le 23 décembre 2010

                         A propos du Médiator, qui pourrait bien devenir un nouveau sang contaminé, à la vitesse où évoluent les statistiques de morts suspectes, les différents Ministres de la santé s’étant succédés ont tous affirmé qu’ils n’avaient jamais eu connaissance du dossier.

Il parait pourtant établi que trois Professeurs de médecine de la sécurité sociale avaient averti les autorités pour signaler la dangerosité du médicament, et ceci dès 1998. Ainsi, Bernard Kouchner, Martine Aubry,Martin Hirsh, Nora Berra et enfin Xavier Bertrand, sont tous passés au travers d’un des plus grands scandales de santé publique, qui aurait selon certaines sources provoqué plus de 2 000 décès.  

Le Médiator était d’abord destiné aux diabétiques, puis il fut rapidement prescrit comme coupe-faim, 5 millions de personnes en auraient consommé en France et seraient donc potentiellement à risque. Xavier Bertrand, étrangement de retour aux affaires médicales à la sortie au grand jour de l’affaire, lors de son premier discours à l’Assemblée nationale, a demandé à ce que chaque patient concerné consulte rapidement un médecin.

Bernard Debré, député UMP a estimé qu’: »ignorer une telle affaire en étant Ministre est une faute grave, un Ministre doit être responsable de son administration. »

Cela parait tomber sous le sens, mais pas pour Xavier Bertrand titulaire du ministère entre 2005 et 2007, qui refuse pour l’instant de se prononcer en attendant le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (Igas).

Du Médiator sur lequel nous aurons bien d’autres occasions de revenir, passons à l’affaire des trafics d’organes au Kosovo, au moment où l’ ONU administrait le pays entre 1999 et 2001. Bernard Kouchner à ce moment là était responsable de cette mission de l’ONU et il semble désormais établi que sévissait un trafic d’organes prélevés par des responsables de l’UCK, (le mouvement indépendantiste kosovar albanais) sur des prisonniers serbes de 1999 à 2000. Ces accusations ont été portées par un rapporteur du Conseil de l’Europe.

Interrogé par la BBC, Kouchner a affirmé ne pas être au courant de tels trafics: « …sinon, nous aurions envoyé des gens pour enquêter. »  

Il ne faudrait pas qu’on puisse reprocher aux responsables politiques de trop s’impliquer dans les affaires sensibles.

 

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CES PILULES QU’ON NOUS FAIT AVALER (5)

Posté par provola le 20 décembre 2010

                                Après le Multaq, ( voir les précédents aticles « ces pilules qu’on nous fait avaler » en catégorie santé), après le Di-Antalvic, après le Médiator, après les hormones de croissance synthétiques, voici quelques autres saloperies qu’on pourrait bien retrouver sur le banc des accusés:

Actos, pour le traitement du diabète, l’Avandia un médicament semblable d’une autre marque a déjà été retiré du marché pour ses effets secondaires mais Actos est toujours remboursé à 65%

Adartrel, contre le syndrome des jambes sans repos. molécule utilisée à forte dose dans le traitement de la maladie de Parkinson, effets secondaires violents après une période d’effets bénéfiques.

Hexaquine, pour le traitement des crampes musculaires. Médicament utilisé contre le paludisme contenant de la quinine, aux effets secondaires graves, troubles du rythme cardiaque, baisse du nombre de plaquettes, réactions allergiques. La food and drug administration aux USA l’a interdite en 1995, en France elle est toujours remboursée à 15% malgré une efficacité jugée faible.

Intrinsa, contre la baisse du désir féminin après l’ablation des ovaires et de l’utérus. Ce patch à la testostérone n’a pas été autorisé aux USA, en raison d’une faible efficacité et d’effets graves, virilisation, troubles hépatiques et cardiovasculaires. Il a été autorisé en France en 2007.

Ketek, antibiotique contre les infections respiratoires, risques de pertes de connaissance, troubles visuels et du rythme cardiaque.

Nexen, contre l’arthrose et les règles douloureuses. A l’origine de troubles du foie parfois mortels, connus depuis longtemps, la Finlande et l’Espagne l’on retiré du marché depuis 2002, l’Irlande depuis 2007 à la suite d’hépatites fulminantes. L’agence européenne des médicaments l’ a mis sous contrôle, en attendant des milliers de patients prennent des risques en espérant aller mieux.

Vastarel, contre les vertiges, les troubles visuels et l’angine de poitrine.  Les effets secondaires vont de syndromes parkinsoniens au tremblements, aux troubles de la marche et des jambes sans repos. Actuellement il reste remboursé à 35%.

Zyprexa, pour le traitement de la schizophrénie. Plus de 28 000 patients ont été indemnisés pour obésité ou diabète dû à la prise de ce médicament.

Zyban, pour le sevrage tabagique. Substance proche du Médiator, très faible efficacité et risques graves d’hypertension artérielle.

N’en jetez plus

(source l’Express)

 

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LES PILULES QU’ON NOUS FAIT AVALER (4)

Posté par provola le 10 décembre 2010

                        Les enfantstrop petits , vous savez bien, ceux qui ne correspondent pas aux courbes. On n’a plus le droit d’être en dehors des courbes, d’être petit. Être con ça fait rien, mais être trop petit, faut pas pousser.

Les enfants doivent tous être plus grands. Plus grands que quoi ? Plus grands que les courbes, c’est le carnet de santé qui le dit. Si vous êtes en dessous des courbes, vous êtes foutus. Il y a trente ans , Coluche disait que la bonne taille c’était quand les pieds touchent par terre, maintenant il faut être plus grand, Miss France mesure 1,80 m, peut importe qu’aucune nana ne lui arrive à la cheville, mais elle est plus grande que les autres, ça la rend plus belle. Faut pas chercher, c’est moderne.

Alors comme on ne supporte plus qu’il y en ait de plus petits pour que les autres se disent plus grands, on est prêts à donner à notre progéniture n’importe quoi qui permettrait de gagner quelques centimètres, qui permettrait aux notres d’être plus grands que ceux des autres. Faut être moins con que les autres.

Après le scandale de l’hormone de croissance fabriquée avec des restes de cadavres, on apprend aujourd’hui, toujours par L’Afssaps, l’Autorité qui veille sur notre croissance, que les hormones synthétiques utilisées depuis pourraient bien présenter elles aussi des vices cachés.

Une surmortalité de 30% a été observée chez les patients traités pour un retard de croissance durant l’enfance même s’il n’est pas prouvé que l’hormone en soit bien la cause.

30% de plus, c’est un « signal » pour l’Afssaps, qui explique que cette mortalité est associée à des accidents vasculaires cérébraux. En France, une dizaine de milliers d’enfants et d’adolescents sont actuellement traités avec ces hormones. 

Affaire à suivre.  

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LES MACS DE TF1

Posté par provola le 4 décembre 2010

                      Je n’en veux pas aux filles, elles font leur boulot, montrent leurs fesses à l’heure dite, pour une poignée de cerises, pour une soirée de gloire dérisoire, les plantes d’intérieur ne craignent qu’une chose, la lumière du soleil sous la forme des lampes des caméras. Je les laisse à leur bronzage factice sans les blâmer car elles ne sont que les victimes du jeu et non pas les coupables.

Si les putes sont des personnes respectables qui s’adonnent aux heures supplémentaires pour quelques roupies de plus, les boss, généralement qualifiés de macs sont les commanditaires et les vrais profiteurs. 

J’accuse la première chaîne de vendre ses charmes pour faire de l’audience sur le dos des malades. Les miss sont chargées de tailler des croupières aux parts de marché, un déhanché de déclencher l’émoi dans les chaumières, pendant ce tempes dans l’hopital d’en face, les minots angoissent à la vue d’un compteur qui peine à avancer.

Des années de souffrance, des tonnes de courage, une dose d’incroyable abnégation, une humanité au paroxysme, tout cela pour se retrouver en concurrence avec une bande de publicités écervelées. Cela vaut bien un coup de gueule.

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LA DERNIERE COUCHE (les pilules qu’on nous fait avaler 3)

Posté par provola le 26 novembre 2010

                           Pour en finir avec ce cycle de réflexions sur les arnaques aux médicaments de nos champions de la santé, avec la plus belle farce, qui ferait rire si elle ne tuait pas. MEDIATOR, ça sonne étrangement comme Terminator mais en plus sournois car officiellement ce robot en culotte courte est en principe un ami qui vous veut du bien.

Ce médicament antidiabétique mis sur le marché en 1975 a été retiré de la vente en 1997, aux États-unis. Chez nous il a continué de parader sur les étalages et dans les descriptifs et les procédures de guérisons de nos médecins, on ne sait par quel miracle, ou quelle entourloupe. La France n’a interdit ce cachet que 12 ans plus tard, sans doute fallait-il continuer d’intoxiquer les malades pour écumer le dernier potentiel de profit. Ce produit qu’on ne peut plus se permettre d’appeler « médicament » aurait fait selon l’AFSSAPS (agence française de sécurité sanitaire) 500 morts; selon le docteur Irène Frachon il est responsable d’un désastre sanitaire, les autorités ont tardé à le retirer malgré de nombreuses alertes liées aux valves cardiaques »

Ce sous-produit a également été utilisé comme coupe-faim dans des régimes qui apparemment ne sont que des attrapes-nigauds. Pas moins de 2 millions de Français y ont eu recours et l’Afssaps va alerter les patients qui l’on utilisé pendant plus de trois mois; un courrier va les inciter à consulter au plus vite, des années trop tard.

Il aura donc fallu attendre 12 ans et des centaines de victimes, après l’annonce par les États-unis de l’arrêt de sa commercialisation, pour que le Médiator soit banni de nos pharmacies, ceci dans le pays qui possède «  la meilleure médecine du monde «  comme chacun sait; combien de consommateurs sont-ils anxieux ce soir en attendant une hypothétique lettre les avertissant des dangers de leur traitement passé ?

Si vous écouter Xavier Bertrand, rappelez-vous que les Etats-unis ont pris cette décision de retrait 12 ans auparavent, ensuite blabla, le Ministre veut renforcer la sécurité sanitaire blabla:   

http://www.youtube.com/watch?v=DDXH8oKTMmA&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=-Wx-zpv88O0&feature=fvsr

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LES PILULES QU’ON NOUS FAIT AVALER (2)

Posté par provola le 24 novembre 2010

                         Tout le monde connait le Di-Antalvic, tout le monde prend du Di-antalvic et ça profite à Sanofi-Aventis qui a déjà été épinglé pour son Multaq (voir article du 20.11.10). Le problème pour notre champion de l’anti-douleur, c’est que sa dragée va sortir du catalogue par la petite porte. En effet il semble bien que l’on continue à nous berner sur ce  produit vedette, vu les intérêts en jeu. 

A la suite d’une décision européenne, l’Afssaps avait entrepris un retrait progressif du médicament il y a un an. Mais les impératifs économiques font que Sanofi a besoin d’un peu de temps pour remplacer ce produit et qu’il faut donc continuer d’exposer les malades pour la sauvegarde du chiffre d’affaires.

SOURCE AFP : le Di-Antalvic était en 2007, selon l’Assurance maladie, le 28e médicament le plus remboursé (en quantité) avec 7,4 millions de boîtes prescrites.   

Le Di-Antalvic vit ses dernières heures. Les médicaments anti-douleur contenant du DXP (dextropropoxyphène), comme le Di-Antalvic, ne seront plus disponibles sur le marché dans un délai maximum de quinze mois, a indiqué ce mardi l’agence du médicament.   L’agence avait déjà annoncé en juin 2009 le retrait progressif, qui devient très progressif, de ces médicaments opiacés, avant le retrait définitif préconisé par l’Agence européenne du médicament

La raison de cette décision? Le dextropropoxyphène peut s’accumuler dans l’organisme et provoquer une intoxication, en particulier chez les personnes atteintes d’insuffisance rénale et chez les patients âgés.            Les Français, qui représentent « 95% de la consommation européenne », sont de très loin les plus gros consommateurs européens de l’association DXP/paracétamol, indiquait en 2009 l’Afssaps.   

L’agence française du médicament rappelle qu’elle n’était pas favorable au retrait, estimant que cette association -DXP/paracétamol- ne représentait pas le risque le plus élevé au regard de son niveau de consommation.    L’Afssap a toutefois été obligée de suivre les recommandations de la Commission européenne qui « demande le retrait dans l’Union Européenne des autorisations de mise sur le marché de toutes les spécialités en contenant [du dextropropoxyphène, ndlr], dans un délai maximum de 15 mois », indique l’agence française.  Dès juin dernier, cette dernière recommandait aux médecins de ne plus prescrire ces produits. Elle renouvelle cette consigne et ajoute que de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur seront bientôt (sic) disponibles à l’automne, afin de les aider à déterminer la meilleure solution de remplacement. Les patients sont invités à consulter, sans urgence, leur médecin, par exemple à l’occasion d’un renouvellement d’ordonnance.

Surtout, il est urgent de ne pas s’affoler. 

Mine de rien, en 2007, une personne âgée en dialyse péritonéale (suivie à l’hôpital Bichat, Paris, pas  Katmandou) et en traitement récurrent à base de Di-antalvic (pour des douleurs articulaires) fut emportée en quelques semaines, on mit cela sur le coup d’une défaillance de la dialyse, j’apprend aujourd’hui qu’il est possible que le Di-antalvic ait joué un rôle et que l’on essaye de ralentir son retrait, malgré les recommandations de la Communauté européenne. 

Cette personne agée, c’était ma mère. 

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ALCOOL, LA DROGUE ABSOLUE

Posté par provola le 23 novembre 2010

                  Il est bon de temps en temps de mettre les choses en place, et l’alcool au piquet. S’il fallait classer les drogues en fonction de leur dangerosité, nul doute que l’opinion placerait l’alcool au niveau le plus bas et l’héroïne en tête. L’alcool est une fête, la pub est partout, le bon vieux rouge est associé à la convivialité, le fruit de la vigne est considéré comme étant un patrimoine national, associer ce monument du plaisir à un danger public est un sacrilège.

Une étude parue sur la revue Lancet, dirigée par David Nutt, ancien conseiller du gouvernement travailliste britannique pour la lutte contre les drogues, nous indique qu’aucune drogue n’est plus nocive pour la santé que l’alcool. L’alcool étant plus dangereux que la cocaïne, l’héroïne, le crack ou l’ecstasy.  

Si les drogues étaient classées selon leur réelle dangerosité, il faudrait placer l’alcool dans la même catégorie que l’héroïne et le crack. Nutt et ses collègues du independent Scientific on drugs ont donné une échelle de nocivité de 1 à 100 sur laquelle l’alcool apparaît à 72, l’éroïne est à 55 et le crack à 54. La cocaïne est à 27, le tabac à 26, l’ecstasy à 9, le LSD à 7, les champignons hallucinogènes à 5. 

Selon l’estimation de l’OMS, l’alcool provoque chaque année dans le monde 2,5 millions de morts par maladies cardio-vasculaires ou hépatiques, cancers, accidents de la route et autres suicides.

Selon Nutt, l’alcool est une « gateway drug » une « drogue-pont » qui fait traverser les jeunes au travers de ses effets thixotropes, favorisant ensuite la consommation des energy drinks, après disparitions des premiers effets euphorisants, puis le passage vers les drogues synthétiques et la cocaïne qui permettent de dépasser la phase de down induite par ces substances. 

Le bilan économique est également très lourd, les maladies liées à l’alcool (cirrhose du foie, diabète, maladies neuropsychiatriques, cancers, maladies materno-infantiles) coûtent à un pays comme la France environ 1% du PIB.

Sans compter les pertes de productivité liées à la surconsommation d’alcool.  

Sans compter les enfants privés d’une vie normale, subissant les drames au quotidien, le dévissage comportemental de parents prisonniers du verre de trop, sans compter le vertige entretenu d’une population occupée à de sombres illusions plutôt qu’à construire l’avenir.

Sans compter l’exposition de milliers de vignerons à des substances qui feraient pâlir d’effroi les manipulateurs de l’agent orange durant la guerre du Vietnam.

Sans compter le ridicule d’un bon repas d’affaires où les convives se congratulent autour d’un vin à 400 € la bouteille alors qu’on pourrait leur faire avaler la moindre piquette sans qu’ils reconnaissent la différence.

Sans compter l’insupportable publicité entretenant les vertus sportives associées à des boissons dites énergisantes ou aphrodisiaques.

Sans compter que la fable du vin entretenant une bonne santé cardio-vasculaire n’est en réalité qu’une façon d’entretenir le chiffre d’affaires de lobbies surpuissants , les grands vins appartenant en majorité à des groupes financiers, Pernod Ricard, Bacardi, ect.

Sans compter que la nouvelle frontière des marchands de bibine est l’énorme potentiel représenté par les marchés émergents. Il suffirait qu’un Chinois se mette à boire un verre de bière par jour pour que nos malteries se prennent  définitivement pour Crésus.

Sans compter que des enfants ont été privés de leur père trop vite disparu à cause d’une dépendance au petit rouge, de merde. 

  

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LES PILULES QU’ON NOUS FAIT AVALER

Posté par provola le 20 novembre 2010

Multaq® : le cadeau d’adieu de Bachelot à SANOFI Publié le 19 novembre 2010 parcarlanoirci 

Le Canard Enchaîné effectue un retour cette semaine sur le Multaq, « un médicament pour soigner Sanofi ». L’article rappelle que ce nouveau médicament contre l’arythmie cardiaque fait suite au Cordarone®,  tombé dans le domaine public…et qui ne rapporte plus à Sanofi puisqu’elle se vend sous forme de générique. 

Avis modéré.  Or pour qu’un nouveau médicament puisse bénéficier de remboursements de la Sécu, il faut en démontrer l’efficacité (SMR:Service Médical Rendu) ainsi que la plus value apportée en termes d’ASMR (Amélioration du Service Médical Rendu).

Le Multaq a été utilisé aux Etats-Unis depuis 2009 et les  tests indiquent qu’il est « moins efficace de 50% par rapport au générique déjà utilisé, l’amiodarone« . D’ailleurs, la commission de la Haute autorité de santé, chargée d’évaluer l’intérêt médical d’un traitement en France rendra un avis « modéré » en mars 2010. 

L’arnaque à la Sécu : 83,39€ au lieu de 9,83€ 

Un peu de lobbying plus tard, la même Commission de Transparence qualifiera ce service médical rendu d »important«  bien qu’il n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu par rapport à l’amiodarone » ce qui permettra le remboursement du médoc à 65%.

Un extrait du débat au Sénat permet d’en apprécier l’intérêt: 

M. François Autain. Comme l’a prévu M. le rapporteur général, je suis amené à expliquer mon vote. (Sourires.) Madame la ministre, vous faites preuve de mauvaise foi. Quand nous visons les médicaments prévus à l’article L. 5123-3 du code de la santé publique, il s’agit non pas des génériques, mais des nouveaux médicaments qui ont été soumis à l’appréciation de la Commission de la transparence. Et ces médicaments, lorsqu’ils obtiennent une ASMR V, ne peuvent être inscrits au tableau de remboursement que dans la mesure où ils permettent à la sécurité sociale de réaliser des économies. Je reconnais que le directeur du CEPS est très fort. C’est la seule personne que je connaisse qui soit capable d’expliquer que le fait de mettre sur le marché de nouveaux médicaments ayant une visée thérapeutique similaire à des produits existants, mais plus chers, permet à la sécurité sociale de réaliser des économies ! (Sourires.). Je suis probablement le seul à ne pas comprendre sa démonstration. Qu’il me soit donc permis de citer un exemple pour étayer ma position. Le Multaq est un défibrillateur auriculaire qui n’est pas plus efficace que la Cordarone, le générique actuellement sur le marché. 

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre. C’est un antiarythmique.    

M. François Autain. Tout à fait ! Le Multaq, pourtant classé en ASMR V, est remboursé à 65 %. Il a été mis sur le marché à un tarif qui entraîne pour le malade une dépense mensuelle de 40 euros supérieure à ce qu’elle serait s’il prenait de la Cordarone. Soutenir, comme le fait M. Renaudin, qu’un tel mécanisme permet à la sécurité sociale de réaliser des économies, voilà qui me laisse sceptique… Mais je ne doute pas que vous ayez compris sa démonstration, monsieur le rapporteur général ! J’ai cité le Multaq, qui est le dernier exemple en date, mais j’aurais aussi pu évoquer l’Inexium, le Lyrica… Ces médicaments sont très nombreux. Il s’agit d’une véritable arnaque, et je déplore que le Gouvernement en soit complice. 

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre. Vos paroles dépassent votre pensée ! 

Exit la ministre VRP de l’industrie pharmaceutique qui restera célèbre pour la gabegie organisée lors de la Grande Peur H1N1 de 2009 et son soutien permanent à Pharmabusiness. . C’est alors que sort un rapport le 10 novembre, réalisé par une autorité de santé canadienne indépendante, l‘Institute for Safe Medicine Practices. Ce dernier émet des doutes sérieux sur l’aptitude du Multaq à l’usage généralisé et ajoute qu’on a rarement vu un médicament soulevant autant de questions  en matière de profil de risque. 

Enfin…ce qui compte, comme dans le cas de Mediator, c’est le chiffre d’affaires, soit une prévision de 1,2 milliards d’euros annuels. Merci le contribuable ! Sur l’indépendance des différentes agences qui entrent dans le processus de mise sur le marché, on pourra se poser des questions: En 2003, les ressources de l’AFSSAPS provenaient pour83% de l’industrie pharmaceutique et pour seulement 6,4% de l’Etat. Circonstance aggravante, l’agence européenne (EMEA) qui connaît la même dépendance financière est placée sous la Direction générale « entreprise » de la Commission européenne.

Comment dans ces conditions ne pas redouter que les agences ne soient devenues au fil des années les instruments dociles de ceux qui fournissent la majorité de leurs subsides alors qu’elles n’ont pas pour seule vocation de rendre un service aux industriels (source SENAT

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QUELQUES NOUVELLES DE VOTRE SANTE

Posté par provola le 4 février 2010

Merci aux fouilleurs de foutages de gueules du Parti de Gauche:

« Quelques jours après la quasi-grâce accordée pour raisons économiques au « cartel de la sidérurgie », le Conseil d’Etat récidive. Un médicament suspendu par l’Affsaps a été de nouveau autorisé pour… ne pas nuire aux intérêts financiers du laboratoire pharmaceutique !

Est-ce que ce monde est sérieux ?

En décembre dernier, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a suspendu l’Autorisation de mise sur le marché du Ketum et d’une vingtaine d’autres médicaments à base de kétoprofène. La raison ? Des effets secondaires graves, dont des allergies au soleil donnant des eczémas et des cloques pouvant entrainer une hospitalisation. L’Afssaps est informée du problème depuis une dizaine d’années. Pleine de tact, elle avait à deux reprises fait modifier la notice, pour sensibiliser médecins et malades. Mais rien n’y a fait, et une nouvelle évaluation de l’Agence a conclu à un « rapport bénéfice/risque [...] défavorable, en raison du risque de survenue de réactions rares, mais graves, de photoallergie et d’une efficacité faible à modérée ».

Tout va bien qui finit bien… Ou presque Effets secondaires… économiques

Un des laboratoires concernés par cette décision, Menarini, a déposé une requête en référé-suspension devant le Conseil d’Etat. Et l’ordonnance du juge est tombée le 26 janvier 2010. « Il ressort des pièces du dossier que le Ketum représente le deuxième chiffre d’affaires de la société Menarini, de sorte que l’arrêt de la commercialisation risquerait de compromettre la possibilité pour cette société de retrouver un résultat positif en 2010″ a statué le Conseil d’Etat, selon Lefigaro.fr. En conséquence de quoi, le laboratoire est de nouveau autorisé à commercialiser son médoc, en attendant les conclusions « dans le courant du 1er semestre 2010 de la réévaluation communautaire en cours ». Il suffisait de demander… Que vaut la santé de quelques uns, au regard des profits de l’industrie pharmaceutique ? Rien, pour le Conseil d’Etat. « 

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