AU SECOURS JEAN-PAUL

Posté par provola le 2 avril 2010

Cinq ans que tu es parti et ça fait un siècle, que l’autre n’est qu’un intérimaire de Dieu, un fonctionnaire dévoué d’une certaine tradition qui est à la modernité ce que le tigre du cirque Pinder est au Bengale.

En ce jour de deuil, de nécrose de la dignité, la mort sur la croix retentit d’une lugubre strangulation, du fond du confessionnal, des chuchotement indécents harponnent le bien des croyants comme une prédication vagale déchire le voile de l’espérance. Rien ne semble pouvoir sauver les ruines d’une civilisation sans lendemain, l’illusion de l’Eternel s’évapore au terme des pulsions malhonnêtes. 

Jean-Paul du haut de sa Pologne s’était élevé au dessus de nos consciences, sans besoin de Dieu pour éclairer notre lanterne, il était tout simplement meilleur que nos tristes processions au coeur d’une vie sans risque. Car nous nous sommes éloignés de l’essentiel qui est tout sauf l’effleurement d’une carte bleue, et le Témoin de notre temps sur sa croix de passion, parkinson humanitaire, nous rappelait à notre rôle qui nous est supérieur, à notre solidarité qui est notre essence.

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DISCUSSION SUR LA-HAUT

Posté par provola le 12 février 2010

Il arrive parfois qu’au détour d’un chemin, on croise les chaussons d’un soi-disant philosophe et qu’à défaut d’en enfiler le costume on profite de la pointure pour s’équiper la voûte plantaire. C’est un peu ce que je ressens vis à vis de BHL, le penseur en forme de sigle.

Pour BHL, l’expérience juive fondamentale est celle de l’absence de Dieu plus que de sa présence: « La grande histoire pour un Juif, c’est son rapport à l’autre , aux choses, au monde, pour le dire dans la langue de la philosophie, moins l’un que le multiple. Plus que la loi de Dieu, c’est le Talmud qui fonde le judaïsme, un livre qui parle à tous des problèmes concrets de la vie de tous les jours, le désir, le prochain, or cette parole peut se recevoir sans la foi ni le sacré. »

BHL ajoute: « Voilà une divergence fondamentale avec le christianisme, un  Bernanos n’aurait pas pu être juif. »

Je me sens bien dans les pantoufles de BHL en ce sens que je puise dans les écritures la teneur du vivre ensemble, le socle de ce que je crois être notre conscience collective. En effet, nul besoin de s’accrocher à de l’illusoire ou du superflu pour boire à la source de l’apaisement, pour jouer l’humaniste. Je ne peux puiser l’harmonie suprême que dans l’expérience des angoissés du passé. Je bénéficie du bonheur des prophètes, de la mise sur la croix,  du verbe des mystiques , des lumières, de l’éveil des bouddhas, des révolutions des lois, de la libération des moeurs, des progrès de la science. J’existe, parce-que je suis pour un temps le témoin des temps et je suis le prolongement avant d’avoir à rendre le flambeau du vivre mieux. Dieu dans tout cela est annexe, il n’est qu’une touche de distinction, un vertige , un frisson sans conséquence pour ma liberté de pensée pour peu que j’en fasse un usage modéré comme d’un verre à moitié vide de spiritualité.

Non monsieur Lévy, je ne suis pas inférieur à Bernanos, je suis chrétien au même titre que lui et son Dieu n’est pas plus grand que le mien, bien que le mien n’existe que dans son esprit. Je réfute l’argument qui nie aux chrétiens toute possibilité de se libérer de Dieu. Le Christ est une liberté sans limite qui est bien plus que la limite de Dieu.      

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CREATEURS DE NOUS-MÊMES

Posté par provola le 21 janvier 2010

L’imagination est le meilleur refuge de l’esprit et Dieu est le meilleur moyen de développer l’ imagination. Les religions sont le meilleur moyen d’arriver à Dieu, entendu comme sagesse ultime. Dieu est notre meilleur ami  pour peu que nous comprenions que contempler Dieu, c’est se contempler soi-même.

J’estime trop Jésus, Bouddah, Mahomet, Gandhi pour accepter l’idée qu’ils étaient persuadés de détenir la Vérité, sans doute avaient-ils simplement vaincu l’angoisse de la mort, ultime Création, en ce sens étaient-ils parvenus à la plénitude de l’extase, à la compréhension suprême.

Peu de chances que Jésus ait réellement cru au Créateur, ce serait sacrilège que de le croire aussi naïf. Sans doute avait-il pris conscience du pouvoir de l’Esprit créateur. Mais alors comment faire passer un message de réconciliation universelle à une population en proie aux démons et aux blasphèmes?

Comment Bouddha pouvait-il évoquer son propre Eveil à un parterre d’adeptes de superstitions diverses ?  Mahomet et Gandhi sont d’autres Esprits libres désireux de libérer leur auditoire des affres de la mort.   

Creusez autant que vous voudrez, il n’est au fond des choses, du trou et de l’Univers qu’un message vide, comme si le sens était tout entier contenu dans l’acte de creuser. Confrontez vos idées par delà les croyances, les peurs et les espoirs, nulle autre issue que le Verbe de la pioche.

Remplaçons le vocable »Dieu » par conscience collective, tout parait alors plus simple et peut-être plus sain.

Laissons à Dieu ce qui n’est que du domaine de l’hypothétique, du jeu de hasard mais touchons plutôt du doigt l’immanente charge émotionnelle du vivre ensemble.

Remplaçons planète par radeau, Terre par jardin, enfants de Dieu par humanité.

A se tromper peu, on ne s’en trompe pas moins de vie, à se tromper de mots, on n’en compromet pas moins notre Sagesse, à changer les termes et les virgules on en  n’ échappe pas moins à notre propre Divinité.       

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LA PLUIE DE DIEU SUR L’ONU

Posté par provola le 17 janvier 2009

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SAINT LUC SE CONTREDIT

Posté par provola le 25 décembre 2008

Noël fête chrétienne célébrant la naissance du Christ , du Messie, du Sauveur, a versé dans une orgie commerciale, une beuverie planétaire arrosant un enfantillage renouvelé , une dérive du bon vivant . Il est inutile de revenir sur la façon éhontée qu’ont eu les cercles économiques de s’approprier une fête religieuse pour la draper  d’une fabuleuse opportunité de création de richesses . Revenons, plutôt sur l’origine de la fête de la naissance, sur les écrits de l’ Évangile et plus particulièrement sur le passage de l’ Annonciation de l’Évangile de Saint Luc (cet Évangile est le seul évoquant directement cet évènement):

« Le sixième mois, l’Ange Gabriel  fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph , de la maison de David et le nom de la Vierge était Marie « . Puis un peu plus loin:

« Sois sans crainte Marie ,car tu as trouvé grâce auprès de Dieu, voici que tu concevras et enfanteras un fils et tu l’appelleras du nom de Jésus » . Et Marie de répondre:

« Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? ». Et l’Ange de répondre:

« Rien n’est impossible à Dieu . »

Loin de moi ici l’idée de revenir sur les interrogations suscitées par l’apparition de l’Ange , souvent représenté par une colombe ou dépeint sous les traits de l’ Esprit saint , peu importe là n’est pas le propos , non la question porte sur le travail du journaliste Saint Luc qui décrit une scène , des personnages et leurs dires . Ainsi l’on apprend dans le premier passage que l’Ange vient visiter une vierge fiancée à Joseph et quelques passages plus loin , Marie nous apprend elle même qu’elle ne connaît aucun homme .

Je ne veux en aucun cas entrer dans une quelconque polémique avec moi-même car elle n’intéresserait que ma petite personne , mais comme j’adore parfois m’imposer la dégustation d’un bon plateau de fromage en commençant par le plus doux et en finissant par le plus fort , je croix respecter ma clairvoyance intellectuelle en insistant sur le devoir de souligner l’incohérence d’un texte. On pourra toujours rétorquer que le fait de ne connaître aucun homme signifie que Marie n’a pas l’intention de fauter avant le mariage , mais le fait que Joseph soit décrit comme étant le fiancé impose à Marie dans sa proverbiale honnêteté de parler de Joseph à l’Ange . Enfin tournons les mots dans le sens que l’on voudra , il s’agit bien là d’une erreur au sens professionnel du terme , le journaliste se devant de rédiger de façon la plus claire possible toute transcription des faits.

Combien d’hommes sont ils morts pour avoir simplement traduit de façon erronée une pensée ou une idée . La fête de Noël repose en grande partie sur l’acceptation d’une conception divine du Fils de Dieu , on peut difficilement pardonner à Dieu , à ses messagers et  à ses journalistes des erreurs de frappe au pouvoir potentiellement destructeur. 

  

 

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