LE CONGÉLATEUR ÉTEINT

Posté par provola le 21 août 2011

                        Tant que l’islandsis (la calotte glaciaire continentale) du Groënland et le continent gelé de l’Antarctique restaient figés on pouvait pérorer avec perfidie à l’encontre des dossiers du Giec, danser le tongo avec les Allègre, se moquer des « réchauffistes » invétérés dont fait partie votre serviteur, se croire protégés de la grande débâcle, de la Bérézina du climat.

Les glaciers de l’Himalaya, et des Andes, les derniers des Mohicans continentaux, laissant à sec les sources indispensables à la vie, voués à la disparition à plus ou moins longue échéance; la Calotte arctique laissant passer le commerce prêt du pôle nord, rien de tout cela ne pouvait émouvoir notre soif d’échanger, de voyager, de piller, de massacrer les richesses cachées.

Mais là, plus question de rigoler, tout ce qui se passe du coté del’Antactique ne prête pas à sourir. La NASA vient de publier une animation permettant de visualiser la façon dont le bloc de glace du sud s’est subitement mis à se disloquer, ce qui n’est surtout pas de bon augure pour nos enfants.  

On savait depuis quelques années que le Groënland donnait des signes de faiblesse et que sa calotte qu’on disait inébranlable se craquelait en période d’été à une vitesse inégalée jusqu’à présent, le dernier rapport de la Nasa ne laisse pas planer le doute, l’Antarctique lui-même subit de plein fouet notre folie dévastatrice, notre gabegie énergétique.

Suivez le lien ci-dessous, l’animation vous montre la vitesse de déplacement des glaces visualisée par une coloration différenciée en fonction de la vitesse de déplacement de la glace.

Bien sur cet écoulement est l’évolution classique de tout glacier et le travail de la Nasa ne fait que mettre en évidence un phénomène normal, jamais mis en évidence en Antarctique jusqu’alors, mais ce qui frappe c’est bien la rapidité d’écoulement, un rapide calcul de robinet et de fuite de la baignoire du Pôle Sud nous donne une évolution inéluctable à brève échéance: on se rapproche du moment où les bouchons obstruant les estuaires de glace risquent de sauter, si c’est le cas, on ne donne pas cher des montagnes de glaçons stockés là depuis des centaines de milliers d’années.

Ce qui pourrait aboutir à une augmentation importante du niveau des mers, qui au passage engloutirait des régions entières parmi les plus peuplées de la planète.  

« Antarctic ice flows, a complete picture »:

http://www.ibtimes.com/articles/200249/20110818/antarctica-ice-flow-climate-change-nasa.htm

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A MES GLACIERS

Posté par provola le 8 juillet 2011

A MES GLACIERS  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE      dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE                    Ceci n’est pas un cri d’alarme car il est bien tard; il y a bien longtemps que ce temps est passé comme une lente extinction de voix. Ceci est une lettre d’amour, à cette belle éternellement cramponnée à ma mémoire, avant qu’une agonie se charge de réduire chaque rocaille en bouillie.

Je vous aime chemins d’enfance, névés à flanc, trains de pierres, glaces infidèles, reflets d’éternité, voilages des pentes, écume des jours heureux, traîne d’une mariée trop vénale pour supporter une telle infirmité. Messagers de l’au-delà, draperies de soie, fugaces brillances, mille feux.  

Je vous aime et nous allons partir ensemble, pour d’autres infinis, pour échapper au tumulte du court-terme. Je ne souhaitais pas vous entraîner dans ma chute, mais puisque vous y tenez ne boudez pas votre plaisir, prenez au moins le temps de préparer vos valises étanches, préparez-vous au grand voyage, qu’il ne reste que quelques marques et quelques traces de notre escapade ici-bas. 

Mes semblables ne vous ont pas compris, ni admis, vous l’inutile blancheur, charmes discrets, langues déliées, Babel immaculée.

Le discours est au rap, à l’échappement des sentiments, aux risques du climat. Il n’en fallait pas plus pour vous pousser vers la sortie. Du sommet de la sphère, aux cimes découpées, des crevasses sans fond, aux nappes blanches, l’heure est aux larmes, vous n’êtes plus qu’un dégoulinement, une lancinante fuite, une eau tiède, une goutte de pluie.

Ils ont rajouté deux degrés à leur confort, cela vous a été fatal, cela a suffit à vous tordre le cou, maintenant qu’une clim devient indispensable, que la source est tarie, regrettent-ils d’avoir eu froid ?  

Du pôle où la piste est désormais déserte, aux inlandsis du Groënland ou d’Antarctique, tout n’est qu’estimation, inventaire. Des massifs d’Hymalaya, à ceux de Patagonie, des Alpes, aux Rocheuses, aux Pyrénées où il n’y pas que les ours qui disparaissent, des fjords de Norvège au crâne sans calotte du Kilimandjaro, vous pliez les gaules, le spectacle est terminé dans une douce indifférence.

Celle d’un siècle trop gourmant, plus court en idées que les autres, qui aura brûlé son énergie comme s’il devait être le dernier, avant que ses fils ne viennent demander des comptes, qui seront vite faits, à imaginer ce que fut votre splendeur. Comme un désert si pressé qui s’en vient, comme une ruine des sentiments, comme un sanglot étranglé, dans ce mal de gorge.

Vos bourreaux, ces chauffeurs, ils savent ce qu’ils font, ils n’ont pas de circonstances atténuantes, ils savent quelle est votre douleur et c’est comme si votre perte était un soulagement, comme des parents trop malades qu’on préfère morts. 

Vous faites partie de ma famille, vous êtes mon sang, mais comme les familles se dissolvent en fin de cycle, vous avez décidé de me suivre dans mon néant. Pas de panique entre nous, pas de séparation, rien que d’éternelles amours. Vêlez une dernière fois, craquez, jouissez, avant qu’un iceberg ne s’épuise au pays des hirondelles.

Le compte à rebours est déclenché, avant que l’ultime glaçon ne tombe dans un verre de whisky.

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MÉTHANE: L’ALARME OUBLIÉE

Posté par provola le 13 juin 2011

 

 MÉTHANE: L'ALARME OUBLIÉE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 250px-Methane-2009Taux de méthane à la limite supérieure de la troposphère.

                              Le Méthane, un ennemi oublié, sans odeur, sans en avoir l’air, s’installe, qui n’est pas près de disparaître. Il est là pour nous détruire, pas pour du tourisme. Son potentiel de réchauffement global est 23 supérieur à celui du CO2. (56 fois si l’on considère une période de 20 ans). L’Organisation météo mondiale, Wmo, indique que sa concentration dans l’atmosphère a augmenté de 158% par rapport à la période pré-industrielle, alors que celle du CO2 a augmenté dans le même temps de 38%.

Bien qu’il ne soit présent qu’en petite mesure par rapport au CO2, (concentration de 1,8 partie par million, au lieu de 390 ppm il est responsable de 18% de l’effet de serre provoqué par les activités humaines.  

CO2Balance, une société travaillant à l’élimination des gaz à effet de serre à travers la réduction du méthane issu des décharges européennes indique que par exemple , en Italie, les décharges sont responsables de 30% des émissions de méthane issues d’activités industrielles , en termes absolus , cela correspond à une production de 11 millions de tonnes de CO2, la même quantité que ce que produit tout le parc automobile de la région de la capitale. Les lois européennes exigent des états qu’ils stoppent la pollution issue des décharges mais la réalité affiche un manque de volonté politique.

Notre indéfectible gourmandise pour le steak provoque 37% de la production totale de méthane d’origine humaine, en effet la digestion de nos ruminants est un drame pour le climat. On peut imaginer ce qui se passera lorsque tous les Indiens et les Chinois auront un abonnement chez McDo.

Le plus gros problème en réalité, le plus menaçant à court terme est l’effet de feedback, le réchauffement climatique plus accentué aux latitudes élevées provoque la fonte du permafrost, le terrain gelé des pôles, ce qui libère des quantités toujours plus importante de méthane emprisonné depuis des millénaires, ce phénomène faisant entrer le climat dans une spirale infernale. 

Voilà l’une des bombes à retardement dont le déclenchement a déjà commencé, au lieu de nous préoccuper de protéger le patrimoine de nos riches, penchons nous plutôt sur le meilleur moyen de retarder l’échéance climatique.

Ci-dessous, le classement des principaux gaz à effet de serre, à noter l’importance des HFC, les gaz utilisés dans la chaîne du froid qui ont substitué les CFC, et qui vont finir de nous passer au grille-pain. Les CFC ont été normalement bannis (trou de la couche d’ozone), mais les HFC (sans chlore) sont utilisés en grande quantité et leur effet en tant que gaz à effet de serre est aussi catstrophique, des milliers de fois supérieurs au CO2 et au méthane.

De plus le protoxyde d’azote est également libéré en grande quantité par le permafrost mais lui attaque l’ozone au même titre que les CFC, on le voit la tenaille se resserre sur nos illusions de grandeur, le dérèglement climatique est un jeu à un coup où l’on ne sait qui gagne à la fin.  

Voici la liste des Gaz Effet de Serre les plus communs :

  • Dioxyde de carbone ( CO2 ) : 1
  • Vapeur d’eau ( H2O ) : 8
  • Méthane ( CH4 ) : 23
  • Protoxyde d’azote ( N2O ) : 296
  • Chlorofluorocarbures (CFC ou CnFmClp ) : 4600 à 14000
  • Hydrofluorocarbures (HFC ou CnHmFp ) : 12 à 12000
  • Perfluorocarbures (PFC ou CnF2n+2 ) : 5700 à 11900
  • Hexafluorure de soufre ( SF6 ) : 22200
  •  

    Rappel de l’article: « droit de péter », car il ne suffit plus d’aligner des chiffres encore faut-il expliquer pourquoi:

    « DROIT DE PETER »  

    Il parait établi que le réchauffement climatique global dépend de l’activité humaine et en gros de sa formidable ténacité à vouloir retransformer en un siècle le gaz carbonique que la nature a patiemment changé en oxygène au cours des milliards d’années qui nous ont précédés. Reste aux experts mondiaux à trouver la solution pour éviter que les mutations atmosphériques ne rendent la vie sur Terre un tantinet plus compliquée.

    Le tableau est clair , le monde occidental représentant environ 1/5 de la population a craché durant  sa domination  industrielle   suffisemment de gaz à effets de serre qu’il n’en faut pour empêcher les autres pays désireux de rejoindre le club des pollueurs en  imitant les tagers  géants.

    La planète souffre , on sort les calculettes , les Etats Unis envoient 10 Milliards de tonnes équivalent carbone par an dans l’atmosphère , Obama s’engage à réduire de 4,6% en 20 ans ses émissions de gaz à effet de serre .

    L’Europe à 27 qui dégage 5,6 Milliards de Tonnes  s’engage à une réduction de  20% sur 20 ans

    La Chine qui produit 6 Milliards de  Tonnes équivalent carbone ne veut prendre aucun  engagement et demande une réduction de 40% aux pays industrialisés du nord.

    Voyons la situation par tête de pipe:

    Un Chinois produit 4 Tonnes de GES/an , un Européen 10,5 Tonnes ( avec des disparités de 1à 3 entre les pays), un Etats-Unien 23,4 Tonnes .

    Réduire de 4,6 % les émissions pour les Etats-Unis est une douce plaisanterie de la Maison Blanche autant demander à ce que chaque fumeur Californien éteigne son mégot de cigarette avant d’attaquer le filtre . 

    Copenhage va ressembler à une grand messe de dupes , on va s’y échanger des centrales à charbon avec des taxes carbone , au final on prendra des décisions qui n’auront que l’avantage d’avoir été prises.

    On est au coeur de ce blog , sa raison d’être , il n’est pas d’autre question que le partage du bordel qu’on a sciemment commis tout au long de ces trois dernières générations du coté des nantis de ce monde.  

    On ne s’en sortira pas sans couper des têtes, des têtes de bougies. Kyoto , Copenhague, mettez les conférences ou’ vous voudrez, faites en autant que le coeur vous en dit, toute cette mascarade ressemble à du replâtrage évitant de parler du vrai problème, ou comment guérir un malade qui n’en n’a pas envie.

    Le souci n’est pas de réduire la consommation des moteurs, renforcer l’isolation des habitations, faire des TGV plutôt que des autoroutes, mettre des taxes carbone pour régler les déficits de la sécu, planter 3 arbres dans les cités .

    Quand on veut augmenter la vitesse des tgv à 380 plutôt qu’à 320 c’est tout le système d’orientation des neurones qui est tordu, c’est l’unité de compte des riches qui pèse sur les deux plateaux de la balance de l’équité mondiale.

    Appeler ça de l’écologie est une mystification au mieux, un dévoiement du bon sens, un stratagème de l’économie de marché au pire.

    Je revendique le droit pour les délaissés du droit à polluer de foutre le bordel sur un quad en plein désert du Ténéré, d’user du jet ski pour effrayer les dauphins, de changer de portable tous les six mois , de bouffer du hamburger matin midi et soir , de faire l’Espagne et le Mexique durant les mêmes vacances.

    Je donne un ticket à chaque Bengali pour lui permettre de raser la flore des Everglades en Floride pour rouler en éco-carburant made in USA.

    J’invite chaque Brésilien à venir se marier à Las Végas.

    J’estime qu’une piscine serait une baignoire ad-oc pour chaque foyer Mandchou.      

     

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    FAUDRA-T-IL ATTENDRE ? (De l’exemplarité de la catastrophe)

    Posté par provola le 11 juin 2011

                          Je dois une fois n’est pas coutume rendre hommage à la Suisse, ce pays tant décrié. Pour une fois, je m’y collerai sans réticence aucune pour son courage politique, la Confédération étant le premier pays à renoncer à l ‘énergie nucléaire. Le Conseil fédéral a décidé en mai dernier d’éteindre une fois pour toutes ses cinq réacteurs fournissant 25 % de l’énergie du pays. Cette résolution, fut suivie une semaine plus tard  par la République Fédérale Allemande qui prit la même irrévocable décision, renonçant à 22% de sa production énergétique.

    Ces premiers renoncements vont certainement faire des émules et ne doutons pas que demain, les Italiens qui sont appelés aux urnes entre autres choses pour se prononcer sur la question nucléaire ne se feront pas prier pour écarter la fission de leurs cauchemars énergétiques. Nous pourrons alors annoncer toutes voiles dehors: « Sale temps pour l’atome. »

    Nul doute dans ce revirement programmatique que le drame de Fukushima ait permis d’éclairer l’opinion publique bien plus rapidement que s’il s’était agit d’espérer détricoter l’omerta imposée par le puissant lobby nucléaire depuis trente ans. Il aura donc fallu la catastrophe que l’on sait, les souffrances, des vies disparues pour détruire l’édifice propagandiste. On peut également noter que Fukushima en ce sens aura déjà bouleversé la donne médiatique et les rapports de force politiques bien plus radicalement que l’explosion de Tchernobyl en 1986.

    Il est vrai que nous n’avions rien su, ou si peu, à l’époque, du drame qui était en train de se jouer alors que la diffusion capillaire des sources de communication rend plus difficile aujourd’hui la manipulation de l’information. 

    En fait ne serions-nous pas en train de vivre une scène du scénario du pire où pour avoir une chance de modifier les attitudes et les comportements il faut attendre les catastrophes ou l’imminence de leur survenue.?

    Comment ne pas retenir du cataclysme japonais que malgré la chronique d’un drame annoncé, le poids de la torpeur publique et le conditionnement aux combines industrielles ne provoque in fine qu’une indifférence généralisée ?

    Faudra-t-il attendre une augmentation de la température à la surface du globe de deux degrés pour que les Terriens s’interrogent ? Faudra-t-il attendre la disparition définitive de toute faune marine pour se préoccuper du niveau d’acidité des océans, faudra-t-il voir disparaître le dernier arbre d’Amazonie pour aimer enfin le paradis vert ? Faudra-t-il épuiser la dernière goutte de pétrole pour s’estimer en paix avec le potentiel d’enrichissement compris dans chaque baril, faudra-t-il une guerre d’un genre nouveau où l’environnement ne sera plus qu’une triste mémoire, une lutte sans merci pour la survie ?  

    Faudra-t-il imposer par la contrainte des changements de comportements qui auraient pu intervenir par une prise de conscience anticipée ? Faudra-t-il attendre que le développement durable qui n’est qu’un laisser-passer à plus de dégradations soit enfin démasqué ? Faudra-t-il réduire en esclavage les responsables de notre descente aux enfers, ces libéraux indécrottables qui auront conduit le système productiviste jusqu’à notre propre perte ? 

    Hier à grand renfort de publicité, le groupe Exxon, la major pétrolière américaine annonçait la découverte d’un nouveau puit géant de pétrole brut au large des cotes de Floride, nul doute que malgré les élans généreux des conférences sur le climat le but ultime des financiers de l’apocalypse soit de brûler jusqu’à la dernière goutte de combustible, jusqu’à l’étouffement du Ciel de la Terre et de la Mer.

    Nul doute que l’unique chance de notre survie terrestre soit de stopper par tous les moyens ce char d’assaut de macabre augure.   

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    VASTE FUMISTERIE

    Posté par provola le 30 mai 2011

                           J’aime les fumistes, les vrais, mon grand-père en était un, il oeuvrait pour que ses tuyaux de poêle ne laissent échapper la moindre fumée, il tapait pour les rouler, sur des plaques de tôle de zinc à rythme régulier, à s’en tordre les tympans, il formait ses conduits, calibrait les embouts, les installations étaient calibrées au millimètre, à la main, et ses doigts de fée, d’orfèvre du CO2, ajustaient les éléments comme les mécanismes d’une horlogerie suisse.

    Je ne sais par quel hasard du langage le terme de « fumiste » est devenu synonyme de mauvais artisan, cela m’attriste mais lorsque je prends connaissance des indices de rejet de CO2 dans l’atmosphère de notre société globalisé et des palabres de ses activistes forcenés, de ses chantres de la croissance, je ne peux que dépoussiérer le compliment devenu insulte au cours des âges, car voilà bien les nouveaux fumistes de l’ère moderne, des usurpateurs ceux-là, qui ont perdu l’amour du travail bien fait, qui considèrent que le développement doit forcément passer par l’encrassage de la chaudière atmosphérique.

    La nouvelle qui devrait nous réjouir, la fin de la crise économique, est en fait l’annonce d’un désastre écologique programmé.

    L’IEA, l’Agence internationale pour l’environnement vient de communiquer les quantités de CO2 émises par l’humanité en 2010, et comme on pouvait s’y attendre, le résultat a de quoi effrayer. Le record d’émissions a une nouvelle fois été battu avec un total de 30,6 giga-tonnes de CO2, ce qui représente une augmentation de 1,6 giga-tonnes sur 2009. La crise mondiale avait seulement fait fléchir ce triste score de quelques 0,3 giga-tonnes, il aura suffit d’un regain d’activité dans les principaux pays développés pour que la cheminée recommence à cracher.

    Le constat est clair, rien n’arrête la course folle, la machinerie s’embale au lieu de freiner, et ni les Kyoto, ni les Copenhague ni feront rien, tout simplement parceque les prêtres de ces fausses messes, les envoyés spéciaux de nos dirigeants écotartufes sont payés pour que les négociations ne viennent entraver le pas cadencé du développement, directement responsable des bouleversements atmosphériques et marins, de la concentration des gaz à effet de serre et de l’acidification des océans.  

    Le prochain rapport du GIEC sur le changement climatique sortira l’année prochaine, gageons qu’il ne soutirera de nos consciences anesthésiées par enfumage, qu’un éternuement feutré.

    Energie G20

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    LA MER MONTE PLUS VITE

    Posté par provola le 11 mai 2011

                             

    LA MER MONTE PLUS VITE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE NiveauMer

     

                                 Le réchauffement climatique en cours pourrait accélérer l’élévation du niveau de la mer,  de l’ordre de 0.90 m à 1.60 m sur l’ensemble du XXI ème siècle. Cette nouvelle estimation nous est donnée par l’AMAP « Arctic Monitoring and Assesment Program » dans son rapport: « snow, water , ice and permafrost »

    L’AMAP est une institution crée par les huit pays du Conseil arctique, USA,Canada, Russie, Norvège ,Suède, Finlande, Danemark et Islande.

    Le rapport indique que les estimations du dernier rapport de l’IPCC (GIEC) de l’ONU sous-évaluent l’élévation du niveau des océans; l’IPCC, en 1990 avait donné une augmentation des niveaux de l’ordre de 31 à 110 cm pour l’ensemble du XXI ème siècle. En 1995 , l’IPCC donnait une estimation de 13 cm à 94 cm, en 2001, l’estimation donnait entre 9 et 88 cm, en 2007 entre 18 et 59 cm.   

    Cette dernière prévision, basée sur des relevés de température de carottages au Groënland est beaucoup plus alarmiste.

    La fonte des glaces des régions polaires est responsable de 40% de l’élévation du niveau de la mer, le restant étant dû à la hausse de la température globale qui augmente le volume des océans. Ces deux phénomènes sont dus au réchauffement climatique deux fois plus rapide dans les régions polaires que sur le reste de la planète. 

    « Les six dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans les terres arctiques, les conséquences seront la mise en péril des terres les plus vulnérables comme les Maldives, la Floride, le Bengladesh; des métropoles comme New-York, Londres, Buenos Aires, Shangaï sont également exposées. En n’oubliant pas Venise.

    Le niveau de la mer est resté pratiquement invarié durant l’ère moderne, jusqu’au 19 ème siècle. Au cours du 20 ème siècle la mer s’est élevée de 17 cm, et depuis 1993, elle s’élève de 3 mm par an.

    La fonte des glaces du Groënland provoquerait une élévation de la mer de 7 m, la fonte des glaces antarctiques élèverait la mer de 57 m. 

     

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    EFFET DE TERRE

    Posté par provola le 23 janvier 2011

                              L’effet de serre, qui pour nous sera un « effet de terre », est une sorte de bombe à retardement pour la planète, le problème est que l’on a fini de de combler le retard. Il nous reste à subir l’effet d’explosion des températures. C’est ce que nous explique l’étude publiée cette semaine sur la revue Science, et réalisée par le Centre National pour la recherche atmosphérique (USA).

    Selon cette étude, l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, suite à une hausse continue des émissions anthropiques pourrait provoquer une hausse des températures bien plus rapide que celle estimée jusqu’ici. Le groupe de scientifiques dirigés par le climatologue Jeffrey Kiehl estime que les prévisions sont bien pires que les hypothèses retenues car à ces niveaux de consommation des combustibles fossiles, le taux de CO2 dans l’atmosphère atteindra (atteindra à terme, c’est à dire quand les hommes commenceront à se préoccuper de leur air) environ 900 parties par million, le même qu’il y a environ 35 millions d’années.

    A cette époque la température moyenne à la surface du globe devait être d’environ 31 degrés, soit 16 degrés de plus qu’actuellement…  

    Aujourd’hui le taux de concentration est de 388 parties pour un million, depuis 1750 le taux de CO2 est passé de 280 ppm à 388 ppm, la teneur en CO2 n’a jamais été aussi forte depuis plus de 2 millions d’années. En 2009, les émissions de CO2 ont été deux fois plus importantes qu’en 1970. Actuellement, le total des émissions de CO2 est de 35 Gt par an alors que la Terre n’en absorbe que 11.

    Selon l’Agence internationale pour l’énergie, les émissions annuelles augmenteront encore de 130 % d’ici 2050. 

    EFFET DE TERRE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Flux_carbone_fr

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    LE BUSINESS DU DESASTRE.

    Posté par provola le 20 janvier 2011

                          Pour l’économie globalisée, un tsunami est un simple coût, un tremblement de terre, un investissement très rentable, la guerre, un fond de roulement, le réchauffement climatique, une excellente affaire.                       

    Les exemples ne manquent pas qui nous indiquent combien les catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme, contribuent en fait à la fameuse croissance.

    En éliminant le mercure de de nos thermomètres on pensait l’avoir éloigné de nos fesses, voilà qu’il nous revient sous la forme d’une pluie hautement toxique. Seul métal liquide à température ambiante, le mercure est produit à parts égales par les sources naturelles et les activités humaines (production de chlore, combustion du charbon, incinération des déchets)

    La concentration de mercure dans les régions arctiques a été multipliée d’un facteur 10 depuis le début de l’ère industrielle et durant les trente dernières années, les taux n’ont cessé d’augmenter malgré la stagnation des émissions dues à l’activité humaine. Le métal oxydé largué dans l’atmosphère y séjourne environ un an, ce qui lui laisse le temps de rejoindre les régions polaires et s’y déposer sur la banquise sous forme de méthylmercure, un composé ultra-toxique.

    Le stockage dans la gangue de glace se faisait alors naturellement, sauf que depuis que les glaciers fondent à vue d’oeil, ce dépotoir géant de mercure se déverse dans l’océan où il est ingurgité par la faune et la flore marine. Les populations locales, Inuits et Esquimaux en premier lieu, en bout de chaîne alimentaire, se trouvent confrontés à une pollution invisible et présentent des taux alarmants de mercure dans le sang bien supérieurs aux taux recommandés par l’OMS.

    Ne nous inquiétons pas trop (c’est nerveux) , en effet cette intoxication globalisée devrait très vite favoriser l’émergence de pathologies favorables au business de l’industrie pharmaceutique, ce qui pourrait avoir des répercutions bénéfiques à la croissance. 

    De la même manière, la fonte de la calotte glaciaire arctique a d’autres répercutions que le fait de menacer l’ours blanc, elle va permettre l’ouverture de nouvelles voies de navigation au nord de la Sibérie et du Canada, ce qui favorisera les échanges intercontinentaux, elle permettra le développement rapide de régions ne participant pas encore au réchauffement climatique, à part la fonte du permafrost qui commence à relâcher en grande quantité du méthane, lui-même stocké dans le sol et bien plus néfaste que le CO2.

    Tout ça n’est pas grave, rien n’est grave tant que cela permet la recherche pétrolière, l’exploitation de nouveaux gisements et l’implantation de nouvelles plates-formes en Arctique. Les techniques d’extraction en milieux extrêmes ont évolué, leur coût les rendaient jusqu’à présent irréalistes mais l’augmentation du prix du pétrole brut du à la raréfaction des ressources prouvées rend la ruée vers le grand nord particulièrement rentable à terme.

    Total qui comme ses congénères ne peut se permettre une baisse de ses réserves prouvées dans son bilan, de peine de voir s’effondrer son cours de bourse, vient de signer coup sur coup des accords de partenariat avec une compagnie russe visant à explorer les fonds sous-marins du grand nord et de récidiver avec une compagnie canadienne pour exploiter les sables bitumineux d’Alberta. 

    Moins il y aura de pétrole, plus son prix augmentera, plus il deviendra possible économiquement d’en rechercher, et donc de poursuivre ce processus calamiteux de recherche de nouveaux gisements, et plus les prix augmentent, mieux la croissance se porte.

    Le prix est la seule certitude tangible de notre économie, l’environnement, une simple variable d’ajustement.

    Ne doutons pas que l’invasion prochaine des plates-formes de forages dans des régions préservées jusqu’ici, sera fructueuse et contribuera encore longtemps à l’approvisionnement des futures générations; au grand dam des calottes continentales antarctique et du Groënland qui seront réduites à simples champs d’exploitation à l’horizon 2150, à l’époque des grandes récoltes de bananes sur la colline de Montmartre.   

    Cet article a été accepté à la publication sur : LE BUSINESS DU DESASTRE. dans ECOLOGIE icone_redacteur

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    MORT DE DIRE

    Posté par provola le 13 janvier 2011

                           Je ne sais plus en quelle langue m’exprimer, en Chinois peut-être cela serait-il compréhensible à la multitude. Des décennies à vouloir dire que notre comportement est un non sens, à accumuler les informations parfois contradictoires, souvent concordantes, à engranger des confirmations, des certitudes, des doutes, des convictions, comme si la lutte contre le réchauffement climatique prenait l’allure d’une foi, d’une morale qu’on pourrait appeler « conscience collective. »

    Sauf que cette religion ne cesse d’étayer ses textes bibliques.  

    Aujourd’hui encore la Nasa vient annoncer que l’année à peine écoulée s’est révélée la plus chaude jamais observée depuis que des mesures de températures sont effectuées à l’échelle du globe. 150 ans que la Terre se réchauffe, 150 ans de preuves que décidément il se passe quelque chose de pas tout à fait normal.

    Bien sûr, le retrait des glaciers est observé depuis le milieu du 18 ème siècle et cela ne peut-être totalement imputable à l’industrialisation et au développement de l’activité humaine, commencés à grande échelle après 1950. Bien sûr, le climat répond à une logique de chaos influencée par des variables encore difficilement décryptables, bien sûr, la planète a toujours connu des variations sévères de températures, bien sûr l’océan , bien sûr les nuages, la stratosphère, la couche d’ozone, l’activité solaire, tous ces éléments sont imbriqués, indissociables.

    Il n’empêche que l’augmentation globale des températures sur les dernières décennies est maintenant d’environ 0,2 % par décennies, ce qui rend plausible le passage de la barre des 2 degrés de plus à l’horizon 2100, dans trois générations, c’est à dire demain. Ce qui me fait marrer, d’un rire amer, c’est qu’on arrête souvent les compteurs à la fin du siècle comme si le fait d’y arriver était déjà en soi un exploit, vu les dérèglements anthropiques envisagés.

    Nos enfants auront le droit d’avoir des enfants, mais nos petits-enfants devront sans doute se contenter de maudire leurs aïeux.

    Allons-y avec les mesures: 2010 a donc battu les records de chaleur de 1998 et de 2005, la différence avec 2005 n’est que de 1 centième de degré, mais représente quand même un écart de 0,74 degré par rapport à la moyenne des années 1951 à 1980. Ces résultats ont été obtenus grâce à un réseau de 1000 stations météo installées sur la surface de la planète, aux données envoyées par des satellites météo, des stations marines et des bases polaires. 

    On sait également mesurer très précisément la progression des taux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. CO2, protoxyde d’azote, méthane, voilà les dangers, présents pour les prochains siècles, issus de nos cheminées, de nos pots d’échappement, du pet de nos vaches et de notre mégalomanie de Dieux provisoires.

    Selon les chercheurs de la Nasa, la situation observée en 2010 est particulièrement préoccupante car le climat de la Terre cette année a été l’objet du phénomène la Ninha qui habituellement refroidit la superficie d’une grande partie du Pacifique sud, ce qui aurait dû se traduire par un refroidissement généralisé. En épurant ainsi les températures observées des actions combinées de El Ninho et La Ninha ont met en évidence que la hausse du thermomètre est en train de s’accélérer.

    La Nasa a bien confirmé également que le refroidissement des moyennes latitudes (Europe et USA), en décembre dernier est le résultat du réchauffement global, ce phénomène étant induit par l’évaporation de quantités énormes d’eau  polaire et la formation consécutive de courants d’altitudes repoussant les masses d’air froid plus au sud.

    La preuve irréfutable d’une implication humaine dans les bouleversements climatiques devrait nous être servie sur un plateau par le prochain rapport du GIEC, attendu en 2012, à la barbe de tous les climato-sceptiques.

    Après, plus personne ne pourra dire: « Nous ne savions pas. »    

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    2011, L’AUBE D’UNE CONTRE-GOUVERNANCE MONDIALE

    Posté par provola le 31 décembre 2010

                             Une année sans âme, sans réflexion qui ne soit une fuite en avant, sans spiritualité qui ne soit une guerre de religions, sans coeur, dominée par l’appétit du gain et l’appétit tout court.

    Un milliard d’hommes ne mangent pas à leur faim, c’est la première fois que cela arrive sur notre vaisseau. Alors que la richesse, qui n’est souvent que la sur-exploitation de biens périssables n’a jamais autant étalé ses fastes. La pire des marées noires a ravagé le Golfe du Mexique et BP est retombé sur ses deux pieds sans passer par le couloir de la mort. Obama a prié pour que le sang-pétrole continue d’irriguer son économie. Les pays de l’OPEP assis sur la manne pétrolière jouent des quantités extraites de pétrole pour maintenir un certain niveau de pénurie de manière à pérenniser leurs gains. La Chine, après avoir submergé les étales de la planète de biens inutiles a aussi mis la main sur la plupart des terres rares, les minerais des futures générations de métaux précieux.

    Le Brésil et ses nouvelles découvertes d’or noir off-shore, le Canada et ses sables bitumineux, les État-unis et leur nouvel eldorado sous forme de gaz de schistes sont soudain devenus par la grâce de toutes récentes techniques d’extraction les nouveaux magnats de demain.

    Le nerf de la guerre économique se joue plus que jamais sur le front des matières premières ou au tréfond du sous-sol, et rien n’arrêtera la folle course de la croissance. L’unique solution pour diminuer rapidement la demande en pétrole serait d’en augmenter le prix de manière concertée. Mais augmenter le prix reviendrait à rendre rentable toute exploration  qui eut été impossible à un cours du pétrole trop bas. On voit bien qu’une logique purement économique est une tenaille infernale.

    La production anthropique (due à l’homme) de gaz à effets de serre, cette année, a été de 50 milliards de tonnes.    

    Si l’on veut sortir du tout pétrole,(mais qui le veut vraiment à part les menteurs de l’ONU qui font tout pour rater les échéances sur les réductions de gaz à effets de serre, à part quelques prêcheurs dans le vide sidéral ?)il faut une volonté mondiale, pas le simulacre des conférences onusiennes sur le climat, pas les messes-basses des partis officiels bridés par les échéances électorales, mais une alternative qui pourrait venir d’un trop plein d’exaspération. L’on vient en effet à se demander si ce ne sont pas les acteurs élus eux-mêmes qui sont à bannir des cénacles de décisions. car les pitres aux petits fours , les écolos en basket new-balance ne pèsent pas lourd face aux sumotoris de l’or noir et aux flibustiers du nucléaire. 

    Comme la gouvernance dite démocratique de l’ONU n’accouchera que d’accords à minima, l’harmonisation inter-étatique ne sera qu’une chimère, ne reflètant que la partie sombre de notre humanité. Il faut alors tacher de trouver des moyens de rendre aux peuples leur liberté de protéger la Terre de leurs enfants. En profitant du média internet pour shunter les médias officiels, appartenant tous aux partisans de la fuite en avant, en créant la toile alternative, c’est à dire en donnant un sens à l’utilisation de la toile comme le sens qui fut donné au marteau des cathédrales. Pouvons-nous exploiter ce formidable moyen pour en extraire une conscience collective globale, matérialisée sous la forme d’une contre-gouvernance mondiale faisant fi des anciens schémas de prises de décisions ?

    Utopie quand tu nous tiens, mais que reste-t-il d’autre que l’utopie ?

    Pour avoir une chance de réduire le réchauffement global à deux degrés comme indiqué lors de la conférence de Copenhague il y a douze mois, nous devrions abaisser la production de  gaz à effets de serre de l’ordre de 7 milliards de tonnes par an à l’horizon 2020. Et qu’avons-nous fait en 2010 pour initier ce processus vertueux d’inversion des courbes ?

    Rien. Qui plus est, en une année dite de crise, de moindre croissance…alors que deux milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à la fée électricité. 

    Sur ce, je vous souhaite une heureuse année 2011, révolutionnaire.

     

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    IL FAIT FROID PARCEQU’IL FAIT CHAUD

    Posté par provola le 26 décembre 2010

                           On m’a traité récemment de « réchauffiste », un peu comme on traitait certains mauvais bougres autrefois de  »fumiste », ce qui était pourtant un beau métier, exercé avec noblesse par mon grand-père, qui débuta à l’age de 8 ans à passer lui-même avec son hérisson dans les conduits de cheminées pour y chasser la suie. Il devint ensuite chauffagiste découpeur de tuyaux de poils à charbon, monteur de systèmes de chauffage central, en un autre terme, fumiste.

    Comme mon grand-père était fier d’être fumiste, je suis fier d’être un réchauffiste, une sorte de fumiste du changement climatique. J’accepte qu’on me traite de tous les sobriquets, même de fumiste, mais de la même manière qu’une cheminée mal entretenue n’a jamais arrêté un fumiste, une atmosphère au bord de l’asphyxie n’a jamais arrêté un fumiste dit aujourd’hui réchauffiste. 

    Que n’a-t-on entendu sur les records de basses températures enregistrées actuellement en Europe ? Que les inquiétudes sur le réchauffement seraient définitivement enterrées avec les illusions des conférences ratées de Copenhague et Cancun. 

    Comme si la banquise arctique ne continuait pas à disparaître à vue d’oeil, au rythme de 11% par décennie, comme si la température à la latitude zero n’augmentait pas deux fois plus vite que sur l’ensemble de la planète, comme si cela ne provoquait pas une évaporation importante d’eaux plus chaudes au niveau du Pôle Nord, bouleversant les cycles et la distribution des pressions atmosphériques, comme si cela ne poussait pas plus au sud les vents froids à l’origine de notre météo actuelle.

    Tout cela nous est expliqué par l’US National Oceanic and Atmospheric Administration, à la barbe de tous les traiteurs de réchauffistes.   

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    CANCUN, RIEN NE VA PLUS

    Posté par provola le 11 décembre 2010

                              A force de jouer l’avenir de la planète à la roulette russe, on va finir énerver le Dalai Lama. La ministre mexicaine des Affaires étrangères, Présidente de la conférence de Cancun sur  le réchauffement global, a estimé que: « l’accord signé ouvre une nouvelle ère pour la coopération internationale sur le changement climatique »

    Le problème est qu’en plus de se foutre de notre gueule, les conférenciers ont probablement engagé l’humanité vers le grand renoncement à tous les objectifs antécédents de réduction des émissions de CO2 et l’acceptation colatérale d’une inéluctable augmentation des températures. L’accord se fait donc sur une base minimale qui pourrait se définir ainsi: « Nous sommes tous d’accord pour admettre que nous ne pouvons rien faire. » 

    Cancun ne déçoit pas parceque Cancun ne présageait rien de bon. C’est peut-être ce qu’on pouvait en attendre de mieux. Ne nous voilons pas la face, les 190 pays réunis sur le tapis vert de Cancun planchaient sur la façon de changer nos comportements incontrôlés, notre façon de vivre, or aucun n’a réellement envie de renoncer à la course à l’échalote. Le colloque a permis un échange de vue, blabla, vous savez c’est ce qu’on dit lorsqu’on n’a rien à dire. 

    Le problème est que si vous regardez par l’autre bout de la lorgnette, vous vous rendez compte que l’on a encore perdu un an, un an d’accumulation incontrôlée de gaz à effets de serre dans l’atmosphère, un an à regarder passer les bancs de fumée noire.  

    Nathalie Kosciusko Morizet notre représentante est contente, ouh quelle est contente, voici son sentiment: « C’est un bon texte, qui va nous permettre d’aller de l’avant , cela fait trois jours que nous ne dormons pas, pour parvenir à un consensus » Faute de pouvoir dire que le texte adopté est une régression totale, elle nous bacine sur ses conditions d’hébergement et son statut de travailleur de force.

    Nathalie était en cela aidée par l’ancien chefaillon du clan des écolos re con verti en diplomate de la plante verte, le bien nommé Brice Lalonde qui a tout du Brice mais rien du Nice. (Cécile Duflot, Reine des verts, consciente du mauvais pas de deux de Cancun n’avait même pas fait le déplacement n’ayant pas trouvé d’hôtel à sa convenance, elle avait préféré rester se geler à Paris plutôt que suivre nos représentants de luxe au Mexique.) Brice Lalonde, celui-là un habitué des tapis en lieux et places des moquettes, qui lançait des pavés il y a trente ans mais qui s’assoit maintenant sur des strapontins, Brice pour les intimes, ce nom ne vous dit plus rien mais c’est quand même lui qui porte notre parole écolo sur l’estrade et qui est payé pour cela. Comme il porte en lui l’étiquette du nucléaire alors qu’il était militant anti-nucléaire avant-hier, on imagine sa crédibilité au plan de la lutte contre le réchauffement, parlez-en aux mineurs d’uranium, les contaminés du Niger.

    Vous avez dit consensus ? le mot est laché, il fallait bien que ce grand barnum accouche de quelque chose sans quoi on aurait fini par se demander pourquoi envoyer tant de monde pour une négociation qui n’apporte rien. On a donc fini par se mettre d’accord, non pas sur la poursuite des mesures de Kyoto mais sur la création de « fonds verts ». Les fonds verts sont le contraire de ce qu’il faudrait pour améliorer la situation, imaginez: vous habitez sur le bord du périph et vous ne dormez pas la nuit à cause du bruit ? Le fond vert va vous indemniser pour que vous puissiez changer vos fenêtres, la solution n’est pas de ralentir la circulation mais de mettre du double-vitrage. Vos enfants déclenchent des crises d’allergies à cause de la pollution industrielle ? Le fond vert vous rembourse la ventoline pour leur continuer de respirer. Voilà, le fond vert est un ectoplasme qui va permettre aux pays pauvres, les plus exposés au réchauffement climatique, d’atténuer les souffrances.    

    On nous disait que Cancun ne devait pas ressembler aux meurtrissures de Cophenhage, mais plutôt à la grande illusion de Kyoto, où l’on avait en effet décidé de réduire les émissions de CO2. On a fait pire, on a signé le quitus de la fuite en avant.

    En fait, si  Kyoto n’avait réussit qu’à prendre des décisions qui n’ont jamais été suivies d’effet, c’est parcequ’il y manquait le volet répressif, on avait tout simplement occulté à Kyoto de se doter des mesures devant contraindre les états à se conformer aux règles de frugalité, inséparables du versant politique. Pas de résultats sans sanctions, c’est le constat de 13 ans d’échecs, je peux toujours vous dire que vais arrêter de fumer au restaurant, si on ne m’oblige pas à le faire, je continue à enfumer mes voisins de table, et moi en même temps. 

    Donc, incapables de s’auto-réguler, ce qui reviendrait à renoncer à la sacro-sainte Croissance pour tous, les états ont décidé de se doter de fonds, ce qui veut dire mettre dans un pot commun, sans que les moyens de se doter de ce fond ne soit définis. Autant dire qu’il n’y aura pas de pot, car la priorité n’est pas de gaspiller des milliards à vouloir sauver la Terre mais de s’entendre sur la façon de préserver les paradis fiscaux.

    Toute la planète s’est entendue sur ce constat d’échec, ce qui revient à une victoire. Toute ? non car un État a refusé la bouffonnerie et de signer l’arrêt de mort de notre atmosphère, la Bolivie de Morales pour qui il semble clair  que le processus n’est qu’une plaisanterie respectant le dictât des lobbies industriels. Ces manipulateurs sous la coupe desquels discutaient les pions de Cancun, pour qui il n’est pas de survie ou de domination sans une constante augmentation des flux, des trafics et des chiffres d’affaires, ce qui implique de poursuivre la gabegie économique et la destruction méthodique des milieux naturels.

    En attendant un hypothétique Père Noël nous apportant les climatiseurs de l’au-delà, 2010 est l’année la plus chaude depuis que des mesures de températures existent au niveau mondial, bonnes gens dormez tranquille et consommez bien, on s’occupe de votre mort. Et de votre caisse, en bois imputrescible.  

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    L’ ACADEMIE RASSURE LES INQUIETS

    Posté par provola le 29 octobre 2010

                          L‘Académie des sciences appelée à plancher sur les causes du réchauffement climatique a rassuré les inquiets qui se voyaient voler la vedette par les climato-sceptiques. Sous la houlette de Claude Allègre et de son armada de mécréants du CO2, les tenants de la responsabilité des activités humaines dans les dérèglements avaient  perdu la guerre médiatique emportés par la gouaille de l’éléphant un temps socialiste. Après moultes précautions d’usage, les sages se sont bornés à prendre en compte plus particulièrement la période allant de 1975 à 2003 à laquelle correspond une quantité plus importantes de données scientifiques.

    Les points importants à retenir sont :

    l’augmentation de 0.8 °C de la température à la surface de la planète sur la période de 1870 à 2003, avec des périodes de forte augmentation de 1910 à 1940 et de 1975 à 2000, entrecoupées de légers refroidissements.  

    l’augmentation de la température des océans mesurée depuis les années 1950 par les bateaux de commerce ou les navires océanographiques jusqu’à une profondeur d’environ 700m. Les mesures montrent une augmentation du contenu d’énergie thermique des océans surtout depuis le début des années 1980,

    une réduction de la surface des glaces océaniques arctiques, de 8.5 millions de km2, stable sur la période 1950 1975, la surface de glaces étant passée à 5.5 millions de km2 en 2010,

    le recul des glaciers continentaux et des calottes glacières du groenland et de l’antarctique

    une élévation du niveau de la mer, passée de 0.7 mm/an entre 1870 et 1930, à 1.7 mm/an après 1930, puis à 3.4 mm/an depuis 1992 (date à partir de laquelle les relevés s’effectuent par satellites),

    des indicateurs biologiques, déplacement des espèces animales et végétales qui montrent une évolution du climat.

    Tout ceci avec  une accélération des processus depuis 1975. 

    Voyons maintenant ce qui est susceptible d’influer sur l’évolution du climat:

    l’augmentation de la concentration en gaz à effets de serre, CO2 (industries, feux de déboisements), méthane et protoxyde d’azote  en forte croissance due à l’activité humaine ou au réchauffement lui-même (permafrost)

    l’activité du soleil, son action ou forçage est de un dixième de l’action due aux gaz à effets de serre;

    l’océan qui joue un rôle de régulateur à long terme, essentiel dans l’évolution du climat en raison de son dynamisme et de son inertie thermique, ce qui lui confère une évolution beaucoup plus lente que l’athmophère. 

    l’effet de la vapeur d’eau et des nuages doit également être pris en compte ou encore ceux de la végétation et de la biologie marine. 

    Reste maintenant à savoir et c’est là toute la question, si ces bouleversements sont réellement d’origine anthropique c’est à dire due aux émissions humaines de gaz à effets de serre. En considérant toutes les incertitudes liées (capacités des modèles climatiques limitée par le fait que les données homogènes ne sont apparues que dans les années 1970), des mécanismes non encore identifiés ne sont pas encore inclus dans les modèles, les éventuels comportements fortement instables ou chaotiques du système atmosphère-océan-cryosphère-surfaces continentales sont un autre facteur d’incertitudes, en tenant compte donc de toutes ces incertitudes, un réchauffement réel existe sur la période 1970 2003 explicable en grande partie par l’augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère, conséquence de l’activité humaine. Ce réchauffement affecte particulièrement l’océan qui s’acidifie dangereusement.

    Cette conclusion alambiquée ne va certainement pas fermer le ban de la contestation climato-sceptique, car il semble bien qu’en matière de climat la règle obéisse au chaos qui par définition est difficilement modélisable. Attendons pour nous faire une idée plus précise (espérons-le) la parution du prochain rapport du GIEC attendue pour 2012.

    Alors là nous saurons tout ce que nous ne saurons pas encore, avant de savoir ce que nous ne pourrons jamais savoir, ce qui est la nature de la science.

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