DE PIRE EN PIRE MAIS JE NE VOUS VEUX QUE DU BIEN.

Posté par provola le 20 septembre 2014

                            Il y a bien longtemps que je n’avais pris la peine de vous écrire, du pied de mon chêne liège. Sachez que je n’ai jamais cessé d’observer l’évolution du climat de notre mère. On naît  » réchauffiste » ( animal convaincu de la cause anthropique du réchauffement climatique ), on ne le devient pas. Mais trêve de bons mots , l’affaire n’est pas à la plaisanterie, elle est plutôt à guerre de religions. Entre les oiseaux de malheur de la croissance et de la mondialisation de la connerie et les rares macaques ayant conscience de l’arrivée imminente de l’orage du siècle.

S’il fallait encore une fois enfoncer le clou du réchauffement global nul doute que les dernières parutions scientifiques en la matière nous conduisent toutes vers d’affolantes réalités.

Pensez-donc en quelques semaines nous avons appris que:

L’océan Atlantique a probablement masqué une bonne partie du réchauffement en absorbant une grande quantité des calories emmagasinées par l’atmosphère à cause de l’effet de serre provoqué par les dégagements anthropiques. Or il apparaît que cet océan a de plus en plus de mal à absorber cette chaleur et qu’il devrait carrément déclarer forfait aux alentours de 2030. Il semble bien que l’étrange ralentissement dans la hausse des températures globales observé depuis 1998 ait trouvé une explication assez sérieuse. Si cette étude devait trouver confirmation, il faudra alors s’attendre au pire à partir de la moitié de ce siècle. La cause principale de cet effet d’absorption provient d’un courant marin puissant ayant accéléré et aspiré les eaux tièdes superficielles en les emmenant vers une profondeur de 1500 m, ce phénomène étant du à une augmentation de la salinité de la mer. L’étude des universités de Washington et de Seattle dirigée par Ka-Kit Tung explique comment cette pompe océanique devrait ralentir à partir de 2030 permettant au réchauffement de s’accélérer. D’autres études avaient expliqué ce faux ralentissement par des phénomènes climatiques ou océaniques tels La Nina ou El Nino ou bien par l’effet protecteur des pollutions atmosphériques.

La progression des principaux gaz à effet de serre s’accélère d’après le bulletin annuel de l’Organisation météorologique mondiale. En 2013, dernière année connue, la concentration de CO2 dans l’atmosphère représentait 143% de ce qu’elle était en 1750 à l’époque préindustrielle, celle du méthane de 253%, celle du protoxyde d’azote de 121%. Les observations effectuées par le réseau de veille de l’atmosphère globale (VAG) de l’OMN révèlent que le taux d’accroissement du CO2 entre 2012 et 2013 représente la plus forte augmentation inter-annuelle de la période 1984-2013. Le bulletin de l’OMN rend compte des concentrations et non des émissions des gaz à effet de serre. Des données préliminaires laissent supposer que cette forte augmentation pourrait être due à la réduction des quantités de CO2 absorbées par la biosphère et les océans. Les océans absorbent environ un quart des émissions et la biosphère un autre quart, or cette absorption est lourde de conséquences, le rythme d’acidifications des mers  est sans précédent depuis au moins 300 millions d’années.

Coup sur coup les mois de juin et août  derniers sont devenus les plus chauds jamais enregistrés depuis que des relevés de températures sont réalisés à l’échelle globale c’est à dire depuis 1880.  La prochaine conférence climat se tiendra à Paris en 2015 avec pour enjeu le passage des énergies fossiles aux énergies alternatives. Avec les incapables et les branquignoles au pouvoir actuellement je ne donne pas cher de cette réunion pourtant capitale.

Les dernières études sur la population mondiale montrent que la courbe n’est pas près de s’inverser comme on le supposait depuis au moins dix ans. On pensait que la population du globe se stabiliserait aux alentours de 2100 à environ 9 milliards d’individus. Or les dernières données montrent plutôt une population de 11 milliards d’individus pour la fin du siècle qui ne pourront pas vivre comme des Américains d ‘aujourd’hui sous peine de se faire bronzer la pilule au bord de l’océan Arctique. Je ne dis surtout pas que cette population ne sera trop importante, c’est comme ça et on ne va pas bousculer les statistiques, je dis simplement que nos petit-enfants devront (ont droit ) avoir un monde vivable et qu’à 11 milliards ça sera forcément plus difficile qu’à 9.

Surtout que notre génération de tarés ( pas tous, seuls les plus nantis d’entre nous, dont les européens de mes couilles, qui ne valent pas mieux que les chauve-souris responsables d’Ebola) aura déjà tout foutu en l’air et tout gaspillé,  alors que nous n’étions que 5 misérables petits milliards et que nous aurions pu au moins débarrasser la table avant de disparaître comme des malpropres.

Je m’en vais surveiller le thermomètre. Venez me rendre visite de temps en temps, histoire de vous réchauffer les pieds.

 

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FONTE DE L’ANTARCTIQUE: ON Y VA TOUT DROIT

Posté par provola le 17 mai 2014

FONTE DE L'ANTARCTIQUE: ON Y VA TOUT DROIT dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE AntarcticaTemps_1957-2006_0

La fonte de glaciers de l’Ouest de l’Antarctique « a atteint un point de non-retour »

La fonte des grands glaciers de l’Ouest de l’Antarctique, qui contiennent assez d’eau pour faire monter les océans d’au moins un mètre, s’accélère sous l’effet du réchauffement climatique et paraît irréversible, selon les conclusions de deux études séparées publiées lundi 12 mai.

La première s’appuie sur de nombreuses données incorporant quarante années d’observations, qui indiquent que le recul des plus grands glaciers de la mer d’Amundsen, dans l’Antarctique de l’ouest, « a atteint un point de non-retour », explique Eric Rignot, un glaciologue de l’université de Californie à Irvine et de la NASA, principal auteur de cette recherche à paraître dans la revue Geophysical Reseach letters.

La fonte des six plus grands glaciers de cette région, Pine Island, Thwaites, Haynes, Smith, Pope et Kohler, contribue déjà de façon importante à la montée des océans, lâchant presque autant de glace annuellement dans l’océan que toute la banquise du Groenland. Ils contiennent suffisamment d’eau pour faire grimper le niveau des océans de 1,2 mètre et fondent plus vite que ne le prévoyaient la plupart des scientifiques.

Cette fonte pourrait aussi déstabiliser d’autres plaques de glace de cette partie de l’Antarctique et entraîner  potentiellement une montée de trois mètres et plus au total des océans au cours des prochains siècles, estime ce scientifique.

Selon lui, cette situation, nécessite de réviser à la hausse les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), selon qui les océans pourraient s’élever de 90 centimètres d’ici la fin de ce siècle sans mesures pour réduire les émissions de gaz à effets de serre, affectant des dizaines de millions de personnes vivant dans des régions côtières. « Ces glaciers seront un contributeur majeur à la montée des océans au cours des décennies et des siècles à venir », insiste-t-il.

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L’APOCALYPSE EN SYNTHESE

Posté par provola le 9 avril 2014

L'APOCALYPSE EN SYNTHESE dans ACIDIFICATION DES MERS cover

CLIMAT : LE GIEC REND SON RAPPORT SCIENTIFIQUE

Le Giec a publié le « résumé pour décideurs » du rapport de son groupe-1, consacré aux bases physiques du dossier climat.

Texte destiné en théorie aux « décideurs » – gouvernements, acteurs économiques et sociaux – il fait 36 pages et offre quelques graphiques scientifiques issus du rapport complet, qui sera bientôt disponible . Ce résumé a été adopté par consensus des 195 délégations gouvernementale cette semaine à Stockholm. Il représente donc simultanément un résumé extrêmement condensé de la science du climat produite depuis 2007 et jusqu’à 2011, et l’accord des délégations gouvernementales sur la manière d’exprimer ce résumé en langage pas trop technique. Comme il a été souvent expliqué, ce processus conduit à un texte très prudent, plus susceptible de minimiser le changement climatique en cours ou à venir qu’à le maximiser.

Le choix entre un climat futur changé... ou bouleversé

Voici une des figures du résumé pour décideurs qui présente le choix fondamental qui sera fait par les sociétés humaines, gouvernements, entreprises, citoyens producteurs et consommateurs.

A gauche, le planisphère orange pâle montre l’élévation de température moyenne de la surface de la Terre à la fin du siècle si nous parvenons à maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre de manière à ce que les émissions cumulées se situent vers 270 milliards de tonnes de carbone. A droite, le planisphère couvert de rouge montre ce qui se passerait si on continuait sur la pente actuelle, avec un total cumulé de 1685 milliards de tonnes de carbone (en fait il s’agit d’un chiffre médian des émissions qui conduisent selon les différents modèles climatiques à ce résultat).

En résumé pour les mal-comprenants, et donc dans un langage très différent de celui du Giec: dans le premier cas, le climat change rapidement, mais pourrait rester en dessous d’un seuil fixé à 2°C de plus, même avec un système climatique qui réagirait fortement à la perturbation anthropique. Ce changement serait important, d’une rapidité et d’une ampleur sans précédent depuis le néolithique, mais les problèmes qui en découleraient seraient « gérables »… toute choses égales par ailleurs en économie, géopolitique, etc. En revanche, dans le second cas, toujours en langage non correct, les générations futures risquent de nous maudire. Logique puisque le changement de climat ainsi anticipé consiste à bouleverser la Terre avec un écart climatique correspondant à celui qui sépare une ère glaciaire d’un interglaciaire… mais en cent ans au lieu de 5.000 ans.

Les forçages climatiques anthropiques et solaire despuis 1750    Les forçages climatiques anthropiques et solaire depuis 1750 . En voici un second graphique, qui résume les forçages climatiques dus à l’homme et au Soleil depuis 1750. Les actions réchauffantes ou refroidissantes des gaz et aérosols émis par l’homme dans l’atmosphère et la conséquence sur l’albédo (la réflexion de l’énergie solaire par la surface des sols) des changements dans l’usage des sols (déforestation) sont représentés dans ce tableau synthétique.

 

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LE GIEC S’EST- IL TROMPE ?

Posté par provola le 4 janvier 2014

                           Je vais devenir un climato-sceptique, non plus seulement un « réchauffiste ». Le GIEC se serait donc trompé, mais surtout pas en dramatisant la situation mais au contraire en minimisant certaines données.  Les fidèles de ce blog savent à quel point le réchauffement climatique me préoccupe depuis des lustres.  En réalité je ne vais pas virer ma cuti aujourd’hui, ce serait plutôt le contraire. Car les études récentes vont toutes dans le sens d’une aggravation des estimations. C’est d’abord le dernier rapport du GIEC de 2013 qui renforce l’idée d’une aggravation de la situation sur le front du climat global, c’est maintenant cette étude qui affine la problématique de la formation des nuages dans les basses couches de l’atmosphère qui conclu sur une note à tout le moins préoccupante.   

Cette étude réalisée par Steven Sherwood et deux chercheurs français du laboratoire de météorologie dynamique et de l’Institut Pierre-Simon Laplace (CNRS/université Pierre et Marie Curie). Nous démontre que si rien n’est fait pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre anthropiques la température globale pourrait augmenter de 4 degrés d’ici la fin du siècle et de 4 degrés supplémentaires à l’horizon 2200. En réalité cela revient à prendre en compte la valeur la plus haute de la fourchette donnée par le dernier rapport du Giec qui donnait une fourchette d’augmentation de la température de 1,5 à 4,5 degrés pour la fin de ce siècle.

 D’après les trois auteurs de la nouvelle étude, la mauvaise compréhension des mécanismes de formation de ces nuages bas serait responsable du grand écart entre les estimations les plus basses (+1,5 °C) et les plus hautes (+4,5 °C) des différents modèles. La plupart des programmes modélisant l’évolution du climat auraient surestimé le taux de formation de nuages bas, situés entre 2 km et 3 km au-dessus des océans dans les zones tropicales, à partir de l’évaporation de l’eau. Ces nuages réfléchissent la lumière solaire, ce qui limite le réchauffement de la Terre. Les climatologues pensaient jusqu’à présent que le réchauffement, en augmentant l’évaporation de l’eau des océans, augmenterait du coup le taux de formation de ces nuages. Mais les observations du monde réel montrent que les courants ascendants de vapeur d’eau remontent à différentes altitudes dans l’atmosphère. L’augmentation globale des températures devrait accélérer cette circulation de la vapeur d’eau entre la basse atmosphère et les plus hautes couches. Cela aurait comme conséquence d’assécher les couches les plus basses, réduisant ainsi les chances de formation de nuages bas qui interceptent les rayons solaires et limitent les apports de chaleur.

Il faudrait donc revoir les modèles climatiques avec cette nouvelle approche. Le chercheur australien a appliqué son approche à 43 modèles informatiques du climat qui peuvent tenir compte de l’impact «de convection entre la basse et la moyenne troposphère tropicale ». Ces échanges de vapeur d’eau entre les nuages bas et ceux de moyenne altitude expliqueraient, pour moitié, ces ajustements.

Sherwood est conscient des limites de son approche et il s’attend déjà à recevoir une vague de critiques : « Des sceptiques critiquent les modèles du climat qui seraient erronés et nous sommes les premiers à admettre qu’ils ne sont pas parfaits. Mais nous avons trouvé des erreurs faites dans les modèles qui attendent le plus faible réchauffement climatique, pas dans ceux qui prévoient le plus fort réchauffement.» 

Je retiendrais pour ma part une autre partie de ce rapport : l’estimation de la dégradation des températures pour le siècle prochain. En effet pour la première fois semble-t-il nous entendons parler d’un horizon allant au-delà de 2100 comme si les climatologues semblaient persuadés que le monde s’arrêtait à cette date. Comme si nos arrières petits enfants n’auraient pas à subir le poids de notre folie consumériste. 8 degrés de plus en 2200 cela transformera la planète en une espèce de no man’s land, en une terre stérile à la plupart des espèces animales et végétales connues à ce jour.   

La religion d’une croissance échevelée et infinie et son excès de fièvre consumériste  auront détruit l’humanité en à peine plus de 2 siècles de folie pure, à peine plus que le temps d’un AVC à l’échelle de l’humanité.     

 

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CATASTROPHE CLIMATIQUE A VARSOVIE

Posté par provola le 4 décembre 2013

                         Les pantins de Varsovie, les acteurs de la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques, ces corrompus qui se devaient d’inverser le cours du temps ont à nouveau accouché d’une misérable souris, un texte, un brouillon devrais-je dire, rédigé sur le bout d’une table est venu sanctionner quinze jours d’une extrême indigence.
Depuis que ces grands barnums du climat se succèdent, la situation ne cesse de s’aggraver sans que les grands de ce monde ne se soucient des bouleversements en cours.
La déroute de Varsovie était écrite avant que ne démarre la grande farce, le monde est gouverné par une bande de libéraux attachés à la mondialisation qui implique la circulation sans obstacles des marchandises à travers les mers et les continents. Cette gabegie frénétique dévore les ressources naturelles à une vitesse jamais vue jusqu’ici et ces mêmes représentants de commerce qui sont expédiés dans ce genre de grandes conférences pour tenter de confiner le réchauffement à plus 2 degrés à la fin du siècle sont les mêmes qui ont constitué la planète en une espèce d’hypermarché géant. Comment ces gens là pourraient-ils s’ériger en pourfendeurs de leur propre théorie économique.
Les organisations écologistes présentes (Greenpeace, le WWF) à Varsovie se sont enfuies en courant avant le terme des débats, argant qu’on y parlait plus de gaz de schiste et d’énergie nucléaire que d’énergies alternatives, expliquant qu’on on y mettait en avant le green business au lieu de tenter d’orienter la marche de l’humanité vers une frugalité comportementale à l’échelle globale, seule issue possible à l’impasse climatique.
Les pays émergents tel que la Chine et l’Inde se méfient des anciens champions de la pollution, les dits pays riches, USA et Europe, les vrais coupables des dérèglements en cours et n’acceptent pas de se voir contraints aux mêmes limitations d’émissions de CO2.
De plus une grande partie de ce que ces pays produisent sont des biens vendus en réalité sur les marchés occidentaux, en ce sens les quotas d’émissions de CO2 devraient tenir compte de cet état de fait.
Le seul résultat tangible de toutes ces simagrées aura finalement été de se revoir dans deux ans à Paris, pour continuer de croire en une improbable révolution des consciences, pour reculer encore le temps des décisions qui fachent.
N’en doutons pas, les fidèles partisans d’une croissance sans limite, les responsables des désastres environnementaaux à grande échelle et des catastrophes climatiques à venir resteront les protagonistes absolus des prochaines décennies, avant qu’une tuile pourrie ne tombe de notre notre ciel trop lourd.

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APOCALYPSE NOW, LE CLIMAT FOU

Posté par provola le 25 septembre 2013

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                              Le rapport de l’IPCC ( Intergovernamental Panel on Climate Change), GIEC en Français (Groupe d’experts intergouvernemaental su l’évolution du climat), attendu depuis 6 ans comme le Messie est enfin arrivé, son constat est consternant, rien ne peut plus venir contredire le scénario d’une augmentation des températures globales induite par nos émissions à effet de serre.

De 2 choses l’une, ou bien nous estimons que la croissance est une donnée intangible pour permettre le bien-être des futurs 9 milliards d’habitants de la planète, ou bien nous comprenons enfin que le sort de nos petits-enfants dépend de nos comportements présents. Nous décidons alors de tailler dans nos gabegies énergétiques et décidons que le sort de nos enfants est plus important que notre satisfaction personnelle.

Dans la première hypothèse, à l’horizon 2100, les mers s’élèveront de 62 cm et les températures de 3,7 °C soit plus de 4° de plus qu’avant l’ère industrielle. Cette hypothèse est représentée par la courbe rouge sur le graphique. Dans la meilleure hypothèse, représentée par la ligne bleue, l’humanité parviendra a ralentir le réchauffement, les mers s’élèveront de 24 cm et la température de 1,7 °C par rapport à l’ère préindustrielle, soit proche de la limite de sécurité de 2°C indiquée par les précédentes mises en garde de l’IPCC. Or nous voyons que depuis 3 ans alors que la crise économique a joué en notre faveur sur le plan du climat, nous nous écartons déjà de la ligne vertueuse.( la ligne noire représente la réalité des chiffres des émissions de CO2.)

Vous qui me suivez depuis quelques années, vous n’ignorez rien du combat des réchauffistes, dont je fais partie bien volontiers depuis 40 ans déjà, ces hurluberlus vilipendés et ridiculisés par les climato sceptiques, vous savez quel est ce combat qui pour moi reste la mère de toutes les batailles. Contre la mondialisation qui a fait explosé le bilan transport de la majorité de nos marchandises, contre le mercantilisme qui permet que l’on privilégie l’offre ( la mise à disposition de n’importe quelle merde à vendre) sur la demande ( Sous-entendu l’objet ou le produit réellement nécessaire ou indispensable à notre subsistance).

La tache est immense, elle s’apparente à une chimère, c’est  la raison de ma volonté chaque jour renouvelée, car on ne peut gagner que les combats que l’on mène.

La prochaine conférence sur le climat aura lieu à Paris en 2015. Une occasion pour nous de planter un sacré bordel si nos dirigeants devaient continuer de tergiverser sur les mesures radicales à pendre pour éviter que le futur de l’humanité ne se résume à un plongeon dans l’inconnu. 

 

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LE POLE NORD EST MORT

Posté par provola le 26 juillet 2013

                Le pôle nord fond à une vitesse record en ce moment, voici la video du North pole observatory qui montre l’évolution de la calotte de glace recouvrant le pôle ces derniers 12 jours: le pôle est mort

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LA DEESSE EST MALADE

Posté par provola le 7 juin 2013

 LA DEESSE EST MALADE dans NEPAL 52833778                                 

                     

                        Chomolungma, déesse mère de la Terre, ainsi les Tibétains nomment-ils le mont Everest. Et peut-être ont-ils raison. Cette montagne pourrait bien être notre mère à tous, car rien ne dit que ce ne soit pas le cas. On vient de fêter son 60 ème anniversaire, depuis la conquête de 1953 par Sir Hillary et Tensing Norgay.

 Sauf que ce bout de caillou qui touche le ciel est aussi malade que le reste. Car rien n’échappe à la destruction, même les églises, les sanctuaires,  même les dieux. Durant le dernier demi-siècle les glaciers de l’Everest ont diminué de 17% et la limite des neiges s’est élevée de 180 m. Voilà la réalité de la situation mise en évidence par le glaciologue Népalais Sudeep Thakuri. Les recherches de ce glaciologue et de son équipe concerne toute la région du Sagarmatha National Park, d’une superficie de 1148 km2. Cette équipe de chercheur a étudié les images satellites, et diverses études historiques effectuées durant ces dernières décennies. 

 Thakuri estime que le retrait des glaciers est en train d’accélérer. Une des hypothèses étant que les effets du réchauffement global se fassent sentir dans la région appelée parfois le troisième pôle. Lae chercheur a remarqué que ce sont les plus petits glaciers qui ont tendance a disparaître le plus rapidement. Ceux qui ont une superficie inférieure au km2 ont vu leur masse totale diminuer de 43% depuis 1960. En moyenne les langues de glace se sont retirées de 400 m.

 La principale préoccupation qui ressort de cette étude est la progressive diminution des réserves d’eau douce stockée dans les glaciers d’altitude de l’Himalaya dont dépend un bassin de population de 2 milliards d’individus.

 Comme si la disparition programmée de ses nappes blanches ne suffisait pas à faire de ce lieu mythique une peau de chagrin, les curés de la croissance ont pensé pouvoir y installer une usine à profits. 

 La chasse aux records y est devenu un business florissant, les cohortes de m’as-tu vu ont envahi les lieux à la recherche d’un moment de gloire. Les Népalais font payer une taxe à chaque volontaire et comme l’afflux de touristes s’est accru, ils ont pensé à élargir la voie normale, équipée désormais de cordes fixes qui sont à la montagne ce que sont les voies de circulation sont pour l’autoroute à péage. Il y a désormais la voie montante et la voie descendante. il faut prendre sont tour, passer à l’heure, éviter l’heure de pointe. Attendre les conseils de bison futé.

 Le camp de base est en passe de dépasser le bidonville de Bombay en vitesse de construction, les camps d’altitude 1 2 3 et 4 sont équipés d’aires de stationnement et de ravitaillement en bombonnes à oxygène. Car les apprentis des sensations fortes se foutent de la façon dont ils arriveront là-haut , le masque à oxygène permet d’amortir le voyage et de réussir sa photo souvenir.

Bien entendu ce déplacement continuel de convois exceptionnels est un supplice pour la vallée du Kumbu devenu un véritable dépotoir.

 Reynolds Messner le premier homme à avoir gravi le ciel sans oxygène disait qu’ au K2 on est toujours sur l’arête alors que sur  l’Everest on est comme dans le ventre d’une mère.

 Voilà ce qui reste de notre mère à tous, voilà bien ce que le capitalisme a fait de notre ventre nourricier, avant qu’une écographie macabre ne nous conseille pas autre chose que l’avortement d’urgence.

 

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LA POUSSIERE SOUS LE TAPIS (les réactions)

Posté par provola le 21 mai 2013

Article accepté à la publication sur Agoravox 

Par Alpo47  18 mai 09:38 

Le « green business » n’est effectivement qu’une arnaque de plus. Pensons aux nouvelles ampoules très polluantes, très chères et qui ne répondent pas du tout chiffres notamment de durabilité annoncés, à l’électroménager A++ 30% plus onéreux que le simple A, différence irrécupérable …etc… etc… Ceci vise essentiellement à la relance de la consommation. Toutefois, en panne de budget, nombre de consommateurs ne suivent que contraints et forcés par la loi. Les lobbies encore …

Et si nous assistons bien à une « fuite en avant » du système, incapable de se réformer, uniquement guidé par la cupidité des 1%, la méga crise économique qui s’annonce encore va surement redisitribuer toutes les cartes.

La question qui demeure est : Serons nous à même de participer à la partie pour défendre les intérêts des 99% ?

Par hunter  18 mai 20:48
  • Très bon papier Provola, mais comme je l’ai déjà ecrit souvent ici, l’environnement, tout le monde s’en fout !

    Regardez, même sur Avox, ça ne fait pas recette !

    Nous sommes trop peu nombreux, et en temps et en heures, les tenants de la croaaassance nous liquiderons !

    Et tout le monde s’en foutera, car au même moment, sortira le tout dernier iphone……

    cordialement

    H /

    Par ETTORE 18 mai 22:37
  •  
  • C’est bien de le rappeler, encore et encore !
  • ce monde que nous croyons « nôtre » est de plus en plus hypothéqué par des groupes tentaculaires, capables de se faire du pognon, même avec…..de l’air !

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CO2: L’HISTOIRE SANS FIN

Posté par provola le 13 mai 2013

                  CO2: L'HISTOIRE SANS FIN dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE co2

                             Cela ne s’arrête pas, ça n’arrêtera jamais. La concentration en CO2 dans l’atmosphère  augmente sans discontinuer depuis le début de l’ère industrielle, c’est à dire depui environ 200 ans. Le record de ce mois est de 400 ppm ( parties par million).

Plus exactement, ce 9 mai , mine de rien, le taux de 400,03 ppm, chiffre symbolique s’il en est, a été enregistré au sommet du volcan Mauna Loa à Hawai. Peu importe me direz-vous l’endroit, mais ce symbole me parait si fort qu’il faut bien planter le décor , pour la mémoire de ce qui sera bientôt une simple anecdote dans ce  saut dans l’inconnu. Car les choses vont empirer, de plus en plus vite.  Jamais depuis que l’humanité existe, depuis 3 milions d’années, depuis que les premier énergumènes se sont redressés, jamais ils n’ont eu a respirer un air si vicié en CO2. Malgré tout les Club de Rome, les conférences sur le climat, Copenhague, Kyoto, Cancun, Rio, dans l’ordre ou le désordre, peu importe. Les USA, les principaux responsables du désastre en cours, sont toujours la tête dans le sable, les Chinois se moquent comme de l’an quarante du réchauffement. Les autres ne valent pas mieux. Je parle du réchauffement car jusqu’à preuve du contraire il ne fait plus de doute que notre acharnement à produire de la fumée a enclenché le cycle infernal de montée des températures.

En 1958, il y a à peine 55 ans, ce taux était de 316 ppm, on a donc eu une augmentation de 25% en un demi-siècle, qui à l’échelle de l’humanité est un instant.

Le réchauffement n’est pas le seul résultat de notre comportement inconscient. Les océans ont beau absorber le tiers de nos émissions, ils sont de moins en moins capables de contrecarrer le processus. Avec pour principale conséquence une augmentation de l’acidité des mers, qui menace la vie marine et donc toute la vie. Depuis 800 000 ans, le taux de 300 ppm , n’avait jamais été atteint.

Et je ne parle pas ici du méthane qui explose aussi, libéré par le rot des vaches et par le permafrost en débandade. Le méthane qui possède un pouvoir d’effet de serre 23 supérieur à celui du CO2.

Tout ça parceque nous nous acharnons à brûler tout ce que nous pouvons sans nous préoccuper de ceux qui nous suivrons. De nos enfants.

Parceque la valeur de nos actifs est basée sur une énergie à bas coût, qui permet à une marchandise à deux sous de se vendre de l’autre coté de la planète. Les cours de bourse, les capitaux, toute notre économie capitaliste, la mondialisation des échanges dépendent du  gaspillage programmés des ressources pourtant limitées de la planète.    

Rendez-vous au prochain record. 

 

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DITES LEUR

Posté par provola le 16 janvier 2013

DITES LEUR dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 1009748-S%C3%A9cheresse_%C3%89thiopie_1995                     

                          Faites le savoir, à vos amis, vos proches, vos ennemis, à qui vous voulez du bien, divulguez la nouvelle, ne renoncez pas, si vous êtes souvent sur Croisance Non Conscience, c’est que ça vous intéresse un peu. Ce soir j’ai envie d’être chiant, une fois de plus, d’en rajouter six caisses. Parcequ’on a de moins en moins de temps, que ça s’accélère malgré les atermoiements, les hésitations, les je m’en fous, les reculades. Dites leur à vos enfants, ce que vous êtes en train de leur faire.

Ce que je veux vous dire, ce que je ne cesse de dire, c’est que ça chauffe et que ça ne cesse de se réchauffer.

C’est aujourd’hui le MET OFFICE ou Office britannique de la météo qui nous l’assure en publiant son dernier rapport sur le climat de la planète:  2013 sera une année torride, la température sera de 0,57 ° C supérieure à celle de 2012 qui était déjà une des cinq années les plus chaudes depuis que des relevés de températures sont réalisés. Cette étude est le résultat d’un travail de titans réalisé en collaboration entre le MET , l’Université de l’east Anglia, le NASA Goddard Institute of space studies et l’US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Dans le genre il n’y a pas plus sérieux, bien plus que ma pomme qui creuse pourtant cette idée du réchauffement depuis quanrante ans.

Et là, les gens sérieux envoient du lourd, ces gens là n’en ont rien à foutre des conférences qui ne servent à rien, des Grand-messes de la dernière chance, qui n’apportent que du bluff et font donc plus de mal que de bien en ce sens qu’on attend d’elles qu’elles résolvent la situation alors qu’elles n’ont aucune chance d’y parvenir. 

 Que nous dit le rapport en question? Que le réchauffement est en réalité une surchauffe. L’ étude met en évidence les niveaux insolites de croissance des coraux, des coquillages, du plancton marin, des sédiments lacustres, elle ausculte les carottes de glace, recueillant les informations d’éléments biologiques, physiques, chimiques présents dans les grottes et les cavernes sur une période allant de 1730, début de l’ère indsutrielle à 1995. Toutes ces données mettent en évidence l’accélération du processus de réchauffement des 15 dernières années par rapport à la moyenne des 250 années précédentes.

Ce qui constitue notre bien le plus précieux, les céréales, subiront cette augmentation des températures qui amèneront plus fréquemment  sécheresses, inondations  et  cyclones de fortes ampleurs.  Si des mesures drastiques ne sont pas prises dès à présent pour tenter d’enrayer une telle mécanique climatique, une chute dramatique de la prodution de l’ordre de 25 %devrait survenir à l’horizon 2050.

Selon l’Organisation météorolique mondiale, les 11 années les plus chaudes de l’histoire récente sont toutes les années ayant suivi 2001. 2012 a été la 9ème année la plus chaude, 2013 devrait battre tous les records.

Les scientifiques mettent sur le compte des émissions de gaz à effet de serre la majeure partie du réchauffement, 34 milliards de tonnes en 2011. Il n’y a plus de doutes, à la barbe de tous les Allègre, les sceptiques, mais aussi les Obama, les Hollande, les Depardieu. De tous les mondialistes, les commerçants du bout du monde, les marchands de rêve, les businessmen, les courbes exponentielles, les cours de bourse, les actions d’avenir, les grandes surfaces, les chantres de la compétitivité, les gaz de schistes, les sables bitumineux, les Notre Dame des Landes.

Trois cents ans de dévéloppement à tout crin nous ont conduits au bord du gouffre, nous avons grandi aussi haut que grandissent les arbres, mais nous savons maintenant qu’ils ne grimpent pas au ciel. Nous savons où nous mène cette course infernale.     

On ne parle plus d’un réchauffement de 2°C d’ici 2100 mais plutôt de 4,8 °C. Pour après, on ne répond plus de rien. Pour nos enfants, ça passe encore, pour nos petits-enfants on quitte la parka, pour leurs enfants il y a déjà urgence.

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LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE N’EXISTE PAS

Posté par provola le 10 janvier 2013

australie températures feux LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE N'EXISTE PAS  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE                        

Dormez tranquilles consommateurs, les réchauffistes ne sont en réalité que de sinistres fumistes de bas étage et n’ont rien d’autre à faire que de vous alerter sur des menaces qui n’ont aucun fondement.

L’Australie est un vrai brasier et compte déjà 6 jours parmi les plus chauds de son histoire récente sur les 10 jours que compte 2013, mais tout cela n’est que mauvaises intentions vis à vis du développement, des jours radieux des soldes d’hiver, du progrès et du bonheur sur Terre. Ces gars là en veulent à votre pouvoir d’achat et tous les prétextes sont bons pour vous détourner de votre destinée, celle de consommer en toute quiétude.  

La preuve que tout n’est que mensonges ? La neige est annoncée en abondance sur les pistes de ski qui ont d’ailleurs battu des records de fréquentation par les habitués de la glisse. 

Les kangourous brûlent ? On s’en fout, ça fait de bons steaks hachés. Les forêts ? Tout cela repousse. 54° à l’ombre ? Les records sont faits pour être battus. Qui a dit que le thermomètre devait s’arrêter à 50° ?

Les soldes commencent samedi.  

 

 

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2012, MAREE MONTANTE CONFIRMEE

Posté par provola le 29 décembre 2012

 2012, MAREE MONTANTE CONFIRMEE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 50587scr-bangladesh-cyclone             

                                             Alors que les amuseurs publics du réchauffement climatique, les fossoyeurs du bien commun et adeptes de la croissance verte, auront encore une fois tenté de noyer le poisson à la conférence de Doha, l’élévation du niveau de la mer pourrait se révéler deux à trois fois plus importante que prévu au cours de ce siècle, indique une étude publiée par le Conseil national de la recherche américain confirmantd’autres prévisions présentées en mai dernier à Oslo. L’élévation pourrait, selon ces recherches, atteindre de 8 à 23 com d’ici 2030 et de 50 à 1,40 m d’ici à 2010.
Les experts américains se sont penchés sur des estimations des Nations unies et les ont mises à jour avec de nouvelles données concernant l’état de la calotte glaciaire, dont la fonte serait responsable de l’accélération de la montée du niveau des océans.

Dans leur étude, les chercheurs prévoient une montée des eaux tout autour du globe allant de 8 à 23 cm d’ici 2030, par rapport au niveau de 2000, de 18 à 48 cm d’ici 2050, et de 50 cm à 1,40 m d’ici 2100. Cette dernière estimation est nettement plus grande que celle avancée par le Groupe d’experts des Nations unies sur l’évolution du climat (GIEC) dans leur rapport de 2007. A l’époque, le Giec avait tablé sur une hausse de 18 à 59 cm d’ici la fin du XXIe siècle.

Cette étude est complétée ces jours-ci d’une autre venant confirmer l’accélération de la fonte de l’Antarctique ouest.

Selon ces travaux également américains, publiés lundi 24 décembre dans la revue Nature Geoscience, cette région du grand inlandsis s’est réchauffée de 2,4 °C depuis 1958, devenant l’une des zones les plus sensibles au changement climatique en cours.

Le réchauffement s’y produirait environ trois fois plus vite que la moyenne relevée sur l’ensemble du globe au cours de la même période. Ces résultats spectaculaires suscitent l’attention, car la calotte de glace est, dans cette région, réputée fragile. Sa dégradation pourrait conduire à une élévation importante du niveau marin. Notre résultat suggère que le réchauffement estival continu de l’Antarctique occidental pourrait perturber le bilan de masse de la calotte glaciaire, explique David Bromwich (université d’Etat de l’Ohio, Etats-Unis). La région pourrait ainsi contribuer à l’augmentation du niveau de la mer encore plus qu’elle ne le fait déjà. »

Au cours des vingt dernières années, l’ouest de l’Antarctique a perdu en moyenne 65 milliards de tonnes de glace par an.

Cette année avait vu le record de fonte de la calotte Arctique battu en septembre dernier, on pensait jusqu’ici l’Antarctique à l’abri d’une fonte du même ordre. Ces deux études montrent malheureusement qu’il n’en est rien. 

En cette année fin d’année maudite, buvons à la marée montante, à la gloire du tourisme de masse, aux digues inutiles, à Venise, à la santé des populations du Bengladesh qui verront leurs terres et leurs pieds disparaître à jamais.

A celle des baleiniers japonais qui voguent en ce moment vers l’Antarctique pour tenter d’exterminer la dernière baleine.   

 

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LE CHARBON, L’ENERGIE DE DEMAIN

Posté par provola le 27 décembre 2012

Co2, il carbone pronto a superare il petrolio entro dieci anni sarà la prima fonte energeticaCo2, il carbone pronto a superare il petrolio entro dieci anni sarà la prima fonte energetica

                                A tous les béni-oui-oui du green washing, à tous les adeptes du développement durable, à tous les fidèles de la croissance douce, je veux rappeler les dernières perspectives rendues publiques en terme de répartition des différentes sources d’énergie d’avenir, celles-ci venant ensevelir définitivement les rêves d’une croissance verte. Que nous indiquent ces chiffres ?  Tout simplement que le charbon va bientôt redevenir, dans à peine dix ans, la principale source d’énergie sur la planète, devant le pétrole, ce qui représente une sorte de bras d’honneur adressé à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le seau d’anthracite à remplir le poêle, les tas de coke au fond de la cour, les volutes de fumées qui vous emplissent les poumons durant  le voyage en train, les mains noires, les gueules et  les façades repeintes de suie, ces images semblaient avoir disparu du paysage, emportées dans l’eau sale du vingtième siècle et pourtant la voracité de la croissance mondiale n’aura eu de cesse de les remetre au goût du jour.

Dans son étude, l’AIE (Agence internationale de l’Energie) s’est  penchée sur l’évolution du marché du charbon dans les cinq ans à venir. Conclusion : en 2017, la consommation de charbon devrait représenter 4,32 milliards de tonnes équivalent pétrole, tout près des 4,4 milliards de l’or noir.

« La part du charbon dans le bouquet énergétique mondial continue de progresser chaque année, et si aucun changement n’est fait aux politiques actuelles, le charbon rattrapera le pétrole d’ici une décennie », avertit la patronne de l’organisation basée à Paris, Maria van der Hoeven.

La Chine à elle seule consommera la moitié du charbon global, l’Inde un quart. Mais toutes les régions du monde connaitront un regain d’intérêt pour l’énergie du 19 ème siècle. Toutes ? Non, sauf les Etats-Unis lancés comme un chien fou sur leurs réserves de gaz de schiste ou le Canada en glissade incontrôlée sur leurs sables bitumineux de la pire espèce.

N’ allez pourtant pas croire que les deux pays émergents que restent la Chine et l’Inde seront alors les seuls pollueurs, ces deux pays sont simplement devenus nos principaux fournisseurs, grâce au fait que nous ayons fermé nos usines pour que celles-ci soient en réalité remplacées par les leurs, la pollution que nous n’avons plus à produire directement dans des usines à peu près propres est en fait produite au centuple à cause de l’utilisation de l’énergie la moins chère, le charbon.

Tout ceci sans compter la gabegie énergétique résultant du transport de marchandises sur des distances toujours plus importantes.

Actuellement, le charbon est la source d’énergie de 40% de la production mondiale d’électricité et de 70% de la production d’acier. Il est responsable de 43% des émissions de CO2, soit 12.5 milliards de tonnes par an.

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LES PAVÉS DE SORTIE EN 2015

Posté par provola le 8 décembre 2012

                           

Les négociations de la "Cop 18" se terminent vendredi 7 décembre à Doha.

                                     La Conférence de Doha sur le changement climatique  ressemble à s’y méprendre aux nombreuses autres qui l’ont précédée, sans résultats, sans espoir, sans intérêt. Kyoto, Copenhague, Durban, les grand-messes succèdent aux débats de la dernière chance, les bonnes intentions remplacent les succès reportés et les faux-semblants. D’ailleurs les acteurs de cette série de seconde zone sont toujours les mêmes, des climatologues sincères, des représentants de gouvernements corrompus jusqu’à la moelle par les lobbies industriels et pétroliers, des écolos bon chic bon genre persuadés de servir à quelque chose à l’échelle du temps. Pourtant rien en change, ou plutôt si, les Etats Unis qui ne se sentent pas concernés par l’enfumage général, la Russie qui lance son Pipe Line South Stream pour envahir l’Europe avec son gaz, le Canada avec son sable bitumineux, l’Australie avec ses immenses réserves de charbon déversées vers la Chine, tous les grands absents de Doha nous jouent la comédie sempiternelle, laissant se dérouler la mascarade des bons sentiments.

Il n’est déjà plus question à Doha de 2013, mais de 2020, vous verrez en 2020, on s’y mettra tous, laissez nous le temps de nous refaire la cerise, le monde est en crise , il faut relancer la machine, les usines, le transport, le commerce, le business comme on dit, laissez encore un peu cracher les cheminées, crever les océans, laissez-nous produire du plastique, des portables, du poisson en boîte, des arbres en polyéthylène, des nounours en mousse de polyuréthanne, des écrans plasma, et surtout des merdes inutiles à grande valeur ajoutée, vous savez ce qu’on appelle la valeur hors coût, ce qui vous fait gagner un maximum de pognon. Tout en fait ce qui permet de payer les pantins qu’on envoie dans le grandes conférences et qui s’en reviennent fiers du devoir accompli. Ces plantes grasses et bedonnantes qui se planquent derrière l’immensité de la tache alors que leurs commanditaires ont en fait des intérêts contraires à la volonté affichée.

Au milieu de cette cacophonie habituelle et de débats de plus en plus techniques, on aura retenu le cri de douleur du négociateur philippin Naderev Saño, dont le pays a été frappé par un typhon meurtrier, qui a rappelé l’enjeu de discussions qui semblent souvent en totale déconnection avec la réalité: « Je lance un appel au monde entier, aux dirigeants du monde entier, ouvrez vos yeux et regardez la réalité en face. Je parle au nom des centaines de personnes qui ont péri dans la tragédie qui nous frappe, c’est un retour brutal à la réalité pour ma délégation, sur la réalité du changement climatique »

La France y est aussi allée de sa langue de bois, flairant bon l’occasion de se contruire une stature internationale, le pouvoir soi-disant de gauche a confirmé sa candidature à l’organisation de la prochaine conférence climat de l’ONU devant se tenir en 2015, c’est ce qu’a confirmé Fabius le charlot du réchauffement, le pape du sang contaminé. La candidature française avait déjà été annoncée par Hollande précédemment. Bon Dieu faites que la prochaine aie réellement lieu à Paris … J’invite toutes les bonnes volontés, tous les parents qui ont envie de laisser un monde vivable à leurs enfants de se tenir dès à présent prêts à faite péter la chape de plomb de la fameuse croissance, à faire exploser la rhétorique du PIB, à faire valser les immobilistes du pouvoir d’achat, de la télé réalité , et du commerce dominant.

Si la prochaine négociation a lieu ici, à Paris, en 2015, elle ne devra pas se tenir à la tribune feutrée d’une conférence bidon mais dans la rue, le débat ne devra pas concerner quelques envoyés spéciaux faisant bonne figure face aux caméras complices mais englober l’ensemble d’une population responsable, enfin consciente des enjeux climatiques. Paris 2015 doit être le cauchemar des gaziers, des pétroliers, des plastiqueurs, des vendeurs de merdes, des schisteux, des atomieux, et pourquoi pas des remplisseurs de paradis fiscaux, ce qui revient souvent aux mêmes.

L’idée chers amis, est de carrément pourrir le concert de musique classique qu’imagine certainement notre gouvernement à la recherche de la croissance perdue et de le transformer en un meeting citoyen, en un rock and folk des familles destiné à rameuter les consciences.

Les caméras seront braquées de ce coté-ci, ne perdons pas l’occasion de prendre le manche avant que les branquignoles ne s’emparent à nouveau du balais. Du pain sur la planche pour les CRS, ce qui est toujours bon pour l’activité du pays et la croissance en général. A refaire les routes, nettoyer les trottoirs, refaire les vitrines, réparer les pare-brise, soigner les bobos.

A remplacer les pavés parisiens par des pavés chinois bien moins chers que leurs homologues.

D’ici-là: 36-37

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LES MESSES INUTILES

Posté par provola le 29 novembre 2012

                         

                           Conférence de Doha sur le réchauffement climatique, conférence sur la transition énergétique, les titres ronflants succèdent aux proclamations de bonnes intentions, de toutes parts, le développement durable est devenu le porte drapeau de la mondialisation, la verte attitude est la dernière trouvaille à la mode pour vendre plus de saloperies à trois balles.

La logique de tout ce foutoir inutile se résume en trois mots: ne rien changer.

Un record d’émissions de gaz à effet de serre à été de nouveau battu en 2011, en contradiction des résolutions jamais abouties de Kyoto, 34 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, sans compter les émissions de méthane et de peroxyde d’azote toujours en augmentation exponentielle. Si la tendance actuelle se poursuit, on s’attend à une hausse du  rejet mondial de CO2  de l’ordre de 20% à l’horizon 2020, à plus de 40 milliards de tonnes. D’ors et déjà les prévisions d’une hausse de températures globales de 2% à la fin du siècle semblent hors de portée, on parle à présent de 4 degrés.

Pendant que l’ on discute dans les hémicycles , les couloirs et les assemblées, on continue de forer, de creuser, d’explorer, partout de manière à dénicher la moindre goutte de pétrole, la plus petite poche de gaz de schiste. Jusqu’à retourner l’océan arctique jusqu’alors préservé, jusqu’à polluer à jamais les sous-sols et les nappes phréatiques.

Alors que le gouvernement lance à grand renfort de publicité sa contribution pour la planète, appelée pompeusement transition énergétique, on laisse la porte ouverte aux recherches d’éventuelles richesses enfouies sous nos pieds, on n’ose à peine évoquer la fermeture d’un réacteur nucléaire sur les 58 que compte notre parc. La soi-disant gauche ne fera pas mieux, pas plus que feu le Grenelle de l’environnement dont les bonnes intentions disparurent comme neige au soleil.

Quand l’Europe se targue d’avoir été une pionnière dans la prise en compte des quotas de CO2, celle-ci continue de fermer ses usines et de délocaliser ce qui contribue à l’accroissement des émissions dues aux transports et permet de refiler aux autres la patate chaude des émissions. Du strict point de vue environnemental, la mondialisation est un non-sens total, les produits sont fabriqués en Asie, grâce au pétrole du Golfe, ils sont ensuite expédiés partout sur une planète qui est devenue une autoroute à containers. Les routes maritimes vues depuis nos satellites ressemblent à des écrans de fumée, les trainées nuageuses dues aux passages des avions modifient le cycle des saisons.

Tant que nous nous laisserons enfumer par les terroristes du développement durable, par les Claude Allègre, qui partagent avec les lobbies industriels des intérêts évidents, qui vivent dans l’illusion que nous nous en sortirons par le progrès technologique et la croissance verte, nous trouverons des raisons à notre inaction, à notre apathie consumériste.

Tant que les gauches sociale-démocrates se prosterneront face à ces Nicolas Hulot garants des intérêts d’ Ushuaia cosmétiques, ces All Gore, ces usurpateurs de la voiture électrique, de l’écran plat, des aéroports de Notre Dame des Landes ou d’ailleurs, la droite restera à la manœuvre, le libéralisme continuera d’empirer les conditions d’existence d’une partie toujours plus importante de l’humanité.

Les 35 millions d’ habitants de la planète possédants la moitié des richesses mondiales, soit 0,5 % de la population vont continuer de vouloir accumuler, de mettre à l’abri leur descendance pour des centaines de générations, de bunkériser les paradis fiscaux, de se moquer des ravages du réchauffement climatique, au bord d’une piscine climatisée, à 50 degrés à l’ombre, au beau milieu de la Vallée de la Mort.

La voie de la rédemption est connue, elle passe par un partage équitable des richesses et par l’asthénie consumériste; ce qui a tout l’air, en plus, de ressembler à la vie bonne. Nous n’échapperons pas à notre bonheur.

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NEW-YORK: LE VRAI CATACLYSME

Posté par provola le 31 octobre 2012

Ecco New York sommersa, dalle sue emissioni

                                             Voici ce que produit la ville de New York comme quantité de gaz à effet de serre en 24 H, dont l’accumulation dans l’atmosphère produit du réchauffement climatique et donc des bouleversements dans l’équilibre des masses gazeuses. Il n’est pas à exclure que l’ouragan Sandy qui vient de balayer le nord-est des USA soit une des conséquences de notre mode de vie toujours plus incompatible avec la pérennité des conditions de la vie sur la planète.  

Tout ceci ne ressemble-t-il pas en définitive à un juste retour des choses, les éléments climatiques venant perturber l’isolante marche en avant de l’économie globalisée ? Le fait que New-York soit touchée est un pied de nez à cette ville symbole de la croissance infinie.  

La pyramide bleue ici représentée visualise de manière brutale chaque tonne de CO2 (figurée par une sphère de 10 m de diamètre, en réalité, le volume approximativement rempli par cette quantité de gaz) produite et évaporée dans l’atmosphère, dont l’amoncèlement atteint après une seule journée la hauteur de l’Empire States building. New York produit deux tonnes de CO2 par seconde.

Au bout d’une année de production la colline devient une montagne d’environ 8000 m d’altitude, soit une production de 54 millions de tonnes de CO2: http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DtqSIplGXOA

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Mme Christiane Taubira, Garde des Sceaux: LIBÉREZ PIERRE-EMMANUEL NEUROHR !

Posté par provola le 27 octobre 2012

Mme Christiane Taubira, Garde des Sceaux: LIBÉREZ PIERRE-EMMANUEL NEUROHR !

 

 

            L’écologiste Pierre-Emmanuel Neurohr est le premier détenu climatique de France. Il a été mis en examen le 7 septembre 2012 et incarcéré à la prison de la Santé pour avoir tenté d’empêcher un avion de décoller de Roissy le 5 septembre. Son action symbolique était non violente. Il s’est simplement placé sur la piste, devant l’avion, avant d’être rapidement arrêté. C’est la cinquième fois en trois mois que Pierre-Emmanuel Neurohr proteste ainsi, « à mains nues », toujours pacifiquement, contre l’usage de ces machines responsables d’émissions massives de CO2 qui contribuent à détruire irrémédiablement le climat de la planète. Son procès a eu leu le 18 septembre dernier, il risque désormais une condamnation à cinq ans de prison ferme. Pierre-Emmanuel Neurohr, homme de conviction, fondateur du Parti de La Résistance, est un prisonnier politique, son procès sera d’abord celui de l’hypocrisie d’une société prodigue en discours vertueux mais dont la cécité et la passivité face au réchauffement climatique peuvent s’avérer criminelles pour les générations futures. Si la rhétorique utilisée par Pierre-Emmanuel Neurohr, dont l’usage du terme de « génocide », n’est pas partagée par tous les signataires, nous savons cependant que les faits sur lesquels il s’appuie pour justifier son action, sont, eux, indiscutables. L’avion est effectivement le mode de transport dont l’impact sur le climat est le plus destructeur dans le court terme. Pierre-Emmanuel Neurohr n’est pas un délinquant, encore moins un criminel, c’est un militant non violent, c’est pourquoi les arguments avancés par le Parquet pour justifier son incarcération, notamment le « risque encouru par les usagers » en cas de nouvelle intrusion, sont dépourvus de fondements, nous exigeons donc sa libération immédiate !

(Photo de Martin Leers)

 

Voir l’action de Pierre Emmanuel Neurohr :http://www.youtube.com/watch?v=eyVZbraoUDk

 

Copie de la lettre adressée le 18 octobre 2012 par Pierre-Emmanuel Neurohr à Madame Taubira, Garde des Sceaux

Madame la Ministre,

Je suis un citoyen. Je suis accusé d’aucune violence. Je ne suis accusé d’aucun vol. Pour le dire de manière un tant soit peu positive, je suis un citoyen pacifique et honnête.

J’écris ces mots depuis la cellule 104 de la prison de la Santé, à Paris, où je suis enfermé depuis un mois et demi. Dans des conditions que l’on peut, sans craindre d’exagérer, qualifier de « mauvais traitements »1.

De quoi suis-je accusé ? D’une part, d’avoir découpé un grillage de jardin, seule description qui vaille pour la « chose » qui entoure l’aéroport Charles-de-Gaulle2. Passons, par respect pour l’intelligence des lecteurs. D’autre part, de m’être positionné en face d’un avion afin de le bloquer.

Il se trouve qu’à part faire dans la pyromanie, il n’y rien de plus destructeur du climat de la terre que la machine appelée « avion ». Il se trouve que, bien évidemment, la destruction du climat de la planète aura pour conséquence un génocide, du fait des sécheresses extrêmes que la communauté scientifique prévoit pour dans à peine une quinzaine d’années, dans le monde entier3.

Il se trouve que le système climatique étant ce qu’il est, pour empêcher ce crime, il faut agir maintenant.

Jusqu’à présent, aucun procès ne m’a envoyé en prison, les juges comprenant bien qu’ils avaient en face d’eux un citoyen pacifique et honnête ? Qu’à cela ne tienne. Une juge d’instruction a décidé de faire la justice à elle seule. Une juge d’instruction me maintient en prison depuis un mois et demi, et elle vient de me refuser une nouvelle demande de mise en liberté déposée par mon avocat4.

Une juge d’instruction qui sachant que je ne suis accusé d’aucune violence, a commencé à évoquer en face de moi et de mon avocat, éberlués, les attentats du 11 septembre 2011 et le terrorisme irlandais. Face à un tel manque de discernement, on hésite entre le rire et l’effroi. Une juge d’instruction qui pense que les journalistes ayant assisté à ma dernière action non violente « sont en réalité des complices » car ils m’encourageraient à agir5.

Une juge d’instruction qui a décidé de me faire subir une expertise psychiatrique…

Une telle juge d’instruction est visiblement incapable de juger sereinement. C’est pourquoi, afin de me battre contre l’injustice que représente mon emprisonnement depuis un mois et demi, afin de recouvrer ma pleine liberté, je commence aujourd’hui une grève de la faim.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

Pierre-Emmanuel Neurohr

1. Je suis emprisonné depuis un mois et demi, 23 h sur 24 à quatre dans 12 m2 ; depuis un mois et demi, je n’ai pas pu voir ni mon amie ni quiconque, alors que je croise en « promenade » des trafiquants de drogue qui ont obtenu leur droit de visite au bout de quinze jours., etc…
2. Il semblerait que le PDG d’Aéroport de Paris soit plus intéressé par son lourd salaire que par la sécurité du site.
3. « Droughts, a review », Aiguo Dai, National Center for Atmospheric Research
4. C’est un secret de polichinelle que la décision de la juge d’instruction détermine fondamentalement celle du juge de la liberté et des détentions.
5. Madame Herlaut, document 24.9.2012. N’étant pas à une contradiction près, elle écrit dans la phrase suivante que ce sont mes « convictions » qui me « conduisent à enfreindre les injonctions » de l’autorité judiciaire…

 

Prison avec sursis requise contre Pierre Emmanuel Neurohr pour des intrusions à Roissy

Mis à jour le 26.10.12 

Une peine de prison avec sursis et des jours amende ont été requis vendredi devant la cour d’appel de Paris contre Pierre-Emmanuel Neurohr, un militant écologiste jugé en appel pour avoir tenté à quatre reprises d’empêcher des avions de décoller à Roissy pour dénoncer la «destruction du climat».

Il avait été notamment condamné à deux reprises à trois mois de prison avec sursis en première instance, par le tribunal correctionnel de Bobigny. L’avocate générale a requis une peine de jours amende qui soit supérieure à une première peine de 90 jours amende à 12 euros dont il avait déjà écopé pour l’une de ses premières intrusions. S’il était effectivement ainsi condamné, il devrait payer la somme qui lui serait réclamée sous peine d’avoir à purger une peine de prison.

Décision le 30 novembre

Le prévenu comparaissait détenu, car il a été placé sous mandat de dépôt après sa mise en examen pour sa cinquième tentative de bloquer un avion en trois mois, le 5 septembre. Le crâne rasé et chemise turquoise, Pierre-Emmanuel Neurohr, 44 ans, a répété qu’un seul vol transatlantique représente pour un passager l’émissions de la tonne et demie de C02 annuelle qu’il conviendrait de ne pas dépasser selon les études scientifiques qu’il invoque.

«Je souhaite tranquillement écrire un livre sur ces questions», a-t-il déclaré. Ce qui a amené l’avocate générale à souligner qu’il semble vouloir revenir à un combat «avec des armes licites», «qui j’espère ne l’amènera plus devant un tribunal».

Selon son avocat, Alexandre Faro, il a commencé il y a huit jours une grève de la faim à la maison d’arrêt de la Santé où il est détenu. Il est «cassé» par la détention, a-t-il ajouté, expliquant par ailleurs que son client a renoncé à tenter de perturber la circulation des avions. La cour a mis sa décision en délibéré au 30 novembre.

 

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WHO CARES ?

Posté par provola le 5 octobre 2012

                       

 

WHO CARES ?  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE corail_mort

                                                         Décidément, l’Humanité n’en rate pas une. Non contents de réduire la banquise à peau de chagrin, de transformer les glaciers himalayens en lacs d’eau douce, de brûler les dernières forêts primaires, de rendre l’eau de mer de plus en plus acide, de transformer les océans en poubelle à ciel ouvert, de vider les piscines de plutonium dans la Grande Bleue, de rendre l’air des grandes villes irrespirables à coups de particules fines, de trouer la couche d’ozone, de massacrer des dizaines d’espèces animales en voie de disparition, de vider sous-sols de leurs ultimes hectolitres d’hydrocarbures, nous voilà attachés à détruire l’une des merveilles de notre monde désormais au bord de l’asphixie, je veux parler de la Grande Barrière de corail. 

Les rapports alarmants se succèdent depuis quelques années sur l’avenir du plus vaste ensemble corallien au monde, qui s’étire sur 2 000 km au large du Queensland, sur la côte Est de l’Australie. Celui publié par les scientifiques de l’AIMS et de l’université de Wollongong a surpris par l’ampleur des dégâts décrits. Le document compile 2 258 études réalisées sur 214 récifs entre 1985 et 2012. Selon ses conclusions, en vingt-sept ans, la couverture corallienne de la région a diminué de moitié, passant de 28 % à 13,8 %. « La perte de la moitié de la couverture corallienne originelle est une source de grande préoccupation car elle est synonyme de perte d’habitat pour des dizaines de milliers d’espèces », évalue le rapport.

Pire, le rythme du déclin s’accélère depuis 2006, la couverture corallienne pourrait encore diminuer de moitié au cours de la prochaine décennie. 

Mes amis Caroline et Jean-Paul à Tahiti depuis 5 ans et plongeurs invétérés ont déjà noté une dégradation importante autour de l’ile de la situation du corail caractérisée par un blanchiment systématique des coraux autrefois munis de couleurs vives. Rendez-vous compte, je parle d’une évolution en quelques années, pas en quelques siècles et tout cela passe inaperçu ou presque alors que les préoccupations premières restent pour la multitude le cours de l’or noir ou la marque de la dernière paire de pompes de Cristiano Ronaldo. 

 L’Australie a admis ce mercredi,  sa « négligence » dans la préservation de la Grande Barrière de corail. Une étude publiée mardi a révélé que le plus vaste ensemble corallien du monde avait perdu plus de la moitié de ses prairies de coraux en moins de trois décennies sous l’effet combiné des cyclones, de la prédation d’étoiles de mer invasives attirées par les rejets de nitrates d’origine agricole et du changement climatique.

« J’imagine que l’étude a fait l’effet d’une onde de choc dans beaucoup de foyers » en Australie, a déclaré le ministre de l’environnement, sur un plateau de la chaîne publique ABC. Le gouvernement de centre-gauche aux affaires a pris des mesures de conservation, mais « il ne fait aucun doute qu’il y a eu des négligences depuis des décennies », a-t-il ajouté.

Alors que je discutais du réchauffement climatique avec un collègue australien, celui-ci m’expliqua tout simplement que pour lui, comme pour la plupart de ses concitoyens d’ailleurs, il y  avait de l’argent à se faire encore durant une trentaine d’années sur son île et cela grâce aux énormes réserves de charbon et de minerais qui selon lui sont le véritable « poumon » de l’économie du pays. 

En guise de conclusion, face à mes inquiétudes sur l’agravation de la situation environnementale, il me répondit:

« The global warming ? Who cares ? »

« Le réchauffement climatique ? On s’en fout « 

 

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DES NOUVELLES DU FRIGO

Posté par provola le 21 septembre 2012

                              Ce doit être une idée fixe chez moi, mais que voulez vous, notre folie collective n’aura de cesse de me tarauder l’esprit jusqu’à mon dernier souffle. Le spectacle de cette Bérézina des temps modernes provoquée par la plus incroyable des volontés suicidaires de notre histoire est à pleurer. Le record de la fonte de la banquise, depuis que des relevés sont réalisés, vient à nouveau d’être battu le 16.09.2012 dans l’indifférence générale. Témoignons sans plus aucune illusion de pouvoir arrêter le thermomètre à plus 2 degrés d’ici la fin du siècle. 

time seriesextent map cartes du NSIDC 

 

DES NOUVELLES DU FRIGO dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 20070918_vs_20120916-350x516  les zones en noir montrent les surfaces perdues par la banquise depuis le précédent record datant de 2007

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