TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N’EST PAS BON SIGNE

Posté par provola le 16 juin 2017

Une étude alarmante vient d’être publiée par des climatologues américains qui travaillent sur le réchauffement climatique en Antarctique. Elle souligne les inquiétantes fontes de glace à l’ouest du continent austral, marquées par des chutes de pluie

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.

Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.

Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.

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(Nombres de jours, en Janvier 2016, où la surface était en train de fondre, observé par satellite. Crédit : Julien Nicolas, The Ohio State University)

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.

Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.

L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.

Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.

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Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.

La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »

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Réchauffement climatique: du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique

Posté par provola le 3 juin 2017

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d'illustration)

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d’illustration) – Mario Hoppmann-AFP

Un nouveau signe alarmant du réchauffement climatique. Avec la fonte du permafrost au pôle nord, du gaz hilarant est relâché dans l’atmosphère. Un gaz particulièrement dangereux pour la planète.

Du gaz hilarant au pôle Nord. Si la nouvelle peut prêter à sourire, elle est pourtant inquiétante. Du protoxyde d’azote, également appelé gaz hilarant, emprisonné dans le permafrost, est libéré par la fonte des glaces polaires, révèle une étude scandinave publiée fin mai dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2

Présent dans le pergélisol, ce sol censé être gelé en permanence, ce gaz N2O relâché dans l’atmosphère est une bien mauvaise nouvelle pour le climat: il a un pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2, le dioxyde de carbone. Et pourrait concerner un quart du sol de l’Arctique.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont prélevé seize échantillons de permafrost en Laponie finlandaise. Puis ils ont réchauffé en laboratoire. Selon eux, le phénomène est d’autant plus important dans les zones dénuées de végétation.

« Les plantes absorbent l’azote du sol et réduisent le stock disponible pour la production de protoxyde d’azote, a expliqué la chercheuse Carolina Voigt, interrogée par la chaîne australienne ABC. Les plantes sont donc très efficaces pour réduire les émissions de protoxyde d’azote. »

« Les premiers signes du réchauffement dans l’Arctique »

Les chercheurs craignent que le permafrost dégelé n’émette autant de protoxyde d’azote que les forêts tropicales, dont la déforestation est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre.

L’Arctique est souvent considérée comme un miroir des effets du réchauffement climatique. L’évaluation Swipa du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, fruit d’une collaboration de 90 scientifiques du monde entier, a signalé que le réchauffement de l’Arctique était plus rapide et plus dévastateur que prévu.

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Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880

Posté par provola le 28 mai 2017

La NASA (>>) et la NOAA (>>) viennent de mettre en ligne leur bilan climatologique mensuel mondial. Et ce mois d’Avril 2017 se résume comme étant le second plus chaud sur l’ensemble du globe depuis 1880 ! L’anomalie par rapport à la normale (période 1951-1980) s’élève entre +0.88 et +0.90°C, à peine en deçà du record… d’Avril 2016 (entre +1.06 et +1.07°C selon les deux institutions).
Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE cycle_1783

Anomalie de température mensuelle mondiale depuis 1880 – NASA

 

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Anomalie de température mondiale en Avril depuis 1880 – NOAA

 

Malgré quelques contrastes notamment du côté du Canada, de l’Europe orientale et de l’Australie ayant observés des températures légèrement inférieures à la normale, la majorité des régions du globe possèdent une anomalie positive. Les régions proches les plus septentrionales et proches du cercle arctique (Alaska, Sibérie) sont celles dont les températures ont été les plus anormalement élevées (parfois 5° au dessus des normes).
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Répartition de l’anomalie de température (océans + continents) en Avril 2017 - NOAA

 

Les principaux évènements recensés sur la planète au cours du mois d’Avril font pour la plupart référence à ces niveaux de douceur voire de chaleur remarquables.

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Liste des évènements significatifs au cours du mois d’Avril 2017 - NOAA

 

Un bilan qui ne cesse de confirmer l’amplification du réchauffement climatique. En effet, les mois de Février, Mars et Avril 2017 se situent tous au second rang des plus chauds observés en 137 ans de mesure (1880), tous derrière … Février, Mars et Avril 2016 ! En excluant cette année 2017 n’étant pas encore terminée, il est bon de noter que les 5 années les plus chaudes jamais observées à travers la planète l’ont été lors de cette décennie 2010. Seules les années 2011 et 2012 ne font pas parti de ce top 5.

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Anomalie de température mensuelle mondiale – classement des 10 années les plus chaudes - NOAA

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Réchauffement climatique : tous les indicateurs sont au rouge

Posté par provola le 8 mai 2017

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© Mark Ralston, AFP | Hausse des températures, niveau des océans, espèces menacées, fonte des glaces… les indicateurs du réchauffement climatique sont inquiétants.

Texte par FRANCE 

Dernière modification : 05/05/2017

Alors que s’ouvre lundi une réunion de l’ONU, en Allemagne, pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 entre 196 pays, l’ensemble des indicateurs du réchauffement climatiques sont alarmants.

Les 196 pays signataires de l’accord de Paris sur le climat se retrouvent à partir de lundi 5 mai, à Bonn, en Allemagne, pour négocier la mise en œuvre de ce pacte. Hausse des températures, de la concentration en CO2, montée des eaux, recul des glaces : les indicateurs clés du réchauffement planétaire sont plus alarmants que jamais. Tour d’horizon.

Records de chaleur

>> À lire aussi : Nouveau record pour la température moyenne mondiale en 2016

La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le 21e siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

La banquise recule

>> À voir : Arctique, ça chauffe au pôle Nord !

En Arctique, l’étendue de la banquise estivale a été en 2016 la 2e plus réduite jamais enregistrée (4,14 millions de km2, après celle de 2012). Dans certaines régions de Russie, la température était supérieure de 6 à 7°C à la normale.

À l’autre bout de la Terre, au sud, en Antarctique, la banquise a perdu au printemps austral (novembre) près de 2 millions de km2 par rapport à la moyenne des 30 dernières années : elle était de 14,5 millions de km2 en 2016, de 16,35 millions entre 1981 et 2010.

La concentration des gaz à effets de serre augmente, les émissions de CO2 stables

>> À lire : Les émissions mondiales de CO2 stagnent pour la deuxième année de suite

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016. Pour la première fois, en 2015, la concentration de C02, le principal GES, a dépassé durant les 400 ppm (parties par million) à l’échelle du globe, et la tendance se poursuit.

Pour avoir la meilleure chance de limiter la hausse de la température à 2°C, et ainsi contenir les plus graves impacts du réchauffement, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en parties par million).

Les émissions de GES issues des énergies fossiles devaient être stables en 2016 pour la 3e année consécutive, un progrès inédit, et lié aux efforts de la Chine, mais encore insuffisant, selon le bilan des scientifiques du Global Carbon Project. Les chercheurs sonnent en outre l’alerte sur un boom inexpliqué du méthane, au pouvoir plus réchauffant que le CO2.

Hausse continue du niveau des océans

>> À lire sur Les Observateurs : À Saint-Louis, la montée des eaux engloutit les maisons du littoral

Le niveau des océans continue à monter. Selon une étude récente, le phénomène, que l’on pensait graduel jusqu’alors, semble même s’accélérer : le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à la période 1993-2004.
Cette hausse risque de s’intensifier, à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groënland).

La hausse est plus rapide en certains points, notamment du Pacifique et de l’océan Indien.

Recrudescence des évènements météorologiques extrêmes

>> À lire : Phénomènes extrêmes au menu de 2017 selon l’ONU

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur, indique une étude de l’OMM.
Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations, et autres ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue, selon une étude d’après laquelle « ces 37 dernières années, les typhons ayant frappé l’est et le sud-est de l’Asie ont gagné 12 à 15 % d’intensité ».

Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

Dérèglement  : les  dans l’œil du cyclone av @Hindououmar   http://f24.my/1jb3v3U  via @FRANCE24 

Photo published for Dérèglement climatique : les femmes dans l’œil du cyclone - France 24

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Réchauffement climatique : l’effrayant scénario d’une Terre sans glace

Posté par provola le 22 avril 2017

Imaginez un monde sans glace, où les seules chances de voir de l’eau gelée sont très au nord, durant des hivers particulièrement rudes. Et même dans ces lieux-là, elle fond très vite. Plus de calottes polaires, de glaciers ni de neiges éternelles. Dans ce monde-là, on peut aller au Pôle Nord à la nage, et l’Antarctique est couverte de forêts.

Le niveau de la mer est bien au-dessus de ce que nous connaissons aujourd’hui, entre 50 et 100 mètres de plus. Il n’y a pas d’isthme pour relier l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord. L’Afrique est un continent insulaire. L’Inde est séparée du continent asiatique, une grande partie de l’Europe du Sud (Italie, Balkans, Grèce…) est isolée par un bras de mer. Le Royaume-Uni est réduit à un chapelet de petites îles. En France, les hautes terres pyrénéennes sont des plaines côtières, et tout l’ouest est sous l’eau. La température moyenne de la planète est tropicale : 30 degrés, à comparer aux 13 et quelques enregistrés en 2016, pourtant une année record.

Une soudaine augmentation du gaz carbonique

Cette description pourrait ressembler au scénario d’un mauvais film de science-fiction. C’est pourtant une réalité… du passé. Celui de la Terre d’il y a 56 millions d’années, 10 millions après que la chute d’un météore ait provoqué l’extinction des dinosaures. Les spécialistes nomment cette période « PETM », pour « Paleocene Eocene Thermal Maximum », ou maximum thermique du passage Paléocène-Eocène. Elle devait durer quelques dizaines de milliers d’années.

La cause de ce climat exceptionnellement chaud est aujourd’hui identifiée grâce aux relevés géologiques : il s’agit de l’augmentation brutale et rapide du taux de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Une rapidité à l’échelle géologique, bien sûr, tout cela s’est passé en quelques milliers d’années, mais l’événement a provoqué une augmentation des températures de 6 degrés par rapport à la période précédente, déjà chaude.

Pourquoi ce taux de CO² a-t-il augmenté ? Nous n’en sommes pas encore certains, mais l’on évoque la fonte du permafrost qui en aurait dégagé de très grandes quantités dans l’atmosphère.

Le PETM a duré environ 20.000 ans, avant un retour à des températures un peu moins torrides, mais toujours chaudes par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui. Il s’agit là du réchauffement climatique le plus intense que nous ayons identifié dans l’histoire de notre planète. Jusqu’à aujourd’hui. Car si nous sommes loin d’avoir atteint les proportions de gaz carbonique atmosphérique de cette époque reculée, leur augmentation suit pourtant une courbe bien plus raide.

« La vitesse actuelle du changement climatique est hautement inhabituelle »

Le parallèle entre le réchauffement de 56 millions d’années dans le passé et celui que nous connaissons aujourd’hui a été fait à plusieurs reprises par des scientifiques. Aujourd’hui, une nouvelle étude examine dans le détail non seulement le fameux PETM mais l’historique complet de la concentration en carbone de l’atmosphère terrestre depuis 420 millions d’années, limite posée par nos méthodes d’investigation en la matière.

Cette étude anglo-américaine, publiée dans la revue « Nature Communications« , place le climat terrestre dans son contexte : à l’échelle géologique, il a été déterminé à la fois par l’augmentation de la luminosité du Soleil (de la chaleur qu’il nous apporte) et le déclin global du gaz carbonique dans l’atmosphère, l’un compensant l’autre pour nous assurer un climat décent depuis des centaines de millions d’années. Bien sûr, il y a eu des exceptions, comme le fameux PETM où les taux de gaz carbonique ont grimpé pendant quelques milliers d’années, mais sur la durée, la Terre a gardé des températures qui ont permis des alternances entre des périodes de glaciation et des âges interglaciaires sans pour autant se débarrasser de tous les glaciers et calottes polaires.

Aujourd’hui, cependant, l’humanité change la donne. « L’utilisation des combustibles fossiles, si elle ne décroît pas, va nous mener d’ici au milieu du 21ème siècle vers des valeurs de CO2 qui n’ont pas été vues depuis le début de l’Eocène (50 millions d’années) », expliquent les auteurs.

Ces concentrations en gaz carbonique ont fluctué, notent ces scientifiques, passant de 200 parties par million (ppm) durant les âges glaciaires les plus froids à 3.000 ppm pendant les époques les plus chaudes (comme le fameux intermède du PETM). De quoi rassurer les climato-sceptiques qui insistent sur les variations climatiques naturelles de notre planète ? Certainement pas. « S’il y a des preuves que notre climat a fluctué de manière importante dans le passé (la Terre étant actuellement dans une période plus froide), elles montrent aussi que la vitesse actuelle du changement climatique est hautement inhabituelle », expliquent les auteurs de l’étude.

Une situation sans équivalent depuis un demi-milliard d’années

Si l’on prend un scénario sans limitation de gaz à effet de serre, il y aurait un pic de concentration du gaz carbonique dans l’atmosphère à 2.000 ppm, qui se situerait autour de l’année 2250. A ce moment-là, en prenant en compte que le rayonnement solaire est plus puissant que dans le passé, on se retrouverait avec une situation climatique comparable à celle du début de l’Eocène.

Si le CO2 continue à croître davantage durant le 22ème siècle, et que l’humanité finit par brûler l’ensemble des réserves de charbon, de gaz et de pétrole de la planète, nous arriverions à 5.000 ppm de concentration de CO2.  »Non seulement le changement climatique serait plus rapide que tout ce que la Terre a connu depuis des millions d’années, mais le climat qui existerait serait alors sans équivalent naturel, autant que nous puissions en juger, au moins depuis 420 millions d’années », précise le professeur Gavin Foster, de l’université de Southampton (Angleterre), auteur principal de l’étude.

Dans les débats sur le changement climatique, on s’intéresse rarement à ce qui pourrait se passer au-delà de ce siècle, comme si seules les conséquences à court et à moyen terme avaient vraiment de l’importance, comme si les générations de nos arrière-arrière-petits-enfants et suivantes n’avaient une existence que théorique. Et pourtant…

Si les efforts entrepris notamment à la COP21 pour contenir les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas couronnés de succès, nous pourrions bien sûr en subir directement les conséquences dans les dizaines d’années qui viennent, avec des températures en hausse, des phénomènes météorologiques plus dévastateurs et la désertification de certaines régions du globe. Mais cela signifierait également que le 22ème siècle, à quelques générations d’écart, pourrait voir une Terre bien différente, peut-être proche de celle d’il y a 56 millions d’années. Une Terre sans glace ?

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Réchauffement climatique : la banquise hivernale arctique de 2017 était la plus petite jamais observée

Posté par provola le 27 mars 2017

http://www.futura-sciences.com/planete/videos/rechauffement-climatique-banquise-hivernale-arctique-2017-etait-plus-petite-jamais-observee-4547/

Comme on peut le voir dans cette vidéo de la Nasa, l’expansion de la banquise hivernale a atteint sa plus grande extension le 7 mars 2017. La surface de mer couverte de glace fut alors la plus basse jamais mesurée lors d’un maximum saisonnier. Les zones grises plus foncées traduisent une couverture glacée plus fine qu’ailleurs, donc plus fragile. La banquise estivale, fin septembre 2016, était à un niveau très bas. L’hiver a eu ensuite du mal à s’installer. Aux antipodes, la banquise estivale autour de l’Antarctique était aussi à un niveau historiquement bas.

Début mars 2017, les banquises du pôle Nord et du pôle Sud ont battu leur précédent record d’expansion minimum. C’est du jamais vu depuis les premières mesures par satellites en 1979, et ce n’est pas une bonne nouvelle. « J’étudie l’évolution du climat hivernal dans l’Arctique depuis 35 ans et je n’ai jamais observé ce que nous avons vu ces deux derniers hivers », a déclaré à l’AFP, Mark Serreze, le directeur du NSIDC (National Snow and Ice Data Center).

 

Comme chaque année, dans le cercle arctique, c’est vers la fin de l’hiver que les glaces ont conquis le maximum de surface de mer, c’est-à-dire vers la fin février, début mars. À la même période, c’est l’inverse qui se produit autour de l’Antarctique : l’été austral se termine et l’étendue de la banquise atteint alors son minimum. Mais cette année, pour les deux pôles, les indicateurs ont atteint leur minimum historique.

Ainsi, le 7 mars, la banquise arctique recouvrait seulement 14,42 millions de km2 au total. C’est 97.000 km2 de moins que le précédent record de 2015. Aussi, si l’on considère la moyenne de la période de référence 1981-2010, cela représente 1,22 million de km2 de moins.

Aux antipodes, l’Antarctique, où la tendance de ces dernières années était à l’extension de sa couronne de glace, a rétréci jusqu’à un minimum de 2,11 millions de km2, le 3 mars dernier. Le précédent record de 1997 est donc battu avec 184.000 km2 en moins.

Vers un nouveau record de la plus petite banquise estivale

Si les surfaces de mer glacées des deux régions polaires sont cumulées, à cette même période (fin d’hiver donc), on obtient une banquise totale de 16,21 millions de km2. Une valeur en baisse. C’est l’équivalent de la taille du Mexique (2 millions de km2) qui a ainsi disparu par rapport à la moyenne de 1981-2010 (une moyenne déjà plus faible qu’au début du XXe siècle).

En Arctique, comme nous l’avions vu, l’étendue des glaces à la fin de l’été 2016, début septembre, était très basse. Les conditions météorologiques n’ont pas permis à l’hiver de véritablement s’installer les mois suivants. Les températures ont été jusqu’à 3 °C plus élevées que la moyenne, les vents étaient défavorables à l’expansion de la glace, et des tempêtes se sont additionnées pour ralentir la banquise.

Outre ce rétrécissement, c’est aussi l’épaisseur des glaces qui a diminué comme l’ont mesuré des satellites. « Commencer le début de la saison du dégel avec des glaces aussi peu épaisses laisse prévoir la possibilité d’un nouveau record d’étendue minimale de la banquise en septembre », estime Julienne Stroeve, une scientifique du NSIDC interrogée par l’AFP.

Comme les surfaces blanches réfléchissent la lumière solaire au contraire des étendues plus sombres des océans libres de glace, la disparition progressive de la banquise ne fera qu’accentuer le réchauffement des eaux, et par conséquent, le réchauffement climatique global.

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CLIMAT : DÉBUT 2017 TEMPÉRATURES TOUJOURS EN HAUSSE

Posté par provola le 21 mars 2017

Les températures planétaires de janvier 2017, tout juste publiées par les équipes scientifiques qui surveillent le climat terrestre, sont assez curieuses. D’abord, elles sont bien élevées.

CLIMAT : DÉBUT 2017 TEMPÉRATURES TOUJOURS EN HAUSSE  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE janvier-2017vs20162015Températures planétaires en janvier 2017, 2016 et 2015

Avec 0,92°C au dessus d’une moyenne climatologique calculée sur la période 1951/1980, janvier 2017 est au dessus de janvier 2015, et au troisième rang des mois de janvier depuis le début de la série des relevés thermométriques planétaires. La carte de ces températures (exprimées en écart à la moyenne climatologique) montre un globe presque partout au dessus de cette moyenne sauf quelques exceptions. Surtout un vaste disque centré sur la Méditerranée où elles sont inférieures, ainsi qu’une zone continentale et océanique centrée sur la côte nord-ouest des Etats-Unis et du Canada.

Du coup, la décennie en cours poursuit sans faiblir la série du réchauffement climatique observé depuis plus d’un siècle. Et surtout celle qui dure depuis le milieu des années 1970 et qui n’a aucune autre explication plausible que l’intensification de l’effet de serre planétaire par nos émissions de gaz à effet de serre.

TsERSST.DecadalMaps dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUELe réchauffement climatique vu par tranche de dix ans.

Un graphique politique

Une autre manière d’en prendre la mesure est de considérer la courbe de ces températures (mesurées à un mètre au dessus des sols sur les continents pour l’air et à la surface des océans pour l’eau) depuis 1880. Le graphique ci-dessous est « politique ». Non que la science y soit biaisée par une fraude quelconque, mais le choix de la période de comparaison – 1880/1920 et non 1951/1980 – fait explicitement référence à la Convention Climat de l’ONU. Celle-ci, dans les décisions de sa Conférence des parties (COP-21) tenue à Paris en décembre 2015 a fixé l’objectif de ne pas dépasser les 2°C de plus qu’avant l’ère industrielle, et même de se rapprocher le plus possible des 1,5°C, selon la demande des pays les plus vulnérables au changement climatique. Ce que dit cette présentation, c’est que l’objectif le plus ambitieux est déjà totalement hors de portée, et que les 2°C exigent des décisions beaucoup plus fortes que celles prises lors de cette COP.

globalT_1880-1920baseEvolution de la température planétaire en écart la moyenne 1880/1920 (GISS, NASA).

Glaces en recul

Le climat planétaire de ce début d’année 2017 montre un autre trait frappant. Celui d’un spectaculaire recul d’une partie de la cryosphère terrestre, la banquise. Ou plus exactement les banquises, celles de l’Arctique et de l’Antarctique.

Pour l’Arctique, les glaciologues sont désormais habitués, depuis son observation quotidienne par satellites depuis 1979, à enregistrer une tendance nette à la diminution de sa surface.

monthly_ice_01_NH_v2.1L’évolution de la banquise arctique en janvier depuis 1980 vue par satellites.

En revanche, la banquise de l’Antarctique ne montrait nulle tendance à se rétracter, avec même des phases de croissance ces dernières années. L’année 2016 a montré une rupture nette, dont il est beaucoup trop tôt pour dire s’il s’agit d’une fluctuation naturelle déconnectée du réchauffement planétaire où une conséquence de ce dernier.

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Un mystère dans le Pacifique tropical

Il y a toutefois quelque chose de curieux dans la carte des températures de janvier 2017. Si l’on compare cette carte avec celle de janvier 2016, nettement plus chaude avec un écart de 1,13°C au dessus de la moyenne, il apparaît que la cause de cette différence notable se situe essentiellement dans le Pacifique tropical où l’on distingue une longue « langue » rouge, signe d’un El Niño particulièrement intense (attention, il faut fortement corriger son impression visuelle des rapports de surface entre les zones tropicales et les hautes latitudes, la représentation cartographique choisie surdimensionne ces dernières).

Où est donc le « curieux » de l’affaire ? En ce que le très fort El Niño de 2015 et 2016 n’a pas donné suite comme souvent mais pas systématiquement, à une Niña toute aussi forte, un phénomène responsable d’un coup de froid sur l’indicateur de température planétaire. Comme l’indique le graphique ci-dessous.

Msla_nino34_StzdF6L’oscillation ENSO (El Niño southern oscillation) vue à travers la hauteur de la mer au centre du Pacifique tropical.

Pour l’instant, l’oscillation ENSO ne se conduit pas selon la métaphore souvent utilisée par les océanographes pour l’expliquer : celle d’une balançoire. Après le très vigoureux El Niño des deux dernières années, on s’attendait plutôt à une forte Niña. Or, pour l’instant, le Pacifique est dans des conditions dites « neutres », ni l’un ni l’autre. Mais surtout, les prévisions des océanographes sont non seulement plus en faveur d’une poursuite de cette neutralité mais la seconde option qu’elles privilégient n’est pas une Niña mais un Niño.

%C3%A9ventail-des-pr%C3%A9visions-pour-ENSO-en-2017Prévisions pour ENSO en 2017

Le Pacifique va t-il nous concocter un nouveau mystère dans le fonctionnement d’ENSO ? S’agit-il d’un effet du changement climatique – ENSO est un phénomène dit « couplé » entre la température de surface et profonde du Pacifique tropical et de son interaction avec les vents – qui modifierait déjà le mécanisme qui provoque cette oscillation ? Et compliquerait encore plus sa prévisibilité, alors que se préparer à ses phases extrêmes est crucial pour la pêche au large des côtes andines et pour des millions d’agriculteurs en Amérique et en Asie ou en Australie, ainsi que pour les parades aux pluies diluviennes et aux sécheresses qu’il occasionne.

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LA PRIORITÉ ?

Posté par provola le 7 mars 2017

lhttp://http://www.francetvinfo.fr/monde/russie/video-siberie-l-immense-cratere-de-batagaie-continue-de-s-agrandir-en-raison-du-rechauffement-climatique_2083865.html

Un phénomène qui fait froid dans le dos. Le cratère de Batagai, dans la République de Sakha (Russie), est apparu dans les années 1990 et ne cesse de s’agrandir depuis. Ce trou immense d’un kilomètre de long sur 86 m de profondeur en moyenne subit les effets du réchauffement climatique, selon la BBC (en anglais).

Son apparition en Sibérie est probablement liée à la fonte des glaces et plus précisément à celui du pergélisol (aussi appelé permafrost). Le pergélisol désigne la partie du sol qui est gelé en permanence au moins pendant deux ans. Très sensible au réchauffement climatique, il peut se fissurer et libérer du méthane, rappelle Le Vif. Il recouvre un cinquième de la surface terrestre et jusqu’à 90% du Groenland ou 80% de l’Alaska.

 

Des conséquences problématiques

Pour Frank Günther, chercheur à l’institut Alfred-Wegener à Potsdam qui suit l’évolution du phénomène depuis des décennies, ce trou s’est agrandi de 30 m en un an, durant les années les plus chaudes. Selon lui, il est plus que probable que le cratère va encore se creuser davantage et de plus en plus rapidement avec des conséquences problématiques : le chercheur précise dans De Morgen (en flamand) qu’il y a autant de carbone dans le permafrost que dans l’atmosphère. Une fois libéré, celui-ci est consommé par des microbes qui le transforment en gaz à effet de serre qui vont encore venir réchauffer davantage la planète.

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POLLUEUR PAYEUR

Posté par provola le 28 novembre 2016

 

DETTE ÉCOLOGIQUE

90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre

PAR SOPHIE CHAPELLE 28 NOVEMBRE 2013

Une étude pointe les 90 entreprises qui ont produit le plus de gaz à effet de serre. Les pétroliers Chevron, ExxonMobil, BP et Shell arrivent en tête. Parmi les groupes français, Total et le cimentier Lafarge sont les entreprises qui contribuent le plus aux émissions de CO2 et de méthane.

Deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre accumulées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle sont causées par seulement… 90 entreprises ! Les recherches menées par Richard Heede viennent d’être publiées par la revue scientifique Climatic Change. Cette étude évalue les quantités de CO2 et de méthane liées aux plus grands producteurs privés et publics de pétrole brut, de gaz naturel, de charbon et de ciment. « 90 sociétés sur la liste des principaux émetteurs ont produit 63 % des émissions mondiales cumulées de méthane et de dioxyde de carbone entre 1751 et 2010, soit environ 914 milliards de tonnes d’émissions de CO2 »relève The Guardian, qui a répertorié ces 90 entités sur une infographie interactive. A l’exception de sept entreprises productrices de ciment, ce sont toutes des compagnies énergétiques produisant du charbon, du pétrole et du gaz.

Les cinq premières entreprises privées sont les géants pétroliers américains Chevron (3,5 % des émissions) et ExxonMobil (3,2 %), la britannique BP (2,4 %), la néerlandaise Shell (2,1 %) et l’entreprise américaine ConocoPhillips (1,1 %). Elles représentent à elles seules 12,5 % des émissions ! Les entreprises françaises ne sont pas en reste : Total arrive au 7ème rang des plus gros pollueurs du secteur privé avec 0,8 % des émissions. Du côté des cimentiers, on compte le groupe français Lafarge.

 

L’étude rappelle également que la moitié des émissions de ces 90 « gros émetteurs » ont été rejetées depuis 1986, ce qui montre à quel point l’utilisation des combustibles fossiles s’est accélérée ces trois dernières décennies. Selon Greenpeace« les analyses de R. Heede permettent d’identifier qui sont les pollueurs qui doivent réduire leurs émissions et s’engager à ne pas extraire les ressources jusqu’ici non exploitée ».

Au rythme actuel, le monde va épuiser en 30 ans son « budget carbone », c’est-à-dire la quantité de dioxyde de carbone qu’il peut émettre avant d’entrer dans la zone de danger des 2°C de réchauffement, a prévenu le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en septembre dernier. « Il sera bientôt trop tardestime le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Nos modes de consommation sont incompatibles avec la santé de la planète ». Laisser les hydrocarbures dans le sol pour éviter le chaos climatique n’était pourtant pas à l’ordre du jour des dernières négociations climat qui se sont achevées à Varsovie le 23 novembre. « Tout ce qu’on a, ce sont des cacahuètes », a lâché le négociateur du Bangladesh.

Sophie Chapelle Basta

Photo : CC Graeme Maclean

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NOTRE RÉFRIGÉRATEUR EN PANNE, C’EST GRAVE DOCTEUR ?

Posté par provola le 23 novembre 2016

Que se passe-t-il en Arctique ? Au mois de novembre, la banquise, en pleine nuit polaire, a l’habitude de s’étendre après le minimum estival. En 2016, voilà du jamais-vu : par endroits, elle a continué à se rétracter. Et pour cause : par moments, les températures ont remonté. La courbe ci-dessous, publiée par l’Institut météorologique danois, montre en effet des hausses au mois de novembre. Dans certaines zones, les températures de l’air mesurées ont atteint -5 °C, au lieu de -25 habituellement à la même date.

Le 21 novembre, la surface de la banquise est descendue à 8,655 millions de kilomètres carrés (données du National Snow & Ice Data Center), ce qui constitue un record pour cette période de l’année. « De telles températures d’octobre et de novembre n’ont jamais été enregistrées en 68 ans de mesures », explique en substance Jennifer Francis, climatologue à l’université Rutgers (États-Unis), dans un article de Climate Central.

En rouge, l'évolution des températures quotidiennes moyennes de l'atmosphère durant l'année 2016 (les nombres « 50 », «100 », etc. indiquent les jours) au-dessus de 80° de latitude nord. La courbe verte est une moyenne de 1958 à 2002. © DMI

 

En rouge, l’évolution des températures quotidiennes moyennes de l’atmosphère durant l’année 2016 (les nombres « 50 », «100 », etc. indiquent les jours) au-dessus de 80° de latitude nord. La courbe verte est une moyenne de 1958 à 2002. © DMI

Une météorologie inhabituelle explique en partie cette anomalie en Arctique

« C’est aussi lié à des eaux de mer très chaudes et une circulation atmosphérique qui a favorisé dans certains secteurs des vents de sud » explique, dans un post Facebook, Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et co-présidente du groupe de travail n° 1 du Giec.

L’année 2016 avait commencé avec des températures élevées, en particulier en Arctique. Comme nous le rappelions (Réchauffement climatique : fonte record de la banquise arctique en 2016), Walt Meier, du Nasa Goddard Space Flight Center, rapportait des observations réalisées au printemps dernier depuis l’espace et qui permettent d’estimer « l’âge » de la glace, en d’autres termes de distinguer la glace de l’année formée durant le dernier hiver et celle qui a survécu à l’été précédent.

La proportion des deux donne une idée des mécanismes de gel et de fonte à l’échelle de l’année et à celle de la banquise arctique. Les résultats montraient que les épaisseurs de « vieille glace » étaient plus faibles qu’à l’ordinaire. Dans le milieu polaire, 2016 finit donc comme elle a commencé.

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Réchauffement climatique : fonte record de la banquise arctique en 2016 (MAJ)

Posté par provola le 5 novembre 2016

« Au fil des années, nous observons que les glaces les plus âgées ont tendance à disparaître de la banquise arctique. » C’est ce que nous apprend aujourd’hui Walt Meier, un spécialiste de la question au Nasa Goddard Space Flight Center de Greenbelt (États-Unis). Pourquoi cette observation revêt-elle autant d’importance ? Parce que les glaces les plus âgées se trouvent aussi être les plus épaisses et, par conséquent, les plus solides.

En effet, chaque hiver, de la glace se forme sur la banquise arctique. L’épaisseur de cette couche est comprise entre environ un et deux mètres. Chaque été, une partie de cette glace fond et la partie qui survit à l’été gagne en épaisseur l’hiver suivant. Elle peut ainsi atteindre entre trois et quatre mètres. De quoi la rendre plus résistante et moins soumise aux caprices de la météo.

Dans les années 1980, 20 % de la glace qui constituait la banquise arctique avait plus d’un an, contre seulement 3 % aujourd'hui. Sur ces photos, plus la glace est ancienne, plus elle apparaît blanche. © Nasa's Goddard Space flight Center/Jefferson Beck
Dans les années 1980, 20 % de la glace qui constituait la banquise arctique avait plus d’un an, contre seulement 3 % aujourd’hui. Sur ces photos, plus la glace est ancienne, plus elle apparaît blanche. © Nasa’s Goddard Space flight Center/Jefferson Beck

La glace ancienne de la banquise fond

Si Walt Meier est aussi catégorique, c’est qu’il s’appuie sur des mesures réalisées notamment par des satellites micro-onde passifs. Ceux-ci permettent d’enregistrer les émissions thermiques de la banquise et de suivre, à la trace, les blocs de glace qui la constituent. Car la glace de la banquise ne demeure pas immobile. Elle vogue au gré des vents.

Ainsi, la banquise a toujours perdu une partie de sa glace ancienne lorsque celle-ci s’échappait de l’océan Arctique. Toutefois, aujourd’hui, la glace ancienne ne s’échappe plus. Elle fond littéralement sur place, fragilisant l’ensemble de la banquise et la laissant encore un peu plus à la merci du réchauffement climatique.

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C’est officiel, le réchauffement climatique est devenu totalement irréversible

Posté par provola le 23 octobre 2016

National Oceanic and Atmospheric Administration

 

 

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), un tournant dans l’histoire et un point de non-retour puisqu’avec ce seuil atteint, le réchauffement climatique devient totalement irréversible. Ces niveaux de concentration du carbone ne diminueront plus.

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), et « tout nous porte à croire que cette valeur ne diminuera pas, ni avant la fin de l’année, ni… jamais » peut-on lire dans un billet de l’Institut d’océanographie Scripps, basé sur la surveillance hebdomadaire des niveaux de CO2, par l’Observatoire de Mauna Loa à Hawaii.

Cela fait déjà quelques années que nous savons que si la concentration de carbone dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm, il s’agirait là d’un seuil critique, un point de non-retour nous faisant entrer dans une période où le réchauffement climatique deviendrait totalement irréversible. Ce seuil a été atteint pour la première fois en 2012 dans la région Arctique et trois ans plus tard, pour la première fois, la concentration de carbone dans l’atmosphère s’est maintenue au-dessus de 400 ppm pendant un mois entier.

Pour les experts, ces niveaux de concentration du carbone ne descendront plus, puisque selon la nature cyclique de l’évolution de la concentration de CO2 observée à Mauna Loa, c’est aux environs de septembre de chaque année que les niveaux de CO2 sont au plus bas. Pour cette année, le point le plus bas de la courbe indique 401 ppm.

L’accord de Paris qui a résulté de la COP21 vise à lutter contre les effets des changements climatiques avec des objectifs précis, notamment maintenir des températures moyennes globales en dessous d’un niveau critique correspondant à +1,5°C au-dessus des moyennes pré-industrielles. Seulement, les 60 pays qui ont ratifié l’accord ne sont responsables que de 47,76% des émissions mondiales de carbone. Ainsi, les conséquences à prévoir sont les suivantes :

Extinction de masse : Le taux d’extinction est aujourd’hui 1000 fois plus rapide qu’avant l’apparition de l’Homo sapiens moderne. Selon la WWF, ce sont 10 000 espèces qui s’éteignent chaque année, et la liste des espèces en danger critique s’allonge de jour en jour. À ce rythme là, en 2050, c’est un quart des espèces vivantes qui pourraient être éteintes.

Rupture de la chaîne alimentaire : Il s’agit là d’une conséquence directe des extinctions de masse, le déséquilibre permanent des chaînes alimentaires avec un effet domino incontrôlable. Exemple en Arctique, où l’augmentation de la température des océans (+7° en 50 ans) impacte le développement des algues marines, privant ainsi les populations de zooplancton, morues, phoques et ours polaires de nutriments essentiels.

Élévation du niveau des eaux : La fonte des glaciers entraîne la montée du niveau de la mer, redessinant lentement mais sûrement les littoraux. Une migration de masse vers l’intérieur des terres est à prévoir avec, d’ici 2100, plus de 13 millions de personnes qui devront se déplacer. Le processus a d’ailleurs déjà commencé dans certaines régions du monde, notamment dans l’Océan Pacifique. Pour les experts, même si nous parvenons à stopper la hausse des températures, ce phénomène ne pourra lui pas être arrêté.

Acidification des océans : L’excès de CO2 dans notre atmosphère, ce sont les océans qui l’absorbent, provoquant une diminution de leur PH et donc leur acidification. Un phénomène déjà responsable de l’extinction d’écosystèmes marins entiers, notamment les coraux, en grande souffrance, ce qui va là aussi déséquilibrer de manière forte et irréversible les écosystèmes océaniques.

Source : climatescrippsmotherboard

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PAS DE QUOI SE MARRER

Posté par provola le 4 octobre 2016

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), un tournant dans l’histoire et un point de non-retour puisqu’avec ce seuil atteint, le réchauffement climatique devient totalement irréversible. Ces niveaux de concentration du carbone ne diminueront plus.

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), et « tout nous porte à croire que cette valeur ne diminuera pas, ni avant la fin de l’année, ni… jamais » peut-on lire dans un billet de l’Institut d’océanographie Scripps, basé sur la surveillance hebdomadaire des niveaux de CO2, par l’Observatoire de Mauna Loa à Hawaii.

Cela fait déjà quelques années que nous savons que si la concentration de carbone dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm, il s’agirait là d’un seuil critique, un point de non-retour nous faisant entrer dans une période où le réchauffement climatique deviendrait totalement irréversible. Ce seuil a été atteint pour la première fois en 2012 dans la région Arctique et trois ans plus tard, pour la première fois, la concentration de carbone dans l’atmosphère s’est maintenue au-dessus de 400 ppm pendant un mois entier.

Pour les experts, ces niveaux de concentration du carbone ne descendront plus, puisque selon la nature cyclique de l’évolution de la concentration de CO2 observée à Mauna Loa, c’est aux environs de septembre de chaque année que les niveaux de CO2 sont au plus bas. Pour cette année, le point le plus bas de la courbe indique 401 ppm.

L’accord de Paris qui a résulté de la COP21 vise à lutter contre les effets des changements climatiques avec des objectifs précis, notamment maintenir des températures moyennes globales en dessous d’un niveau critique correspondant à +1,5°C au-dessus des moyennes pré-industrielles. Seulement, les 60 pays qui ont ratifié l’accord ne sont responsables que de 47,76% des émissions mondiales de carbone. Ainsi, les conséquences à prévoir sont les suivantes :

Extinction de masse : Le taux d’extinction est aujourd’hui 1000 fois plus rapide qu’avant l’apparition de l’Homo sapiens moderne. Selon la WWF, ce sont 10 000 espèces qui s’éteignent chaque année, et la liste des espèces en danger critique s’allonge de jour en jour. À ce rythme là, en 2050, c’est un quart des espèces vivantes qui pourraient être éteintes.

Rupture de la chaîne alimentaire : Il s’agit là d’une conséquence directe des extinctions de masse, le déséquilibre permanent des chaînes alimentaires avec un effet domino incontrôlable. Exemple en Arctique, où l’augmentation de la température des océans (+7° en 50 ans) impacte le développement des algues marines, privant ainsi les populations de zooplancton, morues, phoques et ours polaires de nutriments essentiels.

Élévation du niveau des eaux : La fonte des glaciers entraîne la montée du niveau de la mer, redessinant lentement mais sûrement les littoraux. Une migration de masse vers l’intérieur des terres est à prévoir avec, d’ici 2100, plus de 13 millions de personnes qui devront se déplacer. Le processus a d’ailleurs déjà commencé dans certaines régions du monde, notamment dans l’Océan Pacifique. Pour les experts, même si nous parvenons à stopper la hausse des températures, ce phénomène ne pourra lui pas être arrêté.

Acidification des océans : L’excès de CO2 dans notre atmosphère, ce sont les océans qui l’absorbent, provoquant une diminution de leur PH et donc leur acidification. Un phénomène déjà responsable de l’extinction d’écosystèmes marins entiers, notamment les coraux, en grande souffrance, ce qui va là aussi déséquilibrer de manière forte et irréversible les écosystèmes océaniques.

Source : climatescrippsmotherboard

 

 

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L’ESBROUFE CONTINUE, COP21 : l’Union-européenne-se-met-accord-pour-ratifier-accord-paris

Posté par provola le 30 septembre 2016

Les ministres de l’environnement des Vingt-Huit, convoqués en conseil extraordinaire vendredi matin, se sont entendus sur une procédure de ratification accélérée. Il faudra encore un vote du Parlement européen, mardi 4 octobre. « L’Europe se rapproche de son rendez-vous avec l’histoire des négociations climatiques » s’est réjouie Ségolène Royal, présidente de la COP21La ratification de l’UE sera ainsi acquise sans attendre que chacun des Vingt-Huit ait ratifié le texte dans son propre pays.

En effet, à ce jour seuls six Etats membres (AllemagneAutricheFranceHongrieMalteSlovaquie) ont achevé leur processus de ratification. Deux autres doivent le faire d’ici au 7 octobre (Portugal et Grèce) et quatre pour la mi-octobre puis sept à la fin d’octobre, c’est-à-dire avant la conférence sur le climat de Marrakech, la COP22. La procédure est inédite.

Les pays européens ont autorisé, vendredi 30 septembre, à Bruxelles, la ratification de l’accord de Paris sur le climat, ont annoncé la ministre française de l’environnement, Ségolène Royal, et le président du Conseil européen, Donald Tusk

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LES RECORDS DE TEMPÉRATURE TOMBENT LES UNS APRES LES AUTRES

Posté par provola le 15 septembre 2016

Août 2016 a été le mois d’août le plus chaud jamais enregistré. Le onzième mois consécutif à battre un record de températures élevées depuis les relevés modernes.

Pour le Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, la température en août dernier a été supérieure de 0,16 °C à celle d’août 2014 qui constituait jusqu’à présent le mois d’août le plus chaud en 136 ans de mesure des températures.

C’est également 0,98 °C de plus que les températures moyennes du mois d’août entre 1951 à 1980 ; une période de référence choisie pour constater les conséquences du réchauffement climatique. Selon une récente étude, le réchauffement climatique aujourd’hui observé serait apparu en 1830 avec pour origine l’activité humaine.

La Nasa précise se baser sur l’analyse des données de 6 300 stations météorologiques disséminées dans le monde, des instruments de mesure sur des bouées et navires, et des stations de recherche en Antarctique. Les résultats associent ainsi des mesures sur terre et à la surface des océans.

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LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE DATE DE 1830

Posté par provola le 26 août 2016

Selon une étude internationale publiée dans Nature, le réchauffement serait apparu bien plus tôt que les estimations avancées à ce jour. Le climat serait plus sensible aux variations de gaz à effet de serre qu’on ne le pensait.

Depuis 1750, fin de l’ère préindustrielle, la température moyenne à la surface du globe s’est élevée de 1°C. Quand le phénomène a-t-il débuté? Jusqu’alors, la plupart des estimations reposaient sur des données instrumentales, à savoir des mesures directes de température, dont les premiers relevés datent de la fin du 19 ème siècle.

Sur la base de ces données tardives, il est communément admis que la planète n’a commencé à se réchauffer qu’au début du 20ème siècle. A tort, rétorquent 25 chercheurs du consortium international «Past Global Changes 2K» (PAGES 2K), selon qui le phénomène serait né il y a environ 180 ans, dans la foulée de la révolution industrielle.

Dans leur copieuse étude publiée mercredi 24 août, les experts ont remonté, sur les 500 dernières années, les données paléoclimatiques les plus fiables, scrutant coraux et sédiments marins (pour les océans), cernes d’arbres, spéléothèmes et carottes glaciaires (pour les continents). Objectif: déterminer l’instant auquel ces données s’écartent de la variabilité interannuelle de température, qui définit ainsi l’émergence du réchauffement.

Un processus précoce et asynchrone

Résultat, ce phénomène serait apparu aux environs de 1830. En premier lieu dans l’Arctique, où les chercheurs datent de 1831 les premiers écarts avec la variabilité interannuelle, et dans les océans tropicaux (entre 1828 et 1834). «C’est un résultat assez inattendu: le climat s’avère beaucoup plus sensible aux gaz à effet de serre (GES) qu’on ne le pensait», observe Marie-Alexandrine Sicre, directrice de recherche au laboratoire LOCEAN de l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL, Paris, UPMC/CNRS/IRD/MNHN) et co-auteure de l’étude.

Autre enseignement de l’étude, le réchauffement n’apparaît pas simultanément partout. Après l’Arctique et les océans tropicaux, il apparaît, deux décennies plus tard, dans les zones terrestres de l’hémisphère nord (Amérique du Nord, Europe et Asie, entre 1847 et 1852), avant de s’étendre au début du 20ème siècle à celles de l’hémisphère sud (Australasie et Amérique du Sud, entre 1896 et 1904).

Exception notable, l’Antarctique, où les données ne révèlent toujours pas la présence du réchauffement. Ce qui pourrait s’expliquer par la circulation circumpolaire: ces remontées d’eaux océaniques froides agiraient, pour l’instant, comme une barrière.

Arctique et Antarctique aux antipodes

Du fait de la lenteur de la circulation circumpolaire, «de quelques décennies à quelques siècles», «les eaux n’ont pas encore pu pomper toute la chaleur» liée au réchauffement climatique, bien que celle-ci soit absorbée à 90% par les océans, explique Guillaume Leduc, chercheur au Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (Cerege, Aix-en-Provence, université Aix-Marseille, CNRS, IRD), co-auteur de l’étude.

À l’inverse, l’Arctique, qui a eu la primeur du réchauffement, devrait sa réactivité au phénomène d’amplification thermique qui y sévit: avec la fonte de la banquise polaire, de couleur claire, la lumière solaire est moins réfléchie, la mer emmagasinant toujours plus de chaleur.

Au nord comme au sud, c’est bien l’élévation des GES qui est responsable de l’émergence du réchauffement. Et non d’autres phénomènes tels qu’un retour au calme volcanique, suite à la série d’éruptions qui ont émaillé le petit âge glaciaire (début du 14ème siècle-fin du 19ème siècle), dont celle du Tambora (Indonésie) en 1815, à l’origine d’un net refroidissement mondial au cours des années suivantes: sans hausse des GES, l’accalmie volcanique ne permet pas d’expliquer la hausse thermique survenue depuis 1830.

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Quelles conséquences pour les prévisions du réchauffement futur? «Cela ne change pas grand-chose à notre compréhension de l’effet de serre, le forçage radiatif est quelque chose de connu et d’archiconnu: l’étude montre juste que le système climatique est extrêmement sensible au CO2, plus qu’on ne le pensait», explique Guillaume Leduc. D’un intérêt majeur pour la recherche en climatologie, ces données ne remettent pas en cause la trajectoire de réchauffement attendue, ajoute Marie-Alexandrine Sicre.

D’autres auteurs de l’étude entrevoient derrière ces travaux une lueur d’espoir: «d’une certaine manière, c’est un message vraiment positif car cela suggère que le système climatique peut répondre très rapidement à de petits changements de gaz à effet de serre», notamment à de légères réductions d’émissions, commente ainsi Nicholas McKay, climatologue à la Northern Arizona University, dans un communiqué de la plateforme internationale de recherche Future Earth.

Moins optimiste, Guillaume Leduc trouve au contraire que «ce n’est pas une très bonne nouvelle de voir que le climat est à ce point sensible au CO2, alors que nous ne sommes pas du tout sur une trajectoire de réduction […] Ce serait plutôt une nouvelle raison de s’alarmer et de réagir en urgence».

D’autant que le réchauffement, au-delà de sa sensibilité inattendue au CO2, est un phénomène à retardement: même en stoppant net les émissions, «on en aurait pour plusieurs décennies de réchauffement, et même plusieurs siècles, voire plusieurs millénaire, de montée du niveau de la mer», observe le chercheur.

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Climat : juillet 2016 nouveau record

Posté par provola le 22 août 2016

Carte écart température juillet 2016

La série des mois records de chaleur planétaire s’est poursuivie en juillet. C’est ce qu’annonce l’équipe Nasa/Université Columbia de New York. Avec un écart à la moyenne calculée sur la période 1951/1980 de 0,83°C, juillet 2016 détient le nouveau record du mois.

La carte de ces écarts à la moyenne montre une planète où presque toutes les régions sont nettement plus chaudes que la référence climatologique, à l’exception d’une large partie de l’Antarctique et d’une petite zone en Arctique de l’Est. L’Océan Pacifique tropical contribue toujours à cette série bien que le phénomène El Niño qui a boosté l’indice de température planétaire depuis un an et demi a pris fin comme le montre cette animation (cliquer sur l’image pour la lancer) où l’on voit petit à petit les zones colorées en rouge et orange disparaître au large des côtes péruviennes.

El Niño a pris finPour les océanographes, après 15 mois consécutifs où les conditions requises pour parler d’un Niño étaient réunies, elles ne le sont plus (ici, un tableau de l’histoire du phénomène depuis 1950).

(Ajout le 17/08) : De son côté la NOAA, le service météorologique et océanographique des Etats-Unis d’Amérique vient de publier ses propres chiffres,tout à fait cohérents avec ceux de la Nasa. Pour la NOAA, juillet 2016 est également le 15ème mois consécutifs de records de températures dans une série qui remonte sur 137 ans et précise que la température planétaire du mois de juillet est« supérieure de 0,87°C à la moyenne du 20ème siècle » pour ce mois. C’est aussi, note la NOAA le 379ème mois consécutif a se situer au dessus de la moyenne du 20ème siècle, le dernier en date ayant affiché une température inférieure étant décembre 1984.

Climat : juillet 2016 nouveau record dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE Juillet-2016-NOAA

 

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Réchauffement climatique : les tristes records de l’année 2015

Posté par provola le 5 août 2016

RÉCHAUFFEMENT. Les températures, la montée des eaux et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records l’an dernier, faisant de 2015 la pire année de l’histoire moderne pour une série d’indicateurs clé, révèle un rapport international de référence publié mardi 2 août 2016. Recul des glaces, sécheresse, inondations… c’est un sombre portrait de la Terre que dresse ce rapport annuel sur l’état du climat (« State of the Climate »), un document de 300 pages auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier. « Plusieurs marqueurs, comme les températures au-dessus des terres et à la surface des océans, le niveau de la montée des mers et les émissions de gaz à effet de serre ont battu des records établis juste l’année précédente », soulignent ces scientifiques. « Clairement, le rapport sur 2015 montre non seulement que les températures sur la planète augmentent, et que tous les symptômes qui y sont liés s’aggravent aussi », a dit Thomas Karl, directeur de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA).

Réchauffement climatique : les tristes records de l'année 2015 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 15389936

Une évolution qui devrait se confirmer cette année, puisque les six premiers mois de 2016 ont été de loin les plus chauds sur le globe, selon de récentes données des climatologues de la Nasa. Le phénomène météorologique El Nino, particulièrement vigoureux en 2015, a « exacerbé » la tendance au réchauffement l’an dernier, ajoutent les experts. « Sous l’effet combiné d’El Nino et d’une tendance à long terme au réchauffement, la Terre a enregistré des records de chaleur pour la seconde année consécutive. »

« 2016 va facilement surpasser cette marque », anticipe Jessica Blunden, de la NOAA.s

Les concentrations de trois des principaux gaz à effet de serre – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont « atteint de nouveaux sommets en 2015″, indique le rapport, qui s’appuie sur des dizaines de milliers de relevés tirés de nombreuses bases de données indépendantes. A Hawaï, sur le volcan de Mauna Loa, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) a enregistré en moyenne annuelle « la plus forte augmentation depuis le début des relevés il y a 58 ans ». Sur l’ensemble de la planète, le CO2 a frôlé la limite symbolique de 400 parties par million (ppm) en 2015, atteignant 399,4 parties par million (ppm), soit une hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014. Et « 2016 va facilement surpasser cette marque », anticipe Jessica Blunden, de la NOAA.

Le niveau des eaux a atteint son plus haut point, avec quelque 70 millimètres de plus que la moyenne enregistrée en 1993. Il monte graduellement autour de la Terre, avec une poussée d’environ 3,3 millimètres par an, selon le rapport, mais la hausse est plus rapide en certains points du Pacifique et de l’océan Indien. Et cela risque d’accélérer dans les prochaines décennies, à mesure que les glaciers et les calottes glaciaires fondront, menaçant la vie de millions d’habitants sur les côtes.

L’année 2015 a aussi été marquée par une saison des pluies plus abondante que la moyenne qui a provoqué de graves inondations. Des sécheresses sévères ont également frappé, affectant des superficies presque deux fois plus importantes en 2015 que l’année précédente (14%, contre 8% en 2014).

Recul des glaciers pour la 36e année consécutive

Zone particulièrement sensible au changement climatique, l’Arctique a continué de se réchauffer. « La température à la surface des terres de l’Arctique a retrouvé les niveaux enregistrés en 2007 et 2011, soit des records depuis le début des relevés au début du XXe siècle, avec une augmentation de 2,8 degrés Celsius depuis cette époque », selon les scientifiques. A l’inverse, les températures ont été plus froides dans l’Antarctique. Partout dans le monde, le recul des glaciers dans les massifs de type alpin s’est poursuivi pour la 36e année de suite.

Les eaux plus chaudes ont, elles, aggravé la propagation d’algues qui a affecté l’été dernier une importante zone du Pacifique nord, allant de laCalifornie jusqu’en Colombie-Britannique (Canada), avec des « effets significatifs sur la vie marine, les ressources côtières et les habitants qui dépendent de ces ressources ».

La saison des ouragans dans l’Atlantique a été particulièrement modérée pour la deuxième année de suite, là encore en grande partie affectée par El Nino, bien que le nombre de cyclones tropicaux « ait été bien au-dessus de la moyenne globalement ».

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RECORD APRES RECORD: mai 2016 a lui aussi battu un record

Posté par provola le 20 juin 2016

Mai 2016 fut le mois de mai le plus chaud jamais enregistré. Pour la NOAA, cela fait 13 mois de suite que la température globale est plus élevée que les précédents records, et 8 mois pour la Nasa. Depuis 370 mois consécutifs, la température globale est supérieure ou égale à la période de référence 1951-1980.

Le 18/06/2016

Carte des anomalies de températures, en degré Celsius, à la surface du globe terrestre (terres et océans) relevées en mai 2016. Le centre des États-Unis, le sud de la l’Amérique du Sud et une partie de la moitié sud de l’Afrique furent plus froids que la moyenne, au contraire de la Scandinavie, l’Alaska, l’ouest du Canada, l’Australie, l’Antarctique, etc., qui furent beaucoup plus chauds. © Nasa, GISSCarte des anomalies de températures, en degré Celsius, à la surface du globe terrestre (terres et océans) relevées en mai 2016. Le centre des États-Unis, le sud de la l’Amérique du Sud et une partie de la moitié sud de l’Afrique furent plus froids que la moyenne, au contraire de la Scandinavie, l’Alaska, l’ouest du Canada, l’Australie, l’Antarctique, etc., qui furent beaucoup plus chauds. © Nasa, GISS

Il y a quelques jours, on apprenait qu’en mai 2016, le taux de concentration dans l’atmosphère du dioxyde de carbone (CO2), gaz à effet de serre, avait franchi le seuil symbolique des 400 parties par million (ppm) dans une des régions les plus reculées du globe où il est mesuré, en l’occurrence l’île d’Amsterdam, au sud de l’océan Indien. Autrement dit, ce niveau déjà dépassé dans l’hémisphère nord au cours de l’hiver 2012-2013 est désormais planétaire. Avant l’ère industrielle, le taux de concentration n’était que de 280 ppm.

La température moyenne globale continue d’augmenter et justement, comme le montrent indépendamment les rapports de la NOAA et de la Nasa, le mois de mai 2016 n’est pas en reste.

D’abord, selon la NOAA, il fut plus chaud de 0,02 °C que mai 2015, lequel fut le plus chaud jamais enregistré depuis 1880. Relativement à la moyenne du XXe siècle, la température en surface de mai 2016 fut plus élevée de 0,87 °C. C’est le 13e mois consécutif à afficher une moyenne supérieure.

Côté Nasa, le Centre d’études spatiales Goddard a relevé que mai 2016 était plus chaud de 0,93 °C par rapport à la moyenne de la période 1951-1980, confirmant aussi qu’il s’agit d’un nouveau record : 0,07 °C de plus que le précédent.

Les 7 années les plus chaudes avaient une température entre 0,6 et 0,9 °C plus élevée que la moyenne du XXe siècle. Pour les cinq premiers mois de 2016, elles sont toutes supérieures à 1 °C. © NOAA
Les 7 années les plus chaudes avaient une température entre 0,6 et 0,9 °C plus élevée que la moyenne du XXesiècle. Pour les cinq premiers mois de 2016, elles sont toutes supérieures à 1 °C. © NOAA

370 mois de suite qu’il fait plus chaud que la moyenne

Cela fait huit mois à la suite que les valeurs sont beaucoup plus élevées que la période de référence. Les chiffres sont éloquents : depuis octobre 2015, les températures moyennes de la surface du Globe ont toujours été supérieures d’un degré. Avec une mention spéciale à février et mars qui affichent respectivement +1,33 °C et +1,28 °C. Seul mai est en dessous avec +0,93 °C (mais c’est toujours plus que tous les mois de mai mesurés).

Comme l’indique l’agence spatiale : mai 2016 est le 370e mois consécutif où il fait plus chaud que la moyenne de 1951-1980 (la dernière fois qu’il faisait plus froid que la moyenne, c’était en juillet 1985…) ! À ce rythme, l’objectif fixé lors de la COP 21 de limiter le réchauffement à + 2 °C, voire 1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle, sera difficile à tenir

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Quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt. La banquise disparaît, l’Euro préoccupe.

Posté par provola le 11 juin 2016

 

 NASA

 

« D’ici à septembre de cette année, l’Arctique atteindra moins d’un million de kilomètres carrés de glace« , a annoncé un professeur de l’Université de Cambridge. Pire, selon les estimations, pour la première fois depuis plus de 100 000 ans, l’Arctique pourrait devenir libre de glaces.

Les données satellites obtenues par l’US National Snow & Ice Data Centre (Centre national de données sur la neige et la glace des États-Unis) ont montré qu’au 1er juin dernier, il ne restait qu’à peine plus de 11,1 millions de kilomètres carrés de banquise, un chiffre bas comparé à la moyenne des 30 dernières années de 12,7 millions de kilomètres carrés. Une différence qui ne semble pas immense, mais qui l’est bien, puisqu’elle représente 1,5 million de kilomètres carrés, soit environ six fois la surface de tout le Royaume-Uni.

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Pour retrouver trace de l’Arctique à ce point libre de glace, il faut remonter entre 100 000 et 120 000 ans selon les scientifiques. Le réchauffement rapide de la région polaire est lié à des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les « bombes météorologiques », les inondations au Royaume-Uni ou encore les tornades hors-saison survenues aux États-Unis. À cela il faut ajouter le fait que la banquise située au large de la côte nord de la Russie, supposée isoler l’eau sous elle afin de la maintenir froide, n’existe plus durant une bonne partie de l’année, ce qui contribue au réchauffement considérable de la mer dans cette région.

Néanmoins, d’autres scientifiques, s’ils ne réfutent pas les observations, sont tout de même sceptiques sur les dates avancées par le professeur Peter Wadhal. C’est le cas de la professeure Jennifer Francis de l’Université Rutgers (États-Unis), qui a étudié l’impact des changements, observés en Arctique, sur le climat de tout l’hémisphère nord, et qui a estimé que ce phénomène ne se produirait pas avant les années 2030-2050.

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