IL N’EST PLUS TEMPS D’ATTENDRE

Posté par provola le 28 juin 2017

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance
Températures durant la période 2012-2016. L’échelle indique les variations enregistrées par rapport à la température moyenne du globe ((NASA/Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio) )

Un groupe de scientifiques et dirigeants sonne l’alerte : nous n’aurions plus que jusqu’en 2020 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre si l’on veut espérer atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Partager ce contenu

Quelles que soient les bonnes intentions affichées par la quasi totalité de la planète lors de la COP21, l’accord de Paris sur le climat semble avoir du plomb dans l’aile, et pas seulement à cause du retrait des Etats-Unis décidé par le président Trump. Espérer contenir l’augmentation globale des températures à 1,5° par rapport à la moyenne de l’ère pré-industrielle est déjà un objectif difficile. L’accord de Paris vise pourtant cet objectif, et a minima voudrait maintenir cette hausse « nettement en dessous de 2° ».

Certains ne croient pas que cela soit faisable, sauf à prendre des mesures drastiques, et pensent que la cible des 2° serait de la science-fiction si l’on se contentait de ce qui est suggéré par l’accord de Paris, et qu’il faudrait se préparer à un monde difficile approchant les +3° à la fin du siècle.

Aujourd’hui, c’est un groupe de décideurs et de scientifiques, emmenés par Christiana Figueres, vice-présidente de la Convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie, qui alerte la communauté internationale dans un article publié par « Nature ».

Les auteurs ont été rejoints par de nombreux signataires du monde politique, universitaire, mais aussi économique.  Ils affirment que nous n’avons plus que trois ans pour infléchir nos émissions de gaz à effet de serre. Si ces émissions continuaient à augmenter, ou même restaient stables en 2020, il serait alors impossible d’atteindre les objectifs de la COP21. Pourtant, les auteurs de cet appel pensent qu’il est encore possible d’y parvenir… à condition de faire chuter nos émissions d’ici 2020.

Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l’Obs

Six mesures à prendre d’urgence

Pour réussir, six grands objectifs ont été définis :

1- Faire monter le pourcentage d’énergies renouvelables à au moins 30% de la production d’électricité mondiale, ne plus autoriser de centrales à charbon après 2020 et fermer celles qui existent encore.

2- Décarboner les immeubles et les infrastructures dans les villes et les états d’ici 2050. Cela signifie entre autres que les villes fassent passer au moins 3% de leurs bâtiments par an à un mode proche de zéro émissions.

3- Porter à au moins 15% la part des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs, doubler l’utilisation des transports en commun dans les villes, passer à 20% le rendement du carburant des poids lourds et diminuer de 20% les émissions de gaz par kilomètre parcouru pour les avions.

4- Réduire la destruction des forêts et s’engager dans la reforestation. Les émissions actuelles provenant de la déforestation et du changement d’usage des terres ainsi déboisées représentent 12% des émissions annuelles globales. Les réduire à zéro et replanter des arbres, cela veut dire non seulement arrêter les émissions, mais aussi créer des « puits à carbone » (les forêts) pour absorber une partie du gaz carbonique de l’atmosphère. Des pratiques d’agriculture durables sont également recommandées.

5- Accroître l’efficacité énergétique et diviser par deux les émissions de l’industrie avant 2050. Les industries lourdes (aciéries, cimenteries, usines chimiques, pétrole, gaz…) représenteraient en effet plus du cinquième des émissions mondiales de gaz carbonique.

6- Le monde de la finance doit lui aussi faire des efforts. Il doit pouvoir mobiliser mille milliards par an pour les actions en faveur du climat. Les gouvernements et les banques doivent émettre davantage de « green bonds » (les obligations vertes).

« Impossible n’est pas un fait, c’est une attitude »

« Utiliser la science pour guider les décisions et définir les objectifs, » c’est un principe qui hérissera probablement Donald Trump, mais c’est la méthode indispensable pour réussir à combattre le changement climatique. « Les politiques et les actions doivent être basées sur des faits solides, » assurent les auteurs. On est loin des « faits alternatifs »…

Ils citent d’ailleurs en exemple la campagne de communication d’Emmanuel Macron, « Make our planet great again » : « Il a parlé au grand public pour soutenir les scientifiques et invité des chercheurs à venir en France pour aider à accélérer les actions en faveur des accords de Paris. » Un exemple qui serait à suivre le plus largement possible pour informer la société en général, mais aussi le monde économique des enjeux du changement climatique.

Macron répond à Trump sur le climat : « Make our planet great again »

Les auteurs et signataires souhaitent également que les solutions existantes soient démultipliées. « Tous les pays devraient adopter des plans pour arriver à 100% de production d’énergies renouvelables », affirment-ils.

Enfin, ce groupe de scientifiques et de décideurs veut « encourager l’optimisme, » car pour eux « impossible n’est pas un fait, c’est une attitude ». En partageant les solutions qui marchent, on devrait pouvoir les répandre et arriver à des résultats tout en se dotant d’objectifs ambitieux.

A la veille du G20, qui se tient à Hambourg les 7 et 8 juillet, les signataires ont également lancé une « campagne collaborative » pour faire baisser les émissions

La bonne nouvelle : les émissions stagnent

Les signataires de l’appel notent tout de même un point positif : « les émissions de gaz à effet de serre se sont déjà séparées de la production et de la consommation », assurent-ils. Lors des trois dernières années, la production des gaz issus des combustibles fossiles a stagné, ce qui ne s’était produit que trois fois auparavant : au début des années 80, en 1992 et en 2009. Les trois fois, c’était lié à des difficultés économiques. Mais pour la stagnation actuelle, au contraire, « le PIB des principales nations développées et en voie de développement a augmenté d’au moins 3,1% par an ». Il est donc possible de réduire les gaz à effet de serre sans pénaliser l’économie…

Mieux encore, c’est l’économie elle-même qui peut être l’un des moteurs de ce changement. « Nous sommes à un point où nous sommes propulsés en avant par l’attraction du marché et non par la poussée de l’idéologie, » affirme Christiana Figueres. « Nous avons enfin réalisé que ce n’est pas une situation où, soit l’on fait croître l’économie, soit on protège l’environnement. Nous pouvons créer des emplois, recréer des communautés qui ont perdu des emplois (…), et en faisant cela, résoudre le problème du changement climatique. »

« Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte, » déclare Sharan Burrow, secrétaire générale de la confédération syndicale internationale. Pour elle, la lutte contre le changement climatique « créera des emplois, et créera l’espoir. »

1,5° ou 2°, quelle différence ?

On pourrait croire qu’atteindre des niveaux supérieurs à ceux prévus par l’accord de Paris n’est pas si grave que ça, après tout, « nettement en dessous de 2° », c’est assez vague et dans une logique purement « économique » on pourrait se contenter d’un succès modéré. Pourtant, une telle analyse serait loin de la réalité.

L’an dernier, une étude européenne publiée dans le « Journal of Earth System Dynamics » illustrait la différence que représenterait ce petit 0,5 degré. Par exemple, on assisterait à davantage de canicules mortelles, l’influence sur les récoltes seraient bien plus importante, les régions du monde où l’accès à l’eau potable est difficile deviendraient beaucoup plus nombreuses, et cela pourrait représenter la différence entre la vie et la mort pour de nombreux récifs coralliens.

« La différence entre 1,5 et 2°C marque la transition entre la limite haute de la variabilité d’aujourd’hui et un nouveau régime climatique en matière d’extrêmes de chaleur de manière globale, » expliquent les auteurs de cette dernière étude. Ce qui veut dire que les canicules d’aujourd’hui pourraient sembler fraîches en comparaison de ce qui nous attendrait.

Rappelons que nous sommes déjà autour des 1° d’augmentation par rapport au 19e siècle, et qu’on en voit déjà les effets.

Pourquoi 3 ans seulement ?

Pour en arriver à ce chiffre en apparence arbitraire, les signataires de l’article de « Nature » ont effectué des calculs de « budget carbone », évaluant combien d’émissions supplémentaires correspondraient à une augmentation de température donnée. Pour rester au-dessous des 1,5°, ces émissions seraient de 150 gigatonnes et pour se maintenir sous les 2°, dans les 1.500 gigatonnes. Au rythme actuel de 41 gigatonnes par an, on dépasserait la première limite avant 4 ans. Pire, en seulement 15 ans on serait presque à la moitié des quantités nécessaires pour atteindre les fameux 2°. Dans les deux cas, l’accord de Paris est dans le rouge.

C’est pourquoi tous ceux qui soutiennent cet avertissement estiment non seulement que le changement est possible, mais qu’il est souhaitable.

« Nous avons deux voies devant nous » explique Christiana Figueres. « La première, c’est une attaque sur les droits de l’homme, l’accroissement des inégalités et de la pauvreté. L’autre voie mène à des créations d’emplois, à la stabilité, à l’amélioration de la qualité de vie. Nous n’avons pas le choix, nous devons nous occuper du changement climatique, avec tous les bénéfices que cela représente. Il n’est ni logique ni moral de comparer ces deux voies.  »

Jean-Paul Fritz

Jean-Paul Fritz

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

RÉCHAUFFEMENT GLOBAL: MACRON L’USURPATEUR

Posté par provola le 26 juin 2017

Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français 
Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.
Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions 
Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.
Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

EN QUELLE LANGUE FAUDRA-T-IL L’EXPLIQUER ?

Posté par provola le 22 juin 2017

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent
Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les températures ont dépassé des records. (Ralph Freso / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, le mercure a atteint jusqu’à 52° C, un pic de chaleur dangereux pour les habitants.

Partager ce contenu

On se plaint avec nos 38° C ? Une plaisanterie pour les habitants d’Arizona ou de Californie ! Alors qu’une vague de chaleur a envahi la France, et l’Europe ces derniers jours, les Etats-Unis connaissent une canicule d’une tout autre ampleur, et autrement plus dangereuse.

Jusqu’à 52° C

Le 26 juin 1990, le mercure des thermomètres américains grimpait jusqu’à 44° Celsius, un record… Battu à plate couture dans la semaine qui vient de s’écouler. En Arizona ou en Californie, les fortes chaleurs ont désarçonné la population, pourtant habituée dans ces Etats en partie de désertiques au climat extrême.
 

En Arizona, et plus précisément à Phoenix, une ville située en plein désert, la compagnie aérienne American Airlines a été contrainte d’annuler une quarantaine de vols. Ses modèles d’avions, fonctionnels seulement sous un seuil de 48° C, n’ont pas pu décoller.

En Californie, dans la Vallée de la Mort, la température a grimpé jusqu’à 52°  C ce mardi après-midi, une situation que les habitants ont de plus en plus de mal à supporter. Ils l’expriment sur Twitter :

La bien nommée Vallée de la Mort…

Cette « attaque de chaleur » a entraîné la mise en place de mesures particulières pour les habitants (s’hydrater régulièment, limiter ses sorties…). Mais ces précautions ne suffisent plus à protéger la population californienne.

 

Plusieurs coupures d’électricité ont déjà eu lieu en raison de l’utilisation intensive des climatisations. Et des départs de feu ont été répertoriés dans l’Etat, en particulier dans la forêt nationale de San Bernardino.

Quant à la Vallée de la Mort, elle n’a malheureusement jamais aussi bien porté son nom. Selon plusieurs médias américains, 4 personnes y sont  décédées ces derniers jours dans cette région particulièrement touchée par le pic de chaleur. Le thermomètre a dépassé le 50° C !

 

Les deux premières victimes ont été découvertes ce lundi dans le comté de Santa Clara. Il s’agit d’un homme de 72 ans et d’une femme de 87 ans, précise le journal  »San Jose Mercury News ».

Deux randonneurs, un homme de 57 ans et son fils de 21 ans, ont également été retrouvés dans un parc national du Nouveau-Mexique. La température n’y était pourtant montée « que » jusqu’à 38° Celsius.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

SIMPLEMENT PENSER A NOS ENFANTS

Posté par provola le 20 juin 2017

Réchauffement climatique : en 2100, 74% de l’humanité pourrait mourir de chaud

Le réchauffement climatique inquiète particulièrement en ces vagues de canicule. Et selon une étude, l’inaction pourrait nous coûter très cher. D’ici la fin du 21e siècle, 74% de toute l’humanité risque en effet de mourrir de chaud dans le scénario le plus pessimiste. Si les efforts étaient au contraire amplifiés, 48% de la population mondiale serait tout de même touchée. En 2017, plus de 33% de la population de la planète risque déjà de mourir de chaud.

 

rechauffement climatique

Une nouvelle étude de l’université d’Hawaii publié dans Nature Climate Change vient encore une fois nous montrer à quel point les décisions d’aujourd’hui font peser une lourde menace sur demain. Une sorte de réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Si les émissions de CO2 continuent de progresser à ce rythme de même que les températures, nous risquons en effet très gros.

Réchauffement climatique : les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud en 2100

Les chercheurs sont arrivé à cette macabre conclusion en étudiant les conséquences en termes de surmortalité de 783 épisodes de chaleur de 1980 à 2014. Comme par exemple l’épisode de canicule de 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes rien qu’en France (plus de 70.000 personnes en Europe).

 

Et ont défini les conditions météorologiques au-delà desquelles il y a un réel danger pour l’Homme. Un seuil atteint dans les années 2000 sur 13% de la surface de la planète, où vivent 30% de la population mondiale. Et ça progresse… Quand bien même la hausse des températures était limitée à 1°C grâce à une politique volontariste au niveau mondial, les zones touchées s’étendraient à 27% du globe, menaçant 48% de la population.

Le pire, relèvent les scientifiques, serait que le scénario le plus pessimiste (une augmentation des températures moyennes de 3,7 °C en 2100) se réalise. 74% des êtres humains de la planète risqueraient alors de mourir des conséquences de la chaleur.

 

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

A TOUS LES TENANTS DE LA CROISSANCE

Posté par provola le 18 juin 2017

 

Portugal : les fortes chaleurs, facteur aggravant d’un incendie « incontrôlable »

Un feu de forêt a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, dans la nuit du 17 au 18 juin, faisant au moins 62 morts.

LE MONDE | 18.06.2017 à 17h47 • Mis à jour le 18.06.2017 à 19h16 | Par Sandrine Morel (Madridcorrespondance)

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir AjouterPartager (1 305)Tweeter

Le Portugal est sous le choc. Des dizaines de voitures calcinées, des corps brûlés étendus sur la route, des maisons réduites en cendres, des forêts dévastées, des champs calcinés… L’incendie qui a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, au Portugal est « la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêt », a déclaré le premier ministre portugais, Antonio Costa, samedi 17 juin. Au moins 62 personnes sont mortes et 54 ont été blessées par les flammes. Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir. Dimanche, le feu était toujours actif sur quatre fronts, dont deux particulièrement difficiles, et plusieurs villages demeuraient inaccessibles.

Lire aussi :   Au Portugal, un incendie d’une « violence inouïe » fait au moins 62 morts

« Un véritable enfer »

Le récit de la nuit de samedi à dimanche est dantesque. C’est celui d’« un véritable enfer », comme l’a défini Valdemar Alves, le maire de Pedrogao Grande. Samedi 17 juin, le feu s’est déclaré peu avant 15 heures (16 heures à Paris) dans une zone montagneuse du district de Leiria, recouverte d’eucalyptus et de pins. Sur la route nationale 236, qui unit Figueiro dos Vinhos et Castanheira de Pera, les voitures sont encerclées par les flammes. Au moins trente personnes meurent à l’intérieur de leurs véhicules, prises au piège. Dix-sept corps seront retrouvés sur la chaussée, non loin de leur voiture, rattrapés par les flammes alors qu’elles tentaient de fuir. Des familles entières n’ont pas pu échapper à la propagation rapide du feu. Dans le village de Figueiro dos Vinhos, plus d’une centaine de personnes ont été évacuées. Au moins cinq pompiers sont blessés.

L’enquête pour déterminer les causes de l’incendie est toujours en cours, mais la piste criminelle est a priori écartée. « L’information récupérée jusqu’à présent sur l’endroit du drame nous permet de penser, avec un fort degré de certitude, que la cause est un éclair qui a atteint un arbre », a assuré le directeur national adjoint de la police judiciaire Pedro do Carmo, dimanche 18 juin.

Des « vents incontrôlés » ont transformé un feu de faible intensité en un « incendie impossible à contrôler », a tenté de résumer le secrétaire d’Etat pour les affaires intérieures, Joao Gomes, tout en affirmant que la manière, dont se sont propagées les flammes, ne s’explique pas.

image: http://img.lemde.fr/2017/06/18/0/0/3500/2333/534/0/60/0/7ff3319_SPS04_PORTUGAL-FIRE-_0618_11.JPG

Des véhicules officiels sur l’autoroute IC8, à proximité des flammes, près de Pedrogao Grande (Portugal), le 18 juin 2017.

Des températures records ces derniers mois

Pour le responsable de la campagne forestière de Greenpeace Espagne et Portugal, Miguel Angel Soto, il est fort probable que ce soient les températures élevées qui soient responsables de la vitesse de la propagation des flammes. « Il semble que les principaux ingrédients de la règle du 30, celle qui rend un incendie incontrôlable, étaient réunis : un taux d’humidité de moins de 30 %, des vents de plus de 30 km/h et des températures de plus de 30 °C », déclare-t-il au Monde« En montant, l’air chaud provoque des vents latéraux et des changements de direction imprévisibles qui font que les flammes entourent toute la zone. Dans des conditions climatiques extrêmes comme celles que nous vivons, un incendie normal devient vite incontrôlable. A cela s’ajoute aussi le peu d’entretien des forêts, dans des zones rurales abandonnées et, dans ce cas précis, l’abondance de pins. »

Il faisait effectivement très chaud, ce samedi 17 juin. Les thermomètres frôlaient les 40 °C dans plusieurs régions de la péninsule Ibérique, placée sous alerte canicule depuis le 14 juin en Espagne. Aux températures exceptionnelles de juin, s’ajoutent les températures élevées de mars, avril et mai et surtout le manque de pluie qui explique que la végétation présente déjà un important déficit d’humidité. Les barrages espagnols sont à la moitié de leur capacité alors que l’été n’a pas encore commencé et le ministère de l’agriculture a annoncé des mesures contre la sécheresse.

« Cela fait la troisième année consécutive de phénomènes météorologiques exceptionnels depuis 2015, mais cette année est bien plus grave encore que les précédentes », affirme Miguel Angel Soto pour qui le changement climatique n’est pas responsable des incendies, mais peut l’être de leur intensité, de leur vitesse de propagation et de l’impossibilité de les contrôler.

L’an dernier, le Portugal avait été durement touché par une vague d’incendies qui avaient dévasté plus de 100 000 hectares. Sur l’île touristique de Madère, où les feux ont fait trois morts en août 2016, 5 400 hectares étaient partis en fumée.

Dimanche, plus de 800 pompiers, 257 véhicules et trois Canadairs étaient encore mobilisés pour lutter contre l’incendie. Deux Canadairs espagnols ont aussi été dépêchés sur place dimanche matin dans le cadre d’une collaboration bilatérale, et trois avions anti-incendie français, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile.

Le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a assuré qu’étant donné les conditions, « ce qui a été fait est le maximum de ce qui pouvait être fait ». Le pays a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/18/portugal-les-fortes-chaleurs-facteur-aggravant-d-un-incendie-incontrolable_5146595_3244.html#8iUgzrPkVy9YxZYi.99

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N’EST PAS BON SIGNE

Posté par provola le 16 juin 2017

Une étude alarmante vient d’être publiée par des climatologues américains qui travaillent sur le réchauffement climatique en Antarctique. Elle souligne les inquiétantes fontes de glace à l’ouest du continent austral, marquées par des chutes de pluie

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.

Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.

Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.

TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N'EST PAS BON SIGNE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE melt_jan2016_with_inset_colorbar_inside-680x502
(Nombres de jours, en Janvier 2016, où la surface était en train de fondre, observé par satellite. Crédit : Julien Nicolas, The Ohio State University)

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.

Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.

L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.

Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.

ross-ice-shelf-680x451 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.

La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Réchauffement climatique: du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique

Posté par provola le 3 juin 2017

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d'illustration)

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d’illustration) – Mario Hoppmann-AFP

Un nouveau signe alarmant du réchauffement climatique. Avec la fonte du permafrost au pôle nord, du gaz hilarant est relâché dans l’atmosphère. Un gaz particulièrement dangereux pour la planète.

Du gaz hilarant au pôle Nord. Si la nouvelle peut prêter à sourire, elle est pourtant inquiétante. Du protoxyde d’azote, également appelé gaz hilarant, emprisonné dans le permafrost, est libéré par la fonte des glaces polaires, révèle une étude scandinave publiée fin mai dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2

Présent dans le pergélisol, ce sol censé être gelé en permanence, ce gaz N2O relâché dans l’atmosphère est une bien mauvaise nouvelle pour le climat: il a un pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2, le dioxyde de carbone. Et pourrait concerner un quart du sol de l’Arctique.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont prélevé seize échantillons de permafrost en Laponie finlandaise. Puis ils ont réchauffé en laboratoire. Selon eux, le phénomène est d’autant plus important dans les zones dénuées de végétation.

« Les plantes absorbent l’azote du sol et réduisent le stock disponible pour la production de protoxyde d’azote, a expliqué la chercheuse Carolina Voigt, interrogée par la chaîne australienne ABC. Les plantes sont donc très efficaces pour réduire les émissions de protoxyde d’azote. »

« Les premiers signes du réchauffement dans l’Arctique »

Les chercheurs craignent que le permafrost dégelé n’émette autant de protoxyde d’azote que les forêts tropicales, dont la déforestation est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre.

L’Arctique est souvent considérée comme un miroir des effets du réchauffement climatique. L’évaluation Swipa du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, fruit d’une collaboration de 90 scientifiques du monde entier, a signalé que le réchauffement de l’Arctique était plus rapide et plus dévastateur que prévu.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880

Posté par provola le 28 mai 2017

La NASA (>>) et la NOAA (>>) viennent de mettre en ligne leur bilan climatologique mensuel mondial. Et ce mois d’Avril 2017 se résume comme étant le second plus chaud sur l’ensemble du globe depuis 1880 ! L’anomalie par rapport à la normale (période 1951-1980) s’élève entre +0.88 et +0.90°C, à peine en deçà du record… d’Avril 2016 (entre +1.06 et +1.07°C selon les deux institutions).
Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE cycle_1783

Anomalie de température mensuelle mondiale depuis 1880 – NASA

 

Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202017-05-20%20a%CC%80%2016_15_04 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Anomalie de température mondiale en Avril depuis 1880 – NOAA

 

Malgré quelques contrastes notamment du côté du Canada, de l’Europe orientale et de l’Australie ayant observés des températures légèrement inférieures à la normale, la majorité des régions du globe possèdent une anomalie positive. Les régions proches les plus septentrionales et proches du cercle arctique (Alaska, Sibérie) sont celles dont les températures ont été les plus anormalement élevées (parfois 5° au dessus des normes).
201704

Répartition de l’anomalie de température (océans + continents) en Avril 2017 - NOAA

 

Les principaux évènements recensés sur la planète au cours du mois d’Avril font pour la plupart référence à ces niveaux de douceur voire de chaleur remarquables.

201703

 

Liste des évènements significatifs au cours du mois d’Avril 2017 - NOAA

 

Un bilan qui ne cesse de confirmer l’amplification du réchauffement climatique. En effet, les mois de Février, Mars et Avril 2017 se situent tous au second rang des plus chauds observés en 137 ans de mesure (1880), tous derrière … Février, Mars et Avril 2016 ! En excluant cette année 2017 n’étant pas encore terminée, il est bon de noter que les 5 années les plus chaudes jamais observées à travers la planète l’ont été lors de cette décennie 2010. Seules les années 2011 et 2012 ne font pas parti de ce top 5.

ytd-horserace-201704

Anomalie de température mensuelle mondiale – classement des 10 années les plus chaudes - NOAA

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Réchauffement climatique : tous les indicateurs sont au rouge

Posté par provola le 8 mai 2017

Réchauffement climatique : tous les indicateurs sont au rouge dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE 05052017_rechauffement_climatique_danger
© Mark Ralston, AFP | Hausse des températures, niveau des océans, espèces menacées, fonte des glaces… les indicateurs du réchauffement climatique sont inquiétants.

Texte par FRANCE 

Dernière modification : 05/05/2017

Alors que s’ouvre lundi une réunion de l’ONU, en Allemagne, pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 entre 196 pays, l’ensemble des indicateurs du réchauffement climatiques sont alarmants.

Les 196 pays signataires de l’accord de Paris sur le climat se retrouvent à partir de lundi 5 mai, à Bonn, en Allemagne, pour négocier la mise en œuvre de ce pacte. Hausse des températures, de la concentration en CO2, montée des eaux, recul des glaces : les indicateurs clés du réchauffement planétaire sont plus alarmants que jamais. Tour d’horizon.

Records de chaleur

>> À lire aussi : Nouveau record pour la température moyenne mondiale en 2016

La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le 21e siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

La banquise recule

>> À voir : Arctique, ça chauffe au pôle Nord !

En Arctique, l’étendue de la banquise estivale a été en 2016 la 2e plus réduite jamais enregistrée (4,14 millions de km2, après celle de 2012). Dans certaines régions de Russie, la température était supérieure de 6 à 7°C à la normale.

À l’autre bout de la Terre, au sud, en Antarctique, la banquise a perdu au printemps austral (novembre) près de 2 millions de km2 par rapport à la moyenne des 30 dernières années : elle était de 14,5 millions de km2 en 2016, de 16,35 millions entre 1981 et 2010.

La concentration des gaz à effets de serre augmente, les émissions de CO2 stables

>> À lire : Les émissions mondiales de CO2 stagnent pour la deuxième année de suite

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016. Pour la première fois, en 2015, la concentration de C02, le principal GES, a dépassé durant les 400 ppm (parties par million) à l’échelle du globe, et la tendance se poursuit.

Pour avoir la meilleure chance de limiter la hausse de la température à 2°C, et ainsi contenir les plus graves impacts du réchauffement, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en parties par million).

Les émissions de GES issues des énergies fossiles devaient être stables en 2016 pour la 3e année consécutive, un progrès inédit, et lié aux efforts de la Chine, mais encore insuffisant, selon le bilan des scientifiques du Global Carbon Project. Les chercheurs sonnent en outre l’alerte sur un boom inexpliqué du méthane, au pouvoir plus réchauffant que le CO2.

Hausse continue du niveau des océans

>> À lire sur Les Observateurs : À Saint-Louis, la montée des eaux engloutit les maisons du littoral

Le niveau des océans continue à monter. Selon une étude récente, le phénomène, que l’on pensait graduel jusqu’alors, semble même s’accélérer : le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à la période 1993-2004.
Cette hausse risque de s’intensifier, à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groënland).

La hausse est plus rapide en certains points, notamment du Pacifique et de l’océan Indien.

Recrudescence des évènements météorologiques extrêmes

>> À lire : Phénomènes extrêmes au menu de 2017 selon l’ONU

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur, indique une étude de l’OMM.
Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations, et autres ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue, selon une étude d’après laquelle « ces 37 dernières années, les typhons ayant frappé l’est et le sud-est de l’Asie ont gagné 12 à 15 % d’intensité ».

Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

Dérèglement  : les  dans l’œil du cyclone av @Hindououmar   http://f24.my/1jb3v3U  via @FRANCE24 

Photo published for Dérèglement climatique : les femmes dans l’œil du cyclone - France 24

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Réchauffement climatique : l’effrayant scénario d’une Terre sans glace

Posté par provola le 22 avril 2017

Imaginez un monde sans glace, où les seules chances de voir de l’eau gelée sont très au nord, durant des hivers particulièrement rudes. Et même dans ces lieux-là, elle fond très vite. Plus de calottes polaires, de glaciers ni de neiges éternelles. Dans ce monde-là, on peut aller au Pôle Nord à la nage, et l’Antarctique est couverte de forêts.

Le niveau de la mer est bien au-dessus de ce que nous connaissons aujourd’hui, entre 50 et 100 mètres de plus. Il n’y a pas d’isthme pour relier l’Amérique du Sud à l’Amérique du Nord. L’Afrique est un continent insulaire. L’Inde est séparée du continent asiatique, une grande partie de l’Europe du Sud (Italie, Balkans, Grèce…) est isolée par un bras de mer. Le Royaume-Uni est réduit à un chapelet de petites îles. En France, les hautes terres pyrénéennes sont des plaines côtières, et tout l’ouest est sous l’eau. La température moyenne de la planète est tropicale : 30 degrés, à comparer aux 13 et quelques enregistrés en 2016, pourtant une année record.

Une soudaine augmentation du gaz carbonique

Cette description pourrait ressembler au scénario d’un mauvais film de science-fiction. C’est pourtant une réalité… du passé. Celui de la Terre d’il y a 56 millions d’années, 10 millions après que la chute d’un météore ait provoqué l’extinction des dinosaures. Les spécialistes nomment cette période « PETM », pour « Paleocene Eocene Thermal Maximum », ou maximum thermique du passage Paléocène-Eocène. Elle devait durer quelques dizaines de milliers d’années.

La cause de ce climat exceptionnellement chaud est aujourd’hui identifiée grâce aux relevés géologiques : il s’agit de l’augmentation brutale et rapide du taux de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. Une rapidité à l’échelle géologique, bien sûr, tout cela s’est passé en quelques milliers d’années, mais l’événement a provoqué une augmentation des températures de 6 degrés par rapport à la période précédente, déjà chaude.

Pourquoi ce taux de CO² a-t-il augmenté ? Nous n’en sommes pas encore certains, mais l’on évoque la fonte du permafrost qui en aurait dégagé de très grandes quantités dans l’atmosphère.

Le PETM a duré environ 20.000 ans, avant un retour à des températures un peu moins torrides, mais toujours chaudes par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui. Il s’agit là du réchauffement climatique le plus intense que nous ayons identifié dans l’histoire de notre planète. Jusqu’à aujourd’hui. Car si nous sommes loin d’avoir atteint les proportions de gaz carbonique atmosphérique de cette époque reculée, leur augmentation suit pourtant une courbe bien plus raide.

« La vitesse actuelle du changement climatique est hautement inhabituelle »

Le parallèle entre le réchauffement de 56 millions d’années dans le passé et celui que nous connaissons aujourd’hui a été fait à plusieurs reprises par des scientifiques. Aujourd’hui, une nouvelle étude examine dans le détail non seulement le fameux PETM mais l’historique complet de la concentration en carbone de l’atmosphère terrestre depuis 420 millions d’années, limite posée par nos méthodes d’investigation en la matière.

Cette étude anglo-américaine, publiée dans la revue « Nature Communications« , place le climat terrestre dans son contexte : à l’échelle géologique, il a été déterminé à la fois par l’augmentation de la luminosité du Soleil (de la chaleur qu’il nous apporte) et le déclin global du gaz carbonique dans l’atmosphère, l’un compensant l’autre pour nous assurer un climat décent depuis des centaines de millions d’années. Bien sûr, il y a eu des exceptions, comme le fameux PETM où les taux de gaz carbonique ont grimpé pendant quelques milliers d’années, mais sur la durée, la Terre a gardé des températures qui ont permis des alternances entre des périodes de glaciation et des âges interglaciaires sans pour autant se débarrasser de tous les glaciers et calottes polaires.

Aujourd’hui, cependant, l’humanité change la donne. « L’utilisation des combustibles fossiles, si elle ne décroît pas, va nous mener d’ici au milieu du 21ème siècle vers des valeurs de CO2 qui n’ont pas été vues depuis le début de l’Eocène (50 millions d’années) », expliquent les auteurs.

Ces concentrations en gaz carbonique ont fluctué, notent ces scientifiques, passant de 200 parties par million (ppm) durant les âges glaciaires les plus froids à 3.000 ppm pendant les époques les plus chaudes (comme le fameux intermède du PETM). De quoi rassurer les climato-sceptiques qui insistent sur les variations climatiques naturelles de notre planète ? Certainement pas. « S’il y a des preuves que notre climat a fluctué de manière importante dans le passé (la Terre étant actuellement dans une période plus froide), elles montrent aussi que la vitesse actuelle du changement climatique est hautement inhabituelle », expliquent les auteurs de l’étude.

Une situation sans équivalent depuis un demi-milliard d’années

Si l’on prend un scénario sans limitation de gaz à effet de serre, il y aurait un pic de concentration du gaz carbonique dans l’atmosphère à 2.000 ppm, qui se situerait autour de l’année 2250. A ce moment-là, en prenant en compte que le rayonnement solaire est plus puissant que dans le passé, on se retrouverait avec une situation climatique comparable à celle du début de l’Eocène.

Si le CO2 continue à croître davantage durant le 22ème siècle, et que l’humanité finit par brûler l’ensemble des réserves de charbon, de gaz et de pétrole de la planète, nous arriverions à 5.000 ppm de concentration de CO2.  »Non seulement le changement climatique serait plus rapide que tout ce que la Terre a connu depuis des millions d’années, mais le climat qui existerait serait alors sans équivalent naturel, autant que nous puissions en juger, au moins depuis 420 millions d’années », précise le professeur Gavin Foster, de l’université de Southampton (Angleterre), auteur principal de l’étude.

Dans les débats sur le changement climatique, on s’intéresse rarement à ce qui pourrait se passer au-delà de ce siècle, comme si seules les conséquences à court et à moyen terme avaient vraiment de l’importance, comme si les générations de nos arrière-arrière-petits-enfants et suivantes n’avaient une existence que théorique. Et pourtant…

Si les efforts entrepris notamment à la COP21 pour contenir les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas couronnés de succès, nous pourrions bien sûr en subir directement les conséquences dans les dizaines d’années qui viennent, avec des températures en hausse, des phénomènes météorologiques plus dévastateurs et la désertification de certaines régions du globe. Mais cela signifierait également que le 22ème siècle, à quelques générations d’écart, pourrait voir une Terre bien différente, peut-être proche de celle d’il y a 56 millions d’années. Une Terre sans glace ?

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Réchauffement climatique : la banquise hivernale arctique de 2017 était la plus petite jamais observée

Posté par provola le 27 mars 2017

http://www.futura-sciences.com/planete/videos/rechauffement-climatique-banquise-hivernale-arctique-2017-etait-plus-petite-jamais-observee-4547/

Comme on peut le voir dans cette vidéo de la Nasa, l’expansion de la banquise hivernale a atteint sa plus grande extension le 7 mars 2017. La surface de mer couverte de glace fut alors la plus basse jamais mesurée lors d’un maximum saisonnier. Les zones grises plus foncées traduisent une couverture glacée plus fine qu’ailleurs, donc plus fragile. La banquise estivale, fin septembre 2016, était à un niveau très bas. L’hiver a eu ensuite du mal à s’installer. Aux antipodes, la banquise estivale autour de l’Antarctique était aussi à un niveau historiquement bas.

Début mars 2017, les banquises du pôle Nord et du pôle Sud ont battu leur précédent record d’expansion minimum. C’est du jamais vu depuis les premières mesures par satellites en 1979, et ce n’est pas une bonne nouvelle. « J’étudie l’évolution du climat hivernal dans l’Arctique depuis 35 ans et je n’ai jamais observé ce que nous avons vu ces deux derniers hivers », a déclaré à l’AFP, Mark Serreze, le directeur du NSIDC (National Snow and Ice Data Center).

 

Comme chaque année, dans le cercle arctique, c’est vers la fin de l’hiver que les glaces ont conquis le maximum de surface de mer, c’est-à-dire vers la fin février, début mars. À la même période, c’est l’inverse qui se produit autour de l’Antarctique : l’été austral se termine et l’étendue de la banquise atteint alors son minimum. Mais cette année, pour les deux pôles, les indicateurs ont atteint leur minimum historique.

Ainsi, le 7 mars, la banquise arctique recouvrait seulement 14,42 millions de km2 au total. C’est 97.000 km2 de moins que le précédent record de 2015. Aussi, si l’on considère la moyenne de la période de référence 1981-2010, cela représente 1,22 million de km2 de moins.

Aux antipodes, l’Antarctique, où la tendance de ces dernières années était à l’extension de sa couronne de glace, a rétréci jusqu’à un minimum de 2,11 millions de km2, le 3 mars dernier. Le précédent record de 1997 est donc battu avec 184.000 km2 en moins.

Vers un nouveau record de la plus petite banquise estivale

Si les surfaces de mer glacées des deux régions polaires sont cumulées, à cette même période (fin d’hiver donc), on obtient une banquise totale de 16,21 millions de km2. Une valeur en baisse. C’est l’équivalent de la taille du Mexique (2 millions de km2) qui a ainsi disparu par rapport à la moyenne de 1981-2010 (une moyenne déjà plus faible qu’au début du XXe siècle).

En Arctique, comme nous l’avions vu, l’étendue des glaces à la fin de l’été 2016, début septembre, était très basse. Les conditions météorologiques n’ont pas permis à l’hiver de véritablement s’installer les mois suivants. Les températures ont été jusqu’à 3 °C plus élevées que la moyenne, les vents étaient défavorables à l’expansion de la glace, et des tempêtes se sont additionnées pour ralentir la banquise.

Outre ce rétrécissement, c’est aussi l’épaisseur des glaces qui a diminué comme l’ont mesuré des satellites. « Commencer le début de la saison du dégel avec des glaces aussi peu épaisses laisse prévoir la possibilité d’un nouveau record d’étendue minimale de la banquise en septembre », estime Julienne Stroeve, une scientifique du NSIDC interrogée par l’AFP.

Comme les surfaces blanches réfléchissent la lumière solaire au contraire des étendues plus sombres des océans libres de glace, la disparition progressive de la banquise ne fera qu’accentuer le réchauffement des eaux, et par conséquent, le réchauffement climatique global.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

CLIMAT : DÉBUT 2017 TEMPÉRATURES TOUJOURS EN HAUSSE

Posté par provola le 21 mars 2017

Les températures planétaires de janvier 2017, tout juste publiées par les équipes scientifiques qui surveillent le climat terrestre, sont assez curieuses. D’abord, elles sont bien élevées.

CLIMAT : DÉBUT 2017 TEMPÉRATURES TOUJOURS EN HAUSSE  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE janvier-2017vs20162015Températures planétaires en janvier 2017, 2016 et 2015

Avec 0,92°C au dessus d’une moyenne climatologique calculée sur la période 1951/1980, janvier 2017 est au dessus de janvier 2015, et au troisième rang des mois de janvier depuis le début de la série des relevés thermométriques planétaires. La carte de ces températures (exprimées en écart à la moyenne climatologique) montre un globe presque partout au dessus de cette moyenne sauf quelques exceptions. Surtout un vaste disque centré sur la Méditerranée où elles sont inférieures, ainsi qu’une zone continentale et océanique centrée sur la côte nord-ouest des Etats-Unis et du Canada.

Du coup, la décennie en cours poursuit sans faiblir la série du réchauffement climatique observé depuis plus d’un siècle. Et surtout celle qui dure depuis le milieu des années 1970 et qui n’a aucune autre explication plausible que l’intensification de l’effet de serre planétaire par nos émissions de gaz à effet de serre.

TsERSST.DecadalMaps dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUELe réchauffement climatique vu par tranche de dix ans.

Un graphique politique

Une autre manière d’en prendre la mesure est de considérer la courbe de ces températures (mesurées à un mètre au dessus des sols sur les continents pour l’air et à la surface des océans pour l’eau) depuis 1880. Le graphique ci-dessous est « politique ». Non que la science y soit biaisée par une fraude quelconque, mais le choix de la période de comparaison – 1880/1920 et non 1951/1980 – fait explicitement référence à la Convention Climat de l’ONU. Celle-ci, dans les décisions de sa Conférence des parties (COP-21) tenue à Paris en décembre 2015 a fixé l’objectif de ne pas dépasser les 2°C de plus qu’avant l’ère industrielle, et même de se rapprocher le plus possible des 1,5°C, selon la demande des pays les plus vulnérables au changement climatique. Ce que dit cette présentation, c’est que l’objectif le plus ambitieux est déjà totalement hors de portée, et que les 2°C exigent des décisions beaucoup plus fortes que celles prises lors de cette COP.

globalT_1880-1920baseEvolution de la température planétaire en écart la moyenne 1880/1920 (GISS, NASA).

Glaces en recul

Le climat planétaire de ce début d’année 2017 montre un autre trait frappant. Celui d’un spectaculaire recul d’une partie de la cryosphère terrestre, la banquise. Ou plus exactement les banquises, celles de l’Arctique et de l’Antarctique.

Pour l’Arctique, les glaciologues sont désormais habitués, depuis son observation quotidienne par satellites depuis 1979, à enregistrer une tendance nette à la diminution de sa surface.

monthly_ice_01_NH_v2.1L’évolution de la banquise arctique en janvier depuis 1980 vue par satellites.

En revanche, la banquise de l’Antarctique ne montrait nulle tendance à se rétracter, avec même des phases de croissance ces dernières années. L’année 2016 a montré une rupture nette, dont il est beaucoup trop tôt pour dire s’il s’agit d’une fluctuation naturelle déconnectée du réchauffement planétaire où une conséquence de ce dernier.

S_stddev_timeseries

Un mystère dans le Pacifique tropical

Il y a toutefois quelque chose de curieux dans la carte des températures de janvier 2017. Si l’on compare cette carte avec celle de janvier 2016, nettement plus chaude avec un écart de 1,13°C au dessus de la moyenne, il apparaît que la cause de cette différence notable se situe essentiellement dans le Pacifique tropical où l’on distingue une longue « langue » rouge, signe d’un El Niño particulièrement intense (attention, il faut fortement corriger son impression visuelle des rapports de surface entre les zones tropicales et les hautes latitudes, la représentation cartographique choisie surdimensionne ces dernières).

Où est donc le « curieux » de l’affaire ? En ce que le très fort El Niño de 2015 et 2016 n’a pas donné suite comme souvent mais pas systématiquement, à une Niña toute aussi forte, un phénomène responsable d’un coup de froid sur l’indicateur de température planétaire. Comme l’indique le graphique ci-dessous.

Msla_nino34_StzdF6L’oscillation ENSO (El Niño southern oscillation) vue à travers la hauteur de la mer au centre du Pacifique tropical.

Pour l’instant, l’oscillation ENSO ne se conduit pas selon la métaphore souvent utilisée par les océanographes pour l’expliquer : celle d’une balançoire. Après le très vigoureux El Niño des deux dernières années, on s’attendait plutôt à une forte Niña. Or, pour l’instant, le Pacifique est dans des conditions dites « neutres », ni l’un ni l’autre. Mais surtout, les prévisions des océanographes sont non seulement plus en faveur d’une poursuite de cette neutralité mais la seconde option qu’elles privilégient n’est pas une Niña mais un Niño.

%C3%A9ventail-des-pr%C3%A9visions-pour-ENSO-en-2017Prévisions pour ENSO en 2017

Le Pacifique va t-il nous concocter un nouveau mystère dans le fonctionnement d’ENSO ? S’agit-il d’un effet du changement climatique – ENSO est un phénomène dit « couplé » entre la température de surface et profonde du Pacifique tropical et de son interaction avec les vents – qui modifierait déjà le mécanisme qui provoque cette oscillation ? Et compliquerait encore plus sa prévisibilité, alors que se préparer à ses phases extrêmes est crucial pour la pêche au large des côtes andines et pour des millions d’agriculteurs en Amérique et en Asie ou en Australie, ainsi que pour les parades aux pluies diluviennes et aux sécheresses qu’il occasionne.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

LA PRIORITÉ ?

Posté par provola le 7 mars 2017

lhttp://http://www.francetvinfo.fr/monde/russie/video-siberie-l-immense-cratere-de-batagaie-continue-de-s-agrandir-en-raison-du-rechauffement-climatique_2083865.html

Un phénomène qui fait froid dans le dos. Le cratère de Batagai, dans la République de Sakha (Russie), est apparu dans les années 1990 et ne cesse de s’agrandir depuis. Ce trou immense d’un kilomètre de long sur 86 m de profondeur en moyenne subit les effets du réchauffement climatique, selon la BBC (en anglais).

Son apparition en Sibérie est probablement liée à la fonte des glaces et plus précisément à celui du pergélisol (aussi appelé permafrost). Le pergélisol désigne la partie du sol qui est gelé en permanence au moins pendant deux ans. Très sensible au réchauffement climatique, il peut se fissurer et libérer du méthane, rappelle Le Vif. Il recouvre un cinquième de la surface terrestre et jusqu’à 90% du Groenland ou 80% de l’Alaska.

 

Des conséquences problématiques

Pour Frank Günther, chercheur à l’institut Alfred-Wegener à Potsdam qui suit l’évolution du phénomène depuis des décennies, ce trou s’est agrandi de 30 m en un an, durant les années les plus chaudes. Selon lui, il est plus que probable que le cratère va encore se creuser davantage et de plus en plus rapidement avec des conséquences problématiques : le chercheur précise dans De Morgen (en flamand) qu’il y a autant de carbone dans le permafrost que dans l’atmosphère. Une fois libéré, celui-ci est consommé par des microbes qui le transforment en gaz à effet de serre qui vont encore venir réchauffer davantage la planète.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

POLLUEUR PAYEUR

Posté par provola le 28 novembre 2016

 

DETTE ÉCOLOGIQUE

90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre

PAR SOPHIE CHAPELLE 28 NOVEMBRE 2013

Une étude pointe les 90 entreprises qui ont produit le plus de gaz à effet de serre. Les pétroliers Chevron, ExxonMobil, BP et Shell arrivent en tête. Parmi les groupes français, Total et le cimentier Lafarge sont les entreprises qui contribuent le plus aux émissions de CO2 et de méthane.

Deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre accumulées dans l’atmosphère depuis le début de la révolution industrielle sont causées par seulement… 90 entreprises ! Les recherches menées par Richard Heede viennent d’être publiées par la revue scientifique Climatic Change. Cette étude évalue les quantités de CO2 et de méthane liées aux plus grands producteurs privés et publics de pétrole brut, de gaz naturel, de charbon et de ciment. « 90 sociétés sur la liste des principaux émetteurs ont produit 63 % des émissions mondiales cumulées de méthane et de dioxyde de carbone entre 1751 et 2010, soit environ 914 milliards de tonnes d’émissions de CO2 »relève The Guardian, qui a répertorié ces 90 entités sur une infographie interactive. A l’exception de sept entreprises productrices de ciment, ce sont toutes des compagnies énergétiques produisant du charbon, du pétrole et du gaz.

Les cinq premières entreprises privées sont les géants pétroliers américains Chevron (3,5 % des émissions) et ExxonMobil (3,2 %), la britannique BP (2,4 %), la néerlandaise Shell (2,1 %) et l’entreprise américaine ConocoPhillips (1,1 %). Elles représentent à elles seules 12,5 % des émissions ! Les entreprises françaises ne sont pas en reste : Total arrive au 7ème rang des plus gros pollueurs du secteur privé avec 0,8 % des émissions. Du côté des cimentiers, on compte le groupe français Lafarge.

 

L’étude rappelle également que la moitié des émissions de ces 90 « gros émetteurs » ont été rejetées depuis 1986, ce qui montre à quel point l’utilisation des combustibles fossiles s’est accélérée ces trois dernières décennies. Selon Greenpeace« les analyses de R. Heede permettent d’identifier qui sont les pollueurs qui doivent réduire leurs émissions et s’engager à ne pas extraire les ressources jusqu’ici non exploitée ».

Au rythme actuel, le monde va épuiser en 30 ans son « budget carbone », c’est-à-dire la quantité de dioxyde de carbone qu’il peut émettre avant d’entrer dans la zone de danger des 2°C de réchauffement, a prévenu le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en septembre dernier. « Il sera bientôt trop tardestime le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Nos modes de consommation sont incompatibles avec la santé de la planète ». Laisser les hydrocarbures dans le sol pour éviter le chaos climatique n’était pourtant pas à l’ordre du jour des dernières négociations climat qui se sont achevées à Varsovie le 23 novembre. « Tout ce qu’on a, ce sont des cacahuètes », a lâché le négociateur du Bangladesh.

Sophie Chapelle Basta

Photo : CC Graeme Maclean

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

NOTRE RÉFRIGÉRATEUR EN PANNE, C’EST GRAVE DOCTEUR ?

Posté par provola le 23 novembre 2016

Que se passe-t-il en Arctique ? Au mois de novembre, la banquise, en pleine nuit polaire, a l’habitude de s’étendre après le minimum estival. En 2016, voilà du jamais-vu : par endroits, elle a continué à se rétracter. Et pour cause : par moments, les températures ont remonté. La courbe ci-dessous, publiée par l’Institut météorologique danois, montre en effet des hausses au mois de novembre. Dans certaines zones, les températures de l’air mesurées ont atteint -5 °C, au lieu de -25 habituellement à la même date.

Le 21 novembre, la surface de la banquise est descendue à 8,655 millions de kilomètres carrés (données du National Snow & Ice Data Center), ce qui constitue un record pour cette période de l’année. « De telles températures d’octobre et de novembre n’ont jamais été enregistrées en 68 ans de mesures », explique en substance Jennifer Francis, climatologue à l’université Rutgers (États-Unis), dans un article de Climate Central.

En rouge, l'évolution des températures quotidiennes moyennes de l'atmosphère durant l'année 2016 (les nombres « 50 », «100 », etc. indiquent les jours) au-dessus de 80° de latitude nord. La courbe verte est une moyenne de 1958 à 2002. © DMI

 

En rouge, l’évolution des températures quotidiennes moyennes de l’atmosphère durant l’année 2016 (les nombres « 50 », «100 », etc. indiquent les jours) au-dessus de 80° de latitude nord. La courbe verte est une moyenne de 1958 à 2002. © DMI

Une météorologie inhabituelle explique en partie cette anomalie en Arctique

« C’est aussi lié à des eaux de mer très chaudes et une circulation atmosphérique qui a favorisé dans certains secteurs des vents de sud » explique, dans un post Facebook, Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et co-présidente du groupe de travail n° 1 du Giec.

L’année 2016 avait commencé avec des températures élevées, en particulier en Arctique. Comme nous le rappelions (Réchauffement climatique : fonte record de la banquise arctique en 2016), Walt Meier, du Nasa Goddard Space Flight Center, rapportait des observations réalisées au printemps dernier depuis l’espace et qui permettent d’estimer « l’âge » de la glace, en d’autres termes de distinguer la glace de l’année formée durant le dernier hiver et celle qui a survécu à l’été précédent.

La proportion des deux donne une idée des mécanismes de gel et de fonte à l’échelle de l’année et à celle de la banquise arctique. Les résultats montraient que les épaisseurs de « vieille glace » étaient plus faibles qu’à l’ordinaire. Dans le milieu polaire, 2016 finit donc comme elle a commencé.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Réchauffement climatique : fonte record de la banquise arctique en 2016 (MAJ)

Posté par provola le 5 novembre 2016

« Au fil des années, nous observons que les glaces les plus âgées ont tendance à disparaître de la banquise arctique. » C’est ce que nous apprend aujourd’hui Walt Meier, un spécialiste de la question au Nasa Goddard Space Flight Center de Greenbelt (États-Unis). Pourquoi cette observation revêt-elle autant d’importance ? Parce que les glaces les plus âgées se trouvent aussi être les plus épaisses et, par conséquent, les plus solides.

En effet, chaque hiver, de la glace se forme sur la banquise arctique. L’épaisseur de cette couche est comprise entre environ un et deux mètres. Chaque été, une partie de cette glace fond et la partie qui survit à l’été gagne en épaisseur l’hiver suivant. Elle peut ainsi atteindre entre trois et quatre mètres. De quoi la rendre plus résistante et moins soumise aux caprices de la météo.

Dans les années 1980, 20 % de la glace qui constituait la banquise arctique avait plus d’un an, contre seulement 3 % aujourd'hui. Sur ces photos, plus la glace est ancienne, plus elle apparaît blanche. © Nasa's Goddard Space flight Center/Jefferson Beck
Dans les années 1980, 20 % de la glace qui constituait la banquise arctique avait plus d’un an, contre seulement 3 % aujourd’hui. Sur ces photos, plus la glace est ancienne, plus elle apparaît blanche. © Nasa’s Goddard Space flight Center/Jefferson Beck

La glace ancienne de la banquise fond

Si Walt Meier est aussi catégorique, c’est qu’il s’appuie sur des mesures réalisées notamment par des satellites micro-onde passifs. Ceux-ci permettent d’enregistrer les émissions thermiques de la banquise et de suivre, à la trace, les blocs de glace qui la constituent. Car la glace de la banquise ne demeure pas immobile. Elle vogue au gré des vents.

Ainsi, la banquise a toujours perdu une partie de sa glace ancienne lorsque celle-ci s’échappait de l’océan Arctique. Toutefois, aujourd’hui, la glace ancienne ne s’échappe plus. Elle fond littéralement sur place, fragilisant l’ensemble de la banquise et la laissant encore un peu plus à la merci du réchauffement climatique.

———-

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

C’est officiel, le réchauffement climatique est devenu totalement irréversible

Posté par provola le 23 octobre 2016

National Oceanic and Atmospheric Administration

 

 

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), un tournant dans l’histoire et un point de non-retour puisqu’avec ce seuil atteint, le réchauffement climatique devient totalement irréversible. Ces niveaux de concentration du carbone ne diminueront plus.

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), et « tout nous porte à croire que cette valeur ne diminuera pas, ni avant la fin de l’année, ni… jamais » peut-on lire dans un billet de l’Institut d’océanographie Scripps, basé sur la surveillance hebdomadaire des niveaux de CO2, par l’Observatoire de Mauna Loa à Hawaii.

Cela fait déjà quelques années que nous savons que si la concentration de carbone dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm, il s’agirait là d’un seuil critique, un point de non-retour nous faisant entrer dans une période où le réchauffement climatique deviendrait totalement irréversible. Ce seuil a été atteint pour la première fois en 2012 dans la région Arctique et trois ans plus tard, pour la première fois, la concentration de carbone dans l’atmosphère s’est maintenue au-dessus de 400 ppm pendant un mois entier.

Pour les experts, ces niveaux de concentration du carbone ne descendront plus, puisque selon la nature cyclique de l’évolution de la concentration de CO2 observée à Mauna Loa, c’est aux environs de septembre de chaque année que les niveaux de CO2 sont au plus bas. Pour cette année, le point le plus bas de la courbe indique 401 ppm.

L’accord de Paris qui a résulté de la COP21 vise à lutter contre les effets des changements climatiques avec des objectifs précis, notamment maintenir des températures moyennes globales en dessous d’un niveau critique correspondant à +1,5°C au-dessus des moyennes pré-industrielles. Seulement, les 60 pays qui ont ratifié l’accord ne sont responsables que de 47,76% des émissions mondiales de carbone. Ainsi, les conséquences à prévoir sont les suivantes :

Extinction de masse : Le taux d’extinction est aujourd’hui 1000 fois plus rapide qu’avant l’apparition de l’Homo sapiens moderne. Selon la WWF, ce sont 10 000 espèces qui s’éteignent chaque année, et la liste des espèces en danger critique s’allonge de jour en jour. À ce rythme là, en 2050, c’est un quart des espèces vivantes qui pourraient être éteintes.

Rupture de la chaîne alimentaire : Il s’agit là d’une conséquence directe des extinctions de masse, le déséquilibre permanent des chaînes alimentaires avec un effet domino incontrôlable. Exemple en Arctique, où l’augmentation de la température des océans (+7° en 50 ans) impacte le développement des algues marines, privant ainsi les populations de zooplancton, morues, phoques et ours polaires de nutriments essentiels.

Élévation du niveau des eaux : La fonte des glaciers entraîne la montée du niveau de la mer, redessinant lentement mais sûrement les littoraux. Une migration de masse vers l’intérieur des terres est à prévoir avec, d’ici 2100, plus de 13 millions de personnes qui devront se déplacer. Le processus a d’ailleurs déjà commencé dans certaines régions du monde, notamment dans l’Océan Pacifique. Pour les experts, même si nous parvenons à stopper la hausse des températures, ce phénomène ne pourra lui pas être arrêté.

Acidification des océans : L’excès de CO2 dans notre atmosphère, ce sont les océans qui l’absorbent, provoquant une diminution de leur PH et donc leur acidification. Un phénomène déjà responsable de l’extinction d’écosystèmes marins entiers, notamment les coraux, en grande souffrance, ce qui va là aussi déséquilibrer de manière forte et irréversible les écosystèmes océaniques.

Source : climatescrippsmotherboard

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

PAS DE QUOI SE MARRER

Posté par provola le 4 octobre 2016

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), un tournant dans l’histoire et un point de non-retour puisqu’avec ce seuil atteint, le réchauffement climatique devient totalement irréversible. Ces niveaux de concentration du carbone ne diminueront plus.

L’atmosphère terrestre a officiellement atteint une concentration de CO2 de 400 parties par million (ppm), et « tout nous porte à croire que cette valeur ne diminuera pas, ni avant la fin de l’année, ni… jamais » peut-on lire dans un billet de l’Institut d’océanographie Scripps, basé sur la surveillance hebdomadaire des niveaux de CO2, par l’Observatoire de Mauna Loa à Hawaii.

Cela fait déjà quelques années que nous savons que si la concentration de carbone dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm, il s’agirait là d’un seuil critique, un point de non-retour nous faisant entrer dans une période où le réchauffement climatique deviendrait totalement irréversible. Ce seuil a été atteint pour la première fois en 2012 dans la région Arctique et trois ans plus tard, pour la première fois, la concentration de carbone dans l’atmosphère s’est maintenue au-dessus de 400 ppm pendant un mois entier.

Pour les experts, ces niveaux de concentration du carbone ne descendront plus, puisque selon la nature cyclique de l’évolution de la concentration de CO2 observée à Mauna Loa, c’est aux environs de septembre de chaque année que les niveaux de CO2 sont au plus bas. Pour cette année, le point le plus bas de la courbe indique 401 ppm.

L’accord de Paris qui a résulté de la COP21 vise à lutter contre les effets des changements climatiques avec des objectifs précis, notamment maintenir des températures moyennes globales en dessous d’un niveau critique correspondant à +1,5°C au-dessus des moyennes pré-industrielles. Seulement, les 60 pays qui ont ratifié l’accord ne sont responsables que de 47,76% des émissions mondiales de carbone. Ainsi, les conséquences à prévoir sont les suivantes :

Extinction de masse : Le taux d’extinction est aujourd’hui 1000 fois plus rapide qu’avant l’apparition de l’Homo sapiens moderne. Selon la WWF, ce sont 10 000 espèces qui s’éteignent chaque année, et la liste des espèces en danger critique s’allonge de jour en jour. À ce rythme là, en 2050, c’est un quart des espèces vivantes qui pourraient être éteintes.

Rupture de la chaîne alimentaire : Il s’agit là d’une conséquence directe des extinctions de masse, le déséquilibre permanent des chaînes alimentaires avec un effet domino incontrôlable. Exemple en Arctique, où l’augmentation de la température des océans (+7° en 50 ans) impacte le développement des algues marines, privant ainsi les populations de zooplancton, morues, phoques et ours polaires de nutriments essentiels.

Élévation du niveau des eaux : La fonte des glaciers entraîne la montée du niveau de la mer, redessinant lentement mais sûrement les littoraux. Une migration de masse vers l’intérieur des terres est à prévoir avec, d’ici 2100, plus de 13 millions de personnes qui devront se déplacer. Le processus a d’ailleurs déjà commencé dans certaines régions du monde, notamment dans l’Océan Pacifique. Pour les experts, même si nous parvenons à stopper la hausse des températures, ce phénomène ne pourra lui pas être arrêté.

Acidification des océans : L’excès de CO2 dans notre atmosphère, ce sont les océans qui l’absorbent, provoquant une diminution de leur PH et donc leur acidification. Un phénomène déjà responsable de l’extinction d’écosystèmes marins entiers, notamment les coraux, en grande souffrance, ce qui va là aussi déséquilibrer de manière forte et irréversible les écosystèmes océaniques.

Source : climatescrippsmotherboard

 

 

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

L’ESBROUFE CONTINUE, COP21 : l’Union-européenne-se-met-accord-pour-ratifier-accord-paris

Posté par provola le 30 septembre 2016

Les ministres de l’environnement des Vingt-Huit, convoqués en conseil extraordinaire vendredi matin, se sont entendus sur une procédure de ratification accélérée. Il faudra encore un vote du Parlement européen, mardi 4 octobre. « L’Europe se rapproche de son rendez-vous avec l’histoire des négociations climatiques » s’est réjouie Ségolène Royal, présidente de la COP21La ratification de l’UE sera ainsi acquise sans attendre que chacun des Vingt-Huit ait ratifié le texte dans son propre pays.

En effet, à ce jour seuls six Etats membres (AllemagneAutricheFranceHongrieMalteSlovaquie) ont achevé leur processus de ratification. Deux autres doivent le faire d’ici au 7 octobre (Portugal et Grèce) et quatre pour la mi-octobre puis sept à la fin d’octobre, c’est-à-dire avant la conférence sur le climat de Marrakech, la COP22. La procédure est inédite.

Les pays européens ont autorisé, vendredi 30 septembre, à Bruxelles, la ratification de l’accord de Paris sur le climat, ont annoncé la ministre française de l’environnement, Ségolène Royal, et le président du Conseil européen, Donald Tusk

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

LES RECORDS DE TEMPÉRATURE TOMBENT LES UNS APRES LES AUTRES

Posté par provola le 15 septembre 2016

Août 2016 a été le mois d’août le plus chaud jamais enregistré. Le onzième mois consécutif à battre un record de températures élevées depuis les relevés modernes.

Pour le Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, la température en août dernier a été supérieure de 0,16 °C à celle d’août 2014 qui constituait jusqu’à présent le mois d’août le plus chaud en 136 ans de mesure des températures.

C’est également 0,98 °C de plus que les températures moyennes du mois d’août entre 1951 à 1980 ; une période de référence choisie pour constater les conséquences du réchauffement climatique. Selon une récente étude, le réchauffement climatique aujourd’hui observé serait apparu en 1830 avec pour origine l’activité humaine.

La Nasa précise se baser sur l’analyse des données de 6 300 stations météorologiques disséminées dans le monde, des instruments de mesure sur des bouées et navires, et des stations de recherche en Antarctique. Les résultats associent ainsi des mesures sur terre et à la surface des océans.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

12345
 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement