A + 7°C IL NE RESTERA QUE LES SCORPIONS ET LES LÉZARDS

Posté par provola le 24 septembre 2019

EN 2100, LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE POURRAIT ATTEINDRE + 7°C

Le réchauffement climatique sera plus important que prévu, selon une nouvelle étude du CNRS, du CEA et de Météo France. L’augmentation de la température pourrait même atteindre 7°C d’ici la fin du siècle. Si les États veulent rester en dessous des 1,5°C comme le prévoit l’Accord de Paris, la neutralité carbone à l’échelle de la planète devra être atteinte en 2060.

Rechauffement climatique france secheresse
Dans les deux prochaines décennies, la France va connaître une augmentation des températures et des canicules plus fréquentes et intenses.
CC0

C’est un exercice de simulation qui sonne comme un scénario catastrophe. Plus d’une centaine de chercheurs et ingénieurs impliqués en France ont développé deux modèles climatiques soumis à plusieurs scénarios socio-économiques. Et les nouvelles ne sont pas bonnes. Selon le pire scénario, le réchauffement climatique pourrait atteindre, d’ici la fin du siècle, +7 °C par rapport à la période préindustrielle. Or dans le dernier rapport du Giec, représentant les experts de l’ONU sur le climat, le pire scénario prévoyait plutôt un réchauffement à +4,8 °C.

Un réchauffement rapide et fort

Attention, il ne s’agit pas du scénario business as usual, prévient Olivier Boucher, directeur de recherche au CNRS. Il faudrait, pour atteindre ces 7°C,  »faire un effort pour aller chercher en profondeur les énergies fossiles. On utilise de moins en moins le terme business as usual car on note un développement des politiques climatiques, même si ce n’est pas suffisant », note le responsable du Centre de modélisation du climat.

Et de fait, globalement, les deux modèles climatiques simulés indiquent un réchauffement plus important à l’horizon 2100 que les versions précédentes établies en 2012.  »Imaginez que pendant la dernière déglaciation, qui a duré pendant 10 000 ans, la température a augmenté de 3°C », alerte Pascale Braconnot, spécialiste de la modélisation du climat.  »Nos simulations montrent un réchauffement beaucoup plus rapide et beaucoup plus fort sur une centaine d’années seulement ».

Le scénario le plus optimiste dépasse les 1,5°C de l’Accord de Paris

Même le scénario le plus optimiste, respectant l’Accord de Paris et ses +1,5 °C, dépasse temporairement les 2 °C à cause de l’inertie du système climatique. Ce n’est qu’à la fin du siècle qu’il redescend à 1,5 °C. Ce scénario est marqué  »par une forte coopération internationale » et donne une priorité  »au développement durable ». Le mettre en œuvre suppose une réduction immédiate des émissions de CO2 afin d’atteindre la neutralité carbone à l’échelle planétaire d’ici 2060, ainsi qu’une captation de CO2 de l’ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2 100.

Dans tous les cas, durant les prochaines décennies, les chercheurs notent une augmentation de l’intensité et de la fréquence des vagues de chaleur et une hausse de la température, quels que soient les efforts fournis par les États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce sera à partir de 2040 qu’on pourra constater de l’effet réel des politiques climatiques impulsées aujourd’hui.  »La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend donc fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle », rappellent le CNRS, Météo France et le CEA.

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

 

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G7 LE GROUPE DES 7 COUPABLES

Posté par provola le 25 août 2019

USA, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni.  Coupables d’avoir défoncé la planète jusqu’à plus soif, responsables historiques d’environ 60 % des gaz à effet de serre accumulés dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle. Irresponsables car souhaitant continuer le massacre des espèces, de la bio diversité, coupables de l’accumulation des polluants dans l’air, des plastiques dans les océans, des pesticides dans la nature. Bonimenteurs car accusant le Brésil de vouloir agir en Amazonie comme eux le font depuis deux siècles alors que le facho de service au pouvoir n’a entrepris que très récemment à les imiter. Démagogiques car voulant assurer la liberté de circulation globale des marchandises, l’ économie de marché mondiale qui est la cause principale du désastre environnemental. Eux-mêmes nationalistes invétérés voulant ériger des murs, des barbelés, contre les migrations climatiques, économiques et politiques. Fabricants d’armes, coupables de milliers de morts sur les champs de bataille, en Méditerranée, à la frontière mexicaine à Tripoli, à Bagdad, à Gaza. Donneurs de leçons, envahisseurs, pilleurs de matières premières, colonisateurs, ils se réunissent en catimini, dernière des cordons de CRS, protégés par 13000 forces de l’ordre, cet ordre au service d’une inhumanité organisée qui mène le monde à sa propre fin.

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ACCÉLÉRER LE DÉSASTRE POUR EVITER LA FIN DU MONDE

Posté par provola le 26 mai 2019

Comment libérer du CO2 dans l’atmosphère pourrait réduire le réchauffement climatique

Nathalie Mayer

Journaliste

Publié le 24/05/2019

Le monde peine à réduire ses émissions de CO2. Alors, pour sauver la planète du réchauffement climatique, la plupart proposent de capturer une grande part du CO2 atmosphérique. Mais, de manière un peu surprenante, des chercheurs envisagent aujourd’hui, pour la même raison, de libérer un peu plus de CO2 dans notre atmosphère. Issu de la conversion du méthane atmosphérique, celui-ci permettrait de réduire d’un sixième, les effets du réchauffement.

Dans tous les esprits, réchauffement climatique et émissions de CO2sont étroitement liés. Le CO2 - connu aussi sous le nom de dioxyde de carbone -, en effet, est de ceux que l’on appelle les gaz à effet de serre. Mais on oublie souvent que le méthane (de formule CH4) est un gaz à effet de serre autrement plus puissant que le CO2.

C’est partant de ce constat que, pour limiter le réchauffement climatique, des chercheurs de l’université de Stanford (États-Unis) proposent aujourd’hui une idée qui peut sembler contre-intuitive. Ils envisagent en effet de libérer du CO2 supplémentaire dans notre atmosphère. Mais ils estiment que si ce CO2 est issu de la dégradation du CH4, les avantages en matière de climat seront importants.

Le méthane, un gaz à effet de serre 85 fois plus puissant que le CO2

Notez qu’en 2018, le méthane – dont environ 60 % sont générés par l’Homme – a atteint des concentrations atmosphériques deux fois et demie supérieures à son niveau préindustriel. Et même si la quantité de CH4 dans notre atmosphère est loin d’atteindre la quantité de CO2, le méthane s’avère être un gaz à effet de serre près de 85 fois plus puissant que le dioxyde de carbone au cours des 20 premières années suivant son émission.

Des chercheurs de l’université de Stanford (États-Unis) envisagent de capturer le méthane atmosphérique – comme celui émis par l’élevage – pour le transformer en CO2. Même si le CO2 est un gaz à effet de serre, l’opération serait utile à limiter le réchauffement climatique. © Couleur, Pixabay License

Des chercheurs de l’université de Stanford (États-Unis) envisagent de capturer le méthane atmosphérique – comme celui émis par l’élevage – pour le transformer en CO2. Même si le CO2 est un gaz à effet de serre, l’opération serait utile à limiter le réchauffement climatique. © Couleur, Pixabay License

Une technique qui pourrait rapidement devenir rentable

« C’est un peu comme une tache d’encre », commente Rob Jackson, professeur à l’université de Stanford. « Il est préférable d’éviter qu’elle apparaisse, mais une fois étalée, on peut chercher à l’éliminer. » Ainsi l’élimination du méthane atmosphérique pourrait constituer une approche complémentaire à la très commune stratégie qui vise à réduire les émissions de CO2. Et le transformer simplement en dioxyde de carbone éviterait bien des tracas techniques et réduirait les coûts d’opération.

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Les chercheurs estiment d’ailleurs que la zéolite - un matériau cristallin largement employé comme catalyseur industriel et constitué principalement d’aluminium, de silicium et d’oxygène - pourrait servir d’éponge au CH4. Le méthane ainsi capturé pourrait être chauffé pour former et libérer du CO2.

Et les chercheurs ont calculé que si les prix du marché de la compensation carbone atteignent ou dépassent les 500 dollars par tonne au cours de ce siècle – ce qui ne semble pas extravagant, au vu des évaluations les plus pertinentes -, chaque tonne de méthane extraite de l’atmosphère pourrait valoir plus de 12.000 dollars ! Ainsi, un réseau de zéolite de la taille d’un terrain de football pourrait générer des revenus de plusieurs millions de dollars par an. Et les chercheurs affirment que cette approche pourrait également s’appliquer à d’autres gaz à effet de serre.

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LES PREUVES S’ACCUMULENT DU DÉSASTRE QUI VIENT

Posté par provola le 6 avril 2019

L’alarmant constat ce samedi: la concentration dans l’atmosphère du CO2 au plus haut depuis… 3 millions d’années

La concentration dans l’atmosphère du CO2, principal responsable du réchauffement climatique, est au plus haut depuis 3 millions d’années, rendant inéluctable la hausse dramatique de la température de la planète et du niveau des océans en quelques siècles, mettent en garde des chercheurs.
Une usine de ciment, en Chine

UNE  CIMENTERIE EN CHINE

Les scientifiques estimaient jusqu’alors que le niveau actuel de dioxyde de carbone, un peu supérieur à 400 parties par million (ppm), n’était pas plus important que celui d’il y a 800.000 ans, lors d’une période marquée par des cycles de réchauffement et de refroidissement de la Terre qui se poursuivraient aujourd’hui sans le réchauffement lié aux activités humaines.

Mais des carottes de glace et de sédiments marins prélevés à l’endroit le plus froid de la planète révèlent désormais que la barre des 400 ppm a en fait été dépassée pour la dernière fois il y a 3 millions d’années, pendant le Pliocène. Les températures étaient alors 3 à 4ºC plus élevées, des arbres poussaient en Antarctique et le niveau des océans était 15 mètres plus haut.

Ces analyses sont corroborées par un nouveau modèle climatique développé par le Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK).

« La fin du Pliocène est relativement proche de nous en termes de niveaux de CO2 », explique à l’AFP Matteo Willeit, chercheur au PIK et principal auteur d’une étude publiée cette semaine.

« Nos modèles suggèrent qu’au Pliocène il n’y avait ni cycle glaciaire ni grosses calottes glaciaires dans l’hémisphère nord. Le CO2 était trop élevé et le climat trop chaud pour le permettre ».

L’accord de Paris sur le climat de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète à +2ºC, voire +1,5ºC, par rapport à l’ère pré-industrielle.

Mais en 2017, les émissions de gaz à effet de serre ont dépassé tous les records dans l’histoire humaine, et les engagements des États signataires de l’Accord de Paris conduiraient le monde vers +3ºC.

Pour des chercheurs réunis cette semaine à Londres, il y a des leçons à tirer du Pliocène.

« Les températures mondiales étaient 3 à 4 ºC plus élevées qu’aujourd’hui et le niveau de la mer 15 à 20 mètres plus haut », commente Martin Siegert, professeur de géoscience à l’Imperial College de Londres.

Aujourd’hui, avec 1ºC de plus qu’à l’époque pré-industrielle, la Terre subit déjà les impacts du dérèglement climatique, des inondations aux sécheresses.

Pour Siegert, avoir dépassé 400 ppm de CO2 n’implique pas une hausse du niveau des mers de l’ampleur de celle du Pliocène de façon imminente, mais à moins que l’Homme n’arrive à retirer le CO2 de l’atmosphère à grande échelle, des impacts majeurs sont inévitables, tôt ou tard.

En se basant sur les concentrations de CO2, les glaciologues prédisent une augmentation du niveau des océans entre 50 cm et un mètre d’ici la fin de ce siècle, indique le chercheur.

« Il serait difficile que cela soit plus, parce que la fonte prend du temps. Mais ça ne s’arrête pas à 2100, ça continue ».

En octobre, les scientifiques du Giec tiraient la sonnette d’alarme : pour rester sous les 1,5ºC, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50 % d’ici 2030.

Mais malgré les promesses, ces émissions liées aux énergies fossiles et à l’agriculture augmentent inexorablement.

« À 400 ppm, nous restons sur la trajectoire d’un climat similaire au Pliocène », prévient Tina van De Flierdt, professeur de géochimie isotopique à l’Imperial College.

La calotte glaciaire du Groenland, qui contient assez d’eau pour faire augmenter le niveau des mers de 7 mètres, avait alors disparu. Et celle de l’ouest de l’Antarctique, « qui contient environ 5 mètres, avait probablement disparu ».

Les chercheurs estiment que l’atmosphère a précédemment déjà connu des niveaux de CO2 bien supérieurs à 400 ppm, mais le gaz avait mis des millions d’années à s’accumuler.

De leur côté, les émissions liées à l’activité humaine ont fait grimper les niveaux de CO2 de plus de 40 % en un siècle et demi.

Avec une concentration à 412 ppm, et en progression, certains experts estiment qu’un réchauffement de la planète de 3 à 4ºC est probablement inéluctable.

La dernière fois que le CO2 était aussi présent dans l’atmosphère, il avait ensuite été capturé par les arbres, les plantes, les animaux, puis enterrés avec eux à leur mort.

« Et ce que nous faisons depuis 150 ans, c’est de le déterrer et de le renvoyer dans l’atmosphère », souligne Siegert. « C’est une expérience folle ».

 

 

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LE DÉBUT DE LA FIN, SORTEZ LES CHALOUPES, FAITES JOUER L’ORCHESTRE

Posté par provola le 17 février 2019

  • C’est un effondrement de l’inlandsis antarctique occidental qui serait responsable du niveau élevé de la mer dans la période de l’Eémien. © kalafoto, Fotolia

PLANÈTE

La calotte polaire Ouest-Antarctique pourrait s’effondrer, comme il y a 125.000 ans

ACTUALITÉClassé sous :CLIMATOLOGIE , FONTE DES GLACES , ANTARCTIQUE
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Nathalie Mayer

Journaliste

Publié le 26/12/2018

Modifié le 27/12/2018

Il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, l’inlandsis antarctique occidental semble s’être effondré, provoquant une importante hausse du niveau de la mer. Avec le réchauffement climatique en cours, les chercheurs craignent que le phénomène se répète aujourd’hui.

Il y a 125.000 ans, durant l’avant-dernière période interglaciaire du Quaternaire, le niveau de la mer était de six à neuf mètres plus élevé que le niveau actuel. Inondant de nombreuses terresaujourd’hui hors d’eau. Un phénomène résultant, selon des scientifiques, de l’effondrement de la calotte polaire Ouest-Antarctique.

De quoi soulever des inquiétudes, les températures de l’époque étant à peine plus élevées que celles de nos jours. « La forte augmentation de la fonte des glaces observée dans la région au cours de ces deux à trois dernières décennies marque peut-être le début du processus », remarque Jeremy Shakun, paléoclimatologue au Boston College (États-Unis).

À l’époque de l’Eémien, la Terre a connu un réchauffement, +2 °C au-dessus du niveau préindustriel, contre +1 °C aujourd’hui, résultant de légers changements dans son orbite et son axe de rotation. Ici, une fissure de 30 kilomètres sur le glacier Pine Island. © Nasa/GSFC/Meti/ERSDAC/Jaros, and U.S./Japan ASTER Science Team

À l’époque de l’Eémien, la Terre a connu un réchauffement, +2 °C au-dessus du niveau préindustriel, contre +1 °C aujourd’hui, résultant de légers changements dans son orbite et son axe de rotation. Ici, une fissure de 30 kilomètres sur le glacier Pine Island. © Nasa/GSFC/Meti/ERSDAC/Jaros, and U.S./Japan ASTER Science Team

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont étudié des carottes de sédiments marins et identifié les signatures géochimiques du substrat rocheux de trois régions différentes. Dans des sédiments marins d’une zone plus au large, mais suivant le courant, à l’ouest de la péninsule Antarctique, ils s’attendaient à retrouver du limon érodé par la glace. Mais rien. De cette absence de sédiment, ils ont conclu que l’inlandsis antarctique occidental avait, à cette époque, disparu.

Pour confirmer cette découverte, un navire de recherche entamera bientôt un voyage de trois mois visant à forer de nouvelles carottes. Car pour l’heure, la datation de l’évènement reste imprécise. Et il n’est pas impossible que le phénomène ne soit qu’illusion. Une modification temporaire des courants océaniques a en effet pu entraîner un transfert du limon vers un autre site.

POUR EN SAVOIR PLUS

Le déclin inexorable des glaces de l’ouest de l’Antarctique

Les glaces situées sur la façade ouest de l’Antarctique sont condamnées à se liquéfier, d’après les conclusions de deux études indépendantes et publiées simultanément. D’ici quelques siècles, elles pourraient avoir complètement disparu et faire monter le niveau des mers de plus de quatre mètres.

Article de Janlou Chaput paru le 17/05/2014

Le climat change, et le monde avec. Surtout les pôles. Dans les régions les plus septentrionales ou les plus australes, le décor évolue un peu chaque année : des icebergs se détachent, faisant reculer progressivement les glaciers, tandis que les calottes en certains points s’amincissent. La glace des terres finit par se liquéfier et rejoindre l’océan, faisant ainsi monter le niveau des mers à la surface du globe. Chaque année, il faut rajouter trois millimètres à la toise.

L’Antarctique est le plus grand des contributeurs. Ce continent de glace abrite des étendues gelées immenses, qui souffrent sous le coup du réchauffement, même si celui-ci est moins intense dans cette région du monde qu’ailleurs. Néanmoins, le déclin du glacier de l’île du Pin, l’un des plus importants de la calotte polaire australe, semble inexorable. Pourtant, il pourrait y avoir pire encore. Ses voisins aussi auraient décidé de se jeter à l’eau.

En effet, deux études menées séparément et de manière indépendante se sont focalisées sur les autres glaciers de la région, notamment sur le glacier Thwaites, baignant lui aussi dans la mer d’Amundsen, sur la face nord de la péninsule Antarctique. D’après les observations satellitaires et les estimations informatiques, ces glaces risquent de reculer de façon irréversible, à tel point que dans quelques siècles, il n’en restera plus rien… mises à part les photos prises avant pour attester de leur réalité.

Les glaces terrestres vont progressivement glisser vers la mer au fur et à mesure que la partie immergée va continuer à fondre sous l’action du réchauffement climatique. © James Yunkel, Nasa Ice, DP

Les glaces terrestres vont progressivement glisser vers la mer au fur et à mesure que la partie immergée va continuer à fondre sous l’action du réchauffement climatique. © James Yunkel, Nasa Ice, DP

Les glaciers de l’Antarctique vont reculer de plus en plus vite

Dans les Geophysical Research Letters, l’équipe d’Éric Rignot, de l’université de Californie à Irvine (États-Unis), a recouru aux données satellitaires ramenées par la mission European Remote Sensing Satellite entre 1992 et 2011 pour cette région de l’Antarctique. Le glacier Thwaites a reculé de 14 km en 20 ans. Pour les voisins, le déclin est parfois encore plus important. Nulle part ailleurs en Antarctique, la glace ne fond aussi vite. Or, ces glaces, qui contribuent à elles seules autant que tout le Groenland à la montée des eaux, contiennent suffisamment de ressources pour rehausser le niveau des mers de 1,2 m. Avec l’aide d’autres bassins, on pourrait voir les océans s’élever de plus de 4 m.

De leur côté, les chercheurs de l’université de Washington (Seattle, États-Unis), sous l’égide de Ian Joughin, se sont servis des cartes topographiques détaillées et de simulations informatiques pour évaluer la vitesse de recul dans les prochaines années. En intégrant les données des mesures les plus récentes, même le modèle le plus optimiste (ou le moins pessimiste) montre que la glace commence à s’effondrer, et que la partie du glacier qui repose sur le sol marin ne cesse de reculer. Or, les processus devraient accélérer, et les glaces fondre de plus en plus vite. Il pourrait ne plus rien rester des 182.000 km2 du glacier Thwaites d’ici quelques siècles : au pire dans 200 ans, au mieux dans 1.000 ans, d’après ce qu’on peut lire dans Science.

Il est encore temps d’anticiper, mais…

Les différents glaciers du bassin étant connectés, le premier qui disparaît entraînera les autres dans sa chute. Les scientifiques ne se font pas d’illusions : ce recul semble irréversible. Si les conséquences se mesurent à l’échelle de plusieurs générations d’Hommes, le laps de temps que les scientifiques avancent est extrêmement court à l’échelle d’un géant de glace. Comme un battement de cils pour nous.

D’autre part, ces deux études semblent indiquer qu’il faut porter davantage d’intérêt à ces ensembles gelés qu’au glacier de l’île du Pin, qui représenterait une menace moins grande, bien qu’il ne soit pas non plus inoffensif et innocent.

C’est désormais une certitude, le réchauffement climatique va bouleverser notre petit monde. Heureusement, dans ce contexte, il est encore possible d’anticiper et de prendre les mesures qui s’imposent. Mais les pouvoirs publics sont-ils prêts à payer aujourd’hui pour des résultats qui ne seront visibles que dans des décennies, voire des siècles ?

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2 milliards coupés d’eau

Posté par provola le 7 février 2019

Réchauffement climatique. La fonte annoncée des glaciers de l’Himalaya terrifie l’Asie

2 milliards coupés d'eau
Des yaks, en avril 2014, de retour vers un camp de base. Les expéditions vers l’Everest venaient d’être annulées, à la suite d’une avalanche.
PHOTO / PHURBA TENJING SHERPA / REUTERS

Un rapport élaboré par trois cent cinquante experts prédit la fonte d’un tiers à deux tiers des glaciers de l’Himalaya au cours du siècle qui vient, avec des conséquences apocalyptiques pour les centaines de millions d’habitants de cette région de la planète.

“Terrifiant.” Voilà comment le Nepali Times a qualifié le rapport publié lundi 4 février à Katmandou par l’International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD). “Pendant que les médias du monde entier ont le regard fixé sur le Groenland, l’Arctique et l’Antarctique, l’Himalaya se prépare à la fonte catastrophique de ses glaciers si rien n’est fait pour réduire immédiatement les émissions de carbone de la planète”, s’alarme le journal. “Même dans le meilleur des scénarios”, les montagnes du toit du monde vont perdre “plus du tiers de leurs glaces d’ici à la fin du siècle”.

Si la hausse moyenne des températures dépasse de 1,5 degré les niveaux antérieurs à l’ère industrielle, ce sera bien pire. Au rythme actuel, estime le rapport, “les températures devraient augmenter de 4,2 à 6,5 degrés d’ici à 2100, ce qui fera fondre les

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Mes enfants n’y croient pas, Macron non plus

Posté par provola le 22 janvier 2019

En dix ans, la fonte des glaces au Groenland a été multipliée par quatre

Un iceberg s'est détaché près d'un village au nord ouest du Groenland.
En dix ans, la fonte des glaces au Groenland a été multipliée par quatre Le Journal horaire / 17 sec. / à 15:00
Multipliée par quatre entre 2003 et 2013, la fonte des glaces au Groenland, qui entraîne la hausse du niveau des mers, est désormais perceptible dans des zones plus étendues de l’immense île arctique.

« En 2003, 111 km3 de glace par an disparaissaient, dix ans plus tard ce chiffre était presque quatre fois plus élevé, atteignant 428 km3 par an », indique une étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Les chercheurs du DTU Space Lab de l’Institut technique du Danemark, qui ont participé à une étude sur les changements de la masse glaciaire au Groenland, ont constaté « des changements prégnants et surprenants dans le schéma de fonte de la glace ».

Terre et eau de mer toujours plus chaudes

Jusqu’à présent, c’était surtout la calotte glaciaire qui fondait, principalement dans les glaciers du nord-ouest et du sud-est du Groenland. Cette fonte s’explique par la hausse des températures terrestres et, en partie, par le contact avec une eau de mer elle-même de plus en plus chaude.

La nouvelle étude montre que la glace fond également dans le sud-ouest de l’île et que cette fonte est accélérée par la hausse des températures terrestres. « Au fur et à mesure de l’augmentation de la température de l’atmosphère, nous allons immédiatement voir une accentuation de la fonte ».

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UNE BOMBE A RETARDEMENT

Posté par provola le 16 janvier 2019

La calotte glaciaire de l’Antarctique fond plus vite que jamais

Cette fonte des glaciers entraîne une hausse de plus en plus importante du niveau des océans, ont prévenu lundi des scientifiques.

La glace de l\'Antarctique photographiée par une expédition chinoise, le 31 décembre 2018.
La glace de l’Antarctique photographiée par une expédition chinoise, le 31 décembre 2018. (LIU SHIPING / XINHUA / AFP)

La fonte annuelle de la banquise est plus rapide que jamais dans l’océan Austral, aux abords de l’Antarctique. Mais ce n’est pas la nouvelle la plus inquiétante qui nous provienne du continent blanc. En effet, selon un rapport des comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences, publié lundi 14 janvier, les glaciers (constitués d’eau douce) de l’Antarctique souffrent également. La fonte de la calotte glaciaire du continent blanc est responsable d’une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon ce rapport.

 

Le rythme de fonte de cette énorme masse d’eau douce gelée devrait entraîner une élévation désastreuse du niveau des océans dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l’université de Californie. Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d’ici 2100 – l’une des pires prévisions scientifiques – provoquerait l’inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde.

 

Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l’Antarctique dans les prochains siècles.Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l’université de Californieà l’AFP

Pour cette nouvelle étude, les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans 18 régions de l’Antarctique. Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales.

Chaque année, 252 milliards de tonnes de glace fondent

Elles ont permis de déterminer qu’entre 1979 et 1990, l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. A partir de 2009 et jusqu’en 2017, cette perte est passée à 252 milliards de tonnes chaque année. Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l’Est, autrefois considérées comme relativement  »à l’abri du changement », contrairement à celles de l’Ouest, mais qui perdent désormais beaucoup de glace.

L’Antarctique renferme suffisamment de glace pour provoquer, si cette dernière venait à fondre complètement, une élévation de 57 mètres du niveau des mers. La calotte glaciaire de l’Antarctique de l’Est, la plus importante au monde, contient environ la moitié des réserves d’eau douce de la planète. De quoi faire monter les mers de 52 mètres en cas de fonte, contre 5 mètres pour la partie Ouest. Le rapport des PNAS souligne que ces récentes recherches devraient inciter à porter une  »attention accrue » à la fonte des glaces dans l’Est de l’Antarctique.

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C’EST PIRE QUE PRÉVU

Posté par provola le 12 janvier 2019

Les océans se réchauffent bien plus vite que ce que l'on croyait

Les océans se réchauffent bien plus vite que ce que l’on croyait

 

Selon une nouvelle étude, les océans se réchaufferaient 40% plus rapidement qu’une étude des Nations Unies l’avait prédit il y a cinq ans.

 

Les nouvelles concernant le réchauffement climatique semblent aller de Charybde en Scylla, ces derniers temps. C’est également la tendance d’une récente publication scientifique, parue ce jeudi 10 janvier dans le journal Science.

Si une étude sur le réchauffement des océans avait été menée par les Nations Unies il y a cinq ans, des scientifiques ont découvert que leur température augmentait en fait 40% plus rapidement que ce qui était prévu.

Les océans absorbent la chaleur

Les océans ont la capacité d’absorber les effets du changement climatique. Il a été calculé que les eaux du globe capturent 93% de la chaleur emprisonnée dans l’atmosphère par l’augmentation des gaz à effet de serre.

« Si l’océan ne capturait pas autant de chaleur, la température du globe serait bien plus haute qu’elle ne l’est à l’heure qu’il est » explique Malin Pinsky, professeur d’écologie à la Rotgers University au New York Times.

« En vérité, l’océan nous sauve déjà d’un réchauffement massif à l’heure qu’il est » souligne-t-il. Si les océans sauvent pour l’instant la planète, en revanche, les conséquences sont catastrophiques à leur échelle.

De multiples conséquences désastreuses

Ainsi, le réchauffement des océans a comme effet d’accélérer la fonte des glaciers, et donc l’élévation du niveau des mers. Les récifs coralliens, incapables de s’adapter, meurent tandis que les précipitations augmentent, tout comme l’intensité des tornades et autres phénomènes météorologiques exceptionnels.

Selon les scientifiques auteurs de cette étude, ces phénomènes devraient encore s’accroître, en nombre et en intensité, dans les années à venir. Ainsi, les ouragans Harvey et Florence, qui ont ont touché les Etats-Unis ces deux dernières années, ne devraient être que les premiers d’une longue série.

Des conséquences sur la pêche

Mais ce n’est pas tout : des millions de personnes, notamment dans les zones tropicales, qui dépendent de la pêche pour vivre, pourraient être touchées. La faute à la destruction des récifs coralliens, qui servent de refuge et d’habitat à de nombreuses espèces de poisson.

Au fil des années, les océans sont devenus un des sujets de recherche les plus importants pour les scientifiques à travers le monde. La température des océans est un bon moyen de surveiller l’élévation de la température du globe, celle-ci n’étant pas influencée par les phénomènes météorologiques à court terme.

« Le meilleur thermomètre que nous puissions avoir » 

« Les océans sont le meilleur thermomètre que nous puissions avoir » explique Zeke Hausfather, un des responsables de l’étude. Mais ce n’est pas une tâche simple. La preuve : le rapport des Nations Unies datant de 2014, basé sur des algorithmes informatiques, prévoyait un réchauffement moins important.

Ce qui ressort de la dernière étude est que l’eau proche de la surface est celle qui s’est le plus réchauffée et que l’élévation des températures s’est accélérée dans les vingt dernières années.

Déjà des conséquences diplomatiques 

En conséquence, le niveau de la mer s’est élevé. Pour une raison simple : l’eau chaude, avec des molécules dilatées, prend plus de place que l’eau froide. Et, selon l’étude, on tiendrait là la principale raison de l’élévation du niveau des mers, bien plus que la fonte des calottes glaciaires.

Le 11 janvier 2019 à 16:35 • Kevin Domas

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il était une fois la banquise.

Posté par provola le 10 janvier 2019

La surface de la banquise de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible à cette période de l’année

Le précédent record bas datait de 2017.

Une étendue de glace en Antarctique, le 31 décembre 2018.
Une étendue de glace en Antarctique, le 31 décembre 2018. (LIU SHIPING / XINHUA / AFP)

La banquise a triste mine. Avec 5,47 millions de km² mesurés le 1er janvier, l’étendue de la banquise de l’Antarctique n’a jamais été aussi faible à cette époque de l’année depuis le début des mesures par satellite il y a 40 ans, relève Météo France mardi 8 janvier.

Le précédent record bas date de 2017 : l’étendue de glace était alors plus grande de 300 000 km². Le prévisionniste, qui se base sur les mesures du National Snow and Ice Data Center (centre national de données sur la neige et la glace) américain, note que le déficit de banquise par rapport aux normales mesurées entre 1981 et 2010 atteint 1,88 millions de km², « ce qui représente un manque de 26 % de l’extension moyenne attendue à cette période de l’année ».

Le pire est sans doute à venir, car la fonte des glaces se poursuit en raison de l’été sur place. « Il reste encore plusieurs semaines avant le minimum annuel mesuré entre fin février et début mars », rappelle ainsi Météo France, qui souligne que le précédent record bas date du 3 mars 2017. La banquise antarctique s’étandait alors sur de 2,10 millions de km².

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Quand certains États et acteurs privés redoublent d’efforts… pour limiter les avancées climatiques

Posté par provola le 29 décembre 2018

Le contexte géopolitique actuel se montre difficile et hostile au multilatéralisme. Une des questions centrales qui se joue sur les négociations climatiques est celle des inégalités mondiales : les pays riches ne veulent pas lâcher grand-chose tandis que les pays en développement n’ont pas le poids géopolitique pour négocier d’égal à égal avec les grands pays comme les États-Unis, la Russie, la Chine ou encore l’Union européenne.

Quand certains États et acteurs privés redoublent d’efforts… pour limiter les avancées climatiques

Audrey Garric

Les Etats pétroliers, experts en blocage des négociations climatiques. Mon compte-rendu de l’ »incident » qui crispe tout le monde à la depuis ce week-end : https://www.lemonde.fr/climat/article/2018/12/10/cop24-les-etats-petroliers-experts-en-blocage-des-negociations-climatiques_5395462_1652612.html … via @lemondefr

COP24 : les Etats pétroliers, experts en blocage des négociations climatiques

L’Arabie saoudite, le Koweït, la Russie et Etats-Unis ont tenté d’édulcorer une référence à un rapport du GIEC sur la nécessité de limiter le réchauffement à 1,5 °C.

lemonde.fr

Pour couronner le tout, les COP restent aujourd’hui minées par les fausses solutions et la mobilisation de nombreux acteurs privés qui font tout pour contrecarrer les avancées sur la question du climat. Les travaux de l’ONG influencemap ont montré que 90 % des 200 plus grandes entreprises mondiales sont toujours impliquées dans des organisations patronales menant un lobbying anti-climatique.

Un des exemples les plus récents est celui de la stratégie de blocage de BusinessEurope, organisation patronale européenne fédérant une trentaine d’associations. En septembre 2018, une note interne à l’association obtenue et publiée par le média Euractiv révélait une volonté explicite de bloquer des réglementations essentielles pour le climat.

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Il faut le rappeler inlassablement : charbon “propre”, nucléaire, OGM et agrocarburants sont autant de fausses solutions énergétiques qui ne permettent pas de répondre à la crise climatique.

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COP 24: la troisième guerre mondiale est déclarée.

Posté par provola le 16 décembre 2018

La énième conférence sur le climat s’est  donc tenue en Pologne sans que rien ne soit réellement acté en dehors d’un accord sur un désaccord généralisé. Marché de dupes, accord sur rien , on ne sait pas quels sont les objectifs et pas quels sont les moyens d’y arriver. Les signataires sont tous des convaincus de la croissance alors que l’on sait depuis 40 ans que notre façon comptable de concevoir le monde est justement le problème.  Il faut que nous ralentissions vite , pas tous , les pays du Nord avant tout qui ont tout bousillé et qui voudraient à présent faire porter le chapeau à d’autres. Les USA en premier lieu qui sont les premiers responsables veulent se dédouaner en niant les efforts à réaliser, et se tenant en dehors des passages cloutés.  L’Europe ensuite qui se veut tellement vertueuse mais est tout aussi hypocrite et qui joue les vierges effarouchées mais est incapable en réalité de s’accorder sur la façon d’aborder le sujet , qui exporte ses responsabilités d’émissions vers la Chine. Les pays riches doivent trouver 100 milliards d’euros chaque année pour aider les pays du sud à boucler leur transition énergétique , ce qui doit faire 30 milliards pour l’Europe. Comme la France doit représenter 25 % du PIB européen. Il faudrait dons que la France trouve 7,5 milliards par an pour aider financièrement les pays du sud dans leur transition énergétique. Allez dire ça au gilets jaunes. Ou alors on s’attaque réellement à l’évasion fiscale et on envahie Monaco le Luxembourg et Guernesey, on enferme Junker et le prince Albert , on leur demande de rembourser avec les intérêts. Mais ça est une autre histoire . Sans compter que notre pays devra accueillir une partie des centaines de millions de réfugiés climatiques du Sahel fuyant les températures extrêmes du désert qui avance. Ou bien l’on élit des responsables politiques qui ont un horizon à plus d’un mandat électoral ou la troisième guerre mondiale est déjà dans les tuyaux de l’histoire. Celle qui mettra un terme à notre humanité de bric et de broc.

 

COP 24 : malgré l’urgence, les Etats tournent le dos aux attentes des populations

 
Deux mois après la publication du rapport spécial 1,5 du GIEC et le cri d’alarme des scientifiques, les Etats réunis à la COP24 n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une révision à la hausse de leurs efforts climatiques nationaux (NDCs). La COP24 échoue ainsi à remettre les Etats sur une trajectoire compatible avec un réchauffement à 1,5°C d’ici la fin du siècle, pourtant prévu par l’Accord de Paris. La France a, quant à elle, brillé par son absence en Pologne.

Les Etats ont même été incapables de trouver un consensus pour accueillir favorablement ce rapport du GIEC, qu’ils avaient pourtant eux-mêmes commandé lors de la COP21, et faire de la science l’arbitre de leurs décisions

“Un fossé se creuse dangereusement entre la réalité du changement climatique décrite par la science, avec ses conséquences dramatiques pour les populations dans certaines régions du monde, et l’action politique. La COP 24 a donné le triste spectacle d’une incompréhension entre des pays qui défendent leurs intérêts économiques et industriels, et des pays vulnérables qui jouent leur survie. Au final, ce sont les peuples qui sont abandonnés”, regrette Clément Sénéchal, chargé de campagne climat pour Greenpeace France. 

Le fait que les Etats aient pu, malgré tout, adopter des règles d’application minimales pour l’Accord de Paris montre qu’une forme de multilatéralisme autour de l’enjeu climatique reste possible. Hélas, sans l’ambition nécessaire, cette diplomatie risque de perdre peu à peu de sa consistance.

Greenpeace demande aux Etats de se ressaisir rapidement et de renforcer drastiquement leurs efforts diplomatiques et politiques pour lutter contre le changement climatique et protéger les populations vulnérables. Ils doivent se présenter au Sommet Spécial des Nations Unis sur le climat, le 23 septembre 2019, avec de nouvelles feuilles de route revues à la hausse (NDCs) et des promesses de financement adéquates.

La France aux abonnés absents

Ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe n’ont jugé utile de se déplacer pour l’ouverture des négociations, lors de la journée réservée aux chefs d’Etat. François de Rugy n’a, lui non plus, pas daigné se déplacer en seconde semaine, lors des négociations politiques, laissant la place à Brune Poirson, qui elle-même est repartie 4 jours avant la fin des discussions.

La France a renoncé à jouer un rôle moteur dans les négociations climatiques, au moment même où le besoin d’impulsion politique est indispensable pour décrocher un résultat ambitieux malgré les tensions”, déplore Clément Sénéchal. “L’enjeu climatique semble complètement dépriorisé par ce gouvernement, qui a déserté l’arène internationale. Malgré ses beaux discours et ses slogans faciles, Emmanuel Macron préfère dérouler le tapis rouge au secteur privé lors de One Planet Summit non-contraignants ”.

De nombreuses discussions de couloirs de la COP se sont focalisées sur la crise des gilets jaunes et la France a fait figure de contre-exemple pour son incapacité à mettre en œuvre une transition juste. La crédibilité française sur l’agenda climatique s’érode également du fait de ses mauvais résultats nationaux, avec des émissions en hausse et des objectifs en baisse. Jusqu’à maintenant, Emmanuel Macron manque à ses responsabilités, à savoir placer l’enjeu climatique au cœur d’un véritable projet de société.

Contact presse :
Magali Rubino 07 78 41 78 78

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ANTARCTIQUE: HASTA LA VISTA BABY

Posté par provola le 19 septembre 2018

  • Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vus prend le large
Xavier Demeersman

Journaliste

Publié le 18/09/2018

A-68 s’est détaché voici plus d’un an de la grande barrière de glace Larsen C. C’est l’un des plus grands icebergs jamais vus. Il a rompu les amarres cet été.

 

Voici un an, au terme d’un long suspense où l’on voyait la grande plateforme glaciaire Larsen C, en Antarctique, se fendre au fil des mois sous le regard du couple de satellites Sentinel-1, un morceau de glace 50 fois plus vaste que Paris ou aussi grand qu’un département comme le Gard, gagnait sa liberté. A-68, l’un des plus grands icebergs jamais observés, venait de se détacher. Né au cœur de la nuit australe – cependant, la nuit et les nuages n’ont pas empêché Sentinel-1 de les espionner, via leurs radars très performants -, ce géant de près de 6.000 kilomètres carrés est en réalité un éclat de la plaque et ne représente au total que quelque 11 % de la plus grande des trois barrières de Larsen.

Montage des images de Sentinel-1 réalisé par Adrian Luckman (@adrian_luckman), de l’université de Swansea. © Adrian Luckman, ESA, Copernicus

L’iceberg géant A-68 part à la dérive

Puis l’été polaire succéda au long et rude hiver… et naturellement l’hiver revint. Une année est passée, et durant tout ce temps, A-68 n’a pas vraiment quitté son berceau, restant sagement à quelques encablures de la barrière de glace, retenu qu’il était à l’est, par la banquise, et au nord par des eaux peu profondes. Jusqu’à ce qu’enfin des vents puissants (effet de foehn) le poussent vers le large.

À présent, cela a l’air bien parti : l’iceberg géant a rompu les amarres. C’est une longue île blanche, flottante qui dérive désormais dans la mer de Weddell, au gré des courants. Où va-t-elle comme cela ? Va-t-elle se disloquer ? Son périple ne fait que commencer et il reste difficile encore de prédire sa destination. Vers des eaux plus chaudes, sans doute.

CE QU’IL FAUT RETENIR
  • Le 12 juillet, la fissure dans la barrière de glace Larsen C, en Antarctique, apparue il y a plusieurs années, a atteint l’océan. Sa progression fut très rapide ces sept derniers mois.
  • Un iceberg géant, 50 fois plus grand que Paris et contenant autant d’eau que le lac Ontario, vient de naître.
  • Les scientifiques vont le surveiller de près. S’il se disloque, il pourrait dériver dans l’océan. Autrement, il pourrait se maintenir dans la même zone. Le reste de Larsen C devrait se fragmenter.
Le nom de Larsen donné aux plateformes de glace de la péninsule Antarctique fait référence à l’explorateur norvégien Carl Anton Larsen qui, dans les années 1890, fit leur découverte.
Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC by-sa 3.0 IGO

Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC by-sa 3.0 IGO

Quel est l’avenir de cet iceberg géant ?

La superficie du nouvel iceberg est de 6.000 km2, ce qui, en comparaison, équivaut à 50 fois la taille de Paris, ou un département français comme le Gard ou la Savoie. Quant à son poids, les chercheurs l’estiment à plus d’un million de millions de tonnes. Il contiendrait autant d’eau que le lac Ontario, situé à la frontière américano-canadienne. Va-t-il fondre tout de suite et se déverser dans l’océan ? Son avenir est encore difficile à prédire, répondent les chercheurs. Il ne devrait pas partir à la dérive mais plutôt se maintenir dans la région durant plusieurs décennies. Sauf s’il se désintègre…, livrant alors une mosaïque de petits morceaux à la dérive vers les eaux plus chaudes. Ce sont des questions auxquelles les scientifiques cherchent des réponses, surtout dans notre monde qui se réchauffe.

Son influence restera toutefois imperceptible. Il ne représente que 10 % de Larsen C. Mais cette barrière qui cède morceau par morceau menace la stabilité des glaciers alentour. En tout cas, « il n’y aura certainement pas d’effondrement imminent, sans aucun effet direct sur le niveau de la mer, car l’iceberg est déjà à flot et déplace son propre poids dans l’eau de mer » explique le professeur Luckman. Du moins pas tout de suite. À terme, « compte tenu uniquement des bassins versants de glaciers qui s’écoulent dans Larsen C, le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre ».

Une partie des scientifiques, dont Luckman, pensent qu’à moyen terme, le reste de Larsen C, la quatrième plus grande plateforme de glace de l’Antarctique, aura le même sort que celui qu’ont connu Larsen A et B (en 1995 et en 2002), lesquels s’étaient désintégrés assez soudainement. Les satellites sont aux aguets.

Progression de la faille dans Larsen C depuis un an. Animation créée à partir des images radar de Copernic Sentinel. © Copernicus Sentinel data (2016–17), Swansea University

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L’HISTOIRE DU RENDEZ-VOUS MANQUÉ AVEC LE RÉCHAUFFEMENT GLOBAL

Posté par provola le 31 août 2018

L'HISTOIRE DU RENDEZ-VOUS MANQUÉ AVEC LE RÉCHAUFFEMENT GLOBAL
Un iceberg à la dérive de 100 mètres de haut frôle le village d’Innarsuit, une petite île au nord-ouest du Groenland. Juillet 2018.
© Lucia Ali Nielsen via Reuters
 


Publié vendredi 24 août 2018 à 20:00, modifié samedi 25 août 2018 à 08:43.

ENVIRONNEMENT

Comment nous avons perdu le combat contre le changement climatique

Le «New York Times» vient de publier une très longue enquête pour rendre compte des atermoiements côté américain qui ont empêché l’émergence de mesures fortes pour réduire les émissions de carbone quand il en était encore temps, entre 1979 et 1989. Un récit captivant salué dans la communauté scientifique, une page de notre histoire universelle dont voici les grandes lignes

  • Plus de 100 interviews réalisées, 175 000 caractères soit l’équivalent de 20 pleines pages du Temps: la dernière enquête du New York Times Magazine est à la mesure de son enjeu, immense. Avec le soutien de la Fondation Pulitzer, le grand quotidien américain a tout simplement voulu retracer comment la planète avait raté son rendez-vous avec le climat, comment, malgré les efforts de plusieurs lanceurs d’alerte, et pas mal de bonne volonté, y compris des industries pétrolières et des républicains à une époque, rien n’a été fait aux Etats-Unis, plus gros émetteur de dioxyde de carbone du monde, pour stopper le changement climatique quand c’était encore possible.

Tout s’est joué de 1979 à 1989, «une décennie au cours de laquelle nous avions de bonnes chances de résoudre la crise climatique» écrit le journal. On savait déjà presque tout sur le réchauffement climatique en 1979, quand à Genève, en février, lors de la première Conférence mondiale sur le climat, les scientifiques de 50 pays unanimes estimèrent qu’il était «urgent d’agir». Pendant 10 ans se sont succédé séances et conférences de tout niveau, jusqu’à cet autre sommet aux Pays-Bas en novembre 1989 au cours duquel aurait dû être approuvé un traité imposant des objectifs. Mais cela n’a pas été le cas. C’est aux raisons de cet échec que s’attache le journal – dans une enquête historique qui a occupé le journaliste Nathaniel Rich à temps plein pendant dix-huit mois.

I – 1979-1982

Printemps 1979: un militant inquiet

Quelques héros émergent de la petite galaxie d’experts qui ont travaillé sur le climat aux Etats-Unis à cette époque. Le premier est un activiste de l’organisation Les amis de la Terre, Rafe Pomerance, que ses études d’histoire à Cornell ne destinaient en rien à devenir le héraut de la lutte contre les émissions de carbone. C’est en lisant dans un rapport technique parmi d’autres que «la poursuite de l’usage des énergies fossiles pourrait apporter un changement significatif et porteur de dégâts d’ici à 20 à 30 ans» qu’il tique. Choqué, ne trouvant pas d’information – on est bien avant internet –, il contacte un géophysicien cité dans un journal qu’il a trouvé: Gordon MacDonald, membre des Jasons, cette mystérieuse coterie de scientifiques de très haut vol qui conseillent la CIA, la NASA et les présidents américains. MacDonald a conseillé Eisenhower sur l’exploration spatiale, avant de s’intéresser au carbone pour Kennedy puis pour Nixon. La question le taraude depuis le début des années 1960, et il est ravi qu’enfin quelqu’un saisisse son importance. Le tandem va multiplier les rencontres, les conférences et les interviews, bien déterminé à éveiller les consciences, le lobbyste de 32 ans qui sait organiser un événement et l’influent physicien touche-à-tout, maître du sujet. Ce sont eux qui obtiennent du Bureau présidentiel de la politique scientifique qu’un comité scientifique indépendant décide en toute autonomie si leur alarme est justifiée, sous la responsabilité du père de la météorologie moderne, Jule Charney.

Automne 1979: une mobilisation cahin-caha

Le troisième héros est un mathématicien de la NASA, futur directeur du principal laboratoire de l’agence spatiale, le prestigieux Goddard Institute. Jim Hansen modélise les «mondes miroirs» qui permettent d’élaborer des projections des effets possibles des émissions de carbone sur la Terre, des «modèles de circulation générale» qu’il est possible d’accélérer, contrairement au monde réel. Le rapport Charney, qui servira de référence pendant toute cette période, les utilise pour conclure que, après prise en compte de tout le savoir disponible sur les océans, l’air et les énergies fossiles, le doublement des seuils de carbone dans l’atmosphère, qui va forcément se produire, entraînera une hausse de la température globale de trois degrés – un degré de moins que ce que prédit Hansen, un degré de plus que ce que prédit Akio Arakawa, un autre modéliste du climat. Jimmy Carter demande dans la foulée à l’Académie des sciences de plancher sur des mesures.

Ce qui ressort de l’époque est la difficulté de mobiliser autour d’un phénomène qui ne pourra être ressenti que lorsqu’il sera déjà trop tard. Le récit d’un atelier avec des politiciens et des scientifiques, en compagnie de Rafe Pomerance et Gordon MacDonald, en 1980, dans un magnifique hôtel sur une plage de Floride, est à ce titre édifiant. L’atelier devait accoucher de mesures concrètes à proposer. Un participant rappelle que même si les Etats-Unis stoppaient toute émission de carbone cette année-là, ça ne retarderait le doublement du seuil que de cinq ans. Un autre se demande si le réchauffement doit vraiment les inquiéter – «Do we care?» «Il faut cesser toute extraction de charbon et de pétrole» pour un troisième. «Il faut un retrait ordonné des énergies fossiles vers les renouvelables», corrige immédiatement le représentant d’Exxon – oui, Exxon, car un des mérites de l’enquête du New York Times est de mettre en évidence que les industries pétrolières étaient ouvertes aux questions de climat à l’époque et leur consacraient des programmes de recherche – même si la question qui les intéressait était légèrement différente: de quelle part de réchauffement Exxon pourrait-il être accusé…

Les discussions qui entourent la rédaction du communiqué final sont surréalistes: le changement climatique «va probablement avoir lieu», dit l’un; «va presque sûrement avoir lieu», corrige un autre – «est encore mal déterminé», préfère un troisième… Il n’y aura pas de communiqué final. Quatre jours plus tard, Ronald Reagan est élu. «Et très vite Rafe Pomerance, qui pensait être au début de quelque chose, s’est aperçu que c’était déjà la fin», écrit le quotidien.

1980-1981: malgré la blitzkrieg de Ronald Reagan, la mobilisation grandit

«Son élection nous rend fous de joie», aurait dit le président de l’Association nationale du charbon. Quand le Conseil pour l’environnement, une institution gouvernementale, transmet à Reagan un rapport avertissant «que les énergies fossiles pouvaient altérer de façon permanente et désastreuse l’atmosphère de la Terre, avec un réchauffement de la Terre et des effets très graves», le président envisage… de supprimer le conseil. Son administration demande au directeur de l’Agence de recherche sur l’énergie solaire de démissionner. Une «blitzkrieg», écrit le New York Times. Cette violence inquiète au sein même du Parti républicain. Rafe Pomerance, toujours lui, comprend qu’il faut un événement fort pour frapper l’opinion. Il prend contact avec un sénateur qui a déjà organisé une audition consacrée à l’effet de serre, un démocrate dont on entendra beaucoup reparler: Albert Gore Jr, dit Al Gore, 33 ans à l’époque, ancien élève à Harvard de Revelle, le scientifique qui a travaillé sur la bombe atomique, et collègue de MacDonald.

A la tête d’un obscur sous-comité au sein de la Commission pour la science et la technologie, Al Gore sait que les problèmes d’environnement ont le potentiel de devenir populaires – on y trouve des méchants, des victimes et des héros. Excès de sel dans l’alimentation, chercheurs faussant leurs résultats, ces sujets font frémir. Sauf qu’il n’y a pas vraiment de méchants dans l’affaire climatique. Alors que sa première audition n’a pas eu d’écho, Al Gore en organise une nouvelle, avec Jim Hansen dans le rôle du scientifique lanceur d’alerte. «Est-ce que je vais voir ce changement climatique, lui demande le démocrate, ou est-ce que cela sera mes enfants? Réponse du mathématicien: «Probablement vos enfants. Pour vous, je ne sais pas, mais vous avez l’air plutôt jeune. Il est plus tard que vous ne le pensez.»

Cette fois c’est le jackpot. Dan Rather consacre 3 minutes de son CBS Evening News à l’effet de serre. Pas de quoi pousser l’administration Reagan à recommencer à financer les travaux de Jim Hansen, brutalement stoppés. Mais une ouverture semble se dessiner avec Exxon, dont le directeur du département de recherche, un ancien conseiller scientifique de Robert Nixon, se prononce résolument lors d’un symposium public en faveur d’un nouveau modèle d’énergie, reconnaissant que le système capitaliste était «moins que satisfaisant» pour gérer l’effet de serre, et affirmant qu’Exxon allait «inventer» un nouvel avenir d’énergies renouvelables. Pour Hansen, jamais l’administration Reagan ne pourrait s’élever contre Exxon. Le combat devenait politique.


Vu du ciel, un fermier des Nouvelles Galles du sud, en Australie, dans son champ complètement desséché.David Gray / Reuters

II – 1983-1989

1983-1984: l’exceptionnalisme américain contre le changement climatique

Mais tout se fige à l’automne 1983, écrit le New York Times.L’Académie nationale des sciences chargée en 1979 par Jimmy Carter de proposer des solutions s’est mise au travail, ce qui permet au gouvernement Reagan de temporiser à chaque question sur le sujet: il faut attendre la réponse des savants.

Celle-ci est présentée en octobre 1983 lors d’un grand gala, en présence de scientifiques mais aussi des responsables d’Exxon ou de General Motors – mais sans Rafe Pomerance, non invité. Celui-ci réussit à s’introduire dans un briefing pour la presse et récupère un exemplaire du gros rapport de 500 pages Changer le climat– pour découvrir qu’il n’apporte absolument rien de nouveau. Le rapporteur William Nierenberg écrit certes dans les conclusions qu’il faut agir immédiatement, mais ce n’est pas ce qu’il dit ensuite dans les médias, raconte le New York Times. C’est même l’opposé: il n’y a pas de besoin urgent d’agir, «il ne faut pas entretenir les spéculations les plus négatives dans la population. De la prudence, mais pas de panique.» Nierenberg est un optimiste croyant à l’exceptionnalisme américain, un de ces savants d’élite qui ont aidé à gagner une guerre mondiale, inventer la bombe atomique, créer l’industrie aérospatiale et l’informatique. Pour lui, l’Amérique a toujours résolu les problèmes existentiels qu’elle a rencontrés, et ce n’est pas un excès de dioxyde de carbone qui changera ça.

Les dégâts de ce rapport sont immenses. «Le message d’un panel de super-scientifiques au peuple inquiet du célèbre réchauffement climatique: vous pouvez faire avec», titre le Wall Street Journal, comme toute la presse. «Seule action recommandée: continuer la recherche», claironne le conseiller scientifique de Reagan, qui critique en même temps «l’alarmisme non indispensable» de l’Agence pour la protection de l’environnement.

1985: le trou d’ozone contre le réchauffement

Peu après, Exxon revoit sa position et annonce que «le consensus général est que la société a suffisamment de temps pour trouver une solution technologique adaptée à l’effet de serre». Si même l’académie pense que plus de régulations ne s’imposent pas, pourquoi Exxon devrait-il s’en faire?! Quelques mois après Changer le climat, Pomerance démissionne des Amis de la Terre.

La découverte du «trou dans la couche d’ozone» au-dessus de l’Antarctique, via un article dans Nature, va un peu changer la donne. L’image fait tout de suite tilt, associée à une hausse des cancers de la peau, une baisse des récoltes agricoles et du plancton. Jafe Pomerance reprend du service, organise quelques événements et, deux mois plus tard seulement, l’administration Reagan propose une diminution des gaz CFC de 95% et le Sénat ratifie la Convention de Vienne – alors que plus de 500 sociétés travaillant avec les CFC étaient montées au créneau. Tout le monde est convaincu que la lutte contre le réchauffement climatique est relancée et obtiendra le même succès que la couche d’ozone.

1987-1988: la censure de la science, et le brûlant été 1988

C’est donc très optimiste que Jim Hansen participe à une conférence parlementaire technique, Se préparer au changement climatique, dans un Quality Inn à deux pas du Capitole. Sont conviés des vétérans de la lutte contre le réchauffement comme Gordon MacDouglas, mais aussi des représentants de l’Union européenne, de l’Union soviétique et, bien visibles, de l’industrie pétrolière. Et c’est ainsi que ce 28 octobre 1988 on voit des pétroliers plaisanter avec des climatologues, et des législateurs trinquer avec des scientifiques.

D’où l’intense surprise du mathématicien lorsque la Maison-Blanche exige un vendredi soir des changements dans un témoignage prévu au Congrès le lundi – la règle veut que les officiels se fassent relire. Comment censurer un fait scientifique? Ne voyant pas d’autre possibilité, Hansen décide de témoigner non comme officiel mais comme simple citoyen – il devient pour l’occasion «scientifique du climat, New York», alors qu’il est le directeur d’un des programmes de la NASA… Dans ses discours, la Maison-Blanche continue de se montrer en faveur d’un accord et, en mars 1988, Ronald Reagan signe un accord avec Mikhaïl Gorbatchev qui les engage à coopérer sur le réchauffement climatique.

L’été 1988 accélère la prise de conscience, cet été le plus sec et le plus chaud de l’histoire américaine. Incendies géants en Alaska, à Yellowstone… Pour la première fois de son histoire, Harvard doit fermer, en raison de la chaleur. Un immeuble de Los Angeles prend feu spontanément. Hansen a maintenant les signes qui lui manquaient. Le 22 juin 1988 il est de nouveau appelé à témoigner au Sénat, par 37°. «Le réchauffement peut être détecté avec 99% de certitude. Il change notre climat. Il est temps d’arrêter de tergiverser, l’effet de serre est là.» Toute la presse entend enfin le message et le New York Times titre le lendemain: «Les experts annoncent au Sénat que le réchauffement climatique a commencé».

Eté 1988: la conférence de Toronto, le «Woodstock du climat»

Un vent d’optimisme suit «l’audition Hansen», qui créée une onde de choc. D’autant que 4 jours plus tard a lieu la Conférence mondiale de Toronto sur le changement atmosphérique, ce que le New York Times appelle à l’époque le «Woodstock du changement climatique». A Toronto, 400 participants, scientifiques et politiques, s’engagent dans la déclaration finale pour une diminution de 20% des émissions à l’horizon 2005. Et la campagne électorale s’empare du sujet. Dukakis le démocrate propose des déductions fiscales anti-charbon et pétrole, tandis que Bush se dit environnementaliste: «Ceux qui pensent que nous sommes sans armes face à l’effet de serre oublient l’effet Maison-Blanche.» Chez les industriels du charbon et du gaz, c’est la résignation: fin 1988, 32 textes sur le climat ont été introduits au Congrès.

Dans le même temps, ça discute ferme en Allemagne, en Norvège, et même dans la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, l’ancienne chimiste qui déclare que «la santé de notre économie et celle de notre environnement dépendent complètement l’une de l’autre».

C’est à cette époque que l’ONU et l’Organisation météorologique mondiale lancent conjointement le GIEC – le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, pour préparer un futur traité global. «Le temps ne fera pas disparaître le problème», leur dit James Baker, tout nouveau secrétaire d’Etat. Pas besoin de nouvelles mesures, il faut agir de suite, demande un groupe bipartisan de 24 sénateurs.

1989: la Maison-Blanche se rebiffe

Peu après ses propos audacieux au GIEC, James Baker reçoit la visite du chef du personnel de la Maison-Blanche, John Sununu. «Laissez tomber, lui dit-il, vous ne savez pas de quoi vous parlez.» Gouverneur du New Hampshire, Sununu incarne le conservatisme yankee, écrit le New York Times, c’est un ingénieur du MIT pragmatique, favorable au business, technocrate, et doté d’un redoutable flair politique. Sununu se frotte aussi avec le chef de l’Agence de protection de l’environnement, pour qui les Etats-Unis doivent muscler leur discours à la prochaine réunion du GIEC à Genève le mois suivant. Mais Sununu n’est pas d’accord. «Ce serait fou de se lier les mains», dit-il. Il exige que les délégués américains ne prennent aucun engagement à Genève – l’échange fuite ensuite dans la presse, ce qui le rend furieux.

Le mathématicien de la NASA Hansen une nouvelle fois convoqué au Sénat est affolé par les passages supprimés ou ajoutés par la Maison-Blanche dans son projet d’intervention. Il veut tout abandonner, mais Al Gore le persuade: Hansen lira son texte expurgé – et répondra aux questions de Gore que son intervention a été censurée et transformée. «Selon un scientifique, la Maison-Blanche a déformé son témoignage», titre le New York Times. «C’est une forme de fraude scientifique», tonne Gore, qui tient enfin son méchant, le censeur anonyme de la Maison-Blanche. Censeur qui bien sûr fait plus pour populariser le témoignage de Hansen que tout ce qu’il aurait pu dire d’affolant sur le réchauffement…

Novembre 1989: l’enterrement définitif à Noordwijk

A la Maison-Blanche, les relations s’enveniment entre le chef de l’Agence de l’environnement et John Sununu, chacun tentant d’empêcher l’autre d’avancer. Jusqu’à la conférence ministérielle de Noordwijk, aux Pays-Bas, en novembre 1989. L’atmosphère générale est qu’au minimum, les délégations s’entendront sur un gel des émissions de gaz à effet de serre, maintenues en 2000 au seuil de 1990. Rafe Pomerance bien sûr a fait le voyage. Il ne fait pas partie des 400 délégués invités, mais s’est débrouillé pour être là avec trois autres militants du climat. Leur objectif est de convaincre les délégués d’adopter l’objectif de Toronto, -20% d’ici à 2005. Ils ont l’oreille des Néerlandais, inquiets d’une hausse du niveau de la mer qui mettrait en péril une bonne partie de leur pays. La rumeur veut que les Américains essaient de persuader les Japonais et les Soviétiques de ne pas signer de texte contraignant. Pour faire bouger les lignes, Pomerance et ses compères organisent une rencontre de la presse avec un responsable de l’atoll pacifique de Kiribati. «Aucun endroit n’est plus élevé que ma tête, explique l’homme, qui mesure dans les 1,60 m. Donc si l’eau monte d’un pied, elle m’arrive au mollet. De deux pieds – à la cuisse. De trois pieds – à la taille. Et de quatre pieds… Suis-je clair»? Pomerance et ses amis sont en extase devant l’effet produit par le petit homme.

Mais Pomerance ne parvient pas à assister à la séance qui compte le plus, celle des ministres de l’Environnement, qui auront le dernier mot. Et voilà que la négociation dure, dure. Commencée le matin, elle s’achève après minuit. Sur un échec total. «Votre gouvernement a tout fait foirer», gémit entre deux portes le ministre suédois. Les Etats-Unis avec l’approbation de la Grande-Bretagne, du Japon et des Soviétiques ont forcé la conférence à abandonner l’objectif d’un gel des émissions. La déclaration finalenote simplement que «plusieurs» nations soutiennent la stabilisation des émissions. Sans préciser quels pays ni le niveau d’émissions.

«Un désastre», pour Greenpeace. «Washington n’est pas un partenaire mais un voyou», selon le directeur de l’Agence pour l’environnement, furibard. Plus diplomate, Pomerance souligne que George Bush n’a pas rempli sa promesse électorale de prendre en main le réchauffement climatique, mais il note aussi que l’accord est un premier pas; après tout, c’est la première fois que les Etats-Unis admettent le concept de limite des émissions.


Bientôt un film

Tout n’est pas inédit dans l’enquête du New York Magazine. Jim Hansen, par exemple, avait déjà raconté comment la Maison-Blanche avait tenté d’expurger ses témoignages. L’ex-ingénieur de la NASA est aujourd’hui une des figures emblématiques de la lutte contre le changement climatique aux Etats-Unis, il s’est même fait arrêter dans plusieurs manifestations dénonçant l’inertie des pouvoirs politiques. Le soin de la présidence de Ronald Reagan à effacer toutes les avancées de la présidence de Jimmy Carter en matière d’environnement était connu aussi, ainsi que l’incurie de George Bush. Tout n’est pas inédit, mais le récit implacablement chronologique de Nathanael Rich, la méticulosité de son enquête et la richesse de ses points de vue donnent le vertige. Pendant ces dix années, on a frôlé la mise en branle du monde.

«Tout le monde sait depuis 40 ans», déplore le journal, qui épingle au passage les industriels de l’énergie depuis l’échec de 1989. «Même si dans les années 1970 et 1980 ce n’étaient pas des bons samaritains, ils ne lançaient pas des campagnes à plusieurs millions pour faire de la désinformation, corrompre les scientifiques et laver le cerveau des écoliers comme leurs successeurs allaient le faire.»

Apple vient d’annoncer qu’il produirait sous forme de série l’enquête du New York Times. Avec ses scientifiques se frottant au politique pour se faire entendre, ses Géo Trouvetout de l’environnement et ses industriels méchants fossoyeurs du monde, le texte répond à tous les codes des best-sellers – comme le film animé par Al Gore, Une vérité qui dérange, qui a participé de son Prix Nobel de la paix en 2007, avec les scientifiques du GIEC. The show must go on.

 

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ON VA ALLER SE BAIGNER AU NORD DU GROENLAND

Posté par provola le 28 août 2018

La plus ancienne et la plus épaisse mer de glace s’est fissurée en Arctique pour la première fois

La mer de glace la plus ancienne et la plus épaisse du monde vient de se fissurer au nord du Groenland, en Arctique. C’est la première fois qu’un tel phénomène se produit dans cette zone qu’on pensait protégée. Les fortes chaleurs et les vents puissants enregistrés cette année sont les responsables.

Banquise

Pour la première fois, la banquise s’est fissurée au nord du Groenland.

CC0 CREATIVE COMMONS

BRISEE. Là où la glace s’étend normalement sur des millions de kilomètres carrés, même en été, la mer liquide s’est infiltrée dans une immense brèche au début du mois d’août 2018. C’est ce que rapporte un article duGuardianC’est la première année où la banquise se fend dans cette région du globe.

« La dernière zone de glace »

Le Groenland est en grande partie recouvert de glace. Cette calotte polaire ne doit pas être confondue avec la banquise qui désigne la couche de glace recouvrant l’océan. Les terres au nord du Groenland sont habituellement prolongées par la banquise. Dans cette zone, la glace est généralement très compacte en raison de la dérive transpolaire. Ce courant océanique s’écoule d’est en ouest dans l’océan Arctique et pousse la glace de la Sibérie à travers l’Arctique jusqu’à la côte. Les gros blocs de glace sont alors coincés dans cette région et s’y entassent, créant une immense étendue glacée très épaisse (de quatre à vingt mètres d’épaisseur). Cette mer gelée était surnommée « la dernière zone de glace » car les scientifiques prédisaient que ce serait la dernière barrière nordique contre les effets de la fonte d’une planète plus chaude. Ils se trompaient.

ON VA ALLER SE BAIGNER AU NORD DU GROENLAND

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Thomas Lavergne@lavergnetho

So the open water / low concentration patch North for Greenland is still there (and slowly moving westward). Nice and scary. From http://seaice.dk 

Leif Toudal@elmltp
En réponse à @lavergnetho et 2 autres

A small animation from @DTUSpace
showing our combined #Sentinel1 and #AMSR2 images and our @CMEMS_EU #Sentinel1 1-day ice drift vectors. All from http://www.seaice.dk

Sur cette animation vidéo, on voit la mer en bleu qui s’immisce entre la banquise et la côte nord du Groenland. © seaice.dk 

La chaleur et le vent ont ouvert la glace

Les fortes chaleurs de cette année et les vents chauds auront eu raison de la banquise. Le réchauffement climatique est directement responsable de ce phénomène. En effet, les températures dans l’Arctique augmentent deux fois plus vite qu’aux tropiques. Les années 2015, 2016 et 2017 sont les plus chaudes jamais enregistrées à la surface du globe d’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Et le premier semestre 2018 poursuit cette tendance. Début août 2018, la station météorologique de Kap Morris Jesup, au nord du Groenland, avait enregistré un record de température de 17 °C. Avant cet été, la banquise s’était déjà fissurée en février, alors que le mercure avait grimpé anormalement haut durant une dizaine de jours. Les vents puissants et chauds ont également contribué au détachement des blocs de glace de la côte et les ont poussés vers le large. Depuis plusieurs années, la glace se fragmente au pôle nord. Et plus les blocs de glace sont petits et épars, plus ils sont mobiles.

« Je ne peux pas dire combien de temps cette brèche restera ouverte mais même si elle se ferme dans quelques jours, le mal sera fait : la vieille glace de mer épaisse aura été repoussée de la côte vers une zone où elle va fondre plus facilement » a déclaré au Guardian Thomas Lavergne, chercheur à l’Institut météorologique de Norvège. Or la fonte de la banquise entraîne des effets néfastes sur le climat comme la modification des courants océaniques et atmosphériques. De plus, si la glace fond, beaucoup de ressources en hydrocarbures deviendraient potentiellement accessibles, ce qui pourrait transformer ces terres encore vierges en zones industrielles. Des perspectives qui font froid dans le dos.

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BORDEL IL FAUT LE DIRE COMMENT ?

Posté par provola le 28 juillet 2018

 

 

 

 

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JEAN JOUZEL PRÉSIDENT SINON VOS ENFANTS CRÈVERONT AVANT L’HEURE

Posté par provola le 28 juillet 2018

L’invité du Soir 3 : Jean Jouzel alarme sur le réchauffement climatique

Des records de chaleur battus en France, mais également à l’étranger. C’est toute la planète qui subit le changement climatique. Pour en parler, le climatologue Jean Jouzel est l’invité du Soir 3.

Dans son livre « Pour éviter le chaos climatique et financier », Jean Jouzel fait un constat : vague de chaleur sans précédent dans les pays baltes et ce n’est que le début. « Les observations prises individuellement ne permettent pas d’attribuer cette situation à l’activité humaine. Mais elles s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique qui lui, à l’échelle planétaire, est vraiment lié à l’activité humaine. C’est donc là notre responsabilité et il faut agir« , précise le climatologue.

Trois ans pour agir

Il y a les incendies, la sécheresse et puis ces informations inquiétantes comme un iceberg qui menace un village au Groenland. « Ce sont des régions où le réchauffement climatique est deux fois plus rapide qu’à l’échelle globale« , explique encore Jean Jouzel. Dans son livre, il indique que l’on a trois ans pour inverser la courbe en agissant en Europe, en France et dans le monde entier. Les prévisions pour la France sont inquiétantes. « Le pays pourrait connaître des températures records qui pourraient atteindre les 50 ou 55 degrés dans l’est de la France dans la deuxième partie de ce siècle« , alarme le climatologue.

Le JT

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On va arrêter nos conneries quand ça sera trop tard.

Posté par provola le 25 juillet 2018

Un incendie dévastateur ravage la Suède… Et ce ne sont que les prémices du réchauffement climatique

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Dix ans qu’on vous le dit sur ce site, y a 48 000 avions en commande dans les vingt ans…On crèvera plus vite.

Posté par provola le 24 juillet 2018

Le climatologue Jean Jouzel alerte sur les vagues de chaleurs en France !

 

Dans une interview donnée à Europe 1 le 22 juillet 2018, le climatologue et vice-président du GIEC, Jean Jouzel, revenait sur les conséquences du changement climatique en France pour les années à venir. 

Parmi les impacts négatifs du réchauffement planétaire, on compte notamment la montée des eaux, des catastrophes naturelles à répétition, et l’intensification des vagues de chaleur. « Il faut craindre des canicules de plus en plus importantes et des températures de l’ordre de 55 degrés sur toute la France d’ici la fin du siècle ! » s’inquiète t-il.

Alors que la France s’apprête à vivre cette semaine des températures avoisinant les 37 degrés dans le sud, Jean Jouzel rappelle que celles-ci pourraient atteindre des « records de l’ordre de 50 degrés, voire 55 degrés sur l’Est de la France » dans la deuxième partie du siècle.

 

 

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LES MACRONIENS VONT POUVOIR ALLER SE BAIGNER EN ANTARCTIQUE

Posté par provola le 14 juin 2018

Les glaciers de l’Antarctique fondent trois fois plus vite depuis cinq ans et font monter le niveau des océans

Cette fonte accélérée représente une menace pour des centaines de millons de personnes vivant dans des zones côtières dans le monde, selon 84 chercheurs qui ont publié un article sur le sujet dans la revue « Nature ».

Un iceberg près des côtes de l\'Antarctique, le 15 février 2018.
Un iceberg près des côtes de l’Antarctique, le 15 février 2018. (ALEXANDRE MENEGHINI / X03465)

Avant 2012, le continent blanc situé au pôle Sud perdait environ 76 milliards de tonnes de glace annuellement, ont calculé les chercheurs. Depuis cette date, ce chiffre a bondi à 219 milliards de tonnes par an.

Au total, l’Antarctique a perdu 3 000 milliards de tonnes de glace depuis 1992, assez pour faire monter le niveau global des océans de presque 8 millimètres.

Cette hausse représente une menace pour des centaines de millions des personnes vivant dans des zones basses côtières, soulignent les scientifiques. « Nous avons maintenant une image sans équivoque de ce qui se passe en Antarctique », souligne Eric Rignot, principal coauteur de l’étude et chercheur au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

L’Antarctique représente 90% des glaces terrestres

Jusqu’à présent, les scientifiques peinaient à déterminer si l’Antarctique avait gagné en masse grâce aux chutes de neige ou en avait perdu à cause de la fonte des glaciers ou la séparation d’icebergs (des morceaux de glaciers qui partent à la dérive dans l’océan). Mais plus de deux décennies d’observations satellites ont permis d’avoir une vue plus complète.

Recouverte à plus de 98% par des glaciers permanents – l’inlandsis -, l’Antarctique représente à elle seule 90% des glaces terrestres. Ce continent recèle la plus grande réserve d’eau douce de la planète. Si toute cette masse de glace fondait, cela ferait grimper le niveau des océans de presque 60 mètres.

Si la tendance se poursuit, l’Antarctique pourrait devenir la principale cause de la hausse du niveau des océans, devant la dilatation thermique – l’eau prend plus de place quand elle se réchauffe -, et la fonte des glaciers à travers le monde, notamment ceux du Groenland.

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