COMPRENDRE LE DÉSASTRE CLIMATIQUE

Posté par provola le 14 octobre 2016

Climat : un meilleur graphique

COMPRENDRE LE DÉSASTRE CLIMATIQUE dans PORTUGAL Temp%C3%A9ratures-plan%C3%A9taires-R%C3%A9f%C3%A9rence-1880-1920-Giss-NasaTempératures planétaires référence 1880 à 1920 Giss Nasa

Comment représenter au mieux l’évolution climatique en cours pour favoriser la réflexion sur la menace qu’elle représente ? James Hansen et Makiko Sato (Goddard Institute for Space Studies, Nasa) viennent de modifier leur traditionnel graphique montrant la courbe des températures de la planète depuis 1880. Ils n’ont pas changé la courbe elle même, mais la période de référence et également indiqué la moyenne glissante sur les 12 derniers mois. Mine de rien, ce petit changement permet de mieux comprendre l’un des aspects les plus déroutants de l’Accord de Paris signé lors de la COP-21, en décembre 2016. Et dont la ratification express parun nombre suffisant de pays représentant plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre va permettre l’entrée en vigueur dès la COP-22 à Marrakech les 7 et 8 novembre prochain.

1,5°C, l’objectif hors d’atteinte

Le changement opéré permet de rapprocher la période de référence de celle de la Convention Climat de l’ONU, lors des débuts de la Révolution industrielle, au 18ème siècle. La période 1880/1920 ne s’en distingue probablement que d’environ 0,1°C. Comme l’expliquent les deux climatologues dans un texte expliquant cette nouvelle présentation, il est donc légitime de considérer qu’elles sont similaires. L’écart entre la température moyenne des douze derniers mois et cette nouvelle période de référence s’élève à 1,3°C.

Or, comme l’expliquent les spécialistes, le potentiel de réchauffement supplémentaire des GES déjà dans l’atmosphère se monte à environ 0,3°C. L’objectif fixé dans l’Accord de Paris de se rapprocher le plus possible d’une hausse de 1,5°C, et non seulement de viser une hausse maximale de 2°C, par rapport à cette référence, est donc complètement hors de portée. Cette limite de 1,5°C sera atteinte, sans que l’on ne puisse rien faire contre cette événement inéluctable. Même la disparition de l’espèce humaine demain matin n’y suffirait pas (à court terme du moins, la vaste reforestation que cela engendrerait pourrait avoir un effet majeur à long terme).

Comment et pourquoi ?

Comment et pourquoi se fixer un objectif que l’on ne peut atteindre ? Le comment est connu. Cette limite de 1,5°C provient d’un des groupes de pays organisés dans le cadre des négociations pour la COP-21, regroupant les « plus vulnérables ». Petits pays insulaires, pays très pauvres, menacés de submersion et/ou incapables de s’adapter à des changements climatiques violents par défaut de capacités techniques, économiques et sociales. Ce groupe a fait de l’introduction de cette limite une condition sine qua non de sa signature. Cela fut donc accepté sous la forme d’une phrase indiquant la volonté de s’en rapprocher le plus possible.

Pourquoi ? Là aussi, ce n’est pas très compliqué. Plus vite cette limite sera atteinte, plus tôt ces pays pourront se targuer d’un droit moral à réparation de la part des pays les plus industrialisés, depuis longtemps ou depuis peu. Ce droit moral n’est pour l’instant adossé qu’à un seul engagement collectif, celui du fonds de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 de sources publiques et privées (à ne pas confondre avec le Fond vert). Mais les plus riches ont conditionné la décision de ce fonds à celle d’un engagement des pays signataires à ne jamais porter devant un tribunal, national ou international, la question des réparations des dommages résultant du changement climatique. Il suffit de considérer l’incapacité de la communauté internationale à secourir un minuscule pays comme Haïti lorsqu’il est frappé par un cyclone pour juger de l’affaire.

Était-ce pour autant une bonne idée ? Si sa seule conséquence se révèle être de renforcer ou faciliter le transfert de technologies émettant peu de gaz à effet de serre aux pays les plus pauvres et de l’aide à l’adaptation au changement climatique, alors nulle raison de s’en inquiéter. Mais elle risque de provoquer une autre conséquence, celle de dévaluer tout objectif climatique, le déclassant au rang de promesse intenable. Et si l’on doit dépasser les 1,5°C, pourquoi ne pas en faire de même avec les 2°C… puis au delà. Si un tel objectif climatique ne vaut rien pourquoi les autres vaudraient-ils quelque chose. Un tel raisonnement ouvre la voie à l’abandon de toute perspective de limiter la casse. Un risque d’autant moins à négliger que l’objectif des 2°C – choisi en raison de sa capacité à situer une sorte de « limite » entre un changement climatique anticipé comme « gérable » et le saut dans un inconnu où l’amplitude même de la menace n’est pas quantifiable – exige des décisions et des actions allant bien au delà de l’Accord de Paris.

Niños et cycle solaire

D’autres informations ressortent de cette nouvelle présentation. La courbe bleue, en réalité un point par mois, correspond pour chacun de ces points à la moyenne des derniers 12 mois. Elle montre des extrema – points les plus hauts et les plus bas – plus prononcés que les carrés noirs indiquant les moyennes calendaires (de janvier à décembre de chaque année). Ces extrema sont provoqués par des cycles naturels, pour la plupart correspondant à l’ENSO (El Niño Southern Oscillation),l’alternance des Niños et Niñas dans l’Océan Pacifique Tropical. L’arrivée possible d’une Niña pourrait donc faire baisser l’indicateur de température moyenne planétaire (mesuré à un mètre au dessus des sols et à la surface des océans) l’année prochaine.

Les-alternances-Ni%C3%B1o-et-Ni%C3%B1a-depuis-1992-exprim%C3%A9es-en-temp%C3%A9rature-de-surface-du-Pacifique-Tropical-vues-par-satellites dans PORTUGALLes alternances Niño et Niña exprimées en températures de surface du Pacifique tropical vues par satellites.

La courbe rouge lisse les températures sur onze années glissantes (chaque point, mensuel, fait la moyenne des derniers 132 mois). Elle provoque un double effet. Le premier est de masquer les variations du cycle d’activité du Soleil, d’environ 11 ans. Le second est de s’approcher d’une véritable moyenne climatologique (15 ans seraient mieux), lissant la plupart des variations naturelles de l’indicateur de température au profit de la seule cause majeure d’évolution climatique sur les dernières décennies, l’intensification de l’effet de serre en raison de nos émissions massives de gaz du même nom. Parmi les « arguments » des climato-sceptiques, on relève souvent celui du désaccord entre une courbe de l’augmentation, assez régulière, de la  teneur en GES de l’atmosphère et celle des températures qui fait le yoyo d’une année sur l’autre. En réalité, dès lors qu’on lisse cette dernière sur un nombre d’années suffisant, on retrouve une élévation régulière, tout à fait similaire à celle de la teneur en CO2 de l’atmosphère. Enfin, signalent Hansen et Sato, dans un article à paraître, la « bosse » du début des années 1940 pourrait être due à la dégradation des relevés météo durant la seconde guerre mondiale.

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PORTUGAL: LES ŒILLETS ONT REFLEURI

Posté par provola le 3 mars 2013

  PORTUGAL: LES ŒILLETS ONT REFLEURI dans PORTUGAL oeillet22                      Aux notes de Grandola, Vila Morena l’hymne  révolutionnaire portugais par excellence, des centaines de milliers de personnes ont défilé hier dans tout le pays pour protester contre la politique d’austérité  imposée par la Troïka de Bruxelles.  

http://www.youtube.com/watch?v=GmqUwkZqnjk

Combien étaient-ils ? Impossible de le savoir exactement car le gouvernement ne tient pas à donner des chiffres qui seraient comme des bâtons pour se faire battre; toujours est -il que la marée humaine a réellement submergé les centre-villes de Lisbonne et des principales agglomérations portugaises. On parle de 800 000 personnes dans tout le pays, près d’un habitant sur douze. Comme si plus de 5 millions de Français descendaient dans la rue. 

Les œillets ont également refleuri, comme pour annoncer le printemps de la protestation nouvelle, 41 ans après la révolution de 1974 du même nom qui mit fin à la dictature.

Trois ans après le début des coupes sombres dans le budget de l’Etat, aucun résultat visible n’est venu attester du bien-fondé de cette politique absurde. Seule conséquence tangible, la pauvreté qui gagne partout et qui gangrène les fondements de l’unité nationale. Le chômage s’envole et la seule issue pour toute cette génération de sacrifiés reste l’expatriation, la fuite vers de meilleurs horizons. Les jeunes se barrent vers le nord de l’Europe mais aussi vers les anciennes colonies devenues terres promises, comme l’Angola ou le Moçambique où d’énormes gisements de pétrole ont été mis à jour et permettent de croire en une expansion rapide.

26 ans après l’entrée du Portugal dans la communauté européenne, et après deux décennies de bien-être payé à crédit qui auront surtout permis aux grands groupes européens de s’approprier la richesse nationale, la tristesse, la nostalgie  ( la saudade) s’empare à nouveau de ce bout de continent qui semble promis à une mort lente.

Les usines de textile et de chaussures qui représentaient autrefois le coeur de l’industrie portugause ont totalemet disparu et aucun insvestissement n’est venu prendre la relève. La grande distribution française et allemande ont éliminé le petit commerce, les produits locaux ont été sortis des étalages. Le port de Lisbonne et l’électricité ont été vendus aux Chinois qui vont pouvoir faire débarquer leurs containers et ainsi envahir le territoire de babioles à trois sous.

La Troîka ( composée du la commission européenne, de la Banque européenne et du FMI) a imposé au gouvernement le comblement des déficits budgétaires le plus rapide possible  accordant son aide à condition de brader, de vendre le reste des bijoux de famille, autoroutes, aéroports ( à Vinci), hopitaux, ports, électricité, eau, gaz et bientôt compagnie nationale aérienne.

Le pire dans tout ce fatras ? C’est qu’en plus de dispenser de l’angoisse, la cure d’austérité ne sert à rien, car le pays au lieu de voir ses comptes s’améliorer, s’enfonce dans une récession dont on peine à croire qu’il pourra s’en remettre un jour. Bientôt ne resteront pour faire tourner l’économie que les retraités et les handicapés qui ne pourront même pas rêver de fuir.

L’idée de la Troîka était de rassurer les investisseurs pour qu’ils relancent la production locale. Au lieu de cela , les Chinois rachète à vil prix les meilleurs emplacements qui leur permettront de refourguer leurs produits d’importation.

Bravo aux technocrates de Bruxelles pour cette belle leçon d’économie pirate, de mondialisation à marche forcée, qui donne le spectacle de ce que peut être l’inverse de la solidarité, à faire payer au centuple le prix de l’ aide communautaire, que la Vierge de Fatima  vous maudisse, vous et toute votre clique d’experts en farces et attrapes.

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QUAND L’AVENIR SE DEGUISE EN FADO

Posté par provola le 14 mai 2012

                                 

                                         Mélancolie quand tu nous tiens. Le Portugal avait goûté durant vingt cinq ans le vent du consumérisme, de l’argent facile, l’entrée en 1986 dans l’Union européenne avait déclenché l’enthousiasme populaire, le syndrome du caddy plein. Habitués aux courants d’air marins, les lusitaniens pensaient que leur quête d’un au-delà du Tage meilleur allait enfin prendre fin. Que c’en serait fini de l’éloignement, du partir et du mal du pays. Le pays s’était transformé en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, sans pouvoir digérer ce qui lui arrivait, une vague immobilière avait submergé la côte, la fièvre acheteuse avait eu raison des dernières illusions d’indépendance.

Car plus rien n’appartient aux Portugais, car plus rien de ce qui se vend et de ce qui s’achète n’est désormais produit sur place.

Ce bout d’Europe s’est vendu pour deux sous et quand les vents ont commencé à tourner, le cauchemar de l’émigration s’est à nouveau invité à la table des festivités.

Les banques, les autoroutes, l’énergie, tout a été bradé sur l’autel du profit immédiat, comme les usines du nord de l’Europe devaient vendre des Airbus aux Chinois, les rares usines portugaises de textile et de chaussures ont du se plier à une logique de marché pas faite sur mesure pour un pays à la traine.

Les chaines de distribution allemandes et françaises ont détruit le petit commerce pourvoyeur d’emplois, les taxis roulent en Mercédes d’occasion, le Camembert se retrouve sur les étalages, au lieu du petit fromage de chèvre de la Serra. 

Ainsi le nord de l’Europe a t-il en même temps qu’il prenait possession des lieux, profité d’une occupation facile, gagné des parts de marché, exploité sans vergogne ce bout de territoire, cela sans effort, avec non seulement l’assentiment mais l’appui de la Commission européenne dirigée par le Traître Barroso, le libéral aux sabots de plomb. 

Ainsi, les anciens retraités qui s’en étaient retournés au pays couler une retraite heureuse au bercail voient-ils aujourd’hui leurs petits-enfants reprendre le chemin de l’exil forcé. 

Car la croissance factice alimentée par la spéculation immobilière a disparu des écrans radar comme une sorte d’écran de fumée, le paysage est une désolation absolue entre carcasses d’usines, supermarchés et autoroutes flambants neufs. La transhumance vers de meilleurs cieux est devenu au fil des dernières années l’unique objectif des jeunes sans avenir.

Les prévisions économiques pour cette année sont catastrophiques, récession de 4% , et peut-être 2% pour l’année prochaine, si tout se passe bien, ou moins mal, mais rien n’est moins sûr. Le chômage explose, 14% pour cette année ( 25% chez les jeunes de moins de 25 ans) et l’on ne voit pas comment cela pourrait s’améliorer l’année prochaine. Ou plutôt si, on voit à peu près, en invitant les jeunes à quitter le pays. Ce qui permettra de les effacer des statistiques.

Comme l’Europe entière a du mal à absorber la déferlante, c’est maintenant vers l’Angola l’ancienne colonie que sont tournés les regards et les espoirs par un incroyable retournement des choses. L’ancienne colonie ayant trouvé des trésors enfouis sous forme de pétrole, c’est là-bas à une course folle à la construction à laquelle on assiste, ce qui alimente la spéculation. Le gouvernement angolais se dit prêt à aider le grand frère malade, il appelle les jeunes portugais à s’expatrier pour profiter du boom économiques, et les plus grosses entreprises angolaises commencent à investir au Portugal en profitant de la grande braderie dirigée par Bruxelles.  

Que reste-il du Portugal dans tout ce cirque, dans cette danse au pas cadencé de la Troïka ? Plus grand chose en vérité qu’une amère mélancolie qu’un triste Fado à revoir les fantômes de la Saudade.

Ces fantômes qui transformaient autrefois le souvenir en larmes de braise et qui s’en reviennent maintenant répandre l’angoisse du lendemain.

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LISBONNE: LA PRECARITE N’EST PAS UN FUTUR

Posté par provola le 12 février 2012

LISBONNE: LA PRECARITE N'EST PAS UN FUTUR dans PORTUGAL 03101376

                             C’est ce qu’on pouvait lire sur les banderoles, hier lors de la méga-manif à Lisbonne qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes (200 à 300 000 selon les sources).

La CGTP, qui revendique 300.000 manifestants, affirme qu’il s’agit de la plus grosse manifestation depuis 30 ans.

Le Portugal comme la Grèce se débat sous les coups de boutoir de la politique d’austérité imposée par Bruxelles mais plus exactement par l’Allemagne travestie en BCE.

Cette manifestation était organisée à quatre jours de l’évaluation du plan de sauvetage. Cette évaluation est faite chaque trimestre par des représentants des bailleurs internationaux du Portugal. « Nous saisissons cette occasion pour faire notre propre évaluation, au nom de ceux qui souffrent au quotidien », a lancé Armenio Carlos, secrétaire général de la CGTP, principal syndicat ouvrier portugais.

La baisse des dépenses publiques et les hausses d’impôts imposées par le plan d’aide financière ont provoqué au Portugal la plus forte récession depuis le retour de la démocratie, en 1974. Le taux de chômage atteint les 13%.

Refus des inégalités, de la paupérisation généralisée, des mesures imposées par un gouvernement aux bottes des marchés financiers, le peuple réclame une autre gouvernance, car il sent bien que les contraintes ne mènent nulle part qu’à réduire le pays à un amas de ruines.

25 ans après l’entrée du Portugal dans la communauté européenne, l’émigration qui avait stoppé alors a largement repris, les jeunes sont sans avenir, le marché de l’immobilier s’effondre, les principales banques, assurances, compagnies de services, les plus grandes entreprises nationales sont passées sous le giron des trusts du nord. Plus rien n’appartient au pays, les autoroutes, les hôpitaux, les aéroports, les principales ressources de l’Etat enrichissent désormais les actionnaires des grandes multinationales européennes. La distribution alimentaire est une chasse gardée des leaders français et Allemands (Carrefour, Intermarché, Metro, Lidl). Le but ultime de ces sangsues est de faire disparaître les bénéfices réalisés dans le pays pour les ramener dans des pays à moindre imposition, le business appartient donc maintenant à des boîtes qui rapatrient leurs profits au lieu de les faires fructifier sur le lieu de leur réalisation. 

Après que l’Etat se soit vu spolié de ses ressources majeures, la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) inflige une cure radicale en expliquant aux fonctionnaires, aux ouvriers, aux employés et aux retraités qu’il faut se serrer la ceinture, qu’ils sont les seuls responsables de la dégradation des comptes publics.

Le débat réel sur la pertinence des réformes libérales qui ont vendu le pays à ses soi-disants protecteurs est effacé, la seule fable de la relance de la croissance future par une purge sévère est mise sur la table.

Les Portugais comme les Grecs ne tiendront pas longtemps avec ce régime  à base de soupe à la grimace.

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MI-OCTOBRE: 27 FEUX ACTIFS AU PORTUGAL

Posté par provola le 20 octobre 2011

MI-OCTOBRE: 27 FEUX ACTIFS AU PORTUGAL  dans PORTUGAL dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

                     La température en cet automne  au Portugal a décidé de ne pas baisser, avec une moyenne journalière de 32 degrés, le pays enregistre une grave période de canicule automnale, inconnue jusqu’alors. Les nappes phréatiques et les digues sont à sec, la végétation brûle comme en plein été. 

La prochaine conférence de Durban sur le réchauffement climatique se tiendra dans un mois environ  :

L’espoir d’un Fonds Climat né à Cancún pourrait bien être balayé et s’avérer être une coquille vide si les décisions prises à Durban (Afrique du Sud) fin 2011 n’abordent pas sérieusement son financement. En outre, à Durban, il faudra avancer quant au futur du protocole de Kyoto qui touchera à sa fin en décembre 2012 . À ce jour, rien n’a encore été mis en place afin de financer ce Fonds Climat d’ici 2013 et les engagements concernant un autre Kyoto sont au point zéro.

Ce qui va se discuter à Durban est donc loin d’être anodin. Rendez-vous fin novembre 2011.

Des faits et des Chiffres:

  • Les réductions d’émissions promises par les pays en développement d’ici 2020 pourraient être 3 fois supérieures à celles promises par l’UE.
  • Le prix des produits alimentaires de base tels que le maïs pourraient plus de doubler dans les 20 prochaines années et jusqu’à la moitié de cette augmentation sera due aux changements climatiques.
  • D’ici 2050, plus de 20% de personnes en plus risquent de souffrir de la faim à cause des changements climatiques. La majorité se trouveront dans des pays en développement.

 

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FOYER EN SURSIS

Posté par provola le 27 juillet 2010

   

Foto de arquivo (foto AP)

            Une fois n’est pas coutume, je vais m’exposer un peu sous le feu des projecteurs, sans risquer le second degré. Comme vous l’aurez compris par quelques articles passés, le Portugal m’a adopté il y a quelque temps déjà et je n’ai pas dit non, si le pays possède d’indéniables vertus il n’en recèle pas moins quelques cotés obscurs, effrayants à plus d’un titre.

Les nouvelles de Lusitanie ne sont pas bonnes, aujourd’hui, par des températures record de 40°, ma modeste bâtisse a été léchée par les flammes, pas croquée, la bonne nouvelle, c’est qu’elle est toujours debout et que la forêt alentour est totalement carbonisée. On peut estimer que le prochain feu passera à quelques encablures, ce qui est plutôt rassurant.

Les Portugais en bons navigateurs vénèrent l’eau depuis des siècles, comme l’élément dont ils sont issus , ainsi ils ont du mal a maîtriser le feu qui leur brûle les doigts et leur échappe.

Ils ont couvert les collines d’eucalyptus et de résineux qui mélangés représentent la meilleure des torches, les plus belles montagnes sont désertes, les forêts d’antan ont été cramées pour donner une bonne herbe au bétail, les sols délavés ont évacué les restes de terre végétale. Ces montagnes ne brûlent plus car les pierres ne brûlent pas. Au moment des grands rassemblements d’émigrants, pour fêter l’été, les habitants perpétuent le lancé de roquettes qui deviennent des flammèches ou des flèches ardentes par fortes chaleurs, ce qui ne fait qu’augmenter les températures.  Les repas festifs sont à base de poulet rôti, de morue à la braise et de poivrons grillés; ils ne sont pas rares les feux de forêts qui sentent le barbecue.

Le principal volcan est situé dans l’archipel des Açores, à quelques milliers de kilomètres, alors les pyromanes réunis se donnent le mot pour reproduire l’expérience unique du laché de lave, les grands feux d’été aux Portugal sont visibles depuis la navette spatiale. Mais le spectacle est interdit à terre le brouillard de cendre est si dense que les yeux pleurent le paradis perdu, la respiration est un défi, la crise d’asthme une probabilité. Les anciens se planquent car la mort rôde à chaque coin de rue.

Le réchauffement climatique a bon dos, il est avant tout une manne pour les compagnies privées qui possèdent les moyens aériens du combat contre les incendies. Les avions canadair, les hélicos appartiennent en majorité aux privés qui comptabilisent chaque seconde de vol. Un avion à terre est une charge, en vol il rapporte, il n’est pas rare de voir un hélico incendiaire se charger d’allumer le brasier.  

L’Europe est également responsable du désastre annuel, de généreuses subventions sont allouées aux propriétaires terriens pour les inciter à débroussailler. L’argent de Bruxelles arrive, mais il se sert pas à nettoyer les sous-bois mais à alimenter la spéculation immobilière. Pour que les constructions avancent, il faut des terrains pas chers, qui une fois bâtis prendront de la valeur.

Pour que les terrains deviennent constructibles, ils suffit de les brûler…   

Pour vous faire une idée:

http://sic.sapo.pt/online/video/informacao/noticias-pais/2010/7/em-oliveira-de-frades-o-fogo-num-eucaliptal-ameacou-varias-casas28-07-2010-04840.htm?wbc_purpose=baMODEld%25C2%25A2

  

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J’ACCUSE

Posté par provola le 1 février 2010

J’accuse les grands pays de l’Europe du nord d’avoir voulu faire une OPA sur les dits petits pays. L’exemple du Portugal est à ce propos symptomatique.

L’entrée du Portugal dans la communauté européenne a commencé par l’invasion des chaînes de distribution alimentaire allemandes et françaises. Par la complaisance des partis politiques, ces grandes surfaces ont écrasé toute concurrence, s’implantant en tous points urbains stratégiques.

Chaque jour des millions de citoyens participent à l’enrichissement des familles propriétaires du nord de l’Europe et à l’apauvrissement de leur pays.

Aux oubliettes les petits commerces, l’artisanat, l’agriculture locale, la pêche traditionnelle, bienvenue aux semi-remorques, aux cargos regorgeant de produits et marchandises en provenance des grands états nourriciers.

Trouver un fromage de la Serra da Estrela est devenu pratiquement impossible, le Portugais mange du Camember, sinon de la vache qui rit… jaune. Le Portugais ne mange plus de pain au maïs, il, mange de la baguette ou du croissant le matin. Le pain est fait avec de la farine française qui représente 90 % de la consommation du pays.  

Les banques sont anglaises ou espagnoles, l’essence est italienne, les autoroutes sont neuves mais elles sont construites par les majors du btp français.

Les Portugais sont fiers de leurs routes mais elles servent aux jeunes à quitter plus vite le pays pour chercher un avenir ailleurs, les grosses cylindrées sont celles des agents de l’occupation étrangère.

Un quart de siècle après l’entrée du pays dans la CEE le Portugal est étranglé par sa dette et les jeunes ont repris le chemin de l’émigration, de la fuite.

Son déficit de 9,3% du PIB n’est pas extravagant en regard des autres membres de la communauté européenne mais les agences de notation ont décidé que le pays ne pourra  jamais rembourser sa dette, elles ont donc sifflé la fin de la récréation et décrété  le déclassement des taux d’intérêts pour le remboursement. Le Portugal ne fait pas plus mal que les pays du nord mais les grands argentiers ont visiblement intérêt à spéculer sur la prétendue incapacité à rembourser ses échéances. On décrète le sur-endettement, on augmente artificiellement la dette en poussant le curseur des taux d’intérêts, on simule le déclenchement du sauvetage par les grands pays; ceux-ci ont beau jeu ensuite de réclamer l’implantation de nouvelles tranchées économiques. 

La modernisation à marche forcée a été une manipulation permettant l’invasion a grands coups de publicité mensongère, les enseignes étrangères sont désormais maîtresses du jeu de dupes.

Le souvenir me vient d’une phrase de notre Prince aux cheveux poivre et sel au temps de sa splendeur, Villepin pour l’anagraphe. J’ entend encore le Premier ministre de Chirac, ayant vendu des airbus aux Chinois, nous expliquer qu’il fallait bien acheter, des chemises, des chaussures et des bouchons en plastique aux Chinois si l’on voulait qu’ils nous achètent des avions.

Rien que du bon sens. Sauf que…le Portugal n’a jamais fabriqué que des chemises, des chaussures et des bouchons en liège. 

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