TCHERNOBYL, FIN DU CHAPITRE (PRESQUE)

Posté par provola le 7 septembre 2011

                 TCHERNOBYL, FIN DU CHAPITRE (PRESQUE) dans NUCLEAIRE     dans NUCLEAIRE

                                    Circulez il n’y a rien à voir, l’augmentation des cancers de la thyroïde et des leucémies dans les régions ayant été survolées par le nuage en 1986, (Corse et Sud-est) est une simple affabulation.  C’est le non-lieu qu’ a prononcé la  chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Il ne pouvait sans doute en être autrement dans un pays nucléarisé et soumis à la propagande du lobby atomique.

« C’était dans la nuit du 25 au 26 avril 1986. Le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose. Une colonne de feu de plus d’un kilomètre de hauteur est suivie d’un nuage dérivant vers le Belarus qui se laisse entraîner par les vents… Les panaches gagnent successivement la Russie, la Finlande et la Suède, où, le 28 avril, le nuage déclenche des balises de surveillance. Les rejets radioactifs survolent la Hongrie, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, l’Italie du Nord et le sud-est de la France, qui est entièrement recouverte le 1er mai. Les communiqués du SCPRI font d’abord état d’une « légère hausse de la radioactivité », « en deçà des limites réglementaires françaises », ce qui ne nécessite « aucune contre-mesure sanitaire que ce soit ».

Alors que l’Europe ouvre ses parapluies de protection et qu’une réglementation européenne fixe des seuils de tolérance pour la consommation des produits laitiers et des fruits et légumes, la France persiste dans la sous-estimation des risques, ce qui conduit un petit groupe de scientifiques à s’emparer de l’affaire »

25 ans plus tard, on sait ce qu’il advint du nuage qui ne franchit pas la frontière allemande alors que les pays limitrophes prenaient des mesures drastiques de protection des populations.

Reste une possibilité, pour des malades qui se sentent grugés une seconde fois, s’en remettre à la cour de cassation puis en cas de nouveau rejet, à la cour de justice européenne, dernier espoir de reconnaissance pour ces milliers de victimes invisibles.

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FUKUSHIMA, LES ÉCOLES CONTAMINÉES

Posté par provola le 2 septembre 2011

    Fukushima, livelli di cesio 137 superiori a quelli di Chernobyl   

Greenpeace relève la radioactivité sur les murs d’écoles    

                  C‘est la rentrée, pour les écoliers japonais de Fukushima aussi. C’est bien le problème car les écoles qui devraient être fermées pour l’éternité vont rouvrir comme si de rien n’était avec les fenêtres grandes ouvertes sur la centrale au loin qui résonne encore d’une étrange musique. Greenpeace y a relevé des taux de césium 137 trop élévés pour que même une vache laitière n’ approche à moins de trente kilomètres des brins d’herbe de la cour de récréation , le préau lui a reçu une dose de radioactivité suffisante pour être comparée à celle de Tchernobyl au lendemain de la catastrophe, des niveaux 70 fois supérieurs à ceux acceptables à la vie.

« Aucun parent ne devrait choisir entre la santé et l’éducation de ses enfants »déclare Kasue Suzuki, responsable de la campagne nucléaire de Greenpeace Japon. « le plan de décontamination attendu depuis trop longtemps arrivera trop tard, le nouveau Premier Ministre devrait renvoyer tout de suite l’ouverture des écoles les plus exposées et transférer les élèves dans des écoles sans risques. Il faut également mobiliser les milliers de spécialistes nécessaires pouvant réduire le taux de radioactivité sous le seuil de 1 millisievert par an ».

6 municipalités présentent des taux de radioactivité supérieurs à ceux de Tchernobyl, qui à l’époque avait ordonné l’évacuation. 34 relevés de radioactivité effectués dans la région de Fukushima ont donné des résultats supérieurs à 1.48 millions de Becquerels par m2 de Césium 137, la limite ayant déclenché l’ordre de mise en sécurité des populations de Tchernobyl.   

Le Japan Times a calculé que les quantités de césium relâchées par la centrale de Fukushima sont 168 fois supérieures à celles de la bombe nucléaire d’Hiroshima.  

L’impact sur les populations dépendra aussi de la façon dont les autorités réussiront à bloquer le commerce des denrées alimentaires contaminées.  Des rizicultures très étendues se sont vues refusées de poursuivre leur activité, des taux de radioactivité inimaginables auparavant ayant été relevés.

Reste que le plus gros problème est le manque de solutions, en effet, peu avant de donner sa démission l’ancien Premier Ministre avait proposé au Gouverneur de la préfecture de Fukushima de stocker une partie des terres et des cendres: « Nous n’avons pas l’intention de transformer ce dépôt en un dépotoir définitif mais nous n’avons pas d’autres solutions pour l’instant » avait-il déclaré. « Nous devons admettre que même en décontaminant du mieux possible d’énormes superficies, nous n’arriverons jamais à leur rendre un état compatible avec la vie. »                    

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FUKUSHIMA, LES HABITANTS ABANDONNÉS

Posté par provola le 31 août 2011

                                     Les habitants de Fukushima n’ont pas fini de se battre contre les autorités qui dénient leur droit à une information complète.

L’ordre d’évacuer pour des populations se trouvant dans un rayon de moins de 50 km n’a pas été donné et les représentants du gouvernement ont du mal a expliquer cette position intenable. Vous pouvez voir dans cette video une réunion censée apporter un semblant de communication entre les parties.

En fait le dialogue est rompu, la population locale a compris que Tokyo l’a déjà oubliée: http://www.youtube.com/watch?v=FcHdaNg1AQQ

Tout cela a quand même couté sa tête au Premier Ministre, démissionnaire et remplacé la semaine dernière. La suite au prochain numéro, on n’oubliera pas les habitants de Fukushima sur CNC, vous pouvez en être sûrs.

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FLAMANVILLE, LE SCANDALE INFINI

Posté par provola le 22 juillet 2011

                     EDF, dans l’indifférence générale vient d’annoncer que la fameuse vitrine nucléaire de la France, l’EPR de Flamanville va voir sa construction prendre un retard de 2 ans, une paille. Son prix également a subit une légère inflation de 100%, passant de 3 milliards d’euros à 6 milliards d’euros jusqu’à ce qu’on nous annonce, dans deux ans que le coût définitif se situera plutôt aux alentours de 10 milliards. Mais qui s’en préoccupe réellement ? Le nucléaire est un mythe, il fait partie du fameux consensus national, comme la bombe nucléaire, l’armée, dans ces domaines, pas de discussion possible, tout le monde est d’accord parcequ’on ne demande l’avis de personne.  

«Nous sommes confrontés à des exigences exceptionnelles sur ce grand chantier et nous avons dû reconstituer un tissu industriel adapté nous permettant de mener ce projet ambitieux», expliquent également Hervé Machenaud, directeur exécutif groupe en charge de la production et de l’ingénierie d’EDF et Philippe Bonnave, directeur général délégué de Bouygues Construction, qui pilote le génie civil sur le chantier. Bouygues avait prévu 4 millions d’heures de travail pour la partie génie civil, ils en sont a 15 millions.

On voit tout le bénéfice que peut tirer un groupe comme Bouygues qui facture chaque pet de travers de l’Etat qui lui-même voyage en plein brouillard depuis qu’une certaine centrale à Fukushima est venu dérégler le jeu subtil des incertitudes tecnniques et des connivences industrielles.

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FUKUSHIMA: LE DERNIER RAPPORT DE LA CRIIRAD

Posté par provola le 12 juillet 2011

                     Pour avoir une idée relativement exacte de la situation à Fukushima, 4 mois après la catastrophe, voici le texte intégral du rapport de la Criirad daté du 7.07.2011, certaines données contredisent carrément les estimations faites par l’ASM (agence de sûreté nucléaire) qui parlait dans son communiqué du 28 juin 2011 d’une baisse continue du taux de radioactivité. La lecture prend 5 mn, mais on en apprend plus en 5 mn qu’en 20 ans d’explications et de propagande nucléaristes:

CRIIRAD Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité

Conséquences au Japon de l’accident de Fukushima Daiichi :

une contamination durable et très étendue

Le laboratoire de la CRIIRAD a effectué une mission au Japon du 24 mai au 3 juin 2011 1. Le présent document fait état des constatations issues des premiers résultats d’analyse. Les dépôts de césium radioactif sur les sols ont été très importants. Ils génèrent, et vont générer pendant longtemps, un flux de rayonnements gamma responsable de l’irradiation de la population sur des très vastes étendues. En l’absence de mesures de protection, plusieurs millions d’habitants vont recevoir, du fait de cette exposition externe, des doses de rayonnement très supérieures à la limite de 1 mSv/an. Il faut ajouter à cela l’exposition interne (du fait notamment de l’ingestion d’aliments contaminés) et surtout toutes les doses reçues depuis le 12 mars dernier, des doses qui ont été ont pu être extrêmement élevées au cours de la première semaine du fait de la quasi absence de mesures de protection.

1 / Importance de la contamination à plus de 60 km : l’exemple de la ville de Fukushima

L’irradiation externe conduit à un niveau de risque inacceptable

Les mesures de terrain et analyses de sol effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD sur la ville de Fukushima, située à 60-65 km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, indiquent que les retombées de césium 134 et 137 radioactif sont de plusieurs centaines de milliers de Bq/m2 : 490 000 Bq/m2 sur la pelouse de l’école primaire Moriai ; plus de 700 000 Bq/m2 dans le quartier Watari. En se désintégrant, les atomes de césium émettent des radiations gamma très pénétrantes. Elles peuvent parcourir dans l’air plus de 60 mètres, c’est ce qui a permis aux américains d’établir une carte des retombées au moyen de sondes héliportées. Ces radiations traversent également les murs et les fenêtres des habitations et irradient les gens dans leur domicile.Fin mai 2011, les débits de dose relevés par la CRIIRAD dans la ville de Fukushima, à 1 mètre du sol, en extérieur, étaient typiquement plus de 10 fois, voire plus de 20 fois supérieurs à la normale (supérieurs à 1 et 2 μSv/h). L’irradiation est encore mesurable dans les étages des bâtiments. Des mesures effectuées au 4eme étage d’un immeuble ont montré un excès de radiation qui augmente lorsqu’on se rapproche des fenêtres (même fermées). A l’intérieur d’une maison individuelle du quartier Watari, la CRIIRAD a mesuré un débit de dose plus de 3 fois supérieur à la normale au contact du tatami dans la chambre des enfants (0,38 μSv/h) et 6 fois supérieur dans le salon à 1 mètre du sol (0,6 μSv/h). Devant la maison, on mesure, 2,2 μSv/h dans le jardin d’agrément et 2,9 μSv/h au niveau de la pelouse d’une école proche (mesures à 1 mètre du sol).Cette irradiation ne diminuera que très lentement. Elle est due en effet principalement au césium 137 et au césium 134 dont les périodes physiques sont longues (30 ans et 2 ans respectivement). Cela signifie que la radioactivité du césium 137 sera divisée par 2 dans 30 ans. On peut estimer que dans les douze mois à venir, la radioactivité du césium 134 ne sera abaissée que de 30 % et celle du césium 137 de 3%. La radiation ambiante ne sera réduite que de quelques dizaines de %. Si rien n’est fait, les habitants de la ville de Fukushima pourraient subir dans les douze mois à venir une irradiation externe de plusieurs milliSieverts alors que la dose au-delà de laquelle le risque de cancer mortel est jugé inacceptable par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) est de 1 milliSievert par an, ce qui correspond à 5 décès pour 100 000 personnes exposées.Or les autorités japonaises ont fixé une limite de dose de 20 milliSieverts comme critère pour décider d’évacuer définitivement ou non les populations. Ceci correspond à un risque de cancer mortel à terme 20 fois supérieur au risque acceptable. Ceci est d’autant plus grave que les habitants de Fukushima ont déjà été fortement exposés. Il faut également tenir compte des doses liées à la contamination interne que ces populations continuent à subir par ingestion de denrées contaminées et des risques liés à l’inhalation de poussières à partir du sol contaminé. Dans la ville de Fukushima, la CRIIRAD a mesuré par exemple dans la terre prélevée sous les balançoires de l’école primaire Moriai, une contamination en césium 137 + 134 de 370 000 Bq/kg. Ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié.Une population déjà très exposée aux radiationsLa persistance de la contamination en iode 131 des sols prélevés par la CRIIRAD fin mai 2011 dans la ville de Fukushima permet d’évaluer les retombées initiales en iode 131 à des millions de Bq/m2. L’iode 131 a une période physique de 8 jours, sa radioactivité était donc plus de 600 fois supérieure lors des retombées. Ceci témoigne de la forte contamination de l’air lors de l’arrivée des panaches

2 / Ampleur de la zone touchée par les retombées

Les retombées concernent un territoire très étendu, bien au-delà de la zone interdite de 20 km et bien au-delà de la préfecture de Fukushima. En fonction des conditions météorologiques, les masses d’air contaminé se sont déplacées sur des centaines de kilomètres et les précipitations (pluie et neige) ont entraîné les particules radioactives au sol. Les dépôts de césium 134 et 137 entraînent une contamination durable

Ceci est confirmé par les prélèvements de sol et par les mesures de débit de dose réalisées2 par la CRIIRAD (à 1 mètre du sol), du 24 mai au 3 juin 2011. On mesure en effet :

· 0,47 μSv/h à Marumori (préfecture de Miyagi), à environ 60 km au nord de la centrale. Le niveau

naturel calculé3 est de 0,1 μSv/h et les retombées4 en césium 137 et 134 de plus de 95 000 Bq/m2.

· 0,33 μSv/h près de Hitachi (préfecture d’Ibaraki) environ 88 kilomètres au sud de la centrale. Leniveau naturel calculé est de 0,07 μSv/h et les retombées en césium de plus de 50 000 Bq/m2.

L’iode 131 est encore détecté dans le prélèvement du 25 mai.

· 0,28 μSv/h à Ishioka (préfecture d’Ibaraki) à environ 160 km au sud sud-ouest de la centrale. Le niveau naturel calculé est de 0,06 μSv/h et les retombées en césium de plus de 48 000 Bq/m2.

Il existe donc, tant au niveau des préfectures d’Ibaraki que de Miyagi, des secteurs sur lesquels le taux de radiation artificiel est plus de 4 fois supérieur au niveau naturel. Cela représente donc pour une personne qui passe 50 % de son temps en extérieur, une dose ajoutée sur les douze prochains mois susceptible de dépasser la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert par an, sans tenir compte, ni de l’irradiation externe induite à l’intérieur des bâtiments, ni de la contamination interne par ingestion de nourriture contaminée ou par inhalation des particules radioactives remises en suspension.

Ces résultats contredisent les informations relayées par l’Autorité de Sureté Nucléaire française qui écrit dans un communiqué du 28 juin 2011 : « A l’extérieur du site, la décroissance des débits de dose mesurés dans l’environnement continue. A Fukushima, le 7 juin, le débit de dose était 1,6 μSv (microSievert)/h. Les 45 autres préfectures présentent des débits de dose inférieurs à 0,1 μSv/h ».

· Au niveau de la ville de Tokyo, l’exposition résiduelle par irradiation externe est susceptible de conduire à une exposition non négligeable. La CRIIRAD a mesuré par exemple 0,14 μSv/h début juin, dans le parc Wadabori-Koen, à Tokyo (à environ 235 km de la centrale). Dans ce parc, le niveau naturel calculé est de 0,06 μSv/h et les retombées en césium 134 et 137 de plus de 14 000 Bq/m2. Il faudrait disposer de données pour toute l’agglomération.

C’est pourquoi la CRIIRAD demande aux citoyens japonais d’exiger la publication de cartes détaillées des retombées et de la contamination résiduelle, à l’échelle de tout le pays, et avec une précision suffisante, c’est-à-dire correspondant à des retombées en césium à partir de 1 000 Bq/m2 et non pas de 300 000 Bq/m2 comme sur les cartes publiées le 6 mai 2011.

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FUKUSHIMA: ÇA S’AGRAVE !

Posté par provola le 11 juillet 2011

                      

FUKUSHIMA: ÇA S'AGRAVE ! dans JAPON      dans NUCLEAIRE    Les analyses des relevés de terrain effectués dans la ville de Fukushima sont claires, elles révèlent des taux de contamination radioactive au Césium de l’ordre de 46 540 becquerels par kg alors que le taux maximum légal est de 10 000 becquerels par kg. Ce niveau est supérieur à celui auquel les autorités russes avaient évacué les populations suite à la catastrophe de Tchernobyl en 1986. La ville de Fukushima est située à 60 km de la centrale, elle compte 300000 habitants. Les associations de résidents demandent désormais l’évacuation des enfants et des femmes enceintes. 

« La contamination des sols s’étend dans la ville », a prévenu l’auteur des analyses, Tomoya Yamauchi, professeur à l’université de Kobé, spécialiste des radiations. « Les enfants jouent avec la terre, ils jouent donc avec des substances hautement radioactives », a-t-il ajouté, soulignant qu’il fallait procéder à des évacuations « au plus vite. »

90 000 personnes habitants dans un rayon de 20 km autour de la centrale ont été évacuées et ne reviendront jamais chez elles, celles qui habitent entre 20 km et la ville de Fukushima avaient été évacuées mais sont revenues; à en croire les relevés les plus récents, il semble que leur situation soit de plus en plus précaire, dans cette zone, 30 000 personnes dont les enfants sont ainsi en permanence exposées à des radiations insupportables. En fait les derniers relevés de la ville de Fukushima proprement-dite montrent que l’ordre d’évacuation devrait concerner environ 350 000 personnes si le Japon n’avait pas peur d’avouer ainsi l’ampleur de la catastrophe sanitaire. Imagine-t-on l »évacuation des enfants et des femmes enceintes sans leur parents ou les maris ou des familles séparées ?

Le gouvernement japonais a admis samedi que la décontamination de la centrale prendrait probablement des décennies et qu’il faudrait entre 3 et 10 ans pour enfin reprendre le contrôle de la situation. La Commission japonaise à l’énergie atomique et l’exploitant de la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), sont convenus dans un premier temps de commencer à retirer le combustible nucléaire fondu vers 2021.

Ce que ne dit pas le gouvernement mais qui est pourtant sous-entendu par ce planning à tout le moins extensible, c’est que la contamination continuera de s’étendre aussi longtemps que la prise de contrôle ne sera pas totale.

Tout cela veut dire que la situation va continuer d’empirer mais c’est dit d’une façon à ce que l’on croit que cela ne va pas cesser de s’améliorer. Ce qui change tout pour les marchés, et rien du tout pour les populations.

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NUCLÉAIRE, LA BOMBE FINANCIÈRE (LES RÉACTIONS)

Posté par provola le 7 juillet 2011

Article accepté à la publication sur NUCLÉAIRE, LA BOMBE FINANCIÈRE (LES RÉACTIONS) dans NUCLEAIRE icone_redacteur2

Par slipenL’air 5 juillet 13:00 

Des solutions se présentent il faut stopper cette connerie d’EPR
et sortir du nucléaire

super vidéo a voir absolument

Sont abordés dans cette vidéo l’énergie photovoltaïque, l’énergie géothermique,
 le système de conversion d’énergie thermique océanique, l’énergie des vagues,
 l’énergie éolienne (le système Regenedyne), le serveur d’énergie Bloom,
 l’agriculture d’intérieur, le système de transport ULTra, la voiture-robot Stanford,
 la première ligne de chemin de fer à grande vitesse chinoise,
un train circulant dans un tube à vide (encore à l’état de projet),
 la biomécanique (la jambe bionique et les doigts bioniques) et la robotique médicale.

Par Berserk  5 juillet 16:00

Ah bon cela vous fait bien rigoler ?
Vous-êtes vous correctement renseigné sur le sujet ?Et bien moi cela me donne envie de pleurer de rage.
Je me rends peu à peu compte, en me documentant sur le sujet, que quasiment tout ce qui nous a été rabâché sur le nucléaire depuis des dizaines d’années est faux. Le nucléaire, c’est très cher, mal maitrisé et dangereux. Prouvez moi le contraire s’il vous plait.Maintenant vous ça vous fait bien rigoler….
Je ne pense pas que les japonais qui se font irradier quotidiennement apprécient votre ironie.

Par Ramses 5 juillet 15:21 Et oui EDF nous a menti, nous ment encore et ne se préoccupe même pas de savoir ce que nous en pensons. Nous petit citoyen, croyons en l’avenir, pour moi un avenir sans EDF.

Par Lisa SION 2  5 juillet 13:25  » Cette activité factice est même la seule qui soit réellement rentable pour Areva qui devrait être bientôt absorbée par EDF pour permettre de camoufler des pertes futures qui s’annoncent abyssales.  » l’argent étant lui même factice, où va-t-on ?

 » en passant par nos déchets dont on ne sera jamais débarrassés, jusqu’à cette facture des nouvelles folies comme l’EPR,  » vous oubliez le pir encore, ITER, 20.000.000.000. d’euros pour une cocotte minute…Le plutonium, il faudrait le vendre aux plutoniens et le renvoyer sur Pluton !

Par obismey [ Against All Authorities ]  5 juillet 13:33 

Juste une question :

POURQUOI LES JAPONNAIS N’ONT PAS ABANDONNE LE NUCLÉAIRE ET QU’ILS N’ONT AUCUNE INTENTION DE LE FAIRE ?

Tout ce tapage non-au-nucléaire me fait bien rigoler .
Par 1984  5 juillet 15:38

PARCE QU’ILS NE SONT PAS EN DEMOCRATIE ! ABRUTI !

Par Berserk 5 juillet 16:00

Ah bon cela vous fait bien rigoler ?
Vous-êtes vous correctement renseigné sur le sujet ?

Et bien moi cela me donne envie de pleurer de rage.
Je me rends peu à peu compte, en me documentant sur le sujet, que quasiment tout ce qui nous a été rabâché sur le nucléaire depuis des dizaines d’années est faux. Le nucléaire, c’est très cher, mal maitrisé et dangereux. Prouvez moi le contraire s’il vous plait.Maintenant vous ça vous fait bien rigoler….
Je ne pense pas que les japonais qui se font irradier quotidiennement apprécient votre ironie.
 

Par Thémis  5 juillet 16:44

Obismey confond les Japonais avec leur gouvernement. Alors c’est sûr, les politiques copains comme coquins avec l’industrie nucléaire n’ont pas envie de laisser cette manne leur échapper. Mais un récent sondage indique que près de 80% des Japonais sont pour l’abandon du nucléaire

Par Roosevelt_vs_Keynes 5 juillet 19:04

Suite à Fukushima, des tas de pays (Suède, le Mexique, la Bulgarie, l’Arabie-Saoudite, Finlande, l’Inde, la Russie, la Chine, la Slovaquie, la Lituanie… ) ont mis en route des projets de développement du nucléaire (construction de centrales, couplages au réseau ou centrales HTR de IVè Génération.)

Le 10 juin 2011, même le parlement rwandais a voté à l’unanimité un projet de loi sur l’exploitation de l’énergie nucléaire civile :

http://www.journaliste-enqueteur.com/index.php?…

Pour sortir de ce délire anti-nucléaire clairement européen, je poserai une question : qu’on soit pour ou contre le nucléaire, si aucun média européen n’a évoqué cette renaissance du nucléaire dans le monde entier – se contentant de relayer la panique créée… par eux-mêmes – ne serait-ce pas pour les mêmes raisons que celles qui sont la cause de l’accusation partagée par beaucoup aujourd’hui, selon laquelle ces médias sont à la botte… des intérêts financiers ?

En clair : au plus la crise avance, au plus sont poussées les idéologies d’austérité et d’écologie malthusienne (le fameux « on est trop nombreux sur terre » est le mantra à la fois des intérêts financiers et des écologistes malthusiens) : quoi de mieux que d’inciter les populations à tout économiser – sous prétexte de sauver la nature – pour faire avaler les pires politiques d’austérité ?

Le nucléaire de type IV Gen ou la fusion thermonucléaire par laser sont l’antithèse absolue de ces idéologies et le cauchemar des intérêts financiers. Les médias sont à leur botte et relaye joyeusement l’anti-nucléarisme financé par ces mêmes intérêts financiers qui n’ont aucun intérêt à voir des pays africains, par exemple, se développer.

Les antinucléaires les plus radicaux sont financés par les intérêts financiers de La City de Londres. Voici la liste des organisations financées par celui – Georges Polk – qui fut nommé en 2006 « Pionnier of the City of London » (4è paragraphe de cette page).

La nucléocratie (les gens qui dirigent AREVA and co) se foutent de savoir si la fission ou la fusion nucléaires peuvent contribuer à améliorer le sort d l’humanité : ils ne cherchent qu’à spéculer sur la raréfaction des matières premières.

Les pronucléaires, ceux qui défendent l’accès aux meilleures technologies pour l’ensemble des pays qui le désirent, ne passent jamais à la télé. Un journaliste a écrit un bon bouquin sur ce thème

Par plancherDesVaches  5 juillet 15:29

Il est clair que lorsqu’on touche à ton fric, Provola, cela t’énerve.
Je te comprends, mais il se pourrait qu’il n’y ait pas que l’augmentation de ta facture électrique qui te fasse pleurer.

En attendant, en effet, les centrales nucléaires deviendront de plus en plus dangereuse au fur et à mesure que l’argent « manquera »…

Autre chose pour les « écolos ».
Le besoin d’ »écologie », soit un minimum de protection de la planète vous fait surtout peur par l’épuisement des sources de celle-ci.
Jamais vous n’irez critiquer la cupidité qui provoque sa sur-exploitation, tout simplement parce que vous voulez PROFITEZ des richesses.

La mère de l’écologie est le capitalisme. Et son père, la politique.

Par TARTOQUETSCHES  5 juillet 17:56  

Merci pour votre article qui résume bien l’impasse où nous nous trouvons et l’omerta qui s’en suit chez nos chers politiques et médiacrates.

Sortir du nucléaire ?
« un choix irréfléchit et deraisonnable » , « une décision folle » (N Sarkosy, 03/05/2011)Fukushima ?? Pftt oublié…
Rien n’est réglé, le risque potentiel est 100 fois plus grand que Thernobyl et les experts n’ont pas le début d’une solution pour empécher le pire qui s’annonce.
Mais chut !!c’est les vacances, dsk et la primaire, les mariages princiers, tout çà tout cà…
Par Eloi 5 juillet 23:31 

Il est de plus en plus clair que cette « décroissance » n’est bien qu’un plan d’endettement à grande échelle, de constriction des nations, d’arrêt technologique, et de contrôles administratif et policier.Et ca se dit de gauche…

Ce qui est inquiétant, c’est bien que tout cela (principe de précautions, interdits technologiques, blocage de tout projet de développement et de création d’emploi, coût exorbitant de l’énergie, normes dissuasives…) va tuer graduellement toute capacité industrielle, d’innovation et d’entreprise, pour les particuliers et pour l’Etat.

ITER (mondial) ce n’est même pas le centième de ce plan « renouvelable(-gaz) » européen et les écolos nous en rabattent les oreilles chaque jour qui passe. Le plan Mars Direct de Zubrin n’est même pas le centième de ce plan, et il permettrait de faire germer un rameau humain sur notre voisine, par des lancements de 2 ou 3 Saturn V tous les deux ans…

Et que de bouleversements, de changement, d’innovations et de nouvelles opportunités ils nous apporteraient… Tout en ne représentant que des sommes dérisoires comparées à ce que « l’écologie » se prépare à nous faire payer.

 

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NUCLÉAIRE: LA BOMBE FINANCIÈRE

Posté par provola le 1 juillet 2011

                          

 Niger, il paese radioattivo l'altra faccia del nucleare      NUCLÉAIRE: LA BOMBE FINANCIÈRE dans NUCLEAIRE  

 Arlit, l’extraction, Fukushima, la production, l’énergie de l’avenir.

 

       On nous avait promis la lune, une énergie propre et bon marché, on nous avait vendu du vent .

De l’électricité quasi donnée, de l’or en barres, enfin, à un prix imbattable, la moitié parait-il de ce que doivent payer les autres pays avancés, une énergie propre qui fait de la France un paradis vert, une sécurité à toutes épreuves, la meilleure, une indépendance énergétique,  une sécurité d’approvisionnement, des réserves assurées pour des décennies, une absolue sécurité de fonctionnement, de transport, de stockage, une technologie à la pointe que tout le monde nous envie, le top des tops de la technologie du futur.

Le paradis sur Terre, et encore le paradis on ne sait pas avec quoi il est chauffé, alors que nous on a la chaleur de Dieu, une tiédeur de particules, qu’on tient d’une décision de notre Dieu à nous, de De Gaulle. Notre héros de la République, l’inspirateur du tout nucléaire, ce slogan devenu prison cinquante ans plus tard, cette mimique insensée lancée en son temps par Pierre Messmer, le caporal aux ordres.

Alors vous pensez, une décision de De Gaulle, du genre du Concorde, de la bombe nucléaire, des essais de Mururoa, du genre du France, des porte-avions, des sous-marins nucléaires, des Mirage 3, 4, 2000,  F1, des Rafale, de l’ami Dassault, enfin quoi des joujous qui n’ont jamais servi à rien d’autre qu’à animer la fête du Bourget un dimanche de juin. Ou juste bons à se cracher du coté de la base de St Dizier.

Alors voilà, comme disait Coluche à propos du centre Beaubourg, on nous a laissé un tas de tuyaux, on ne sait pas quoi en faire.

Alors voilà, on nous a laissé un tas de centrales, avec des tuyaux, des tubes, des blocs de béton, des fers à béton, des cuves, des machins de trucs. Sauf que tout ce fatras est bourré de dynamite, contaminé, plein de mort, pas pour des années, pas pour des siècles, pas pour des millénaires, pour des dizaines de millénaires.  

Il en est au moins une qui a pris pitié de nous, pauvres citoyens, la coureuse de couloir qui pour n’avoir eu que des accessits s’en revient le couteau entre les dents, je veux parler de Corinne Lepage qui dans son dernier brûlot anti-nucléaire « LA VERITE SUR LE NUCLEAIRE » nous donne la clé pour comprendre dans quelle espèce de voie sans issue notre pays est dorénavant engagé.

Lepage joue aujourd’hui les effarouchées, pourtant on ne l’avait pas entendu aboyer lors de son passage au ministère de l’environnement en 1995 aux ordres d’Alain Juppé , un grand écolo, celui-là. Mais enfin, on peut accepter la repentance d’où qu’elle vienne…si elle vient.   

Maintenant Fukushima est une excellente tribune pour son bouquin et le timing de sa partition semble calqué sur le pic de l’émoi suscité par la catastrophe; mais peu importe, l’ Auteur nous en apprend un maximum sur le désastre économique promis par notre engagement au tout nucléaire et c’est bien cela l’essentiel. Cet aspect des choses est à tout le moins incroyable et bien pire que tout ce que l’on pouvait imaginer.

Un demi-siècle d’omerta ont donc permis que l’opinion fut persuadée d’abriter le meilleur cocktail énergétique. L’implacable réquisitoire de Corinne Lepage démontre combien le prix affiché du kilowat-heure par l’opérateur EDF est éloigné des réalités. La fourchette de 35 à 42 € n’est qu’un slogan lancé  à tous vents comme ces miettes de pain lancées à la girafe au zoo de Vincennes, des chiffres criés à la sauvette, à un auditoire distrait, trompé, abusé. Comme pour dire, vivez votre vie, éclatez-vous, éclairez-vous, votre électricité n’est pas chère, c’est même la moins chère. 

Seulement tout cela est faux, ce prix n’inclut pas le prix du démantèlement des centrales qui arrivent au bout de leur cycle de vie prévu de 40 ans, le prix n’inclut pas non plus celui du stockage des déchets. Et si ce prix n’est pas inclus, ce n’est pas tant que l’on ne veuille pas pas l’inclure mais plutôt qu’on ne sait même pas combien cela risque de nous coûter finalement. On ne sait pas combien vont coûter les études , les infrastructures, les recherches, en sécurité héritée des récentes catastrophes. Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l’État, sous forme de subventions occultes, d’allocations diverses, on noie le poisson, on éteint la lumière sur le pire scandale financier, comme toute la panoplie des lubies gaulliennes. On pioche même dans le budget des énergies renouvelables qui sont de fait reléguées aux calandes grecques. Alors que d’autres pays sont lancés à fond de train vers de plus propres objectifs.

Ainsi donc l’exception française, l’excellence se résume à un immense sabotage du bien public, à un mensonge d’état au seul profit d’industriels calamiteux, infoutus de vendre quoi que ce soit à l’étranger car habitués à un monopole, un protectionnisme nationaliste et lobbyiste. Alors on nous vend du réacteur qui produit plus propre comme la fameuse lessive lavait plus blanc en son temps, on nous vend de l’EPR, pour Europeen Pressurised Reactor, enfin on l’a d’abord vendu aux Finlandais qui n’ont pas eu envie de se faire croquer comme nous l’avons été par De Gaulle lui-même. Vendu 3 milliards d’Euros, l’EPR a vu sa facture grimper jusqu’à 6 milliards et Areva est obligé de bouffer son chapeau à chaque pelletée supplémentaire sans possibilité de facturer les travaux supplémentaires de mise en conformité. Areva va payer, ne vous en faites pas, Areva, c’est nous, c’est moi. Non contents de de se ridiculiser en Finlande, nos experts nous ont vendu un Epr, pour que nous ayons une part du gâteau pourri, et nous avons dit oui, évidemment. On l’a installé à Flamanville , il fallait que la France ait son étendard, son échantillon, à 6milliards, avant Fukushima.

Le chantier est arrêté, les tests de sécurité imposés par Bruxelles ont apporté de nouvelles contraintes qui pourraient faire gonfler la facture.

Tout cela n’est pas inclu dans votre facture EDF, mais bien sûr ponctionné outrageusement sur nos impôts, et l’on nous dit que l’État n’a plus le sou pour financer la recherche sur les maladies génétiques, que c’est de la faute des RMistes.

L’horreur ne s’arrête pas là car les déchets sont l’autre aspect de ce terrorisme politique au delà d’être un non-sens technologique.  Areva qui retraitait jusqu’à présent les déchets des pays ayant une énergie nucléaire en plus de ceux d’EDF, ne le fait plus, parceque ces pays ont compris que ça ne servait à rien, oui, à rien, car ces scories conservent malgré tout une grande dangerosité et doivent être tout autant que ceux ayant été traités enfouis pour des millénaires dans des labyrinthes sous-terrains hors de prix. Areva continue donc de traiter les déchets d’EDF uniquement et simplement pour avoir à facturer quelque chose, pour faire tourner des installations obsolètes, pour exister. Cette activité factice est même la seule qui soit réellement rentable pour Areva qui devrait être bientôt absorbée par EDF pour permettre de camoufler des pertes futures qui s’annoncent abyssales.

On le voit , depuis la soi-disant autonomie énergétique qui nous met à la merci de dictatures comme celle du Niger,  depuis ce désert d’Arlit irrémédiablement souillé par une poussière radioactive, depuis nos centrales en fin de vie, et qu’on ne sait pas faire disparaître, en passant par nos déchets dont on ne sera jamais débarrassés, jusqu’à cette facture des nouvelles folies comme l’EPR, l’équation à plusieurs inconnues est devenue difficilement solutionnable.

On aurait pu se venger sur Berlusconnerie qui avait promis d’acheter 4 EPR, notre nouveau bastringue, avant que les Italiens ne découvrent le poteau rose, on aurait pu au moins sauver 30 milliards d’euros avant qu’Anne Lauvergeon ne s’en aille réclamer des indemnités de départ pour avoir assuré la présidence d’AREVA  d’une manière calamiteuse. Gageons qu’Anne obtiendra plus que les 3 années de salaires proposées en échange du silence qu’elle saura s’imposer sur les agissements inavouables du lobby nucléaire.

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FUKUSHIMA: L’ ÉVOLUTION DU NUAGE RADIOACTIF

Posté par provola le 24 juin 2011

                      On vous avait dit que le nuage radioactif était passé sur l’Europe vers le 24, 25 mars puis qu’il était parti ailleurs se faire la cerise, qu’après tout cela concernait uniquement les Japonais. Or la centrale de Fukushima n’a jamais cessé de cracher son venin depuis et pour preuve voici retracée la simulation de l’histoire du nuage durant les 45 jours ayant suivi l’explosion:

http://www.wofrance.fr/weather/news/fukushima?LANG=fr&VAR=eurad5000

Je ne dis pas que cela ait pu représenter une menace quelconque pour la santé publique, je mets simplement en exergue la façon dont nos médias ont relaté l’événement de l’apparition du nuage au dessus de nos têtes puis se sont totalement désintéressés de l’affaire en estimant qu’après tout le nuage avait disparu. On voit bien sur ces graphiques animés heure par heure, jour après jour ( du 15.3 au 03.5) qu’il n’en était rien. 

A remarquer l’exposition de la cote ouest des États-unis à un nuage à la radioactivité dix fois plus élevée que celui ayant stationné au dessus de l’Europe.

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ALERTE NUCLÉAIRE A FORT CALHOUN (NEBRASKA)

Posté par provola le 23 juin 2011

ALERTE NUCLÉAIRE A FORT CALHOUN (NEBRASKA)  dans NUCLEAIRE 2.11-510x264-450x232

Je relaie simplement l’article de  »SXM INFO » l’info libre de St Martin sur la situation critique de la centrale nucléaire de Fort Calhoun, à chacun de se faire sa propre opinion, nous cacherait-on l’essentiel ?

De lourdes suspicions pèsent sur la centrale nucléaire de Fort Calhoun, située dans le Nebraska, aux Etats-Unis. En effet, un rapport daté du 8 juin confirme que la centrale a momentanément perdu le système de refroidissement qui sécurise les piscines de combustibles usagés. Un accident nucléaire classé au niveau 4, le même niveau que l’accident de Fukushima Daiichi à ses débuts…
Aujourd’hui, l’inquiétude concerne l’état du combustible stocké dans la piscine. En effet, on sait que toute coupure du système de refroidissement peut avoir des conséquences irréversibles:

« S’il n’y avait pas eu la crue du Missouri, les médias n’auraient pas eu connaissance de l’état de la situation à la centrale nucléaire de Fort Calhoun et en toute discrétion les autorités auraient pu continuer à traiter en interne les problèmes et quels problèmes, puisqu’ils dépassent tout ce qu’il est possible d’imaginer pour la sécurité nucléaire !

FAA « no-fly zone » : Cela peut paraître paradoxal, mais pour les autorités ce qu’il faut contrôler en urgence c’est d’abord l’information et surtout les images, en conséquence, elles ont décidé de mettre fin immédiatement aux survols de la zone de la centrale nucléaire par les avions de tourismes et les hélicoptères des grands médias américains en demandant à la FAA (Federal Aviation Administration) d’émettre immédiatement une directive interdisant l’espace aérien de Fort Calhoun. Il faut dire que vue du ciel les médias avaient une vue imprenable non seulement de toute la centrale nucléaire, mais aussi des aires de stockages extérieures qui sont submergées. Elizabeth Cory Ishan, la porte-parole de la FAA a justifié cette interdiction de l’espace aérien en ces termes, sic : « La restriction des vols sur la zone de Fort Calhoun est destinée à maintenir les curieux loin de la centrale. Les avions peuvent encore voler près de la centrale, mais avec un plan de vol et ils sont tenus au contact permanent avec les contrôleurs aériens, sinon il y un risque de collision en vol qui pourrait compromettre les opérations sur le terrain. Nous devons garantir la sécurité des personnes sur la zone de la centrale nucléaire ». Maintenant la centrale nucléaire de Fort Calhoun étant devenue une île, elle-même presque semi-submergée accessible que par bateau, il est donc difficile, voire impossible pour les journalistes de travailler puisque en sus il y a une interdiction de navigation sur le Missouri.

Sans faire un jeu de mots, « après quelques flottements » les lobbies ont compris que pour faire taire « les rumeurs » il était nécessaire de prendre en main la communication et c’est Victor Drick le porte parole de la NRC (Nuclear Regulatory Commission), le « clone » japonais de Hidehiko Nishiyama de la NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency ) qui déclare ce jeudi, sic : « Nous pensons qu’ils ont les mesures adéquates pour protéger la centrale nucléaire et assurer en permanence la sécurité « . Quant à Tim Burke, vice-président de OPPD, (Omaha Public Power District) qui est l’organisme gestionnaire, il a déclaré, sic : « Les digues de la centrale sont en cours de construction pour un niveau qui permettra de protéger contre la pluie et la libération prévue de quantités records d’eau des barrages en amont sur le fleuve Missouri ».Et pour finir le Maire d’Omaha, a rajouté, sic : « Nous ne voyons pas de préoccupation autour de la centrale nucléaire de Fort Calhoun ».En conséquence, no problem, le monde peut dormir tranquille !

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NUCLÉAIRE: UNE INÉTANCHÉITE N’EST PAS UNE FUITE

Posté par provola le 22 juin 2011

    NUCLÉAIRE: UNE INÉTANCHÉITE N'EST PAS UNE FUITE dans NUCLEAIRE     dans NUCLEAIRE

            Paluel (Normandie) et Fukushima (Japon), les joyeuses colonies de vacances.

Il faudra qu’on m’explique la différence entre « inétanchéité » et fuite. Suite aux révélations de Médiapart faisant état de fuites à répétition sur le site nucléaire de Paluel en Normandie, un porte-parole d’EDF dément tout impact sur l’environnement.

Ses mots sont exactement les suivants:

« Il n’y a pas de fuite, il y a une légère inétanchéité sur l’un des ensembles combustibles du réacteur 3 de la centrale de Paluel, la situation est stabilisée, sans impact sur la sûreté du site et sur l’environnement. »

Médiapart fait état d’une fuite d’iode radioactif au niveau du réacteur N°3. L’union locale de la CGT mentionne une fuite depuis plusieurs mois dans l’une des tranches de la centrale.

S’il y a une fuite, c’est grave, mais ce n’est pas une fuite, c’est une « inétancheité », donc nous devrions être rassurés, car ce n’est pas étanche, donc ça pourrait fuir, mais ça ne fuit pas, parcequ’EDF s’en occupe, et si c’est EDF, on peut dormir tranquilles.

Un diagnostic de sureté des centrales sera effectué cette année pour tenir compte des enseignements de Fukushima, l’ASN (Autorité de Surété Nucléaire) va se charger de contrôler les centrales sous la forme de « stress-tests ». Les tests porteront sur cinq points : les risques d’inondation, de séisme, de perte d’alimentation électrique et de perte du système de refroidissement ainsi que sur la gestion opérationnelle des situations accidentelles.

En fait les contrôles seront réalisés par l’ASN, car l’État a refusé aux autres états membres de les réaliser, ainsi la France va-t-telle pouvoir se contrôler elle-même, ce qui est plus facile…mais ce qui laisse rêveur sur la transparence des résultats qui seront affichés. 

En allant sur le site internet de l’ASN ce soir, on peut lire (vous pouvez vérifier): « l’ASN assure au nom de l’État le contrôle du nucléaire pour protéger le public, les patients, les travailleurs et l’environnement. Elle informe les citoyens ».

http://www.asn.fr/index.php/Site-de-crise-de-l-ASN/Communiques-de-presse

Je me suis donc dit que pour avoir des informations sur les fuites éventuelles de Paluel, je pouvais me rendre à la rubrique « communiqués de presse ». A cette rubrique on peut lire: « mis à jour le 30 septembre 2009″.

Si si allez voir vous-mêmes…  

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COLÈRE NUCLÉAIRE AU JAPON

Posté par provola le 20 juin 2011

Envoyé par J-Humanité

19 juin 2011 à 16 h 35 HAE

Nucléaire : Un Français de Tokyo lance un cri d’alarme aux Français !

Dans cette vidéo, un Français vivant au Japon depuis dix ans s’adresse aux Français. Trois mois après l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, la crise n’est toujours pas contrôlée. Un fermier japonais s’est suicidé. A cause de la contamination radioactive, il avait dû jeter son lait et tuer son bétail. Avant son suicide, il écrivit qu’il aurait aimé qu’il n’y ait jamais eu de nucléaire dans sa ville. Le quotidien Japan Times montre la photo d’activistes anti-nucléaire en Italie fêtant la victoire du vote contre le nucléaire. Ce Français aurait préféré que ce soient des Français qui fêtent une telle victoire dans leur pays. Un autre article montre la situation d’aujourd’hui. Ainsi au Japon, 35.000 dosimètres vont être distribués aux enfants pour indiquer à leurs parents la quantité de radioactivité entrée dans leur corps… « La France prolifère le nucléaire dans le monde. La France va devenir la patrie du nucléaire en Europe. Vous ne perdrez rien si on arrête le nucléaire. Eux, les mafias, perdront ! »: http://www.youtube.com/watch?v=tp1qkmImCnY

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FUKUSHIMA: L’HISTOIRE SANS FIN

Posté par provola le 19 juin 2011

                       Ne vous inquiétez surtout pas, on parlera encore de Fukushima bien après que nous ayons tous disparu, nous laisserons encore notre empreinte, celle de notre époque de malades, par delà les limaces et la caisse pourrie.

On n’a pas fini de balayer l’Archipel aux illusions car nos poussières radio-actives continuent de se déposer en vrac dans notre jardin japonais, comme les crottes indélébiles de notre fidèle amie Croissance. Pourtant on nous rassure, on finira bien par l’éteindre cette satanée centrale. En attendant rien n’indique que la situation s’améliore vraiment, au contraire, plus ça va et plus on découvre l’ampleur du désastre. 

Le 10 juin il restait encore 1700 enfants dans la zone de 20 à 30 km de la centrale malgré les recommandations d’évacuation. 90 000 personnes sont dans les centres d’évacuation; ils refusent de quitter les lieux car ils n’ont pas de solution de rechange et ils devraient subvenir à leurs propres besoins sans avoir de ressources.

TEPCO, le EDF japonais a annoncé avoir besoin de 9 mois pour reprendre le contrôle de la centrale mais a également indiqué que ce délai pourrait être allongé.

On sait que quelques heures après l’accident les coeurs de 3 réacteurs avaient fondu contrairement aux premières annonces.

105 000 Tonnes d’eau radioactive encombrent la centrale, 500 tonnes de plus par jour, une station d’épuration pouvant traiter 1200 tonnes par jour est en voie d’achèvement.

Le 6 juin la NISA a revu à la hausse la quantité de radio-éléments rejetés lors de l’accident et craint que la quantité totale soit équivalente à celle de la centrale de Tchernobyl. 

La NHK  a mesuré la radioactivité dans les 47 préfectures du Japon, elle a mesuré des taux importants dans les boues des stations d’épuration de 16 préfectures. Les préfectures de Fukushima et Tokyo sont les plus touchées. Les autorités ne savent toujours pas quoi faire de ces boues contaminées. 

Le 14 juin, le gouvernement a demandé à 5 usines de thé de la province de Shizuoka de ne plus commercialiser leur production.

Mercredi 8 juin, du strontium a encore été trouvé dans des échantillons de sols provenant de 11 poins situés en dehors de la zone d’exclusion de 20 km. La plus forte concentration a été trouvée à Namié, avec 1 500 becquerels de strontium 89 et 250 becquerels de strontium 90 par kilo de terre. Ensuite, c’est la ville de Iitate qui a commencé d’inquiéter les autorités avec 1 100 becquerels de strontium 89 et 120 becquerels de strontium 90 par kilo de terre. Le point le plus éloigné, qui est à 62 km de la centrale, présente des taux de 54 becquerels de strontium 89 et 7,7 becquerels de strontium 90 par kilo de terre.

Mercredi 8 juin, TEPCO a envisagé de rejeter en mer 3 000 tonnes d’eau de mer contaminée qui stagne dans les sous-sols des réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ni car elle risque de corroder les structures. La concentration en césium dépasse les autorisations de rejet, mais pas celle des autres éléments. Le syndicat de pêcheurs s’y oppose.

Le coût de la catastrophe est impossible à établir, toutes les centrales nucléaires sont à réviser, TEPCO est de fait une compagnie en faillite qui devrait être nationalisée. Car les privés ont fui leur responsabilité et sont incapables de toute façon de faire face à la situation. 

Avant-hier une cargaison de thé vert en provenance du Japon a été interceptée à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Ces feuilles de thé présentaient un niveau de contamination au Césium du double du maximum autorisé. Cette livraison provenait de la région de Shizuoka située à …       

370 km de Fukushima  

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LE CLASH BESSON-LAGACHE SUR LE NUCLÉAIRE

Posté par provola le 17 juin 2011

               Cette séquence qui se déroule lors de l’enregistrement de l’émission CAPITAL sur M6 est importante, elle montre l’extrême nervosité des autorités qui fait peut-être suite aux révélations tonitruantes du livre de Corine Lepage « LA VÉRITÉ SUR LE NUCLÉAIRE ».

Ce livre montre clairement que si nous ne sommes pas au bord de l’apocalypse technologique , nous sommes surement assis sur une bombe financière, le coût réel du démantèlement des centrales et du stockage des déchets ayant été consciencieusement dissimulé: http://www.adobuzz.com/news/34065-capital.html

A voir et à revoir.

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FAUDRA-T-IL ATTENDRE ? de l’exemplarité de la catastrophe (les réactions)

Posté par provola le 14 juin 2011

Article accepté à la publication sur FAUDRA-T-IL ATTENDRE ? de l'exemplarité de la catastrophe (les réactions) dans NUCLEAIRE icone_redacteur2

Par jcm 13 juin 11:03 

Il y a quelques temps j’écrivais « Développement durable, un rêve ?« .

Oui, je crois malheureusement qu’il faudra attendre.

Plus nous attendrons moins cela ira et quand nous déciderons d’agir plutôt que d’attendre il sera trop tard.

« Il faudrait savoir que les choses sont sans espoir et pourtant être décidé à les changer. » G Semprun

Par Linz  13 juin 11:33

Une pensée de Jean Rostand à méditer devant cet avenir menaçant :

 » Ce que tu redoutes n’arrivera pas, il arrivera pire

Par Kalki  13 juin 14:50

Mais le problème n’est pas comment on produit de l’électricité, car oui n peut le produire avec juste le soleil, juste ça

mais le problème meme en suisse, c’est que les gens crèvent

alors l’allocation universelle c’est pour quand ? ca serait du politique pas du spectacle de capitaliste marxiste vert : comme la merde

Par strolym  13 juin 19:17

facile de renoncer au nucléaire quand une grande partie de l’électricité est produite par l’hydroélectrique avec encore des possibilités d’extension, ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne qui devra remplacer ses centrales nucléaires par des thermiques (gaz charbon bois etc….) c’est toujours possible d’augmenter la production alternative mais ce sera toujours insuffisant, bonjour la pollution.

Par Jean d’Hôtaux  13 juin 22:00

Merci à l’auteur pour son article !

«  … la Suisse, ce pays tant décrié.  »

On se demande bien pourquoi ce pays est tant décrié ???

Quelques remarques :


 » Le Conseil fédéral a décidé en mai dernier d’éteindre une fois pour toutes ses cinq réacteurs fournissant 25 % de l’énergie du pays.  »

C’est inexact, en Suisse la production d’origine nucléaire couvre 40% de la consommation, pas 25% !


La décision du Conseil fédéral (gouvernement fédéral) a été prise dans la précipitation, à la hâte et à mon avis, à des fins, électoralistes. En effet, le 23 octobre prochain auront lieu les élections fédérales, c’est-à-dire le renouvellement des députés aux deux chambres (Conseil national et Conseil des États).


Le risque nucléaire devrait être géré à l’échelle de notre continent et c’est d’une concertation dont nous avons besoin en Europe. Arrêter les centrales suisses, alors que les centrales françaises continueront à fonctionner, et ceci avec les mêmes risques potentiels, n’a pas de sens. En effet si vous prenez une carte de l’Europe, vous verrez par exemple que la centrale nucléaire la plus proche de Genève est celle du Bugey (Ain – France), éloignée de 70km à vol d’oiseau, alors que la centrale suisse la plus proche, celle de Mühleberg se trouve à 130 km à vol d’oiseau. La première continuera à fonctionner, alors que la seconde sera arrêtée, mais les risques potentiels pour Genève n’en seront pas diminués pour autant.

4°Les centrales nucléaires suisses ne pourront pas totalement être remplacées à l’horizon 2034 (délai prévu par le Conseil fédéral) par des énergies renouvelables (centrales solaires, éoliennes et hydraulique), et les mesures d’économies d’énergie promises ne suffiront pas à couvrir les besoins. Il faudra donc avoir recours à des centrales à gaz qui émettent du CO2 …
Qu’adviendra-t-il alors des engagements pris par la Suisse de réduire ses émissions de CO2 (protocole de Kyoto) ?
Cette dernière remarque vaut bien évidemment aussi pour l’Allemagne qui possèdent de très importantes centrales thermiques fonctionnant à la lignite et qui compte sur cette énergie pour remplacer le nucléaire …

Cordialement !

Par Axel de Saint Mauxe  13 juin 22:27 

M’ouais en France c’est 78 % de la production énergétique je crois, plus un secteur industriel qui exporte, rare en France.

La Suisse n’exporte pas de centrale je crois, comme l’Allemagne. Le choix est quand même plus facile non ?
 

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L’ATOME ATOMISÉ

Posté par provola le 13 juin 2011

                           

 L'ATOME ATOMISÉ dans ITALIE 180313276-170219e1-5fd9-41a2-a90d-c3a125b775d5  dans NUCLEAIRE

 

                                   Berlusconi battu, écrabouillé, détruit, atomisé. L’Italie prend le train du renoncement à l’atome pour toujours. Le résultat du référendum sur le nucléaire en Italie est un triomphe pour les partisans anti-nucléaires.

A la question, « souhaitez-vous renoncer à l’énergie nucléaire ? » les citoyens ont voté oui…à 95%.

57% des électeurs se sont rendus aux urnes, le résultat dépendant d’un quorum de 50% de votants est donc validé.

A la bourse de Milan, les valeurs des énergies renouvelables sont en forte hausse de plus de 4%.   

Après la Suisse et l’Allemagne, un autre coup est porté au lobby nucléaire, rien n’est encore fait, ne nous faisons pas d’illusions sur la capacité des industriels à rebondir, mais ce soir, ne gâchons pas notre plaisir.

Et mettons-nous en posture de réclamer un tel vote en France. On peut déjà déduire de ce résultat historique qu’Areva (qui devait être l’artisan du renouveau nucléaire italien avec l’installation convenue entre Berlusconnerie et De Funès de quatre EPR) devra aller ailleurs se faire cuire un oeuf.

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FAUDRA-T-IL ATTENDRE ? (De l’exemplarité de la catastrophe)

Posté par provola le 11 juin 2011

                      Je dois une fois n’est pas coutume rendre hommage à la Suisse, ce pays tant décrié. Pour une fois, je m’y collerai sans réticence aucune pour son courage politique, la Confédération étant le premier pays à renoncer à l ‘énergie nucléaire. Le Conseil fédéral a décidé en mai dernier d’éteindre une fois pour toutes ses cinq réacteurs fournissant 25 % de l’énergie du pays. Cette résolution, fut suivie une semaine plus tard  par la République Fédérale Allemande qui prit la même irrévocable décision, renonçant à 22% de sa production énergétique.

Ces premiers renoncements vont certainement faire des émules et ne doutons pas que demain, les Italiens qui sont appelés aux urnes entre autres choses pour se prononcer sur la question nucléaire ne se feront pas prier pour écarter la fission de leurs cauchemars énergétiques. Nous pourrons alors annoncer toutes voiles dehors: « Sale temps pour l’atome. »

Nul doute dans ce revirement programmatique que le drame de Fukushima ait permis d’éclairer l’opinion publique bien plus rapidement que s’il s’était agit d’espérer détricoter l’omerta imposée par le puissant lobby nucléaire depuis trente ans. Il aura donc fallu la catastrophe que l’on sait, les souffrances, des vies disparues pour détruire l’édifice propagandiste. On peut également noter que Fukushima en ce sens aura déjà bouleversé la donne médiatique et les rapports de force politiques bien plus radicalement que l’explosion de Tchernobyl en 1986.

Il est vrai que nous n’avions rien su, ou si peu, à l’époque, du drame qui était en train de se jouer alors que la diffusion capillaire des sources de communication rend plus difficile aujourd’hui la manipulation de l’information. 

En fait ne serions-nous pas en train de vivre une scène du scénario du pire où pour avoir une chance de modifier les attitudes et les comportements il faut attendre les catastrophes ou l’imminence de leur survenue.?

Comment ne pas retenir du cataclysme japonais que malgré la chronique d’un drame annoncé, le poids de la torpeur publique et le conditionnement aux combines industrielles ne provoque in fine qu’une indifférence généralisée ?

Faudra-t-il attendre une augmentation de la température à la surface du globe de deux degrés pour que les Terriens s’interrogent ? Faudra-t-il attendre la disparition définitive de toute faune marine pour se préoccuper du niveau d’acidité des océans, faudra-t-il voir disparaître le dernier arbre d’Amazonie pour aimer enfin le paradis vert ? Faudra-t-il épuiser la dernière goutte de pétrole pour s’estimer en paix avec le potentiel d’enrichissement compris dans chaque baril, faudra-t-il une guerre d’un genre nouveau où l’environnement ne sera plus qu’une triste mémoire, une lutte sans merci pour la survie ?  

Faudra-t-il imposer par la contrainte des changements de comportements qui auraient pu intervenir par une prise de conscience anticipée ? Faudra-t-il attendre que le développement durable qui n’est qu’un laisser-passer à plus de dégradations soit enfin démasqué ? Faudra-t-il réduire en esclavage les responsables de notre descente aux enfers, ces libéraux indécrottables qui auront conduit le système productiviste jusqu’à notre propre perte ? 

Hier à grand renfort de publicité, le groupe Exxon, la major pétrolière américaine annonçait la découverte d’un nouveau puit géant de pétrole brut au large des cotes de Floride, nul doute que malgré les élans généreux des conférences sur le climat le but ultime des financiers de l’apocalypse soit de brûler jusqu’à la dernière goutte de combustible, jusqu’à l’étouffement du Ciel de la Terre et de la Mer.

Nul doute que l’unique chance de notre survie terrestre soit de stopper par tous les moyens ce char d’assaut de macabre augure.   

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Et pendant ce temps là au Japon…..(Merci Philippe)

Posté par provola le 26 mai 2011

L’actualité plus ou moins sordide a largement occulté Fukushima, Tepco pénètre progressivement dans les installations du réacteur n° 1

Les opérateurs de la centrale ont pu constater que l’enceinte de confinement du réacteur n° 1 n’est pas étanche.
Grâce à l’installation de capteurs de niveau d’eau (le 12 mai) ils ont réalisé que le liquide de refroidissement dans cette cuve n’avait pas été suffisant pour refroidir le cœur.

L’essentiel du combustible a fusionné, sans doute les premiers jours après l’accident du 11 mars.
Concrètement cela signifie  que les barres de combustibles se sont cassées et ont fait fondre les gaines pour se transformer en un magma d’environ 2000 degrés.

Cette lave hautement radioactive, appelée « CORIUM » a alors coulé au fond de la cuve en acier entourant le réacteur qui a perdu son étanchéité .

Un début de scénario catastrophe qui avait été enclenché sur les réacteurs n°2 et 3.

Le risque serait que le magma coule sur l’enceinte de confinement (un énorme coffrage en béton de sept mètres d’épaisseur) et la perce pour se répandre dans l’environnement.

Mais sur le réacteur n°  1 , la température raisonnable de la cuve semble indiquer qu’il y encore de l’eau au fond , capable de refroidir un peu le magma.(sujet à caution) si on lit bien le début de cet article.

Selon l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN) -le même qui refuse de transmettre ses chiffres à la CRIIAD- , les nouvelles constatations sur ce réacteur ne doivent pas être surinterprétées :

La situation est grave, mais pas plus qu’auparavant, souligne son directeur de la sûreté des installations, Thierry Charles, (certainement parent avec un certain « Pinocchio ») :
 » le simple fait de constater que la cuve n’est pas étanche , ne change rien en termes de risques ».

Sur les trois réacteurs, « personne ne peut dire si le « corium » a passé le béton, insiste le spécialiste. (le même qu’un certain Pellerin qui a sévit en avril et mai 1986 au pont de détourner dans son imagination le nuage au delà  des frontières française).

Tepco s’emploie d’ailleurs à prévenir une éventuelle explosion liée au dégagement d’hydrogène produit par le « CORIUM » potentiel ( le potentiel est en contradiction avec ce qui est écrit au dessus)   au  contact du béton

Le problème de Tepco désormais consiste à gérer l’eau injectée avec des moyens de fortune pour refroidir les réacteurs.
Fortement radioactive, celle-ci fuit en dehors de l’enceinte de confinement, voire dans l’environnement et dans l’océan.

L’objectif du propriétaire est d’arriver à la pomper et à la décontaminer avant de la réinjecter dans les réacteurs.
Une sorte de circuit fermé de refroidissement de fortune.

Pour le mettre en place TEPCO s’appuie sur une technologie de décontamination d’AREVA, qui devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines (en attendant ça chauffe?????).
Ce n’est qu’une fois le refroidissement assuré de façon permanente que les équipes d’intervention pourront commencer à récupérer le combustible ( ou le « CORIUM ») des six réacteurs ainsi que le contenu des piscines de stockage .
Des opérations qui devraient prendre une dizaine d’années.

En attendant, une vingtaine d’experts de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)sont attendus à Fukushima, fin mai début juin, pour une mission d’enquête.
Leur rapport sera remis lors de la conférence ministérielle prévue du 20 au 24 juin à Vienne au siège de l’AIEA.

A ceci je ferai deux remarques
- I – AREVA conduite par Me LAUVERGEON a conduit une délégation française  pour faire une estimation de la situation courant Avril, le rapport de retour était limpide, (en gros rien à dire , circulez il n’y a rien à voir)
- II – L’AIEA est l’autorité qui a refusé de transmettre les chiffres que la CRIIRAD réclamait au droit des citoyens qui financent.

Quel crédit peut-on apporter à tous ses dires ?????? Cela ressemble une fois de plus à une énorme séance « d’Enfumage »

Relevé sur l’Observatoire le 19/01/2011 , la rédaction.

Fusion des trois réacteurs à Fukushima : Les médias regardent ailleurs.

La situation est grave au Japon, mais les médias français l’ont oublié, TEPCO, l’opérateur de la centrale de Fukushima, l’a reconnu jeudi 12 mai : les cœurs des réacteurs  n° 1,2 et 3 de la centrale de Fukushima ont fondu.
Plus grave la cuve du réacteur n° 1 est trouée.
Auparavant il n’étai question que de « fusion partielle » des cœurs , et pas des fuites.

Des employés de TEPCO viennent de pénétrer dans les réacteurs n° 2 et  3 pour observer l’étendue des dégâts.
Les médias ont le regard tourné vers New-York et un appartement à 50.000 dollars par mois.
Excusez du peu………..

« Il va falloir s’abstenir de manger des poissons et crustacés du pacifique ».

Philippe « Objecteur de Croissance »

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LES FORÇATS DU NUCLÉAIRE

Posté par provola le 3 avril 2011

 Article accepté à la publication sur       LES FORÇATS DU NUCLÉAIRE dans JAPON icone_redacteur2              

 

                                        Ce sont les liquidateurs, déjà à Tchernobyl, leur galère nous avait évité 20 ans de malheur, ils s’étaient sacrifiés, beaucoup sans le savoir, la plupart conscients mais pas moins partants pour une visite guidée dans l’au- delà du raisonnable. 20 000, 200 000 peut-être, les statistiques divergent, les chiffres s’affolent, comme la radioactivité, les gens honnêtes s’en foutent, comme de l’an quarante.

Ils n’apparaissent nulle part, ils n’existent pas, ils sont les sans-grade, les moins que rien. Ils s’occupent seulement de votre santé, et de celle de la planète. Ils sont au chevet de l’atome, ils passent les serpillières à particules. Ils ne valent pas cher,  leur vie n’a pas de prix, car elle ne dure jamais très longtemps. 

En ce moment 300 forcenés s’ingénient à gagner du temps, à refroidir l’enfer, ce qui n’est pas une sinécure. Les 6 réacteurs de Fukushima sont malades, pour le commun des mortels on admet une dose de sieverts ou une unité de rems par jour, ce qui ne veut rien dire car ici on se prend ça au centuple, ça reste dans les normes, des donneurs de leçon, des experts, des saboteurs de rêves qui veulent s’en mettre plein les fouilles à refiler une camelote.

On les dit sans avenir, de toute manière ils n’ont pas de présent. Recueillis sur les bancs publics, clochards squatters du bien commun, délaissés par la société à l’écart du business, de la compassion factice de la gente bien pensante. On les remarque quand on ne plus s’en passer, quand les premiers ministres se planquent derrière l’ écran, les patrons derrières les barèmes, les actionnaires derrières les indices. On vient les piocher quand tout s’écroule, quand une partie de notre vie sent le roussis.

On les paye une misère, on les planquent pour qu’ils ne fassent pas trop de bruit, à relever l’horreur, les fausses vérités. On les contamine, on les condamne, avec des contrats trop dérisoires comme l’équipement à la mesure des mensonges et de la propagande. Car à un point de la catastrophe, plus rien n’éarrête les flammes et le tuyau d’arrosage ressemble au tuyau d’arrosage des pompiers portugais à vouloir étouffer une mer en fumée.

Bien sur, on ne leur dit pas la moitié des risques, on les envoie là où personne ne veut approcher, là où Nathalie Kosciusko Morizet ne veut pas aller, là où De Funès reste à distance respectable. Car eux font de la politique et les secouristes de la dernière chance font dans la réalité, les uns distribuent du bluff, et du vent, les autres de l’esclavage et de la sueur. Les poules mouillées continuent à croire à la fable du consommer propre, les autres se retrouvent trempés d’une trempe à nulle égale, de la trempe des héros.      

En prenant votre douche ou en allumant votre télévision ce matin n’oubliez pas ces forçats qui se salissent à vous sentir propres, à ces travailleurs de l’ombre qui meurent à vous donner la lumière.

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FUKUSHIMA TERMINUS

Posté par provola le 1 avril 2011

Pour ne rien louper de la réalité nucléaire:

http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp/daiichi-photos.htm

Ce matin la radioactivité de l’eau de refroidissement a encore augmenté, sous le réacteur 1, bientôt, plus personne ne pourra approcher de la centrale, De Funès est allé quatre heures au Japon pour assurer le pays de notre solidarité nucléaire, et pour faire la promotion de l’EPR d’AREVA. 

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