OTAGES D’ARLIT: LE DESSOUS DES CARTES

Posté par provola le 1 novembre 2013

                 La libération des otages d’ARLIT nous donne l’occasion de nous pencher à nouveau sur les agissements de notre champion du nucléaire AREVA  sur les lieux d’extraction du minerai d’uranium au Niger. Comment se réjouir réellement de la libération de quatre otages alors qu’une entière population est toujours aux prises avec une bande d’énergumènes, d’exploiteurs sans scrupules, dont le but a toujours été de piller le Niger et profiter d’un minerai low-cost.  Tout cela permettant de proclamer la fable de l’électricité la moins chère du monde.

Rappel de l’article du 26 septembre 2010:

  »LES VRAIS TERRORISTES D’ARLIT »

Il ne leur suffisait pas de vivre dans les radiations et les poussières radioactives, de gagner un salaire de misère, de boire une eau souillée, de vivre dans un bidonville contaminé qui vous tue à petit feu, d’enrichir les pilleurs d’uranium, les porteurs de cancers. Non, tout cela c’était du gâteau, le pire pour les habitants d’Arlit, c’est la famine qui guète au coin du désert qui avance. Cette région du Sahel souffre depuis des années d’une sécheresse toujours plus prégnante, au Niger , 60% de la population soit 8 millions de personnes souffrent de la faim, dont 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans.

“380 000 d’entre eux sont en danger de mort”, explique Raymond Yoro, Secrétaire de Caritas Niger.

Se souvient-on du reportage de la BBC en 1984 sur la famine en Ethiopie qui avait provoqué un élan de solidarité mondial ? (We are the world”) A distance de 26 ans , les mêmes causes provoquant les mêmes effets au Sahel, la situation ne rencontre qu’indifférence.

On se soucie des otages d’AREVA dont le sort pourrait décider de la suite des relations commerciales entre la France et le Niger et de l’approvisionnement des centrales nucléaires. Savoir si l’on va pouvoir se chauffer cet hiver, ça , ça peut intéresser le bon peuple, encore que, il suffirait que Carla nous souhaite les bons voeux pour que la mayonnaise présidentielle prenne une fois de plus. 

Plus sérieusement, de nombreuses familles du Sahel doivent vendre leur dernier bétail pour acheter à des prix exorbitants une nourriture rare; pour survivre, de nombreux agriculteurs doivent vendre leurs terres à des multi-nationales agricoles. Des personnes sous-alimentées mangent le grain destiné à la volaille ou des plantes sauvages. D’autres creusent dans des fourmilières pour y piquer la nourriture des insectes, d’autres quittent définitivement leur maison pour fuir dans une direction quelconque.  

La moitié de la population du Sahel souffrant de la pénurie alimentaire, dont celle du Niger, vit avec moins de 1,25 dollars par jour, une succession de mauvaises récoltes ces dernières années a fait flamber le prix des denrées alimentaires de 30%. 

Les changements climatiques induisent désormais trois périodes de sécheresse tous les quatre ans ce qui fait reculer la production agricole et l’élevage. 

De plus la crise économique mondiale a provoqué une chute des aides alimentaires , le manque d’intérêt des médias pour la cause du Sahel a également abouti à une chute des dons . Des 85 000 tonnes d’aides alimentaires promises au Niger cette année, seules 45 000 tonnes sont effectivement arrivées.  

C’est dans ce cadre apocalyptique que vient AREVA se moquer du monde en essayant de faire pleurer dans les chaumières à propos des personnels en danger. AREVA, des milliards de chiffre d’affaire, un business planétaire, la haute technologie du futur, AREVA qui sème la pistouille pour des centaines de milliers d’années sur un territoire grand comme plusieurs départements; cet AREVA là, insensible au malheur alimentaire, imperturbablement, transgresse les règles de la décence, voir de la démence.

Car enfin, est-il possible de proclamer haut et fort que l’activité nucléaire est un bienfait pour l’humanité alors que la réalité est plutôt d’accumuler des bénéfices et d’ entasser des immondices sur le dos d’une population exploitée ? Où sont les hôpitaux, où sont les écoles, où sont les symptômes du développement durable dont il est question sur le site internet d’AREVA ?

ELF puis TOTAL ont laissé un Gabon délabré en des décennies d’ exploitation outrancière des puits de pétrole d’un pays  qu’on appelle abusivement la Suisse d’Afrique, sans un regard pour une population à la richesse potentielle mais sans le moindre centime en poche. Le même scénario à l’allure d’un traquenard se reproduit au Niger par la faute de bandits endimanchés et cotés en bourse.

L’histoire se répète d’une lancinante forme qui pourrait se résumer ainsi : LA BOURSE OU LA VIE.

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LA FABLE DU NUCLÉAIRE

Posté par provola le 8 juillet 2013

                   Le prix de l’électricité va augmenter de 5 % en août prochain et à nouveau de 5 % en août 2014. La fable de l’énergie nucléaire peu chère vole en éclats. L’augmentation est inférieure aux préconisations de la Commission de Régulation de l’ Energie qui souhaitait une hausse de plus du double pour amener le budget à mieux prendre en compte les dépenses de fonctionnement et de démentèlement des centrales ainsi que celui du stockage des déchets radioactifs, dépenses bien plus importantes que celles réellement avouées par EDF dans le calcul du prix du kwh.

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GUERRE ATOMIQUE

Posté par provola le 19 janvier 2013

                                        Le 28 septembre 2012, je tentai de décortiquer la véritable intention du Président Hollande, déjà convaincu de devoir s’engager au nord Mali pour contrer l’avancée des factions armées d’AQMI (Al Qaïda au Sahel). Loin de moi l’idée ici de critiquer le moins du monde l’engagement des troupes françaises, encore qu’on ait pu attendre de la part de l’Europe une solidarité qui ne pouvait de toute façon advenir vu l’assujettissement des armées continentales à l’Otan, le bras armé de l’Oncle Sam. Les tarés fondamentalistes musulmans ont le but d’envahir une bonne partie du Sahara et le seul moyen de stopper leur avancée était d’engager le combat au moment où Bamako (capitale du Mali) elle-même était menacée. 

Mais l’humanisme et la protection du Mali étaient-elles réellement les seules motivations de Hollande comme ne cessent de nous claironner la chorale et l’orchestre propagandistes ? Il est évident que non.

En réalité des intérêts promordiaux sont à défendre à tout prix, et des vies de soldats à sacrifier, dans cette région de tous les dangers, et en premier lieu les mines d’uranium d’Arlit au nord Niger, à quelques encablures en 4X4  du nord Mali.  Arlit, c’est la majeure partie du minerai d’uranium utilisé pour alimenter le parc de centrales nucléaires qui produit 80% de l’électricité nationale.

Voilà bien le but caché de la guerre malienne qu’on peut qualifier de guerre atomique tant il parrait clair que l’Etat ne veut surtout pas se retrouver sans combustible à cause d’une bande de pirates des sables, ce qui plongerait le pays dans une drôle de perplexité, et l’obscurité, alors que l’honneur national ne cesse de nous convaincre, droite et gauche confondues, depuis quarante ans, que le nucléaire est pour nous une garantie d’indépendance énergétique.

Si l’on ne reprochera pas aux socialistes de vouloir assurer l’alimentation des centrales, ces temples de la religion gaullienne du tout nucléaire qu’ils ont toujours adoubé, il semble que la moindre des choses serait d’ attribuer les dépenses de protection des sites d’approvisionnement en uranium aux charges de fonctionnement de l’énergie nucléaire.

Je veux dire par là que que le coût de l’opération du désert malien (qui se chiffrera rapidement à quelques milliards d’euros difficilement justifiables en période de disette budgétaire), devrait se voir placardé sur la facture d’électricité de chaque Français. En effet pourquoi ne pas imputer directement le prix de la guerre au prix du kilowatt-heure de chaque chaumière. 

On n’imagine mal nos troupes se déplacer pour défendre quelques éoliennes qui seraient soudain menacées par des Don Quichotte du désert décidés à s’emparer des nouveaux moulins à vent.

On a souvent évoqué le risque d’attentats visant les sites de production nucléaires, par crash d’avion sur un coeur de réacteur par exemple, le conflit malien souligne maintenant la fragilité des sites d’extraction. Cela met de plus en évidence, de façon limpide, la démagogie de nos élites bien pensantes quand il s’agit d’écarter toute opposition à l’énergie du futur, qui n’est déjà plus que celle du passé.  

Après Fukushima, la guerre du Mali vient à nouveau renvoyer l’atome au rang des mythes de l’antiquité.

 

L’article du 28.09.012 

L’empressement soudain de Hollande à vouloir voler au secours du Mali cache en réalité une moins avouable volonté. Pour la première fois de son mandat, à la tribune de l’ONU, le Président y est allé de sa verve pour sonner le rassemblement des bonnes volontés africaines de la région du sud Sahel. L’invasion du nord Mali par les factions armées d’Aqmi (Al-Qaïda du Mali) a rebattu les cartes géopolitiques.

Officiellement la France souffre pour la malheureuse démocratie Malienne, en but aux pillages et à la montée islamique. Les terroristes autrefois au service de Kadhafi et aujourd’hui maîtres des trois-quarts du Mali sont en fait une épine au pied des approvisionnements en uranium de la France. La  mine d’uranium la plus importante est située à Arlit au Niger à environ 200 km de la frontière Malienne et il est bien évident que qu’Hollande ne peut se permettre de prendre le moindre risque de bloquer les cinquante huit réacteurs du parc nucléaire et de faire voler en éclats la fameuse indépendance énergétique de l’hexagone.    

Les factions islamiques armées jusqu’aux dents ont compris la fragilité de la France qui se retrouve à devoir protéger un site désormais en proie au banditisme. La prise d’otages sur le site d’exploitation des gisements si précieux pour la France est un moyen facile de lui soutirer un maximum à peu de frais pour des mercenaires habitués aux méthodes expéditives de la tyrannie du dictateur Kadhafi. 

« Les otages sont détenus entre les déserts malien et algérien, dans une zone communément appelée le Timétrine », a affirmé une source malienne. Cette information a été confirmée par la présidence française.
Dans la nuit du 15 au 16 septembre, cinq Français, un Togolais et un Malgache, pour la plupart collaborateurs des sociétés françaises Areva et Satom (groupe Vinci), avaient été enlevés à leur domicile à Arlit, dans le nord du Niger.
Vendredi, le chef d’état-major des armées françaises Edouard Guillaud avait indiqué que la France était prête à « engager le contact à tout moment » avec Aqmi, tout en assurant qu’une opération militaire n’était pas à l’ordre du jour.

Quelque 80 soldats français ont été envoyés à Niamey et se relaient pour mener des vols de reconnaissance dans la région où sont détenus les otages. 

 Voici le passage du discours de Hollande à l’ONU qui ne dit pas exactement ce que recherche la France dans ce volontarisme si particulier à vouloir ainsi à tous prix nettoyer la démocratie malienne des scories islamiques:

«L’urgence, c’est le Sahel. La communauté internationale doit prendre la mesure de la gravité de la situation créée par l’occupation d’un territoire par des groupes terroristes au Nord Mali. Il est urgent d’aider les Etats de la région à trouver ensemble une réponse politique, économique et humanitaire. L’Union Africaine, la CEDEAO doivent prendre des décisions courageuses. La France soutiendra les initiatives que prendront les Africains, à partir de la légalité internationale que leur confèrera une résolution du Conseil de sécurité, pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale.» 

Le discours de Hollande à l’ONU bien sûr occulte le souci principal  du gouvernement qui est de sécuriser et de pérenniser l’exploitation et l’approvisionnement du minerai d’uranium d’Arlit. Il ne faut surtout pas effrayer la population qui pourrait se retrouver en panne d’électricité en plein cours de l’hiver, à cet effet Hollande semble prêt à tout.

Même s’il cela mettait la vie des otages en jeu ?

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LE SOLEIL TUE L’ATOME

Posté par provola le 13 janvier 2013

                             

Crédit : SunPowercorp

                        La dernière des défenses de l’atome était sa soi-disant compétitivité, proclamée en boucle par le lobby nucléaire. Comme le nerf de la guerre en notre temps reste la valeur économique en dépit de toute réalité écologique, il restait à la propagande atomique, aux agents du nucléaire, la sempiternelle argumentation basée sur son prix relatif, affiché comme très compétitif par rapport aux autres sources d’énergie.

Quand on relève la dangerosité de  cette énergie, on nous rétorque illico que la Franca possède le parc de centrales les plus économiques de la planète et que notre pays bénéficie d’une électricité parmi les moins chères au monde. Bien sur, Fukushima a provoqué une inflation des coûts estimés, la mise aux nouvelles normes de sécurité a révélé au grand jour l’obsolescence des devis affichés depuis des lustres par le lobby nucléaire. Evidemment, le nouveau programme EPR n’en fini pas d’exploser les devis et les délais, l’enfouissement des déchets reste une problématique sous-estimée, le démentèlement des anciennes centrale une gageure.

On n’a jamais oublié non plus l’exploitation des mines d’uranium d’Arlit au Niger qui reste un désastre environnemental, la prolifération programmée des scories radioactives sur l’ensemble du globe, la contamination de régions entières résultant du commerce de l’uranium, les transports continus des déchets radioactifs, les convois sous haute surveillance, les risques liés au terrorisme. Toute cette problématique annexe non prise en compte dans le prix réel de l’énergie nucléaire.

Bien que lourdement suspectée de falsification, l’industrie nucléaire était pourtant parvenue à écarter toute forme de contestation argant du conscensus national basée sur l’indépendance énergétique, sorte de fierté nationaliste sans que l’on sache au juste ce que cela englobe réellement. Pense-t-on par indépendance à la connivence affichée du régime nigerien, s’appropriant les recetttes de l’exploitation du minerai d’uranium au détrimant d’un peuple laissé dans le dénuement le plus total ?

Il fallait pour faire exploser cette omertà, qu’un évènement économique et non plus moral ou environnemental se produise, en un mot qu’une autre source d’énergie devienne plus rentable aux yeux des boursicoteurs. Et cet évènement vient de se produire du coté des USA où Total notre champion de l’énergie, vient de se voir attribuer la construction d’une immense centrale solaire.

SunPower, la filiale du géant pétrolier, a vendu un projet de centrale photovoltaïque de 570 MW en Californie pour environ 2 milliards de dollars à une société de Warren Buffett.Les panneaux solaires orientables, qui pourront poursuivre la course du soleil tout au long de la journée, s’étendront sur 1300 hectares, l’équivalent de 1200 terrains de football.

«Quelque chose change dans le solaire, cette énergie commence à être rentable aujourd’hui à certains endroits de la planète, là où l’ensoleillement est élevé et l’électricité chère.» Ce constat n’émane ni du Syndicat des énergies renouvelables ni de la ­ministre de l’Écologie, Delphine ­Batho, mais de l’un des membres du comité exécutif du géant pé­trolier français Total.

Philippe ­Boisseau, président de la branche marketing et services mais également des nouvelles énergies chez Total, se félicite de la vente, annoncée mercredi 2 janvier, de «la plus grande centrale solaire du monde» par SunPower, filiale de Total ­depuis 2011, contrôlée à 66%, à ­MidAmerican Solar, propriété du milliardaire américain Warren ­Buffett. La transaction est estimée entre 2 et 2,5 milliards de dollars (entre 1,5 et 1,9 milliard d’euros).

«Aujourd’hui, nous savons produire un kilowattheure avec le photovoltaïque à moins de 8 centimes d’euros, dans les zones les plus ensoleillées.» Soit l’équivalent du coût du kilowattheure produit par le futur réacteur nucléaire de Flamanville, estimé par la Cour des comptes entre 7 et 9 centimes. Autre élément de comparaison: actuellement, EDF rachète aux particuliers équipés de panneaux solaires le kilowattheure à 34 centimes. À ce prix, en Californie, où le tarif de l’électricité est plus ­élevé qu’en France, l’énergie ­photovoltaïque devient rentable sans subvention. C’est aussi le cas en Allemagne et en Italie, marchés privilégiés par SunPower en Europe.

La clé de cette performance est le rendement élevé des panneaux de SunPower, qui affiche 24%. Sur 100 watts d’énergie reçue directement du soleil, un panneau en restitue 24 sous forme d’énergie électrique. L’un des grands rivaux chinois de SunPower, Suntech, revendiquait récemment un rendement de 21% pour le dernier-né de ses panneaux quand beaucoup oscillent autour de 17%.

Autrement dit, le dernier argument-massue de l’énergie nucléaire, s’auto-proclamant championne absolue de la rentabilité vient de tomber face aux avancées technologiques internenues dans les énergies renouvelables et plus particulièrement dans l’énergie solaire. Sans compter qu’il est encore question d’améliorer de façon substantielle le rendement des cellules photo-voltaïques à court terme. 

Attendons de voir ce que la propagande nucléaire va encore pouvoir inventer ou cacher à l’heure des coupes budgétaires imposées au pays visant à réduire les déficits et les dettes, pour prolonger ce qui ressemble de plus en plus à un grand gaspillage du futur.

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TOUCHEZ PAS A MON URANIUM (les réactions)

Posté par provola le 2 octobre 2012

Article accepté à la publication sur Agoravox

 

Par citoyenrené 29 septembre 16:08 citoyenrené

@ l’auteur,

en partie d’accord avec vous pour les motivations nucléopathes de ce gouvernement centre droit d’Hollande au Mali…comme d’hab, sous couvert de « démocratie » , mais 2 remarques

- depuis combien de temps aqmi est localisé dans ses régions ? des années ! alors feindre de le découvrir maintenant que l’on a tranquillement laissé se développer la tumeur, quelle mascarade

question subsidiaire : qui est aqmi ? qui les finance, qui les tolère ? qui les utilise ?

- « Les terroristes autrefois au service de Kadhafi » qu’est ce que vous racontez ? c’est une erreur malencontreuse de votre part ou une ration distillée de désinformation ?

 

Par OMAR 29 septembre 18:33 TOUCHEZ PAS A MON URANIUM (les réactions) dans NUCLEAIRE donateur-d876a

Omar 33

« La France soutiendra les initiatives que prendront les Africains,… »

Mon œil.

F. Hollande avait plutot suggeré puis espéré une intervention militaire algérienne…

Cela aurait été parfait que des africains s »entretuent pour la sauvegarde et la protection de l’uranium…
Les terroristes ?
Mais la France les aide en Libye et en Syrie…
 

 

 

Par Emmanuel Aguéra  30 septembre 12:39 Emmanuel Aguéra

De la nucléopathie (je la retiendrai, celle-là !) à l’uraniophilie, on s’arrange un peu avec le mélange des genres.
Si en effet la lecture des agissement d’Aqmi peut et doit à mon avis aussi se faire indépendamment des évènement lybiens (sauf en matière de récup d’armement, mais c’est monnaie courante après une chute de régime, n’est pas Syrien et voisin du Qatar qui veut), il n’en reste pas moins que le bordel ambiant dans le Sahara n’est de nature à rassurer ni les pays de la régions où la stabilité politique apparaît endémiquement (et l’héritage colonial n’en est pas innocent) bien fragile.
Les missions aériennes de « reconnaissance » menées en continu par la France dans la région sont symboliques et n’ont probablement pour sens que d’éviter une impuissance et une démission trop apparente vis à vis à la fois des familles, de l’opinion publique, en France comme au Sahel, et évidemment d’Areva et de son personnel. Mais cette impuissance me semble évidente, car ce territoire où se balladent quelques avions que Morice se fera un plaisir à nous décrire, est grand comme 3 ou 4 fois la France et l’on comprend dès lors le besoin de Hollande d’un recours à une coalition. Humanitaire, bien sur…
L’auteur a cent fois raison d’insister sur ce point, et il nous saute à la gueule que les couleurs politiques n’ont pas grand sens sur ce continent dont le vol systématique et institionalisé des matières premières, notamment énergétiques, apparaît comme le garde-fou contre l’aggravation de notre crise financière qui fait rigoler dans cette région où l’on récupère les tubes cathodiques que l’on jette ici au profit des plasma ultra larges.

On n’est pas loin de l’appel de Bush à partir en croisade pacificatrice contre un Irak débordant d’or noir…

Potr finir, j’ajouterais que l’énergie se révéle de façon de plus en plus évidente à la fois comme la source véritable de notre crise… et en grande partie (excusez le gros-mot qui va suivre !) de la dette de notre occident « civilisé ». Je le crie depuis le premier choc pétrolier de 1973, qui ne fut pas pour moi un hasard, au moins en ce qui concerne l’hexagone, puisqu’il intervînt et marqua la fin du Gaullisme et de son contigent de garanties France-Africaines que l’on ne cesse d’essayer de prolonger depuis… Vains et éphémères sparadraps aux doux noms de Kabyla, Ouattara, etc…
Oui, la crise de ce XXI° siècle a commencé en 73, je l’attends depuis 40 ans, la voici et elle consacre la fin de 3 ou 4 siècles de croissance occidentale basés sur la spoliation systématique (et les massacres divers) des différents empires coloniaux.
Mais c’est une autre -et longue- histoire… l’Histoire. 

 

Par sirocco  29 septembre 16:01 sirocco

On avait même entendu Hollande préparer le terrain en pointant du doigt ces fondamentalistes qui détruisent des mausolées à Tombouctou.

C’est clair : notre Président va-t-en-guerre se positionne en défenseur du patrimoine culturel et de la civilisation.
Les mines d’uranium un peu plus au nord-est ? Loin de lui une telle pensée !!!!

 

 

Par lionel  30 septembre 22:53

Quels Africains prendront des décisions ? Ouattara ? Campaoré ? Les pires psychopathes de la région. J’étais à Bamako au moment du coup d’Etat du Capitaine Sanogo et de ses amis patriotes Maliens, j’ai passé plus de dix ans dans la zone Nord Mali où je me suis marié ai des enfants. Veolia possède les eaux du Nord Mali, quand à Areva/Rhodia, ces deux là ont fusionnés pour exploiter les terres rares déjà connues à l’époque où les Français voulaient créer un état Saharien. Les documents circulent à Bamako où les gens sont souvent bien mieux informés qu’ici. Il ne s’agit donc pas seulement d’Arlit. Il est aussi essentiel d’évoquer l’accaparement des terres arables et la convoitise que cette ruée vers la mort suscite lorsque l’on connaît le potentiel de certaines terres du Nord Mali. D’ailleurs, quid du projet industriel agricole pharaonique des fonds souverains Lybiens ? Qui va récupérer les terres, les investissement, l’usine de tomate ? Les paysans expropriés ? Les sociopathes céréaliers dont nous parlaient les services Italiens au début de l’agression contre les Lybiens et leurs travailleurs sub-Saharien ? Les Saoudiens achèteront-ils l’office du Niger ?

Des militaires Français sont basés depuis plus de deux ans à Sévaré et font des manoeuvres entre Hombori et le pays Dogon comme s’ils étaient chez eux depuis lors… 
Destruction des Etats nations, stratégie du choc, remembrement géopolitique… Psychopathie.

 

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TOUCHEZ PAS A MON URANIUM

Posté par provola le 28 septembre 2012

                                                  

                    L’empressement soudain de Hollande à vouloir voler au secours du Mali cache en réalité une moins avouable volonté. Pour la première fois de son mandat, à la tribune de l’ONU, le Président y est allé de sa verve pour sonner le rassemblement des bonnes volontés africaines de la région du sud Sahel. L’invasion du nord Mali par les factions armées d’Aqmi (Al-Qaïda du Mali) a rebattu les cartes géopolitiques.

Officiellement la France souffre pour la malheureuse démocratie Malienne, en but aux pillages et à la montée islamique. Les terroristes autrefois au service de Kadhafi et aujourd’hui maîtres des trois-quarts du Mali sont en fait une épine au pied des approvisionnements en uranium de la France. La  mine d’uranium la plus importante est située à Arlit au Niger à environ 200 km de la frontière Malienne et il est bien évident que qu’Hollande ne peut se permettre de prendre le moindre risque de bloquer les cinquante huit réacteurs du parc nucléaire et de faire voler en éclats la fameuse indépendance énergétique de l’hexagone.    

Les factions islamiques armées jusqu’aux dents ont compris la fragilité de la France qui se retrouve à devoir protéger un site désormais en proie au banditisme. La prise d’otages sur le site d’exploitation des gisements si précieux pour la France est un moyen facile de lui soutirer un maximum à peu de frais pour des mercenaires habitués aux méthodes expéditives de la tyrannie du dictateur Kadhafi. 

« Les otages sont détenus entre les déserts malien et algérien, dans une zone communément appelée le Timétrine », a affirmé une source malienne. Cette information a été confirmée par la présidence française.
Dans la nuit du 15 au 16 septembre, cinq Français, un Togolais et un Malgache, pour la plupart collaborateurs des sociétés françaises Areva et Satom (groupe Vinci), avaient été enlevés à leur domicile à Arlit, dans le nord du Niger.
Vendredi, le chef d’état-major des armées françaises Edouard Guillaud avait indiqué que la France était prête à « engager le contact à tout moment » avec Aqmi, tout en assurant qu’une opération militaire n’était pas à l’ordre du jour.

Quelque 80 soldats français ont été envoyés à Niamey et se relaient pour mener des vols de reconnaissance dans la région où sont détenus les otages. 

 Voici le passage du discours de Hollande à l’ONU qui ne dit pas exactement ce que recherche la France dans ce volontarisme si particulier à vouloir ainsi à tous prix nettoyer la démocratie malienne des scories islamiques:

«L’urgence, c’est le Sahel. La communauté internationale doit prendre la mesure de la gravité de la situation créée par l’occupation d’un territoire par des groupes terroristes au Nord Mali. Il est urgent d’aider les Etats de la région à trouver ensemble une réponse politique, économique et humanitaire. L’Union Africaine, la CEDEAO doivent prendre des décisions courageuses. La France soutiendra les initiatives que prendront les Africains, à partir de la légalité internationale que leur confèrera une résolution du Conseil de sécurité, pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale.» 

Le discours de Hollande à l’ONU bien sûr occulte le souci principal  du gouvernement qui est de sécuriser et de pérenniser l’exploitation et l’approvisionnement du minerai d’uranium d’Arlit. Il ne faut surtout pas effrayer la population qui pourrait se retrouver en panne d’électricité en plein cours de l’hiver, à cet effet Hollande semble prêt à tout.

Même s’il cela mettait la vie des otages en jeu ?

 

Mali, Niger et Algérie

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POUBELLES ETERNELLES

Posté par provola le 25 mars 2012

 POUBELLES ETERNELLES dans ETATS-UNIS ReacteurTMI   

La centrale de Three Mile Island aux USA, le premier accident majeur du nucléaire civil en 1979.

                                                      Aux Etats-Unis, une centrale nucléaire sur cinq n’ont aucune chance d’être démantelées même après leur fin de vie. Les actionnaires privés de vingt centrales sur les 104 que compte le pays n’ont strictement rien prévu quant à l’arrêt des réacteurs après que le permis d’activité ait été délivré, ce qui ne saurait tarder pour certaines d’entres elles. Ainsi l’on considère que certaines unités nucléaires devront attendre jusqu’à soixante ans avant que l’on se préoccupe réellement d’engager leur démolition.

Le coût du démantèlement est de ce coté de l’Atlantique estimé à 1 milliard de dollars par réacteur, une dépense qui apparait hors de propos pour un certain nombre de propriétaires privés. Un exemple de cette situation préoccupante nous vient de l’Etat de New-York où le groupe Entergy plant a seulement provisionné 500 Millions de dollars sur les 1,5 Milliards que devrait coûter  le démantèlement de deux réacteurs à Indian Point.

Au pays du libéralisme roi, comment obliger des entreprises privées à respecter leurs engagements qui impliquent de fait à des activités non rentables ? Là est toute la question. A moins que faute de mieux on en arrive encore une fois à faire peser sur la collectivité, l’Etat, le poids d’une dette privée.

Privatisation des profits, mutualisation de la dette, une rengaine connue.

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UNE PLANQUE D’ENFER

Posté par provola le 16 mars 2012

UNE PLANQUE D'ENFER  dans NUCLEAIRE le-laboratoire-de-recherche-sur-le-stockage-des-dechets-nucleaires-a-bure-dans-la-meuse-les-chif          

                          Bure est un gentil petit village de Haute-Marne, sauf qu’on a décidé d’y stocker là l’enfer, les déchets de nos centrales nuclaires pour 10 000 ans, ce qu’aucun autre village gaulois n’avait accepté, même Alesia, quand on lui posa la question il y a 2000 ans. Alors il a bien fallu se décider à payer à la municipalité le jeu de boules et l’éclairage public, et le papier peint de la mairie, ce n’est pas ce qui représente l’investissement le plus cher.

Tous les moyens seront bons  pour planquer notre boulet nucléaire, qu’on se le dise. Les simagrées de nos politiciens de pacotille, ne trompent personne, il n’ y a qu’à se demander comment l’on n’a pu trouver encore une solution de stockage des déchets radioactifs alors que le programme du tout nucléaire date de quarante ans. Pierre Messmer, alors premier Ministre de Pompidou s’était chargé du sâle boulot en 1973.

Quarante ans de mensonges, de trahisons, d’auto-satisfaction coupable, de paniers percés, de détournements de fonds, sous couvert de recherches diverses, de budgets détournés, de tentatives d’amadouer les populations locales dans le seul but de leur faire accepter la présence des poubelles atomiques dans leur champ de vie.

Qu’on ne s’y trompe pas, les deux candidats à l’investiture suprême, les deux leaders des partis dits de gouvernement sont d’accord sur l’essentiel, c’est à dire la prolongation du programme nucléaire, seules les échéances à long terme divergent. Tout juste le courageux Hollande durant son quinquennat a-t-il simplement promis de fermer Fessenheim, ce qui ne devrait pas changer la face du monde, convenons-en.

Le problème, c’est que si nous ne décidons pas de tout arrêter ce n’est pas tant que nous ne le voulons pas mais bien plutôt que nous n’en avons plus les moyens, d’où cette fuite en avant programmée par des politiques englués dans leur échéances électorales à courts termes. Nous étant déjà tellement engagés dans cette voie sans issue, il parait désormais impossible de même envisager d’en sortir. On nous rabache à longuer de slogans notre supposée indépendance énergétique mais c’est bien le contraire qui nous arrive à cause du nucléaire, en fait nous sommes dornavant pieds et mains liées avec cette industrie qui nous colle désormais à la peau, et probablement pour un beau bout de temps.

Notre endettement ne nous permet plus de programmer une sortie ordonnée du nucléaire, aussi nous estè-il plus aisé à brève échéance de prévoir de mettre aux nouvelles normes de sécurité notre parc de centrales plutôt que de prévoir notre désengagement devenu totalement hors de prix pour nos finances exangues.l’endettement.

La Cour des comptes a prévenu qu’on ne pouvait prévoir le cout réel du démantèlement des centrales tout simplemen,t parcequ’on n’avait jamais eu à le faire et que personne ne s’est réellement penché sur cette faisabilité. L’exemple de superphénix en cours de démontage depuis plus de vingt avec son cortège de gabegies est un cscandale à ciel ouvert.

Il est facile de dire que nous payons l’électricité la moins chère, il est facile d’expliquer que l’on peut prolonger la vie des centrales en y rajoutant quelques dizines de milliards d’euros et que cela ne devrait pas grever le cout du kilowatheure. Mais comment aborder l’idée de l’arrêt pourtant inéluctable des centrales qui celui-là est encore impossible à bugétiser, comment avouer qu’il faudra bien un jour tout stopper et qu’on n’ a non seulement pas pensé à cela au moment du lancement mais que deux générations plus tard il nous est encore impossible d’imaginer l’issue de cet infâme fouttoir…sans oublier que le pire est à venir car en plus de ne pas savoir quitter le jeu, on se demande maintenant comment faire fonctionner la dernière trouvaille, le fameux EPR, le soi-disant  joujou parfait qui n’arrête pas de pulvériser les prévisions, les plannings d’exécution et les budgets.

DERNIERE MINUTE, VENDREDI 16 MARS 2012:

Le Télégramme.com: » Selon une porte-parole d’EDF, il faudra « plusieurs mois » pour refabriquer 46 « consoles », des boîtes métalliques défectueuses du bâtiment réacteur nucléaire EPR de Flamanville  sur lesquelles doit prendre appui le futur pont de manutention du réacteur. EDF a décidé de les « remplacer en totalité » en raison de « défauts ». Une décision qui repousse d’autant la reprise du bétonnage du bâtiment, interrompue fin février ».Le bétonnage retarde l’ensemble du chantier
EDF va essayer de réorganiser le chantier pour avancer certains travaux qui devaient être effectués après la pause du dôme du réacteur qui n’aura pas lieu à l’été comme annoncé encore il y a quelques mois, a-t-il ajouté.

« Le bétonnage du bâtiment réacteur ne peut pas reprendre avant que les consoles soient remplacées et contrôlées », a souligné l’Autorité de sureté nucléaire (ASN). Le 1er mars, EDF avait annoncé avoir interrompu le bétonnage en raison de défauts dont l’ampleur et la gravité étaient en cours d’examen.

EDF a annoncé à deux reprises un report de la mise en service de l’EPR, qui a pris un retard de 4 ans. Pour autant, l’opérateur maintient  »la mise en service en 2016″, a-t-il précisé. Le coût de ce réacteur, lancé pour être une vitrine à l’exportation, a quasiment doublé à 6 milliard d’euros, contre 3,3 mds en 2005″.

 

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ENCHAINER LA GABEGIE

Posté par provola le 11 mars 2012

ENCHAINER LA GABEGIE  dans NUCLEAIRE 285927_des-manifestants-contre-le-nucleaire-forment-une-chaine-humaine-devant-la-centrale-de-cruas-meysse-le-11-mars-2012

                      Un an déjà, Fukushima restera comme une pierre dans notre jardin. Des dizaines de milliers de gens de bonne volonté ont voulu marquer cet évènement en formant une chaîne humaine de 230 km entre Lyon et Avignon, le long du couloir de l’atome où sont situés 14 des 58 réacteurs nucléaires farnçais. 230 km, la distance de Tokyo à Fukushima.

La confrontation sera longue, épuisante, parfois désespérante mais à la fin nous aurons raison des partisans de la fuite en avant. Et dire que ce sont les mêmes qui sous prétexte d’empêcher la prolifération nucléaire veulent interdire à l’Iran de posséder la maîtrise de l’atome civil.

Il n’est pas vrai que l’humanité ait besoin du nucléaire; depuis un an, le Japon a remisé son potentiel atomique au placard, réduisant de 28% sa consommation d’électricité. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le Japon contraint et forcé peut-être a réussi le tour de force de réaliser une économie impensable auparavant.

Comme chacun sait , l’économie ou encore ce qui n’est pas produit est encore la meilleure des sources d’énergie. Et elle ne coûte pas cher. Au lieu de consommer tout le superflu produit ne vaut-il pas mieux produire ce dont on a réellement besoin ?

 

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FUKUSHIMA: UNE DATE POUR LE FUTUR

Posté par provola le 10 mars 2012

                                FUKUSHIMA: UNE DATE POUR LE FUTUR dans NUCLEAIRE 298892-pres-centrale-nucleaire-fukushima-daini_enfant-1919e    Au siècle prochain, quand même notre souvenir aura disparu, il restera les décombres et les poubelles inaltérables que nous aurons su transmettre à jamais. Fukushima sera toujours là, et son vide de sens, ses territoires impossibles, ses sols contaminés, ses enfants interdits. Nos descendants nous maudirons, et ils auront raison.

450 autres réacteurs dans le monde seront toujours là, ceux qui existent à l’heure actuelle, les hommes du futur se retrouveront à devoir payer l’addition de notre mégalomanie, de notre inconscience totale, à démanteler ce que nous n’auront pas su détruire, à gérer le stockage des déchets.

D’autres réacteurs vont bientôt continuer de grossir ce tas de ferraille, car la catastrophe japonaise n’a pas encore fini de calmer les ardeurs des pro-nucléaires. Les lobbies conduits par notre armée atomique nationale mènent un train d’enfer pour convaincre que la solution au réchauffement climatique passe par la galerie du stockage de toutes nos illusions perdues.

Voilà bien notre tare ultime, notre incapacité à nous projeter dans le grand continuum, à marcher sur le fil ténu de notre délire collectif, à soulever le poids de notre responsabilité, à confier le témoin de l’histoire.

Nous allons laisser rien moins qu’un réchauffement climatique, des marées noires , des buildings dans le désert, des rivières à sec, des forêts malades, des coraux morts, des mers d’écrans plats, des sols pleins de pesticides, des villes de particules fines.

Fukushima restera le symbole de tout ce fatras immonde, ce manque de style, cette gabegie insoutenable, cette honte qui nous ronge et que nous refoulons pour ne pas avoir à l’affronter.

Le 11 mars 2011 restera pour notre humanité une date pour le futur. 

 

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LAUVERGEON VEUT SA PAYE

Posté par provola le 8 février 2012

                      

 

LAUVERGEON VEUT SA PAYE  dans NUCLEAIRE 1617390_3_a3a1_portrait-d-anne-lauvergeon-l-ancienne    Anne Lauvergeon présidente démissionnée d’AREVA (Notre champion du nucléaire), non contente d’avoir payé la société minière URAMIN 2,5 milliards de dollars au lieu de 470 millions, réclame à son ancien employeur une intemnité de départ pour bons et loyaux services de 1,5 million d’euro. Décidément, ces gens-là ne savent plus où ils habitent. 

En octobre 2006 une offre confidentielle du groupe minier canadien est faite à AREVA, lui proposant le rachat pour moins de 500 millions de dollars. Cette valorisation est le double de l’estimation faite début 2006

Challenges: La valorisation de 471 millions est déjà le double de celle d’avril 2006, ce qu’UraMin justifie dans la lettre par « l’augmentation significative des réserves et de la teneur à Trekkopje », le gisement du groupe en Namibie, mais aussi par le « gain de la licence à Ryst Kuil » (un gisement en Afrique du Sud) et l’ »acquisition du projet Bakouma » en Centrafrique. Mais à 471 millions de dollars, l’acquisition restait autrement plus intéressante qu’aux 2,5 milliards de dollars consentis huit mois plus tard, lors l’OPA de juin 2007. en mars 2007, à peine six mois plus tard, Areva participe à l’augmentation de capital d’UraMin sur la base d’un prix par action supérieur de 46% à l’offre d’octobre 2006, en prenant 5,5 % du capital de la société canadienne. Plus que la hausse de la valorisation, c’est le procédé qui étonne le plus les contempteurs d’Anne Lauvergeon: « Pourquoi prendre 5,5% du capital, un chiffre au dessus des seuils de déclaration, si c’est pour lancer une OPA trois mois plus tard?, s’interroge un dirigeant du groupe. Si l’objectif est d’acheter la boîte, on ramasse discrètement des actions sur le marché, on reste en dessous les seuils de déclaration. On ne dit pas haut et fort:  » Moi Areva, numéro un mondial du nucléaire, je m’intéresse a cette boite«  

AREVA lancera finalement son offre à 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) le 15 juin 2007. La chute du cours de l’uranium et la baisse de l’estimation des réserves des gisements d’UraMin a finalement conduit le groupe nucléaire à passer une provision de 426 millions d’euros en 2010, puis 1,46 milliard d’euros en décembre dernier.

AREVA ne l’oublions pas est un groupe public, les deniers sont les nôtres, les milliards valsent, la cour des scomptes dans sa récente estimation du coût réel du nucléaire a-t-telle tenu compte de ce dérapage de 1,5 milliard d’euros ?

Ce scandale vient s’ajouter à la longue liste des coups foireux du nucléaire: Superphénix dont le démantèlement n’est pas près de se terminer, les deux EPR, le finlandais et celui de Flamanville qui explosent toutes les additions bien avant d’affoler les compteurs geyger, les coûts réels du démantèlement futur des 58 réacteurs, le stockage des déchets. N’en jetez plus je ne sais plus où les mettre.

Me Lauvergeon, le Peuple de France ne vous doit pas 1,5 million d’euros, c’est vous qui lui devez 1,5 milliard…

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LA FACE CACHEE DU NUCLEAIRE

Posté par provola le 12 janvier 2012

                             

 

                            Il aura donc fallu attendre trente ans d’exploitation du nucléaire pour savoir qu’il est dangereux d’habiter à proximité d’une centrale. C’est la conclusion à laquelle aboutit une étude de l’Inserm qui prouve la corrélation entre la fréquence des leucémies chez l’enfant et l’adolescent et le fait de vivre au voisinage d’une centrale nucléaire.

Corinne Lepage : « Cette étude aboutit aux mêmes conclusions que celles auxquelles avait abouti en 1996 l’étude de Jean François Viel qui m’avait conduite comme ministre à diligenter une étude épidémiologique autour de La Hague. Mais aucune conséquence n’en a été tirée. »

Cette étude vient confirmer le constat d’agrégats de cas de leucémies à proximité des centrales, de l’Autorité de sureté nucléaire, en novembre dernier.

En tous cas il est clair qu’on ne pourra plus désormais nier l’évidence, la probabilité de développer une leucémie pour un enfant vivant près d’un site nucléaire est de 1.9 fois plus élevée par rapport à la normale.

 » Les résultats de cette étude portant sur un groupe de sujets témoins de 30 000 personnes possèdent une valeur de signal sanitaire » nous explique le Professeur William Dab du Conservatoire national des arts et métiers.

De l’alarme sanitaire à la réalité des coûts du nucléaire: la Cour des Comptes vient de lancer un pavé dans la mare en dénonçant l’opacité du chiffrage de l’industrie de l’atome. « Il existe des incertitudes importantes sur les coûts à venir du démantèlement des centrales et du stockage des déchets« , ce qui en langage non polissé veut dire: les chiffres qui nous sont donnés ne sont pas réalistes et cachent une réalité bien plus sombre.

La Cour estime à 227 milliards d’euros le coût cumulé du nucléaire depuis l’origine . Cela porte le coût du mégawatt installé à 1.5 milliards d’euros , contre 3.7 milliards pour le réacteur EPR de 3 ème génération. Les couts au fur et à mesure que l’on se penche sur la face cachée de cette planète noire explosent littéralement et à ce rythme, on est pas près de tutoyer les limites du raisonnable.

Ainsi, EDF estime à 22 milliards d’euros le coût du démantèlement futur des centrales, ce qui représente pas moins qu’un foutage de gueule. Le seul démantèlement de 11 centrales au Royaume-Uni à été estimé à 60 milliards d’euros. On peut en déduire que le coût du démantèlement des centrales françaises avoisinerait plutôt les 180 milliards… et l’on a encore rien fait pour le stockage des déchets. On est déjà pas loin d’avoir décuplé l’estimatif d’ EDF.( ou plutôt le canular d’EDF)

Le stockage justement, venons-y. On estimait son coût à 15 milliards en 2003, qui sont devenus 35 milliards aujourd’hui, et la Cour des Comptes réclame d’urgence un nouveau devis.

Et l’on n’a toujours pas inclu le montant des surcouts de fonctionnement  et de sécurité après le désastre de Kukushima. mais là on en saura plus en juin, c’est à dire après les élections, ça vaut mieux pour tout le monde, mais pas pour la démocratie.

 

 

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NUCLEAIRE, LA VIE APRES LA VIE

Posté par provola le 3 janvier 2012

                         L’ASN  ( Autorité de Surete Nucléaire ) a donc donné un feu vert à nos centrales, comment pouvait -il en être autrement de toutes façons ? Notre parc est sûr, qu’on se le dise, à peine faut-il rajouter quelques milliards pour en être parfaitement sûr. Juste 10 milliards, comme ça , à la louche c’est le prix de la tranquillité après Fukushima et pour apaiser tout ces gens qui se posent des questions.

10 milliards qui viendront s’additionner aux 40 milliards déjà budgétisés pour prolonger à 60 ans la durée de vie des centrales qui avaient été prévues pour 30 ans. C’est fou ce que la vie rallonge de nos jours.

Une éolienne en mer peut fournir l'équivalent de sa pleine puissance 40% du temps, contre 25% pour une bonne éolienne terrestre. Crédit : Areva

Avec 50 milliards d’€ ce sont 2500 éoliennes géantes en mer qui auraient pu voir le jour.

 

Au delà de la propagande,rappel de l’Article: NUCLEAIRE, LA BOMBE BUDGETAIRE ( du 1.07.2011 )

On nous avait promis la lune, une énergie propre et bon marché, on nous avait vendu du vent .

De l’électricité quasi donnée, de l’or en barres, enfin, à un prix imbattable, la moitié parait-il de ce que doivent payer les autres pays avancés, une énergie propre qui fait de la France un paradis vert, une sécurité à toutes épreuves, la meilleure, une indépendance énergétique,  une sécurité d’approvisionnement, des réserves assurées pour des décennies, une absolue sécurité de fonctionnement, de transport, de stockage, une technologie à la pointe que tout le monde nous envie, le top des tops de la technologie du futur.

Le paradis sur Terre, et encore le paradis on ne sait pas avec quoi il est chauffé, alors que nous on a la chaleur de Dieu, une tiédeur de particules, qu’on tient d’une décision de notre Dieu à nous, de De Gaulle. Notre héros de la République, l’inspirateur du tout nucléaire, ce slogan devenu prison cinquante ans plus tard, cette mimique insensée lancée en son temps par Pierre Messmer, le caporal aux ordres.

Alors vous pensez, une décision de De Gaulle, du genre du Concorde, de la bombe nucléaire, des essais de Mururoa, du genre du France, des porte-avions, des sous-marins nucléaires, des Mirage 3, 4, 2000,  F1, des Rafale, de l’ami Dassault, enfin quoi des joujous qui n’ont jamais servi à rien d’autre qu’à animer la fête du Bourget un dimanche de juin. Ou juste bons à se cracher du coté de la base de St Dizier.

Alors voilà, comme disait Coluche à propos du centre Beaubourg, on nous a laissé un tas de tuyaux, on ne sait pas quoi en faire.

Alors voilà, on nous a laissé un tas de centrales, avec des tuyaux, des tubes, des blocs de béton, des fers à béton, des cuves, des machins de trucs. Sauf que tout ce fatras est bourré de dynamite, contaminé, plein de mort, pas pour des années, pas pour des siècles, pas pour des millénaires, pour des dizaines de millénaires.  

Il en est au moins une qui a pris pitié de nous, pauvres citoyens, la coureuse de couloir qui pour n’avoir eu que des accessits s’en revient le couteau entre les dents, je veux parler de Corinne Lepage qui dans son dernier brûlot anti-nucléaire « LA VERITE SUR LE NUCLEAIRE » nous donne la clé pour comprendre dans quelle espèce de voie sans issue notre pays est dorénavant engagé.

Lepage joue aujourd’hui les effarouchées, pourtant on ne l’avait pas entendu aboyer lors de son passage au ministère de l’environnement en 1995 aux ordres d’Alain Juppé , un grand écolo, celui-là. Mais enfin, on peut accepter la repentance d’où qu’elle vienne…si elle vient.   

Maintenant Fukushima est une excellente tribune pour son bouquin et le timing de sa partition semble calqué sur le pic de l’émoi suscité par la catastrophe; mais peu importe, l’ Auteur nous en apprend un maximum sur le désastre économique promis par notre engagement au tout nucléaire et c’est bien cela l’essentiel. Cet aspect des choses est à tout le moins incroyable et bien pire que tout ce que l’on pouvait imaginer.

Un demi-siècle d’omerta ont donc permis que l’opinion fut persuadée d’abriter le meilleur cocktail énergétique. L’implacable réquisitoire de Corinne Lepage démontre combien le prix affiché du kilowat-heure par l’opérateur EDF est éloigné des réalités. La fourchette de 35 à 42 € n’est qu’un slogan lancé  à tous vents comme ces miettes de pain lancées à la girafe au zoo de Vincennes, des chiffres criés à la sauvette, à un auditoire distrait, trompé, abusé. Comme pour dire, vivez votre vie, éclatez-vous, éclairez-vous, votre électricité n’est pas chère, c’est même la moins chère. 

Seulement tout cela est faux, ce prix n’inclut pas le prix du démantèlement des centrales qui arrivent au bout de leur cycle de vie prévu de 40 ans, le prix n’inclut pas non plus celui du stockage des déchets. Et si ce prix n’est pas inclus, ce n’est pas tant que l’on ne veuille pas pas l’inclure mais plutôt qu’on ne sait même pas combien cela risque de nous coûter finalement. On ne sait pas combien vont coûter les études , les infrastructures, les recherches, en sécurité héritée des récentes catastrophes. Alors toutes ces dépenses sont prisent en charge par le budget de l’État, sous forme de subventions occultes, d’allocations diverses, on noie le poisson, on éteint la lumière sur le pire scandale financier, comme toute la panoplie des lubies gaulliennes. On pioche même dans le budget des énergies renouvelables qui sont de fait reléguées aux calandes grecques. Alors que d’autres pays sont lancés à fond de train vers de plus propres objectifs.

Ainsi donc l’exception française, l’excellence se résume à un immense sabotage du bien public, à un mensonge d’état au seul profit d’industriels calamiteux, infoutus de vendre quoi que ce soit à l’étranger car habitués à un monopole, un protectionnisme nationaliste et lobbyiste. Alors on nous vend du réacteur qui produit plus propre comme la fameuse lessive lavait plus blanc en son temps, on nous vend de l’EPR, pour Europeen Pressurised Reactor, enfin on l’a d’abord vendu aux Finlandais qui n’ont pas eu envie de se faire croquer comme nous l’avons été par De Gaulle lui-même. Vendu 3 milliards d’Euros, l’EPR a vu sa facture grimper jusqu’à 6 milliards et Areva est obligé de bouffer son chapeau à chaque pelletée supplémentaire sans possibilité de facturer les travaux supplémentaires de mise en conformité. Areva va payer, ne vous en faites pas, Areva, c’est nous, c’est moi. Non contents de de se ridiculiser en Finlande, nos experts nous ont vendu un Epr, pour que nous ayons une part du gâteau pourri, et nous avons dit oui, évidemment. On l’a installé à Flamanville , il fallait que la France ait son étendard, son échantillon, à 6milliards, avant Fukushima.

Le chantier est arrêté, les tests de sécurité imposés par Bruxelles ont apporté de nouvelles contraintes qui pourraient faire gonfler la facture.

Tout cela n’est pas inclu dans votre facture EDF, mais bien sûr ponctionné outrageusement sur nos impôts, et l’on nous dit que l’État n’a plus le sou pour financer la recherche sur les maladies génétiques, que c’est de la faute des RMistes.

L’horreur ne s’arrête pas là car les déchets sont l’autre aspect de ce terrorisme politique au delà d’être un non-sens technologique.  Areva qui retraitait jusqu’à présent les déchets des pays ayant une énergie nucléaire en plus de ceux d’EDF, ne le fait plus, parceque ces pays ont compris que ça ne servait à rien, oui, à rien, car ces scories conservent malgré tout une grande dangerosité et doivent être tout autant que ceux ayant été traités enfouis pour des millénaires dans des labyrinthes sous-terrains hors de prix. Areva continue donc de traiter les déchets d’EDF uniquement et simplement pour avoir à facturer quelque chose, pour faire tourner des installations obsolètes, pour exister. Cette activité factice est même la seule qui soit réellement rentable pour Areva qui devrait être bientôt absorbée par EDF pour permettre de camoufler des pertes futures qui s’annoncent abyssales.

On le voit , depuis la soi-disant autonomie énergétique qui nous met à la merci de dictatures comme celle du Niger,  depuis ce désert d’Arlit irrémédiablement souillé par une poussière radioactive, depuis nos centrales en fin de vie, et qu’on ne sait pas faire disparaître, en passant par nos déchets dont on ne sera jamais débarrassés, jusqu’à cette facture des nouvelles folies comme l’EPR, l’équation à plusieurs inconnues est devenue difficilement solutionnable.

On aurait pu se venger sur Berlusconnerie qui avait promis d’acheter 4 EPR, notre nouveau bastringue, avant que les Italiens ne découvrent le poteau rose, on aurait pu au moins sauver 30 milliards d’euros avant qu’Anne Lauvergeon ne s’en aille réclamer des indemnités de départ pour avoir assuré la présidence d’AREVA  d’une manière calamiteuse. Gageons qu’Anne obtiendra plus que les 3 années de salaires proposées en échange du silence qu’elle saura s’imposer sur les agissements inavouables du lobby nucléaire.

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GREENPEACE A SOLFERINO

Posté par provola le 19 novembre 2011

                 Une action anti-nucléaire menée par Greenpeace devant le siège du PS a tenté de réveiller le PS qui vient, au cours de ses négociations avec EELV, de plier sous le dictat du lobby de l’atome:

http://energie-climat.greenpeace.fr/action-a-solferino-les-militants-toujours-en-garde-a-vue

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LE MONDE S’EN VA EN GUERRE (Philippe, objecteur de croissance)

Posté par provola le 13 novembre 2011

                                 Je vous conseille le livre de Philippe Dessertine dont le titre est : « Le monde s’en va en guerre » (et ne sait quand il reviendra). C’est un économiste, la lecture n’en est pas forcément aisée, mais l’analyse globale est plutôt bonne.

Dans un autre registre admirons la « conscience politique » de J.F. Copé qui intime à Cécile Duflot et Francois Hollande de négocier dans le dos des Français pour ce qui concerne le nucléaire. L’aventure du nucléaire en France a commencé en 1950, et elle se poursuit aujourd’hui dans le dos des Français, à coups de manipulations, de désinformation, voire de mensonges (M.Proglio affirmant l’arrêt du nucléaire c’est un million de perte d’emploi).

Le cocufiage des Français dans leur dos dure depuis 1950, merci M.Copé à vous et vos prédécesseurs. Un jour vous et vos pareils serez jugés par le tribunal de l’histoire, vous avez un nombre incalculable de morts sur la conscience, vous et vos semblables.

J’ai déjà ici cité le cas de M. Pompidou qui aimait la vitesse avait refusé les limitations de vitesse, résultat, sur la durée: environ 60.000 morts inutiles sur les routes; l’histoire fourmille de mauvaises décisions ayant entraîné la mort,

Réveillez nos poilus morts et demandez leur ce qu’ils en pensent !!!….

Combien ont coûté les 260 essais nucléaires de la France, et dans quel état sont les lagons surtout les dessous, (certains émettent l’idée que les cavités ainsi créent puissent un jour s’écrouler et engendrer un tsunami, d’ailleurs pourquoi y a t-il des scientifiques qui sont chargés d’apprécier cela?????

Le nucléaire militaire, combien a-t-il coûté et quels bénéfices les populations en ont eu ?*

 Assez de mensonges, arrêtez de nous prendre pour des courges…nous ne sommes pas tous derrière Kho Lanta, il y a des émissions sur la culture France-Afrique intéressante et où l’on voit le jeune M.Copé faire allégeance, tous les moyens sont bons, vous n’avez aucun respect du peuple vous êtes au minimum des égocentriques égoïstes préoccupés de votre gloire éphémère…le tribunal de l’histoire vous jugera.

Même M. Chirac a été capable de condamner les « autorités » françaises responsable du désastre du Vel’Div, lui qui est si bien placé pour donner des leçons de morale, lesquelles autorités de l’époque, les tristes sires Bousquet et Papon, les mêmes protégés après la guerre par de Gaulle et Mitterrand. Le mépris total du Général pour les massacres de Sétif, les gaullistes font preuve d’un silence assourdissant concernant cet épisode, sans parler de la rue de Charonne Soyez indignés A si j’oubliais, cerise sur la gâteau.

En son temps les Grecs ont fait appel à la Banque Goldmen Sachs pour pouvoir présenter des comptes falsifiés pour pouvoir entre dans la zone Euro, On connaît les responsables, quelles sanctions? Mais ce qui reste incroyable, c’est que le mandat de M. Trichet étant terminé on nomme un nouveau gouverneur de la banque Centrale Européenne M. Mario Draghi, banquier bien connu, il a été Directeur adjoint de Goldmann Sachs pour l’Europe…intéressant, et il est proclamé: pas de conflits d’intérêts….

Philippe Objecteur de croissance

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L’ATOME QUI AFFAME LES POPULATIONS

Posté par provola le 25 octobre 2011

                      L'ATOME QUI AFFAME LES POPULATIONS  dans AFRIQUE   86cb87108dca11df8ab281ec619de9671.jpg

                                                    L‘occasion nous est donnée par la sortie du dernier livre de Jean Ziegler de nous pencher sur les agissements d’AREVA, notre champion national de l’atome, au Niger, lieu de l’extraction du minerai d’uranium.

Ziegler se bat depuis quarante ans contre la faim dans le monde, il fut le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation (des populations) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU de 2000 à mars 2008. Jean Ziegler est l’auteur de plusieurs livres sur la mondialisation et sur ce qu’il considère être des crimes commis au nom de la finance mondiale et du capitalisme, condamnant en particulier le rôle de la Suisse. C’est un opposant à la théorie libérale du ruissellement justifiant l’existence des milliardaires par leur rôle dans la redistribution des richesses. Il critique fortement l’action du FMI, qui conditionne ses aides financières à la privatisation des services publics, conduisant souvent, selon lui, à leur dégradation avec des conséquences tragiques pour la santé et l’alimentation pour les pays les plus pauvres

Il vient de publier : « Destruction massive » dans lequel il relate entre autres scandales, la façon dont Areva exploite le minerai d’uranium au Niger, (qui devrait être l’un des pays les plus prospères d’Afrique grâce à son sous-sol riche en uranium) à la barbe d’une population toujours plus misérable qui crève de malnutrition depuis des décennies à cause d’une sécheresse persistante. Cette famine entretenue est due au fait qu’Areva n’a jamais voulu faire bénéficier la population locale de son exploitation minière, en prenant en charge, ce qui serait le moins, l’irrigation des terres. Cet aménagement du fleuve Niger permettrait de gagner des milliers d’hectares de terres arables et ainsi d’éradiquer la faim, définitivement, dans ce pays de 12 millions d’habitants. Le coût estimé de cette irrigation capillaire du fleuve Niger est estimé à 650 millions d’euros, une goutte d’eau pour le principal industriel du pays, appartenant à notre beau pays, qui préfère nous expliquer à longueur de propagande que le coût de l’énergie nucléaire est modique. Qui préfère nous expliquer de la même manière notre indépendance énergétique qui n’est qu’une réalité voilée à base de corruption des autorités locales.   

Rappel de l’article du 26 septembre 2010:

  »LES VRAIS TERRORISTES D’ARLIT »

Il ne leur suffisait pas de vivre dans les radiations et les poussières radioactives, de gagner un salaire de misère, de boire une eau souillée, de vivre dans un bidonville contaminé qui vous tue à petit feu, d’enrichir les pilleurs d’uranium, les porteurs de cancers. Non, tout cela c’était du gâteau, le pire pour les habitants d’Arlit, c’est la famine qui guète au coin du désert qui avance. Cette région du Sahel souffre depuis des années d’une sécheresse toujours plus prégnante, au Niger , 60% de la population soit 8 millions de personnes souffrent de la faim, dont 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans.

“380 000 d’entre eux sont en danger de mort”, explique Raymond Yoro, Secrétaire de Caritas Niger.

Se souvient-on du reportage de la BBC en 1984 sur la famine en Ethiopie qui avait provoqué un élan de solidarité mondial ? (We are the world”) A distance de 26 ans , les mêmes causes provoquant les mêmes effets au Sahel, la situation ne rencontre qu’indifférence.

On se soucie des otages d’AREVA dont le sort pourrait décider de la suite des relations commerciales entre la France et le Niger et de l’approvisionnement des centrales nucléaires. Savoir si l’on va pouvoir se chauffer cet hiver, ça , ça peut intéresser le bon peuple, encore que, il suffirait que Carla nous souhaite les bons voeux pour que la mayonnaise présidentielle prenne une fois de plus. 

Plus sérieusement, de nombreuses familles du Sahel doivent vendre leur dernier bétail pour acheter à des prix exorbitants une nourriture rare; pour survivre, de nombreux agriculteurs doivent vendre leurs terres à des multi-nationales agricoles. Des personnes sous-alimentées mangent le grain destiné à la volaille ou des plantes sauvages. D’autres creusent dans des fourmilières pour y piquer la nourriture des insectes, d’autres quittent définitivement leur maison pour fuir dans une direction quelconque.  

La moitié de la population du Sahel souffrant de la pénurie alimentaire, dont celle du Niger, vit avec moins de 1,25 dollars par jour, une succession de mauvaises récoltes ces dernières années a fait flamber le prix des denrées alimentaires de 30%. 

Les changements climatiques induisent désormais trois périodes de sécheresse tous les quatre ans ce qui fait reculer la production agricole et l’élevage. 

De plus la crise économique mondiale a provoqué une chute des aides alimentaires , le manque d’intérêt des médias pour la cause du Sahel a également abouti à une chute des dons . Des 85 000 tonnes d’aides alimentaires promises au Niger cette année, seules 45 000 tonnes sont effectivement arrivées.  

C’est dans ce cadre apocalyptique que vient AREVA se moquer du monde en essayant de faire pleurer dans les chaumières à propos des personnels en danger. AREVA, des milliards de chiffre d’affaire, un business planétaire, la haute technologie du futur, AREVA qui sème la pistouille pour des centaines de milliers d’années sur un territoire grand comme plusieurs départements; cet AREVA là, insensible au malheur alimentaire, imperturbablement, transgresse les règles de la décence, voir de la démence.

Car enfin, est-il possible de proclamer haut et fort que l’activité nucléaire est un bienfait pour l’humanité alors que la réalité est plutôt d’accumuler des bénéfices et d’ entasser des immondices sur le dos d’une population exploitée ? Où sont les hôpitaux, où sont les écoles, où sont les symptômes du développement durable dont il est question sur le site internet d’AREVA ?

ELF puis TOTAL ont laissé un Gabon délabré en des décennies d’ exploitation outrancière des puits de pétrole d’un pays  qu’on appelle abusivement la Suisse d’Afrique, sans un regard pour une population à la richesse potentielle mais sans le moindre centime en poche. Le même scénario à l’allure d’un traquenard se reproduit au Niger par la faute de bandits endimanchés et cotés en bourse.

L’histoire se répète d’une lancinante forme qui pourrait se résumer ainsi : LA BOURSE OU LA VIE. 

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RENNES JUMELÉE AVEC FUKUSHIMA (Philippe, objecteur de croissance)

Posté par provola le 16 octobre 2011

Modestement nous étions hier samedi [...]

 RENNES JUMELÉE AVEC FUKUSHIMA (Philippe, objecteur de croissance) dans NUCLEAIRE dans NUCLEAIRE

15 octobre à la manifestation anti-nucléaire de Rennes, combien de participants ? mais en se livrant à un petit calcul en fonction de la longueur du convoi et du nombre de ligne et de personnes par ligne, nous étions au moins 50.000, mais je suis certainement en dessous de la vérité.

Pas un mot dans les médias…… Il faut brûler des voitures et casser du flic pour avoir droit a un écho?

Nous sommes les 99% d’indignés, reprenons ce qui nous appartient. Virons ceux qui nous mangent la laine sur le dos, ne soyons pas des moutons, comme le chantait « Le grand Jacques », je n’aime pas les moutons Bergère. Renvoyons tous les faux Bergers à leurs pauvre destin et reprenons le nôtre en main. Le monde Brûle et tous ce qu’il vienne nous dire c’est qu’ils seraient »EUX » les défenseurs de la démocratie.

Aux Armes citoyens, il faut leur faire rendre ce qu’ils nous volent depuis des générations.

Quelques exemples: Frédéric Oudéa le PDG de la Générale, 2010 rémunération (4,4 millions d’Euros) grâce à un bonus exceptionnel de 3,2 millions d’€uros soit une augmentation de 290%, qui dit mieus? Thierry Mariani patron de DEXIA, 2010, 1 million d’€uros plus 200.000 €uros « prime de fonction, non affectée par les performances » Il est urgent de créer le musée des ZABUS.

Continuons le Combat

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NOTRE FUKUSHIMA A NOUS

Posté par provola le 13 octobre 2011

               NOTRE FUKUSHIMA A NOUS dans NUCLEAIRE     dans NUCLEAIRE                 Lhistoire du train belge plein de déchets radioactifs, (Les limites de radioactivité ont été largement dépassée autour du train de déchets radioactifs néerlandais La limite maximale annuelle d’exposition pour le grand public est fixée à 1 millisievert (mSv) par an par la réglementation européenne. Cette limite ne signifie pas qu’une telle exposition serait sans effet sanitaire mais qu’elle est considérée comme économiquement acceptable par l’industrie nucléaire.
Rappelons que les doses de radioactivité reçues par l’organisme humain sont cumulatives. Toute exposition extra-ordinaire à une source de radioactivité vient donc se surajouter à la radioactivité reçue en temps normal par le grand public, avec le risque de dépasser la dose annuelle autorisée.
Autour du train de déchets hautement radioactifs néerlandais, le réseau « Sortir du nucléaire » a mesuré :
- au contact du train : 8 µSv (microsieverts) soit entre 80 et 100 fois la radioactivité naturelle sur le site
- à 1 m du convoi : 4,7 µSv (microsieverts)
ayant traversé la France ces 3 derniers jours n’est pas une histoire belge mais la triste réalité, la propagande nous assure que La Hague est une cour des miracles, la plus belle machine à retraiter, malheureusement la réalité est tout autre, voici quelques éléments d’information:

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/70781/date/2011-10-04/article/la-hague-secrete/

Ces jours-ci, l’Italie, qui a définitivement refermé le chapitre nucléaire, a budgétisé le coût du démantèlement de ses  installations nucléaires, soit deux petites centrales de rien du tout plus quelques usines de traitement de l’uranium: 5 milliards d’euros seront nécessaires pour ces quelques infrastructures qui en comparaison avec le parc français ressemblent au village des schtroumpfs; s’il fallait budgétiser sérieusement le démantèlement des centrales françaises ce sont des centaines de milliards d’euros qui seraient à déclarer, ce qui est impossible pour tout gouvernement qui tient à sa sécurité.

Comment avouer que le coût réel du nucléaire n’est pas celui du kilowatt heure annoncé depuis des lustres car ne tenant pas compte des coûts du démantèlement et du stockage à long terme ( des millions d’années) des déchets ?   

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UN TRAIN D’ENFER

Posté par provola le 12 octobre 2011

Attention !

UN TRAIN D'ENFER dans NUCLEAIRE

Un train de déchets hautement radioactifs passe dans votre ville.

 Mardi 11, mercredi 12 et jeudi 13 octobre 2011, un train de déchets Néerlandais hautement radioactifs va traverser le Nord et l’Ouest de la France. 

Mardi 11 mars 2011, un train transportant des déchets nucléaires néerlandais hautement radioactifs, issu de la centrale nucléaire de Borseele quittera les Pays-Bas pour rejoindre l’usine AREVA de La Hague, dans la Manche, pour y être selon le terme employé par l’industrie « retraité ». En France, il traversera 12 départements: le Nord, le Pas-de-Calais, l’Aisne, l’Oise, la Seine-et-Marne, la Seine St Denis, le Val d’Oise, les Yvelines, l’Eure, la Seine Maritime, le Calvados et la Manche et empruntera les voies du RER grande couronne en région parisienne. Un transport tenu secret au mépris des élus, des cheminots et de la population Malgré les risques de ce transport, la population n’est pas informée du passage de ce train. Comme à leur habitude, les autorités et l’industrie nucléaire ont fait le choix du secret et de l’opacité, tenant les élus, les cheminots et les riverains dans l’ignorance la plus totale. 

Un transport absurde et dangereux Non seulement le traitement à l’usine de La Hague ne diminue pas la radioactivité des déchets, mais il augmente leur volume. Cette activité est également extrêmement polluante et contamine l’eau et l’environnement. De plus, les wagons spéciaux, restent irradiés pleins ou vides et il est fortement déconseillé de s’en approcher à moins de deux mètres ou d’intervenir sur le train. En outre, transporter ces déchets est extrêmement risqué : le combustible usé transporté dans les conteneurs étant hautement radioactif, les conséquences d’un accident pourraient être gravissime. 

Déchets nucléaires: un casse-tête impossible à résoudre 

Les centrales nucléaires produisent chaque année en France 1200 tonnes de déchets, dont personne ne sait quoi faire. Il n’existe aucune solution pour les gérer ou pour s’en débarrasser, et certains d’entre eux resteront radioactifs et dangereux pendant des milliers d’années. Face à cette impasse une seule solution: arrêter d’en produire et sortir du nucléaire Il existe aujourd’hui une solution: ne surtout pas les enfouir, arrêter d’en produire et sortir dès maintenant du nucléaire, en économisant l’énergie et en développant les énergies renouvelables. Le Réseau « Sortir du nucléaire » et le syndicat SUD-RAIL se mobilisent pour obtenir l’arrêt du nucléaire et de ces transports dangereux. Changeons d’ère, sortons du nucléaire ! 

Pour en savoir plus et connaître les horaires du convoi : www.sortirdunucleaire.org

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LE JAPON TOURNE LE DOS AU NUCLÉAIRE

Posté par provola le 18 septembre 2011

                 LE JAPON TOURNE LE DOS AU NUCLÉAIRE  dans NUCLEAIRE     Le Japon aurait-il pris le virage tant espéré qui rond définitivement l’ère du nucléaire au pays du soleil levant ? En tous cas, s’il en fallait un  premier indice, il nous a été offert par le nouveau Premier Ministre Yoshihiko Noda qui lors de sa première visite le 8 septembre sur le site de Fukushima en a profité pour annoncer un plan volontaire de construction d’énergies renouvelables.

« Avec notre technologie, notre pays a la possibilité de se hisser au meilleur rang des nations ayant choisi de se doter d’une énergie propre, notre volonté est de nous passer le plus vite possible de l’énergie nucléaire. D’ici 12 mois sera mis au point un ambitieux plan qui vise à réduire le plus vite possible la part du nucléaire dans notre production d’électricité, nous allons devenir un modèle au niveau mondial dans le secteur des énergies renouvelables. 30 réacteurs sur 54 ont été arrêtés ces derniers mois pour des raisons diverses qui ont gravement atteint nos capacités de production, nous allons repartir avec une page blanche et nous présenterons un plan qui nous conduira jusqu’en 2030. »

Attention toute fois, si le précédent Premier ministre, Naoto Kan, s’était clairement prononcé pour un abandon progressif de l’énergie nucléaire au Japon, M.Noda n’a pas réellement exprimé un tel avis. Voici sa déclaration: « Notre économie a besoin que nous remettions en route les réacteurs arrêtés »… ça commence mal, mais il poursuit: …« Nous n’allons pas remplacer les réacteurs qui arriveront au terme de leur existence, mais les démanteler », a-t-il ainsi annoncé.

Il faut rappeler que 14 réacteurs supplémentaires étaient en projet et ne verront ainsi jamais le jour…rendez-vous dans quelques mois pour vérifier les dires d’un nouveau premier Ministre qui vient à peine de prendre ses fonctions.

Avant la catastrophe de Fukushima, le Japon souhaitait augmenter la part du nucléaire à plus de 50% de sa production d’électricité, en août dernier cette part du nucléaire était tombée à 26%.

Cette nouvelle bizarrement semble avoir été occultée dans notre cher pays, à n’en pas douter la liste des pays souhaitant se débarrasser du nucléaire ne cesse de s’allonger, après la Suisse, l’Allemagne, et l’Italie, c’est maintenant le Japon qui semble  condamner cette énergie obsolète.

Il ne restera plus bientôt que l’Ump et la Chine à s’accrocher à cette machine à vapeur d’un autre âge.

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