FUKUSHIMA, LES ÉCOLES CONTAMINÉES

Posté par provola le 2 septembre 2011

    Fukushima, livelli di cesio 137 superiori a quelli di Chernobyl   

Greenpeace relève la radioactivité sur les murs d’écoles    

                  C‘est la rentrée, pour les écoliers japonais de Fukushima aussi. C’est bien le problème car les écoles qui devraient être fermées pour l’éternité vont rouvrir comme si de rien n’était avec les fenêtres grandes ouvertes sur la centrale au loin qui résonne encore d’une étrange musique. Greenpeace y a relevé des taux de césium 137 trop élévés pour que même une vache laitière n’ approche à moins de trente kilomètres des brins d’herbe de la cour de récréation , le préau lui a reçu une dose de radioactivité suffisante pour être comparée à celle de Tchernobyl au lendemain de la catastrophe, des niveaux 70 fois supérieurs à ceux acceptables à la vie.

« Aucun parent ne devrait choisir entre la santé et l’éducation de ses enfants »déclare Kasue Suzuki, responsable de la campagne nucléaire de Greenpeace Japon. « le plan de décontamination attendu depuis trop longtemps arrivera trop tard, le nouveau Premier Ministre devrait renvoyer tout de suite l’ouverture des écoles les plus exposées et transférer les élèves dans des écoles sans risques. Il faut également mobiliser les milliers de spécialistes nécessaires pouvant réduire le taux de radioactivité sous le seuil de 1 millisievert par an ».

6 municipalités présentent des taux de radioactivité supérieurs à ceux de Tchernobyl, qui à l’époque avait ordonné l’évacuation. 34 relevés de radioactivité effectués dans la région de Fukushima ont donné des résultats supérieurs à 1.48 millions de Becquerels par m2 de Césium 137, la limite ayant déclenché l’ordre de mise en sécurité des populations de Tchernobyl.   

Le Japan Times a calculé que les quantités de césium relâchées par la centrale de Fukushima sont 168 fois supérieures à celles de la bombe nucléaire d’Hiroshima.  

L’impact sur les populations dépendra aussi de la façon dont les autorités réussiront à bloquer le commerce des denrées alimentaires contaminées.  Des rizicultures très étendues se sont vues refusées de poursuivre leur activité, des taux de radioactivité inimaginables auparavant ayant été relevés.

Reste que le plus gros problème est le manque de solutions, en effet, peu avant de donner sa démission l’ancien Premier Ministre avait proposé au Gouverneur de la préfecture de Fukushima de stocker une partie des terres et des cendres: « Nous n’avons pas l’intention de transformer ce dépôt en un dépotoir définitif mais nous n’avons pas d’autres solutions pour l’instant » avait-il déclaré. « Nous devons admettre que même en décontaminant du mieux possible d’énormes superficies, nous n’arriverons jamais à leur rendre un état compatible avec la vie. »                    

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FUKUSHIMA, LES HABITANTS ABANDONNÉS

Posté par provola le 31 août 2011

                                     Les habitants de Fukushima n’ont pas fini de se battre contre les autorités qui dénient leur droit à une information complète.

L’ordre d’évacuer pour des populations se trouvant dans un rayon de moins de 50 km n’a pas été donné et les représentants du gouvernement ont du mal a expliquer cette position intenable. Vous pouvez voir dans cette video une réunion censée apporter un semblant de communication entre les parties.

En fait le dialogue est rompu, la population locale a compris que Tokyo l’a déjà oubliée: http://www.youtube.com/watch?v=FcHdaNg1AQQ

Tout cela a quand même couté sa tête au Premier Ministre, démissionnaire et remplacé la semaine dernière. La suite au prochain numéro, on n’oubliera pas les habitants de Fukushima sur CNC, vous pouvez en être sûrs.

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FUKUSHIMA: ÇA S’AGRAVE !

Posté par provola le 11 juillet 2011

                      

FUKUSHIMA: ÇA S'AGRAVE ! dans JAPON      dans NUCLEAIRE    Les analyses des relevés de terrain effectués dans la ville de Fukushima sont claires, elles révèlent des taux de contamination radioactive au Césium de l’ordre de 46 540 becquerels par kg alors que le taux maximum légal est de 10 000 becquerels par kg. Ce niveau est supérieur à celui auquel les autorités russes avaient évacué les populations suite à la catastrophe de Tchernobyl en 1986. La ville de Fukushima est située à 60 km de la centrale, elle compte 300000 habitants. Les associations de résidents demandent désormais l’évacuation des enfants et des femmes enceintes. 

« La contamination des sols s’étend dans la ville », a prévenu l’auteur des analyses, Tomoya Yamauchi, professeur à l’université de Kobé, spécialiste des radiations. « Les enfants jouent avec la terre, ils jouent donc avec des substances hautement radioactives », a-t-il ajouté, soulignant qu’il fallait procéder à des évacuations « au plus vite. »

90 000 personnes habitants dans un rayon de 20 km autour de la centrale ont été évacuées et ne reviendront jamais chez elles, celles qui habitent entre 20 km et la ville de Fukushima avaient été évacuées mais sont revenues; à en croire les relevés les plus récents, il semble que leur situation soit de plus en plus précaire, dans cette zone, 30 000 personnes dont les enfants sont ainsi en permanence exposées à des radiations insupportables. En fait les derniers relevés de la ville de Fukushima proprement-dite montrent que l’ordre d’évacuation devrait concerner environ 350 000 personnes si le Japon n’avait pas peur d’avouer ainsi l’ampleur de la catastrophe sanitaire. Imagine-t-on l »évacuation des enfants et des femmes enceintes sans leur parents ou les maris ou des familles séparées ?

Le gouvernement japonais a admis samedi que la décontamination de la centrale prendrait probablement des décennies et qu’il faudrait entre 3 et 10 ans pour enfin reprendre le contrôle de la situation. La Commission japonaise à l’énergie atomique et l’exploitant de la centrale de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), sont convenus dans un premier temps de commencer à retirer le combustible nucléaire fondu vers 2021.

Ce que ne dit pas le gouvernement mais qui est pourtant sous-entendu par ce planning à tout le moins extensible, c’est que la contamination continuera de s’étendre aussi longtemps que la prise de contrôle ne sera pas totale.

Tout cela veut dire que la situation va continuer d’empirer mais c’est dit d’une façon à ce que l’on croit que cela ne va pas cesser de s’améliorer. Ce qui change tout pour les marchés, et rien du tout pour les populations.

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FUKUSHIMA: L’ ÉVOLUTION DU NUAGE RADIOACTIF

Posté par provola le 24 juin 2011

                      On vous avait dit que le nuage radioactif était passé sur l’Europe vers le 24, 25 mars puis qu’il était parti ailleurs se faire la cerise, qu’après tout cela concernait uniquement les Japonais. Or la centrale de Fukushima n’a jamais cessé de cracher son venin depuis et pour preuve voici retracée la simulation de l’histoire du nuage durant les 45 jours ayant suivi l’explosion:

http://www.wofrance.fr/weather/news/fukushima?LANG=fr&VAR=eurad5000

Je ne dis pas que cela ait pu représenter une menace quelconque pour la santé publique, je mets simplement en exergue la façon dont nos médias ont relaté l’événement de l’apparition du nuage au dessus de nos têtes puis se sont totalement désintéressés de l’affaire en estimant qu’après tout le nuage avait disparu. On voit bien sur ces graphiques animés heure par heure, jour après jour ( du 15.3 au 03.5) qu’il n’en était rien. 

A remarquer l’exposition de la cote ouest des États-unis à un nuage à la radioactivité dix fois plus élevée que celui ayant stationné au dessus de l’Europe.

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COLÈRE NUCLÉAIRE AU JAPON

Posté par provola le 20 juin 2011

Envoyé par J-Humanité

19 juin 2011 à 16 h 35 HAE

Nucléaire : Un Français de Tokyo lance un cri d’alarme aux Français !

Dans cette vidéo, un Français vivant au Japon depuis dix ans s’adresse aux Français. Trois mois après l’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima, la crise n’est toujours pas contrôlée. Un fermier japonais s’est suicidé. A cause de la contamination radioactive, il avait dû jeter son lait et tuer son bétail. Avant son suicide, il écrivit qu’il aurait aimé qu’il n’y ait jamais eu de nucléaire dans sa ville. Le quotidien Japan Times montre la photo d’activistes anti-nucléaire en Italie fêtant la victoire du vote contre le nucléaire. Ce Français aurait préféré que ce soient des Français qui fêtent une telle victoire dans leur pays. Un autre article montre la situation d’aujourd’hui. Ainsi au Japon, 35.000 dosimètres vont être distribués aux enfants pour indiquer à leurs parents la quantité de radioactivité entrée dans leur corps… « La France prolifère le nucléaire dans le monde. La France va devenir la patrie du nucléaire en Europe. Vous ne perdrez rien si on arrête le nucléaire. Eux, les mafias, perdront ! »: http://www.youtube.com/watch?v=tp1qkmImCnY

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FUKUSHIMA: L’HISTOIRE SANS FIN

Posté par provola le 19 juin 2011

                       Ne vous inquiétez surtout pas, on parlera encore de Fukushima bien après que nous ayons tous disparu, nous laisserons encore notre empreinte, celle de notre époque de malades, par delà les limaces et la caisse pourrie.

On n’a pas fini de balayer l’Archipel aux illusions car nos poussières radio-actives continuent de se déposer en vrac dans notre jardin japonais, comme les crottes indélébiles de notre fidèle amie Croissance. Pourtant on nous rassure, on finira bien par l’éteindre cette satanée centrale. En attendant rien n’indique que la situation s’améliore vraiment, au contraire, plus ça va et plus on découvre l’ampleur du désastre. 

Le 10 juin il restait encore 1700 enfants dans la zone de 20 à 30 km de la centrale malgré les recommandations d’évacuation. 90 000 personnes sont dans les centres d’évacuation; ils refusent de quitter les lieux car ils n’ont pas de solution de rechange et ils devraient subvenir à leurs propres besoins sans avoir de ressources.

TEPCO, le EDF japonais a annoncé avoir besoin de 9 mois pour reprendre le contrôle de la centrale mais a également indiqué que ce délai pourrait être allongé.

On sait que quelques heures après l’accident les coeurs de 3 réacteurs avaient fondu contrairement aux premières annonces.

105 000 Tonnes d’eau radioactive encombrent la centrale, 500 tonnes de plus par jour, une station d’épuration pouvant traiter 1200 tonnes par jour est en voie d’achèvement.

Le 6 juin la NISA a revu à la hausse la quantité de radio-éléments rejetés lors de l’accident et craint que la quantité totale soit équivalente à celle de la centrale de Tchernobyl. 

La NHK  a mesuré la radioactivité dans les 47 préfectures du Japon, elle a mesuré des taux importants dans les boues des stations d’épuration de 16 préfectures. Les préfectures de Fukushima et Tokyo sont les plus touchées. Les autorités ne savent toujours pas quoi faire de ces boues contaminées. 

Le 14 juin, le gouvernement a demandé à 5 usines de thé de la province de Shizuoka de ne plus commercialiser leur production.

Mercredi 8 juin, du strontium a encore été trouvé dans des échantillons de sols provenant de 11 poins situés en dehors de la zone d’exclusion de 20 km. La plus forte concentration a été trouvée à Namié, avec 1 500 becquerels de strontium 89 et 250 becquerels de strontium 90 par kilo de terre. Ensuite, c’est la ville de Iitate qui a commencé d’inquiéter les autorités avec 1 100 becquerels de strontium 89 et 120 becquerels de strontium 90 par kilo de terre. Le point le plus éloigné, qui est à 62 km de la centrale, présente des taux de 54 becquerels de strontium 89 et 7,7 becquerels de strontium 90 par kilo de terre.

Mercredi 8 juin, TEPCO a envisagé de rejeter en mer 3 000 tonnes d’eau de mer contaminée qui stagne dans les sous-sols des réacteurs de la centrale de Fukushima Dai-ni car elle risque de corroder les structures. La concentration en césium dépasse les autorisations de rejet, mais pas celle des autres éléments. Le syndicat de pêcheurs s’y oppose.

Le coût de la catastrophe est impossible à établir, toutes les centrales nucléaires sont à réviser, TEPCO est de fait une compagnie en faillite qui devrait être nationalisée. Car les privés ont fui leur responsabilité et sont incapables de toute façon de faire face à la situation. 

Avant-hier une cargaison de thé vert en provenance du Japon a été interceptée à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Ces feuilles de thé présentaient un niveau de contamination au Césium du double du maximum autorisé. Cette livraison provenait de la région de Shizuoka située à …       

370 km de Fukushima  

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Et pendant ce temps là au Japon…..(Merci Philippe)

Posté par provola le 26 mai 2011

L’actualité plus ou moins sordide a largement occulté Fukushima, Tepco pénètre progressivement dans les installations du réacteur n° 1

Les opérateurs de la centrale ont pu constater que l’enceinte de confinement du réacteur n° 1 n’est pas étanche.
Grâce à l’installation de capteurs de niveau d’eau (le 12 mai) ils ont réalisé que le liquide de refroidissement dans cette cuve n’avait pas été suffisant pour refroidir le cœur.

L’essentiel du combustible a fusionné, sans doute les premiers jours après l’accident du 11 mars.
Concrètement cela signifie  que les barres de combustibles se sont cassées et ont fait fondre les gaines pour se transformer en un magma d’environ 2000 degrés.

Cette lave hautement radioactive, appelée « CORIUM » a alors coulé au fond de la cuve en acier entourant le réacteur qui a perdu son étanchéité .

Un début de scénario catastrophe qui avait été enclenché sur les réacteurs n°2 et 3.

Le risque serait que le magma coule sur l’enceinte de confinement (un énorme coffrage en béton de sept mètres d’épaisseur) et la perce pour se répandre dans l’environnement.

Mais sur le réacteur n°  1 , la température raisonnable de la cuve semble indiquer qu’il y encore de l’eau au fond , capable de refroidir un peu le magma.(sujet à caution) si on lit bien le début de cet article.

Selon l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français (IRSN) -le même qui refuse de transmettre ses chiffres à la CRIIAD- , les nouvelles constatations sur ce réacteur ne doivent pas être surinterprétées :

La situation est grave, mais pas plus qu’auparavant, souligne son directeur de la sûreté des installations, Thierry Charles, (certainement parent avec un certain « Pinocchio ») :
 » le simple fait de constater que la cuve n’est pas étanche , ne change rien en termes de risques ».

Sur les trois réacteurs, « personne ne peut dire si le « corium » a passé le béton, insiste le spécialiste. (le même qu’un certain Pellerin qui a sévit en avril et mai 1986 au pont de détourner dans son imagination le nuage au delà  des frontières française).

Tepco s’emploie d’ailleurs à prévenir une éventuelle explosion liée au dégagement d’hydrogène produit par le « CORIUM » potentiel ( le potentiel est en contradiction avec ce qui est écrit au dessus)   au  contact du béton

Le problème de Tepco désormais consiste à gérer l’eau injectée avec des moyens de fortune pour refroidir les réacteurs.
Fortement radioactive, celle-ci fuit en dehors de l’enceinte de confinement, voire dans l’environnement et dans l’océan.

L’objectif du propriétaire est d’arriver à la pomper et à la décontaminer avant de la réinjecter dans les réacteurs.
Une sorte de circuit fermé de refroidissement de fortune.

Pour le mettre en place TEPCO s’appuie sur une technologie de décontamination d’AREVA, qui devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines (en attendant ça chauffe?????).
Ce n’est qu’une fois le refroidissement assuré de façon permanente que les équipes d’intervention pourront commencer à récupérer le combustible ( ou le « CORIUM ») des six réacteurs ainsi que le contenu des piscines de stockage .
Des opérations qui devraient prendre une dizaine d’années.

En attendant, une vingtaine d’experts de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)sont attendus à Fukushima, fin mai début juin, pour une mission d’enquête.
Leur rapport sera remis lors de la conférence ministérielle prévue du 20 au 24 juin à Vienne au siège de l’AIEA.

A ceci je ferai deux remarques
- I – AREVA conduite par Me LAUVERGEON a conduit une délégation française  pour faire une estimation de la situation courant Avril, le rapport de retour était limpide, (en gros rien à dire , circulez il n’y a rien à voir)
- II – L’AIEA est l’autorité qui a refusé de transmettre les chiffres que la CRIIRAD réclamait au droit des citoyens qui financent.

Quel crédit peut-on apporter à tous ses dires ?????? Cela ressemble une fois de plus à une énorme séance « d’Enfumage »

Relevé sur l’Observatoire le 19/01/2011 , la rédaction.

Fusion des trois réacteurs à Fukushima : Les médias regardent ailleurs.

La situation est grave au Japon, mais les médias français l’ont oublié, TEPCO, l’opérateur de la centrale de Fukushima, l’a reconnu jeudi 12 mai : les cœurs des réacteurs  n° 1,2 et 3 de la centrale de Fukushima ont fondu.
Plus grave la cuve du réacteur n° 1 est trouée.
Auparavant il n’étai question que de « fusion partielle » des cœurs , et pas des fuites.

Des employés de TEPCO viennent de pénétrer dans les réacteurs n° 2 et  3 pour observer l’étendue des dégâts.
Les médias ont le regard tourné vers New-York et un appartement à 50.000 dollars par mois.
Excusez du peu………..

« Il va falloir s’abstenir de manger des poissons et crustacés du pacifique ».

Philippe « Objecteur de Croissance »

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LA STRATEGIE DE LA BONNE NOUVELLE

Posté par provola le 5 mai 2011

                       Tout va bien à Fukushima, des liquidateurs ont réussi à pénétrer près du réacteur n°1 , pour une durée de 10 mn, c’est la première fois depuis la catastrophe que des mécaniciens parviennent à se rapprocher du feu nucléaire. Quelques clichés ont sans doute été pris qui seront bientôt disponibles sur le web faute de photo du vrai faux Ben Laden.  

Durant des semaines, des mois, nous aurons ainsi droit à une communication au compte goutte, à une perfusion de soi-disant bonnes nouvelles, à une litanie d’anesthésies destinées à maintenir le degré d’alerte au niveau zéro. Non que la situation sur place se soit réellement améliorée, mais l’essentiel n’est pas là.

L’important réside dans la perception de l’opinion  publique, du profane abusé, de l’oisillon né de la première pluie radioactive, qui a du aller se poser sur une autre branche, aidée en cela par une curée médiatique, le bras armé du lobby nucléaire. 

Un fleuve d’eau hautement contaminée se déverse toujours dans la mer, la température au coeur des réacteurs mettra des mois , voir des années à baisser, des milliers de personnes ne reviendront jamais chez eux, mais peu importe, il suffit qu’on n’en  parle pas pour que le problème soit évacué, pour que l’action en bourse de TEPCO retrouve des couleurs.

Finalement, on voudrait nous faire entendre que la technologie nucléaire confrontée aux conditions extrêmes ne nous ayant pas tous anéantis, a ainsi prouvé son innocuité et que sont les quelques centaines de km2 contaminés à jamais ramenés aux immenses bénéfices de l’énergie propre ? Non, décidément, les craintes au lendemain de « l’incident » (source AREVA) de Fukushima, ne sont plus justifiées si le scénario du pire nous a aidés à y voir plus clair sur la réelle dangerosité du nucléaire. Face à ce type de raisonnement, on pourrait même se mettre à soupçonner la compagnie TEPCO d’être à l’origine du déclenchement du tremblement de terre sous-marin, dans le but de mettre à l’épreuve ses centrales. Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

De la même manière que BP ressuscita du fond des océans après la marée noire du Golfe du Mexique, TEPCO pourrait renaître à l’explosion nucléaire, son cours de bourse, la seule mesure qui compte vraiment retrouvera des couleurs au fur et à mesure que tombera la pluie de « bonnes nouvelles », chaque fois que des progrés seront obtenus dans la reconquête des réacteurs, à chaque degrés de moins, à chaque pas de deux dans la guerre de tranchée des liquidateurs, à chaque mimique de la propagande.

A deux mois du désastre japonais, l’émotion évaporée, la fièvre médiatique calmée sur l’autel du business, le constat est que l’énergie nucléaire aura finalement traversé cette zone de turbulances sans encombres, seuls quelques dégats collatéraux auront affleuré sans véritables conséquences pour le sort du nucléaire sur la planète.

Seul le premier des écolos français, ou celui qui aspire à le devenir, s’est converti en anti-nucléaire convaincu, on se demande bien pourquoi…     

   

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LES FORÇATS DU NUCLÉAIRE

Posté par provola le 3 avril 2011

 Article accepté à la publication sur       LES FORÇATS DU NUCLÉAIRE dans JAPON icone_redacteur2              

 

                                        Ce sont les liquidateurs, déjà à Tchernobyl, leur galère nous avait évité 20 ans de malheur, ils s’étaient sacrifiés, beaucoup sans le savoir, la plupart conscients mais pas moins partants pour une visite guidée dans l’au- delà du raisonnable. 20 000, 200 000 peut-être, les statistiques divergent, les chiffres s’affolent, comme la radioactivité, les gens honnêtes s’en foutent, comme de l’an quarante.

Ils n’apparaissent nulle part, ils n’existent pas, ils sont les sans-grade, les moins que rien. Ils s’occupent seulement de votre santé, et de celle de la planète. Ils sont au chevet de l’atome, ils passent les serpillières à particules. Ils ne valent pas cher,  leur vie n’a pas de prix, car elle ne dure jamais très longtemps. 

En ce moment 300 forcenés s’ingénient à gagner du temps, à refroidir l’enfer, ce qui n’est pas une sinécure. Les 6 réacteurs de Fukushima sont malades, pour le commun des mortels on admet une dose de sieverts ou une unité de rems par jour, ce qui ne veut rien dire car ici on se prend ça au centuple, ça reste dans les normes, des donneurs de leçon, des experts, des saboteurs de rêves qui veulent s’en mettre plein les fouilles à refiler une camelote.

On les dit sans avenir, de toute manière ils n’ont pas de présent. Recueillis sur les bancs publics, clochards squatters du bien commun, délaissés par la société à l’écart du business, de la compassion factice de la gente bien pensante. On les remarque quand on ne plus s’en passer, quand les premiers ministres se planquent derrière l’ écran, les patrons derrières les barèmes, les actionnaires derrières les indices. On vient les piocher quand tout s’écroule, quand une partie de notre vie sent le roussis.

On les paye une misère, on les planquent pour qu’ils ne fassent pas trop de bruit, à relever l’horreur, les fausses vérités. On les contamine, on les condamne, avec des contrats trop dérisoires comme l’équipement à la mesure des mensonges et de la propagande. Car à un point de la catastrophe, plus rien n’éarrête les flammes et le tuyau d’arrosage ressemble au tuyau d’arrosage des pompiers portugais à vouloir étouffer une mer en fumée.

Bien sur, on ne leur dit pas la moitié des risques, on les envoie là où personne ne veut approcher, là où Nathalie Kosciusko Morizet ne veut pas aller, là où De Funès reste à distance respectable. Car eux font de la politique et les secouristes de la dernière chance font dans la réalité, les uns distribuent du bluff, et du vent, les autres de l’esclavage et de la sueur. Les poules mouillées continuent à croire à la fable du consommer propre, les autres se retrouvent trempés d’une trempe à nulle égale, de la trempe des héros.      

En prenant votre douche ou en allumant votre télévision ce matin n’oubliez pas ces forçats qui se salissent à vous sentir propres, à ces travailleurs de l’ombre qui meurent à vous donner la lumière.

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FUKUSHIMA TERMINUS

Posté par provola le 1 avril 2011

Pour ne rien louper de la réalité nucléaire:

http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp/daiichi-photos.htm

Ce matin la radioactivité de l’eau de refroidissement a encore augmenté, sous le réacteur 1, bientôt, plus personne ne pourra approcher de la centrale, De Funès est allé quatre heures au Japon pour assurer le pays de notre solidarité nucléaire, et pour faire la promotion de l’EPR d’AREVA. 

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LE TUYAU D’ARROSAGE

Posté par provola le 30 mars 2011

LE TUYAU D'ARROSAGE dans ECOLOGIE 45432_handout-photograph-shows-efforts-to-spray-water-into-the-no-4-reactor-at-the-fukushima-daiichi-nuclear-power-plant-in-northeastern-japan

La photo qui vaut son pesant de Plutonium.

                                Le réacteur 4 de Fukushima, les Japonais mettent les grands moyens, sous forme d’un tuyau d’arrosage, on le voit, tout et plus encore est mis en oeuvre pour sauver la planète, le patron de Tepco, lui a disparu depuis longtemps . Cette façon de gérer la crise mondiale me laisse bouche bée et mon stylo sans encre.  

 

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JE VEUX PAYER PLUS CHER

Posté par provola le 28 mars 2011

              

  Article accepté à la publication sur AGJE VEUX PAYER PLUS CHER dans JAPON icone_redacteur2

 

                                   100%, les centrales nucléaires sont fiables à 100%, c’était le slogan du gouvernement Messmer en 1974 qui nous avait vendu le tout nucléaire. Vendu est un bien grand mot, car personne n’a eu son mot à dire, une poignée de notables a décidé pour la masse des anonymes. Puis on nous a assuré en 1979 et l’accident de Three Miles Island que tout était désormais sous contrôle. En 1986, avec le désastre de Tchernobyl nos « autorités compétentes » se sont évertuées à minimiser les conséquences de l’explosion nucléaire en évoquant l’osbolescence des installations soviétiques et la ligne Maginot du Rhin, enfin efficace.

Fukushima est la démonstration finale pour tous ces croyants bigots que rien de ce qui est humain ne peut-être totalement fiable et que rien ne justifie qu’on fasse confiance à une technologie datant de plus d’un demi-siècle pour assurer notre indépendance énergétique pour le prochain siècle.

Comment pourrais-je engager un avenir qui appartient déjà à mes enfants sur la voie d’un retour en arrière ?

Des patés de sable, c’est avec ça que les liquidateurs de Tchernobyl ont éteint le feu de l’enfer; un jet d’eau et des seaux de flotte balourdés du ciel, les Japonais en sont réduits aux mêmes misérables solutions miracles, qui au bout du compte ne produisent pas de miracle, juste une sensation de déjà vu et de tristesse totale.

D’abord pour ces équipes au contact, les pompiers, chargés d’éteindre l’incendie, que d’autres ont volontairement allumé, les incendiaires actionnaires, les profiteurs pyromanes, eux bien à l’abri, qui surveillent le cours de bourse, la police d’assurance qui risque de grimper, un peu, car les risques étaient déjà pris en comptes. 

Car enfin, où sont les pro-nucléaires qui continuent deux semaines après le séisme dévastateur à nous démontrer que l’atome, c’est magique et que les prochaines technologies sont totalement sures ? Où sont les aboyeurs d’AREVA, où sont les UMP, les PS, les partisans de l’énergie propre ? Où sont les solutions à proposer aux Japonais qui permettraient d’étouffer le feu et de résoudre la crise ? Où est Lauvergeon, grande prêtresse d’AREVA qui pourrait au moins aller avec De Funès faire un petit tour du coté de Tokyo pour assurer le peuple du soleil levant de notre solidarité électrique ?

Où est l’Europe qui décide de soumettre nos centrales à un stress test mais a du mal a affréter un avion avec quelques préservatifs à narines ? Où sont les États-unis qui déversent des bombes sur la Lybie mais ne savent pas verser quelques gouttes de sueur sur le sol atomisé? Benghazy, Syrte, Misrata, voilà les grands faits de guerre, les réussites des missions d’arrosage emplissent nos médias mais l’arrosage de Fukushima reste un mystère et les péquins sur place dansent avec les flammes invisibles.    

« Je pense que peut-être, la situation est nettement plus grave que nous ne le pensions »,a déclaré un expert, Najmedin Meshkati, de l’université de Californie du Sud. Il faudra sans doute, selon lui, des semaines pour stabiliser la situation, et il sera peut-être nécessaire que l’Onu soit de la partie.

« Cela va bien au-delà de ce qu’un pays peut gérer – cela doit être évoqué par le Conseil de sécurité de l’Onu. À mon humble avis, c’est plus important que la zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye », a-t-il estimé.

Sakae Muto, vice-président de Tepco, a parlé lundi d’une opération incertaine et longue pour empêcher une surchauffe des barres de combustible et leur fonte.

« C’est regrettable, mais nous n’avons pas de calendrier concret nous permettant, actuellement, de dire dans combien de mois ou d’années » la crise sera terminée, a-t-il dit.

Tout ce qu’on nous dit c’est que la facture d’électricité risque de nous coûter plus cher, si l’on ne fait plus confiance au tout nucléaire.

Mais justement, quel bonheur de payer plus cher et donc de s’évertuer enfin à consommer moins, à se libérer de la fée électricité qui n’est qu’une sorcière maléfique, à éteindre des écrans cathodiques qui ne diffusent que de la guimauve en images, à prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur, à marcher pour aller faire ses courses chez le marchand du coin et pas en bagnole au supermarché qui vous arnaque avec ses ristournes en trompe l’l'oeil, à se promener le long d’une mare au lieu de prendre l’avion pour aller passer une semaine au bord d’une piscine surchauffée de l’autre coté de la Planète.

C’est tout cela que nous devons dire le 26 avril prochain. 

Car l’idée d’une méga-manif en date du 25 ème anniversaire de Tchernobyl prend corps, ne laissons pas passer cette occasion sans envoyer un signal fort à la clique du nucléaire, qui est la clique des pétroliers et des libéraux, qui est la clique de la Croissance, qui est la clique du sabotage programmé de l’avenir de nos enfants. 

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LE NEZ QUI GRATTE

Posté par provola le 16 mars 2011

LE NEZ QUI GRATTE dans JAPON article_reacteur-fukushima

Les enceintes extérieures des réacteurs 3 et 4 de Fukushima 1, photo fournie par les autorités japonaises ce matin.

                             Les Japonais sont tellement disciplinés qu’ils ne se grattent pas le nez avec les mains, potentiellement contaminées. La radioactivité est partout et dans les conversations. Calfeutrés, terrés, ils ne doivent pas sortir de leur trou, s’ils ne peuvent pas faire autrement ils prennent un parapluie car il tombe des particules, même quand il fait beau. Ils font entièrerement confiance à leur technologie, tout ce carnaval ne durera que quelques jours, au pire que quelques millions d’années, la durée de vie des isotopes radioactifs. C’était pourtant bien le SUD, ça aurait pu durer quelques millions d’années, comme chantait jadis Nino Ferrer.

Serviette humide sur la bouche, on bouche toutes les ouvertures, on n’a pas encore expliqué la nouvelle façon de s’essuyer les fesses, au Japon on n’a pas de PQ, tout est électrique, le lave-cul est une décharge de fraîcheur. Alors en ce moment, sans les centrales et avec une eau trouble il vaut mieux éviter d’aller aux toilettes, ça tombe bien, comme on ne peut pas sortir faire ses courses, on ne mange pas et en plus, ça permet de faire des économies.

Tout est prévu au Japon, même l’imprévu.

Anne Lauvergeon, le dictaphone ambulant d’AREVA, terroriste de carrière, a rassuré les Japonais, ses centrales à elle sont de quinzième génération alors que les centrales low-cost du soleil levant ont largement prouvé leur obsolescence. Anne aime follement AREVA, qui le lui rend bien, ses réacteurs à elle sont trop fiables, ce qui les rend difficilement vendables.

L’EPR possède quatre systèmes de sécurité, cinq verrous, 18 freins à main, l’air conditionné, à l’iode sans césium. Mais Anne n’en a plus pour très longtemps, dans quelques mois elle aura rejoint sa plage privée et ses stocks options. Elle ira de temps en temps déposer une gerbe sur la tombe des pompiers inconnus de Fukushima.

Le bilan devient un bulletin de guerre, le réacteur 4 a explosé, le 2 est fissuré, les 3 ET 1 ne veulent pas s’éteindre, et tous fuient du parfum de la mort. Les 5 et 6 sont en sommeil comme le Vésuve. Dans ce fatras, on se demande combien il y a de réacteurs, pour une centrale ça commence à faire beaucoup. Sans parler des autres.

Il sera bien temps après le drame de faire le point, de pendre les coupables, de soigner les malades, de consoler les victimes, de pleurer les volontaires et autres kamikazes, ceux qui auront fait le sacrifice de leur vie pour nous permettre de continuer nos folies et nos recettes miracles, ceux qui auront tenté de réparer les dégâts, ceux qui n’auront pas profité du lendemain, les vrais héros de l’humanité.

Ceux-là resteront à jamais dans l’anonymat, comme ces morts de Tchernobyl, les petits ouvriers, les discrets esclaves et leur brouette de sable, leur pioche et leur masque dérisoire, comme d’habitude, quand les grands et les puissants de ce monde ne savent plus comment faire.

Pour que se perpétuent le scandale du nucléaire, le bal des experts et la valse des spécialistes.

 

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EXERCICE DE LANGUE DE BOIS

Posté par provola le 15 mars 2011

                         Habitués à obéir à la mafia nucléaire, nos spécialistes de la propagande, dont les deux sbires que sont Besson et Kosciusko-Morizet, y vont de leur langue de bois, nullement gênés de continuer dans la pire des situations à psalmodier des incantations nauséabondes, du genre:

Ce n’est pas Tchernobyl, ce n’est qu’un accident, pas une catastrophe majeure. Allez donc dire ça aux pauvres types qui ont péris dans l’explosion du réacteur n°1, et aux nombreux irradiés. 

Les autorités japonaises expliquent qu’ils ont subis une contamination de la peau det des vêtements, il faut encore s’assurer que cette contamination n’est pas intérieure. Si la contamination n’est pas intérieure, on peut parfaitement décontaminer.

L’évacuation de 10 millions de personnes sur un rayon de 20 km autour des centrales est en cours, il est conseillé de ne pas sortir de la maison, on m’expliquera comment on fait pour fuir sans sortir de la maison. Si l’on ne pas faire autrement que sortir, il faut mettre une serviette mouillée sur la bouche, mettre plusieurs couches de vêtements et ne laisser aucune partie de la peau au contact de l’air. Tout est parfait, tout était prévu.

Des pastilles d’iode seront distribuées pour saturer la thyroïde des gens.

De toutes façons les vents dominants sont orientés plein est, et devraient porter la contamination vers le large. Les particules radioactives se dissémineront quelque part dans l’océan, dans l’hémisphère nord, or notre Polynésir à nous, se trouve sur l’autre hémisphère, on n’a donc aucune raison de s’inquiéter. Les habitants américains d’.Hawaï apprécieront le message de solidarité.

Les Russes ne devront s’inquiéter que si les vents tournent, mais ils n’ont pas rde raison de tourner, un vent ça reste dominant ou ça n’est pas dominant. Mardi, on a prévu une dépression qui va tourner les vents vers le sud, vers Tokyo, mais ce n’est pas grave car mercredi les vents seront à nouveau orientés Nord-Est. 

Le réacteur N°1 a explosé , mais ça n’est pas le coeur du réacteur, c’est seulement de l’hydrogène, c’est grave mais pas sans solutions, il suffit d’arroser le réacteur avec de l’eau de mer, heureusement, la centrale est située près de la mer, il suffit d’actionner les jets d’eau, c’est comme dans votre jardin. On craint que le réacteur n’ait subit une fusion, une fusion, c’est fondre, le réacteur fond, mais ce n’est pas un problème.

Le réacteur N°3 risque de fusionner aussi, des barres de combustible ont été sans liquide de refroidissement pendant assez longtemps pour se tordre, l’irradiation autour du réacteur doit être mesurée pour actionner les justes mesures prévues en cas de scénario similaire. Car tout avait été prévu, bien évidemment.

D’ailleurs, les centrales en cours de construction les EPR, proposés par AREVA, vous savez, les terroristes d’ARLIT au Niger, et bien ces EPR prennent déjà en compte l’expérience japonaise et sont bien plus fiables que les anciennes générations.

Nos 58 centrales en activité elles, sont d’anciennes génarations mais elles ont situées en France, donc elles ne risquent rien.

Elles sont prévues pour résister à des tremblement de terre de 6,7 sur l’échelle de Richter alors qu’on estime que 6,5 est déjà un risque surévalué, en tous cas on n’en a jamais vécu de plus forts avant.

Bien sur, on nous tient informés et notre gouvernement s’engage à la plus grande transparence en cas d’aggravation éventuelle. Nous avons toute confiance en nos amis Japonais quoi sauront trouver toutes les solutions à la crise qui encore une fois est maîtrisée et n’a aucune raison de nous inquiéter.  

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LE 2 DE FUKUSHIMA 1

Posté par provola le 14 mars 2011

                          Hier ce réacteur ne posait pas de problème, sauf qu’aujourd’hui c’est celui qui se met à fondre car les barres d’uranium ont été à sec à cause des pompes à eau de mer qui sont en panne. On risque un accident mondial majeur car des pompes sont en panne. Le réacteur 2 de Fukushima a commencé à fondre mais ce n’est pas grave, car les Japonais ont appelé les Américains à la rescousse, vous savez, la brigade légère, qui arrive quand les indiens, les méchants, ici les méchants réacteurs encerclent les caravanes des gentils et qu’il n’y a plus rien à faire.

En attendant de revenir aux beaux jours, l’armée américaine a levé l’ancre, et a décidé de s’éloigner, le porte-avions US a détecté des radiations anormales à 160 km de la centrale.

Le 2 de Fukushima 1 est en train de fondre, les réacteurs 3 et 1 de Fukushima 1 ont explosé, le réacteur 1 de Fukushima 2 est en panne, Onagawa et Tokai sont en alerte, (en tout ça doit faire au moins 6 réacteurs en carafe, à moins que ça en fasse 7, si quelqu’un peut me faire un inventaire, je veux bien) mais les systèmes de secours se sont apparemment remis à fonctionner. Il faut refroidir tout ce beau monde et vu l’état du matériel ça peut prendre des semaines. Des semaines durant lesquelles les populations seront éloignées des zones à risques, et seront vérifiées.

Pas leurs papiers bien sur, mais leur degré de contamination.

Des milliers de personnes font la queue pour un contrôle de routine, la routine ici, c’est savoir si l’on a reçu une dose de radioactivité. Les ouvriers qui arrosent les réacteurs eux ne se posent pas de question, tant qu’à y passer, autant bien gagner sa vie. Les mères elles amènent leurs enfants pour savoir si ils vont vivre assez de temps pour connaître la reconstruction du pays. Ont nous a bien dit que les hommes du soleil levant sont stoïques, sauf que le soleil en ce moment ne se lève plus au même endroit. Car les vents qui soufflaient hier vers le large ont cédé la place à la pluie qui va faire tomber les particules radioactives directement sur le crâne des gens.  

Kosciuko-Morizet comme Bachelot l’avait fait avec le vaccin contre la grippe, va aller se faire voir chez les Japs pour contrôler sa thyroïde, à écouter sa propagande, on se demande comment elle pourrait mieux se convaincre elle-même. 

Je suis prêt à lui payer un billet d’avion sur AIR FRANCE pour qu’elle nous raconte tout en direct, sur place; elle nous commentera ainsi de visu les manoeuvres de refroidissement des centrales.

Et ça ne coûtera pas un sou à l’État.

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ONAGAWA, LA QUATRIEME CALAMITE

Posté par provola le 13 mars 2011

Il ne manquait plus que ça.                        

Après Fukushima 1 et 2, après Tokai, l’état d’urgence est désormais déclaré à la centrale d’ Onagawa, le système de refroidissement est en panne, laissant craindre une nouvelle explosion. Les trois réacteurs d’Onagawa sont paraît-il « SOUS CONTRÔLE. »

22 personnes ont été exposées aux radiations après l’explosion qui s’est produite dans le réacteur 1 de la centrale de Fukushima, rapporte NKH dimanche.

Les autorités sanitaires effectuent des mesures de radioactivité sur les personnes qui vivent près de la centrale de Fukushima, explique encore la chaîne publique japonaise. 

Ils deviennent tous fous.

La crise nucléaire au Japon a aussi un impact sur nos ministres, ils deviennent fous les uns après les autres, après Kosciusko-Morizet et Besson , c’est au tour d’Henri Guaino de sombrer corps et âme. Jugez sur pièces sa dernière déclaration:

    .« L’accident nucléaire au Japon pourrait favoriser l’industrie française dont la sécurité est une marque de fabrique« , a-t-il déclaré (Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy). Prié de dire si les événements au Japon auraient un impact négatif sur cette filière, il a répondu : « Je ne crois pas. »  « Je dirai même le contraire puisque précisément la France s’est surtout manifestée par son souci de la sécurité », a-t-il ajouté lors de l’émission Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.« Donc, je crois que ça devrait plutôt favoriser notre industrie nucléaire par rapport aux industries d’autres pays où la sécurité est passée au peu plus au second plan. »
    Le groupe français Areva est le n°1 mondial du nucléaire et EDF le premier électricien nucléaire
    Dernière info Japon : un volcan se réveille au sud de l’Archipel.
    Un volcan situé dans le sud-ouest du Japon a projeté dimanche des pierres et des cendres dans les airs jusqu’à 4.000 mètres de hauteur, après deux semaines d’une relative accalmie, ont annoncé les autorités.Le Shinmoedake, qui s’élève à 1.420 mètres sur l’île de Kyushu, s’est réveillé en janvier pour la première fois depuis 52 ans.La reprise de l’éruption survient deux jours après le séisme de magnitude 8,9 suivi d’un tsunami qui a frappé vendredi le nord-est du pays, à environ un millier de kilomètres du volcan.Les autorités japonaises ont restreint l’accès au Schinmoedake, qui appartient à la chaîne Kirishima, constituée d’une vingtaine de volcans.
    L’Ambassade  de France inquiète du nucléaire des autres.
    L’ambassade de France incite les Français à s’éloigner de la région de Tokyo, pointant ce risque de réplique ainsi que les « incertitudes autour du nucléaire ».

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UN TROISIEME REACTEUR NUCLEAIRE EN SURSIS

Posté par provola le 13 mars 2011

  • Citoyens, réveillez-vous ! Tombez là votre télé, et informez-vous, il va y avoir du sport dans les prochains jours et il ne sera pas dit que les lecteurs de Croissance NC manqueront d’infos.

  • Il y a des années que je vous conte mes angoisses, mes certitudes, mes doutes et l’histoire de l’irresponsable Croissance à tous crins, mais je ne pensais pas connaître un tel scénario si rapidement. Bien sur le séisme, bien sur le tsunami, mais me revient à l’esprit ma lettre au père Messmer ou j’exprimais mon scepticisme à propos de l’illusion du risque nucléaire zéro. Les centrales sont sures à 100 % disait-on à l’époque, en 1974, avant d’engager le programme du tout nucléaire. Avec le recul et les catastrophes de Three Miles Island et Tchernobyl comme plats de résistance, comment ne pas reconnaître que le pari était pour le moins risqué. Mais revenons à nos moutons, avant qu’ils ne soient tondus.  

  • 17h23 Une 3ème centrale en difficulté. Un problème est apparu dans le système de refroidissement du réacteur n°2 de la centrale nucléaire japonaise de Tokai.

  • Après les réacteurs 1 et 3 de la centrale de Fukushime, un autre risque important apparaît maintenant sur une centrale bien plus proche de Tokyo.

  •    
    UN TROISIEME REACTEUR NUCLEAIRE EN SURSIS  dans JAPON

  • La carte des centrales atomiques au Japon, toutes à risque sismique.

  • Une manif anti-nucléaire est en cours au Trocadero à Paris

  • 19h30: «Utiliser de l’eau de mer pour refroidir les réacteurs montre que l’on est déjà dans une situation de dernière chance»
    Le président de l’Observatoire du nucléaire, militant anti, se montre très pessimiste face à la situation de la centrale de Fukushima, «Le fait d’utiliser l’eau de mer montre que l’on est déjà dans une situation de dernière chance pour refroidir les réacteurs car les autres systèmes de refroidissement sont défaillants. Le séisme a pu faire bouger la tuyauterie, ce qui a pu causer une défaillance du système du refroidissement. Ensuite, c’est paradoxal mais la montée des eaux a pu bloquer certains système de refroidissement, notamment car des déchets ont pu boucher les systèmes de pompage.»
    Et l’évolution des opérations sur l’archipel ne le rassure pas vraiment. «On est dans une situation catastrophique. Si les réacteurs sont en fusion, ça peut durer des jours ou encore des semaines. Il y a peut-être déjà un nuage de Tchernobyl à l’intérieur et avec l’hydrogène qui se dégage, ça peut exploser à n’importe quel moment.»

  • 19h45: «La France va tirer les enseignements utiles des événements au Japon», affirme Fillon
    Le Premier ministre français Fillon a fait cette déclaration à l’issue d’une réunion interministérielle à Matignon en fin de journée. On espère qu’il se posera la question de savoir en combien de temps on peut en finir avec cette folie.

  • 20h10: «Ce qu’il se passe là-bas est très sérieux. A l’heure où nous parlons, les combustibles des réacteurs 1 et 3 de cette centrale sont toujours partiellement hors d’eau» , s’inquiète Philippe Jamet, commissaire de l’autorité de sûreté nucléaire française.

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    TOP INFO: UNE AUTRE CENTRALE JAPONAISE EN QUESTION

    Posté par provola le 12 mars 2011

    21h50. Selon l’AIEA (agence internationale pour l’énergie atomique), cité par la BBC, près de 140 000 personnes au total auraient été évacuées autour de deux centrales de Fukushima. 110 000 ont été sommés de quitter le secteur de la centrale Fukushima 1 et 30 000 celui du secteur de Fukushima 2.

    22h51. L’opérateur  Tokyo Electric power (Tepco) indique qu’il est confronté à des problèmes sur un autre réacteur nucléaire dont le système de refroidissement serait inopérant. Cette situation pourrait entraîner un nouveau risque d’explosion. Selon un officiel de l’autorité de sécurité nucléaire japonaise, le nombre de personnes irradiées pourrait atteindre 160

    Besson et Kosciusko-Morizet qui sont montés au créneau pour apaiser la panique des écolos en France, nous ont expliqué qu’il fallait aller se coucher et que tout est sous contrôle.

    Bonne nuit les petits, les enfoirés veillent sur nous.

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    ON L’ A BIEN CHERCHE, ON Y EST

    Posté par provola le 12 mars 2011

                            Laissons-là Rousseau et Voltaire à leur querelle, car nous sommes bien plus cons qu’il y a deux siècles et nos deux débatteurs ne pouvaient pas imaginer combien nous serions à ce point devenus illuminés.

    La situation au Japon mais pas seulement, par la faute des apprentis-sorciers du nucléaire et non pas par celle du tremblement de terre est en train d’échapper à tout contrôle.

    Nos médias lobotomisés par l’énergie nucléaire depuis quarante ans nous la joue tranquille, les communiqués en provenance du Japon tentent de rassurer, mais le scénario est connu d’avance. Le coeur du réacteur de la centrale de Fukushima (à 250 km au nord-est de Tokyo) ne peut plus être refroidi depuis son arrêt sans faire échapper sciemment de la vapeur pour faire baisser la pression.

    Vous avez bien lu, on lâche de la vapeur radioactive pour éviter que la réaction ne s’emballe.

    On évacue, on éloigne, les employés eux sont piégés, ils sont les premiers au front, comme les insurgés anti-Kadhafi qui ont peu de chance de pouvoir endiguer le feu du Tyran. 

    Me Anne Lauvergeon Présidente d’AREVA, va se rendre sur place pour boucher la fuite. Vas-y Anne montre-nous comment tu fais, mets ton string et fais nous une danse du ventre pour appeler les esprits bienfaisants. 

    06h25. L’Agence de sécurité nucléaire et industrielle estime qu’une fusion nucléaire « pourrait être en cours » dans le réacteur N°1 de la centrale nucléaire Fukushima N°1 dans le nord-est du Japon, suite aux dommages causés par le très violent séisme.

    06h31.Du césium radioactif a été détecté près de la centrale nucléaire Fukushima N°1, confrontée à une série de problèmes depuis le violent séisme de la veille

    8h45.UNE EXPLOSION VIENT D’ETRE ENTENDUE DANS LA CENTRALE

    Plusieurs employés ont été blessés.

    9H30.LE TOIT DU RÉACTEUR VIENT DE S’EFFONDRER

    La dose reçue en une heure par une personne présente sur le site aux alentours de la centrale correspond à la dose limite admise en un an.

    Au moment de l’explosion le vent soufflait vers l’est et devrait avoir poussé les poussières radio-actives vers le large.

    L’enceinte de confinement est-elle d’ors et déjà endommagée ? Des spécialistes du nucléaire basés à Tokyo ont été envoyés à Fukushima, l’armée américaine a fourni du liquide de refroidissement pour tenter d’endiguer la fusion.  

    On asssite à l’accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl en 1986, cette catastrophe en cours remet à nouveau en cause toute la filière nucléaire.

    Bienvenue à ces chers VRP de l’atome, on attend le service après vente.

    10H30.Un nuage blanc s’échappe de la centrale, les autorités demandent à la population d’évacuer sur un rayon plus large que les 10km précédemment conseillés.

    On conseille aux riverains de se calfeutrer, aux personnes se rtouvant à l’extérieur de se protéger les voies respiratoires avec une serviette mouillée et de se couvrir au maximum avec plusieurs couches d’habits pour éviter le contact direct de la peau avec l’air.

    Voilà que nos grands spécialistes de l’industrie nucléaire en sont réduits aux solutions des bouts de ficelles.

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    L’HISTOIRE SANS FIN

    Posté par provola le 11 mars 2011

                          Le tremblement de terre au Japon rappelle par son ampleur le séisme de Lisbonne ayant balayé la ville  le 1er Novembre 1755. Le temps ne fait rien à l’affaire, nous ne sommes que des spectateurs pas plus munis qu’à l’époque quand Dame nature décide pour nous.

    L'HISTOIRE SANS FIN dans JAPON dans PHILOSOCONS 

    1755-2011, le tableau de l’histoire.

    Déjà Voltaire et Rousseau s’étaient écharpés pour tenter d’expliquer l’effroyable Séisme ayant  fait 50 000 morts. Ce tremblement de terre d’une magnitude estimée de 8,1 degrés avait été suivi d’un tsunami et le feu avait ravagé une bonne partie de la ville, avec un déroulement étrangement semblable à ce qui vient de se produire au Japon.

    S’en suivit la polémique historique entre les deux philosophes, dont voici l’intégralité.

      POÈME SUR LE DÉSASTRE DE
                  LISBONNE
      (1756) de VOLTAIRE
    LETTRE  SUR LA PROVIDENCE
     
                    18 août 1756 LA REPONSE DE ROUSSEAU
      O malheureux mortels ! ô terre déplorable !
    O de tous les mortels assemblage effroyable !
    D’inutiles douleurs éternel entretien !
    Philosophes trompés qui criez: « Tout est bien »
    Accourez, contemplez ces ruines affreuses
    Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
    Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
    Sous ces marbres rompus ces membres dispersés;
    Cent mille infortunés que la terre dévore,
    Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
    Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
    Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours !
    Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
    Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
    Direz-vous : « C’est l’effet des éternelles lois
    Qui d’un Dieu libre et bon nécessitent le choix » ?
    Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
    « Dieu s’est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes » ?
    Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
    Sur le sein maternel écrasés et sanglants ?
    Lisbonne, qui n’est plus, eut-elle plus de vices
    Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?
    Lisbonne est abîmée, et l’on danse à Paris.
    Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
    De vos frères mourants contemplant les naufrages,
    Vous recherchez en paix les causes des orages :
    Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
    Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
    Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes,
    Ma plainte est innocente et mes cris légitimes. [...]
      Que peut donc de l’esprit la plus vaste étendue?
    Rien; le livre du sort se ferme à notre vue.
    L’homme, étranger à soi, de l’homme est ignoré.
    Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d’où suis-je tiré ?
    Atomes tourmentés sur cet amas de boue
    Que la mort engloutit et dont le sort se joue,
    Mais atomes pensants, atomes dont les yeux,
    Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux;
    Au sein de l’infini nous élançons notre être,
    Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
    Ce monde, ce théâtre et d’orgueil et d’erreur,
    Est plein d’infortunés qui parlent de bonheur.
    Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être :
    Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
    Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
    Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs;
    Mais le plaisir s’envole, et passe comme une ombre;
    Nos chagrins, nos regrets, nos pertes sont sans nombre.
    Le passé n’est pour nous qu’un triste souvenir;
    Le présent est affreux, s’il n’est point d’avenir,
    Si la nuit du tombeau détruit l’être qui pense.
    Un jour tout sera bien, voilà notre espérance;
    Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.
    Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
    Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
    Je ne m’élève point contre la Providence.
    Sur un ton moins lugubre on me vit autrefois
    Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois :
    D’autres temps, d’autres mœurs : instruit par la vieillesse,
    Des humains égarés partageant la faiblesse
    Dans une épaisse nuit cherchant à m’éclairer,
    Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
    Un calife autrefois, à son heure dernière,
    Au Dieu qu’il adorait dit pour toute prière:
    « Je t’apporte, ô seul roi, seul être illimité,
    Tout ce que tu n’as pas dans ton immensité,
    Les défauts, les regrets, les maux et l’ignorance. »
    Mais il pouvait encore ajouter l’espérance.

      Vos deux derniers poèmes, Monsieur, me sont parvenus dans ma solitude, et quoique mes amis connaissent l’amour que j’ai pour vos écrits, je ne sais de quelle part ceux-ci me pourraient venir, à moins que ce ne soit de la vôtre…Je ne vous dirai pas que tout m’en plaise également, mais les choses qui m’y blessent ne font que m’inspirer plus de confiance pour celles qui me transportent….Tous mes griefs sont donc contre votre Poème sur le désastre de Lisbonne, parce que j’en attendais des effets plus dignes de l’Humanité qui paraît vous l’avoir inspiré. Vous reprochez à Pope et à Leibniz d’insulter à nos maux en soutenant que tout est bien, et vous amplifiez tellement le tableau de nos misères que vous en aggravez le sentiment : au lieu de consolations que j’espérais, vous ne faites que m’affliger ; on dirait que vous craignez que je ne voie pas assez combien je suis malheureux, et vous croiriez, ce semble, me tranquilliser beaucoup en me prouvant que tout est mal.
      Ne vous y trompez pas, Monsieur, il arrive tout le contraire de ce que vous proposez. Cet optimisme que vous trouvez si cruel, me console pourtant dans les mêmes douleurs que vous me peignez comme insupportables. Le poème de Pope1 adoucit mes maux, et me porte à la patience, le vôtre aigrit mes peines, m’excite au murmure, et m’ôtant tout hors une espérance ébranlée, il me réduit au désespoir. Dans cette étrange opposition qui règne entre ce que vous prouvez et ce que j’éprouve, clamez la perplexité qui m’agite, et dites-moi qui s’abuse du sentiment ou de la raison.
      « Homme, prends patience, me disent Pope et Leibniz. Tes maux sont un effet nécessaire de ta nature, et de la constitution de cet univers. Si l’Être éternel n’a pas mieux fait, c’est qu’il ne pouvait mieux faire. »
      Que me dit maintenant votre poème ? « Souffre à jamais, malheureux. S’il est un Dieu qui t’ait créé, sans doute il est tout-puissant ; il pouvait prévenir tous tes maux : n’espère donc jamais qu’ils finissent ; car on ne saurait voir pourquoi tu existes, si ce n’est pour souffrir et mourir. » Je ne sais ce qu’une pareille doctrine peut avoir de plus consolant que l’optimisme, et que la fatalité même : pour moi, j’avoue qu’elle me paraît plus cruelle encore que le manichéisme. Si l’embarras de l’origine du mal vous forçait d’altérer quelqu’une des perfections de Dieu, pourquoi justifier sa puissance aux dépends de sa bonté ? S’il faut choisir entre deux erreurs, j’aime encore mieux la première. [...]
      Je ne vois pas qu’on puisse chercher la source du mal moral ailleurs que dans l’homme libre, perfectionné, partant corrompu ; et, quant aux maux physiques, ils sont inévitables dans tout système dont l’homme fait partie ; la plupart de nos maux physiques sont encore notre ouvrage. Sans quitter votre sujet de Lisbonne, convenez, par exemple, que la nature n’avait point rassemblé là vingt mille maisons de six à sept étages, et que si les habitants de cette grande ville eussent été dispersés plus également, et plus légèrement logés, le dégât eût été beaucoup moindre, et peut-être nul. Combien de malheureux ont péri dans ce désastre, pour vouloir prendre l’un ses habits, l’autre ses papiers, l’autre son argent ?
      Vous auriez voulu, et qui ne l’eût pas voulu !  que le tremblement se fût fait au fond d’un désert. Mais que signifierait un pareil privilège ? [...] Serait-ce à dire que la nature doit être soumise à nos lois ? J’ai appris dans Zadig, et la nature me confirme de jour en jour, qu’une mort accélérée n’est pas toujours un mal réel et qu’elle peut passer quelquefois pour un bien relatif. De tant d’hommes écrasés sous les ruines de Lisbonne, plusieurs, sans doute, ont évité de plus grands malheurs ;  et malgré ce qu’une pareille description a de touchant, et fournit à la poésie, il n’est pas sûr qu’un seul de ces infortunés ait plus souffert que si, selon le cours ordinaire des choses, il eût attendu dans de longues angoisses la mort qui l’est venue surprendre.
      Pour revenir, Monsieur, au système que vous attaquez, je crois qu’on ne peut l’examiner convenablement, sans distinguer avec soin le mal particulier, dont aucun philosophe n’a jamais nié l’existence, du mal général que nie l’optimisme. Il n’est pas question de savoir si chacun de nous souffre ou non, mais s’il était bon que l’univers fût, et si nos maux étaient inévitables dans la constitution de l’univers, et au lieu de Tout est bien, il vaudrait peut-être mieux dire : Le tout est bien, ou Tout est bien pour le tout. Alors il est très évident qu’aucun homme ne saurait donner des preuves directes ni pour ni contre. Si je ramène ces questions diverses à leur principe commun, il me semble qu’elles se rapportent toutes à celle de l’existence de Dieu. Si Dieu existe, il est parfait ; s’il est parfait, il est sage, puissant et juste ; s’il est juste et puissant, mon âme est immortelle ; si mon âme est immortelle, trente ans de vie ne sont rien pour moi, et sont peut-être nécessaires au maintien de l’univers. Si l’on m’accorde la première proposition, jamais on n’ébranlera les suivantes ; si on la nie, il ne faut point disputer sur ses conséquences. Non, j’ai trop souffert en cette vie pour n’en pas attendre une autre. Toutes les subtilités de la métaphysique ne me feront pas douter un moment de l’immortalité de l’âme, et d’une Providence bienfaisante.

    1. Essai sur l’homme (1733).

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