AUX COMPTABLES DU PS: BIENVENUS EN ENFER

Posté par provola le 21 décembre 2012

                        

AUX COMPTABLES DU PS: BIENVENUS EN ENFER  dans IDENTITE NATIONALE 121220192307432_39_000_apx_470_

 

                                    J’invite tous les énarques de notre gente dirigeante de gauche qui ne jure plus que par les économies et les coupes budgétaires à réaliser pour satisfaire les marchés, les commissions et la mère Merkel, à visiter la prison des Baumettes à Marseille, un lieu culte de notre justice nationale, un symbole du délabrement de nos institutions, un monument national à l’envers, aussi honteux pour notre ego patriotique que peut-être glorieuse la Tour Eiffel pour notre ferveur nationaliste.

Car nous sommes désormais connus et reconnus internationalement pour notre patrimoine punitif autant que pour notre glorieux passé architectural.

Nous sommes condamnés depuis de nombreuses années par Amnesty International pour l’insalubrité de nos bidonvilles carcéraux sans que cela ne trouble l’indifférence de nos politiques et de notre opinion préférant tourner le regard ailleurs.

Les économies promises par le pouvoir PS vont contribuer à agraver les conditions de vie indignes subies chaque jour par les prisonniers, survivants des taules, qui sont devenues au cours du temps de véritables cloaques, de vraies oubliettes de notre société dite moderne. 

Et si Hollande a reconnu en ce jour de gloire de mémoire collective les souffrances subies il y a plus de 50 ans par le peuple algérien, il laissera sous silence ce drame quotidien qui se joue sous ses yeux et ternira à jamais son passage à l’Elysée.

Il faut que chaque Français sache que l’enfer existe et que ça se passe en France, dans la ville de Fernandel. Où Bernard Tapie s’en revient maintenant parader avec ses centaines de millions d’euros, ce préjudice moral qui aurait suffit à rénover largement la porte de l’enfer.

Visiter une partie de sa propre vie au parloir de la prison des Baumettes c’est aborder le film d’horreur par son coté obscur, le plus glauque, par son coté Blade Runner, on y devient Harrisson Ford traqueur de répliquants, limier au milieu des robots, sauf qu’ici les robots sont les geôliers. Dès le sas d’entrée, le blindage, les grilles, les ponts-levis, les meurtrières et les trappes franchis, l’angoissante sensation d’être soi-même coupable vous prend à la gorge et la peur vous noue les tripes qu’on ne vous indique plus jamais la direction de la sortie.

Nulle trace d’humanité en ces lieux crasseux où la crasse a des siècles d’existence. Où la peinture sent la merde et l’air n’est respirable que pour les quelques cafards encore en vie.

Si les Champs Elysées sont l’expression du libertinage et de la fierté nationale, les Baumettes sont la honte de la nation, une bonne raison pour tailler la République des annales de la démocratie.

Si l’idée était qu’un prisonnier était censé revenir meilleur du séjour de pénitence, cette baliverne est à oublier vu l’indigne mise en scène, le délabrement total des règles et du piège à rats. Si l’idée était qu’un bagnard est forcément un coupable, il n’est que de pénétrer le vagin de l’obscène pour saisir qu’un régime vicié est à la base de profondes injustices. Innocents ou coupables, point de différence de traitement , ici on ne fait pas dans la dentelle, mais au fond , aucun taulard et aucun coupable n’est assez coupable pour mériter ce traitement, même les gardiens. 

Le parloir est un monument à la mémoire de tous les faits de guerre, un Birakeim emmuré, le prisonnier est un miraculé, un ressuscité permanent en instance de départ vers sa mort lente.

Décrire l’enfer n’a aucun intérêt si ce n’est à dissuader les chiens de la finance et les loups du business d’y échapper. Décrire l’enfer, c’est donner la direction de la solution finale aux responsables d’un tel anachronisme.

Maires de Marseille emmaillotés de l’OM R ou Organisation à Moralité Réduite. Présidents de toutes les cinq Républiques alors qu’il en eut suffi d’une pour détruire ce plagiat de la Bastille, juges en tous genres, donneurs de sentences erronées, visionnaires  de la confrérie des aveugles, membres de la gesticulation de l’avant-bras, transfuges de l’effet de manche.

Le pire avec les Baumettes, c’est que même une fois dehors, on n’y échappe pas, comme si les flammes vous poursuivaient bien au delà de la brûlure, comme si les cicatrices temporelles étaient devenues des stigmates obsessionnels.  

Et il faudrait repeindre bien plus que les murs et les troubles mentaux des pensionnaires pour qu’une trêve des brises rende le Mistral moins gonflant. Et toutes les filles de joie du Vieux Port ne redonneront goût à la vie aux fils de putes éternels.  

Si je me mets à rêver du jour J de la Révolution, la vraie, celle qui ferait passer celle de 89 pour du pipi de chat, nul doute que ce jour béni de mon sommeil sera d’abord celui de la prise des Baumettes.

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LE CONTRAIRE DE NOUS-MÊMES

Posté par provola le 25 mai 2011

 

LE CONTRAIRE DE NOUS-MÊMES dans IDENTITE NATIONALE dans POLITIQUE

                      

 

                                  Ce sont les visages de la France, ouverte, universelle, patrie des droits de l’homme, des lumières. Cette équipe est censée nous emmener tout droit vers la catastrophe globale l’année prochaine, je veux parler d’une réélection de De Funès à la présidence.  Ce sont nos propres visages dans le mirroir,  ceux qui nous représentent, ceux qui nous reviennent en pleine poire, ceux qui nous ressemblent.  

Si la bêtise ne tue pas, la connerie peut le faire, s’il fallait inventer une parodie du poste de ministre de l’intérieur nul doute que le profil du Guéant apparaîtrait comme un portrait robot d’évidence.

Le mot d’ordre antifrontiste, avant tout autre forme de procès est de traquer le bougnoul et le bamboula, le gitan, l’Arabe, et parfois même parcequ’on pourrait les confondre avec des faux Français, les bougnats, les Auvergnats. 

Sans temps mort, et pour prouver qu’il était là pour manier le gourdin, Guéant a d’abord demandé à l’Italie de garder ses réfugiés, avant de squater la frontière de Menton pour faire barrage de son propre corps aux hordes de clandestins, avant de bloquer les trains en provenance de Rome.  

Guéant protège nos frontières, il n’aime pas les révolutionnaires tunisiens qui n’ont qu’à inventer chez eux leur propre démocratie, il nous explique que 20 000 réfugiés sont un poids insupportable pour la cinquième économie du monde qui de plus par l’intermédiaire de ses plus grands groupes de distribution et du BTP se goinfre sur le dos de la nouvelle démocratie.

Guéant a mis son casque de chantier en expliquant que nous n’avons surtout pas besoin de main d’oeuvre étrangère pour bâtir nos routes et nos hôpitaux.

Guéant n’aime pas les enfants d’immigrés qui plombent les performance de notre éducation nationale.

Hortefeux adoube cette politique, il explique que l’immigration doit faire l’objet d’une politique pragmatique, que la France n’a pas vocation à accueillir la misère du monde.

Besson et Morano sont les chiens de garde des deux autres, les Saint-Bernard des basses oeuvres, les artificiers, les sans-grades.

Face à cette calamité, cette meute hurlante, cette idéologie de la terre brûlée, ce carré perdant, je demande qu’ un contrôle au faciès soit promulgué, dans un souci déontologique, je demande de traquer tous les Belphégor et les chacals rodant dans les couloirs du pouvoir, de contrôler les usurpateurs, d’arrêter le parti de l’étranger, ceux en qui les révolutionnaires de 1789 voyaient les vrais envahisseurs de l’intérieur, ceux qui dénaturent notre destin commun, qui bafouent la devise de la République.

Ce qui parait hallucinant dans ce fatras de bassesses, de répugnantes pulsions, dans ce viol des consciences, c’est notre passivité, notre lâcheté face à cette manipulation électoraliste qui détruit jusqu’à notre âme, ce qui parait irréel et qui pourtant nous regarde chaque jour, c’est ce contraire de nous-mêmes.

 

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LE DINER DES COMS

Posté par provola le 20 novembre 2010

http://www.youtube.com/watch?v=KQ7taXW-puY&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=1um2G4AJAp4&feature=related

Prochain rendez-vous du club  « Le Siècle », l’élite politico-industrialo-médiatique, le 24 novembre à 20 H devant l’hôtel Crion, en face de l’Assemblée Nationale ou normalement devrait se discuter la gouvernance du pays. On vous doit au moins le café, c’est vous qui payez.

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TOUR DE CHAUFFE

Posté par provola le 4 septembre 2010

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Une escapade salutaire du coté des Roms, aux pieds de la République, une marche à piétiner le fiel politique, la dérive raciste du pouvoir. Une bonne occasion de perdre quelques kilos d’indifférence accumulée sur les plages surchauffées. Une balade solidaire pour se rapprocher des clandestins en sursis, des expulsés, des sans-papiers. Plus près de notre humanité.

Ils étaient tous là; tous ? Non car il manquait bien sûr en tête de cortège la crème du PS plus prompte à galvaniser les maisons de retraite et les fauteuils Louis XVI que les restes de la Bastille. Jean Paul Huchon le patron des roses d’Ile de France juste bon à courir les urnes s’en est venu serrer quelques pognes pas si franches, le bougre s’est éclipsé est retourné au bout de trois minutes et deux photos souvenirs.

Sinon rien que de la normalité, Besancenot, Krivine et Dominique Voinet de retour de vacances et bronzés comme des politiques de droite, Nathalie Arthaud porte-fagnon de Lutte ouvrière, Eva Joly la redresseuse de tords écolo derrière des lunettes de soleil à la Audray Hepburn et Mélanchon à peine ronchon qui sait devoir remettre le couvert dans trois jours à peine pour les retraites.

Ah oui, une petite surprise, tout juste à mes cotés, comme un film improbable, admirant le troupeau bigarré, l’ invisible Josiane Balasko qui apparemment ne m’a pas reconnu.      

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LE PLAISIR DE PERDRE

Posté par provola le 29 juin 2010

Au lieu de s’amuser d’une déroute qui après tout n’est qu’une péripétie sans importance, la nation à la tête de ballon rond s’est enfermée dans une dénégation totale de la valeur réelle de son équipe de football.  

La France qui donne des leçons au monde ne sait pas perdre, il n’y a donc aucun plaisir à être Français dans la défaite, on pourrait résumer comme cela la tragi-comédie de l’après défaite des Bleus en Afrique du Sud.

Si les médias sont l’expression d’une population au bord de la crise de nerfs, la classe politique n’est pas en reste qui charge la mule du ballon rond d’une manière totalement démesurée.  

Une semaine après la déroute sportive, aucun analyste franchouillard n’a encore voulu admettre que l’équipe était tout simplement médiocre ou tout simplement moins performante que ses congénères. Il y aurait pourtant du soulagement à admettre de s’être fait battre par bien meilleur que soi. Au lieu de cela, on continue à croire et à clamer que l’équipe de France est toujours la meilleure mais que des circonstances défavorables ont empêché l’explosion de la victoire. Comme si l’on feignait de croire en une rémission possible d’un cancer en phase terminale.

Le Président de la fédération est coupable, l’entraineur est coupable, la fédération est coupable, ils sont tous coupables car l’équipe de France devait forcément gagner, il faut donc tout changer pour que la France retrouve son rang qui ne peut être que le premier.

L’implication malsaine du politique est venue encore ternir le tableau peu reluisant de ce deuil national au allures de comédie, le malaise imaginaire vient des relents partisans d’une nation si prompte a se mobiliser pour des causes inutiles. 

Pourtant quel bonheur il aurait eu de partager la joie des vainqueurs, d’arborer le drapeau d’une honorable défaite, de communier d’un même cri à la gloire du sens universel.  

L’agition du pouvoir, fille du despotisme intellectuel du président n’a fait qu’ajouter à la confusion populaire, la fièvre médiatique activée par la manne publicitaire a dérapé dans une espèce de fange délirante.

La FIFA, la fédération internationale va certainement examiner ce dérapage d’implication du politique dans des affaires purement sportives, la France risque rien moins que se voir retirer l’organisation des prochains championnats d’Europe. Nous l’aurons bien cherché.

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COBAYE DE LA REPUBLIQUE (IDENTITE NATIONALE 13)

Posté par provola le 16 février 2010

Le drapeau vaut le coup de prendre un coup de chaleur, le bronzing au bord des taches solaires ça vous donne un air de vacancier pour le restant de vos jours et pour après.

1960, la France joue les grands enfants, De Gaulle envoie les poulets se faire griller les ailes dans la rôtissoire nucléaire du coté de Tamanrasset, au sud algérien. La déclassification des essais nucléaires permet maintenant de se faire une idée plus précise des méthodes employées par l’armée de De Gaulle pour étudier les conséquences et les effets de l’explosion atomique sur la matière humaine.’  »Gerboise bleue » a longtemps été le nom de la fierté et de la grandeur de la France, c’est aujourd’hui un nouvel éclairage des méthodes de voyous de ce général encensé par la grande histoire.

13 février 1960 , on fait péter le champagne, mais ce sont 20 000 personnes, militaires et nomades Touaregs qui trinquent sans le savoir, le Général lève son verre à la santé des scorpions du désert, les seuls à résister à la radioactivité ambiante. Les spectateurs sont condamnés mais il est déjà trop tard pour leur dire.

A ce jour la France ne s’est toujours pas engagée à nettoyer les territoires contaminés qui s’étendent sur des milliers de km2, le parlement est encore persuadé que la colonisation a été une bonne chose.  

 

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ON APPROFONDIT L’IDENTITE (PIPEAU 18)

Posté par provola le 8 février 2010

Fillon s’accole au décryptage du débat sur l’identité nationale, faute de direction, d’intérêt, de limites, de codes, de succès, le premier de tous les ministres inutiles annonce la fin de l’amuse-gueule et la mise en place d’une commission de « spécialistes et d’intellectuels » chargée de plancher sur notre nombril.

Nous, les gueux, n’avons  pas réussi à sortir du café du commerce, eux vont nous montrer de quoi l’on parle. 

Eux vont pouvoir nous dire qui nous sommes, les énarques vont nous dire le prix du ticket de metro et les philosophes vont nous repeindre la banlieue. 

Effectivement le meilleur moyen d’ enterrer les dossiers, c’est d’abord de les approfondir.

Qu’on fasse confiance à CNC pour continuer de creuser.

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LA BURQA DE L’EVASION

Posté par provola le 7 février 2010

A la barbe de tous les Sarkozy qui nous chantent la fin des paradis fiscaux, je déclare tout net que l’avancée des burqas de la finance n’a jamais été aussi rapide et lucrative. La vraie burqa n’est pas celle de l’invasion, mais celle de l’évasion.

L’insignifiante croisade contre les fantômes de l’immigration cache une guerre bien plus utile, contre une menace bien plus réelle et sournoise, la dissémination des planques des ayatollahs du business, l’invasion des fondamentalistes du détournement de capitaux. 

L’impression est tout simplement qu’on se trompe de débat, qu’on oublie les combats nécessaires, que les arbitres amateurs en charge du sifflet ont la bouche trop pleine de carambars. On nous squatte avec des marshmallows, on nous enfoire avec du schit de droite, on nous enfume avec le voile transparent  de l’instrumentalisation des peurs, on nous berne avec l’invasion musulmane.

Pendant ce temps, les wagons de la déportation financière continuent de pourrir l’ambiance des restaus du coeur, les trains de la grande évasion fiscale convergent vers notre exclusion finale.

Notre identité nationale est avant tout celle d’une grande illusion, ou de trois, liberté , égalité, fraternité, avec les paradis fiscaux, cet édifice improbable n’existe plus que dans les manifestes d’histoire-géo de nos têtes bien-pensantes. Oui nous sommes le plus grand pays en taille de la zone euro mais nous sommes cernés par des microcosmes de l’inégalité, des cellules souches du blanchiment, des microbes du traitement licite d’argent sale, des cailloux dans nos chaussures républicaines.

Qu’on en juge, Monaco, Suisse, Luxembourg, Gersey, Guernesey, nous sommes enfermés, menottés, fragilisés , spoliés, dynamités, mités, contaminés, minés, réduits à du rien par des puces porteuses de peste bubonique, par des acariens transporteurs des germes de la cupidité et de la négation du vivre ensemble:   

http://www.dailymotion.com/video/x5hkf5_paradis-fiscaux-la-grande-evasion-p_news

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STEPHANE GUILLON, TRISTE EXCEPTION

Posté par provola le 6 février 2010

Pas un jour que je ne regrette Coluche, salopette libertaire, gouaille acérée, rouspéteur averti, brocardeur de potentats.

Il disparu de notre bonne humeur avant d’avoir scellé sa succession dans le marbre.

Bedos, fut un bref héritier sevré de parole par l’ordre politique, il ne se remit pas d’années de placard, la Corse eut l’effet de lui oter les crocs pour les remplacer par des fausses dents. Le propos resta iconoclaste mais l’embourgeoisement de la plume finit de dispenser ses fêlures. 

Gerra, avait le talent de bousculer le jeu de quilles, il s’en servit pour singer la caste rentière.

Tous les autres ne font que patauger dans la mélasse du pipi caca, qui sont à l’humour ce que les avertissements du censeur sont à la cour de récréation.

Un tonton flingueur vient pourtant à point nommé  nous distraire du marasme ambiant, Guillon l’artificier honnête, redresseur de torts, l’emmerdeur des toilettés.

Celui-là qu’aucun ascenseur social ne vienne l’enlever à la cuisine des entartrages, au divertissement des castes, à la purge de droite.

Bien sûr on va le garder et on se réjouit des moments d’émotion mais qu’on en arrive à s’étonner d’un verbe mécréant et d’un ton à peine tranchant comme une machette asthmatique qui ne coupe que des plantes d’intérieur, en  dit long sur notre essouflement collectif, notre sourire désabusé, notre morosité au carbone.

Guillon est un programme au constat accablant, le relief de nos manques d’aspérités, la chronique d’une lobotomie annoncée, un phare pointé sur notre conformisme intellectuel.

Aller Stéphane, fais nous pleurer:

 http://www.dailymotion.com/video/xayrz5_stephane-guillon-jean-sarkozy-princ_news

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BIENVENUS EN ENFER

Posté par provola le 3 février 2010

Il faut que chaque Français sache que l’enfer existe et que ça se passe en France, dans la ville de Fernandel.

Visiter une partie de sa propre vie au parloir de la prison des Beaumettes c’est aborder le film hollywoodien par son coté obscur, le plus glauque, par son coté Blade Runner, on y devient Harrisson Ford traqueur de répliquants, limier au milieu des robots, sauf qu’ici les robots sont les geôliers. Dès le sas d’entrée, le blindage, les grilles, les ponts-levis, les meurtrières et les trappes  franchis , l’angoissante sensation d’être soi-même coupable vous prend à la gorge et la peur vous noue les trippes qu’on ne vous indique plus jamais la direction de la sortie.

Nulle trace d’humanité en ces lieux crasseux ou la crasse a des siècles d’existence.

Si les Champs Elysées sont l’expression du libertinage et de la fierté nationale, les Beaumettes sont la honte de la nation, une bonne raison pour tailler la république des annales de la démocratie.

Si l’idée était qu’un prisonnier était censé revenir meilleur du séjour de pénitence, cette baliverne est à oublier vu l’indigne mise en scène, le délabrement total des règles et du piège à rats. Si l’idée était qu’un bagnard est forcément un coupable, il n’est que de pénétrer le vagin de l’obscène pour saisir qu’un régime vicié est à la base de profondes injustices. Innocents ou coupables, point de différence de traitement , ici on ne fait pas dans la dentelle, mais au fond , aucun taulard et aucun coupable n’est assez coupable pour mériter ce traitement, même les gardiens. 

Le parloir est un monument à la mémoire de tous les faits de guerre, un Birakeim emmuré, le prisonnier est un miraculé, un ressuscité en instance de départ vers sa mort lente.

Décrire l’enfer n’a aucun intérêt si ce n’est à dissuader les chiens de la finance et les loups du business d’y échapper. Décrire l’enfer, c’est donner la direction de la solution finale aux responsables d’un tel anachronisme. Maires de Marseille emmaillotés de l’OM R ou Organisation à Moralité Réduite, Présidents de toutes les cinq Républiques alors qu’il en eut suffi d’une pour détruire ce plagiat de la Bastille, juges en tous genres, donneurs de sentences erronées, visionnaires  de la confrérie des aveugles, membres de la gesticulation de l’avant-bras, transfuges de l’effet de manche.

L’horreur avec les Beaumettes, c’est que même sortis, on y échappe pas, comme si les flammes vous poursuivaient bien au delà de la brûlure, comme si les cicatrices n’étaient que stigmates obsessionnels.  

Et il faudrait repeindre bien plus que les murs et les troubles mentaux des pensionnaires pour qu’une trêve des brises rende le mistral moins gonflant.

Si je me mets à rêver du jour J de la Révolution, la vraie, celle qui ferait passer celle de 89 pour du pipi de chat, nul doute que ce jour béni de mon sommeil sera d’abord celui de la prise des Beaumettes.

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JUSTICE TIERS-MONDISTE

Posté par provola le 2 février 2010

Souvent persuadée d’avoir la meilleure médecine du monde, la France peut au moins s’enorgueillir d’avoir une justice  digne de son code civil datant de Napoléon.

Avec deux fois moins de juges que ses voisins européens, un budget dérisoire, les procédures sont aussi lentes que le TGV est rapide. Dans le fond on aimerait mieux avancer moins vite sur la ligne du Morvan et réduire le temps de traitement des dossiers dans les tribunaux.

Les prisons sont une honte pour la cinquième puissance du monde, inlassablement épinglées par Amnesty international et les associations de défense des droits de l’homme.

La prison des Beaumettes à Marseille est un ersatz des bagnes du régime d’Apartheid en Afrique du Sud, Mandela ne s’y serait sûrement pas senti dépaysé.

La garde à vue est pratiquée en pleine négation des droits du citoyen, les dossiers empilés s’accumulent, les piles penchent, la préventive est de moins en moins l’assurance d’une culpabilité. Les prisonniers reconnus innocents s’en tirent avec un haussement d’épaule de l’administration, les recours deviennent inextricables, les indemnisations dérisoires, les erreurs judiciaires sont devenues dans l’opinion désabusée une discipline olympique. 

Si la France avait une médecine à l’image de sa justice, la longévité serait celle du Zimbabwe et notre vie aussi courte que les chèvres du moyen orient. 

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FRANCE-ITALIE, LA GUERRE DU JAMBON (IDENTITE NATIONALE 12)

Posté par provola le 19 janvier 2010

Poursuivant son effort de mémoire, contribuant ainsi à reconstituer les fondements de  » l’identité nationale », CNC retrouve les traces intellectuelles de ceux qui deviendront les fondateurs de l’Europe.  

En 1943, De Gaulle pensait déjà à faire payer à l’Italie son engagement  auprès d’Hitler, la forte imprégnation francophone de la vallée d’Aoste était un prétexte pour réclamer son rattachement à la France. Finalement il  ne lui eut pas été désagréable de gagner quelques arpents de territoire et d’apparaître dans la peau d’un  conquistador.

Voici quelques notes de ses carnets de mémoires:    

« Quant au Val-d’Aoste, nous aurions eu les meilleures raisons ethniques et linguistiques de nous l’assurer. Nous y rencontrerions d’ailleurs, lors de la venue de nos troupes, le désir presque général d’appartenir à la patrie française. Mais, comme pendant huit mois de l’année, les neiges du mont Blanc interrompent les communications entre la France et les Valdôtains dont l’existence est, de ce fait, liée à celle de l’Italie, nous avions pris le parti de ne pas revendiquer la possession de la Vallée. Il nous suffirait d’obtenir que Rome en reconnût l’autonomie »

Etrangement, De Gaulle nous explique que les neiges du Mont-Blanc furent un obstacle à l’annexion, il ne s’en était pas   aperçu auparavant… en fait l’opposition de la Grande Bretagne et des Etats-unis bloquèrent le processus plus que les neiges éternelles et empêchèrent le Général d’en faire un jambon, d’Aoste.

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ANDRE PROPRIETAIRE DE DROITE (IDENTITE NATIONALE 11)

Posté par provola le 19 janvier 2010

On est bien trop critiques envers la politique de De Funes, notre comique n’est pas ce monstre tant décrié. Il est le seul Président d’un grand pays industriel a avoir réussi le tour de force en période de crise économique de permettre l’accession à la propriété aux couches les plus défavorisées de la population et ceci dans les quartiers les plus huppés de la capitale.

André sans emploi a trouvé un chez lui au 77 Boulevard Raspail, 6 ème arrondissement, avant, avec la gauche, on l’obligeait à s’exiler au bois de Vincennes ou dans un foyer de banlieue. Maintenant il a droit à son bout de trottoir, il n’est pas embêté par la population car les riches sont respectueux de son intimité. Samedi, il faisait -5°C, à cette température, on met le thermos au fond du sac de couchage et ça en fait un excellent réchaud sans facture de gaz.

André ne demande rien, le balcon du premier étage est une bonne protection sauf quand le vent souffle du nord, alors, il suffit de se décaler de 30 cm. André m’a demandé pourquoi la République avait sorti ses beaux atours, je l’ai rassuré en soulignant que le Président de la Cour des comptes avait eu de belles funérailles et que les gens avaient bien pleuré.

André a versé une larme, ce n’est pas tous les jours qu’on touche de l’oeil une goutte de fraternité, il m’ a également dit que le boulevard était éclairé toute la nuit et qu’il était parfois gênant de ne pas pouvoir éteindre la lumière; mais il vaut mieux ça que le contraire. Il remercie les gens du quartier qui l’ont adopté comme un des leurs, c’est sans doute pour cela qu’il leur reste fidèle.

Parfois la gamine du cinquième étage descend son caniche qui ne veut pas quitter ses bras, le bitume a une drôle d’odeur en hiver.

André n’ a qu’un souci en tête depuis qu’il a intégré les quartiers chics, éviter de payer l’impôt sur la fortune.

  

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NANDA FILS DE GAULOIS (IDENTITE NATIONALE 10)

Posté par provola le 15 janvier 2010

         En touillant ma salade quotidienne sur le thème de l’identité nationale puisque notre gouvernement nous réclame une tambouille nauséabonde et sans saveurs, je tombe sur un témoignage (Luc Olinga pour « l’autre Afrik ») qui me parait être tombé tout droit de l a planète bon sens, météorite d’origine incontrôlée, passée inaperçue au contrôle des body-scanners de l’aéroport Charles de Gaulle:

arton183332e1831.jpg « Quand j’étais au collège, notamment en troisième, j’avais un camarade de classe qui s’appelait Nanda. C’était le dur de la classe. La tête de mule. Le caïd que personne ne voulait se mettre à dos. Disons que nous souhaitions tous appartenir à son cercle d’amis. A Nanda, on ne la lui racontait pas. Dans la cour de recréation, il se conduisait en chef de bande. Dans la salle de classe, Nanda était le chef. Il défiait constamment les enseignants. Il orchestrait les bavardages au grand dam des professeurs. Nanda était à l’origine de la plupart des incidents liés à l’ordre recensés dans la classe.  Nanda était le coupable idéal quand il y avait du grabuge. C’était toujours de sa faute. Il ne s’en défendait pas. C’est comme si ce rôle d’anarchiste ou de fouteur de merde était un costume qu’il aurait souvent rêvé d’endosser. Les enseignants l’avaient rebaptisé « un cas ». « Cet enfant est un cas » était devenu leur phrase favorite quand ils évoquaient Nanda. Ce raccourci verbal visait à faire de Nanda un être dérangé, un exclu, une sorte de désarticulé, qui menaçait la cohésion sociale. En fait, Nanda ne mettait en danger que l’équilibre qu’ils avaient prétendument instauré pendant leurs enseignements. Nanda sapait une autorité gagnée après bien des punitions infligées à quelques-uns d’entre nous. Combien de fois Nanda avait-il été convoqué chez le proviseur pour indiscipline ? Nanda avait parcouru tout le chemin des sanctions administratives : du simple avertissement à la traduction en conseil de discipline. Il ne devait plus sa présence au troisième trimestre qu’à une de ses tantes, qui était enseignante à l’école. Mais l’exclusion ne tarda pas. Elle arriva un matin après une énième mise en cause par le professeur de Français, alors que Nanda n’était pas l’auteur de l’agitation qui avait gagné la classe ce matin-là. Comme toujours quand il fut interpellé par l’enseignante, Nanda ne protesta pas. Il accepta la responsabilité d’un acte auquel il était étranger. De toute façon, le refrain était connu de tous : boucan, capharnaum = Nanda. Il était l’ivraie. 

« Etre français c’est avoir du sang français » 

Quelques années plus tard, je n’arrive pas à chasser Nanda de mes pensées quand je lis et entends les nombreux dérapages racistes proférés dans des salles où se tient le débat sur l’identité nationale, un peu partout en France. Pour ne retenir qu’un seul glissement, je citerai le « Etre français c’est avoir du sang français »… J’étais favorable à ce débat. J’ai toujours pensé qu’il aurait dû être lancé au lendemain de l’élection présidentielle de 2002 après que Jean-Marie Le Pen se fut qualifié pour le second tour. C’est pourquoi j’ai écarté d’un revers de main le fait qu’il soit une manoeuvre électoraliste vu qu’il est organisé à quelques semaines des élections régionales.  J’espérais qu’il allait inciter à un échange d’expériences ; permettre de se départir de la peur de l’autre ; instituer une plate-forme de dialogue dans une société où l’anathème, les outrages et les indignations sont facilement lancés. Je croyais que cette discussion pouvait diriger le phare sur le ’j’aime-pas-les Noirs-ou-les Arabes- mais toi tu es différent » maintes fois entendu et murmuré aussi bien dans la France d’en bas que dans la France d’en haut. J’avais pensé que ce racisme ordinaire serait enfin confronté à un quotidien quasi identique partagé par nombre de Français, quelle que soit leur origine. Ces Français pour la plupart malmenés par la crise économique et pour qui l’avenir n’est qu’incertitudes. « De ce débat sortiront les bénéfices des différences pour cimenter des aspirations communes », misais-je. L’Islam est réduit et jugé à l’aune de coutumes qualifiées de barbares. 

Mais cette conversation grandeur nature s’est transformée en procès de l’Islam. Les quelque 5 millions de musulmans de France sont au banc des accusés. Qu’ont-ils fait ? Rien, si ce n’est qu’ils pratiquent une religion différente de la majorité, et qu’à cette croyance sont accolées des traditions venant de certains peuples moyen-orientaux ou de pays du Maghreb. L’Islam est ainsi réduit et jugé à l’aune de ces coutumes qualifiées de barbares. L’audience s’est ouverte sur ce postulat. La plaidoyer a été rôdé comme une antienne : les musulmans, notamment les jeunes, représentent des risques pour la cohésion nationale. Ils ne veulent pas s’intégrer. Ils imposent la burqa ou le voile islamique aux femmes. Ce sont des dealers de drogue, des terroristes en puissance, des « barbus ». Ils nous (les bons Français de souche) détestent. Ils insécurisent nos quartiers, nos villes et nos villages. Ils grugent le système de solidarité sociale. Ils se démultiplient. Ils nous envahissent… La conclusion est binaire : soit ils deviennent comme nous, soit ils rentrent chez eux.  Plus frappant, l’accusation confond intégration et assimilation. Intégrer ou assimiler les « étrangers » est le débat qui aurait dû être lancé avec comme présupposé « Nous vous conseillons d’opter pour l’assimilation ». Car même si les 5 millions de musulmans français acceptaient de s’assimiler, on leur reprochera, à défaut de leur spiritualité, d’être « basanés ». Bref, il y aura toujours quelque chose.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir qu’aucune critique n’a jamais été formulée contre la communauté chinoise, qui vit entre elle et se mélange difficilement. A Paris, une partie du 13e arrondissement est appelée Chinatown. Pourtant, la question du refus de l’intégration ou d’une menace des valeurs dites « françaises » n’a jamais été évoquée en l’espèce, alors qu’on est devant un ghetto communautaire. 

La religion musulmane est devenue de facto le bouc émissaire  Du débat sur l’identité nationale en France, j’espérais voir voler en éclats les clichés et autres stéréotypes sur les « Français devenus », hélas ceux-ci ont encore fière allure. Cette discussion a tourné à l’obsession de l’Islam, qui alimente la peur de l’étranger. Un étranger qu’on tient à l’écart dans une tour de béton vétuste ou un quartier déshérité, à qui on reproche paradoxalement de ne pas s’intégrer, et quand il essaye de se mélanger, qu’on accuse de nombreux maux. Le musulman est la quintessence de cet étranger. C’est l’ennemi identifié.  Comme Nanda dans ma classe de troisième, accusé parfois à tort d’être à l’origine de tout trouble, dans la France d’aujourd’hui la religion musulmane est devenue de facto le bouc émissaire, chargé de tous les maux qui mettent en péril les valeurs nationales, ces valeurs qui sont censées forger le pays dit des droits de l’homme. »

Merci pour ces quelques mots sages que je concluerai par des phrases fredonnées de Cabrel:

« Des cardinaux en costume, et des donneurs de leçons, de que pais se trata , del mio no se puede, que vida , que triste »

De quel pays (raciste) parle -t-on, du mien ? Ce n’est pas possible, quelle vie, quelle tristesse.  

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CE SONT DES VEAUX (IDENTITE NATIONALE 9)

Posté par provola le 14 janvier 2010

Fiers de leur identité nationale, les bons Français commémorent De Gaulle ce grand homme qui fut un père, un sauveur, pour eux, qu’il considérait comme des veaux, le jour de son fameux appel du 18 juin 40. Il utilisa la première fois cette expression quand il apprit que l’armistice était signé avec Hitler et que les troupes allemandes étaient à Paris.

La petite famille était logée à l’hotel Connaught, un hotel 5 étoiles du plus grand luxe et le père éternel poursuivit la célèbre phrase par:

« Ils sont bons pour le massacre, ils n’ont que ce qu’ils méritent. »

Cette anecdote est rapportée par l’Amiral Philippe De Gaulle dans son livre « De Gaulle, mon père » 

On se souvient du film commémoratif sur la vie du Général, montrant les files de Londoniens faisant la queue devant les magasins munis de leurs tickets de rationnement et mélangeant ces images avec celles  de la famille De Gaulle se trouvant également sur les lieux de la pénurie de la capitale anglaise.

Sauf qu’à l’hotel Connaught nul besoin de tickets de rationnement. http://www.the-connaught.co.uk/

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L’APPEL DANS LE VIDE DU 18 JUIN (IDENTITE NATIONALE 8)

Posté par provola le 9 janvier 2010

     La République si prompte a expurger en apparence les relents de religiosité de la société, en reprend en fait les mêmes artifices pour encrer de gré ou de force ses hallucinations dans la mémoire collective. Les quatre dates fondatrices que sont la victoire du 11 nov 1918, le 18 juin 1940, le 8 mai 1945 sans oublier le 14 juillet 1789 en sont l’éclatante démonstration, il n’est que de débroussailler l’accumulation de forfaitures et de mauvaises herbes pour en élucider la tentative de supercherie.

Attachons nous ici à ce que fut l’appel du 18 juin, De Gaulle débarque à Londres le 17 et court quémander de l’aide à Churchill quatre semaines après avoir fait croire à tout le monde qu’à la bataille de Montcornet le 17 mai le colonel qu’il était encore avait été le seul à résister à la déferlante allemande. Moncornet est devenu comme par miracle pour De Gaulle le début de son entrée dans l’histoire alors qu’aux dires des forces allemandes (Guderian), cela n’a été que le lieu d’une pause café de 24 heures pour des troupes sur l’autoroute de Paris. Passons sur le mystère qui fait que d’une misérable débâcle, le bougre se retrouve tout auréolé, propulsé général et accueilli à la cour de Churchill. Celui-ci lui permet de lancer son appel le 18 juin à la BBC. Pensez donc, la BBC, connaissant la facilité des sujets du roi Sarko dans la langue de Shakespeare, en 2010, on peut facilement imaginer le nombre de Français en juin 40, mortifiés, désespérés, pendus à la radio en ce soir de juin 40 pour se brancher sur la… BBC pour écouter une annonce ni d’Adam ni d’Eve.

Là, la grande histoire se fout carrément de nous, tout juste l’épouse de De Gaulle et l’animateur vedette de la radio libre de l’époque, soucieux de ne pas laisser un blanc à la fin du discours étaient ils seuls attentifs.

Donc l’appel en fait n’a été entendu par personne disons le tout net,  on peut même ajouter que le discours se termine par: « Demain comme aujourd’hui je parlerai à la Radio de Londres ».

Sauf qu’on ne sait que depuis une vingtaine d’années que ce second appel, du 19 juin, dont on a rabattu les oreilles de la République pendant des décennies n’a jamais été diffusé tout simplement par ce que Churchill ne l’a pas permis et par ce qu’il n’a été rédigé que le 22 ou le 23, à l’hotel Connaught (voir l’article qui suit : identité nationale 9 CE SONT DES VEAUX).    

On est donc face à un appel qui n’a été entendu par personne et qui est pourtant censé avoir lancé les troupes de la résistance vers la conquête finale. Cette façon de tordre l’histoire est un système religieux de déformation du miroir des peuples, la République est une religion des mensonges nécessaires.

On est là au ras des pâquerettes et des mythes de la Bible , de l’ange Gabriel, de l’Arche de Noé et des Tables de la Loi.

Quelques lignes d’histoire pour vérifier mes dires:

Charles-de-Gaulle.org du 18 juin aux 18 juin:

« De l’Appel lui-même, d’abord, il a su faire un monument intangible. Si le texte en fut effectivement rédigé le 18 juin 1940, on sait depuis tout juste dix ans qu’il ne fut pas diffusé tel, le gouvernement britannique lui ayant imposé de sensibles remaniements. Quant à l’appel complémentaire du 19 juin ( » Au nom de la France, je déclare officiellement ce qui suit… « ), on a, depuis moins de temps encore, les preuves qu’il ne fut jamais prononcé et qu’il ne fut d’ailleurs pas rédigé avant le 22 ou le 23 juin. Il n’importe. Le général de Gaulle obtint néanmoins que ce soit le texte originel de son appel du 18 que publie la presse britannique du 19. C’est le texte originel du 18 ainsi que le texte non prononcé du 19 qui figurèrent ensuite dans les collections polycopiées des discours du Général conservées à Carlton Gardens, puis dans toutes les éditions des Discours et Messages à partir de 1941, les deux discours initiaux faisant seulement défaut dans les  » Archives écrites  » de la BBC. »

On peut souligner le « il n’importe », un véritable monument de la sémantique:

Quoi qu’il se soit passé, De Gaulle est un Dieu.

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LES FEMMES PEUVENT ATTENDRE (IDENTITE NATIONALE 8)

Posté par provola le 6 janvier 2010

La Révolution française interdit aux femmes toutes réunions politiques et les rassemblements à plus de CINQ dans la rue.

Sous Napoléon, l’adultère est considéré comme un délit pour les femmes punies de prison et d’une simple amende pour les hommes.

1945 1er vote des femmes aux élections municipales 

1965 le mari ne peut plus s’opposer à l’exercice d’une profession par sa femme.

1985 une loi assure l’égalité entre époux dans les régimes matrimoniaux.

2010 une étude scientifique anglaise dévoile que le point G n’existe pas et qu’il ne sert à rien d ‘essayer de trouver là quoi que ce soit. A moins que les Françaises… 

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LE PAYS DE L’EGALITE (IDENTITE NATIONALE 7)

Posté par provola le 5 janvier 2010

La seconde devise de la République: l’égalité.

Réveillon de la Saint-Sylvestre à 2010 € grands champagnes, vins et spiritueux, compris. 
Le ciel peint en trompe l’œil sur les plafonds de la luxueuse salle à manger du restaurant gastronomique de l’hôtel Ritz est toujours au beau fixe : rien d’étonnant quand on domine un cadre aussi luxueux avec tout ce qu’il faut de dorures de tentures et de lustres.

Un décor superbe, en parfaite harmonie avec la grande cuisine de Michel Roth, talentueux cuisinier qui a non seulement  été également consacré Meilleur Ouvrier de France et même Bocuse d’Or, mais qui a également été couronné de deux étoiles au Michelin 2009.Pour la saint-Sylvestre, ce brillant cuisinier à conçu ce superbe réveillon, certainement l’un des plus chics et des plus raffinés de Paris, à 2010 € par personne incluant ces grands champagnes, vins et spiritueux  : Champagne Dom Ruinart blanc de blanc, Meursault Charmes 1er cru Ballot Millot 2006, Corton Charlemagne Grand Cru  Domaine de la Vougeraie 2001, Château Haut Brion 1999, Madère Malvasia 30 ans d’âge, Champagne Cristal Roederer, Armagnac Ritz 1898.

Ci-dessous un aperçu de l’hotel du coeur:

http://www.youtube.com/watch?v=2jm75ZkLywY

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LES BONS FRANçAIS (IDENTITE NATIONALE 5)

Posté par provola le 4 janvier 2010

CNC ne pouvait pas continuer ainsi sans commémorer nos grands ambassadeurs en Helvétie, qui sacrifient leur existence au service de la République loin de notre Terre bien aimée, de l’autre coté du lac. Comme ça c’est fait:   

Les bons Français habitent en Suisse, l’air y est plus pur, les paysages y sont un enchantement pour les yeux.

Aznavour, Santoro , Tsonga, Forget, Leconte, Monfils, Gasquet, Prost, Alesi, Halliday, Patricia Kaas, Marie Laforêt, Nana Mouskouri, Killy, Adjani, Delon, Fabrice (animateur), Virenque,  Afflelou, Daniel Hechter, Corinne Bouygues (la soeur du pote du roi) sont du petit lait en comparaison des familles:

Peugeot (fortune estimée à 4,4milliards d’euros,22% dans PSA, participations dans Faurecia Seb Sanef Zodiac),

Benjamin de Rothschild (fortune 2,4 milliards d’euros),

Castel (2,4milliards d’euros) 1er producteur « français »de la filière vin, présent également dans les eaux minérales Thonon Saint-Yorre et Vichy Célestins et les bières « 33″ export, Castel beer, etc.

Weirtheimer, (2,4milliards d’euros, parfums Chanel),

Primat (1,8 milliards d’euros, Schlumberger pétroles),

Defforey et Fournier ( fondateurs de Carrefour, participation actuelle 5%),

Despature ( 1,5 milliards d’euros, Damart),  

Bich (1 milliard d’euros, stylo bic),

Lescure (1 milliard d’euros, groupe Seb, marques Seb, Tefal, Rowenta , Krups, Moulinex, Calor etc),

Mimran, ( 1 milliard d’euros, compagnie bancaire Afrique occidentale), Berda (600 millions d’euros, programmes télévisuels),

Hersant (600 millions d’euros, groupe de presse),

Reybier (500 millions d’euros),

Baud(450 millions d’euros, fondateur Leader Price, Franprix),

Taittinger ( 400 millions d’euros, champagne),

Zannier( 400 millions d’euros, numéro 1 dans l’habillement pour enfants, marques Kenzo, Kookaï,Oxbow),

Lejeune(300 millions d’euros, Jabre(250 millions d’euros, Zacharias (180 millions d’euros)

Selon le magazine Bilan, 200 000 Français résidents en Suisse pour raison fiscale pèsent environ 50 milliards d’euros.

 

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RACE IMPURE (IDENTITE NATIONALE 4)

Posté par provola le 3 janvier 2010

 Le thème de la race impure revient souvent durant la période de la Révolution si emblématique dans la définition de l’identité nationale; il est reprit ici par ce discours de Robespierre qui traite d’étrangers les anti-révolutionnaires corrompus ayant profité de l’ancien régime, en gros les rentiers, énarques, exilés fiscaux, grandes surfaces, grandes familles, suppôts du capital, profiteurs du régime, lèches-bottes du roi, courtisans en tous genres, partisans des monopoles, bonimenteurs médiatiques d’aujourd’hui:     

   » Il y a deux peuples en France.
          L’un est la masse des citoyens, pure, simple, altérée de justice et amie de la Liberté : c’est ce peuple vertueux qui verse tout son sang pour fonder la République qui en impose aux ennemis du dedans et ébranle les trônes des tyrans.
          L’autre est ce ramassis d’ambitieux et d’intrigants, c’est ce peuple babillard, charlatan, artificieux, qui se montre partout, qui persécute le patriotisme, qui s’empare des tribunes et souvent des fonctions publiques ; qui abuse de l’instruction que les avantages de l’ancien régime lui ont donnée, pour tromper l’opinion publique ; c’est ce peuple de fripons, d’étrangers, de contre-révolutionnaires hypocrites, qui se place entre le peuple français et ses représentants, pour tromper l’un et calomnier les autres, pour entraver leurs opérations, pour tourner contre le bien public les lois les plus utiles et les vérités les plus salutaires.
       Tant que cette race impure existera, la République sera malheureuse et précaire, C’est à vous de la délivrer par une énergie imposante et par un concert inaltérable.
        Ceux qui cherchent à nous diviser, ceux qui arrêtent la marche du gouvernement, ceux qui le calomnient tous les jours près de vous par des insinuations perfides, ceux qui cherchent à former contre lui une coalition dangereuse de toutes les passions funestes, de tous les amours-propres irascibles, de tous les intérêts opposés à l’intérêt public, sont vos ennemis et ceux de la Patrie ; ce sont les agents de l’étranger.  »  (Discours du 26 mai 1794) 

Le texte de la Marseillaise ( « qu’un sang impur abreuve nos sillons ») si controversé et catalogué comme un supposé chant patriotique à l’encontre des forces de l’étranger, thème cher à nos lepenistes actuels de droite ou de gauche, s’adresse avant tout aux vrais ennemis de la Révolution, c’est à dire  aux profiteurs du système du dedans (« les ennemis du dedans »), ceux que l’on pourrait définir les « bons Français ».

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