RETOUR AUX SOURCES

Posté par provola le 12 janvier 2010

1974, campagne présidentielle, René Dumont lance un pavé dans la mare, l’appel de 74 en quelque sorte. Si tous les bons écolos de la première heure qui se respectent se souviennent encore vaguement qui fut le premier français à marcher sur la planète environnement, qui se souvient encore de ce discours fondateur? Il est parfois bon de revenir aux sources de la pensée , au début du commencement du Verbe.

Que disait René Dumont un verre d’eau à la main, il y a 36 ans ?  

On est en pleine campagne présidentielle de 1974, les deux leaders sont Giscard d’Estaing le baron de Clermont Ferrand, l’autre est Mitterrand le baron de Latché, Dumont arrive comme un cheveux sur la soupe , d’aucuns s’étranglent, d’autres sourient et trinquent à l’invitation de l’hurluberlu de service , un verre de pinard trop plein d’illusions ou à moitié vide de Whiskies selon l’origine sociale. Pierre Messmer vient de lancer la France dans un programme nucléaire qui engage la planète sur des millénaires:

« Tous ces amis sont venus me chercher pour me présenter aux présidentielles au nom du Mouvement Ecologique. Jusqu’à présent, tout ce que pouvaient faire les écologistes, c’était d’aller frapper à la porte des candidats en leur disant, dites donc, soyez gentils, tenez compte de la gravité de la situation. Les candidats nous répondaient : « Oh ! Combien vous avez raison », et dès que nous avions tourné le dos, ils oubliaient tout ce que nous leur avions dit. … Je suis en ce moment le porte-parole parce qu’il en fallait un, mais je ne suis pas le leader. Mais pour le mouvement écologique, je fais un petit testament dans lequel je lui conseille de se structurer pour continuer un groupe ayant une possibilité de pression politique. Je ne dis pas la forme à trouver, mais cette action politique est destinée à faire un projet révolutionnaire de changement total de la société, condamnant l’économie de profit, l’économie capitaliste. Il n’y a pas de défense écologique qui ne passe par une solution politique. »
 

Extrait, cette fois, de son discours de candidature : « Soyons clairs: un progrès dont la rançon est si lourde, pour notre santé, pour nos enfants, pour les travailleurs, n’est pas le progrès. La croissance n’a pas supprimé les inégalités en France: elle les a accentuées ».

Là, c’est dit, pas de compromis possible avec l’économie consumériste, qui sous entend la croissance à tout crin, le geste salvateur est le pied sur le frein des gabegies, l’autre pointé sur l’accélérateur à neurones.    

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L’APPEL DANS LE VIDE DU 18 JUIN (IDENTITE NATIONALE 8)

Posté par provola le 9 janvier 2010

     La République si prompte a expurger en apparence les relents de religiosité de la société, en reprend en fait les mêmes artifices pour encrer de gré ou de force ses hallucinations dans la mémoire collective. Les quatre dates fondatrices que sont la victoire du 11 nov 1918, le 18 juin 1940, le 8 mai 1945 sans oublier le 14 juillet 1789 en sont l’éclatante démonstration, il n’est que de débroussailler l’accumulation de forfaitures et de mauvaises herbes pour en élucider la tentative de supercherie.

Attachons nous ici à ce que fut l’appel du 18 juin, De Gaulle débarque à Londres le 17 et court quémander de l’aide à Churchill quatre semaines après avoir fait croire à tout le monde qu’à la bataille de Montcornet le 17 mai le colonel qu’il était encore avait été le seul à résister à la déferlante allemande. Moncornet est devenu comme par miracle pour De Gaulle le début de son entrée dans l’histoire alors qu’aux dires des forces allemandes (Guderian), cela n’a été que le lieu d’une pause café de 24 heures pour des troupes sur l’autoroute de Paris. Passons sur le mystère qui fait que d’une misérable débâcle, le bougre se retrouve tout auréolé, propulsé général et accueilli à la cour de Churchill. Celui-ci lui permet de lancer son appel le 18 juin à la BBC. Pensez donc, la BBC, connaissant la facilité des sujets du roi Sarko dans la langue de Shakespeare, en 2010, on peut facilement imaginer le nombre de Français en juin 40, mortifiés, désespérés, pendus à la radio en ce soir de juin 40 pour se brancher sur la… BBC pour écouter une annonce ni d’Adam ni d’Eve.

Là, la grande histoire se fout carrément de nous, tout juste l’épouse de De Gaulle et l’animateur vedette de la radio libre de l’époque, soucieux de ne pas laisser un blanc à la fin du discours étaient ils seuls attentifs.

Donc l’appel en fait n’a été entendu par personne disons le tout net,  on peut même ajouter que le discours se termine par: « Demain comme aujourd’hui je parlerai à la Radio de Londres ».

Sauf qu’on ne sait que depuis une vingtaine d’années que ce second appel, du 19 juin, dont on a rabattu les oreilles de la République pendant des décennies n’a jamais été diffusé tout simplement par ce que Churchill ne l’a pas permis et par ce qu’il n’a été rédigé que le 22 ou le 23, à l’hotel Connaught (voir l’article qui suit : identité nationale 9 CE SONT DES VEAUX).    

On est donc face à un appel qui n’a été entendu par personne et qui est pourtant censé avoir lancé les troupes de la résistance vers la conquête finale. Cette façon de tordre l’histoire est un système religieux de déformation du miroir des peuples, la République est une religion des mensonges nécessaires.

On est là au ras des pâquerettes et des mythes de la Bible , de l’ange Gabriel, de l’Arche de Noé et des Tables de la Loi.

Quelques lignes d’histoire pour vérifier mes dires:

Charles-de-Gaulle.org du 18 juin aux 18 juin:

« De l’Appel lui-même, d’abord, il a su faire un monument intangible. Si le texte en fut effectivement rédigé le 18 juin 1940, on sait depuis tout juste dix ans qu’il ne fut pas diffusé tel, le gouvernement britannique lui ayant imposé de sensibles remaniements. Quant à l’appel complémentaire du 19 juin ( » Au nom de la France, je déclare officiellement ce qui suit… « ), on a, depuis moins de temps encore, les preuves qu’il ne fut jamais prononcé et qu’il ne fut d’ailleurs pas rédigé avant le 22 ou le 23 juin. Il n’importe. Le général de Gaulle obtint néanmoins que ce soit le texte originel de son appel du 18 que publie la presse britannique du 19. C’est le texte originel du 18 ainsi que le texte non prononcé du 19 qui figurèrent ensuite dans les collections polycopiées des discours du Général conservées à Carlton Gardens, puis dans toutes les éditions des Discours et Messages à partir de 1941, les deux discours initiaux faisant seulement défaut dans les  » Archives écrites  » de la BBC. »

On peut souligner le « il n’importe », un véritable monument de la sémantique:

Quoi qu’il se soit passé, De Gaulle est un Dieu.

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LES FEMMES PEUVENT ATTENDRE (IDENTITE NATIONALE 8)

Posté par provola le 6 janvier 2010

La Révolution française interdit aux femmes toutes réunions politiques et les rassemblements à plus de CINQ dans la rue.

Sous Napoléon, l’adultère est considéré comme un délit pour les femmes punies de prison et d’une simple amende pour les hommes.

1945 1er vote des femmes aux élections municipales 

1965 le mari ne peut plus s’opposer à l’exercice d’une profession par sa femme.

1985 une loi assure l’égalité entre époux dans les régimes matrimoniaux.

2010 une étude scientifique anglaise dévoile que le point G n’existe pas et qu’il ne sert à rien d ‘essayer de trouver là quoi que ce soit. A moins que les Françaises… 

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RACE IMPURE (IDENTITE NATIONALE 4)

Posté par provola le 3 janvier 2010

 Le thème de la race impure revient souvent durant la période de la Révolution si emblématique dans la définition de l’identité nationale; il est reprit ici par ce discours de Robespierre qui traite d’étrangers les anti-révolutionnaires corrompus ayant profité de l’ancien régime, en gros les rentiers, énarques, exilés fiscaux, grandes surfaces, grandes familles, suppôts du capital, profiteurs du régime, lèches-bottes du roi, courtisans en tous genres, partisans des monopoles, bonimenteurs médiatiques d’aujourd’hui:     

   » Il y a deux peuples en France.
          L’un est la masse des citoyens, pure, simple, altérée de justice et amie de la Liberté : c’est ce peuple vertueux qui verse tout son sang pour fonder la République qui en impose aux ennemis du dedans et ébranle les trônes des tyrans.
          L’autre est ce ramassis d’ambitieux et d’intrigants, c’est ce peuple babillard, charlatan, artificieux, qui se montre partout, qui persécute le patriotisme, qui s’empare des tribunes et souvent des fonctions publiques ; qui abuse de l’instruction que les avantages de l’ancien régime lui ont donnée, pour tromper l’opinion publique ; c’est ce peuple de fripons, d’étrangers, de contre-révolutionnaires hypocrites, qui se place entre le peuple français et ses représentants, pour tromper l’un et calomnier les autres, pour entraver leurs opérations, pour tourner contre le bien public les lois les plus utiles et les vérités les plus salutaires.
       Tant que cette race impure existera, la République sera malheureuse et précaire, C’est à vous de la délivrer par une énergie imposante et par un concert inaltérable.
        Ceux qui cherchent à nous diviser, ceux qui arrêtent la marche du gouvernement, ceux qui le calomnient tous les jours près de vous par des insinuations perfides, ceux qui cherchent à former contre lui une coalition dangereuse de toutes les passions funestes, de tous les amours-propres irascibles, de tous les intérêts opposés à l’intérêt public, sont vos ennemis et ceux de la Patrie ; ce sont les agents de l’étranger.  »  (Discours du 26 mai 1794) 

Le texte de la Marseillaise ( « qu’un sang impur abreuve nos sillons ») si controversé et catalogué comme un supposé chant patriotique à l’encontre des forces de l’étranger, thème cher à nos lepenistes actuels de droite ou de gauche, s’adresse avant tout aux vrais ennemis de la Révolution, c’est à dire  aux profiteurs du système du dedans (« les ennemis du dedans »), ceux que l’on pourrait définir les « bons Français ».

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DE GAULLE, LA MEMOIRE SELECTIVE (IDENTITE NATIONALE 2)

Posté par provola le 30 décembre 2009

CNC va profiter de la nouvelle année pour apporter sa contribution au débat lancé par le gouvernement sur l’identité du coq et la nation du poulailler, de temps à autre, nous nous accorderons un drink au chlore au bord de la piscine,  ou’ la chair de poule et l’argent sale sont souvent l’indice d’une eau glacée, ou’ les vergetures nationalistes sont une raison pour tourner la tête.  

Pierre milliaire de l’ identité nationale, la manifestation du 17 octobre 1961 fait partie des journées historiques enveloppées d’un brouillard épais.

En juillet 1961, Maurice Papon reçoit des mains de De Gaulle la croix de commandeur de la légion d’honneur. Le général récompense ainsi le chef de gare de la déportation.

Le 17 octobre de la même année, une manifestation organisée par le FLN, Front de Libération Nationale algérien en faveur de l’indépendance est réprimée de façon sanglante dans Paris. Papon préfet de police est à la manoeuvre, …à la baguette. Des centaines d’Algériens ( le chiffre exact fait toujours débat) sont tués par les forces de l’ordre dirigées par Papon, certains d’entre eux sont jetés dans la Seine.

On sait très peu de choses sur la réaction des plus hauts dirigeants au sujet de ce 17 octobre, De Gaulle ne fit pas mention de ces évènements dans ses mémoires .  Sans doute était-il perdu dans ses pensées.

Bien sûr Papon est un salaud, mais quand on a dit ça, on a rien dit , on sauve les meubles et on égratigne surtout pas la République; mais De Gaulle est un héros et avec tous les fusibles de circonstance et les subterfuges historiques, le mensonge national peut rester allumé (cliquez sur le lien ci-dessous, manifestation de février 2007 contre l’oubli))

http://www.dailymotion.com/video/x18vo6_contre-loubli-du-17-octobre-1961-a_news

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LEVE TOI ET ENLEVE TES GANTS

Posté par provola le 11 novembre 2009

Deux jours après le mur, l’insulte à la mémoire continue, d’abord un mensonge d’état, puis une attitude digne des quartiers de haute sécurité.  

Commémoration du 11 novembre, Sarko ramène Angela de Berlin pour effacer les traces du couac du mur, la flamme réchauffe les plats du souvenir et l’étalage de sincérité évite au protocole de se prendre une veste . 

On rappelle les morts-vivants, on se souvient du rital, l’ immigré qui malheureusement est l’ultime poilu à avoir cassé sa pipe, au pays des fanions, la présence des Besson  eut été mal perçue. On fait dans le mélodrame:

« Que la France et l’Allemagne ne connaissent plus jamais la guerre »

Sauf qu’ au moment ou’ ces paroles sont dites, les deux pays mènent en Afghanistan une guerre tribale à coups de drônes et de mitraille à la recherche d’une illusoire pacification des âmes.  Sont là exposées au grand jour toutes les contradictions du discours qui n’est qu’un tour de passe-passe.  

Les vétérans qui se sont trompés de guerre goûtent du courant d’air sous un arc de froidure, droits comme des pics ils se contentent d’être là comme des lampions en berne. Carla est la seule à avoir droit à une chaise, étant sans doute la seule à avoir droit d’être fatiguée, de naissance. Tout le monde salue debout les allongés, elle toujours assise, se froisse les fesses en opinant du chef.

Carla embrasse François qui en ce jour férié se souvient du premier ministre, qui embrasse Angela , qui embrasse Nicolas.

Quelques pognes serrées rapprochent le peuple de la démocratie, Carla n’enlève pas ses gants comme une gifle à la bienséance. On ne sait jamais, le virus H1N1 se cache peut-être sur les mains tendues.

On ne demande pas à la république de retirer les cuirs de la royauté.

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FRAIS DE BOUCHE

Posté par provola le 25 octobre 2009

La vie à l’Elysée, ancienne résidence de Jeanne Antoinette Lenormant d’Etiolles née Poisson, marquise de Pompadour a gardé Dieu soit loué ses fastes d’antan. Résidence de la favorite du roi Louis XV et  garde-chiourme des putains attitrées, le palais présidentiel autrefois hôtel d’Evreux( n’y voyez aucune allusion , c’est ainsi qu’il se nommait) était un  havre de suave élégance, de confort feutré, ce qui se dit maintenant glamour, galipette républicaine et romanesque perversion . 

La Pompadour regrettant la moiteur des lieux Elyséens ne put d’ailleurs résister à l’air glacial de Versailles et y contracta une pneumonie fatale. C’est sans doute la raison pour laquelle les présidents ont choisi de rester sur les bords des Champs fleuris de la capitale plutôt que de s’expatrier dans les Yvelines à la merci des vents des révolutions. 

Heureusement rien n’a changé pour le couple Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa et Carla Gilberta Bruni Tedeschi, représentants du peuple de France, le train de vie n’a pas pris la direction de la gare du nord, les lustres éclairent les parquets lustrés, qu’on en juge:

Décoration florale annuelle pour l’appartement de 300 m2 de sa majesté: 280 000 €

Vins Champagne et spiritueux, 1 million d’euros, 61 voitures de courtoisie, 8 avions , 6 falcon et deux airbus, le plus récent ayant coûté 60 millions d’euros a été nommé Carla, 957 employés au service du Président, le double de Buckingham Palace,  44 chauffeurs, 87 cuisiniers pour un service 24H sur 24 h , on ne sait jamais si la belle a envie d’un sandwich en pleine nuit. Budget du Palais de la république : 112 millions d’euros, en monnaie constante du temps de De Gaulle, on en était à 2 millions d’ euros.

Augmentation du salaire du Président sous Sarko : 172%, salaire 250000 euros alors que De Funes n’a aucuns frais.

La dernière trouvaille est le piston de l’Epad pour le dauphin en mal de magasins Darty, rien que de la logique de cour en quelque sorte. 

Rien de nouveau sous le ciel étoilé de la république du roi.

 

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OPA PERMANENTE

Posté par provola le 19 septembre 2009

Le 9 janvier 2008 , Sarko avait déjà proposé « d’oublier un peu le PIB, piètre mesure des performances des pays », il remet le couvert ce 14 septembre 2009 ; »le PIB n’est pas erroné en soi , mais utilisé de façon erronée »

Sarko avait parlé à l’époque de « politique de civilisation » et avait demandé à la commission Stiglitz composée de 22 experts de plancher sur l’utilisation de nouveau indicateurs économiques .  Cette faculté d’absorption permanente des idées d’autrui pour en réalité n’en rien faire que de les jeter après les avoir exploitées est tout simplement effarante .Dieu est tout à la fois mortel et éternel , pieux et sadique à volonté. On ne peut attaquer le Sarkosisme qu’en s’attaquant à sa manière d’exploiter la sémantique de ses adversaires; ou de ses faire valoir . Le Sarkosisme est une communication à ciel ouvert , on débite à la vitesse du son de telle manière que personne n’y comprendra quoi que ce soit , il suffit que cela occupe les titres, on passe à la nouvelle idée avant même qu’on ait eu le temps de savoir si la précédente avait une chance d’améliorer le sort des électeurs de droite de ce pays.

L’histoire du PIB est une illustration ultime de cette logique de guerre des mots. La remise en cause du PIB date de Kennedy, pas John, Robert .

Le discours anti-PIB  de Robert date du 18 mars 1968, université du Kansas 3 mois avant son assassinat.

En voici les lignes maîtresses:

«   Nous ne trouverons jamais une fin pour la nation ou une satisfaction personnelle dans la poursuite du bien-être économique, dans le fait de vouloir amasser des biens terrestres.Nous ne pouvons non plus mesurer l’esprit national sur la base de l’indice DOW JONES, ni les succès du pays sur la base du PIB. Le PIB comprend également la pollution et la publicité pour les cigarettes, les ambulances qui dégagent les charniers d’autoroutes lors des retours de week-end.Le PIB tient compte des serrures et les verrous qui protègent nos maisons mais aussi les prisons pour ceux qui essayent de les forcer.Il comprend les programmes télévisés qui valorisent la violence pour vendre des produits violents à nos enfants.Il comprend la production de NAPALM, des missiles et des têtes nucléaires.

Le PIB ne tient pas compte de la santé de nos familles , de la qualité de leur éducation et de la joie des moments de divertissement. »

Robert Kennedy fut assassiné peu de temps après avoir prononcé ces paroles, il semble subsister dans les méandres stratégiques du discours sarkosien.  

 

 

  

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A L’EAU LA LUNE

Posté par provola le 20 juillet 2009

40 ans qu’on a perdu la lune , enfin son message. On y avait cru pourtant, finies les différences , les races , tous nous étions là , en direct de l’espace , lors de l’alunissage du LEM , l’engin s’étant posé sur le sol du satellite naturel de la terre.

Kubrick nous l’avait confirmé dans son film  » 2001 odyssée de l’espace », les ordinateurs nous enverraient tous unis (non sans quelques aléas qui annonçaient la libération des terminators) un peu plus tard, auprès de Dieu le Père du coté de Jupiter .

Et puis patatras, les promesses d’une humanité pacifiée et tout entière tournée vers une utopique destination s’évanouirent dans le vacarme  des désillusions.

La lune était en fait l’ultime frontière , que pourraient dorénavant nous apporter les inutiles escapades sur Mars ou Vénus ?

On estima un instant que ce débarquement spatial resterait comme l’évènement marquant de l’histoire du vingtième siècle, on oublia les guerres mondiales , le Viet-Nam et la guerre froide. Herbert Van Braun créateur des V2 avait su se convertir en bienfaiteur en concevant la fusée Saturne 5 , le plus grand propulseur inter-galactique jamais imaginé.

Pendant quelques heures l’humanité vécut à l’unisson comme si l’orbite était atteinte d’une conscience collective planétaire, force est de constater que la réalité retomba vite  comme une immense chape de plomp , le Club de Rome et ses sombres prévisions s’étant chargé de tirer le signal d’alarme dans les mois qui suivirent.

Il reste que les quelques heures de rêve d’une humanité débarrassée de ses réflexes guerriers et nationalistes resteront gravées dans la mémoire des centaines de millions d’ heureux aventuriers de l’univers, elles sont la preuve qu’une puissance salvatrice peut à tout moment émerger du néant et nous permettre d’affronter les échéances globales menaçant la vie sur terre.  

 

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L’ETERNITE MOINS 50 ANS

Posté par provola le 10 mars 2009

A l ‘aube de cette année 1959 durant le grand festival religieux qui suivait le Nouvel An Tibétain , tandis que le Dalai Lama se préparait à passer ses derniers examens monastiques, il fut invité à une représentation théatraleau quartier général des troupes chinoises. Cette invitation transmise par deux officiers subalternes déclencha un vent de panique.  Les Chinois signifièrent au Lama qu’il devait s’y rendre seul et non armé. La population comprit que le Dalai Lama allait être emprisonné ou même emmené de force à Pékin , elle se réunit en quelques heures devant le Palais d’été , bien décidée à l’empêcher de se rendre à cette représentation.

En cette matinée du 10 mars , près de 30 mille personnes étaient assemblées devant le Palais, le Norbulingka, criant des slogans hostiles aux Chinois. Certaines personnalités considérées comme prochinoises furent malmenées en essayant de pénétrer dans le Palais et bientôt la foule élut un comité de libération du Tibet composé de 70 membres qui ,le soir même déclara officiellement la guerre à la Chine.

Le Dalai Lama ne se rendit pas au camp chinois, pendant les jours qui suivirent , retenu en fait prisonnier par ses propres fidèles au Palais d’Eté , il négocia avec le général  en chef de la garnison chinoise pour tacher d’éviter l’affrontement qui semblait imminent.Le 17 mars le souverain et quelques membres de son cabinet et de sa famille quittèrent le Palais d’Eté à la faveur de la nuit .

A Lhassa , la foule ignorait le départ du Dieu -Roi et elle se préparait à le protéger . Le 19 mars, les Chinois bombardèrent la Norbulingka. En quelques minutes , toute la ville fut sur le pied de guerre et se rua vers le Palais d’Eté pour sauver le Dalai Lama. Les tanks chinois enfoncèrent les portes du Jokhang le temple le plus sacré du Tibet . Des milliers de morts jonchaient les rues lorsque le bruit des armes à feu s’interrompit.  

Les Chinois déclarèrent que le Dalai Lama avait ét enlevé par des réactionnaires et installèrent un gouvernement fantoche.

Ainsi s’acheva la révolte de Lhassa. Nombreux furent ceux qui choisirent l’exil à la suite du Dalai Lama , beaucoup commencèrent le combat pour la liberté qui dure depuis cinquante ans. Le combat de notre liberté.

(Documentation: « Les chevaux du vent  » Jérome Edou- René Vernadet) 

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ASSEMBLEE DU PEUPLE

Posté par provola le 19 décembre 2008

Que de chemin parcouru par ce fleuve de la République, tumultueux au roulis dictatorial, que de méandres , palabres discordantes de la manipulation partisane, aux cascades de polémiques, imperturbable charivari de pesticides, nourrie de fausses septiques, faux semblants de démocratie, réchauffée par l’irruption intempestive du lit bouillonnant des centrales nucléaires et son cortège d’enterrement du consensus électoral.

Il est parfois nécessaire pour la compréhension des modèles conceptuels de reparcourir le long fleuve à l’envers , de remonter la pensée sur l’organisation des communautés, à la recherche de la source des raisonnements, l’eau ainsi retrouve sa pureté originelle, sa  cristalline minéralité.

La monstruosité parlementaire actuelle, combinat d’un  concours pour  pachydermes sumotoris et d’un Parlement  de rejetons capricieux ne trouverait grâce qu’une fraction de seconde à l’aune des mentalités insurrectionnelles des preneurs de la Bastille. Un Sénat au rythme de sénateurs et ce n’est pas peu dire, une Assemblée de rentiers de la réélection voilà le fardeau qui nous est donné d’accepter dans notre simulacre de Démocratie.

Revenons aux sources du Nil bleu de la pureté sociale dans une aventure salutaire à la recherche du Graal constitutionnel. 

Flash-back de 2 siècles , Robespierre , de la ré-éligibilité des députés:

« (En tant que membres de l’assemblée actuelle), nous n’avons ni le droit ni la présomption de penser qu’une nation de 25 millions d’hommes, libre et éclairée est réduite à l’impuissance de trouver facilement 720 défenseurs qui nous vaillent…

quant aux prétendus guides qu’une assemblée pourrait transmettre à celles qui la suivent, je ne crois pas du tout à leur utilité…ce n’est point dans l’ascendant que prennent les orateurs qu’il faut placer le bien public, mais dans les lumières et le civisme de la masse des assemblées représentatives…

J’ai de la confiance en des représentants,qui ,ne pouvant étendre au delà de deux ans les vues de leurs ambitions, seront forcés de la borner à la gloire de servir leur pays et l’humanité, de mériter l’estime et l’amour des citoyens dans le sein desquels ils sont sûrs de retourner à la fin de leur mission…

je me défierais de ceux qui, pendant quatre ans, resteraient en but aux caresses, aux séductions royales, à la séduction de leur propre pouvoir, enfin à toutes les tentations de l’orgueil et de la cupidité. »

Évidemment. 

Quel désastre ! Venez voir ce que nous avons fait de votre tête M.Robespierre.

Palais Bourbon triste plaine, Waterloo de l’intérêt général, royaume de consanguinité, Palais du Luxembourg , principe du droit de cuissage sur les administrés, ligne de démarcation du bien public , deux assemblées qui ne sont que croisements de chaises musicales et de fauteuils vissés aux fesses, rentes à base de  compromissions légales, jonglage cirquaïque à l’ubiquité permanente, utilisation partiale du verbe , gaspillage des deniers de la République, accaparation  à titre privé du débat national,

Asservissement au Roi.  

 

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