17 octobre 1961, 51 ans de mémoire sélective (les réactions)

Posté par provola le 20 octobre 2012

Article accepté à la publication sur Agoravox

 

Par VICTOR LAZLO 19 octobre 18:32 VICTOR LAZLO 17 octobre 1961, 51 ans de mémoire sélective (les réactions) dans HISTOIRE donateur-d876a

Bonjour, 

Encore un article sur le 17 octobre 61 !
Je voulais juste souligner, dans la lignée de ce que dit plus haut Fergus, que les Algeriens n’ont pas été les seuls à « bénéficier » des brutalités policiéres et autres à cette époque :
Entre le massacre de la rue d’Isly , le bombardement de Bab El Oued, et les militants de l’OAS torturés et liquidés au coin du bois, et le reste, d’une maniére generale l’époque n’était pas à la tendresse.
Et pour ce qui est de la Gauche « européenne » ça n’a pas été « doux » non plus (voir Charonne).
Les responsables de l’époque, De Gaulle en tête, ont navigué à vue…Du moins ont-ils réussi à finir cette guerre, ce qui n’avait rien d’évident. Même s’ils l’ont « mal » finie : le génocide des Harkis, l’exode des Pieds Noirs, les massacres d’Oran et d’ailleurs en font foi.
Si De Gaulle était le « bourreau » que vous imaginez, il n’aurait pas hésiter à bombarder le Quartier Latin et Nanterre en 68…
De Gaulle aurait pu faire mieux, sans doute. Les quelques ouvrages que j’ai lu sur cette guerre ne le démontrent pas….
 
 

 

Par morice 20 octobre 00:15 morice

Si De Gaulle était le « bourreau » que vous imaginez, il n’aurait pas hésiter à bombarder le Quartier Latin et Nanterre en 68…

vous ignorez beaucoup de choses, visiblement.
il est allé faire quoi en hélico, vers Baden Baden, DeGaulle ?
Aller voir Massu.
et il faisait quoi Massu ?
Il marchait sur Paris avec des chars.
« Il convient de préciser que dès le 11 Mai Messmer ministre des armées a décidé sur ordre du premier ministre de mettre en alerte des unités de l’armée. Cette même armée qui se prêtera au rôle de « briseuse de grève » en assurant le contrôle aérien et les transports dits « prioritaires » (courrier et personnes) ainsi que les services de voierie, les transports en commun, le contrôle douanier et même l’inhumation des morts. La garde des émetteurs de l’ORTF échoit également à l’armée en appui à la gendarmerie. Le 30 Mai, des chars convergent vers Paris ainsi que des automitrailleuses ; des troupes sont mobilisées autour de Paris (à l’ouest de Versailles et à Satory où furent enfermés tant de Communards, dont Louise Michel – et où tant furent fusillés -, tout un symbole…) »
Ça, tout le monde le sait. Sauf vous, visiblement….
 
 

 

Par morice  20 octobre 00:08 morice

Papon a toujours été le vide-ordures qui arrange tout le monde, s’attaquer à lui fait bon genre et surtout permet à la Cinquième République de se dédouanner à bon compte, de se décharger d’un maximum de casseroles encombrantes.

vous rigolez ? Papon n’a pas été inquiété avant 1981…. franchement, ce torchon est à gerber, car vous laissez croire qu’on ne dénonce qu’un sous-fifre : OR c’était BIEN Papon le responsable principal, que DeGaulle engueulera juste après !
vous auriez eu un peu plus de curiosité, vous seriez allé voir 6 ans seulement après, ou un Grimaud, à la place d’un Papon évitera tout bain de sang à Paris… alors qu’il avait les mêmes policiers sous ses ordres. Les ordres sont bien venus de Papon, qui voulait venger les morts de policiers du FLN à « un contre dix ».
De Gaulle a laissé faire, car c’était ça ou un PUTSCH, ce que des HISTORIENS nous ont DEMONTRE.

Cette question est en fait la seule qui vaille quand on désire réellement faire acte de repentance. 

Vous n’avez donc RIEN compris à ce que vient de faire Hollande alors ; car ce qu’il a dit c’est que c’était un pays et sa police qui était responsable : ce qui signifie aussi son POUVOIR. Et DONC aussi DeGaulle.

« On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations »
 
 

 

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17 OCTOBRE 1961, 51 ANS DE MÉMOIRE SÉLECTIVE

Posté par provola le 18 octobre 2012

17 OCTOBRE 1961, 51 ANS DE MÉMOIRE SÉLECTIVE  dans HISTOIRE jdpChaine0619_maurice-papon-itineraire-d-un-homme-d-ordre_infrarouge_france-2_1

 Papon, Pompidou, De Gaulle.

                                 Hollande s’y est aussi cassé les dents, en voulant faire acte de contrition, il a refusé de monter aussi haut que le devait le devoir de mémoire, c’est à dire jusqu’à De Gaulle lui-même, Papon jouant le fusible de service.

Daniel Mermet également, sur France Inter nous a rappellé la manifestation du 17 octobre 1961, Papon est cité trente fois, dans l’émission « là-bas si j’y suis », Michel Debré est cité, mais de De Gaulle pas de traces, on ne touche pas à De Gaulle, le Dieu de la République… si même « Là-bas si j’y suis » s’y met, on est mal barrés… 

Les autres médias y vont de leurs larmes empreintes de boboserie.

Si l’on a le droit de déboulonner les statues on a aussi le droit d’égratigner les amis, j’ai même le droit parfois de me trouver con.

Pierre milliaire de l’ identité nationale chère à ce comique de feu Besson, la manifestation du 17 octobre 1961 fait partie des journées historiques enveloppées d’un brouillard épais.

En juillet 1961, Maurice Papon reçoit des mains de De Gaulle la croix de commandeur de la légion d’honneur. Le général récompense ainsi le chef de gare de la déportation.

La torture est employée à grande échelle dans les caves d’ hôtels parisiens pour extirper des informations sur le FLN, Michel Debré Premier Ministre Ministre et Papon, Préfet de Paris sont mis à contribution, officiellement, étonnamment, mystérieusement, De Gaulle est tenu à l’écart. Pourtant, comment peut-on ne pas comprendre que le Président omnipotent est à l’origine de cette politique âprement sécuritaire ?

Le 17 octobre de la même année, une manifestation organisée par le FLN, Front de Libération Nationale algérien en faveur de l’indépendance est réprimée de façon sanglante dans Paris. Papon préfet de police est à la manoeuvre, …à la baguette. Des centaines de Franco-Algériens ( le chiffre exact fait toujours débat) sont tués par les forces de l’ordre dirigées par Papon, certains d’entre eux sont jetés dans la Seine.

On sait très peu de choses sur la réaction des plus hauts dirigeants au sujet de ce 17 octobre, De Gaulle ne fait pas mention de ces évènements dans ses mémoires. Sans doute était-il perdu dans ses pensées.

Bien sûr Papon est un salaud, mais quand on a dit ça, on n’a rien dit, on sauve les meubles et on n’égratigne surtout pas la République; De Gaulle est la figure sanctifiée, un héros au dessus de tous soupçons. Avec tous les fusibles de circonstance et les subterfuges historiques, le mensonge national doit perdurer à tous prix.

Papon a toujours été le vide-ordures qui arrange tout le monde, s’attaquer à lui fait bon genre et surtout permet à la Cinquième République de se dédouanner à bon compte, de se décharger d’un maximum de casseroles encombrantes.

Car enfin, à qui fera-t-croire que De Gaulle n’était pas au courant de se qui se tramait dans les rues de Paris ? Cette question est en fait la seule qui vaille quand on désire réellement faire acte de repentance.  

(cliquez sur le lien ci-dessous, manifestation de février 2007 contre l’oubli))

http://www.dailymotion.com/video/x18vo6_contre-loubli-du-17-octobre-1961-a_news

 

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2012, L’ANNEE ROUSSEAU

Posté par provola le 18 janvier 2012

            

 

2012, L'ANNEE ROUSSEAU  dans ANNIVERSAIRE 450px-Montmorency_vu_du_lac_d%27Enghien1    le premier ecolo c\’est Rousseau      

Montmorency vue du lac d’Enghien et Rousseau 

 

                   En cette année de commémoration du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau et sur la rampe de lancement de cette campagne électorale, il est  intéressant de juger nos comportements politiques actuels à l’aune des réflexions du premier révolutionnaire. A cet effet la lecture du « Contrat social » est une piqûre de rappel à nulle autre pareille. 

Dans Du contrat social, Rousseau établit qu’une organisation sociale « juste » repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souveraineté populaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé (Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain) et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social. 

Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. »
La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, présocial, « tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société …

Dissolution du contrat social, justement parlons-en… Si l’on considère que dans la pensée de Rousseau le gouvernement devrait être l’expression du peuple comment considérer notre système de désignation  des classes dirigeantes de la Cinquième  République qui place au pouvoir des factions ne représentant réellement que 20% de la population ? Comment ne pas comprendre que ce système électoral permet ensuite au pouvoir de rétribuer les petits amis, d’arroser de ses largesses généreusement assumées ?

Si l’égalité est un principe de base de notre République, affiché sur les devantures de nos mairies, la réalité est toute autre, l’hypocrisie une réalité intangible. S’il fallait n’en donner qu’une illustration, notre régime fiscal est l’évidence d’une véritable inégalité. Les plus fortunés sont les moins taxés alors qu’on entend partout que la moitié de la population ne paient pas d’impôts, alors que les grandes entreprises du CAC 40 sont celles qui contribuent le moins à l’effort national. L’Etat dans ce grand mouvement de  mondialisation de l’économie ne peut rien pour retenir les plus fortunés qui sont tentés de s’exiler pour échapper à la contribution minimum, à leur devoir de solidarité. Rousseau avait du s’exiler pour échapper à la répression royaliste, de nos jours on s’exile pour une question de pognon, grandeur et décadence.   

Rousseau trouverait certainement qu’on en est revenu à l’état de nature où règne la loi du plus fort qui est contraire à l’intérêt général.

« l’impulsion du seul appétit est esclavage, et l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté. », pour Rousseau la recherche du profit n’est qu’un esclavage, la mise au service de l’intérêt général, la véritable liberté. 

 « Si l’on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout système de législation, on trouvera qu’il se réduit à deux objets principaux, la liberté et l’égalité : la liberté, parce que toute dépendance particulière est autant de force ôtée au corps de l’État ; l’égalité, parce que la liberté ne peut subsister sans elle. J’ai déjà dit ce que c’est que la liberté civile : à l’égard de l’égalité, il ne faut pas entendre par ce mot que les degrés de puissance et de richesse soient absolu-ment les mêmes ; mais que, quant à la puissance, elle soit au-dessus de toute violence, et ne s’exerce jamais qu’en vertu du rang et des lois, et, quant à la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un au-tre, et nul assez pauvre, pour être contraint de se vendre : ce qui suppose, du côté des grands, modération de biens et de crédit, et, du côté des petits, modé-ration d’avarice et de convoitise. Cette égalité, disent-ils, est une chimère de spéculation qui ne peut exister dans la pratique. Mais si l’abus est inévitable, s’ensuit-il qu’il ne faille pas au moins le régler ? C’est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l’égalité, que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir. » ROUSSEAU

Que vous soyez satisfaits ou mécontents du résultat de la prochaine élection présidentielle, je vous invite à assister le 9 juin prochain à la journée Rousseau qui se tiendra en la petite localité de Montmorency située à 15 km au nord de Paris où Rousseau écrivit le Contrat Social et l’Emile. Un grand spectacle au parc de l’Hôtel de ville sera suivi d’un banquet citoyen. Le 9 juin 1762 étant le jour où Rousseau quitta Montmorency pour échapper à l’arrêt de prise de corps » lancé contre lui par le Parlement après la publication de l’Emile. Rousseau quitta ce jour Montmorency et la France pour regagner la Suisse d’où il ne revint jamais. 

Une excellente occasion de nous réunir pour rêver quelques heures au moins, ensemble, d’une société meilleure, rousseauiste. Nous tenterons de nous convaincre que l’esprit de Rousseau n’a pas tout à fait disparu malgré les coups de boutoir des De Funès de tous bords.

 

                           

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JEANNE N’EST PU CELLE QU’ON A CRU

Posté par provola le 6 janvier 2012

                              

                               De Funès baisant un mythe de l’histoire et parlant des voix de la pucelle de Domrémy, il fallait le voir pour y croire et pourtant, le comique nous aura encore surpris en distillant un de ses miracles dont il a le secret. Car la République a ses voix comme la religion a ses visions, Domrémy comme Lourdes ou Fatima, Colombey-les-deux-églises, on vient s’y recueillir parmi les héros, on s’y grandit à s’agenouiller.  

Heureusement pour notre salut et la mémoire de la Jeanne, Roger Caratini l’iconoclaste avant de tirer sa révérence, nous avait fait revivre celle qui fut la victime innocente de l’Université et de la hiérarchie écclésiastique de son temps. L’examen attentif des sources lui permit de retracer la courte aventure politique et guerrière de Jeanne, commencée avec la levée du siège d’Orléans, en mai 1429, pour se terminer avec sa capture devant Compiègne, le 23 mai 1430.

Battant en brèche nombre d’idées reçues, il montra que ce ne sont pas les Anglais qui ont voulu brûler Jeanne à Rouen, mais l’Université de Paris et l’Inquisition qui la leur ont réclamée pour lui faire un procès en hérésie. Par ailleurs, La Pucelle a surtout été un instrument de propagande entre les mains des Armagnacs.

Enfin, la légende de l’héroïne sainte et patriotique a été « inventée » de toutes pièces sous la Restauration.

Le « mystère Jeanne d’Arc » est bien davantage celui de sa formidable énergie communicative – et donc de sa foi – que de ses qualités guerrières.

« Jeanne d’Arc n’est pas à proprement parler une héroïne républicaine. Mais elle n’est pas étrangère à l’épopée française telle que la République nous la sert.

Elle a énoncé l’axiome fondamental de l’idéologie française, et elle est morte pour cet axiome : «  Celui qui fait la guerre à la France fait la guerre au roi Jésus « .

Il suffit de remplacer, selon les époques, les termes  » roi Jésus » par droits de l’homme, démocratie, progrès, humanité, civilisation, bref selon les valeurs qui imprègnent l’air du temps, et vous obtenez le fondement de cette idéologie. »

(du site Contreculture.) 

Au contraire de Jeanne , dont le mythe est entré dans l’histoire définitivement, De Funès est un mythe vivant de l’histoire en attente d’en sortir définitivement.

 

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17 OCTOBRE 1961, 50 ANS DE MÉMOIRE SÉLECTIVE

Posté par provola le 14 octobre 2011

 

 17 OCTOBRE 1961, 50 ANS DE MÉMOIRE SÉLECTIVE  dans HISTOIRE jdpChaine0619_maurice-papon-itineraire-d-un-homme-d-ordre_infrarouge_france-2_1 

Papon, Pompidou, De Gaulle.

(SI MEME « LA-BAS SI J’Y SUIS » S’Y MET)

                              Daniel Mermet sur France Inter nous a rappellé la manifestation du 17 octobre 1961, Papon est cité trente fois, Michel Debré est cité, de De Gaulle pas de traces, on ne touche pas à De Gaulle, le Dieu de la République… si même « Là-bas si j’y suis » s’y met, on est mal barrés… 

Si l’on a le droit de déboulonner les statues on a aussi le droit d’égratigner les amis, j’ai même le droit parfois de me trouver con.

Pierre milliaire de l’ identité nationale chère à ce comique de Besson, la manifestation du 17 octobre 1961 fait partie des journées historiques enveloppées d’un brouillard épais.

En juillet 1961, Maurice Papon reçoit des mains de De Gaulle la croix de commandeur de la légion d’honneur. Le général récompense ainsi le chef de gare de la déportation.

La torture est employée à grande échelle dans les caves d’hotels parisiens pour extirper des informations sur le FLN, Michel Debré Premier Ministre Ministre et Papon, Préfet de Paris sont mis à contribution, on ne me fera pas croire que De Gaulle est tenu à l’écart. Comment peut-on ne pas comprendre ou vouloir cacher que le Président est à l’origine de cette politique âprement sécuritaire ?

Le 17 octobre de la même année, une manifestation organisée par le FLN, Front de Libération Nationale algérien en faveur de l’indépendance est réprimée de façon sanglante dans Paris. Papon préfet de police est à la manoeuvre, …à la baguette. Des centaines de Franco-Algériens ( le chiffre exact fait toujours débat) sont tués par les forces de l’ordre dirigées par Papon, certains d’entre eux sont jetés dans la Seine.

On sait très peu de choses sur la réaction des plus hauts dirigeants au sujet de ce 17 octobre, De Gaulle ne fait pas mention de ces évènements dans ses mémoires. Sans doute était-il perdu dans ses pensées.

Bien sûr Papon est un salaud, mais quand on a dit ça, on a rien dit , on sauve les meubles et on égratigne surtout pas la République; mais De Gaulle est un héros et avec tous les fusibles de circonstance et les subterfuges historiques, le mensonge national peut rester allumé (cliquez sur le lien ci-dessous, manifestation de février 2007 contre l’oubli))

http://www.dailymotion.com/video/x18vo6_contre-loubli-du-17-octobre-1961-a_news

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11 SEPTEMBRE, 3000 MORTS. (COMMUNISTE, FILS DE PUTE.)

Posté par provola le 11 septembre 2011

                    11 SEPTEMBRE, 3000 MORTS. (COMMUNISTE, FILS DE PUTE.) dans HISTOIRE                 A l’heure où à Cuba, Fidel Castro fait désormais son examen de conscience et où cela permet à la propagande de railler l’inefficacité du modèle cubain, il ne faudrait pas oublier en ce jour anniversaire du suicide de Salvador Allende que toutes les expériences révolutionnaires de gauche ne se sont pas faites dans un bain de sang et l’exemple Chilien de 1970 en est l’emblème. Allende n’aurait jamais eu la chance de parvenir au pouvoir si la droite n’avait été divisée et ne lui avait permis d’atteindre le pouvoir avec seulement 36% de voix. Même dans ces circonstances fortuites, il y parvint à la barbe d’une Maison blanche médusée, démocratiquement, ce qui était totalement inacceptable pour les Maîtres du monde.  

Nixon n’a jamais abdiqué à l’idée que le pré-carré des Etats-Unis se transforma en un bouillon de culture pour les expériences communistes, aussi l’ordre fut-il donné à la CIA de fomenter d’abord des actions de rétorsions aptes à étouffer l’économie chilienne de sorte que les forces capitalistes reprennent le pouvoir.

Allende après Castro, c’en était trop, qui plus est en suivant un processus démocratique, le laboratoire chilien aurait pu devenir un virus difficilement contrôlable pour peu que la mayonnaise prenne du coté de la Cordillère des Andes.

Lorsque le 4 septembre 1970, Allende arriva en tête des élections avec un point d’avance sur son rival conservateur, Nixon le traita de fils de pute et ordonna de tout mettre en oeuvre pour éviter son accession au pouvoir. La CIA mit en place un plan pour empêcher que le vote au Congrès du 24 octobre ne lui accorda l’investiture.  Le plan “track two” prévoyait que l’armée chilienne intervienne pour contrecarrer les élections du Congrès. Le plan foireux de Nixon se planta lamentablement et cela renforça le soutien populaire accordé à Allende.

La première décision du premier Président socialiste à être élu démocratiquement fut de nationaliser les banques et les mines de cuivre. Les USA mirent tout leur poids dans la balance économique pour faire baisser les cours du cuivre, principale ressource du Chili et pour augmenter le prix des denrées importées par le pays. Malgré une dégradation des indices économiques, la popularité du Président resta intacte. Au bout de trois ans de pouvoir qui aura vu une généralisation de la sécurité sociale, les magouilles de la CIA parvinrent à leur fin.

Voici ce que nous dit Howard Zynn à ce sujet: “la CIA a été impliquée dans des projets d’assassinat contre Castro et contre d’autres chefs d’Etat. Elle avait également introduit en 1971 le virus de la grève porcine à Cuba, provoquant l’abattage de de cinq cent mille porcs. On apprit également que la CIA, en coopération avec un comité secret de quarante personnalités dirigé par Henri Kissinger, avait fait en sorte de déstabiliser le gouvernement chilien d’Allende. ITT, qui possédait d’importants intérêts à Cuba, joua un rôle important dans cette opération. Quand David Popper, ambassadeur des USA auprès de la junte militaire chilienne(qui avec l’aide des Américains avait renversé Allende) déclara en 1974 que cette dernière violait les droits de l’homme, il fut rappelé à l’ordre par Kissinger.”  

Le 11 septembre 1973, l’armée dirigée par le commandant Pinochet assiègea et bombarda le palais présidentiel, Allende s’adressa une dernière fois aux Chiliens à la radio et se suicida avant l’assaut de l’armée. Les combats firent 3000 vistimes, en grande partie dans les rangs des derniers partisans d’Allende. La dictature s’installa.

Le Chili est la face émergée de l’iceberg, ce n’est pas parce qu’Howard Zynn n’est plus là pour dénoncer les ingérences américaines que l’oncle Sam a cessé de pourrir la planète pour y maintenir son hégémonie. Irak, Afghanistan, Corée du sud, Japon, Pays du Golfe persique, Israël, Afrique et bien évidemment Europe, l’Otan n’étant qu’une base avancée de l’hégémonie US.

L’Europe ? Nous ne sommes qu’une banlieue de New York, le sommet des Açores, territoire européen où débuta la guerre en Irak en est la preuve. Le fait que le méchant canard français revienne dans le giron de l’Otan, que les USA conseillent à l’Europe d’intégrer la Turquie dans la communauté européenne sont d’autres témoignages d’une manipulation en sous-main. Que l’impérialisme US ait pris le visage du modéré Obama ne change rien à l’affaire, l’esprit n’est pas de rendre les armes, mais de les rendre moins voyantes.

Le seul antagoniste de taille, la Chine, n’est pas à proprement parler un ennemi des USA, car elle est en plus son bailleur de fonds qui n’a aucun intérêt que son client se rétame. Le monde musulman qui est défini comme le grand méchant-loup est en réalité mis sous l’éteignoir, tant que La Mecque est tenue par des rois fantoches à la botte, le trésor pétrolier est bien gardé.

La seule menace est l’antagonisme des peuples, épuisés par cette course incessante et folle de la consommation d’objets  inutiles et anesthésiants. Tant que la pub attisera le désir mercantile, l’attrait des populations vers une insoumission citoyenne s’en trouvera atténué, tant que l’individualisme et la propriété privée seront l’ultime frontière du progrès, le système consumériste gagnera la bataille des consciences. La gauche, considérée comme une révolte au conditionnement capitaliste perdra tout espoir de gagner en crédibilité. Le mouvement actuel de régression sociale par une propagande moderniste ayant gagné la bataille de la communication en est le reflet.    

On pourrait expliquer ainsi la diversité de la gauche: la partie libertaire contre toute forme de pouvoir économique, la partie socialiste pour une simple amélioration des dérives du libéralisme, la partie communiste, pour une prééminence du bien commun sur le bien privé. Toutes ces composantes, la puissance capitaliste mondiale les a intégrées en son sein pour dénuer de tout attrait les slogans révolutionnaires.

Libertaires, devenez riches et célèbres, vous serez libres de faire ce que bon vous semble, de vous libérer de toute contrainte sociale, de toute contribution à la vie communautaire. Socialiste vous l’êtes si vous donnez du travail aux peuples du tiers-monde, peu importe que vous accordiez des salaires de misère. Communiste, vous l’êtes en participant ou même en créant une fondation privée (fondations Bill Gates, Rockfeller), de charité. Cela vous dégrève de quelques menus impôts mais après tout c’est bien le résultat qui compte, efficacité, le joker du capitalisme.

Allende n’avait aucune chance de réussir, attendons le résultat des expériences de Morales et de Chavez, le devenir des mouvements alter-mondialistes ou de la volonté de quelques illuminés, pour savoir si l’avenir nous accordera une société mondiale moins calquée sur l’unique système de la recherche du profit.

Au fond, la gauche, la vraie, n’est-elle qu’une utopie ? Mais sans utopie, autant se tirer tout de suite une balle dans la tête.  

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LE PREMIER ECOLO, C’ EST ROUSSEAU

Posté par provola le 24 septembre 2010

 

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Une douce pente et la vue plongeante sur Paris, orientation sud et des cerisiers. Lassé des courtisanes et des commères, il s’en vint revivre et retrouver une plume au pied du mont. Six ans à parcourir la forêt, à pousser les pions d’échecs, à aimer sa Thérèse et sa cheminée pas plus grande qu’un écran télé.

Loin des fastes de la cour et foulant les sous-bois il était l’ombre de lui-même, c’est la façon qu’il trouva de devenir ce qu’il fut. Le matin décriptant les prairies infinies de son génie, arpentant des après-midi entiers les mêmes sentes et parcelles de bonheur simple. Ayant abandonné ses cinq enfants, il vengea sa décadence comme on trompe l’ennui, il s’inventa un Emile qu’il emmena traverser la vie du coté de Montmorency(Val D’Oise). Aujourd’hui encore il règne au donjon, qu’il adopta comme porte d’entrée pour l’esprit, une atmosphère immobile, comme un temps en suspension.

Et les silhouettes proches sont des envahisseurs impénitents mais au loin la colline d’Argenteuil est un fond d’oeil précis sur l’inspiration divine. Car il ne cessa de croire en la Providence même après l’insulte suprême subie de son meilleur ennemi de philosophe, un certain Voltaire qui révéla le coté inavouable de son existence.    

Leur dispute d’anthologie sur les causes du séisme de Lisbonne de 1755 donne la mesure d’un talent au dessus de tout soupçon, d’un verbe certain de ne jamais être effacé.   D’une magistrale arabesque en réponse au torsionnaire des vieux démons, geste vengeur contre le seul à boxer dans sa catégorie, Rousseau contra l’illusion d’un désastre venu de ce clément de Dieu,  qui plutôt découlait d’une folie des humains de vouloir tromper la pesanteur, de faire des étages pour réduire l’espace.

Enlevez Dieu de leur complainte d’époque vous avez là une polémique des plus modernes et pertinentes au moment des choix cruciaux du futur. Pour l’un le tremblement de terre qui fit 100 000 morts  est dû en grande partie à une colère d’un Dieu vengeur, c’est à dire une nature déchainée et n’ayant cure de ses fils. L’autre ne s’en laissa pas compter qui mit sur le dos des architectes et des idées de grandeur des citoyens de l’époque la cause principale du désastre. Une sorte de précurseur de la non-croissance bien avant l’heure du soi-disant développement durable. 

L’un fut le chantre de l’archarnement moderniste, un constructeur des autoroutes de la pensée, l’autre dans son réduit du petit-Montlouis prit soin d ‘élargir le champ du futur à l’immensité de sa modestie intérieure. 

Autant l’un se sentait libre de par son ardeur à vouloir se détacher du joug de la Providence, qui n’est rien d’autre que l’expression d’un activisme dans l’ asservissement de la nature, autant l’autre reconnaissait dans l’oeuvre humaine une altération des égalités, dans la propriété une maladie de la démocratie, dans l’accaparement par certains des ressources naturelles une spoliation du bien commun.

L’un était un libéral, l’autre un partisan d’une juste répartition des richesses, l’un voulait renforcer les digues de protection de Lisbonne et continuer d’agrandir la ville, l’autre laisser couler le Tage sans le contraindre le moins du monde.  

L’un repoussait les limites de la liberté, l’autre s’évadait dans la frugalité. 

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KARACHI, L’ETAT EN PERIL

Posté par provola le 20 juin 2010

On est pas là au coeur de la coupe du monde qui ne concerne que des écervelés, on est là au coeur d’un système de vente d’armement.

En mai 2002 , 14 personnes trouvent la mort dont 11 employés de la DCN (direction des constructions navales ) dans un attentat suicide à Karachi, Pakistan. En un premier temps on met en cause Al qaïda, c’est tellement facile, puis l’enquête s’oriente vers un attentat commandité par le Pakistan qui aurait voulu punir la France qui elle, n’aurait pas respecté les termes d’un contrat de vente de vedettes de combat. Ce contrat stipulant que des commissions devait être versées suite à cette vente, des rétro-commissions devant ensuite être rétrocédées à la France sous forme de versement à certains partis dont le parti de l’alors candidat à l’élection Balladur et son sbire de l’époque Sarkozy, alors Ministre du budget. 

L’élection de Chirac en 1995 signifia l’arrêt du versement des rétrocommissions, l’avocat des familles des victimes a précisé que l’existence d’une opération illégale de corruption était prouvée par des courriers entre la DCN et ses avocats, versés à la procédure actuelle.  D’autres éléments font état d’une somme versée au crédit d’une société au Luxembourg par la DCN avec le feu vert de Nicolas Sarkozy, selon les conclusions d’une commission d’enquête parlementaire.

Dans un communiqué, Arnaud Montebourg député socialiste a estimé que « l’enquête prouve l’existence d’une corruption française décidée et autorisée à un très haut niveau de l’Etat » 

Cette affaire ferait passer la débandade des troupes sud-africaines pour une surprise-partie tragi-comique si nos médias n’étaient pas obnubilés par leurs rêves de tricycles et de poupées russes, s’ils n’avaient en permanence le désir de nous enfumer par du rien en barres. 

Il ne s’agit pas là du sort d’un entraîneur haïs mais tellement riche qu’il pourra  dès son adieu se réfugier avec sa descendance et ses dulcinées à l’abri du fisc et du souvenir des déçus.  Il s’agit de notre représentation qui se comporte comme la distribution d’OK Corral et à qui on ferait mieux de manière insistante de demander des comptes.

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CREVETTES BIGEARD

Posté par provola le 19 juin 2010

La république avec un petit r salue la mémoire d’un général qui a laissé son nom a une espèce de crevettes. Bigeard un des hauts gradés de la guerre d’Algérie, avait pour habitude de pratiquer la torture de manière à entretenir sa libido.

Le terme de « crevettes Bigeard » désignait les personnes qui étaient exécutées illégalement en étant jetées d’un hélicoptère ou du quai d’un port, les pieds coulés dans une bassine de ciment, pendant la bataille d’Alger, en 1957. Durant cette même bataille le recours à la gégène (décharges électriques sur les parties génitales) et le supplice de la baignoire furent des  pratiques en vogue.

Le général Bigeard en juillet 2000 avait qualifié la torture comme étant un mal nécessaire. 

Le général a laissé du côté de Toul un excellent souvenir, un hommage solennel en présence du Ministre des armées lui sera rendu en la cathédrale.

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RADIO APPELLE FRANCE (APPEL DANS LE VIDE DU 18 JUIN 40)

Posté par provola le 16 juin 2010

                  La République si prompte a expurger en apparence les relents de religiosité de la société, en reprend en fait les mêmes artifices pour encrer de gré ou de force ses hallucinations dans la mémoire collective. Les quatre dates fondatrices que  sont la victoire du 11 nov 1918, le 18 juin 1940, le 8 mai 1945 sans oublier le 14 juillet 1789 en sont l’éclatante démonstration, il n’est que de débroussailler l’accumulation de forfaitures et de mauvaises herbes pour en élucider la tentative de supercherie.

Attachons nous ici à ce que fut l’appel du 18 juin, De Gaulle débarque à Londres le 17 et court quémander de l’aide à Churchill quatre semaines après avoir fait croire à tout le monde qu’à la bataille de Montcornet, le 17 mai, le colonel qu’il était encore avait été le seul à résister à la déferlante allemande. Moncornet est devenu comme par miracle pour De Gaulle le début de son entrée dans l’histoire alors qu’aux dires des forces allemandes (Guderian), cela n’a été que le lieu d’une pause café de 24 heures pour des troupes sur l’autoroute de Paris. Passons sur le mystère qui fait que d’une misérable débâcle, le bougre se retrouve tout auréolé, propulsé général et accueilli à la cour de Churchill. Celui-ci lui permet de lancer son appel le 18 juin à la BBC. Pensez donc, la BBC, connaissant la facilité des sujets du roi Sarko dans la langue de Shakespeare, en 2010, on peut facilement imaginer le nombre de Français en juin 40, mortifiés, désespérés, pendus à la radio en ce soir de juin 40 pour se brancher sur la… BBC pour écouter une annonce ni d’Adam ni d’Eve.

Là, la grande histoire se fout carrément de nous, tout juste l’épouse de De Gaulle et l’animateur vedette de la radio libre de l’époque, soucieux de ne pas laisser un blanc à la fin du discours étaient ils seuls attentifs.

Donc l’appel en fait n’a été entendu par personne disons le tout net,  on peut même ajouter que le discours se termine par: « Demain comme aujourd’hui je parlerai à la Radio de Londres ».

Sauf qu’on ne sait que depuis une vingtaine d’années que ce second appel, du 19 juin, dont on a rabattu les oreilles de la République pendant des décennies n’a jamais été diffusé tout simplement par ce que Churchill ne l’a pas permis et par ce qu’il n’a été rédigé que le 22 ou le 23, à l’hotel Connaught (voir l’article qui suit : identité nationale 9 CE SONT DES VEAUX).    

On est donc face à un appel qui n’a été entendu par personne et qui est pourtant censé avoir lancé les troupes de la résistance vers la conquête finale. Cette façon de tordre l’histoire est un système religieux de déformation du miroir des peuples, la République est une religion des mensonges nécessaires.

On est là au ras des pâquerettes et des mythes de la Bible , de l’ange Gabriel, de l’Arche de Noé et des Tables de la Loi.

Quelques lignes d’histoire pour vérifier mes dires:

Charles-de-Gaulle.org du 18 juin aux 18 juin:

« De l’Appel lui-même, d’abord, il a su faire un monument intangible. Si le texte en fut effectivement rédigé le 18 juin 1940, on sait depuis tout juste dix ans qu’il ne fut pas diffusé tel, le gouvernement britannique lui ayant imposé de sensibles remaniements. Quant à l’appel complémentaire du 19 juin ( » Au nom de la France, je déclare officiellement ce qui suit… « ), on a, depuis moins de temps encore, les preuves qu’il ne fut jamais prononcé et qu’il ne fut d’ailleurs pas rédigé avant le 22 ou le 23 juin. Il n’importe. Le général de Gaulle obtint néanmoins que ce soit le texte originel de son appel du 18 que publie la presse britannique du 19. C’est le texte originel du 18 ainsi que le texte non prononcé du 19 qui figurèrent ensuite dans les collections polycopiées des discours du Général conservées à Carlton Gardens, puis dans toutes les éditions des Discours et Messages à partir de 1941, les deux discours initiaux faisant seulement défaut dans les  » Archives écrites  » de la BBC. »

On peut souligner le « il n’importe », un véritable monument de la sémantique:

Quoi qu’il se soit passé, De Gaulle est un Dieu.

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DEBAT SUR DE GAULLE

Posté par provola le 5 juin 2010

http://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20jusqu’en%201940.html

Notre époque de la communication étant justement le royaume de la télécratie, le totalitarisme de l’astrologie, la dictature de la météo, la barbarie de la peoplelisation, il convient de remettre les pendules à l’heure et de chatouiller les mythes sur lesquels se fondent notre mémoire collective. Notre futur dépend de la façon dont nous saurons tirer les leçons de notre passé. Nous nous sommes débarrassé de bons nombre de boulets mémoriaux, mais la république n’est pas la dernière à vouloir nous faire prendre les vessies pour des lanternes. Les nuages planant sur le Général ne sont pas les moins noirs, il n’est pas de statues qui ne puissent être tombées.   

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SETIF (IDENTITE NATIONALE)

Posté par provola le 21 mai 2010

De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, grand vainqueur du 8 mai 45, suite aux violences du même jour à Sétif Algérie, ordonne l’intervention de l’armée pour mater la révolte nationaliste, en quelques jours des milliers de civils sont massacrés en réponse aux 102 assassinats d’Européens perpétrés par les populations autochtones.

Les chiffres exacts du nombre de morts dans les rangs algériens sont encore objets de polémiques, la vérité se situant vraisemblablement aux alentours de 10 000 soit 100 fois plus que dans le camp opposé. On se croirait à Baghdad ou à Gaza, soixante ans auparavant.

Ce grand fait de guerre longtemps occulté est aujourd’hui remis en lumière à Cannes par le film Hors-la-loi du réalisateur Rachid Bouchareb.

Dans ses mémoires de guerre, De Gaulle relate ainsi les faits:  » En Algérie, un commencement d’insurrection survenu dans le Constantinois et synchronisé avec les émeutes syriennes du mois de mai a été étouffé par le gouverneur général Chataigneau »  

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COBAYE DE LA REPUBLIQUE (IDENTITE NATIONALE 13)

Posté par provola le 16 février 2010

Le drapeau vaut le coup de prendre un coup de chaleur, le bronzing au bord des taches solaires ça vous donne un air de vacancier pour le restant de vos jours et pour après.

1960, la France joue les grands enfants, De Gaulle envoie les poulets se faire griller les ailes dans la rôtissoire nucléaire du coté de Tamanrasset, au sud algérien. La déclassification des essais nucléaires permet maintenant de se faire une idée plus précise des méthodes employées par l’armée de De Gaulle pour étudier les conséquences et les effets de l’explosion atomique sur la matière humaine.’  »Gerboise bleue » a longtemps été le nom de la fierté et de la grandeur de la France, c’est aujourd’hui un nouvel éclairage des méthodes de voyous de ce général encensé par la grande histoire.

13 février 1960 , on fait péter le champagne, mais ce sont 20 000 personnes, militaires et nomades Touaregs qui trinquent sans le savoir, le Général lève son verre à la santé des scorpions du désert, les seuls à résister à la radioactivité ambiante. Les spectateurs sont condamnés mais il est déjà trop tard pour leur dire.

A ce jour la France ne s’est toujours pas engagée à nettoyer les territoires contaminés qui s’étendent sur des milliers de km2, le parlement est encore persuadé que la colonisation a été une bonne chose.  

 

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BIDONVILLES DE PARIS 2010

Posté par provola le 15 février 2010

2010, trente ans après la video qui précède, ce ne sont plus des Portugais mais des Rohms, la qualité de l’acceuil s’est améliorée, le Président n’est plus le même mais la cour de l’Elysée n’a pas changé: 

http://www.dailymotion.com/video/x7vnu4_reportage-bidonvilles-paris-12-07-2_news

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BIDONVILLES DE PARIS 1973

Posté par provola le 15 février 2010

Les Portugais fuyant le régime de Salazar sont reçus dans la cour de l’Elysée en 1973, l’accueil de la République est des plus chaleureux:

http://www.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/I04076293/bidonville-du-franc-moisin-a-saint-denis.fr.html

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MANDELA DAY

Posté par provola le 11 février 2010

Vingt ans aujourd’hui que sa grande carcasse envahit les petits écrans du monde entier, que d’un simple salut de la main il fit comprendre qu’un malaise était levé, que les blancs allaient enfin avoir le droit de se regarder dans la glace.

Lui sorti c’est comme si toutes les victimes de siècles d’esclavage l’ étaient avec lui, symbole des luttes raciales, sa libération fut une rédemption pour l’humanité toute entière. 

La semaine dernière Ivoline et Antoine sont venus dîner à la maison, rien d’extravagant à ça, quel rapport avec Mandela ?

Carla est camerounaise et son époux Antoine est sénégalais, au milieu des petits fours, semble-t-il un peu gênés,  ils m’avouèrent:

« ça fait 27 ans que nous sommes en France, c’est la première fois qu’un blanc nous invite. »

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HOWARD ZINN, UN AMI NOUS QUITTE.(1922-2010)

Posté par provola le 9 février 2010

           howardzinn1.jpg        Historien hors normes, il a révélé la véritable histoire, la grande absente des manuels scolaires, son « Une histoire populaire des États-Unis » est l’une des merveilles  du nouveau monde, à l’égal du Grand Canyon, du haut de ce point de vue on y voit plus clair et l’on se sent plus intelligent. C’est sans doute la marque des grands secouristes de notre époque. Une armée de pompiers de l’identité humaine à lui tout seul.

Il fut un inconnu canonnier de la seconde guerre mondiale (bombardements au napalm sur Royan) qui réalisa toute la dérision et l’horreur de ses agissements, qui fonda sur ces moments pathétiques sa conscience humaniste. Modeste parmi les modestes, il n’oubliera jamais ses origines restant un petit parmi les grands. 

Il démasqua la face cachée des bombardements d’ Hiroshima et de Nagasaki et leur inutilité au regard de la reddition japonaise. Il fut précurseur de la notion de désobéissance civile.

Il nous laisse un parcours digne, une liberté de pensée, à l’abri des illusions de l’ascension sociale. Il nous laisse rien moins que la Bible des temps modernes.

A consommer sans modération: Howard Zinn « Une histoire populaire des Etat-Unis ». Éditions Agone  

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FRANCE-ITALIE, LA GUERRE DU JAMBON (IDENTITE NATIONALE 12)

Posté par provola le 19 janvier 2010

Poursuivant son effort de mémoire, contribuant ainsi à reconstituer les fondements de  » l’identité nationale », CNC retrouve les traces intellectuelles de ceux qui deviendront les fondateurs de l’Europe.  

En 1943, De Gaulle pensait déjà à faire payer à l’Italie son engagement  auprès d’Hitler, la forte imprégnation francophone de la vallée d’Aoste était un prétexte pour réclamer son rattachement à la France. Finalement il  ne lui eut pas été désagréable de gagner quelques arpents de territoire et d’apparaître dans la peau d’un  conquistador.

Voici quelques notes de ses carnets de mémoires:    

« Quant au Val-d’Aoste, nous aurions eu les meilleures raisons ethniques et linguistiques de nous l’assurer. Nous y rencontrerions d’ailleurs, lors de la venue de nos troupes, le désir presque général d’appartenir à la patrie française. Mais, comme pendant huit mois de l’année, les neiges du mont Blanc interrompent les communications entre la France et les Valdôtains dont l’existence est, de ce fait, liée à celle de l’Italie, nous avions pris le parti de ne pas revendiquer la possession de la Vallée. Il nous suffirait d’obtenir que Rome en reconnût l’autonomie »

Etrangement, De Gaulle nous explique que les neiges du Mont-Blanc furent un obstacle à l’annexion, il ne s’en était pas   aperçu auparavant… en fait l’opposition de la Grande Bretagne et des Etats-unis bloquèrent le processus plus que les neiges éternelles et empêchèrent le Général d’en faire un jambon, d’Aoste.

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CE SONT DES VEAUX (IDENTITE NATIONALE 9)

Posté par provola le 14 janvier 2010

Fiers de leur identité nationale, les bons Français commémorent De Gaulle ce grand homme qui fut un père, un sauveur, pour eux, qu’il considérait comme des veaux, le jour de son fameux appel du 18 juin 40. Il utilisa la première fois cette expression quand il apprit que l’armistice était signé avec Hitler et que les troupes allemandes étaient à Paris.

La petite famille était logée à l’hotel Connaught, un hotel 5 étoiles du plus grand luxe et le père éternel poursuivit la célèbre phrase par:

« Ils sont bons pour le massacre, ils n’ont que ce qu’ils méritent. »

Cette anecdote est rapportée par l’Amiral Philippe De Gaulle dans son livre « De Gaulle, mon père » 

On se souvient du film commémoratif sur la vie du Général, montrant les files de Londoniens faisant la queue devant les magasins munis de leurs tickets de rationnement et mélangeant ces images avec celles  de la famille De Gaulle se trouvant également sur les lieux de la pénurie de la capitale anglaise.

Sauf qu’à l’hotel Connaught nul besoin de tickets de rationnement. http://www.the-connaught.co.uk/

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LE NATIONALISME QUI DETRUIT LA PLANETE

Posté par provola le 12 janvier 2010

Mais quelle mouche a donc piqué CNC à propos de l’histoire, quel rapport entre l’écologie et De Gaulle ?

Aucun, si ce n’est que le nationalisme mal placé et factice est le pire fléau des questions environnementales.

Une solution nationale du type taxe carbone est une sorte de voie sans issue dans laquelle il est inutile de s’engager. On sait bien que le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à Strasbourg, que les Etats-unis sont responsables de la catastrophe de Bhopal. l’Italie qui refuse le nucléaire et s’approvisionne en électricité française est un non sens. L’économie européenne qui souhaite être un modèle pour le monde et transfère ses productions en Chine qui elle ne veut pas réduire ses émissions de CO2 est l’anti-thèse d’une bonne gestion des émissions de gaz à effet de serre.

Le nationalisme est l’ennemi juré des éco-systèmes, les solutions étatiques sont des murs infranchissables élevés en défense des obscurantismes partisans . Le respect de la bio-sphère n’est pas national mais mondial, la nation est un frein à toute idée de sauvegarde de la planète.

CNC va donc s’attacher à détruire les idoles et  les statues qui fondent le nationalisme, à pourfendre les manipulateurs de  la conscience collective, à déchirer les drapeaux qui ne soient pas des étendards d’universalité.  

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