LA GRECE ETEINT LA LUMIERE

Posté par provola le 11 juin 2013

                         

                   C’est fini, le dernier Grec a laissé derrière lui la lumière éteinte, l’écran est resté vide, fin des programmes. La télé a cessé d’émettre faute de sous. La troïka ( FMI, BCE, Commission européenne ) en réclamant de nouvelles coupes drastiques au gouvernement grec à eu la peau de la télévision publique. Ce qui semblait il a peu encore un scénario de science-fiction est arrivé, les salariés de l’audiovisuel public sont priés d’aller trouver du taf ailleurs. Après les Chemins de fer, les aéroports, les autoroutes, les hôpitaux, les téléphones, après avoir bradé pour deux euros tout ce qui pouvait l’être, l’état a du se résoudre à couper l’antenne.

Ce qui parait hallucinant, c’est que tout cela se fait alors que les résultats tant attendu de la politique d’austérité imposée depuis six ans à la Grèce est un désastre complet.  Pour la troïka, la reprise aurait du revenir en 2012, ce qui devait permettre de desserrer l’étau et de faire rentrer de l’argent pour éponger la dette. Rien de tout cela n’est arrivé et au contraire la dette s’est accrue, les déficits ont explosé, l’activité s’est  à nouveau contractée de manière dramatique.

Ce qui a fait dire au FMI que les contraintes imposées à la Grèce ont été une erreur fatale.

Ce mea-culpa n’a semble-t-il pas ému l’Europe qui droit dans ses bottes continue de croire au miracle du rétablissement grec alors que tout indique que la méthode appliquée ne marche pas.

La décision de cesser immédiatement l’activité de la télévision publique se fait au moment où la troïka se trouve à Athènes pour approuver les comptes mensuels de la Grèce alors que la demande est faite au pays de tailler dans la dépense en supprimant des emplois de fonctionnaires, d’où la décision de licencier les 2500 employés de la télé grecque.

Des milliers de manifestants ont envahis les rues d’Athènes ce soir en signe de protestation. Chaque jour la Grec esquisse une page inédite d’une véritable plongée vers les abîmes du néo-libéralisme, chaque jour, le drame grec continue de refléter l’exaspération croissante de l’opinion européenne désormais au bord de la crise de nerfs. 

Quand les sbires des oligarchies financières, les élites autoproclamés de Bruxelles, comprendront-ils qu’ils viennent d’atteindre le point de tous les dangers ?

Ce soir, Jean-Claude Juncker ‘ancien Président de l’Euro-groupe vient nous jouer son violon habituel en conseillant à Bruxelles d’adopter des mesures exeptionnelles pour améliorer… l’emploi en Grèce; vous savez, Juncker, le Premier Ministre de cet Etat- voyou, celui-là même qui se bat comme un beau diable pour que le Luxembourg garde son secret bancaire et profite de l’évasion fiscale des armateurs Grecs.  

 

 

 

 

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MERKEL EN VISITE A ATHENES

Posté par provola le 9 octobre 2012

Angela Merkel in visita ad Atene per incontrare il premier Antonis Samaras e il presidente Carolis Papoulias.  La polizia ha vietato le manifestazioni di protesta nel centro di Atene e ha schierato 7.000 agenti (Hanschke/dpa/Corbis)

 

(Reuters/Behrakis)

 

 

(Epa/Pantzartzi)

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LA MÉTÉORITE SYRIZA

Posté par provola le 16 juin 2012

                             LA MÉTÉORITE SYRIZA dans GRECE meteorite

                                         Suspendu, le Monde entier est suspendu au grand choc, à l’arrivée de la météorite Syriza qui devrait s’abattre sur Terre dimanche vers 19 h . Le point d’impact avec notre belle bleue est prévu en plein centre d’Athènes, le berceau de notre civilisation, comme un pied de nez à nos certitudes de gentils comptables.

L’Europe des petits arrangements entre banquiers et exilés fiscaux est paralysées à l’idée d’avoir désormais à affronter la pire des épidémies qui soit pour un système de confiscation libéral, la fronde populaire. Car le peuple, cette variable d’ajustement si docile d’une démocratie, parfois s’arroge le droit de pourfendre le cours des choses. C’est bien ce qui va se passer dimanche, dans ce pays si petit par la taille mais qui pourrait devenir déterminant pour l’avenir de notre continent et pourquoi pas de notre planète tout entière.

Car au delà de nos dérisoires barrières européennes, les États-Unis aussi regardent du coté d’Athènes, Obama se demande si le crissement du marché unique européen ne va pas lui gâcher la fête de sa propre réélection, par delà, la Chine voit dans cet embourbement du vieux continent un ralentissement de sa croissance et le ciel de son développement se charger de gros nuages gris.

On le voit les répercutions d’une victoire du Parti de gauche radicale Syriza ressembleraient fort bien à la catastrophe annoncée  du film Armageddon, suite à la chute de la météorite divine.

Ainsi la puce hellénique pourrait-t-elle refiler la peste bubonique à la planète libérale, par contagion tout d’abord à ses voisins tant décriés du club méditerranée (Espagne, Italie Portugal) puis par transmission bancaire à l’ensemble de l’Europe du nord, ce qui finirait de ruiner les espoirs de reprise mondiale.

Hollande, le petit nouveau soi-disant de gauche y est même allé sans respect aucun pour la souveraineté grecque, de sa verve libérale, tenter de ramener les brebis grecques du bon coté de l’enclos, comme si un chef d’Etat étranger pouvait se permettre de dicter la bonne conduite à des électeurs jugés incapables de mesurer les conséquences de leur refus d’une misère importée.

Mais de quoi donc les grands argentiers mondiaux ont-il peur ? Pourquoi donc considérer qu’un vote démocratique pourrait remettre en cause tout l’édifice instable des institutions continentales ?

Ce que bouleverserait le vote pour une vraie gauche ce dimanche en Grèce, ce n’est pas tant le devoir de tout un peuple de se plier à des règles de bonne gestion mais plutôt l’injustice criante régissant la manière de gouverner des anciens partis de gouvernement.

Les Grecs comme les autres peuples européens veulent bien payer leurs impôts mais à l a seule condition que les principaux évadés fiscaux tels que les armateurs et l’église orthodoxe elle-même soient soumis à l a purge fiscale. Alors, mais à cette unique condition, les autorités pourront faire accepter des mesures de rigueur.

L’économie ne saurait échapper à l’essentielle loi de la justice sociale, il ne peut être imposé quoi que ce soit aux peuples libres qui ne soit pas fondé sur un strict respect de l’égalité.

Egalité des droits et surtout des devoirs, qui ne saurait admettre que certains, les plus fortunés, spolient le bien commun en se volatilisant au moment de contribuer à hauteur de leurs possibilités.

Les démocrates de mes deux qui flippent à l’idée de subir la déflagration Syriza n’ont pas compris que cette redistribution des cartes politiques est la seule qui puisse impulser un vent nouveau à la marche d’une Europe transie et paralysée par les lunes visant à généraliser l’austérité.

Rien ne sera imposé aux peuples qui ne soit soumis au régime de la confiance qui veut dire espoir de lendemains meilleurs et de la justice qui veut dire que tout le monde doit contribuer selon ses possibilités; oublier ce cadre politique fondamental est un non-sens économique et c’est nous plonger encore pour un bon bout de temps dans un marasme idéologique sans lendemain.

Voilà le message de Syriza, ce n’est pas là le moindre de ses mérites.

 

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GRECE: RETOUR VERS LE FUTUR

Posté par provola le 12 mai 2012

GRECE: RETOUR VERS LE FUTUR  dans EUROPE

                          L’Euro qui aurait du apporter prospérité et stabilité s’est muté en Terminator des illusions perdues, cette fausse monnaie qui est en fait un Mark déguisé n’a jamais permis que d’accélérer la longue descente aux enfers d’une économie hellenique fragile et peu exportatrice, d’un pays sans force majeure, sans production de marque. Sans possibilité de dévaluer sa monnaie, c’est à dire de se comporter comme une économie fragilisée qui s’adapte à la conjoncture, ce qu’ont fait ces derniers temps l’Argentine, l’Islande et en général tous les pays qui n’ont que le moyen de réduire la voilure pour passer dans les tempêtes. 

La Grèce est un pays pauvre qui devait se payer une monnaie forte comme si on pouvait obliger un smicard à rouler en Ferrari. Pour cela on l’a obligé à prendre un crédit sur 50 ans impossible à honorer, auprès d’un établissement bancaire qui s’enrichit d’autant plus que les taux d’intérêts explosent.  

Et l’on feint de s’étonner de la situation intenable, où aucune formation politique n’est désormais en mesure de former un gouvernement, où la menace d’extrême droite pointe le nez, où la récession s’installe, où la pauvreté est la seule perspective certaine. Les politiques allemands eux s’insurgent contre le soi-disant laxisme grec, menaçant de stopper la supposée aide européenne. Supposée car rien n’est donné à la Grèce, on prête à la Grèce, ce qui n’est pas la même chose, et les taux d’intérêts sont exorbitants  et profitent aux prêteurs bien plus qu’aux emprunteurs.  La Grèce pourrait emprunter directement auprès de la banque centrale européenne non , cela est trop facile, mais surtout moins rentable pour les vrais patrons européens, les Allemands bien sûr.  

La fable des salaires mirobolants, des retraites de nababs, des Porsche Cayenne ne tient pas, les statistiques Eurostat montrent que les Grecs, bossent plus et gagnent moins que les autres européens. En quelques années le salaire moyen a plongé de 25 %, et l’on continue de prétendre que la compétitivité du pays dépend de salaires trop élevés.   

En outre, selon le rapport annuel conjoint de GSEE et de l’ADEDY (confédération syndicale du secteur public) sur l’économie et les niveaux d’emploi en 2009, sur les quatre millions et demie de la population active, plus d’un million de travailleurs ne bénéficient d’aucune sécurité sociale ou de quelque autre forme de protection légale. Selon le rapport de la Commission de la Sécurité Sociale, créée par le Ministère grec du Travail, cette proportion atteint 30% de l’effectif total de la population active, tandis que dans le reste de l’UE, le pourcentage de travailleurs dans ces conditions ne dépasse pas 5 à 10% . 

Un pays où l’église orthodoxe qui détient des trésors ne paie pas d’impôts, où les armateurs parmi les plus fortunes mondiales sont des exilés fiscaux officiels, et fiers de l’être, ayant placé leur matelas de billets sous les cieux des paradis. 

Où les bijoux de famille, les richesses de l’Etat ont été vendues à vil prix aux vautours européens ( Télécoms vendus à un prix défiant toute concurrence à Deutsche Télécom) et Chinois (le port du Pirée, bradé à la Chine). Où le budget de la Défense représente 20% du budget national comme si la Grèce devait prendre en charge à elle seule les surplus de l’industrie d’armement européenne. 

Où le retour de la drachme, faute de réelle solidarité continentale semble l’unique porte de sortie à ce tourbillon infernal qui ne profite qu’à une caste de banquiers, rentiers de la dette. 

D’ors et déjà, les banques de la planète se préparent en toute quiétude à travailler avec une nouvelle devise grecque. Certains établissements financiers n’ont jamais effacé la drachme de leurs systèmes informatiques après l’adoption de l’euro par la Grèce en 2001. Ils seraient prêts en un clin d’oeil si le problème de la dette contraignait le pays à revenir aux bonnes vieilles pièces et billets libellés en drachmes. 

Une dévaluation de 30% remettrait la petite économie en marche , inciteraient les touristes à revenir visiter l’Acropole au lieu d’aller se prélasser sur une plage insipide de l’autre coté de la planète, pour deux sous.

 

 

 

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BANK OF BERLIN: LA MANIF EN DIRECT (en direct d’Athènes sky news)

Posté par provola le 11 février 2012

(Reuters)

Résumons la situation…

(Afp)

(Afp)

https://twitter.com/#!/search/%23Grecia/slideshow/videos?url=http%3A%2F%2Fyoutube.com%2Fwatch%3Fv%3DLmEyKPziNvY

 

 

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L’EUROPE VEUT DETRUIRE LA GRECE

Posté par provola le 10 février 2012

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1308155487.jpg

                                     L’Europe est en guérilla urbaine en attendant l’explosion sociale et la guerre civile. L’Europe est désormais aux mains des banquiers, des spéculateurs, des traiders. 

L’Europe du nord s’est enrichie en vendant des BMW, des missiles, des montres de luxe, des Jeux Olympiques, des téléphones, des trains, des autoroutes à la Grèce, qui s’est endettée pour faire plaisir aux commerçants du nord. Maintenant l’Europe appartient aux prêteurs du nord  qui ont racheté de la dette grecque et qui veulent être sûr de récupérer un jour leurs billes en or. 

D’où les plans sociaux qui succèdent aux plans de rigueur, aux plans de désendettement, aux plans sur la comète et aux coups tordus. Licenciements massifs dans la fonction publique, baisse drastique des minimas sociaux, l’objectif est de créer de la déflation compétitive, de contraindre les Grecs à la misère. On espère que de ce fatras surgira la croissance, ce graal hypothétique, on espère que la Grèce réussira à terme à vendre son huile d’olive au prix d’une Audi A4. Satanée illusion. 

Bien sur que ce mécanisme n’ a aucune chance de survenir, d’ailleurs les mesures adoptées depuis deux ans déjà ont plutôt aggravé la situation; mais le FMI et la BCE aveuglément continuent leur triste besogne, insensibles aux protestations.   

Les taux d’intérêts ont étouffé le petit pays, comme ils étouffent l’Espagne, le Portugal, l’Italie et bientôt la France. En Europe, la main invisible des marchés a fini de renverser les gouvernements pour mettre à la place des gouvernements techniques, terme édulcoré qui veut dire des plombiers dont l’objectif est de colmater les fuites. 

Comme la monnaie unique est la chasse gardée du berger allemand, une dévaluation qui nuirait aux bas de laine teutons est impossible, la seule voie d’issue pour le sud est donc de tirer la protection sociale vers le bas, de balayer un siècle de luttes syndicales et politiques, de tordre la gauche, de flexibiliser le travail, de précariser la vie quotidienne, de rendre la condition humaine compatible avec à la globalisation de l’économie. 

L’Europe qu’on nous avait vendu, l’Europe protection, l’Europe cocon qui devait nous mettre à l’abri des mastodontes mondiaux est un leurre, car cette terre n’est plus qu’une jungle mercantiliste dominée par une bande de commissaires aux comptes et entourée par une horde de paradis fiscaux.  

Panagiotis Grigoriou, Marianne:  « Nous sentant déjà ancrés à la solution finale bancocrate, nous tenterons sans aucun doute autre chose. Mais quoi ? Tout est dans l’air. C’est la raison pour laquelle, selon certaines informations de la presse grecque (mercredi 8/2/2012), la chaîne CNN serait en train de louer l’ensemble du 6eme étage au prestigieux hôtel « Grande Bretagne », place de la Constitution (Syntagma), en face du Parlement et ceci parait-il pour plusieurs semaines, « s’attendant à la bataille d’Athènes ». Alors, 6e étage comme 6e avenue à New York (Bank of America Tower et Rockefeller Center) ? Il semblerait aussi que les ambassades ici à Athènes, préviennent leurs ressortissants d’un manque à craindre de produits alimentaires et de carburant. Nous, nous avons déjà constitué des réserves dans les caves et dans les placards. Avez vous évoqué la possibilité d’une guerre ? »  

Les marchés financiers attaqueront la France le 7 mai, le lendemain de la victoire de François Hollande. 

 

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GREVE GENERALE A ATHENES

Posté par provola le 7 février 2012

                      

GREVE GENERALE A ATHENES dans GRECE

 

                         La réponse du peuple grec à l’admonestation européenne diligentée par Me Merkel, la pression de la Troïka censée apporter la solution devient insupportable, les débordements de masse ne sont plus à exclure. La Grèce n’aura droit à son bout de gras qu’à condition s de procéder à une déflation (baisse générale des salaires et des prix). Les citoyens sont alors tentés de frauder le fisc pour mettre à l’abri famille et maigres économies. Le tourbillon infernal est enclenché, les fonctionnaires de Bruxelles et du FMI creusent les déficits et la dette, le peuple est dans la rue: voici le déroulement de cette journée historique, une de plus qui ne fait même pas un sous-titre dans nos journaux de merde.

Du site INDYMEDIA.ORG

                      12:16 (+2 GMT) Athènes: Tensions devant le mur de plexiglas tenu par la police depuis ce matin à Vasilis Sofias Av. Les manifestants ont commencé à pousser le mur et la police a utilisé des gaz lacrymo

13:18 (+2 GMT)Syntagma Sq: Quelques manifestants jetaient des pierres aux forces de police devant le parlement et un groupe de fascistes a essayé de les en empêcher : il y a eu des affrontements entre anarchistes et fascistes devant le parlement. Les anarchistes et quelques autres manifestants ont réussi à repousser les fachos, mais la police gaze les manifestants.

13:50 (+2 GMT) Affrontements entre la police et les manifestants rues Rigilis et Amalia. Des centaines de manifestants continuent à sʼaffronter devant le parlement. Au moins un manifestant gravement blessé devant lʼhôtel Grande Bretagne.

15.30 (+2 GMT) Un grand groupe de manifestants furieux attaquent 3 unités de la police anti-émeutes dans Filellinon street. Les témoignages font état de 4.000 personnes se battant contre les flics dans cette rue.

14:45 (+2 GMT) Affrontements tout autour de Syntagma et sur la place. Les manifestants répondent avec des pierres aux attaques de la police, la place est recouverte de poudre blanche laissée par les bombes de lacrymogène, mais des gens sont toujours là, pendant que dʼautres se regroupent dans les rues autour de la place et essayent de revenir sur la place.

Vers 13:00 (+2 GMT) Ioannina: Environ 70 manifestants ont tenté dʼoccuper la préfecture. 15 dʼentre eux ont réussi à entrer et de petits affrontements ont éclaté à lʼintérieur du bâtiment. Les forces de police ont encerclés le bâtiment mais un groupe de 150 manifestants, en solidarité avec ceux qui ont réussi a entrer ont combattu et repoussé les escadrons de police

16:53 (2+GMT) Un grand groupe de manifestants vient de chasser une unité de policier en moto (DlAS/DELTA) rue Panepistimiou. Les hauts-parleurs de la place Syntagma appellent tout le monde à revenir sur la place. Même sʼil est difficile dʼy rester à cause des gaz lacrymo, les manifestants persévèrent.

16:49 (2+GMT) Les gens essayaient de revenir progressivement à Syntagma (au son de la musique dans les hauts-parleur). Mais à lʼinstant les flics viennent dʼattaquer à nouveau en masse, piégeant des groupes de personnes sur la partie basse et essayant dʼévacuer toute la place avec des gaz lacrymo et une grande violence.

Les dirigeants européens jouent avec le feu, l’histoire nous a appris la manière dont peuvent tourner ce genre de situation; la Grèce a déjà connu  cela, l’Union au lieu d’éteindre l’incendie ne trouve rien de mieux que jeter de l’huile sur les braises.

Le Premier ministre néerlandais a assuré être « d’accord » avec la commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Neelie Kroes, qui avait affirmé dans un entretien publié mardi dans le quotidien néerlandais de Volkskrant qu’il n’y aurait « pas mort d’homme » si la Grèce abandonnait la monnaie unique.

 

 

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LA DEMOCRATIE DE L’OMBRE ET L’EUROPE AU BORD DU SIRTAKI (LES REACTIONS)

Posté par provola le 3 novembre 2011

Articles acceptés à la publication sur Agoravox et Bellaciao

Par latortue  28 octobre 15:35 latortue

On a l’impression d’assister a une énorme partie de poker menteur ou chacun fait son annonce ,le bluff étant de mise bien sur, pour que les marchés et les agences de notation soient, ou plutôt aient l’illusion d’être rassurés. Mais au final RIEN toujours repousser les décisions pourquoi ??
Attendre les élections qui doivent avoir lieu dans plusieurs pays ,et, après Messieurs on rase gratis ,vous allez vous serrer la ceinture,et fermer votre gueule ,payez et fermez là .Voila pour la majorité des chefs d’état un patriote doit payer et la fermer . Et vous Messieurs les POLITICARDS de pacotilles vous allez montrer le bon exemple baisser vos salaires et vos indemnités ,Surement pas, moi d’abord les autres après,première mesure du gouvernement SARKOZY une augmentation de salaire de 200% pour le chef de l’état .Après ça que voulez vous qu’il fasse pour vous les caisses son vide .Je sais pas ce qui me retiens de les insulter ces c… peut être suis je normal .
 700 milliards de plus de déficit en cinq ans du jamais vue et ça vient flagorner sur les écrans de télé ,pas ma faute mesieur c’est la crise ,elle a bon dos la crise ,et ce n’est pas la crise pour tout le monde .

Par TSS 29 octobre 00:09

dans quelque temps ,comme pour les USA,la Chine tiendra l’Europe par les couilles… !!

La dictature de l’argent s’aggrave
28 octobre 2011 – 00h56 – Posté par chb92.***.71.**

Dexia cramée, d’autres banques vont dans le mur, et le sauvetage de l’euro est pipeau.
Quant à ce nouvel organisme de stabilité financière, avec effet de levier (! !!) il verrouille les budgets nationaux, il a le droit de demander n’importe quelle somme aux états qui devront payer sous 7 jours, et a une immunité totale en justice (pour ses employés aussi).
Dictature.
Dire que c’est Kadhafi (petit pied) qu’on a laissé otanasier…

http://www.dailymotion.com/video/xl…

 

LA DEMOCRATIE DE L’OMBRE
28 octobre 2011 – 16h38 – Posté par 78.***.239.***

Cette crise de la dette c’est un coups d’état de la finance sur le politique !

Par xray (xxx.xxx.xxx.168) 2 novembre 15:45  La GRÈCE EUROPE  Dans cette Europe dominée par les curés,  l’argent sert à créer les problèmes.  Non pas à les résoudre ! 

Aujourd’hui on nous parle d’un grave problème de finance avec la Grèce. 
En y regardant de plus près, il s’agit d’un faux problème. Un problème fabriqué de toute pièce. La Grèce n’est pas un cas unique. L’église Orthodoxe grecque échappe à toute fiscalité. Elle possède 90 % du foncier en Grèce. On ne compte pas aussi les milliards investis sur les marchés boursiers  (de 50 à 100 milliards selon certains dires). 
Par adeline  2 novembre 18:53

surtout si on se souvient que le nom syrtaki inventé par hollywood recouvre le nom de hasapiko , nom original de cette danse signifiant « danse des bouchers »

Par BA  2 novembre 20:47

Mercredi 2 novembre 2011 :

Grèce : le référendum ne portera pas sur l’euro.

Le référendum grec portera sur le plan de sauvetage. 

La consultation portera sur le plan d’aide européen, et non sur l’appartenance à la zone euro, a annoncé le porte-parole du gouvernement grec. Interrogé sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, le porte-parole Angelos Tolkas a répondu : « Non, ce ne sera pas la question. Ce sera le plan de sauvetage ».

http://www.europe1.fr/International/Grece-le-referendum-ne-portera-pas-sur-l-euro-797771/

Grèce : taux des obligations à un an : 224,749 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 96,685 %. Record historique battu.

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 34,584 %. Record historique battu.Grèce : taux des obligations à 10 ans : 25,466 %. 
 

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L’EUROPE AU BORD DU SIRTAKI

Posté par provola le 1 novembre 2011

                   

L'EUROPE AU BORD DU SIRTAKI dans EUROPE                                  Il y a panique à bord, Papandreu le premier Ministre grec annonce l’organisation d’un référendum sur le plan d’aide, comment diable peut-on accorder une telle confiance au peuple, n’avait-on pas fini par faire abstraction de ce simple détail ?

Alors on jette les canaux de sauvetage à la mer, les rats quittent les soutes et envahissent le pont, les actions flottent sur les eaux agitées du sauve-qui-peut et coulent à pic; à force de gouverner une tour d’ivoire on avait fini par oublier cette masse invisible qui se cache derrière les statistiques et les décisions, que les directives sont vides de sens si elles ne sont pas illuminées par la volonté populaire. A force de combiner à l’abri des rideaux de fumée, de traduire en fait la puissance des lobbies financiers, d’occulter l’opinion des électeurs, de penser à la place des gens d’en-bas, de se contre-foutre du débat démocratique, on en avait oublié que même les morts peuvent surgir de nulle part pour clamer vengeance. 

On avait cru avoir soumis les Grecs qui sont rien moins que les inventeurs de la démocratie, on avait cru pouvoir continuer sans coup férir le sauvetage du système d’asservissement des États, on avait cru que les petits se tairaient une fois de plus, comme ces impertinents deFrançais qui avaient osé répondre Non en 2005 à la Constitution européenne, comme ces fantasques Slovaques qui refusaient de contribuer au plan de sauvetage imposé par Bruxelles, comme tous ces serviteurs à qui l’on instille la pensée unique de l’Europe mondialisée, de l’Europe à 12 à 18, à 27, qui recevra bientôt en prime et en grande pompe, sans rien demander à personne, la Serbie, l’Albanie, la Croatie, l’Ukraine, et pourquoi pas la Turquie et Israël.

L’Europe des camps d’internement aux frontières, des disparus de la Méditerranée, de Lampedusa, de Ceuta, des Canaries, l’Europe de la finance, des technocrates, des Barroso, des Van Rompuy, des Junker, jamais élus, jamais responsables, qui cherche à se faire financer par la Chine, des martyres politiques, des Tibétains, la Chine qui fait de l’esclavage une règle de concurrence déloyale.

Ce corps sans tête qui n’arrête pas de fanfaronner qu’il est la cinquième roue du carosse, une puissance économique à l’équivalent des States, comme ces canards dont on a coupé la tête et continuent de courir sans destination. Un corps sans tête, car le peuple qui devrait diriger le gouvernail a largué les amarres depuis bien longtemps, laissant cet alien à Bruxelles se prendre pour un Calife des mille et une nuits.  

La fête des paillettes est gâchée, on coupe la sono d’enfer, on entend au loin comme un vieux sirtaki venu du fond des ages, de cette respiration, de ce sang pûr, de cette vague ancestrale, qui ont fait traverser à la démocratie plus d’une tempête, d’Aristote, à Platon, depuis l’Acrople au Pirée, depuis l’occupation nazi jusqu’au régime des colonels.

Une aube nouvelle se lève derrière ces colonnes, la-haut sur la colline millénaire du Parthénon; tremblez fonctionnaires indolents, aux fourberies cachées et aux besaces percées, le bonheur du vivre ensemble ne viendra pas de vos bourses au bord de la crise de nerf, mais du vent vif de la liberté, au pas cadencé du Sirtaki.                 

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L’OGRE ALLEMAND RECHARGE SON PORTABLE

Posté par provola le 6 juin 2011

                             

L'OGRE ALLEMAND RECHARGE SON PORTABLE dans EUROPE

 image221762panov9freembfc1.jpg  Une manif à Athènes, le drapeau européen , une croix gammée, l’Union est morte.

 

                                  Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps, à peine trois jours, après l’octroi par la BCE et le FMI à la Grèce d’un nouveau prêt de 12 milliards d’euros pour que d’ultimes pans de l’économie grecque (voir l’article « Grèce opération débarras ») tombent dans l’escarcelle allemande.

La grande braderie peut désormais continuer sans obstacles car les caisses de l’État grec (dit-on) sont officiellement vides, et ce sont aujourd’hui les téléphones grecs qui sont vendus à vil prix à …Deutsche Telekom, bien évidemment. DT déjà 1er actionnaire d’Hellenic télécom s’est ainsi vu attribuer 10% supplémentaires du capital de sa proie pour la modique somme de 400 millions d’euros.

L’accord, (pour ainsi dire) prévoit qu’une tranche complémentaire de 6% sera de plus vendue à DT en fin d’année ce qui achèvera le passage complet de l’opérateur grec aux mains de ses usuriers. Le pillage systématique se poursuit en toute impunité, bientôt le tarif des communications téléphoniques des Grecs sera aligné sur celui des Allemands, mais les salaires eux, resteront grecs, c’est à dire trois à quatre fois moins élévés en moyenne.

Une intéressante étude menée par la banque Natixis (rédigée par l’économiste Patrick Artus)  sur la base de données de l’OCDE indique que contrairement à ce qui est souvent annoncé, les Grecs travaillent beaucoup plus que les Allemands, la durée annuelle moyenne d’un Grec est de 2119 heures, celle d’un Allemand, de 1390 heures, un Portugais travaille 1719 h, un Espagnol, 1654 h, un Français, 155 4 heures.

La productivité d’un salarié allemand, n’est pas meilleure que celle d’un travailleur de l’Europe du sud, la productivité horaire de l’Allemand, elle, n’est pas meilleure que celle des Français ou des Grecs précise Natixis. 

L’age légal de la retraite de 65 ans et à terme de 67 ans en Allemagne est plus élevé que dans les autres pays mais l’âge réel de départ à la retraite est de 62.2 ans, soit moins élevé qu’au Portugal, 62,6 ans et en Espagne, 62,3 ans.

La Grèce n’est pas très éloignée de ces termes, l’age légal y est de 61.5 ans et la récente réforme a porté cet age légal à 65 ans ce qui aboutira à un age moyen de départ à la retraite à 63.5 ans à l’échéance de 2015.

Voilà qui devrait taire un tant soit peu le torrent de « vilipandage » associé au soi-disant laxisme grec. 

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ATHÉNES: OPÉRATION DEBARRAS LES RÉACTIONS

Posté par provola le 31 mai 2011

Article accepté à la publication sur ATHÉNES: OPÉRATION DEBARRAS  LES RÉACTIONS dans EUROPE icone_redacteur2

 

Par Ariane Walter 30 mai 10:50 

je vais me répéter ! Que d’excellents articles , ce matin, sur AV !
J’ai bcp apprécié l’humour tragique du vôtre !

On est dans une situation absurde qui n’aura de cesse que lorsque ces fameuses dettes universelles seront abolies. Plus les jeux de bourse et de banque, plus le commerce poison, plus les médias stériles…
Cela doit s’appeler une révolution…Non ?

Bonne journée à vous et merci !

 

Par PhilVite  30 mai 12:25 

Ça, en matière de trahison des élites, les Grecs, on peut dire qu’ils ont été servis !
Et ça continue.
En plus on leur colle une belle image de grosses feignasses malhonnêtes et le festin peut continuer …
Quand un système part en couille à ce point-là, il n’y a qu’une seule solution, appuyer sur le bouton « reset » pour réinitialiser le bouzin. Et cela seul le peuple grec peut le faire.

 

Par kiouty  30 mai 17:19

  • Oui, mais le problème, c’est que si les créanciers de la Grèce tombent, c’est les banques françaises, allemandes qui tombent aussi du coup (oui parce qu’il y a des expositions entre banques européennes figurez-vous), et c’est une des raisons pour laquelle la Grèce ne s’est pas faite kicker hors de la zone euro.

    De plus, quand on dit « on aide la grece », en realité, ce qu’il faut comprendre c’est « il faut aider les banques grecques parce que comme ça on va aider nos banques et on évitera la chute du chateau de cartes ».

    Evidemment, le chateau de cartes s’écroulera, mais pas avant qu’on ait bien saigné le pays, et qu’on ait tout privatisé, dérégulé et réduit l’état en cendres.

  • Par rakosky 31 mai 02:04  

    Papandréou a été vraiment une loque sur ce coup,parce que qu’en vérité la situation de la Grèce est surtout une menace pour les pays créanciers
    Il aurait juste menacé de ne pas payer ,de leur dire d’aller se faire voir et il tenait toute l’Europe par les c…
    Si les grecs ne paient pas ,c’est la France et l’Allemagne qui plongent
    Un vieux dicton dit que si tu dois 200 roupies à ton banquier,il te tient par la gorge,mais si tu lui dois 40 milliards c’est toi qui le tient par les c..

  • Par rakosky  31 mai 02:14  

    Un autre proverbe yiddish,c’est Shlomo qui n’arrive pas à trouver le sommeil parce qu’il doit de l’argent à son voisin Nathan
    Une nuit ,il se léve ,va à la fenêtre et crie à Nathan
    -Nathan,ton argent je te le rendrai jamais !
    Sa femme lui dit tu es fou pourquoi tu lui as dit ça
    Et Nathan lui réponds
    -Parce que maintenant c’est lui qui ne va pas pouvoir dormir
    Si seulement Papandréou avait la sagesse de Schomo,c’est Merkel et Sarkozy qui passeraient des nuits blanches

  • Publié dans EUROPE, GRECE | Pas de Commentaire »

    ATHÈNES: OPÉRATION DÉBARRAS

    Posté par provola le 28 mai 2011

                    Il doit bien rester dans les soutes de l’Acropole, le vaisseau amiral, dans la vasque du Pirée, quelques bibelots, quelques chandeliers dorés, quelques porte-clés qui pourront être revendus aux enchères pour combler le déficit du budget de l’État et de manière subsidiaire pour calmer l’angoise des marchés financiers, des créanciers de la Grèce. Ces créanciers qui se trouvent être quelques fortunés actionnaires de banques allemandes et françaises qui verraient d’un mauvais oeil la première faillite d’une nation à l’image de ce qui existe pour les entreprises privées.  

    Les banquiers du nord se font donc un souci monstre sur la capacité de la Grèce à rembourser à terme une dette en réalité totalement insupportable. Car le noeud  de l’affaire se situe dans cette incroyable contradiction qui existe à vouloir demander à un débiteur exsangue de rembourser en lui administrant du venin pur, des taux d’intérêts impossibles à tenir.

    Tout le monde est conscient de cette contradiction, mais il ne faut pas le dire officiellement. Alors on fait mine de croire que la Grèce va finalement rembourser, comme le Portugal va rembourser, comme l’Italie va rembourser, comme les États-unis vont rembourser. Comme dans un jeu de domino, c’est la chute du premier qui conditionne toute l’hécatombe.

    En fait la cure d’austérité engagée depuis deux ans en Grèce a évidemment empiré la situation au lieu de l’améliorer, le pays qui n’allait déjà pas si bien est carrément rentré dans le mur et la population n’est pas prête à continuer de subir cette simagrée. 

    La fièvre imposée est un vaccin contaminé, une coupe claire dans les dépenses de l’état, une baisse des effectifs dans la fonction publique, une baisse des prestations sociales, ce qui a inévitablement mené le pays dans la spirale infernale de la récession, ce qui a produit une explosion du chômage, un appauvrissement généralisé accompagné de moindres recettes fiscales. Ce qui a grevé sur les comptes publics et conduit à cet état végétatif, cette banqueroute.

    Tout cela n’a surtout pas calmé les velléités de la BCE qui souhaite insister et même durcir ce régime amaigrissant, cette fumisterie, qui ressemble de plus en plus à une anémie programmée. 

    On a trouvé pour ce faire, la méthode miracle: les soldes. Pour se désendetter, il faut solder. Voilà, la Grèce doit vendre tout ce qui reste , les téléphones, les plages, les murs, l’Acropole, et pourquoi pas, après tout, il aura bien un Bill Gates pour se farcir une vieille dame. Il y en a beaucoup en Grèce des temples, et des arênes et d’anciens trésors, pour les économistes européens, cela a encore de la valeur, et il faut vendre pour que les banquiers du nord, les usuriers de la BCE, qui se sont goinfrés durant trente ans sur le dos des Grecs puissent encore s’empiffrer grâce à des taux d’intérêts prohibitifs.

    La désertification industrielle, la dynamique économique alimentée par la dette ont fait tourner les usines du nord et enrichi les banques allemandes et françaises. Tout comme les foyers frappés de sur-endettement sont les pourvoyeurs des usuriers, les meilleurs clients en définitive. Et c’est eux qui sont punis, les parias, les pauvres, qui n’ont que le droit d’enrichir les riches, car les pauvres sont punis d’avoir trop rapporté, d’avoir trop mordu à l’hameçon de la consommation, dans des magasins Carrefour, Intermarché, Auchan, Metro ou Lidl, leaders désormais en Hellénie, appartenant aux familles des grands pays, ceux qui ont le droit de s’enrichir. 

    On le voit ce cercle vicieux a avant tout bénéficié au nord et cette ferraille pèse surtout sur les épaules des pays du sud qu’on appelle avec un brin de mépris les pays du « club méditerranée ».

    On appelle cela l’ »Union »européenne, avec ce sobriquet (union) impropre dorénavant, cette Europe qui devrait au contraire de ce qui se fait, (c’est ce qu’on nous a vendu) protéger les plus faibles, pas les écraser. Et il y a les faibles du sud, et les faibles du nord, qu’on protège, ceux-ci, en exigeant pas qu’ils harmonisent la fiscalité des entreprises sur celle des autres pays membres. (Cas de l’Irlande qui grâce à des taux réduits d’impôts sur les sociétés attire les capitaux au détriment des autres états.) 

    Cet avantage là, on ne l’accorde pas à la Grèce qui a le droit d’acheter des BMW à crédit, en empruntant à une banque, grecque, qui appartient à une banque allemande. Et puis après avoir vendu des BMW à gogo, on explique que les Grecs ne foutent rien, qu’ils l’ont bien cherché, et qu’avec de tels salaires, on ne roule pas en BMW.   

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    IL NE SE PASSE RIEN EN EUROPE (2)

    Posté par provola le 16 décembre 2010

                          Il aura suffi de 24h pour que le flambeau, qui n’est pas celui de la flamme olympique, passe de Rome à Athènes. Ici aussi, les mêmes tensions, les mêmes peurs, les mêmes inégalités insupportables. La grève générale a été décidée par les syndicats en Grèce à la veille de l’assemblée de l’UE. A Bruxelles, en République Tchèque, en Irlande, les syndicats européens se sont mobilisés contre les plans d’austérité appliqués par les pouvoirs publics. La situation a dégénéré à Athènes où un parlementaire a été sévèrement secoué (voir la vidéo). A voir ce pauvre diable sorti sans ménagement, on croit revivre la chasse aux sorcières de 1789.

    Au Luxembourg, oui au Luxembourg vous ne rêvez pas, 800 personnes se sont rassemblées sous le bureau du Premier Ministre J-P Juncker, également Président de l’Eurogroupe pour protester contre les décisions européennes.

    La fable d’une Europe protectrice, d’une Europe des peuples, d’une monnaie forte, d’une vision pacificatrice est en train de s’écrouler sous le dictât des marchés financiers.  

    Mais direz-vous, les heurts de Rome et d’Athènes n’ont rien en commun, les CRS italiens ont des casques bleus, les robocops grecs des blancs.

    La contradiction majeure dans cette nuée de violence sociale est celle de la mise en oeuvre de politiques d’austérité par ces mêmes gouvernements ayant contribué par leur fuite en avant libérale à lâcher les chevaux des dérégulations. En ayant favorisé durant des années la baisse des prélèvements obligatoires, en ayant fait croire que l’impôt est un péché mortel pour l’économie et le vivre ensemble, ces chantres du moins d’Etat se retrouvent désormais face à leurs propres dilemmes, face à un champ de ruines qu’ils ont contribuer à créer.

    Heureusement pour eux, des institutions scélérates et sur mesure, empêchent dorénavant le passage de consignes en faveur de redresseurs de torts qui devraient pouvoir se mettre à faire payer les vrais trouble-fêtes de l’ordre public.

    En Italie, un gouvernement se tient en piste par la grâce d’une entourloupe électorale, en France, le suffrage empêchera tout basculement de programme, les Strauss-Kahn ou autre De Funès étant bonnet-blanc et blanc-bonnet (vous vous rappelez la métaphore des casques blanc et bleu), le Président plénipotentiaire ne représentant que 20% de la population et la majorité du peuple étant exclue d’office du droit de s’exprimer réellement.

    En Espagne, au Portugal des partis dits de gauche ne font que respecter les intérêts des marchés qui sont les banques et les compagnies d’assurances appartenant de fait pour une grande part aux épargnants du nord de l’Europe. Les avoirs en assurance-vie des épargnants français sont par exemple placés en bons du trésor des pays qui ont besoin de financer leurs dettes à des taux de plus en plus rédhibitoires. Or, plus les taux d’intérêts montent, plus les rendements des assurances montent. Les spéculateurs qui au bout du compte se voient confier le patrimoine des fortunés du nord jouent la dégringolade sociale des pays qu’ils sont censés aider. 

    Dans ce jeu de massacre, Angela Merkel est de fait devenue la véritable Présidente de l’Europe, imposant son tempo aux réformes d’urgences.

    Tout ceci s’appelle la « communauté européenne » et l’on feint à Bruxelles de ne pas comprendre la montée en flèche des mécontentements et le profond désamour à son égard. Sur TF1, ce soir « Qui veut épouser mon fils » :

    http://www.youtube.com/watch?v=coxeDjh7MOQ

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    ATHENES VEND TOUT

    Posté par provola le 4 juin 2010

    Avant de mettre l’Acropole aux enchères ?

    Dans le but de rassurer les investisseurs, la Grèce a décidé de vendre les bijoux de famille, poste, distribution d’eau d’Athènes et Salonique, la filiale transport du groupe ferroviaire d’état, tout ceci devrait rapporter 3 milliards d’euros. Effectivement, les détenteurs de bons du trésor grec auront réussi à délester Athènes d’une bonne partie de ses réserves, Moscou n’avait pas procédé autrement qui avait distribué à des oligarques devenus milliardaires les richesses de la Russie lors de la disparition de l’union soviétique. La vague de réduction des déficits se propage en Europe comme un tsunami libéral.

    L’Etat secours, l’Etat recours de l’année dernière a fait place à l’Etat trop cher, alors on vend, ce que l’Etat a de rentable pour ne lui laisser que ce qui ne vaut rien, évidemment, cela va augmenter les problèmes au lieu de les résoudre. Mais il faut rassurer les marchés ici et maintenant, demain est un autre jour pour l’actionnaire, le profit , c’est aujourd’hui.  

    N’entend t-on pas à tout bout de champ que l’état ne doit plus rien garder et que le privé est le gage d’une meilleure  efficacité industrielle ? Ne dit -on pas que seul le privé peut améliorer la rentabilité, le retour sur investissements ? On entend beaucoup moins qu’il est facile de rentabiliser le réseau d’eau d’Athènes, un peu moins celui de l’île de Santorin.

    Effectivement la Grèce va aller mieux, enfin ses créanciers, banques internationales, armuriers allemands et français, elle va réduire le poids de sa dette en abaissant momentanément les intérêts de cette dette. Va-t-elle retrouver un tissu industriel qui lui a toujours fait défaut pour autant ? Bien sûr que non, sauf que lorsque la pression des spéculateurs se portera à nouveau sur le pays, elle n’aura plus rien à vendre que les larmes de millions de grugés.

    Quelques milliardaires ou autres multinationales auront repris les quelques activités rentables de cette braderie imposée par Bruxelles, le défilé des limousines allemandes apparaîtra comme le seul avantage tangible de cette vente forcée.   

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    EURO COULEUR SANG (GRECE 4)

    Posté par provola le 5 mai 2010

    Évidemment, ça ne pouvait finir que comme ça. En fait ça commence, car tous les économistes libéraux du monde ne pourront pas obliger une grenouille écrasée par un 4X4 à avaler un boeuf déguisé en hamburger. Désormais, n’oublions pas que notre chère (dans le sens de hors de prix) pièce unique mais pas commune est coupable d ‘attentat à la vie humaine, en d’autres termes alourdie de terrorisme monétaire; vous ne pourrez plus payer votre pain sans vous dire que cette pièce aux deux métaux est une arme de destruction massive.

    La Grèce paie une monnaie qui n’est pas la sienne, une monnaie qui a plié son sort, car on ne vend pas de l’huile d’olive comme on vend une BMW, une monnaie qui a détruit son tourisme car les touristes ont trouvé une tourista moins chère du coté d’Hammamet ou de Marrakech, une Acropole de pacotille du coté des îles aux patés de sable. 

    La Grèce a disparu avec son Drachme, on a voulu lui refiler un Deutsche Mark qui ne dit pas son nom, mais les poches du coté de la péninsule des philosophies sont trop frivoles pour se laisser grever par une doctrine venue d’ailleurs.

    En attendant d’autres drachmes, drames et autres pierres tombales, nul doute que l’espoir reste le retour plus ou moins imminent vers une logique de dévaluation tranquille après un retour aux valeurs traditionnelles. 

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    CHRONIQUE D’UNE IMPLOSION ANNONCEE (GRECE 3)

    Posté par provola le 4 mai 2010

    Tout est logique, l’Europe est un assemblage de présentoirs brinquebalants, une organisation de vendeurs, une boutique de contrefaçons politiques, un mensonge historique. On a mis en place des échafaudages, des barrières, des fanions, des hauts-parleurs, on a affiché les prix en euro, on a parié sur le fait que les citoyens se comporteraient en chèvres consommatrices, soumises à une traite quotidienne.

    L’Europe est une idée sans âme, une espèce de bouquin sans vie, une peinture dont on a cru qu’elle se mettrait à ressembler à quelque-chose à force d’y rajouter des couleurs. L’Europe n’est rien qu’une ambition cupide, une désespérante errance, sans but que la recherche du profit maximum pour quelques-uns. 

    Les banques européennes ne veulent pas laisser à leurs congénères américaines , japonaises ou chinoises le monopole de la spéculation sur l’écroulement de l’euro, il y a du beurre à se faire sur la monnaie unique et nos établissements nationaux de crédit ne vont pas se gêner, ça serait appauvrir l’Europe, ou l’idée qu’elles s’en font et renforcer outre mesure nos adversaires sur les marchés internationaux. L’idée revient à avouer qu’il est plus juteux d’éliminer soi-même les vieux et les mal portants qui ne sont plus des consommateurs en puissance que de vouloir les faire soigner par des ennemis.  

    Les industries de l’armement allemande et française qui tirent les bénéfices du conflit latent entre Turquie et Grèce sont les grandes gagnantes d’une absurde guerre larvée entre deux partenaires objectifs. La Grèce s’endette pour acheter des armes qui ne lui servent à rien, comme elle n’a aucun sou, on lui prête de l’argent avec intérêts pour qu’elle continue néanmoins à assurer des commandes d’avions de chasse, de canons et de missiles. 

    L’assemblée de Bruxelles est un conglomérat de Rachidas Datis en disgrâce qui n’ont que le déshonneur de ne pas perdre les avantages en nature de l’ignorance lointaine, à l’abri des opinions et des regards indiscrets. Un député allemand a préconisé qu’on y place des footballeurs connus et des personnalités du showbizz pour augmenter la participation des citoyens aux urnes.

    Fermez le ban, une utopie a vécu, celle des grands anciens qui y avaient vu le tableau noir sur lequel on pouvait y effacer les souvenirs de la guerre, celui ou’ par manque de craie crédible est désormais consommé le vide sidéral du sentiment continental. 

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    LES RAPACES ET LA CARCASSE (GRECE 2)

    Posté par provola le 3 mai 2010

    Les pays de la zone euro sont prêts à prêter à la Grèce, ils vont y gagner, ils vont sauver leurs banques qui sont engagées auprès d’un état autrement insolvable.

    L’Allemagne va prêter et c’est elle qui va gagner le plus, ce qui va lui permettre de rembourser une partie de sa propre dette sur le dos de la Grèce. Comme les autres ont convenu du fait que c’était un bon système d’entre-aide, ils vont supporter le frère grec à hauteur d’une cote-part de leur propre dette. La France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, endettés jusqu’au cou, sont mis à contribution, dans ce nouveau jeu à qui perd gagne. Comme l’on est sûr de retrouver sa mise à tous les coups, la bande des quatre du club Méditerranée a compris qu’il fallait miser gros, même à devoir s’endetter au delà d’un raisonnable qui devient supportable et en définitive, gagnant.  

    C’est bien ce que fait la Chine en rachetant à tour de bras des dollars américains qui en réalité ne valent plus rien depuis longtemps, pour permettre aux EUA de continuer à s’endetter pour continuer à faire tourner les usines du soleil levant. 

    La logique économique libérale est le contraire de la poursuite du bien des hommes, elle est plutôt un moyen subtil qu’ont trouvé les riches pour acculer les pauvres à la survie, à la subsistence programmée, seule façon inexorable d’assurer leur propre perpétuel enrichissement. 

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    L’EUROPE A 26 (GRECE 1)

    Posté par provola le 2 mai 2010

    J’aurais souhaité un retour aux affaires plus serein, me permettant de vous remercier pour  votre fidélité à Croissan…blabla.

    La marée noire submerge pourtant l’Europe et la Grèce qui coule à pic au large de la Floride, à moins que ce ne soit le contraire, m’obligent à remettre le bleu de chauffe d’une toute autre manière. Nous assistons à un double désastre, la première économie du monde qui ne sait réparer ses robinets et la première illusion du monde qui a enlevé sa Burqa. Comme le naufrage d’un peuple m’apparaît prioritaire à moins que ce ne soit un meurtre programmé, je laisse au lendemain la balade aux massacres des poissons.  

    La Grèce est la pointe immergée de l’iceberg de notre économie, on voudrait faire croire que les 600 euros du salaire moyen des Grecs est un poids insupportable pour la première économie de la planète, que le retraité du Péloponèse met en péril l’équilibre financier de la banque de Francfort, que le pêcheur du Pirée est un évadé fiscal au même titre que les Bonnie and Clyde du Casino de Monaco, que les apnéistes de Corfou sont des chercheurs d’or. Alors les relents du passé ont décidé de couper le tuyau du tuba, la corde de l’amarrage communautaire, la chaîne de la solidarité continentale, les envahisseurs planqués sous les atours de la rigueur comptable ont trouvé qu’il était temps de déchirer le passeport européen.

    On va prêter à Athènes, en fait on ne va pas prêtrer, on va enfoncer le clou, on va gagner sur la misère au sable chaud, on va profiter du gouffre, on va spéculer sur la chute de l’Acropole et en plus on fait croire à tout le monde que les usuriers sont des sauveurs, comme si des frères pouvaient s’enrichir sur le dos du petit dernier, comme une famille qui tourne à l’envers.    

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    L’ACROPOLE CONVERTIE EN CENTRE COMMERCIAL

    Posté par provola le 10 décembre 2008

    acropole.jpggrece2008.jpgLa Grèce , enfin quoi le peuple, n’en veut pas , de cette cage à touristes dans laquelle on veut l’enfermer. Siège ancestral de la démocratie , ce pays nous a donné une certaine idée de la communauté humaine, et l’ersatz qu’on lui refile en échange de son adhésion au Traité de Lisbonne ne convient pas aux fils de Socrate , Platon ou Aristote.

    D’ailleurs , on ne leur a rien demandé, on leur a dit de signer et ils se sont exécutés pour avoir droit à leurs luna-parks, leurs supermarchés, comme les autres européens. Mais eux, malheureusement pour les penseurs de Bruxelles ,  ont lus l’histoire de la philosophie et se posent les mêmes questions depuis 25 siècles, ce ne sont pas les réductions de salaires ou les menaces de licenciements qui vont ébranler leur Antiquité.

    Ils avaient l’Acropole, les temples , ils croyaient en l’élévation , en la controverse constructive , en la démocratie , en l’âme de l’Agora , ils vibraient aux jeux d’Olympie , ils avaient les rêves d’Alexandre, ils vibraient aux notes de la Callas. On leur a laissé des hôtels, une piste d’aéroport, des prix cassés, une plongée dans le métro, le stade du Panathinaîkos et des plages aux seins  gonflés de Pamela.  

    Ils furent le premier centre culturel , ils cassent le dernier centre commercial.  

     

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