NOTRE HONTE

Posté par provola le 6 avril 2011

                          

 NOTRE HONTE dans AFRIQUE Le prince William et Kate Middleton

                                        Cette nuit une chaloupe sans plaque d’immatriculation et sans drapeau a chaviré avec à bord 300 réfugiés serrés comme des sardines partis de Lybie et qui  tentaient de rejoindre l’île de Lampedusa, la terre promise.

51 personnes ont été sauvées mais des dizaines de corps inanimés ont été repêchés. Plus de deux cents personnes sont portées disparues. Par une nuit de fort vent, en pleine tempête de force 6, des vagues de 3 m, un vent de panique a soufflé sur l’embarcation de fortune qui s’est finalement retournée. Une vedette de la police italienne s’est portée au secours des réfugiés, battant le rappel de tous les bateaux croisant à proximité du drame. Malheureusement 200 personnes ont disparu, avec des femmes et des enfants, en majorité Erythréens et Somaliens.

Un témoignage nous donne un éclairage quelque peu dissonant par rapport à la version officielle. L’embarcation se serait renversée car les passagers ayant eu peur de l’arrivée de la vedette de la police italienne se seraient tous entassés d’un coté ce qui aurait provoqué le basculement.  

Combien faudra-t-il encore de morts et de drames pour qu’enfin on se préoccupe sérieusement du sort des candidats au bonheur ?

Il s’agit très certainement de l’une des pires catastrophes de l’histoire de l’émigration et les médias ce matin sont muets ou quasiment, où l’on nous rabâche de la fin annoncée et à rallonge de Gbagbo et de Kadhafi. S’il s’était agi de disparus américains ou même japonais, de Canadiens ou de Suisses, combien de tonnes de larmes aurions-nous versé et combien de titres grandiloquents ?

Honte à nos dirigeants européens impavides qui comme d’habitude se sont constitués en grande tablée, argumentant la probable augmentation des taux de 0.25%, honte à nos clampins inutiles harnachés à leurs privilèges.

Honte à notre médiocratie nationale, qui tourne la tête pour ne pas ressentir sa propre culpabilité, honte à l’opposition muette et qui a dilapidé l’esprit des barricades.

Honte à notre sphère médiatique qui butine ci-et-là des buzz en bouteilles vides.  TF1 titre sur le mariage de William et Kate qui devrait coûter des dizaines de millions d’euros. Noces de l’absurde et du dérisoire, noces d’une fin annoncée, celle de l’humanité tout entière.

Honte à nous qui buvons à la source le fiel spirituel du libéralisme échevelé sans une marque de compassion.   

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AMNESTY INTERNATIONAL: LE TRI SELECTIF

Posté par provola le 1 avril 2011

                      AMNESTY INTERNATIONAL: LE TRI SELECTIF dans EUROPE 155faddd      

                                      Il ne m’arrive pas souvent de tancer les activistes qui sont plutôt de mon bord mais là je vais oser me placer du coté du gouvernement italien que je ne porte pas spécialement dans mon coeur mais qui voit arriver sur ses terres des milliers de réfugiés tous les jours sans que l’Europe ne lève le petit doigt.  

Amnesty International a fustigé l’Italie ce vendredi pour sa gestion de l’afflux d’immigrés d’Afrique du Nord.

Environ 20.000 immigrés, en majorité tunisiens, sont arrivés ces dernières semaines dans la petite île italienne de Lampedusa à la suite des mouvements de révolte qui ont secoué leur région. Leur transfert ailleurs en Italie s’effectue lentement et sans régularité. Des milliers d’entre eux occupent des tentes de fortune et vivent dans de très mauvaises conditions sanitaires.

«La crise est due au fait que le gouvernement italien n’a pas réagi convenablement à la situation qui règne ici à Lampedusa», a déclaré Charlotte Phillips, représentante du programme d’Amnesty pour les réfugiés et les migrants, lors d’une conférence de presse. «Des Tunisiens n’ont pas eu droit aux choses les plus élémentaires comme un abri adapté ou un abri tout court, à des conditions sanitaires suffisantes, etc.», a-t-elle ajouté.

Je suis bien entendu d’accord sur le fond avec Amnesty mais reste persuadé que le problème concerne toute l’Europe et non pas seulement l’Italie. Il est bien trop facile de se désister alors qu’on décide de faire une guerre indolore au son des trompettes.

Combien de temps cette bande d’incapables, (les squatters de Bruxelles) vont-ils rester immobiles à regarder passer les rafiots, les chaloupes, et les clandestins ? A calmer les habitants de Lampedusa qui n’en peuvent plus d’une telle inertie des pouvoirs publics ? A compter les morts, les embarcations disparues.  

Des camps de fortune sont improvisés dans toute la péninsule italienne mais le principal souci des autorités est de laisser s’échapper les candidats à la clandestinité qui veulent rejoindre la France à tous prix.

Et le flux n’est pas prêt de se tarir car le bouchon Kadhafi qui arrangeait bien l’Europe a sauté et tant que la guerre poussera les gens à fuir leur pays, il ne fera que grandir.

Oui, Amnesty est dans son rôle de dénoncer les conditions inacceptables d’accueil des clandestins qui après une traversée périlleuse se voient réduits comme du vulgaire bétail d’abatage. Mais le cri aurait plus de gueule s’il était adressé non pas à un seul membre de l’Union mais aux instances européennes et pourquoi pas à l’ONU qui a commandité les raids sur Tripoli et doit en assumer maintenant toutes les responsabilités.  

On voit bien que le principal programme de l’ONU et de l’Europe est de ne surtout pas affoler des populations en leur annonçant l’addition du nombre des clandestins en provenance du continent africain comme le fait le gouvernement japonais qui n’ose annoncer la réalité des risques liées aux radiations de peur d’affoler les riverains de la centrale endommagée.

La croissance pourrait en pâtir et il l’on sait que pour continuer à consommer des choses inutiles il faut avoir confiance et ne penser à rien d’autres qu’aux prochaines emplettes. 

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les réactions à l’article: LA PORTE DE L’EUROPE AU BORD DE L’IMPLOSION

Posté par provola le 1 avril 2011

les réactions à l'article: LA PORTE DE L'EUROPE AU BORD DE L'IMPLOSION  dans EUROPE icone_redacteur2

Par jymb 1er avril 14:39

Hélas, cela fait des décennies que certains défendent la politique des bras ouverts ( première réaction légitime et naturelle de l’humaniste qui sommeille en nous) …et le résultat pratique s’est avéré désastreux.
La solution de soucis locaux n’est pas dans leur expatriation mais dans leur résolution sur place. L’Europe n’est pas un immense territoire en friche ou des pionniers vont pouvoir batir un pays neuf à la force de leurs bras.

Par terreetciel  1er avril 16:26

  • Il serait plus simple de donner cette île à la Tunisie !
    la honte est plutôt à tous ces clandestins qui fuient la nouvelle démocratie de leur pays

  • Par ctznpst  1er avril 17:24

    et toujours blackout des médias Français … la presse est totalement muselée et sous contrôle de l’état , cf Ménard sur le point de se faire lourder car il ose affirmer apprécier les valeurs du Front national

  • Par Leo Le Sage (xxx.xxx.xxx.15) 1er avril 18:18

    « Malheureusement, l’acceuil que nous leur réservons est encore pire que celui qu’accordaient les Américains il y a plus d’ un siècle aux réfugiés Italiens, Irlandais, Polonais, Russes

    On devrait mieux les accueillir…
    Mais est-ce qu’on peut ?

    Je ne pense pas…
    (Loin de moi l’idée d’insulter les bronzés)

    Je voudrais juste vous rappeller que ce sont deux époques différentes et surtout que les USA ce n’est pas tout à fait comme l’Europe…
    C’est simplement un constat de ma part smiley
    Par sylvie  1er avril 18:41

    Leo on ne peut pas les accueillir mais on peux péter un milliard d’euros en quelques jours de combats en lybie pour des résultats bien aléatoires

    La misère est le fondement de la société de l’argent ! 
    (Le malade, l’industrie première.) 

    Les élus européens sont des carpettes sur lesquelles les Américains s’essuient les pieds. 
    En France, on n’a pas de pétrole mais on dispose d’une mine d’or inépuisable en argent social. (Argent social dans lequel certains puisent à volonté.) 

    Les
    Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
    Ils sont soumis à : 

     Une monnaie d’occupation ; 

     Des journalistes d’occupation ; 

     Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

     Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

    Néanmoins, dans les moyens mis en œuvre par l’Europe pour asservir les foules on reconnaît les méthodes de curés : 

     « Générer l’incompréhension, les désordres, la délinquance, la criminalité, l’injustice,  la misère, les maladies, les épidémies, les conflits,  les guerres, les famines, etc. » 
    Le tout reposant sur l’ignorance permanente et des flots de mensonges dans lesquels les médias noient les individus. 

    L’Europe est soumise au dictat de l’axe CIA-Vatican. 
    Seule la géographie distingue la CIA du Vatican. Pour le reste, c’est pareil. 

     Les mêmes intérêts, les mêmes méthodes, les mêmes moyens, les mêmes personnes ! 

     Les curés manipulent. Ils contrôlent le premier et le plus grand réseau de renseignement. Ils vivent de la misère qu’ils produisent. Ils gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 
     

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    LA PORTE DE L’EUROPE AU BORD DE L’IMPLOSION

    Posté par provola le 31 mars 2011

                                              

     Article accepté à la publication sur  LA PORTE DE L'EUROPE AU BORD DE L'IMPLOSION dans EUROPE icone_redacteur2

     

                                               Aussi démoniaque que Fukushima. On est au bord de l’Europe, à Lampedusa. Ici on est au bord de l’implosion, sur un morceau de terre qui rapetisse au fur et à mesure que l’on s’y entasse, et que l’Europe s’y ridiculise. Depuis que la coalition surveille le ciel de Lybie, une flotille d’embarcations de fortune s’en remet à la Suerte pour accoster sans dommages. 6200 réfugiés ont débarqué en quelques jours sur ce minuscule caillou au milieu de la mer Méditerranée, hier il n’y avait rien a manger pour 2000 d’entre eux. Tout le monde s’en fout, Guéant a déjà prévenu, il n’en veut pas, il souhaite que l’Italie s’en charge, on est en Italie, donc c’est à l’Italie de s’en charger. L’Italie ne veut pas voir, les malheureux s’entassent l’Allemagne regarde ailleurs, le Royaume-Uni n’est pas concerné, les pays du club Médierranée sont confrontés à leur dette insupportable.

    Sur l’île on manque de tout, et de pain, de soins, de solution. On fait la queue pour une gamelle, on attend que là-haut on feigne enfin de s’intéresser au drame qui se joue ici.

    L’Europe stigmatise l’Italie qui chercherait à renvoyer les arrivants, elle préfère ne pas pointer le doigt sur ses propres carences. Les habitants protestent, ils occupent la mairie pour se faire entendre, des navires sont prévus pour les prochains jours qui permettront de désengorger le centre d’accueil.

    Un bateau avec 827 réfugiés à bord est en route pour Tarente où une forêt de tentes à été installée, d’autres villes vont acceillir les nouveaux arrivants, situées dans le sud du pays. Car au nord, dans les régions riches, on ne veut pas entendre parler de ces immigrants clandestins. Les pauvres eux peuvent bien s’en occuper, ils comprennent mieux la situation. La Ligue du nord, le parti raciste qui participe au gouvernement Berlusconi et qui gère les intérêts des contribuables du nord interdit l’arrivée massive des clandestins. 

    Ces milliers d’hommes de 20 à 30 ans s’entassent sur la colline de la honte , la situation sanitaire est plus que précaire, diverses pathologies dont le diabète et Parkinson ne sont pas rares chez ces jeunes sans soins depuis des lustres. Pour le moment, aucune épidémie n’est à déplorer mais diverses maladies guettent et la chance ne va pas durer indéfiniment. On essaye avec les moyens du bord d’apporter deux repas par jours à tout le monde mais c’est de plus en plus difficile et il arrive toujours plus de monde la nuit qu’on arrive  à en faire repartir de jour vers les camps situés sur le continent. 

    Le Président italien lui, au lieu de se rendre à Lampedusa est allé à Ellis Island, pour visiter le musée de l’immigration dans la baie de New York où arrivèrent les millions de Ritals (R de Refugee, ITAL pour Italien, ce qui donna R-ITAL) à cheval des 19 ème et 20 ème siècles.

    Cent ans plus tard, ce sont les mêmes clandestins, les mêmes candidats à une vie meilleure que les Somaliens, les Lybiens, les Tunisiens, les Erytréens, qui débarquent avec une lueur d’espoir dans la tête en vue des cotes européennes. Malheureusement, l’acceuil que nous leur réservons est encore pire que celui qu’accordaient les Américains il y a plus d’ un siècle aux réfugiés Italiens, Irlandais, Polonais, Russes. Le Président italien a d’ailleurs lancé un appel aux responsables européens pour que cette honte cesse, pour des moyens décents soient enfin mis à dispodsition pour résoudre cette crise de l’indifférence, pour que l’Europe devienne autre chose qu’une vaste zone industrielle, un immense terrain vague destiné aux échanges de marchandises, cette vaste plaisanterie politique. 

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    VISITE GUIDEE A LAMPEDUSA

    Posté par provola le 10 mars 2011

                          Un journaliste (Alfio Sciacca) du journal « il Corriere della Sera » nous fait visiter le centre d’accueil de Lampedusa ( la petite île italienne située à égale distance de la Tunisie et de la Sicile) où arrivent des centaines de clandestins chaque jour en provenance de Tunisie. Ou comment être clandestin parmi les clandestins.

    Bienvenus à Lampedusa, qu’on appelle désormais « la porte de l’Europe. »

    On constate que la grille de protection est totalement et semble-t-til intentionnellement ouverte pour laisser s’échapper les clandestins qui auraient l’idée saugrenue de profiter de l’aubaine pour fuir. Notre guide pénètre le plus simplement du monde dans l’enceinte pour  interroger les curieux qui s’approchent, ceux-ci expliquent les conditions précaires du camp et leur envie de rejoindre au plus vite la France.

    Marine Le Pen qui souhaite profiter du vent des sondages a annoncé sa venue sur l’île lundi prochain et la polémique enfle déjà dans le landerneau de la Péninsule. On se demande s’il est bien sain qu’un politique d’extrême droite étranger vienne sur le sol italien faire son auto-promotion et débiter sa propagande anti-immigration.

    En France personne ne semble encore au courant de ce coup d’éclat à venir, on en est encore à deviser sur le refus de radio J, la radio de la communauté juive d’inviter Marine Le Pen. A parcourir le web ce soir je ne retrouve aucune trace de cette visite qui risque de faire du bruit d’autant qu’elle se ferait avec un représentant de la Ligue du Nord italienne, parti raciste participant à la coalition au pouvoir et permettant donc le maintien du Cavaliere, malgré ses frasques sexuelles. Me Le Pen ne lâchera pas son os si facilement, son parcours d’ici la Présidentielle sera d’appuyer là où ça fait mal, là où la bande des abonnés au pouvoir ont totalement échoué.

     http://www.youtube.com/watch?v=posMp9LPvDw

    Cliquez sur « viaggio dentro il cie » après un bref espace de pub, le film dure dix minutes, un bref agrandissement de l’écran et nous voilà plongés au coeur de la réalité européenne qu’on essaye de nous cacher depuis le début des révolutions arabes. On se souvient de Claude Guéant notre nouveau Ministre de l’intérieur, sur le checkpoint de Menton enjoignant les autorités italiennes de garder les réfugiés. »Cachez ce sexe que je ne saurais voir. »

    http://www.corriere.it/cronache/11_marzo_09/lampedusa-arrivano-militari-centro-accoglienza_c8e35354-4a70-11e0-8210-720c80ef41f5.shtml

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    MERCI L’EUROPE: UN NOUVEAU MUR.

    Posté par provola le 5 janvier 2011

                     Entourés de tranchées, de mers fourmillant de vedettes rapides, grouillant de mafias, de flics, de police des frontières, de barbelés comme à Ceuta et Melilla, territoires européens en terre d’Afrique, comme en Pologne, en Ukraine, en Roumanie, aux Canaries en Espagne, à Pantelleria, en Italie, car nous sommes cencés vivre dans un espace de liberté et la liberté en Europe, c’est la liberté d’une banlieue des eldorados d’autrefois, surveillée par les CRS, les robocops, de la video-surveillance et les dispositifs anti-manifs.

    Puisqu’il en fallait encore un, de mur, voici que la Grèce décide de le construire sur une longueur de 12 km, le long de la frontière turque. (avant que la Turquie n’entre à son tour dans le grand manège). Sur les mêmes bases que le mur séparant les Etats-Unis du Mexique, appuyé par ce grand démocrate d’Obama.

    Le mur sera fait de barbelés, équipé de caméras thermiques pour une surveillance 24H sur 24. Ce dispositif sera renforcé par une batterie de capteurs ultra-sensibles utilisés pour la chasse aux grands fauves.

    Il semble que le flux ait tout juste la possibilité d’être dévié, les clandestins pouvant traverser le fleuve Evros en évitant ainsi le nouvel obstacle. La Grèce pourra ainsi s’atteler à l’équipement de protection anti-invasion le long du fleuve, puis tout au long de la frontière maritime.

    Pendant ce temps, les Chinois, qui n’ont aucune envie de passer par la case départ se sont emparés du port du Pirée par où passe désormais le débarquement en grande pompe des légions de plastique en un remake du Cheval de Troie. 

    Ces Chinois qui ont envahi Athènes et qui proposent maintenant aux Grecs de leur financer le nouveau mur anti-Turques… 

    (Rappel de l’article sur le même sujet :Merci l’Europe, du 26 octobre 2008) :

     ceuta.jpg

     

    Le mur de la honte de Ceuta est le vrai visage de l’Europe, le Luxembourg en est sa légionellose. Cet amoncellement de ruines sent la pourriture; bienvenus mesdames et messieurs sur le continent ou les lois s’appellent directives.

    Des centaines d’Africains meurent chaque année de notre indifférence, les roms pourtant européens sont bannis chez eux, des camps de concentration se batissent à la frontière est, face à l’Ukraine pour parquer les candidats au malheur.
    Les vieux vont dans les maisons de retraite pour attendre la mort car leurs enfants vont au club méditerrannée en attendant l’héritage, les malades sont mieux soignés s’ils ont une mutuelle privée ,les élèves de riches ne se mélangent pas à la populasse, les écoles de pauvres ne mènent à rien , les caissières à 20 ans sont caissières à 60.
    L’Espagne est devenue un lunapark à retraités,le Portugal est devenu un supermarché mais ses enfants repartent vers le nord parceque les usines de chaussures sont parties en Chine.
    L’Italie est vieille car il y est trop cher d’avoir des enfants,l’Allemagne championne de l’export à force de travailler à oublié de s’accoupler.
    La Suisse est le coeur d’une pompe à fric ,une planque d’altitude.
    Monaco est trop propre pour être réelle.
    La Grande Bretagne n’est jamais entrée en Europe, l’Irlande est trop préoccupée à attirer les capitaux ,la Finlande vend des Nokia à 200 €
    fabriqués par des chinois qui gagnent 1 dollar par jour.
    La Pologne achète des avions de chasse qui ne servent à rien aux américains, l’Autriche pleure son nationaliste bourré, la Turquie veut rentrer sans parler d’Arménie , la Belgique retient nos riches dans une cage dorée , la Roumanie se couvre de Logan . La Grèce en feu n’a plus que les cendres de sa civilisation passée.
    Airbus est une dispute d’ego perpétuelle avec le Rhin pour emblème, l’Italie refuse le nucléaire mais achète son électricité à la France qui ne sait faire que ça.
    L’Espagne qui n’a plus d’eau veut bloquer le Tage et le Douro mais le Portugal a soif .
    La France veut faire l’union méditerranéenne parceque le gaz vient du sud mais l’Allemagne veut être de la fête en achetant l’énergie à la Russie.
    La mosaîque balte se voit dedans mais la Slovénie et la Croatie qui y sont déjà freinent pour empêcher les anciens frères d’y entrer.
    L’Albanie envoit ses chaloupes à travers l’Adriatique , Lampedusa et les Canaries sont un grand cimetière aux tombes d’inconnus.
    Jean-Paul Junker est le représentant de ce paradis ketchup , de cette perverse jungle aux bons sentiments ou seuls les nantis ont droit de tracer les frontières de la démocratie .

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    DEMOCRATIE DE COULOIR

    Posté par provola le 17 décembre 2010

                          Le Conseil européen, c’est à dire la réunion des chefs de gouvernements européens, planche ce week-end pour sauver les meubles de la grande Maison continentale. Le défi est de se doter des moyens d’échapper à la tempête qui risque d’emporter les mécanismes et les échafaudages mis en place en catimini, par des pouvoirs corrompus, sous le joug des lobbies financiers.  

    Après avoir soigneusement évité de consulter les 27 peuples sur l’approbation des institutions communautaires, les pouvoirs en place poursuivent donc l’oeuvre de dilapidation des mécanismes démocratiques. Là où la complexité de la situation économique recquiererait un assentiment populaire, les gouvernements effrayés par l’idée d’une consultation électorale se réfugient plutôt dans les brouillards des tours d’ivoire, les chuchotements des cénacles et les bruits de couloir. Les procédures de décision restent pour le moins opaques, décidées sur le pouce car l’impératif est surtout d’éviter d’éveiller l’intérêt des gens d’en bas.

    Pensez-donc, en deux jours, en haut lieu, on va décider de modifier rien moins que le texte du Traité de Lisbonne qui lui-même n’a été ratifié par aucun des peuples de l’Union. Le Conseil européen utilise pour cela un alinéa de l’article 46 du Traité qui encadre une procédure accélérée à condition que la modification envisagée n’élargisse pas les compétences de l’Union européenne au détriment des États-membres.

    L’idée en ces temps de disette et de quasi-faillite souveraine est que chaque État maintenu en survie comateuse par le fonds d’aide, perde de facto toute indépendance budgétaire. Le processus de sauvetage et d’emprisonnement des États défaillants, mis en place à la hâte, devrait être approuvé, puis entériné au printemps prochain devant le Parlement, pour enfin être adopté par le Conseil en juin prochain.

    Ne cherchez pas à comprendre comment on va tenter de sauver des pays plongés dans la potion magique du paradis européen depuis leur enfance, c’est à dire depuis leur entrée en tant que membre. Tout doit rester incroyablement opaque, calqué sur la précipitation des taux d’intérêts et l’insolence des marchés financiers.

    Vous ne devez rien comprendre ou soupçonner car vous pourriez avoir à y redire. C’est vous qui payez, et les pots cassés aussi, mais vous n’avez pas droit à la parole et surtout pas à la contestation. 

    Les réfugiés de Bruxelles, comme on pourrait les définir, emmurés dans leur certitudes, n’ont pas compris que le passage de telles turbulences économiques impliquent le droit des passagers à en connaître les risques. A trop vouloir miser sur une ignorance supposée des opinions publiques, ils risquent non seulement de ruiner les espoirs d’une collaboration des forces vives des nations à l’installation de la bouée de sauvetage, mais ils mettent en péril l’ultime chance de renouer le lien communautaire sans lequel l’idée même de l’Union n’est qu’une illusion.

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    IL NE SE PASSE RIEN EN EUROPE (2)

    Posté par provola le 16 décembre 2010

                          Il aura suffi de 24h pour que le flambeau, qui n’est pas celui de la flamme olympique, passe de Rome à Athènes. Ici aussi, les mêmes tensions, les mêmes peurs, les mêmes inégalités insupportables. La grève générale a été décidée par les syndicats en Grèce à la veille de l’assemblée de l’UE. A Bruxelles, en République Tchèque, en Irlande, les syndicats européens se sont mobilisés contre les plans d’austérité appliqués par les pouvoirs publics. La situation a dégénéré à Athènes où un parlementaire a été sévèrement secoué (voir la vidéo). A voir ce pauvre diable sorti sans ménagement, on croit revivre la chasse aux sorcières de 1789.

    Au Luxembourg, oui au Luxembourg vous ne rêvez pas, 800 personnes se sont rassemblées sous le bureau du Premier Ministre J-P Juncker, également Président de l’Eurogroupe pour protester contre les décisions européennes.

    La fable d’une Europe protectrice, d’une Europe des peuples, d’une monnaie forte, d’une vision pacificatrice est en train de s’écrouler sous le dictât des marchés financiers.  

    Mais direz-vous, les heurts de Rome et d’Athènes n’ont rien en commun, les CRS italiens ont des casques bleus, les robocops grecs des blancs.

    La contradiction majeure dans cette nuée de violence sociale est celle de la mise en oeuvre de politiques d’austérité par ces mêmes gouvernements ayant contribué par leur fuite en avant libérale à lâcher les chevaux des dérégulations. En ayant favorisé durant des années la baisse des prélèvements obligatoires, en ayant fait croire que l’impôt est un péché mortel pour l’économie et le vivre ensemble, ces chantres du moins d’Etat se retrouvent désormais face à leurs propres dilemmes, face à un champ de ruines qu’ils ont contribuer à créer.

    Heureusement pour eux, des institutions scélérates et sur mesure, empêchent dorénavant le passage de consignes en faveur de redresseurs de torts qui devraient pouvoir se mettre à faire payer les vrais trouble-fêtes de l’ordre public.

    En Italie, un gouvernement se tient en piste par la grâce d’une entourloupe électorale, en France, le suffrage empêchera tout basculement de programme, les Strauss-Kahn ou autre De Funès étant bonnet-blanc et blanc-bonnet (vous vous rappelez la métaphore des casques blanc et bleu), le Président plénipotentiaire ne représentant que 20% de la population et la majorité du peuple étant exclue d’office du droit de s’exprimer réellement.

    En Espagne, au Portugal des partis dits de gauche ne font que respecter les intérêts des marchés qui sont les banques et les compagnies d’assurances appartenant de fait pour une grande part aux épargnants du nord de l’Europe. Les avoirs en assurance-vie des épargnants français sont par exemple placés en bons du trésor des pays qui ont besoin de financer leurs dettes à des taux de plus en plus rédhibitoires. Or, plus les taux d’intérêts montent, plus les rendements des assurances montent. Les spéculateurs qui au bout du compte se voient confier le patrimoine des fortunés du nord jouent la dégringolade sociale des pays qu’ils sont censés aider. 

    Dans ce jeu de massacre, Angela Merkel est de fait devenue la véritable Présidente de l’Europe, imposant son tempo aux réformes d’urgences.

    Tout ceci s’appelle la « communauté européenne » et l’on feint à Bruxelles de ne pas comprendre la montée en flèche des mécontentements et le profond désamour à son égard. Sur TF1, ce soir « Qui veut épouser mon fils » :

    http://www.youtube.com/watch?v=coxeDjh7MOQ

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    IL NE SE PASSE RIEN EN EUROPE

    Posté par provola le 15 décembre 2010

                          Au lendemain d’une journée d’émeutes dans le centre des grandes villes italiennes, pas de traces d’une quelconque évocation de tensions sur les médias. C’est tout juste si France Inter parle de heurts ou du mécontentement des étudiants.

    Voici encore une vidéo de ce que vous ne verrez pas au 20 h où on vous parlera du verbiage de Marine Le Pen, de l’accident d’unbus au passage à niveau avec un blessé, du braquage d’Aulnay-sous-bois ou des prochaines chutes de neige qui risquent d’entraver le week-end des skieurs. 

    Autour de nous, le continent entier n’est qu’un brasier en devenir face à la dégradation de la situation économique, un chômage endémique à 10% de la population active, autant de précaires qui ne recherchent plus d’emploi car trop découragés pour le faire, des jeunes sans perspectives. Et puis des coupes franches dans les prestations sociales, des partis nationalistes qui ne sont plus tabous mais aux portes du pouvoir, le racisme qui est une alternative à la peur de l’avenir, des classes dirigeantes incurrentes de la montée des tensions sociales, l’oeil rivé sur les marchés, une gauche invisible, une politique fascisante, sectaire, comptable des sous des riches.

    C’est tout cela qui est soigneusement occulté sur nos médias, appartenant aux mêmes monopoles commerciaux, animés par les mêmes marionnettes privilégiées. 

    Ci-dessous le résumé de la journée d’émeutes sur la place du Peuple de Rome qui en présage de prochaines encore plus radicales sur notre vieux continent:  

    http://tv.repubblica.it/cronaca/roma-la-battaglia-di-piazza-del-popolo/58360?video=&pagefrom=1

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    BULLETIN DE GUERRE

    Posté par provola le 5 décembre 2010

                                 Il y a quelques mois, les fameux stress-tests avaient démontré que les banques européennes étaient à ol’abri d’une faillite en cas de conditions extrêmes des marchés. Résultat, les deux principales banques irlandaises dérapent entraînant tout le système dans le gouffre. L’idée qu’on nous ait encore un fois roulés dans la farine se matérialise de jour en jour, qu’un pays s’écroule et l’on nous dit que tout était prévu, qu’il suffit de colmater les brèches pour éviter que la digue des taux d’intérêts ne cède.

    Les Irlandais acceptent le plan de rigueur mais ils tiennent à leur souveraineté, aussi le renflouement de 85 milliards de la BCE ne les oblige pas à remettre en cause le dumping fiscal sur lequel est basé leur économie. Leur indépendance n’est qu’un trompe-l’oeil, en effet le pays ne doit sa formidable croissance de la dernière décennie qu’en raison d’une violation des règles de bonne conduite communautaire. Vous avez dit indépendants ? Mais de fait l’Irlande pays appartient déjà aux firmes étrangères, un quart des investissements américains en Europe sont basés en Irlande, en raison du régime fiscal avantageux. Le taux d’imposition des sociétés y est de 12,5%, mais en plus, grâce à certaines conventions fiscales signées avec certains pays, une société comme Google ne paye que 2,4 % d’impôts sur ses bénéfices réalisés hors États-unis.   

    En accordant le droit à l’Irlande de continuer de taxer les sociétés à 12,5 %, l’Europe finance le dumping fiscal qui siphonne les investissements et spolie les autres états membres. 

    Imaginons l’impensable, 85 milliards d’euros pour poursuivre le pillage des finances continentales autrement dit… pour éviter la contagion, pour sauver les meubles.

    Partout, des années de cure libérale ont mené d’abord à une dilapidation des biens collectifs par des privatisations massives et autres donations des bijoux d’états au privé par des systèmes de concessions. Des pans entiers de l’économie sont sortis du domaine public pour améliorer la rentabilité. Résultat, le chômage n’a jamais été aussi élevé, les salaires plongent et la purge est loin d’être terminée, elle ne fait même que commencer.

    Seulement voilà il reste si peu à privatiser qu’il faut maintenant s’attaquer aux deux derniers bastions que sont l’éducation et la santé.

    Actuellement, c’est au tour des éducations nationales d’être attaquées et les coupes budgétaires envoient les étudiants battre le pavé partout en Europe.

    En Italie, Berlusconi a annoncé 130 000 professeurs de moins pour économiser 9 milliards d’euros, ce qui devrait se traduire par une réduction des horaires de cours, faute de profs.

    Au Portugal, au Royaume-uni, en Irlande on annonce une augmentation des coûts d’inscription à l’université. En France, la bataille des retraites avait déversé dans la rue des lycéens en manque d’espoir et d’avenir. Les mêmes cortèges, la même protestation pour sauver un espace de solidarité et battre en brèche la loi de la jungle libérale.  

    L’école qui craque, la santé bientôt soumise aux lois des marchés, c’est à dire à la concurrence, les soupes populaires qui débordent, les médias, bras armés des tenants du système qui ne transmettent qu’un monde illusoire de miss, qu’un abrutissement des masses.

    La Grèce, le premier pays à avoir été purgé, ligoté, incapable de réagir à la cure d’amaigrissement si ce n’est vendre son âme à la Chine bien contente de se payer un port d’attache à peu de frais pour un débarquement définitif sur le continent. Le Pirée est désormais un Hong-Kong bis, langue officielle le Mandarin, les salaires en baisse de 40%.

    Des Chinois qui eux bénéficient d’un Yuhan connecté sur le dollar et dévalué de 50% qui permet d’innonder l’économie mondiale de produits inutiles.

    Notre grande prêtresse de l’économie Christine Lagarde (Vous vous rendez compte ma brave dame, celle qui parle bien anglais et qui a fait ses études à New-York) déclare pourtant à Libération que:  » La mécanique européenne se renforce et de crise en crise, l’Europe progresse et invente de nouveaux instruments »

    Foutage de gueule.

    Ceci n’est pas un bulletin de guerre, mais ça pourrait le devenir   

     

      

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    LA SUISSE, CE CORPS ETRANGER

    Posté par provola le 1 décembre 2010

                       Les Helvètes se rappellent de temps en temps à notre bon souvenir, cette fois en s’apprêtant à expulser des étrangers qui se seraient rendus coupables de meurtre, de crime, de brigandage, d’effraction ou de perception abusive de prestations sociales. Le parti populiste UDC a encore imposé une votation aux relents racistes, la propagande nationaliste a encore sévi. On imagine qu’une femme de ménage qui ferait des heures au noir se verrait retirer son permis de séjour. 

    En fait pour les Suisses, ce qui est suspect, c’est l’étranger, bien que leur pays soit en Europe celui ayant le plus fort pourcentage de résidents étrangers dans sa population, après le Luxembourg.

    Tant que les fourmis soumises, les frontaliers et les sous contrats se tuent le dos à fabriquer les bonbons Ricola en percevant des bas salaires et en assurant une bonne rentabilité, elles sont tolérées, mais attention aux écarts qui pourrait déclencher la procédure d’expulsion et donc la double peine. Ceux qui ne possèdent pas le fameux sésame, le passeport frappé de la croix blanche comme sur la boite de chocolat ne seront donc plus traités comme les bons Suisses, ils pourront être renvoyés sur le champ. Quid des droits  du citoyen, de la procédure en appel, de l’éventuel appel ? 

    L’expulsion se fera par voie d’eau, sur le lac Léman, les bannis seront convoyés sur des vedettes rapides pour être débarqués sur l’autre rive, du coté d’Evian, près du casino, triste sort. 

    Les Suisses ne sont pas partageurs, persuadés qu’ils sont d’être responsables de leur niveau de vie, ils punissent les envahisseurs qui ne sont pas là pour les enrichir. Les exilés fiscaux, eux, restent les bienvenus, tant que le coté sud du Lac se débat avec les taux d’intérêts de la dette d’État, un Euro au bord de l’implosion, des manifestations de mécontentement, quelle horreur, le flux de réfugiés en quête de Rolex rutilantes ne se tarira pas et les banques pourront dormir tranquilles, tant qu’il n’y a pas le feu au lac. 

    Ne nous méprenons pas, ce furoncle planté là au cœur de l’Europe, nous narguant de sa soi-disant stabilité, comme une tache d’insanité dans l’océan des dérégulations, est de la famille des leucémies rampantes, le drapeau couleur sang est souillé de l’hémoglobine des spoliés. 

    Planque à trafiquants d’armes Russes ou Arabes, siège de multinationales inconnues,(telle Nestlé),qui considèrent que l’eau est un produit et pas un droit, qui vendra de l’eau en bouteille jusqu’au fin fond du Sahel, et fera boire du lait en poudre aux nourrissons mongols.

    Paradis d’industriels sans scrupules ou en fuite, qui trouvent là un climat propice à la préservation de leur patrimoine, des légions de partisans de la ligue du nord italienne, les aboyeurs anti-corruption, anti-sud, anti-administration, anti-impôts, anti-mafia, plus corrompus que les mafias sicilienne, napolitaine ou calabraise.      

    Pépinière de cliniques de luxe où affluent les peaux sèches en vadrouille, laboratoire à cosmétiques et à cures de jouvence, siège de Novartis, un des leaders du médicament, qui décide de licencier 1300 collaborateurs…au Etats-Unis, pour augmenter sa rentabilité. Tube à essai de la délation généralisée, le douanier suisse veut tout savoir sur vous et tout le monde est un douanier potentiel, frontière en forme de gruyère pour les capitaux, érigée en blockhaus contre les pauvretés et les malheurs environnants. 

    Ce modèle de démocratie participative, vaste plaisanterie, face nord de la corruption, arête inexpugnable, un casque militaire sur la tête.  Sous les montagnes, des abris-anti-atomiques, anti-missiles étrangers, effet aspirine assuré, et les vaches sur les pâturages, cloche au cou (car elles échappent à la corde contrairement aux humains de seconde zone), au loin une vague impression de tempête économique tout juste incapable  de déclencher le moindre clapotis sur le lac.  

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    TOUT VA BIEN, A BRUXELLES

    Posté par provola le 25 novembre 2010

                        Au moment crucial du basculement de la richesse mondiale des anciens pays riches vers les nouveaux ogres émergents, de la décadence de l’ouest et du crépuscule des bric (Brésil, Russie, Inde,Chine), à l’instant d’une secousse tellurique sur les monnaies, d’un bouleversements des équilibres financiers internationaux, d’un cataclysme devenu endémique tel que le chômage de masse, il est un un pré carré à l’abri des turbulences et des soucis.

    Pas l’allure d’une île bordée de palmiers et de coraux, pas la cote du Casino de Monte-Carlo, pas l’altitude du Machu-Picchu. Non, le pays où l’herbe est plus verte et la vie tranquille c’est la capitale belge, oui Bruxelles, sans gouvernement ( ce qui n’est apparemment pas un problème), mais surtout le siège de notre estimable administration européenne. Vous savez bien, les rois de la concurrence à tout crin, les pourfendeurs de déficits, les inspecteurs de la rigueur, de l’austérité, des coupes  budgétaires. Mieux, les donneurs de leçons, non élus, sans comptes à rendre que la bonne gestion de leur compte en banque et de leur plan de carrière.

    Le jour où l’Irlande annonce des licenciements massifs de fonctionnaires, une hausse de deux points de la TVA, de l’impôt sur le revenu, tout cela pour satisfaire les desideratas des bruxellois de luxe, le jour où les Portugais organisent la plus grande grève générale de ces dernières décennies pour protester contre les mesures de restriction budgétaire et les coupes sombres prévues, où l’Euro est attaqué de toutes parts, où la Grèce est dans la nasse des taux d’intérêts, où l’Espagne a du mal à se refinancer autrement qu’à des taux exorbitants, où l’Italie voit la lame de la guillotine se rapprocher, où la France est la prochaine condamnée à la soupe à la grimace, bref le jour où tout va mal sur le continent de tous les dangers, les eurocrates eux décident de s’octroyer une augmentation des salaires de 3,7 %.

    En vérité les États représentés par le Conseil européen voulaient plafonner cette hausse des salaires à 1,5 % mais la Cour de justice européenne a donné raison aux fonctionnaires qui défendaient leur droit car, argumenta la Cour: « Les États n’ont pas la marge d’appréciation » pour modifier la rémunération des 45000 fonctionnaires en temps de crise. Seule la Commission peut faire jouer une clause d’exception en cas de « détérioration grave et soudaine de la situation économique ». Ce qui ne correspond pas aux circonstances actuelles car explique Michael Mann, porte-parole de la Commission « …c’est une crise qui dure. Selon nous, cette crise n’est pas soudaine, l’exception ne s’applique pas. » Fermez le ban, passez votre chemin manants…

    Autant dire qu’à Bruxelles on se fout littéralement de l’état de ruine de l’édifice communautaire et que l’exaspération populaire ne va pas empêcher les eurocrates de profiter de la crise.

    La réconciliation des instances de l’union et des peuples n’est pas pour demain.

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    TRAITE’ DE CON

    Posté par provola le 1 novembre 2010

                               Jamais au cours de l’histoire de la Communauté Européenne la distance n’aura été si importante entre les peuples et les élites .

    On se souvient de l’histoire tarabiscotée du fameux Traité de Lisbonne signé par les Présidents et surtout pas avalisé par les Peuples. Après d’incroyables méandres les instances européennes étaient parvenues à imposer un texte soi-disant ratifié par les nations mais en réalité abhorré par des populations sans droit au chapitre .

    Ce texte ayant eu la naissance que l’on sait devait mettre à l’abri l’Europe d’une grande crise d’identité et de fait à la première incartade de l’économie internationale, le Traité s’averra totalement hors sujet, ne permettant pas une solidarité automatique entre les membres dès lors que les pays les plus exposés aux mouvements d’humeur des marchés se verraient menacés de banqueroute.  

    Les PIGS, littéralement les cochons (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) se retrouvèrent au bord de la cessation de paiement et des garanties mise en place à la hâte par l’Allemagne permirent de calmer la fièvre.  D’autres grands pays jouent toujours les seigneurs mais n’en mènent pas large sous le coup de déficits budgétaires hors normes. Royaume-Uni, Italie, France, le coeur du système est malade et la seule issue du point de vue des grands prêteurs est une coupe claire dans les budgets d’Assistance publique, le welfare state.

    Réduction des aides publiques , des retraites, des salaires de la fonction publique, des investissements, des effectifs, des programmes d’Etat. L’Education , l’Hôpital, les infrastructures, tout ce qui fait le lien social devient tout à coup hors la loi, le nouvel eldorado c’est le privé ou comment priver de tout les masses soumises.

    A bien des titres le programme de réduction des déficits engagé par le gouvernement libéral britannique est une véritable caricature. Les économistes voyaient en Margaret Thatcher une visionnaire de la nouvelle planète libérale, ils voient maintenant le conservateur David Cameron comme le chantre de l’austérité budgétaire. En fait il s’agit de la même idéologie, des mêmes trames de privatisations en rafales qui ont conduit l’occident au bord de l’asphyxie. La survie  passa par un pompage systématique des garanties d’État pour financer une économie privée, celle des banques. On explique maintenant que les État exenguent doivent se conformer au dictât des banques qu’ils ont eux-mêmes contribuer à sauver.   

    On explique au exclus de la rue, qui sont les exclus des programmes de réduction des déficits, que ce sont des profiteurs de l’assistance publique, qu’ils doivent s’en sortir par leur propres moyens, on promet aux riches des montagnes de boucliers fiscaux pour rapatrier la menue monnaie de leur évasion fiscale.

    Cette logique infernale sous-entendue dans les textes du Traité de Lisbonne doit être amendée en catimini pour s’adapter un peu plus aux rouages du système pour lequel il est écrit, pour les seuls intérêts du pays le plus puissant d’Europe, l’Allemagne, qui a décidé de ne prêter qu’à des pays qui lui assureraient de juteuses exportations. La communauté n’est plus un espace d’entr’aide internationale mais une simple organisation vouée à la protection des disparités préexistantes.

    Car il faut écrire noir sur blanc que les pays endettés ne pourront plus indéfiniment requérir la générosité communautaire, c’est à dire la générosité allemande, sans enclencher des mesures de rétorsions plus sévères, en clair le contribuable outre-Rhin ne veut plus  avoir à rembourser les dettes de ses clients, surtout en considérant que l’euro est rien moins qu’un Deutsche Mark déguisé qui ne doit pas devenir dans cette optique, pour les pays du sud du continent, un permis à vivre comme des cigales.

    Tout cela se décide en ce moment sans qu’aucun citoyen européen ne soit particulièrement sensibilisé à ces manoeuvres d’apothicaires menteurs, comme d’habitude et c’est bien là la pire infamie.

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    UN ETAT A L’ENVERS

    Posté par provola le 15 octobre 2010

                   On est en Italie, on ne pouvait pas être ailleurs. Le premier Ministre Silvio Berlusconi est mis en examen pour évasion fiscale dans le cadre d’achat frauduleux de droits de télévisions d’une société appartenant au groupe de médias Médiaset, propriété à 100 % de Berlusconi. Comme le Chef de l’État (en Italie le Président n’a qu’un pouvoir honoraire) s’est fait voter des lois d’immunités sur mesure, il ne risque pas grand chose, tant qu’il est au pouvoir.

    En réalité il n’est pas près du tout de quitter le pouvoir car ses écarts de comportement lui rapportent plutôt une amélioration de sa cote de popularité.

    Il fricote avec de jeunes naïades pubères et tout le monde trouve le gardon drôlement frais, il dispense ses charmes par soubrettes interposées sur toutes ses chaînes de télévision, les hommes se masturbent devant leur écran, les femmes veulent ressembler aux statues refaites. Le Boss attaque la justice, les journalistes, les bureaucrates, les agents du fisc, il insulte la gauche, il fustige les impôts, son club de foot rachète les stars du ballon rond, il se comporte en goujat avec Merkel, il veut piquer Carla à son pote De Funès, il traite Obama de bronzé, il a des casseroles au derrière aussi nombreuses qu’ une colonne de fourmis rouges. Rien n’y fait, le bonimenteur s’en tire à bon compte, son exemplarité n’est jamais prise en défaut, mais pas celle qu’on serait en droit d’attendre..  

    Ses administrés, ou plutôt ses admirateurs, rêvent tous de pouvoir un jour gruger le fisc, aussi considèrent-ils que celui qui a le plus fraudé sera celui qui saura le mieux les diriger.

    Les Italiens sont ainsi les inventeurs de la première démocratie « à l’envers ».

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    OMBRE ROUGE

    Posté par provola le 21 août 2010

    Bienvenue au Portugal. 

    Le pays est en flammes, tous les jours, tout le temps, partout cette odeur de cendrier. 400 incendies quotidiens, des centaines de milliers d’ hectares de forêts flagellées, des morts, des blessés. Les eucalyptus sont des torches vivantes, les pins se tordent de douleur, la broussaille n’est plus le refuge d’une faune apeurée.

    Le ciel est un orage de bombes lacrymogènes, les nuages ne sont qu’une fausse dépression océanique, la vraie, c’est le manque de réaction face au désastre.

    Tous coupables. Les pyromanes bien sûr, mais eux ne font que leur boulot, les pompiers plus étonnamment, pris en flagrant délire de connivence avec les propriétaires forestiers, laissant brûler le maquis pour ne pas avoir à le soigner, les bergers d’altitude qui préparent l’herbe tendre de l’an prochain, les promoteurs immobiliers, les négociants en bois, les enfants transformés en acteurs des gros titres, les barbecues, les feux d’artifices, les mégots jetés comme une contribution gratuite à l’ordonnancement de la vie.

    Tous inconscients du désastre en cours, tous insupportables , le gouvernement en tête qui voit dans les statistiques des surfaces cramées des motifs d’optimisme, l’opposition qui n’oppose que les sirènes de la reprise économique.  

    Nous-mêmes, qui sommes des témoins, qui sommes coupables d’indifférence estivale, de détournement d’intérêt, de déraillement politique, de connivence institutionnelle; tout cela s’apparente à du terrorisme participatif. Car il y a de l’intérêt à l’enfer. 

    Les plages s’entassent, les discothèques débordent, les restos se gavent, le peuple trinque au premier degré, la maison commune se transforme deci delà en une braise qui s’assume, transgressant les normes du bien-être, les colonnes de fumée participent d’une téléphonie de tribus indiennes. Le spectacle est pesant, la canicule n’est plus qu’une agréable brise apaisant les brûlures, une météo de bulletins de guerre se substituent aux horoscopes désopilants.

    Mais le Portugal qui n’est qu’une anecdote géographique de l’Europe est son épicentre sensitif, sa flagellation systémique, son obstination profitable. Ici tout y est plus bordélique, c’est à dire libéral, tout y est privé, privé de sens, les hôpitaux profitent aux riches où débarquent des combattants du feu en mal de tranchées, les écrans plats organisent l’indifférence générale, noyant l’enfer sous des torrents de spots, le foot est le viagra d’une nature à bout de souffle. Les vrais artificiers sont à Bruxelles qui fomentent l’ordalie écolo, qui subventionne la nouba d’été. L’heure est à l’épuration de la crise, pas à la protection des derniers pans de verdure.

    Le carburant est bio, le beurre est bio, le vin est bio, les ogms sont bios, les partis verts sont bios, l’Europe des étalages de supermarchés est bio, la bagnole est bio, alors que voulez-vous que les blessures des vestiges d’essences naturelles évoque à une opinion gavée.   

    Que restera-t-il de cette course insensée au son des tirelires, de cette manipulation du vivant, de cette transformation de l’homme en simple objet de commerce ?

    Il plane au dessus de nos têtes un soleil voilé par des rideaux de fumée, une lumière d’éclipse, comme un parfum âcre, notre ombre rouge et cramoisie n’est qu’un reflet du mécontentement du ciel. 

    Heureux de vous retrouver.

     

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    EL DIA DEL TORO

    Posté par provola le 28 juillet 2010

             La Catalogne devient la première région espagnole interdisant la pratique de la corrida. Ne nous réjouissons pas trop vite tout de même. les Catalans assoiffés de sang iront à Madrid ou à Perpignan, au final on aura augmenté la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre. En attendant, la banderille régionaliste à du mal à passer du coté du pouvoir central de la capitale de Castille. 

    Je signale néanmoins à tous les aficionados la tourada à la portugaise, beaucoup moins connue que son homologue qui au contraire de la corrida n’achève pas le taureau, le clou du spectacle est l’affrontement d’un homme qui nargue le taureau pour l’inciter à charger sur lui. L’appelant reçoit la bête lancée à pleine vitesse sur le buffet, d’autres équipiers viennent ensuite à la rescousse pour mettre l’animal à terre qui s’en tire finalement par quelques grosses balafres. Une certaine éthique égalitaire semble ici prédominer.

    Ou quand les jeux du cirque conservent un degré d’humanité:

    http://www.youtube.com/watch?v=415iEbS791c

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    FOYER EN SURSIS

    Posté par provola le 27 juillet 2010

       

    Foto de arquivo (foto AP)

                Une fois n’est pas coutume, je vais m’exposer un peu sous le feu des projecteurs, sans risquer le second degré. Comme vous l’aurez compris par quelques articles passés, le Portugal m’a adopté il y a quelque temps déjà et je n’ai pas dit non, si le pays possède d’indéniables vertus il n’en recèle pas moins quelques cotés obscurs, effrayants à plus d’un titre.

    Les nouvelles de Lusitanie ne sont pas bonnes, aujourd’hui, par des températures record de 40°, ma modeste bâtisse a été léchée par les flammes, pas croquée, la bonne nouvelle, c’est qu’elle est toujours debout et que la forêt alentour est totalement carbonisée. On peut estimer que le prochain feu passera à quelques encablures, ce qui est plutôt rassurant.

    Les Portugais en bons navigateurs vénèrent l’eau depuis des siècles, comme l’élément dont ils sont issus , ainsi ils ont du mal a maîtriser le feu qui leur brûle les doigts et leur échappe.

    Ils ont couvert les collines d’eucalyptus et de résineux qui mélangés représentent la meilleure des torches, les plus belles montagnes sont désertes, les forêts d’antan ont été cramées pour donner une bonne herbe au bétail, les sols délavés ont évacué les restes de terre végétale. Ces montagnes ne brûlent plus car les pierres ne brûlent pas. Au moment des grands rassemblements d’émigrants, pour fêter l’été, les habitants perpétuent le lancé de roquettes qui deviennent des flammèches ou des flèches ardentes par fortes chaleurs, ce qui ne fait qu’augmenter les températures.  Les repas festifs sont à base de poulet rôti, de morue à la braise et de poivrons grillés; ils ne sont pas rares les feux de forêts qui sentent le barbecue.

    Le principal volcan est situé dans l’archipel des Açores, à quelques milliers de kilomètres, alors les pyromanes réunis se donnent le mot pour reproduire l’expérience unique du laché de lave, les grands feux d’été aux Portugal sont visibles depuis la navette spatiale. Mais le spectacle est interdit à terre le brouillard de cendre est si dense que les yeux pleurent le paradis perdu, la respiration est un défi, la crise d’asthme une probabilité. Les anciens se planquent car la mort rôde à chaque coin de rue.

    Le réchauffement climatique a bon dos, il est avant tout une manne pour les compagnies privées qui possèdent les moyens aériens du combat contre les incendies. Les avions canadair, les hélicos appartiennent en majorité aux privés qui comptabilisent chaque seconde de vol. Un avion à terre est une charge, en vol il rapporte, il n’est pas rare de voir un hélico incendiaire se charger d’allumer le brasier.  

    L’Europe est également responsable du désastre annuel, de généreuses subventions sont allouées aux propriétaires terriens pour les inciter à débroussailler. L’argent de Bruxelles arrive, mais il se sert pas à nettoyer les sous-bois mais à alimenter la spéculation immobilière. Pour que les constructions avancent, il faut des terrains pas chers, qui une fois bâtis prendront de la valeur.

    Pour que les terrains deviennent constructibles, ils suffit de les brûler…   

    Pour vous faire une idée:

    http://sic.sapo.pt/online/video/informacao/noticias-pais/2010/7/em-oliveira-de-frades-o-fogo-num-eucaliptal-ameacou-varias-casas28-07-2010-04840.htm?wbc_purpose=baMODEld%25C2%25A2

      

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    L’EUROPE PISSE DRU

    Posté par provola le 4 juillet 2010

    Prenant officiellement la Présidence de l’Union européenne, la Belgique en pleine tourmente intérieure a les moyens de continuer à nous faire rire. Le gouvernement démissionnaire a déjà averti de son intention de ne rien faire durant 6 mois laissant Van Rompoy désormais chef de la diplomatie continentale se débrouiller seul avec ses illusions.

    La première décision de ce cher Herman fut de décorer le Manneken -pis de Bruxelles de la bannière aux douze étoiles, à la vue de ces quelques images, on peut être rassurés, l’Europe va bien, elle n’a toujours pas de problèmes de prostate.

    Quant à l’attribut de ce géant planétaire dans les intentions, il reste à la mesure de son poids politique: 

    http://www.youtube.com/watch?v=i35yOOKRinU

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    CARPACCIO DE BACON

    Posté par provola le 26 juin 2010

    La perfide Albion se régénère, la sorcière de Grande Bretagne nous revient sous la forme d’un diable à la gueule d’ange. Comme la queue d’un lézard, David Cameron repousse les limites de la forfaiture, il déconne plein tube mais le peuple se tamponne du tour de vis pour une simple histoire de timing.

    Tout est permis, avant d’être pris la main dans le saccage social, le premier ministre nouvellement intronisé respecte sa fenêtre de tir, il a été élu par le peuple mais il respecte avant tout les marchés, ce qui n’est pas exactement la même chose.

    Pendant quelques semaines, ( popularité du nouvel entrant, coupe du monde)  il peut trancher du bacon à loisir, laminer le lard des rosbeefs, ce qui veut dire réduire le budget de l’Etat à une tranche de carpaccio, fine comme du papier à cigarettes. L’objectif est de contenir les déficits, rassurer les marchés financiers, c’est à dire les banques qui prêtent au états.

    On parle d’instaurer une taxe sur les banques, mais on sait qu’elle n’a aucune chance d’être adoptée au niveau international, cette manoeuvre politicienne, permettant de faire passer le plat de résistance sous forme d’une hausse de la TVA de 2,5 %, ce qui revient à faire payer les couches les plus défavorisées, que dis-je, à matraquer les classes d’en-bas, celles qui n’ont pas un sou de coté et qui devront au final éponger les augmentations des prestations des prêteurs, des taxes bancaires, celles qui ont été contraintes de voter pour des geôliers des comptes publics, pour les tenants des favorisés du système.

    Au delà des augmentations d’impôts pour les petits, le plan d’enfer des conservateurs va couper dans les dépenses de l’état qui pourraient également s’entendre comme des redistributions de richesses. Évidemment, appelée comme cela, les coupes franches s’apparentent quant à elles à une tentative des classes favorisées de se soustraire à l’effort de solidarité.

    Le seul intérêt de ce retranchement en rase campagne est comme d’habitude de rassurer les créanciers et les investisseurs dans le but de les empêcher de lorgner vers d’autres terrains de jeu.

    Paupérisation, précarité, piège à cons, les véritables orientations du gouvernement Cameron ne laissent pas place au doute, sous couvert de rigueur budgétaire, il s’agit en fait de contraidre la population à une machine économique concurrentielle, de réduire les maigres avantages sociaux restants à la portion congrue.

    Tout en conservant la trentaine de paradis fiscaux sous bannière britannique (Jersey, Guernesey, îles Vierges, îles Caïmans, Anguilla, Bermudes, Gibraltar, Montserrat, Iles Turques-et-Caïques, Man, ect.), ces territoires concentrant quelques centaines de milliards de livres totalement inutiles à la cause commune.

    Mais de cela plus personne ne parle, car ne faut-il pas sauver les riches, même la Reine ?     

     

    Publié dans EUROPE, ROYAUME-UNI | Pas de Commentaire »

    LES BELGES SONT BELGES

    Posté par provola le 14 juin 2010

    Les Flamands ne veulent plus payer pour les Wallons, ils se sentent plus riches comme les habitants de Neuilly qui ne veulent pas de HLM dans leur ville de bourges. C’est toujours la même histoire, ici , on met cela sur le dos de la langue, le pire c’est que la capitale européenne se retrouve au centre…de nulle part c’est à dire en un lieu quelconque du centre de décisions de l’union européenne.

    Bruxelles est donc la capitale de l’Europe en étant bientôt plus la capitale d’un état en train de disparaître.

    Von Rompuy, Président de l’Europe est désormais  citoyen d’un demi-État en instance de divorce avec lui-même et donc plus tout à fait membre de l’union.

    Publié dans BELGIQUE, EUROPE | Pas de Commentaire »

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