LE TEMPS DES DICTATURES (les réactions)

Posté par provola le 4 décembre 2011

LE TEMPS DES DICTATURES
3 décembre 2011 – 16h39 – Posté par 90.**.174.**

« Même Jacques Delors, grand Architecte de la construction européenne » C’est lui un des principaux responsables de la mise en place des marchés financiers et de la construction de l’Europe néo-libérale. Ce mec est un faux-cul, c’est un catho-centriste qui souhaite faire le moins de bruit possible pour arriver à ses fins.
Voter Hollande c’est voter Delors.

LE TEMPS DES DICTATURES
3 décembre 2011 – 17h18 – Posté par Fald90.**.226.**

Mais Hitler, Mussolini, Ben Ali, Netanyaou, Moubarak n’ont-ils pas tous été élus ?

La connerie des masses me désespère à moi aussi, mais il ne faut pas exagérer :

Hitler a été désigné chancelier alors qu’il était certes fort, mais minoritaire en Allemagne, par un président élu sur la promesse de le tenir à l’écart. Il n’a jamais gagné une élection régulière.

Mussolini a « marché sur Rome » sans demander le suffrage des Italiens. Il a bourré des urnes après.

De même Ben Ali et Moubarak ont régularisé en bourrant des urnes un pouvoir dont ils avaient hérité.

Dans ta liste, seul Netanyaou a vraiment gagné des élections.

Tu oublies par contre que chez nous, la somme des voix de EELV au FN donne plus de 90% des voix à une politique qui sert les intérêts des gros actionnaires et des grands patrons, 5% de la population.

Pas besoin d’exagérer donc pour se désespérer de la connerie des masses !

LE TEMPS DES DICTATURES
3 décembre 2011 – 18h20 – Posté par Jean-Louis194.***.50.***

Un texte long et chiant où figurent deux fois l’expression « la connerie des masses » me paraît effectivement inquiétant.

LE TEMPS DES DICTATURES
3 décembre 2011 – 18h43 – Posté par 77.***.132.**

Il est inutile de parler des chefs d’état israéliens ,car compte tenu de l’origine spéciale de cette entité – que personne n’ignore – ,ceux ci sont FORCEMENT régulièrement élus ,mais ceci étant précisé il est tout à fait exact que partout dans le monde ,les « masses  » constituées effectivement de connards ,élisent des escrocs qui n’ont qu’un but ,privilégier l’intérét de la finance internationale à LEURS DEPENS !! Apartir de ce constat il me semble que KRIVINE a totalement raison en disant qu’il faut peut ètre attendre un seuil de souffrance insupportable pour que les masses en question se remuent ,car que peut faire une minorité de militants conscients de la gravité du problème ? pratiquement RIEN .Evidemment la bétise de la masse, c.a.d. du HOI POLLOI des philosophes grecs ( anciens ,bien sur ) résulte de son INCULTURE politique ,résultant elle mème d’une INCULTURE generale ,ce qu’a parfaitement démontré HEGEL dans la Phéno., en disant que l’esprit qui reste dans le domaine de la Croyance et ignore donc le monde de la Connaissance est condamné à un esclavage perpétuel .. !!

LE TEMPS DES DICTATURES
4 décembre 2011 – 11h03 – Posté par 81.**.43.**

à propos des élections des dictateurs il ne faut pas oublier que l’opposition a été éliminéé, en particulier les années précédents l’élections d’hittler (députés com..,députés opposant … délégués syndicaux….) , élection(s) est une grosse estouffade souvent repris par les médias (ou journalistes ou directions de journaux…)

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NEIN ( les réactions)

Posté par provola le 28 novembre 2011

Article accepté à la publication sur NEIN ( les réactions) dans ALLEMAGNE icone_redacteur2

Par c.d.g.  28 novembre 14:06

Je suppose que vous connaissez pas tres bien l Allemagne.
Bon petit cours de rattrapage :
- les allemands payent pour l ex RDA. Il y a donc solidarite inter allemande (meme si evidement certains ralent.) Il y a un impot special (de 2,5 % je crois) ajoute a votre impots sur le revenu qui leur est destine. D ailleurs, bien que francais, je le paie aussi car residant en RFA.
- L’Allemagne exporte pas enormement de produit de luxe (si on classe porsche ou mercedes dans cette categorie). Le luxe, c est plutot le creneau francais (champagne, haute couture ..). La RFA c est plutot les machines outils ou la haute technologie (par exemple SAP)
- La RFA exporte en effet en Europe et on ne peut certes pas etre tous en exedent commercial. Par contre, s il s agit de donner des voitures (pour reprendre votre exemple, vendre sans etre paye=donner), il est pour un allemand plus logique de donner une voiture a un autre allemand qu a un grec. Surtout si le grec en question n est pas reconnaissant et ne fait rien pour ameliorer sa situation (croyez vous que les grecs vont arreter de frauder le fisc ou de detourner les subventions europeennes ?). L embellie actuelle en RFA n est pas due a la demande de l UE mais a la demande d autres pays (chines, australie ..)
- l echec de l emission d obligation est en partie du au taux proposé. Il est inferieur au taux d inflation. Ce qui veut dire que le creancier sait qu il va etre perdant. Pas tres motivant

Personnellement je trouve qu il serait preferable que nous ayons tous en Europe des dirigeants honnetes de type Merkel plutot que des girouettes bling bling comme Sarkozy

Par ursulin  28 novembre 15:50 ursulin

Si la solidarité Européenne n’existe pas. Il ne fallait pas faire l’europe alors !. Pour reprendre une image facile, nous sommes tous dans le même bateau. S’il coule, tous le monde coule, y compris l’Allemagne. Personne ne peut dire ce que sera l’avenir. Les maillons forts d’aujourd’hui seront peut-être les maillons faibles de demain…Il suffit de regarder la Belgique, ou pendant tout le 19ème et une partie du 20ème siècle, la wallonie finançait la Flandre et aujourd’hui c’est le contraire…

 Par Richard Schneider  28 novembre 17:33 Richard Schneider

à l’auteur :

La politique allemande, depuis Bismark, consiste à se créer un Hinterland et à pousser vers l’Est et les Balkans, le fameux Drang nach Osten. Car, l’exportation est vitale pour l’économie allemande. 

Kohl a voulu une réunification rapide et totale - et l’a obtenue, au grand dam des Français et des Anglais. Cette réunification a coûté très cher à la RFA. Mais les dirigeants allemands y ont mis le prix. 

L’Europe telle nous la connaissons n’est le futur de l’Allemagne. Certes, pour l’instant, Berlin souhaite garder une zone euro, mais à condition de la diriger (économiquement, bien entendu).

Dans les cartons de l’establishment allemand, il y a la création de la zone de l’Euromark, composée des Pays-Bas, des pays scandinaves, de l’Autriche et … de la Suisse.

Avec les vastes marchés et les ressources naturelles des pays de l’ex-URSS et la poussée vers l’Europe centrale (Proche-Orient en vue), l’économie allemande aurait largement de quoi se satisfaire : l’UE actuelle deviendrait superflue et surtout ingérable financièrement. 

C’est la raison pour laquelle, je ne crois pas trop, à moyen terme, que Berlin serait perdant si l’Union Européenne, dans sa forme actuelle, éclatait.

Amicalement,

RS

 

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NEIN

Posté par provola le 27 novembre 2011

                         Qu’on se le dise, l’Allemagne ne lâchera rien, elle n’est pas là pour ça, pour rembourser les dettes des autres membres européens, encore moins la folie dépensière de ses clients. Merkel est claire et l’a même répété à plusieurs reprises lors du récent sommet germano-franco-italien de Strasbourg. Pas question d’accepter les euro-bonds, c’est à dire de mutualiser les dettes.

« Les Allemands paient leurs impôts, les autres n’ont qu’à faire pareil », fermez le ban.  

Bien entendu, ce discours est récurrent, à toutes époques, les riches ont refusé de prendre en compte les difficultés des moins fortunés. Lorsqu’il s’est agi de réincorporer l’Allemagne de l’est à la suite de la chute du mur de Berlin , on entendait partout de ce coté du Rhin, à l’ouest: « Nous n’avons pas à payer pour les Allemands de l’est », de la même manière les régions les plus riches de Germanie comme la Bavière, ne veulent pas entendre parler des soucis de la Rhénanie- Westphalie, l’ancienne région minière où les usines ont fermé et qui présentent les taux de chômage les plus importants du pays. Partout, une identique aversion pour la solidarité, en Italie, le Nord refuse l’aide au Sud et s’exprime à travers le racisme latent de la Ligue du nord, en Belgique les problèmes ne sont pas linguistiques entre Wallons et Flamands mais entre deux régions à l’économie divergente.

De manière générale, le libéralisme a joué sur le fait de glorifier la réussite et de stigmatiser la pauvreté qui serait une tare plus que le résultat d’une faillite du système. Les forts sont tentés de se soustraire à une solidarité minimale, l’individualisme forcené s’étant emparé des mentalités nourries à la cupidité à forte dose. L’Allemagne laborieuse ne veut pas se charger du lest de ses voisins, ceux-ci n’ont qu’à se soumettre à des cures de cheval pour rétablir les comptes, ils n’ont qu’à se débrouiller tous seuls, pourvu qu’ils continuent à acheter des BMW et des voitures du peuple.  

Là se situe la pierre d’achoppement du raisonnement allemand, car l’Allemagne vertueuse, la fourmi Allemagne a engrangé sur le dos de ses clients, ceux-là mêmes qui se sont endettés pour pouvoir continuer à se paier des voitures et des de luxe made in Germany. L’Allemagne vend au trois-quart ses camelottes à ses voisins européens qui au train où vont les choses ne vont pas continuer à se saigner pour faire plaisir aux commerçants allemands. Faute de clients, il est logique de penser que l’activité outre Rhin subira une cure de ralentissement sévère à l’horizon de quelques mois. D’où la récente déconvenue des autorités allemandes incapables de placer 1, 5 Milliard d’obligations d’Etat.  

Quand on achète de la dette allemande à dix ans on peut raisonnablement se demander si le pays pourra toujours rembourser dans cinq ans alors que la majorité des clients auront guéri leur fièvre acheteuse.  C’est bien toute la problématique d’une Allemagne  cernée par ses propores contradictions, mises au jour par ce manquement au placement d’une partie de sa dette. 

L’histoire ne s’arrête pas là, car rien n’a été résolu, et les  pays du club Méditerranée plongés dorénavant dans un bain d’eau glaçée ne vont pas ressortir indemnes d’un essorage intensif. Déjà les plans d’austérité augurent d’un ralentissement généralisé de l’activité ce qui devrait à nouveau amener une dégradation des comptes et des perspectives et donc des notations, ce qii conduira immanquablement les agences de notation à une nouvelles dégradation des notes des pays. Mais le noeud gordien qui ne manquera pas de bloquer complètement la situation, c’est le niveau de la dette française, qui se retrouvera au devant de la scène à peine aura-t-on compris que ce verrou est l’ultime obstacle à l’éruption finale: la dégradation de la note allemande, lorsque tous les clients de l’Allemagne auront dilapidé leur solvabilité.  

Voilà bien le spectacle auquel nous devrions être préparés, un jeu de dominos où le plus petit pion risque par négligence et incapacité de réaction de tout faire tomber, même le dernier et le plus gros, emporté par son plus gros partenaire, la France. Parcequ’une entreprise à beau avoir les meilleurs produits du monde, encore lui faut-il conserver quelques clients pour pérenniser son activité, à trop vouloir tirer sur la corde des admonestations, on court le risque de rompre tout le sens des réalités.      

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LA DEMOCRATIE DE L’OMBRE ET L’EUROPE AU BORD DU SIRTAKI (LES REACTIONS)

Posté par provola le 3 novembre 2011

Articles acceptés à la publication sur Agoravox et Bellaciao

Par latortue  28 octobre 15:35 latortue

On a l’impression d’assister a une énorme partie de poker menteur ou chacun fait son annonce ,le bluff étant de mise bien sur, pour que les marchés et les agences de notation soient, ou plutôt aient l’illusion d’être rassurés. Mais au final RIEN toujours repousser les décisions pourquoi ??
Attendre les élections qui doivent avoir lieu dans plusieurs pays ,et, après Messieurs on rase gratis ,vous allez vous serrer la ceinture,et fermer votre gueule ,payez et fermez là .Voila pour la majorité des chefs d’état un patriote doit payer et la fermer . Et vous Messieurs les POLITICARDS de pacotilles vous allez montrer le bon exemple baisser vos salaires et vos indemnités ,Surement pas, moi d’abord les autres après,première mesure du gouvernement SARKOZY une augmentation de salaire de 200% pour le chef de l’état .Après ça que voulez vous qu’il fasse pour vous les caisses son vide .Je sais pas ce qui me retiens de les insulter ces c… peut être suis je normal .
 700 milliards de plus de déficit en cinq ans du jamais vue et ça vient flagorner sur les écrans de télé ,pas ma faute mesieur c’est la crise ,elle a bon dos la crise ,et ce n’est pas la crise pour tout le monde .

Par TSS 29 octobre 00:09

dans quelque temps ,comme pour les USA,la Chine tiendra l’Europe par les couilles… !!

La dictature de l’argent s’aggrave
28 octobre 2011 – 00h56 – Posté par chb92.***.71.**

Dexia cramée, d’autres banques vont dans le mur, et le sauvetage de l’euro est pipeau.
Quant à ce nouvel organisme de stabilité financière, avec effet de levier (! !!) il verrouille les budgets nationaux, il a le droit de demander n’importe quelle somme aux états qui devront payer sous 7 jours, et a une immunité totale en justice (pour ses employés aussi).
Dictature.
Dire que c’est Kadhafi (petit pied) qu’on a laissé otanasier…

http://www.dailymotion.com/video/xl…

 

LA DEMOCRATIE DE L’OMBRE
28 octobre 2011 – 16h38 – Posté par 78.***.239.***

Cette crise de la dette c’est un coups d’état de la finance sur le politique !

Par xray (xxx.xxx.xxx.168) 2 novembre 15:45  La GRÈCE EUROPE  Dans cette Europe dominée par les curés,  l’argent sert à créer les problèmes.  Non pas à les résoudre ! 

Aujourd’hui on nous parle d’un grave problème de finance avec la Grèce. 
En y regardant de plus près, il s’agit d’un faux problème. Un problème fabriqué de toute pièce. La Grèce n’est pas un cas unique. L’église Orthodoxe grecque échappe à toute fiscalité. Elle possède 90 % du foncier en Grèce. On ne compte pas aussi les milliards investis sur les marchés boursiers  (de 50 à 100 milliards selon certains dires). 
Par adeline  2 novembre 18:53

surtout si on se souvient que le nom syrtaki inventé par hollywood recouvre le nom de hasapiko , nom original de cette danse signifiant « danse des bouchers »

Par BA  2 novembre 20:47

Mercredi 2 novembre 2011 :

Grèce : le référendum ne portera pas sur l’euro.

Le référendum grec portera sur le plan de sauvetage. 

La consultation portera sur le plan d’aide européen, et non sur l’appartenance à la zone euro, a annoncé le porte-parole du gouvernement grec. Interrogé sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, le porte-parole Angelos Tolkas a répondu : « Non, ce ne sera pas la question. Ce sera le plan de sauvetage ».

http://www.europe1.fr/International/Grece-le-referendum-ne-portera-pas-sur-l-euro-797771/

Grèce : taux des obligations à un an : 224,749 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 96,685 %. Record historique battu.

Grèce : taux des obligations à 5 ans : 34,584 %. Record historique battu.Grèce : taux des obligations à 10 ans : 25,466 %. 
 

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L’EUROPE AU BORD DU SIRTAKI

Posté par provola le 1 novembre 2011

                   

L'EUROPE AU BORD DU SIRTAKI dans EUROPE                                  Il y a panique à bord, Papandreu le premier Ministre grec annonce l’organisation d’un référendum sur le plan d’aide, comment diable peut-on accorder une telle confiance au peuple, n’avait-on pas fini par faire abstraction de ce simple détail ?

Alors on jette les canaux de sauvetage à la mer, les rats quittent les soutes et envahissent le pont, les actions flottent sur les eaux agitées du sauve-qui-peut et coulent à pic; à force de gouverner une tour d’ivoire on avait fini par oublier cette masse invisible qui se cache derrière les statistiques et les décisions, que les directives sont vides de sens si elles ne sont pas illuminées par la volonté populaire. A force de combiner à l’abri des rideaux de fumée, de traduire en fait la puissance des lobbies financiers, d’occulter l’opinion des électeurs, de penser à la place des gens d’en-bas, de se contre-foutre du débat démocratique, on en avait oublié que même les morts peuvent surgir de nulle part pour clamer vengeance. 

On avait cru avoir soumis les Grecs qui sont rien moins que les inventeurs de la démocratie, on avait cru pouvoir continuer sans coup férir le sauvetage du système d’asservissement des États, on avait cru que les petits se tairaient une fois de plus, comme ces impertinents deFrançais qui avaient osé répondre Non en 2005 à la Constitution européenne, comme ces fantasques Slovaques qui refusaient de contribuer au plan de sauvetage imposé par Bruxelles, comme tous ces serviteurs à qui l’on instille la pensée unique de l’Europe mondialisée, de l’Europe à 12 à 18, à 27, qui recevra bientôt en prime et en grande pompe, sans rien demander à personne, la Serbie, l’Albanie, la Croatie, l’Ukraine, et pourquoi pas la Turquie et Israël.

L’Europe des camps d’internement aux frontières, des disparus de la Méditerranée, de Lampedusa, de Ceuta, des Canaries, l’Europe de la finance, des technocrates, des Barroso, des Van Rompuy, des Junker, jamais élus, jamais responsables, qui cherche à se faire financer par la Chine, des martyres politiques, des Tibétains, la Chine qui fait de l’esclavage une règle de concurrence déloyale.

Ce corps sans tête qui n’arrête pas de fanfaronner qu’il est la cinquième roue du carosse, une puissance économique à l’équivalent des States, comme ces canards dont on a coupé la tête et continuent de courir sans destination. Un corps sans tête, car le peuple qui devrait diriger le gouvernail a largué les amarres depuis bien longtemps, laissant cet alien à Bruxelles se prendre pour un Calife des mille et une nuits.  

La fête des paillettes est gâchée, on coupe la sono d’enfer, on entend au loin comme un vieux sirtaki venu du fond des ages, de cette respiration, de ce sang pûr, de cette vague ancestrale, qui ont fait traverser à la démocratie plus d’une tempête, d’Aristote, à Platon, depuis l’Acrople au Pirée, depuis l’occupation nazi jusqu’au régime des colonels.

Une aube nouvelle se lève derrière ces colonnes, la-haut sur la colline millénaire du Parthénon; tremblez fonctionnaires indolents, aux fourberies cachées et aux besaces percées, le bonheur du vivre ensemble ne viendra pas de vos bourses au bord de la crise de nerf, mais du vent vif de la liberté, au pas cadencé du Sirtaki.                 

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LA DÉMOCRATIE DE L’OMBRE

Posté par provola le 27 octobre 2011

                                   Ils l’on fait, nos dirigeants européens se sont réunis, une nuit, à l’ombre des projecteurs, en catimini, à l’abri des urnes, pour piétiner la volonté populaire et démocratique, pour concocter un lego financier à la sauce des marchés. L’Europe est là, désormais, dans ces couloirs feutrés, dans cette prison d’espoir, ce coffre-fort vide de sens, devant ces micros à la langue de bois, derrière ces paravents infranchissables et ces cordons de police. Ces élus devenus pantins suspendus au fil des places boursières font de cette construction européenne qui devrait être l’expression des peuples une véritable tour d’ivoire, un bunker désormais inexpugnable qui s’estime en capacité de se passer de tout contrôle démocratique. 

A la barbe de tout processus électoral, en menaçant les canards boiteux des foudres de la banqueroute, en tançant les cigales qui laissent filer les déficits qui ont contribué à la fortune des élites et des dynasties, la Présidente de l’Europe Merkel, comme il s’agit dorénavant de la désigner, a imposé la politique du payeur qui est aussi le grand bénéficiaire de la faillite du système. 

En l’espace de 24H, puisqu’on avait en quelque sorte démasqué l’Italie comme étant le principal des moutons noirs, sous les injonctions du Conseil européen, Berlusconi a du imposer une cure de cheval à son pays en augmentant d’un coup de baguette magique, l’âge de la retraite vieillesse de 65 à 67 ans, simplement en serrant la pogne de son allié dans la coalition gouvernementale, le raciste Umberto Bossi, Président de la ligue du nord. On imagine la tête des Italiens ce matin au réveil, en apprenant la nouvelle, certains en prenaient pour deux ans de plus d’un coup.

On imagine la façon dont il faut contraindre le processus démocratique et distordre la volonté du peuple pour se jouer ainsi à la fois des institutions, du parlement et des syndicats, pour accepter de la sorte la mise sous tutelle de Rome par Bruxelles. Comme d’habitude, comme c’est la règle depuis le vote raté de 2005 de la Constitution Européenne, remplacée comme l’on sait par le Traité de Lisbonne, on ne demande plus rien aux peuples, on pense à leur place, on tranche dans le vif, on déchire les liens sociaux, on impose les règles du fondamentalisme libéral, on contraint les nations les plus faibles, on massacre les acquis sociaux, on purge toute volonté de résistance.

Dans ce que l’on peut appeler cette nuit des longs couteaux, Berlusconi a même accepté d’avaler le Narghilé tout entier en prévoyant la possibilité pour toute entreprise confrontée à des difficultés de licencier sans ambages ses salariés et en ôtant à ceux-ci toute possibilité de recours.

Des privatisations accélérées de pans entiers du secteur public et une mise en concurrence des services de transports régionaux seront également engagées au plus tôt. En une nuit Berlusconi a donc laché aux marchés financiers tout ce qu’il n’a pas pu ou voulu faire sur une période de plusieurs législatures. 

En Grèce également les comptes seront désormais contrôlés et certifiés par des experts de Bruxelles, ici, on est plus en régime de tutelle mais de curatelle, les Grecs sont spoliés de leur dignité, de leur indépendance, on va finir de vendre ce qui est encore vendable aux Chinois et aux Allemands qui se rembourseront avantageusement de leurs investissements hasardeux.  

Ne nous faisons aucune illusion, la France est la prochaine sur la liste allemande, De Funès dans sa quête du graale du triple AAA à conserver à tout prix avant les élections du printemps prochain, sera bientôt contraint également de bousculer sa rhétorique anti-impôt, la foudre va s’abattre mais on nous expliquera que ce n’est qu’un pétard mouillé.

Toute cette bande de néo-libéraux qui gouvernent de leur superbe le continent, qui nous ont conduits à la faillite , qui nous ont expliqué que l’impôt tuait la croissance, qu’il fallait ne surtout pas toucher aux patrimoines, qui ont balayé les droits de succession, qui ont galvanisé la fuite des usines, qui nous ont expliqué combien nous avions besoin de garder nos riches, qu’il ne fallait pas les faire fuir vers les paradis fiscaux, qu’il fallait donc abaisser la fiscalité au maximum en laissant si besoin déraper la dette, nous expliquent maintenant en grands théoriciens de l’ordre compatable, que les peuples doivent contribuer à remblayer les trous qu’ils sont les premiers à avoir à creuser.

Attali nous expliquait que si nous avions gardé les taux de prélèvements obligatoires de l’an 2000 en France, le ratio de la dette sur le PIB ne serait pas cette année de 85%, mais de 60% ce qui n’est plus du tout la même chose quand il s’agit de garantir la confiance aux prêteurs. La Cour des comptes nous explique aussi que la crise des subprimes de 2008 n’est responsable que du tiers de la dette accumulée depuis 10 ans en France, que le Président ne vienne pas cacher sa responsabilité dans la dégradation des comptes publics sous de fumeuses explications.

Comme ces néo-libéraux à la noix sont les rois de l’embrouille, ils tentent aujourd’hui de nous convertir en prenant la situation à revers, la crise ne serait pas due à un trop-plein de libéralisme mais à un manque, si la croissance, la marche vertueuse des marchés n’est pas enclenchée c’est aux freins structurels, aux mécanismes de soutiens sociaux qu’on le doit, la piste royale vers la mythique production de richesse c’est la dérégulation, la privatisation, des autoroutes, des prisons, des hôpitaux, des écoles, des églises et pourquoi pas du Saint Sacrement, car Dieu aussi serait libéral, s’il le pouvait.

Le communisme aussi est libéral, le totalitarisme est libéral, la Chine de la peine de mort , des prisonniers politiques, du martyrs des Tibétains, des musulmans, des dissidents, des intellectuels, cette Chine de Tian-en-Men va venir à notre secours, elle va racheter notre dette, puis elle demandera des gages, c’est à dire de racheter à peu de frais les ports de Lisbonne, de Gênes, d’Amsterdam, d’ Hambourg ou d’ailleurs, pour y déverser des containers pleins de conneries à trois sous, plein de putes à deux dollars, plein de bénéfices pour des actionnaires véreux, prêts à mettre leur âme aux enchères pourvu que ce soit pour la juste cause de juteux profits. Amen.  

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DE FUNÈS, LE COMIQUE QUI NE FAIT RIRE QUE MERKEL

Posté par provola le 24 octobre 2011

                                 Que la Communauté Européenne se soit transformée en une foire d’empoigne généralisée entre bons élèves, cancres et dealers, voilà qui ne choque plus personne, que les dirigeants dominants, les fiers à bras se comportent désormais comme les pires des sauvageons de service à de quoi laisser perplexe le dernier des européens convaincus.  S’il fallait un exemple édifiant de cette dérive qui tient plus de la tragi-comédie que de la politique, on pourrait le trouver dans la conférence de presse commune donnée à Bruxelles dimanche, par la Chancelière Merkel et le Président De Funès au cours de laquelle ceux-ci se conduisirent comme de vulgaires ivrognes de la bienséance:

http://www.youtube.com/watch?v=rPSJoPbG8Oc 

A une question sur la capacité du gouvernement Berlusconi d’engager les réformes nécessaires à la réduction de la dette italienne, d’une mimique sarcastique, les deux qui s’entendent comme larrons en foire dès qu’il s’agit de brasser du vide, se laissèrent aller à tourner en ridicule le Président du conseil italien. On se serait cru dans une cour de récréation où tous les coups sont permis sauf les points de bonne conduite.

Tout le monde sait quelle purge représente pour la société italienne le pouvoir berlusconien, cela donne-t-il le droit aux autres chefs d’états de se laisser aller à cette espèce de mise en scène de mauvais genre, à ce concours d’inélégance, à cette distribution des bonnes cartes et des sales notes ?

Demain, Berlusconnerie n’aura toujours pas de soucis de fin de mois et continuera de s’offrir des voyages agrémentés, ce que ridiculise De Funès dans cette triste réédition du Corniaud, ce n’est pas tant Berlusconi ( qui de toutes façons se fout comme de l’an quarante des sarcasmes des rois fantoches européens) que le peuple italien lui-même qui se serait bien passé de cette passe de drôles de manières qui ne font rire que leurs auteurs.

Il n’est que de parcourir la presse italienne ce matin pour comprendre quelle espèce de claque la Péninsule semble avoir reçu par cette simple attitude de café du commerce, par cette espèce de sourisette qui n’a l’air de rien mais qui annonce pourtant des larmes et du sang pour le peuple d’en-bas. 

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LE COUP D’ÉTAT DE LA BCE EN ITALIE (LES RÉACTIONS 2)

Posté par provola le 6 octobre 2011

                    Je voudrais aujourd’hui mettre à l’honneur une réponse reçue hier sur Agoravox à propos de mon article sur la lettre de la BCE envoyée cet été à Berlusconi.  Merci Razzara:

Par Razzara  5 octobre 17:36 Razzara

Ci-dessous la copie d’un courriel reçu ce jour… du bonheur :

 Subject : Culture, coupes budgétaires, public et chef d’opéra révolutionnaire

 *Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi ???*

Le 12 mars dernier, l’Italie fêtait le 150 ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 -époque où l’opéra fut écrit – était opprimé par l’empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu’à la création de l’Italie unifiée.

Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Sylvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…

Riccardo Muti, le chef d’orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez.

Auparavant, c’est le silence du public qui régnait.

Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent :

« Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

 Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.

Mais le sentiment patriotique s’était déjà réveillé dans le public. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M.Berlusconi, et voilà ce qui s’est produit :

Après que les appels pour un « bis » du « Va Pensiero » se soient tus, on entend dans le public : « Longue vie à l’Italie ! »

Le chef d’orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d’accord avec ça, « Longue vie à l’Italie » mais… > [applaudissements] Muti : Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le « Va Pensiero » à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Choeur qui chantait « O mon pays, beau et perdu », j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment « belle et perdue ».

[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]

Muti : Depuis que règne par ici un « climat italien », moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant… nous devrions donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Chœur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble. C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves.

« J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »

« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »

Voici une vidéo de ce moment plein d’émotion :

http://www.youtube.com/embed/G_gmtO6JnRs

Razzara

 

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LE COUP D’ÉTAT DE LA BCE EN ITALIE (LES RÉACTIONS)

Posté par provola le 5 octobre 2011

Article accepté à la publication sur LE COUP D'ÉTAT DE LA BCE EN ITALIE (LES RÉACTIONS) dans EUROPE icone_redacteur2

Par devphil30  5 octobre 11:49

Mais à quoi sert la BCE ???

A dicter et à plomber les politiques des états européens ???

A quand une reforme de pour permettre au pays de ne plus être dépend des banques pour emprunter , cette fameuse loi de 1973 signée par Pompidou nous mènera en France comme pour la Grèce , l’Italie et bientôt l’Espagne au bord du gouffre financier ce qui induira des révoltes voir même un conflit armé ….

Rien de mieux qu’une bonne guerre pour relancer l’économie n’est-ce pas messieurs les banquiers bien au chaud dans vos banques en attendant que le monde s’entre-déchire pour en récolter les fruits de la reconstruction ……

Réduisez les dépenses publiques via à vis des administrations pour mieux enfoncer le pays dans la récession mais qui sont ces imbéciles qui n’ont jamais appris l’histoire ou plutôt qui veulent reproduire la crise de 1929 en fabriquant une crise basée sur une gestion incontrôlable des marchés financiers.

Courage c’est bientôt le tour de la France ……

Philippe

Par GLANDU  5 octobre 12:06 GLANDU

le brésil va aider l’ue…parait il
donc l’ue va emprunter au brésil. A quel taux SVP et qui va payer pour recapitaliser les banques ?
MERCI

Par Scual  5 octobre 12:37

Le problème n’est pas la BCE mais ceux qui obéissent.

Par Aldous  5 octobre 13:44 Aldous

Le coup d’état est en cours sur toute l’Eurozone depuis l’adoption du Mécanisme Européen de Stabilité qui est en fait une sangsue destinée à vider les états de leurs trésor public.

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  • vote : 1

    Par Catherine Segurane 5 octobre 18:26

    Catherine Segurane donateur-d876a dans ITALIE

    Même analyse.

    Il faut faire tourner cette lettre au maximum.

    Si on ne se défend pas, c’en est fini de la démocratie.
    Par Guzecha  5 octobre 17:06 Guzecha

    A gerber, cette missive…

  • Par lloreen  5 octobre 19:16

    Révolutionnaire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    http://mahamudras.blogspot.com/2011…

  • Par Sat is Fay  5 octobre 21:53

    Cette lettre de Trichet est un véritable torche cul !! privatisez et ne laissez rien aux gens, mieux vaut pas que ce fumier passe par la vindicte populaire…

  • Par Le taulier (xxx.xxx.xxx.74) 5 octobre 22:44 Le taulier

    N’importe quoi ! Les Italiens font plus confiance en la BCE qu’en leurs propres politiciens

    Il n’y a pas de coup d’état puisque le gouvernement italien est d’accord avec ce que demande Trichet. Seulement comme Berlusconi est toujours en campagne électorale il préfère présenter les mauvaises nouvelles comme étant imposés de l’étranger.

    Et puis franchement si les Italiens ne sont d’accord ils peuvent toujours quitter l’UE, cette option est prévue dans le traité de Lisbonne.

  • Par Tall (xxx.xxx.xxx.143) 5 octobre 22:50 Tall

    Mais il n’y aura pas de taxe sur le bunga-bunga .. smiley

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LE COUP D’ÉTAT DE LA BCE EN ITALIE

Posté par provola le 4 octobre 2011

                                  En ce début aout 2011, les marchés financiers sont au bord de l’implosion, les pays les plus endettés de la zone Euro sont attaqués et la BCE en profite pour administrer à ces pays désignés comme du club méditerranée une cure de cheval sous la forme d’une injonction à procéder au plus vite aux réformes visant à imposer une plus grande flexibilité du marché du travail, une baisse des prestations sociales, tout cela bien sûr sans passer par la voie parlementaire c’est à dire sans en référer au peuple mais en procédant en urgence par décrets.

Trichet et son successeur Draghi prennent la plume pour prévenir Berlusconi. Cette lettre est longtemps restée un mystère, il en fut longtemps question sans réelles preuves de son existence avant que le journal italien le Corriere della Sera, la semaine denière, par des chemins de traverse ne trouve les moyens de se la procurer. Sa teneur dépasse ce que l’on avait pu imaginer de plus humiliant pour le peuple italien, carrément dépouillé de sa souveraineté.

Voici le texte intégral de cette lettre de la BCE (ou plutôt de cette missive), adressée au Premier Ministre italien, voici le genre de dictat que risque de recevoir le nouveau Président français, peu après sa prise de fonction à l’Elysée au printemps prochain.

« Cher Premier ministre,

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a discuté le 4 août de la situation de l’Italie sur les marchés obligataires. Le conseil considère qu’une démarche rapide de la part des autorités italiennes est essentielle pour restaurer la confiance des investisseurs.

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernements du 21 juillet 2011 a conclu que « les pays de la zone euro réaffirment solennellement leur détermination inflexible à honorer pleinement leur propre signature souveraine et tout leur engagement à des conditions fiscales soutenables et des réformes structurelles ». Le Conseil considère que l’Italie doit d’urgence rétablir sa signature souveraine et son engagement à une condition fiscale soutenable et des réformes structurelles. Le gouvernement italien a décidé d’établir un budget pour 2014 et, à cet effet, a récemment introduit une réforme fiscale. Ce sont des pas importants, mais ils ne sont pas suffisants.

A l’heure actuelle, nous considérons les mesures suivantes comme essentielles :

1) Nous constatons un besoin de mesures significatives pour stimuler la croissance potentielle. Certaines décisions récentes prises par le gouvernement vont dans ce sens ; d’autres sont en discussion avec les partenaires sociaux. Cependant, plus doit être fait et il est essentiel d’avancer d’une façon décisive. Les défis clés consistent à augmenter en particulier la concurrence, en particulier dans les services, afin d’améliorer la qualité des services publics et d’élaborer des systèmes régulateurs et fiscaux plus appropriés pour soutenir la compétitivité des entreprises et l’efficacité du marché du travail.

a) Une stratégie de réforme profonde et crédible, comprenant la libéralisation des services publics locaux et des services professionnels est requise. Cela devra s’appliquer en particulier pour l’offre des services locaux grâce à des privatisations à grande échelle ;

b) Il existe également le besoin d’une réforme supplémentaire du système de conventions collectives permettant des accords salariaux par entreprise afin d’adapter les salaires et les conditions de travail aux besoins spécifiques et d’augmenter leur pertinence par rapport à d’autres niveau de négociations. L’accord du 28 juin entre les organisations syndicales principales et les associations patronales vont dans cette direction ;

c) Un passage en revue en profondeur des règles concernant l’embauche et les licenciements devrait se faire en conjonction avec la création d’un système d’assurance chômage et un ensemble actif de politiques de travail capables de faciliter l’allocation des ressources vers des sociétés et des secteurs plus compétitifs.

2) Le gouvernement doit prendre des mesures immédiates et courageuses pour garantir la solidité des finances publiques.

Des mesures fiscales correctives supplémentaires sont nécessaires. Nous considérons comme essentiel pour les autorités italiennes d’avancer la date d’adoption des mesures décidé en juillet 2011 d’au moins d’un an. Le but devrait être d’obtenir un meilleur déficit que celui planifié pour 2011, un endettement net pour 2012 de 1% et un budget équilibré en 2012, pour l’essentiel par une réduction des dépenses. Il est possible d’intervenir encore plus sur le système des retraites, en durcissant les conditions d’éligibilité pour les retraites seniors et en alignant rapidement l’âge de la retraite pour femmes du secteur privé à celui établi pour les employés du secteur public permettant ainsi des économies dès 2012. En plus, le gouvernement devrait sérieusement envisager la réductions des coûts des employés du secteur public en renforçant les règles de remplacement et si nécessaire, en réduisant les salaires.

Une clause plafonnant automatiquement le déficit devrait être introduite, affirmant que tout dérapage s’éloignant des objectifs en matière de déficit sera automatiquement compensé par des coupes horizontales dans les dépenses discrétionnaires.

L’emprunt, y compris la dette commerciale et les dépenses des collectivités régionales et locales devra être soumis à un contrôle strict, conforme avec les principes de la réforme en cours des relations fiscales intergouvernementales. Étant donné la gravité de la situation actuelle des marchés, nous considérons comme essentiel que toutes les actions mentionnées dans la première et la deuxième section ci-dessus soient adoptées au plus vite par décrets-lois, suivi d’une ratification parlementaire fin septembre 2011. Une réforme constitutionnelle durcissant la législation fiscale serait également approprié.

3. Nous encourageons le gouvernement à prendre immédiatement des mesures afin de garantir une réforme majeurs de l’administration publique afin d’améliorer l’efficacité administrative et un esprit plus amical envers les entreprises [business friendliness]. Dans les entités publiques, l’utilisation d’indicateurs de performance devrait être systématique (en particulier dans la santé, l’éducation et le système judiciaire). Il existe un grand besoin d’un engagement fort pour abolir ou consolider des niveaux administratifs intermédiaires (notamment les provinces). Des actions destinées à réaliser des économies d’échelle dans les services publics devraient être renforcées. »

Nous faisons confiance au gouvernement pour prendre toutes les actions appropriées.

Mario Draghi, Jean-Claude Trichet »

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EUROPE, MARÉE MONTANTE

Posté par provola le 14 septembre 2011

               

 EUROPE, MARÉE MONTANTE  dans ACIDIFICATION DES MERS dans EUROPE

 

                                Alors que nos dirigeants se déchirent pour savoir qui va bien pouvoir payer les dettes accumulées durant trente ans pour assurer une croissance fictive et de bons revenus à quelques familles, notre environnement marin ressemble de plus en plus à une baignoire d’eau chaude chlorée.

Le projet Clamer (climate change and european marine ecosystem research) vient d’établir un état accablant des mers entourant notre continent. Fonte des glaciers, augmentation des températures et déplacement des espèces animales se font à une vitesse sans précédent, beaucoup plus élevée que tout ce qu’on avait pu imaginé. En ce début de siècle , les températures augmentent 10 fois plus vite que la moyenne du 20 ème siècle, de 1986 à 2006, la surface des eaux s’est réchauffée de 3 à 6 fois la moyenne globale et cela a contribué à l’érosion plus ou moins marquée de 15% des cotes. 

Vers la fin du siècle la mer Baltique devrait être de 2 à 4 degrés plus chaude, la mer du Nord de 2 degrés. En 2100, le niveau des mers européennes devrait s’être élevé d’environ 60 cm.  

Je ne parle pas là de la qualité des eaux ou plutôt des boues maritimes qui deviennentun véritable dépotoir . Chaque Européen a rejeté cette année 525 kg d’ordures dont une bonne partie se retrouve directement dans l’environnement sous forme de méthane dans les décharges à ciel ouvert, de pesticides, de sacs plastiques qui polluent les océans, d’algues vertes alimentées par les lisiers, de gaz carbonique après incinération, ce qui acidifie la mer, tout ceci contribuant à l’extinction programmée de 30% des espèces animales marines en un siècle. 

Publié dans ACIDIFICATION DES MERS, EUROPE, RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

VIVE LA CRISE !

Posté par provola le 6 juillet 2011

                       

VIVE LA CRISE !  dans EUROPE                      A en juger par le recul social en cours sur tout notre continent, qui ressemble à une véritable retraite de Russie, on ne peut que constater à quel point cette période de restriction budgétaire se révèle une véritable aubaine pour les libéraux aux manettes à la BCE et au FMI. Alors que l’Europe aux mains d’une dictature des marchés financiers plonge dans une sorte de spirale de la pauvreté, le mot d’ordre est de contraindre à encore plus de sacrifices les pauvres du sud qui n’ont eu que le tort de faire tourner les usines du nord. 

Que reproche-t-on aux Grecs ? D’avoir dépensé trop en consommant des biens fabriqués par les Allemands, en empruntant dans des banques du nord. Ce dictât du créditeur impose non seulement au pays inculpé de laxisme économique de se plier à une sorte de braderie des biens d’État au seul profit des monopoles du nord (voir Deutsche-Télékom, Suez et Veolia) en même temps qu’il se voit dépouillé de la moindre prérogative budgétaire. Il ne restera plus rien de Grec, que des cartes postales et des timbres allemands.

Ne doutons pas que le tsunami grec ne s’arrêtera pas à la péninsule et frappera aux portes du Portugal de l’Espagne et de l’Irlande, avant de s’abattre sur l’Italie et que la vague ne s’échoue aux portes de Paris-Plage.

La méthode du pillage est toujours la même, austérité organisée, baisse des salaires, suppression de postes dans la fonction publique, amputation des retraites, suppression des allocations, hausse de la TVA, braderie des biens d’Etat. Et le plus fou, c’est que tout cela empire la situation, c’est bien ce qui arrive à la Grèce depuis que les premières mesures ont été prises voici deux ans. Le plus dingue est que l’on ne paye pas pour la Grèce, on prête à la Grèce en lui demandant de rembourser à un taux de 5 à 6% alors que la France emprunte à 3%, l’Allemagne à 2%. Tout ceci est en vérité une excellente affaire d’autant que les services publics grecs deviennent très bon-marché pour les emplettes des gros trusts d’Europe du nord. 

Déjà le nouveau gouvernement portugais a lancé son premier train de mesures, avec dans la fonction publique le gel des salaires, le remplacement d’un départ en retraite sur deux seulement, la baisse de 5% des salaires de plus de 1550 €, le recul de l’âge de la retraite à 65 ans, la réduction de l’allocation chômage, du revenu minimum, des coupes budgétaires dans l’éducation et la santé, la hausse de l’impôt sur le revenu, l’augmentation de 2% de la TVA, avec des privatisations tous azimuts.

La réponse de l’agence de notation Moody’s, au lieu d’applaudir, est d’abaisser la note du pays ce qui devrait durcir encore la situation et augmenter le coût de la dette du pays ceci dans le but d’accélérer le mouvement de replis social. 

En Irlande, en Espagne les gouvernements de droite ou de gauche sont également lancés dans un grand dépeçage des acquis sociaux. En Italie Berlusconi a lancé sa « Manovra », son tour de vis, après les prochaines élections de 2012 en France l’UMP ou le PS se plieront à la loi du Dieu marché pour effacer les 35 heures, augmenter encore l’age de la retraite, favoriser la permanence des capitaux en baissant les impôts pour les plus fortunés.

Ce que les peuples avaient réussi à gagner en terme de protection sociale en un siècle de luttes est en train de s’évaporer en quelques mois sans que cela n’entraîne d’énormes mouvements de révolte, à part quelques échauffourées à la Puerta del sol ou sous l’Acropole.   

Car l’heure n’est plus aux peuples mais aux rentiers, aux capitalistes, aux ventres repus qui peuvent se permettre le luxe de prêter aux meilleurs rendements, n’importe où sur la planète, aujourd’hui, un rentier ça gagne à tous les coups, le rentier prête sans risque; au meilleur taux. Et pour garder les capitaux en Europe dans ce monde ou la concurrence des rendements est globale, il faut adapter le coût du travail à ce qu’il est dans les pays émergents. D’où le ménage de printemps auquel nous assistons sans coup férir.

La concurrence globale empêche l’inflation, et l’inflation est le pire ennemi des rentiers, pas des salariés, si les salaires sont indexés sur l’inflation. Le plus subtil moyen des États de se désendetter a toujours été de se débarrasser de leur dette par de l’inflation qui réduit de fait la dette en diluant son poids. Quand un prêt est souscrit à un taux de 5% et remboursé avec une monnaie qui se déprécie de 10%, ce qu’on appelle le taux d’intérêt réel devient négatif et c’est le débiteur qui gagne. C’est ce que devrait faire la Grèce, dévaluer, mais le fait qu’elle soit lié à l’Euro, la monnaie des pays du nord, l’empêche d’avoir recours à ce subterfuge. Les créditeurs serrent la vis, et la BCE n’a qu’un but, empêcher le retour de l’inflation qui bousculerait la compétitivité de nos entreprises; cela pour la façade, la réalité est que les usines ont déjà émigré ailleurs. Il reste maintenant aux créditeurs du nord à refuser d’effacer la dette des pays du sud car cela risquerait de se généraliser à l’ensemble de la région dite du « Club Méditerranée ».

Ce qui est incroyable dans cette présentation biaisée des choses, c’est que la zone Euro possède une balance courante positive, c’est à dire que la zone gagne de l’argent bien que certains pays soient dans le rouge. Ce qui explique que l’euro soit surévalué par rapport au Dollar (Les USA, eux, ont une balance courante négative.)  Il suffirait donc que les pays du nord très bénéficiaires fassent  montre d’une réelle solidarité (de la même manière que l’Allemagne l’a fait en son temps pour l’Allemagne de l’est) pour que les soi-disants gaspilleurs cessent de se voir montrés du doigt.

Mais cette grande braderie européenne va dans le sens des élites financières et des possédants, appelés, pour ne pas les citer, les « marchés », qui en plus financent les campagnes électorales de politiciens véreux et complètement sous influence. 

On met en place Mario Draghi à la BCE, un ancien de Goldman Sachs qui sait ce que spéculer sur la dette grecque veut dire, on met au FMI Chistine Lagarde qui va demander à la France de rembourser les marchés sur la base d’une dette qu’elle aura été une des premières à avoir gonflé, avec un déficit du budget de l’État qu’elle aura laissé filer durant des années (Politique de bouclier fiscal et de ristournes accordées aux grandes entreprises du CAC40). Sa première mesure à New-York aura été de s’accorder une augmentation de salaire de 11,1 % par rapport au salaire de DSK (base 2007), elle fait valoir le taux de l’inflation pour justifier cette augmentation, alors qu’elle était la grande prêtresse anti-inflation et donc contre l’indexation des salaires sur l’inflation. Son salaire: 550 000 dollars/an, nets de taxes sur le revenu. En outre, comme son prédécesseur, les frais lors des déplacements professionnels de Christine Lagarde seront défrayés par le FMI. Avec une modification à la marge cependant: même si Christine Lagarde n’est pas mariée, son compagnon pourra également se voir couvert par ces remboursements de frais. Le FMI a ajouté au mot «époux» celui de concubin. Un job dans une institution financière lui est promis à la fin de son mandat de 5 ans, pour bons et loyaux services.

Ce que nous appelons démocratie est en réalité une sorte de bras armé de castes fortunées se payant allègrement des hommes politiques à leur botte; pour ces élites dorées, cette oligarchie sans frontières, l’époque se résume à un pathétique: « Vive la Crise ! »

           

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LE PEEP SHOW DE LA COMMISSION (LES RÉACTIONS)

Posté par provola le 10 juin 2011

Article accepté à la publication sur LE PEEP SHOW DE LA COMMISSION (LES RÉACTIONS) dans EUROPE icone_redacteur2

Par Alpo47  10 juin 10:43 

Il est grandement dommageable que les socialistes Espagnols, Portugais ou Grecs aient accepté de rentrer dans le diktat de la commission européenne. Juste une trahison supplémentaire. Sanctionnés par leurs peuples, la Droite, encore plus libérale, accède donc au pouvoir.
Tragique.

Le crédo essentiel des libéraux est de dire qu’il n’y a pas d’alternative à leur système. Bien évidemment, c’est faux.. En fait, c’est dans le choix des gouvernements qu’il n’y en a plus. Droite/Gauche … même combat. Bien entendu, la même chose en France.
La pseudo opposition n’existant plus, il ne reste plus aux peuples qu’à leur reprendre le pouvoir.

Nous assistons en ce moment à ces prémices de mobilisation. Le ras le bol général s’accentuant, on peut penser, et espérer, que les mouvements vont s’amplifier et se durcir.

Par lison 10 juin 12:37

Voici les « recommandations » de la Commission européenne pour le programme de stabilité 2011-2014…. Alors, à quoi bon élire des députés nationaux. Nos futures lois, nos futurs budgets sont déjà tout tracés dans ces injonctions, pardon, ces recommandations bruxelloises.
http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/recommendations_2011/csr_france_fr.pdf
  

Par Alpo47 10 juin 10:43

Il est grandement dommageable que les socialistes Espagnols, Portugais ou Grecs aient accepté de rentrer dans le diktat de la commission européenne. Juste une trahison supplémentaire. Sanctionnés par leurs peuples, la Droite, encore plus libérale, accède donc au pouvoir.
Tragique.

Le crédo essentiel des libéraux est de dire qu’il n’y a pas d’alternative à leur système. Bien évidemment, c’est faux.. En fait, c’est dans le choix des gouvernements qu’il n’y en a plus. Droite/Gauche … même combat. Bien entendu, la même chose en France.
La pseudo opposition n’existant plus, il ne reste plus aux peuples qu’à leur reprendre le pouvoir.

Nous assistons en ce moment à ces prémices de mobilisation. Le ras le bol général s’accentuant, on peut penser, et espérer, que les mouvements vont s’amplifier et se durcir.
 

Par Ariane Walter  10 juin 11:23 

Petits marquis, tout ça. On sait comment ils finissent !
J’ai lu ,hier, que la Grèce, avait obtenu un référendum sur ses pbs financiers. Est-ce exact ? je vais rechercher.

Par lison (xxx.xxx.xxx.5) 10 juin 12:37

Voici les « recommandations » de la Commission européenne pour le programme de stabilité 2011-2014…. Alors, à quoi bon élire des députés nationaux. Nos futures lois, nos futurs budgets sont déjà tout tracés dans ces injonctions, pardon, ces recommandations bruxelloises.
http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/recommendations_2011/csr_france_fr.pdf
 

Par BA (xxx.xxx.xxx.142) 10 juin 16:51

Défaut de paiement de la Grèce : c’est officiel. Grèce : la zone euro vers un rééchelonnement de la dette.Berlin, qui veut faire participer les créanciers privés au deuxième plan d’aide à Athènes, semble en voie d’avoir gain de cause.

Bruxelles a annoncé vendredi 10 juin que la zone euro étudiait l’option d’un rééchelonnement de la dette grecque, sur une base volontaire de la part des créanciers, en précisant bien qu’il ne s’agissait pas d’une restructuration.

« Nous avons discuté ces derniers jours d’une initiative du style de celle de Vienne », a reconnu Amadeu Altafaj, le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn. En 2009 dans la capitale autrichienne, les banques créancières de la Roumanie, alors en grave crise, s’étaient engagées en 2009 à maintenir leurs prêts arrivant à échéance.« Dans ce contexte, nous avons aussi examiné la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ou reprofilage » de la dette, a-t-il poursuivi. Il a toutefois insisté sur le fait que cela s’entendait « bien sûr à la condition, extrêmement importante, que ceci ne crée pas un événement de crédit », à savoir « une restructuration de dette » susceptible de créer la panique sur les marchés.

D’après l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel », la zone euro veut faire participer les créanciers privés de la Grèce à hauteur de 20 à 35 milliards d’euros, suivant ainsi la volonté allemande.

Selon le magazine, les ministres des Finances européens seraient prêts à considérer un échange d’obligations contre des titres à maturité plus éloignée.C’est la solution prônée par le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, qui veut un allongement de sept ans des maturités pour toutes les obligations en circulation.La Banque centrale européenne (BCE) est catégoriquement opposée à toute action sur la dette qui s’apparenterait à un défaut de paiement, mais pourrait consentir à une solution de « rollover » qui verrait les créanciers réinvestir dans de la dette grecque quand leurs titres arrivent à maturité.Selon un porte-parole du ministère allemand des Finances vendredi, quelque 80 à 90 milliards d’euros de dette grecque arrivent à maturité d’ici à 2014. http://www.challenges.fr/actualites…


  • Par kalon  10 juin 16:56

    Du fait des nombreux mouvements populaires qui fleurissent un peu partout en Europe, la commission a décidé de mettre les bouchées doubles et d’accélérer le mouvement..
    Et faire courir un fonctionnaire n’est jamais sans risque !
    Cà sent le sapin, plus aucune coordination dans leurs discours ni dans leurs actes, des lois jetées en pagaille sans aucune réflexion, des scandales politico financiers à ne plus savoir qu’en faire, et, cerise sur le gateau, un euros soutenu par les Chinois qui aimeraient bien une alternative provisoire à leur sortie du « dollar-souverrain »
    Cà craque de partout, c’est maintenant que cà va devenir trés dangereux, il nous reste un avantage, ils n’avaient pas prévu une réaction citoyenne aussi rapide et leurs plans ne sont pas encore aboutis, ce qui aura pour conséquence qu’ils ne pourons plus gérer les différentes et multiples interactions qui vont se générer automatiquement tel un systéme chaotique.

  • Publié dans EUROPE | Pas de Commentaire »

    LE PEEP SHOW DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

    Posté par provola le 9 juin 2011

                              S’effeuillant comme dans un vulgaire porno de série B, la Commission européenne dévoile ses atours au grand jour comme pour enfoncer le clou de la doctrine libérale. Elle enfourche son cheval de bataille de la dérégulation et son matraquage doctrinal est un râle lancinant.

    Qu’on se le dise, les salaires sont trop élevés en Europe et plus particulièrement en France où le SMIG est un véritable lest à l’économie sensée se libérer de toutes les contraintes.

    En gros, 1050 € c’est un salaire de Nabab et cela grève nos entreprises… On croit rêver.

    Il faudra tout de même nous expliquer comment ce handicap prohibitif permet à la France d’être dans le peloton de tête des exportations, il faudra nous éclairer le mystère de la compétitivité intérieure. En effet la grande majorité de nos PME n’occupent que le marché intérieur, aussi sont-elles toutes soumises aux mêmes règles sociales qui ne sont donc pas source d’iniquité.

    Le but ultime de la Commission, (dirigée par ce survivant politique de Barroso, jamais élu mais toujours coopté par ses congénères libéraux) est en fait de casser le modèle social européen, le problème de la dette des pays du sud lui permet sous couvert de régler les comptes, en toute impunité, d’obliger les mauvais élèves à détruire le welfare, l’édifice de protection sociale mis en place durant des décennies de luttes. 

    Dans cette même logique du discours de la Commission, comment se fait-il que les pays à bas coûts salariaux soient également les pays souffrant d’une compétitivité dégradée ? Le Sud ne perd-il pas chaque année des parts de marché dans la compétition internationale ? On voit bien que ce  genre de Mantras éructés à jet continu par notre gouvernement européen ne tient pas la route, ils ne satisfont que les marchés financiers et les moines de la doctrine néo-libérale, ils ne mériteraient qu’un haussement d’épaules s’il ne constituaientt la base du prêche bruxellois depuis une génération.

    Mais concentrons-nous plutôt sur le timing de ce genre de déclarations,  sur la pertinance  de cette communications réglée comme du papier à musique. A y regarder de plus près, jamais sans doute la droite n’avait autant dominé le paysage politique continental .

    En Espagne, Zapatero a pris une valise aux dernières élections régionales, au Portugal, Socrates a été renvoyé à ses chères études, en Italie, Berlusconi, malgré sa défaite aux municipales se maintiendra encore au pouvoir pour au moins deux ans, son plan de réduction des impôts devant lui assurer une remontée dans les sondages.  

    En France, le PS a laissé à la droite le bâton pour se faire battre l’année prochaine, au Royaume-uni, Cameron rase gratis, l’État, les prestations sociales et les fondements de la solidarité nationale, bénéficiant en ceci d’un assentiment général. En Allemagne, Merkel donne des gages pour après-demain aux écolos, cela lui permet de garder les mains sur le timon.

    Quand on aura rajouté à ce raz-de-marée libéral le fait que nos socio-démocrates ne sont que des libéraux refoulés, complaisants envers les thèses capitalistes, qu’ils sont de pâles partisants d’un bouleversement économique, on comprendra aisément de quelle liberté d’action jouit actuellement la Commission qui peut sans peur de choquer se laisser aller à tous ses fantasmes, à tous ses peep show, à toutes ses arrogances.     

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    L’OGRE ALLEMAND RECHARGE SON PORTABLE

    Posté par provola le 6 juin 2011

                                 

    L'OGRE ALLEMAND RECHARGE SON PORTABLE dans EUROPE

     image221762panov9freembfc1.jpg  Une manif à Athènes, le drapeau européen , une croix gammée, l’Union est morte.

     

                                      Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps, à peine trois jours, après l’octroi par la BCE et le FMI à la Grèce d’un nouveau prêt de 12 milliards d’euros pour que d’ultimes pans de l’économie grecque (voir l’article « Grèce opération débarras ») tombent dans l’escarcelle allemande.

    La grande braderie peut désormais continuer sans obstacles car les caisses de l’État grec (dit-on) sont officiellement vides, et ce sont aujourd’hui les téléphones grecs qui sont vendus à vil prix à …Deutsche Telekom, bien évidemment. DT déjà 1er actionnaire d’Hellenic télécom s’est ainsi vu attribuer 10% supplémentaires du capital de sa proie pour la modique somme de 400 millions d’euros.

    L’accord, (pour ainsi dire) prévoit qu’une tranche complémentaire de 6% sera de plus vendue à DT en fin d’année ce qui achèvera le passage complet de l’opérateur grec aux mains de ses usuriers. Le pillage systématique se poursuit en toute impunité, bientôt le tarif des communications téléphoniques des Grecs sera aligné sur celui des Allemands, mais les salaires eux, resteront grecs, c’est à dire trois à quatre fois moins élévés en moyenne.

    Une intéressante étude menée par la banque Natixis (rédigée par l’économiste Patrick Artus)  sur la base de données de l’OCDE indique que contrairement à ce qui est souvent annoncé, les Grecs travaillent beaucoup plus que les Allemands, la durée annuelle moyenne d’un Grec est de 2119 heures, celle d’un Allemand, de 1390 heures, un Portugais travaille 1719 h, un Espagnol, 1654 h, un Français, 155 4 heures.

    La productivité d’un salarié allemand, n’est pas meilleure que celle d’un travailleur de l’Europe du sud, la productivité horaire de l’Allemand, elle, n’est pas meilleure que celle des Français ou des Grecs précise Natixis. 

    L’age légal de la retraite de 65 ans et à terme de 67 ans en Allemagne est plus élevé que dans les autres pays mais l’âge réel de départ à la retraite est de 62.2 ans, soit moins élevé qu’au Portugal, 62,6 ans et en Espagne, 62,3 ans.

    La Grèce n’est pas très éloignée de ces termes, l’age légal y est de 61.5 ans et la récente réforme a porté cet age légal à 65 ans ce qui aboutira à un age moyen de départ à la retraite à 63.5 ans à l’échéance de 2015.

    Voilà qui devrait taire un tant soit peu le torrent de « vilipandage » associé au soi-disant laxisme grec. 

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    ATHÉNES: OPÉRATION DEBARRAS LES RÉACTIONS

    Posté par provola le 31 mai 2011

    Article accepté à la publication sur ATHÉNES: OPÉRATION DEBARRAS  LES RÉACTIONS dans EUROPE icone_redacteur2

     

    Par Ariane Walter 30 mai 10:50 

    je vais me répéter ! Que d’excellents articles , ce matin, sur AV !
    J’ai bcp apprécié l’humour tragique du vôtre !

    On est dans une situation absurde qui n’aura de cesse que lorsque ces fameuses dettes universelles seront abolies. Plus les jeux de bourse et de banque, plus le commerce poison, plus les médias stériles…
    Cela doit s’appeler une révolution…Non ?

    Bonne journée à vous et merci !

     

    Par PhilVite  30 mai 12:25 

    Ça, en matière de trahison des élites, les Grecs, on peut dire qu’ils ont été servis !
    Et ça continue.
    En plus on leur colle une belle image de grosses feignasses malhonnêtes et le festin peut continuer …
    Quand un système part en couille à ce point-là, il n’y a qu’une seule solution, appuyer sur le bouton « reset » pour réinitialiser le bouzin. Et cela seul le peuple grec peut le faire.

     

    Par kiouty  30 mai 17:19

  • Oui, mais le problème, c’est que si les créanciers de la Grèce tombent, c’est les banques françaises, allemandes qui tombent aussi du coup (oui parce qu’il y a des expositions entre banques européennes figurez-vous), et c’est une des raisons pour laquelle la Grèce ne s’est pas faite kicker hors de la zone euro.

    De plus, quand on dit « on aide la grece », en realité, ce qu’il faut comprendre c’est « il faut aider les banques grecques parce que comme ça on va aider nos banques et on évitera la chute du chateau de cartes ».

    Evidemment, le chateau de cartes s’écroulera, mais pas avant qu’on ait bien saigné le pays, et qu’on ait tout privatisé, dérégulé et réduit l’état en cendres.

  • Par rakosky 31 mai 02:04  

    Papandréou a été vraiment une loque sur ce coup,parce que qu’en vérité la situation de la Grèce est surtout une menace pour les pays créanciers
    Il aurait juste menacé de ne pas payer ,de leur dire d’aller se faire voir et il tenait toute l’Europe par les c…
    Si les grecs ne paient pas ,c’est la France et l’Allemagne qui plongent
    Un vieux dicton dit que si tu dois 200 roupies à ton banquier,il te tient par la gorge,mais si tu lui dois 40 milliards c’est toi qui le tient par les c..

  • Par rakosky  31 mai 02:14  

    Un autre proverbe yiddish,c’est Shlomo qui n’arrive pas à trouver le sommeil parce qu’il doit de l’argent à son voisin Nathan
    Une nuit ,il se léve ,va à la fenêtre et crie à Nathan
    -Nathan,ton argent je te le rendrai jamais !
    Sa femme lui dit tu es fou pourquoi tu lui as dit ça
    Et Nathan lui réponds
    -Parce que maintenant c’est lui qui ne va pas pouvoir dormir
    Si seulement Papandréou avait la sagesse de Schomo,c’est Merkel et Sarkozy qui passeraient des nuits blanches

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    LES INDIGNÉS PRENNENT LA BASTILLE

    Posté par provola le 29 mai 2011

                              

    LES INDIGNÉS PRENNENT LA BASTILLE dans EUROPE dans POLITIQUE

     

                                   Après avoir été vigoureusementet honteusement expulsé de la Puerta del Sol à Madrid par les forces de l’ordre du gouvernement soi-disant socialiste de Zapatero, le mouvement des indignés s’est exporté d’abord à Athènes, puis ce dimanche à Paris où 3000 personnes s’étaient données rendez-vous. Bien sur le comité d’accueil constitué de valeureux CRS était en place, comme d’habitude, le coté obscur de la force, la garde rapprochée de Dark-Guéant. 

    Le début du début du commencement de l’embryon d’une révolte populaire à l’échelle du continent ?

    Un frisson qui ne sait ni d’où il vient ni où il va. Mais tellement sympathique et qui fait chaud au coeur en ces temps de marasme intellectuel; une prise de conscience en tous cas qui transcende les frontières et les partis politiques, l’establishment bruxellois et les directives obsolètes de la Commission européenne.

    Un cri d’alarme contre le chômage de masse, le précariat, la destruction des services publics, la politique libérale en vigueur depuis des décennies en Europe: http://www.youtube.com/watch?v=CWamcn__T1c

    Hasta la victoria, siempre. 

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    ATHÈNES: OPÉRATION DÉBARRAS

    Posté par provola le 28 mai 2011

                    Il doit bien rester dans les soutes de l’Acropole, le vaisseau amiral, dans la vasque du Pirée, quelques bibelots, quelques chandeliers dorés, quelques porte-clés qui pourront être revendus aux enchères pour combler le déficit du budget de l’État et de manière subsidiaire pour calmer l’angoise des marchés financiers, des créanciers de la Grèce. Ces créanciers qui se trouvent être quelques fortunés actionnaires de banques allemandes et françaises qui verraient d’un mauvais oeil la première faillite d’une nation à l’image de ce qui existe pour les entreprises privées.  

    Les banquiers du nord se font donc un souci monstre sur la capacité de la Grèce à rembourser à terme une dette en réalité totalement insupportable. Car le noeud  de l’affaire se situe dans cette incroyable contradiction qui existe à vouloir demander à un débiteur exsangue de rembourser en lui administrant du venin pur, des taux d’intérêts impossibles à tenir.

    Tout le monde est conscient de cette contradiction, mais il ne faut pas le dire officiellement. Alors on fait mine de croire que la Grèce va finalement rembourser, comme le Portugal va rembourser, comme l’Italie va rembourser, comme les États-unis vont rembourser. Comme dans un jeu de domino, c’est la chute du premier qui conditionne toute l’hécatombe.

    En fait la cure d’austérité engagée depuis deux ans en Grèce a évidemment empiré la situation au lieu de l’améliorer, le pays qui n’allait déjà pas si bien est carrément rentré dans le mur et la population n’est pas prête à continuer de subir cette simagrée. 

    La fièvre imposée est un vaccin contaminé, une coupe claire dans les dépenses de l’état, une baisse des effectifs dans la fonction publique, une baisse des prestations sociales, ce qui a inévitablement mené le pays dans la spirale infernale de la récession, ce qui a produit une explosion du chômage, un appauvrissement généralisé accompagné de moindres recettes fiscales. Ce qui a grevé sur les comptes publics et conduit à cet état végétatif, cette banqueroute.

    Tout cela n’a surtout pas calmé les velléités de la BCE qui souhaite insister et même durcir ce régime amaigrissant, cette fumisterie, qui ressemble de plus en plus à une anémie programmée. 

    On a trouvé pour ce faire, la méthode miracle: les soldes. Pour se désendetter, il faut solder. Voilà, la Grèce doit vendre tout ce qui reste , les téléphones, les plages, les murs, l’Acropole, et pourquoi pas, après tout, il aura bien un Bill Gates pour se farcir une vieille dame. Il y en a beaucoup en Grèce des temples, et des arênes et d’anciens trésors, pour les économistes européens, cela a encore de la valeur, et il faut vendre pour que les banquiers du nord, les usuriers de la BCE, qui se sont goinfrés durant trente ans sur le dos des Grecs puissent encore s’empiffrer grâce à des taux d’intérêts prohibitifs.

    La désertification industrielle, la dynamique économique alimentée par la dette ont fait tourner les usines du nord et enrichi les banques allemandes et françaises. Tout comme les foyers frappés de sur-endettement sont les pourvoyeurs des usuriers, les meilleurs clients en définitive. Et c’est eux qui sont punis, les parias, les pauvres, qui n’ont que le droit d’enrichir les riches, car les pauvres sont punis d’avoir trop rapporté, d’avoir trop mordu à l’hameçon de la consommation, dans des magasins Carrefour, Intermarché, Auchan, Metro ou Lidl, leaders désormais en Hellénie, appartenant aux familles des grands pays, ceux qui ont le droit de s’enrichir. 

    On le voit ce cercle vicieux a avant tout bénéficié au nord et cette ferraille pèse surtout sur les épaules des pays du sud qu’on appelle avec un brin de mépris les pays du « club méditerranée ».

    On appelle cela l’ »Union »européenne, avec ce sobriquet (union) impropre dorénavant, cette Europe qui devrait au contraire de ce qui se fait, (c’est ce qu’on nous a vendu) protéger les plus faibles, pas les écraser. Et il y a les faibles du sud, et les faibles du nord, qu’on protège, ceux-ci, en exigeant pas qu’ils harmonisent la fiscalité des entreprises sur celle des autres pays membres. (Cas de l’Irlande qui grâce à des taux réduits d’impôts sur les sociétés attire les capitaux au détriment des autres états.) 

    Cet avantage là, on ne l’accorde pas à la Grèce qui a le droit d’acheter des BMW à crédit, en empruntant à une banque, grecque, qui appartient à une banque allemande. Et puis après avoir vendu des BMW à gogo, on explique que les Grecs ne foutent rien, qu’ils l’ont bien cherché, et qu’avec de tels salaires, on ne roule pas en BMW.   

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    LA PUERTA DEL SOL S’EMBRASE: LOS INDIGNADOS

    Posté par provola le 22 mai 2011

                                     C’est la pièce maîtresse du basculement; la Grèce, puis l’Irlande, le Portugal n’on été que des hors- d’oeuvres, la vraie pierre d’achoppement, la goutte qui fera déborder le vase, c’est l’Espagne. Un chômage à 23% , la moitié des jeunes sans travail, les étudiants espagnols , « los indignados » sont dans la rue depuis une semaine, non seulement à Madrid où ils sont décidé de squatter la « Puerta del Sol »et dans les autres grandes villes du pays mais également à Rome, à Milan, dans d’autres grandes villes européennes en solidarité pour un mouvement qui semble inarrétable. Ici à Rome en un parfait italien, s’il-vous-plaît: http://www.youtube.com/watch?v=9fRDXuFKqco

    On se souvient que le regretté Howard Zynn avait situé à un taux de chômage de 35% le seuil à partir duquel les soulèvements prennent corps, ce qui avait conduit aux grandes protestations populaires des années 1920-1930 aux États-unis. En Espagne, la moitié des étudiants est persuadée de n’avoir aucune chance d’accéder à l’emploi, ils n’attendront pas que la foudre du FMI et de la BCE s’abattent sur eux, car ils n’ont rien à perdre.

    « Toma la calle » , « Tous dans la rue », « le système est obsolète, nous sommes fatigués de cette fause démocratie »  

    « Nous voulons une vraie démocratie, pas dirigée par les actionnaires de la BCE » « Rendez la BCE aux États », « la BCE appartient aux privés, les autres banques aussi », « libérez les moyens de financement de l’économie », c’est à dire, « rendez-les aux états ». « Zapatero, dehors, tu as fait faillite ». Voici quelques slogans entendus montrant l’exaspération des jeunes qui ne sont surs que d’une chose, se retrouver au chômage à la fin de leur cursus. 

    Sont également revendiquées de meilleures conditions sociales, un meilleur partage des richesses.

    Aujourd’hui se déroulent les élections municipales et régionales, un bon coup de balais-brosse pour celui qui voilà peu encore incarnait le rêve du développement économique, le rêve Zapatero.  

    Voici exactement 25 ans (1986) que l’Espagne est entrée dans la Communauté européenne, tous ces jeunes n’ont connu que la politique propagandiste des tenants d’une Europe libérale, mondialiste, d’une Europe à la sauce allemande, les usines en Allemagne et les plages et les bars à putes aux Baléares et sur la Costa del sol, ils n’ont aperçu que les limousines et les supermarchés des européens du nord, ils devront s’en aller ailleurs pour trouver du travail, ils n’auront gagné que les plages du ghetto financier, que les taux d’intérêts des banques du nord, que la tarte à la crème du développement à tout crin.

    Une génération après la grande illusion, devant cette faillite du système, la révolte prend corps. 

    http://www.youtube.com/watch?v=HKV-LQZVVeA&feature=related

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    L’EUROPE DE TCHERNOBYL A LAMPEDUSA

    Posté par provola le 26 avril 2011

                      De retour sur la planète internet, après une brève respiration salutaire, une accalmie des mots, je vous retrouve avec un plaisir infini, remonté comme une pendule, avec son système à retardement, programmé pour les prochaines élections présidentielles. Comme vous êtes toujours aussi solidement voués au suicide collectif et lucides aux mauvaises nouvelles de ce blog, je ne vais surtout pas me gêner de cogner sur les nouveaux moulins à vents qui ne sont pas ceux qu’on croit, qui sont plutôt du coté des cracheurs de poussières et des diviseurs de rêves en tranches.  

    Je ne vais pas manquer de brancher sur une note optimiste ce mécanisme à expulser les enfoirés aux gouvernes, les usurpateurs de Bruxelles, d’instruire un autre destin pour notre chaloupe commune, pour nos enfants.

    En attendant la mise à feu, il reste quelques os à ronger et des angoisses à secouer; comme De Gaulle voyait l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, je la vois de Tchernobyl à Lampedusa, sur la diagonale des fous, européens. D’un coté, la métaphore de la mégalomanie industrielle, de l’irresponsabilité, de l’autre la négation du vivre ensemble, la preuve d’une dérive droitière. Dans les deux cas pourtant, à 25 ans d’intervalle, la même logique, celle du tiroir-caisse. De l’individualisme forcené, de la division des peuples , pour mieux régner, pour mieux affoler, pour mieux affamer, pour mieux vendre.

    Voilà ce qui pèse en ce 25 ème anniversaire de la pire catastrophe industrielle de notre continent, un bout de Terre qui veut donner des leçons mais surtout refourguer sa daube atomique au monde entier, mais aussi refouler les candidats au bonheur hors de ses frontières, hors de ses murs, de ses barbelés, de ses supermarchés, de ses comptes en ordre , de ses paradis fiscaux.

    Car l’Europe n’est rien d’autre qu’une immense boutique à machins chinois, dirigée par une bande d’énergumènes incontrôlés ( la bande de la Commission totalement hors contrôle des citoyens), une machine à sous, à broyer des acquis sociaux, à privatiser les profits, à nationaliser les risques. Une boite à fric , comment le dire, à faire du fric pour l’Allemagne et à vendre des BMW pour les pauvres du sud. Des banques, allemandes et françaises qui prêtent à des taux d’usuriers pour continuer le commerce des berlines.  Des supermarchés du nord qui envahissent les paysans du sud, qui volent l’emploi, qui laminent le tissu social, qui ratissent le sol des identités nationales.

    Car l’Europe se défausse de son devoir de solidarité vis à vis des pays d’Afrique qu’elle a exploité et paupérisé durant des siècles, car l’Europe est un mythe pour les déçus du grand projet, une illusion pour les clandestins. L’Europe des 500 millions d’habitants, une paille, ne peut pas recevoir la misère de 20 000 tunisiens, un jus d’orange.

    Car l’Europe est un projet pour techniciens de la finance, un casino où la majorité perd à tous les coups, et où peu emportent la mise, tout le temps.

    Traverser l’Europe c’est comprendre les contradictions du libéralisme imposé et le traumatisme d’un progrès virtuel, c’est apprendre la marche à reculons, c’est suivre la balade des rentiers.

    Traverser l’Espagne et le Portugal, pays en crise s’il en est, cela veut dire embrasser des centaines d’éoliennes ( moches pour qui ne veut pas les aimer, mais éternelles), mais aussi respirer l’air nouveau du futur; traverser la France, pays riche s’il en est c’est croiser des centrales nucléaires mortelles ( temps de vie quarante ans, des déchets impossibles à caser) soi-disant propres et sures, cette technologie qu’on dit infaillible et qu’on ne discute pas.

    D’un coté la tentative de croire en l’avenir, de l’autre la dictature du présent qui ne veut pas disparaître. 

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