LES MONDES PARALLELES

Posté par provola le 10 novembre 2013

                  

                   Notre société de dupes fonctionne comme si l’évasion fiscale n’existait pas. Notre monde de la communication permet au plus gigantesque hold-up que l’économie mondiale ait connu de fonctionner jour après jour sans que quiconque ne se soucie de ses répercutions pourtant évidentes à l’échelle de la planète. La fuite des capitaux coûte à la France environ 70 milliards d’euros chaque année, plus ce que rapportent l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés. Pourtant on ne voit personne dans la rue, pas de contestation contre nos planqués du fisc, sauf des bonnets rouges qui veulent détruire des portiques, les nouveaux moulins du dérisoire, symboles d’un soi-disant ras-le-bol fiscal.  

En gros l’on peut considérer que les plus gros revenus sont totalement exentés d’apporter leur contribution  à la cause commune, ceux-ci ont même réussi à faire croire que notre pays était le champion de la pression fiscale. L’opinion publique est prête à croire ces balivernes car bien évidemment le pouvoir est bien obligé de faire payer ceux qui ne peuvent pas se soustraire à leurs obligation, ceux qu’on appelle plus communément la classe moyenne. 

Rappelons quelques points fondamentaux, l’Insee nous révèle qu’un pour cent des Français possèdent 20% du patrimoine national, que 10 % des ménages possèdent 50% du patrimoine et que 50% des ménages possèdent 95% du patrimoine. En gros cela veut dire que la moitié des Français ne possèdent rien. On a là une autre vue de la société française, bien plus inégalitaire que ce qui nous est constamment présenté par des médias à la réflexion tronquée. Les grandes signatures de l’info qui font l’opinion nous racontent plus souvent la fable d’une France moyenne de Français moyens, ces 50 % de Français qui paieraient pour tous les autres. En plus ne plaint-on pas à longueur de titres et de slogans les très hauts revenus qui seraient traqués fiscalement, qui seraient carrément obligés de fuir notre pays pour ne pas se faire dépouiller ? 

Or il apparait que les propagandistes, les présentateurs de fausses infos, les donneurs de leçons du petit écran ou de la presse écrite se situent bien souvent dans la fourchette haute des revenus et se sentent tout à fait à l’aise dans cette jungle inégalitaire. Comment attendre de leur part une diatribe anti optimisation fiscale ou une mise en cause de l’évasion fiscale, eux qui sont payés grassement pour les taire ? 

70 milliards d’euros par an subtilisés à la communauté, ce sont rien moins que 200 millions qui partent en fumée chaque jour, disparus à jamais des écrans radars, autant de moins pour financer, les écoles, les hôpitaux ou la recherche. Et l’on préfère amuser les Français avec le vol de telle mobylette dans un quartier de banlieue, enfoncer le clou du voile intégral porté par deux cents femmes sur le territoire national, attirer le regard vers les dix sept mille Roms qui menaceraient l’unité nationale.

Voilà bien ce monde parallèle, ce monde dépeint à dessein, fait de divisions, de racisme, de populisme, de sectarisme, cette fable d’une société empêtrée dans la lutte pour la compétitivité, pour la survie, obligée de détruire les droits sociaux, de ratiboiser les protections autrement appelées  »dépenses d’Etat ».  Le chômage serait la conséquence des 35 heures, des charges sociales trop lourdes, du manque d’attractivité du pays pour les investissements étrangers. Alors qu’on oublie de dire que la productivité des Français est supérieure à celle des Allemands et que la courbe de la natalité évitera à notre pays de se retrouver dans quelques années face à un goulot d’étranglement compliquant le financement des régimes de retraite.  

La vérité est que notre pays est désormais en compétition avec les paradis fiscaux, appelés pays amis, ou voisins, la Suisse, la Grande Bretagne, le Luxembourg, bien plus qu’avec la Chine, le Bengladesh ou le Japon.

L’Europe toute entière est devenu une vraie structure de démolition, vouée au libéralisme, aux dérégulations financières tous azimuts, empêchant toute tentative d’esquisser une harmonisation fiscale à l’échelle continentale. L’Irlande base sa résurgence économique sur un abaissement des taxes sur les sociétés, les Pays-Bas se veulent une zone d’attractivité fiscale, le Portugal attire nos retraités en les exonérant d’impôts sur le revenu.  

L’Europe devient petit à petit une sorte de jungle fiscale où tous les pays sont contraints d’attirer les capitaux en baissant les taxes. L’Union européenne nous avait été vendue comme devant devenir une zone de protection, elle devient un terrain vague des droits sociaux, une espèce de no-man’s land, sans foi ni loi, une forteresse en péril, une ruine en solde.

Il y a la société qu’on nous décrit, censée rester la principale force économique mondiale. Il y a la réalité, celle d’un continent appartenant à quelques actionnaires, quelques hedges funds gérants les retraites des fortunés américains, quelques multinationales sans scrupules, Google, Amazone, Apple, détruisant des emplois par centaines de milliers et ne payant aucun impôt dans les pays où elles opèrent et font le gros de leurs bénéfices.

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LE CHÔMAGE EN BAISSE !

Posté par provola le 27 décembre 2012

                       La progression du chômage en novembre est en baisse de 35% par rapport à octobre.

Explication: selon le ministère du Travail, 29.300 chômeurs de plus ont poussé la porte de Pôle emploi en novembre. Une nouvelle progression, de 35 % inférieure à celle d’octobre (45.000), qui porte à 3,13 millions le nombre d’inscrits en catégorie A (chômeurs sans aucune activité). 

Comme d’habitude on se rassure comme on peut, le chômage augmente moins vite que s’il baissait plus lentement… 

Bientôt le chômage va réellement baisser, on peut espérer que les inscrits en fin de droits vont finir par se fatiguer de chercher un empoi et vont quitter les statistiques ce qui améliorerait la situation. Déjà un flux de découragés du système permet de maintenir artificiellement le niveau des sans -emplois à un niveau supportable, mais le nombre des nouveaux venus reste supérieur à celui des partants, au grand dam du gouvernement.

Encore un effort et la courbe des entrants par rapport à celle des partants va réussir à s’inverser. L’espoir du pouvoir est de dissuader encore un peu les exclus du système de continuer leur recherche d’emplois. Il suffit pour cela de baisser les prestations sociales et le temps d’indemnisation.

Il suffirait même de dire qu’il n’y a pas de place pour tout le monde et qu(il ne sert à rien de se bercer d’illusions.  

D’ ailleurs l’heure est à la flexibilité de l’emploi. Selon les nouvelles normes de la modernité managériale socialiste, les entreprises n’embauchent que qui si on leur permet de licencier, le salarié est devenu une variable d’ajustement, les 35 h sont la prochaine barrière à abattre , le salaire est une charge, la pause pipi un enfer à bénéfices.

Donnons des salaires de Chinois  à tout le monde et vous verrez la courbe enfin s’inverser comme nous l’a annoncé notre Président visionnaire.

Conclusion: ne prenez pas tout ce que je vous dis dans cet article pour argent comptant.    

 

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REDUIRE LES DEPENSES ? CHICHE (Les réactions)

Posté par provola le 18 novembre 2012

Article accepté à la publication sur Agoravox.

Par TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE sante social  16 novembre 10:08 TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE sante social

1ere DEPENSE A REDUIRE

LE NOMBRE D ELUS 650000 DOIT ETRE DIVISE PAR 10 CAR 650000X 10000 (MOYENNE

NATIONALE :1ER DECILAGE LES MAIRES…DERNIER…LES DEPUTES EUROPEENS°°)

735 DEPUTES CEE
577 FRANCAIS 348 SENATEURS 36600 MAIRES + 33000 ADJOINTS (moyenne 5000 euros MOIS°
3000 communautés des communes en doublons x 7500 euros..800 conseillers generaux x 10000 (moyenne)

HORS MINISTRES(6 ce serait assez)

DONC 1.3 MILLIARD+1.150 MILLIARD+0.7 MILLIARD+0.2 MILLIARD+0.3 MILLIARD +0.03 MILLIARD AVEC RETRATES ET CHARGES CELA FAIT AU MINIMUM UN TOTAL DE 5.45 MILLIARDS GACHES CHAQUE ANNEE

PREUVES LES 26 AUTRES PAYS DE LA CEE ONT 650000 ELUS LOCAUX TOUS ENSEMBLE
LA FRANCE TOUTE SEULE 650000 incRoyable…mais vrai
les usa ont 1 elu pour 100 hb la france 1 elu pour 120hb

LES USA FONT AVEC 100 SENATEURS ET 52 GOUVENREURS CONTRE NOUS 650000

qui doit faire DES ECONOMIES………. LETAT EN DIVISANT PAR 10 LE NOMNBRE DES ELUS
ET CEUX QUI RESTENT NE POURRONT ETRE LOBBYISTES…BANQUIERS OU HOMMES D AFFAIRES…MARCHANDS DE BIENS GERANTS DE SCI OU D AGENCES IMMOBILIERS

Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.190) 16 novembre 10:45

Quiconque a écouté la dernière conférence de presse du président Hollande, cette litanie de lieux communs, de clichés éculés, de niais poncifs, comprendra l’urgence de continuer à bâtir les fondations du nouveau monde appelé à jaillir sur les ruines de celui représenté par ce falot personnage. Aujourd’hui, l’urgence est de remettre la fiscalité à sa vraie place…………

voir : REMETTRE LA FISCALITE A SA PLACE

Par spartacus  16 novembre 11:39 spartacus

L’éducation nationale c’est 850 000 profs dont 93 000 ne sont pas en face d’élèves !

1, 2 millions de personnes….
Derrière deux profs se cache un administratif.
Faut arrêter le massacre ! Faut arrêter la gabegie !
Vous êtes payés à crédit, les échéances de remboursement sont données aux générations futures !
Les protégés de notre pays sont en train de le tuer les PME de notre pays  !
Vos grandes élucubration sur le capitalisme, les riches, ne sont en réalité que des leurres pour occuper les débats. 
Vous avez parfaitement intégré que « vous » les protégés de l’état coûtez plus cher que la valeur ajoutée que vous redonnez à la société.

Votre nombre est en train de tuer l’économie !
Que l’on peut faire largement mieux pour moins cher et moins nombreux !
Le problème c’est pas le fonctionnaire, c’est leur nombre.
 
Par spartacus  16 novembre 11:39 spartacus

L’éducation nationale c’est 850 000 profs dont 93 000 ne sont pas en face d’élèves !

1, 2 millions de personnes….
Derrière deux profs se cache un administratif.
Faut arrêter le massacre ! Faut arrêter la gabegie !
Vous êtes payés à crédit, les échéances de remboursement sont données aux générations futures !
Les protégés de notre pays sont en train de le tuer les PME de notre pays  !
Vos grandes élucubration sur le capitalisme, les riches, ne sont en réalité que des leurres pour occuper les débats. 
Vous avez parfaitement intégré que « vous » les protégés de l’état coûtez plus cher que la valeur ajoutée que vous redonnez à la société.

Votre nombre est en train de tuer l’économie !
Que l’on peut faire largement mieux pour moins cher et moins nombreux !
Le problème c’est pas le fonctionnaire, c’est leur nombre.
 
Par lemouton  16 novembre 17:23 lemouton REDUIRE LES DEPENSES ? CHICHE (Les réactions) dans ECONOMIE donateur-d876a

Et annuellement, la totalité de  l’impôt sur le revenu..

50 milliards d’euro refilés aux banques privés, …  smiley

 c’est y pas de l’argent jeté par la fenêtre ??? smiley
 
Par Yohan  17 novembre 02:00 Yohan donateur-d876a dans ECONOMIE

Comment réduire les dépenses avec des dépensiers congénitaux aux manettes ?. Il suffit de regarder ce maire EELV (gréviste bien nourri ) incapable de tenir les cordons de sa bourse. Certes, une ville comme Sevran avec ses chômeurs, ses délinquants et ses cités dortoir est fort mal barrée. Mais qui a accepté cette immigration de ghetto, espérant tirer profit électoral ultérieur d’une population acquise et vendue à la gauche, grâce au robinet à subvention généreusement ouvert ? 

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RÉDUIRE LES DÉPENSES ? CHICHE

Posté par provola le 15 novembre 2012

                                

                                   Nous devons faire des économies, l’Etat est exsangue, sans le sou, on nous le répète sans arrêt. Mais les exilés fiscaux sont planqués, les grosses boites rapatrient les bénéfices réalisés en France dans des paradis fiscaux qui devraient être nos partenaires, comme l’Irlande ou le Luxembourg et ça on le dit moins. Les grands trusts mondiaux se servent sur le compte de la misère humaine, aidés en cela par une armée de bons soldats au service, de fiscalistes patentés, de banquiers rompus aux règles de la spéculation financière. Une ponction énorme est faite sur le dos du partage équitable de la richesse produite et nos menteurs au pouvoir ne trouvent que la solution de la réduction des dépenses de l’Etat pour calmer la voracité des marchés.

Notre Président lors de sa première conférence de presse nous a indiqué son intention de s’attaquer aux dépenses publiques dès l’année prochaine, ce qui était tabou il y a peu encore l’est devenu beaucoup moins sous les coups de boutoir des factions patronales lancées à fond de propagande. On peut bien sur douter de l’efficacité de telles politiques ayant conduit la Grèce au cataclysme financier que l’on sait et précipitant tout les Etats étant obligés d’emboiter le pas dans un puits sans fond.

Mais Hollande y croit encore, alors ayant en honnête citoyen l’intention de reprendre cette balle au bond alors que notre si cher Président n’a pas encore donné de pistes pour signifier où il pensait pouvoir réduire ces fameuses dépenses, je suggérerais quelques pistes de réflexion.

Ainsi la première qui me vienne directement à l’esprit est représentée par les dépenses militaires qui vous l’avouerez ne sont pas objectivement d’une productivité avouée. Le budget de la Défense, c’est environ 30 milliards d’euros soit 13% des dépenses de l’Etat.

Le gouvernement a présenté le mercredi 7 décembre à l’Assemblée nationale un projet de budget de la défense de 31,4 milliards d’euros pour 2013, quasiment stable par rapport à 2012, dans l’attente du Livre blanc qui définira dans quelques mois les nouvelles priorités stratégiques de la France. 

Un budget qui selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tient compte de la nécessité de redresser les finances publiques, tout en préservant les crédits d’équipement et de préparation opérationnelle des armées.

La Défense devrait ainsi bénéficier en 2013 de 30,1 milliards de crédits budgétaires, et de recettes exceptionnelles provenant de cessions immobilières et de fréquences radio pour un montant attendu de près de 1,3 milliard d’euros .Les crédits d’équipement s’élèveront à 16 milliards d’euros, pour financer notamment les programmes lancés dans le cadre de la Loi de programmation militaire de 2008. Comme annoncé par le président François Hollande, le budget sanctuarise les crédits de la force de dissuasion nucléaire dans ses deux composantes, sous-marine et aéroportée, à hauteur d’environ 3 milliards d’euros.

Donc, à peine 6 jours avant sa conférence de presse, le budget de la défense est déjà mis au chaud, ce qui signifie qu’il n’y aura surtout pas à trouver de coupes et de tailles dans les dépenses de ce coté -ci.

Productives les dépenses pour la Défense ?

A quoi à servi la dissuasion depuis 50 ans ? L ‘Allemagne tant prise en exemple a-t-elle, sans armée digne de ce nom, connu une guerre ? Ou serait-elle passé inaperçue ? Est-on en droit de se poser la question de la pertinence de telles dépenses à l’heure des grands défis budgétaires qui paralysent des pans entiers de l’économie ? A quoi servent les sous-marins nucléaires, les Mirage qui se crachent de temps en temps mais si régulièrement qu’on se demande si les accidents ne participent pas d’un renouvellement programmé à coups de milliards d’euros ? Les Safran, les Matra, les Dassault, seraient-ils à ce point en mal de commandes ?

A quoi servent ces bidasses qui jouent à se faire peur depuis deux générations, (Depuis la guerre d’Algérie en réalité)  dans les camps d’entrainement et les salles de musculation ? Ces crétins de généraux qui n’ont jamais vu de champs de batailles ailleurs que dans leurs manuels du parfait soldat ? Ces gradés qui se retrouvent à la retraite anticipée alors que le reste de la population voient leurs années de cotisations augmenter ? Ces handicapés du treillis qui alors que retraités reprennent du service ensuite en piquant en plus la place des couillons de service. Ces camouflés du fusil mitrailleur qui tirent profit des grands équilibres de la paix dans le monde.

30 milliards d’euros, ce serait de meilleurs hôpitaux, le financement de la dépendance pour les millions de famille qui auront à se tartiner une Alzheimer, une Parkinson ou tout autre explosion de pathologies dépendant du vieillissement de la population. Ce serait une meilleure école pour permettre à 100% des élèves du primaire d’accéder à la sixième en sachant lire écrire et compter.  

Mais non ne rêvons pas, Hollande a déjà rassuré les uniformes sur la permanence des budgets consacrés à la mort et à la destruction. Les coupes se feront ailleurs, dans la santé, l’éducation, parcequ’il faut bien taper sur les ambulances et les tableaux noirs pour habiller ces trouduc.

 

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LA JUNGLE EST L’AVENIR DE L’HOMME

Posté par provola le 12 octobre 2012

                                   

                                   Nul doute que la mondialisation à marche forcée à laquelle nous assistons impuissants ressemble à une sorte de  fuite en avant sans contrôle, simplement actionnée par l’appât du gain comme si la cupidité était le ressort ultime permettant à l’homme d’assouvir sa quête de liberté. Cette fièvre commerciale tous azimuts a fini par surpasser les distances, les digues politiques; les passions religieuses, les menaces environnementales, les références historiques, les lois économiques.

La loi du marché règne en maître absolu, emportant avec elle les espoirs de garder le contrôle sur la vacuité des consciences. Comme si l’échange de marchandises était devenu l’unique relation tangible, l’ultime dialogue de sourds, la religion universelle.

Le libéralisme déborde de tous les cotés mais il n’appartient en réalité qu’à une poignée d’élus. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il est le pire des systèmes à l’exception de tous les autres. Tout simplement parceque les capitaux qui en sont le carburant se trouvent totalement libres d’arroser là où bon leur semblent, de privilégier les terres vierges de toutes protections sociales aux contrées autrefois fertiles mais promises à la stérilité par des surdosages d’ engrais. Autrement dit, l’intérêt d’un investisseur est de ne surtout pas placer ses billes dans les vieux pays à bas rendements et à forts coûts sociaux, mais au contraire de planquer ses deniers, au mieux dans un paradis fiscal, au pire dans un pays bien noté par les agences de rating. Les capitaux fuient les pays  à risques, ils investissent les plages calmes et les ports de plaisance, laissant les pièges du casino et le large aux vagues géantes aux couillons du système. 

Au cours des douze derniers mois 350 milliards d’euros ont quitté l’Espagne et l’Italie, qui en contrepartie n’arrêtent pas de demander des sacrifices à leurs populations.   

Le libéralisme se moque des frontières, des langues, des régimes politiques, des religions, des particularismes, il est la transcendance moderne, la  matrice des cocus, le cocon des nantis, la sécurité des rentiers. Nous vivons désormais en régime de compétition permanente, nous les petits, nous sommes tous en concurrence les uns les autres, les Chinois avec les Brésiliens, les vieux avec les grands, les actifs avec les retraités, les jeunes avec les vieux , les Arabes avec les Bouddhistes. Les femmes avec leurs maris, les malades avec les bien-portants. Et ce qui nous fait avancer, c’est que nous tous auront droit si nous nous comportons en en bons consommateurs serviles du système à notre Iphone 8, car il n’y aura plus que ce Smartphone là sur le marché, car le marché aura éliminé tous les autres.

Les autres, les dix millions d’individus qui possèdent 25% des richesses de la planète, eux regardent s’entredéchirer leurs consommateurs, se maudire l’existence à propos de Dieu, du foot ou de leur sexe.

Le libéralisme des dix millions a planqué 33000 milliards de dollars dans les paradis fiscaux alors qu’il en faudrait 1000 pour donner à manger au milliard d’hommes qui crèvent la dalle.

Ce libéralisme là a troué la couche d’ozone, sacrifié les forêts tropicales, accéléré le réchauffement climatique, le libéralisme pousse les compagnies pétrolières à l’exploration des mers arctiques, à l’extraction des gaz de schistes, des sables bitumineux, à l’exploitation des esclaves dans le but de produire toujours plus au moindre coût. Le libéralisme a réduit les glaciers du monde en lambeaux, la banquise en guenille.

Le libéralisme a contaminé la totalité des rivières de la planète, le libéralisme a contaminé les partis politiques, même la gauche, même l’écologie. Le libéralisme a élu des Etats terroristes comme refuges des centres nerveux économiques, la Chine, avec les terres rares, les USA, avec les gaz de schistes, la Russie avec le gaz, les régimes féodauxdu Golfe avec le pétrole assurent le carburant à une chaudière en surchauffe. Les républicains sont libéraux, les communistes sont libéraux, les Musulmans sont libéraux, les terroristes sont libéraux.

Les bouffons eux achètent au grand bazar, ils s’estiment heureux d’emplir leurs chariots et leur panse. L’amour est dans le détail du caddy.

Le libéralisme détricote les acquis sociaux, le bol de riz distribué aux travailleurs des pays émergents, les fourmis actuelles, permet de rogner sur les droits des consommateurs. Les vieux qui sortent du cycle de la consommation s’en vont finir leur parcours dans des mouroirs sans buvettes.  

Le  libéralisme est soi-disant la liberté d’agir et d’entreprendre accordée à chacun tout en sachant que les dés sont pipés. Comme si le but final n’était pas en puissance la loi du plus fort qui au bout du compte absorbe le plus faible. D’ors et déjà, les consortiums mondiaux tels que Nestlé ou Kraft dans l’agro alimentaire, Monsanto dans l’agriculture, Apple et Samsung, Microsoft, Coca-Cola, dominent chacun dans leur domaine réservé, ne laissant au commun des mortels qu’une infime part du gâteau. Ils s’érigent en véritables monopoles qui n’en portent pas le nom mais en possèdent l’étiquette. Les marques mondialisées sont le symbole de ce siècle plus dévoué à la futilité des signes de reconnaissance que fidèle à une morale collective. Ils appartiennent tous peu ou prou à une infime minorité de cumulards qui dirigent notre barque comme bon leur semble.  

Dans cette délirante dérive identitaire, l’humanité s’est trouvée une solution à ses tracas existentiels, la quête de Dieu n’ayant mené nulle part, la pêche étant désormais prohibée à cause de la pollution, les passions nationalistes ayant perdu de  leur attrait par l’abolition des frontières accordée aux produits, mais pas aux hommes. La consommation sera l’aboutissement de la philosophie, la suprême sagesse, même Nietzche n’y avait pas pensé.

Dans la jungle mondialisée des achats compulsifs, notre survie ne dépendra plus que de notre capacité à savoir perpétuer notre fièvre acheteuse, jusqu’à ce qu’un moustique informatique d’un nouveau genre ne vienne déjouer les filets de nos pièges à virus.

Il fera bien moite dans le cœur de nos enfants, mais ceux-ci n’aurons-t-il pas l’énorme avantage de pouvoir profiter d’une pub réparatrice ?

Jusqu’à ce que mort s’en suive…il ne manquerait plus que ça !

 

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LES RICHES NE CREENT PAS LA RICHESSE (les réactions)

Posté par provola le 18 septembre 2012

Article accepté à la publication sur Agoravox 

Par lloreen  15 septembre 12:03

Non seulement ils ne créent pas la richesse mais en plus ils manipulent tout.
La démocratie en premier.
Vidéo incontournable pour prendre conscience de l’ampleur du problème : la démocratie piratée (vidéo sous titrée en français)

http://www.youtube.com/watch?v=i9TD…

 Par lloreen  15 septembre 12:10

L’argent n’est pas une richesse mais une arme de destruction massive.
Faire croire que des morceaux de papier servent de base d’échange est la première des arnaques.
Mais que se passe t-il dans les têtes pour gober une telle énormité ?

Penser qu’on « doit » (dette) quelque chose à une bande d’ escrocs patentés est une autre étrangeté.Surtout quand on sait que la dette est un concept vide de sens. 

Par lloreen  15 septembre 12:31

La SEULE vraie richesse est la nature.Ils la détruisent et nous rançonnent.
Si cela n’est pas un marché de dupes je ne sais pas ce que ce terme recouvre.

 Par Jean-Pierre Llabrés 15 septembre 11:57

Jean-Pierre Llabrés

Qu’est-ce qui empêche les « pauvres » de s’enrichir par les mêmes mécanismes que les milliardaires ? 

En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera…
Parmi nos « élites », il n’y a personne pour prononcer ce qui semble être LE gros mot absolu : ÉPARGNE ! ! !
Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?… 

Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité. 

Ce projet de « Refondation du Capitalisme & Instauration d’un Dividende Universel par l’Épargne » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

Objectif Principal :
Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique en vue de la « Refondation du Capitalisme ».

Objectifs Spécifiques :
I)
Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
II)
Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage ainsi que celui de la « lutte des classes ».  

Par Jonas  15 septembre 18:57

Il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer le capitalisme. C’est un fait. L’Union soviétique malgré la coercition de 70 ans s’est écroulée sur elle-même sans intervention extérieure. La Chine de Mao, après plus de 80 millions de morts est venue au capitalisme sans le dire. 300 millions de Chinois ont un niveau de vie égale au nôtre. Cuba après tant et tant de discours de Fidel , son frère Raul Castro y vient peu à peu, avec les ventes d’appartements , établissements de petits restaurants , cafés . La Corée du nord demande trois fois par an de l’aide aux pays capitalistes pour nourrir sa population, bien qu’elle se revendique anticapitaliste.

Dire comme Besancenot, je suis anticapitaliste , c’est très bien. Mais pourquoi ne donne t-il pas sa démission de son emploi protégé et aller se battre dans une entreprise privée ? Et puis qu’il explique , par quoi le remplacer aux trois millions de chômeurs qui eux cherchent des entreprises capitaliste pour travailler étant donné que le service public avec ses caisse vides ne peut pas les embaucher. Et va plutôt licencier ou ne plus renouveler les départs à la retraite.

  Par Alinea  15 septembre 11:59

Alinea

Le problème – et qui ne date pas d’hier- c’est que l’argent, c’est le pouvoir !
La stagnation du monde actuel est mortifère : le calme avant la tempête ? Tout semble figé depuis des années, l’étau se resserre, l’air devient irrespirable, on ne peut compter sur personne ; sauf sur nous-mêmes !
Voilà, c’est toujours pareil…

 

Par Chupa chups  16 septembre 00:09

Chupa chups

« Il nous reste donc à distribuer 41 milliards d’€ à 10 millions de personnes, une paille, soit 4 100 euros par personne, ce qui en moyenne représente 5 mois de revenus pour cette tranche de population. Que croyez-vous que ferons ces dix millions d’heureux ? Ils dépenseront illico ce pécule qui sera automatiquement redistribué dans l’économie réelle pas la virtuelle de la City. »

Bien imaginons. Dix millions de personnes pauvres reçoivent 4100€. Que vont-elles en faire ? Elles vont les dépenser chez des petits commerçants (imaginons qu’elles aient de la vertu, qu’elles se disent que cela fera marcher l’économie.). Les petits commerçants dépenserons cela dans les grandes surface. Etc … En fin de compte, en prenant de cette manière, vous ne faites que faire un tour à l’argent, du haut vers le bas, comme dans une passoire.

« Difficile de justifier un impôt progressif dont le seul but est de redistribuer les revenus. » Milton Friedman (je ne suis très monétariste, mais bon, quand le bonhomme dit quelque chose de bien, pourquoi s’en priver ?).

C’est toutefois oublier les méfait que votre système fera à l’économie. Les pauvres gens, voyant cet argent pleuvoir du ciel, n’auront certainement pas la bonté de travailler pour du beurre. Cela créera du chômage. De plus, par ce système, vous bloquez, et l’investissement, et l’épargne. Un riche voulant investir ne pourra plus. Il gagne de l’argent, mais immédiatement, on lui reprend. Cela détruira aussi l’épargne. Les pauvres ne voudront plus épargner. L’argent tombe du ciel. Jamais je ne pourrais seulement en manquer. Il y a encore d’autres méfaits. Ce serai bien trop long de tous les lister.

La socialisation, le doux nom qui précède collectivisation, n’est jamais, au grand JAMAIS, une bonne idée

 

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LES RICHES NE CREENT PAS LA RICHESSE

Posté par provola le 15 septembre 2012

                    LES RICHES NE CREENT PAS LA RICHESSE dans CHERCHEZ L'ERREUR

                                   A force de nous asséner que les riches nous sont indispensables, on avait fini par le croire. Il faut dire que les médias appartiennent tous peu ou prou à ceux qui nous racontent de belles histoires; à ce titre on remarquera que les classes les plus fortunées et en particulier les cadres dirigeants, qui sont payés par les premiers, cette faction représentant moins de 5 % de la population, occupent environ 80% du temps d’antenne à la radio comme à la télévision, ce qui leur permet de chanter une douce mélodie avec ces fameuses ritournelles sur la protection des plus riches qui seraient aussi indispensables à la prospérité de tous que l’eau le serait à la survie de la forêt, ainsi soit-il.

Distribuez la fortune de Bernard Arnault, 42 milliards d’€ aux 10 millions de personnes les plus pauvres, en lui laissant tout de même de quoi vivre les vingt ans qui lui restent ( il est agé de 63 ans), c’est à dire 1 milliards d’euros, soit 50 millions par an, soit 137 000 € à dépenser par jour, ça laisse de quoi se payer quotidiennement une baguette de pain avec une tranche de jambon de Parme, de payer sa maison de retraite puis de planquer le reste aux Bermudes ou à Zermatt, pour mettre sa descendance à l’abri des intempéries.

Il nous reste donc à distribuer 41 milliards d’€ à 10 millions de personnes, une paille, soit 4 100 euros par personne, ce qui en moyenne représente 5 mois de revenus pour cette tranche de population. Que croyez vous que ferons ces dix millions d’heureux ? Ils dépenseront illico ce pécule qui sera automatiquement redistribué dans l’économie réelle pas la virtuelle de la City. Evidemment cette démonstration ne vaut qu’à la marge, on comprend bien que le patrimoine ici en cause ne pourrait se monnayer de la sorte , en effet il est en grande partie constitué d’actions du groupe LVMH qui ainsi distribuées  permettraient simplement aux nouveaux bénéficiaires de recevoir une rente annuelle. Il n’en demeure pas moins indiscutable que ce partage apporterait une énorme bouffée d’oxygène à une société sclérosée par l’accumulation des richesses entre quelques poignées de rentiers.

Quant à dire qu’Arnault est un grand manager, il n’est que de se pencher 5 minutes sur la façon dont il a construit son empire pour comprendre qu’il a surtout fait montre d’opportunisme en ayant démarré en reprenant la boite de construction de son père. Ce qui n’est pas le meilleur moyen de partir de rien, on en conviendra. Sans oublier d’évoquer la chance qui se présenta à lui de pouvoir profiter du conflit existant en son temps entre les familles Louis Vuitton et Moêt Hennessy pour reprendre aux forceps un bijou commercial à peu de frais.De même, comment avaler sans s’étrangler la fable de la formidable ascension du groupe LVMH qui serait due uniquement à l’intelligence managériale de son chef sans parler des milliers de travailleurs aux doigts d’or du groupe du luxe français, eux qui sont sa véritable pépite ? 

Voici comment  Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, explique le rapide accaparement des richesses par la meute des oligarchies financières, depuis une trentaine d’années:

Quel est, selon vous, le prix économique de l’inégalité ?

Il faut comprendre d’abord que la richesse de ceux que j’appelle les 1% est souvent la conséquence de distorsions »économiques, comme les monopoles, la puissance des banques ou la capacité des dirigeants à profiter des faiblesses de la loi pour augmenter leurs propres revenus… Autant de choses qui rendent l’économie moins efficace, parce qu’elles créent des inégalités fondamentales: l’argent est capté par les plus riches, au détriment des plus modestes. Comme ceux qui sont en haut de l’échelle utilisent une moindre part de leurs revenus que ceux qui sont en bas, cela signifie une demande plus faible, et donc, au niveau macroéconomique, une économie plus faible. 

Cette situation est-elle due, d’après vous, à un défaut de l’Etat, qui ne fait pas ce qu’il est censé faire ?

Oui. Pourquoi l’inégalité est-elle plus forte aux Etats-Unis qu’en Scandinavie, alors qu’on est dans le même système d’économie de marché? La grande question, c’est la façon dont on façonne les marchés à travers l’action politique. Surtout que l’inégalité économique entraîne l’inégalité politique. L’argent parle plus fort: un dollar, une voix. C’est particulièrement vrai aux Etats-Unis, où les campagnes électorales sont financées par des contributeurs privés. »

Autant dire que les riches profitent d’un système à leur botte, constitué de lobbies, pour accumuler et bafouer les règles les plus élémentaires de la solidarité. 

Alors si l’on ne peut simplement imaginer de spolier les actionnaires, ne peut-on imaginer des règles simples de partage des richesses faciles à mettre en œuvre ? De Gaulle  y avait songé,  De Funès en avait effleuré l’idée.

Rappelons nous de la fameuse règle des trois tiers annoncée par le précédent menteur, feu De Funès et bien vite enterrée : les bénéfices après impôts des entreprises seraient à partager de la manière suivante, un tiers seraient dévolus aux investissements nécessaires à la pérennité de la société, un tiers seraient versés aux actionnaires, un tiers aux salariés. En effet les salariés ne sont-ils pas actionnaires au titre de leur force de travail ? Ne sont-ils pas tout autant que l’actionnaire impliqués dans la survie de leur outil de travail ? Une telle redistribution  redonnerait une formidable bouffée d’oxygène à notre système économique sclérosé par les inégalités. 

Et il est au moins sûr que ces millions de nouveaux capitalistes virtuels ne seraient pas tentés par une fuite en pays de Cocagne.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES COCUS DE FACEBOOK

Posté par provola le 22 mai 2012

LES COCUS DE FACEBOOK dans ECONOMIE          Une nouvelle illustration du libéralisme roi, le roi des couillons, qui se résume en une immense supercherie pour les neuneus des marchés et en un jackpot pour les marchands d’illusions. 

Lancée à 38 dollars sur le Dow Jones, l’action Facebook est montée jusqu’à 42 dollars en quelques heures, le temps que les investisseurs institutionnels ne lancent la pompe à bulle. Les petits actionnaires qui arrivent toujours au moment où il est déjà trop tard pour gonfler les ballons à illusion des bonimenteurs patentés et qui se se seraient saignés aux quatre veines pour posséder un morceau du torchon se sont alors rués à l’achat récoltant durant le second jour de cotation les poignées de cerises sur la base d’une chute du cours de bourse de plus de 11 %. 

A peine deux jours après son lancement fanfaronné sur les places du monde entier, la valeur vedette de la nouvelle économie se résume en un flop retentissant. 

Comment pouvait-il en être autrement ? Souvent citée comme un exemple de réussite, Facebook plébiscitée par un milliard de terriens subira sans doute un retour de bâton aussi brutal que fut sa réussite à hypnotiser ses utilisateurs, car sur quoi repose en fait cette espèce de farce planétaire ? Le monde enchanté n’est-il pas qu’un immense château de cartes  ? 

Facebook n’est rien d’autre qu’un effet de mode qui n’attend que son successeur pour disparaître aussi rapidement qu’il s’est imposé. On voit mal les pendus du système se laisser aller à ouvrir les cordons de la bourse  dès que Facebook pour satisfaire l’appétit de ses nouveaux actionnaires viendra leur expliquer que la gratuité est un ancien paradigme et ne saurait perdurer au delà du temps d’un rêve éveillé.  

Les clients low-cost refuseront l’arnaque, c’est tout le mal que je leur souhaite. 

Quel intérêt en effet y-a-t-il a vouloir afficher les photos de son chien sur la toile, quelle joie à placarder le trou béant des sentiments sur un bout d’écran, si en plus l’inutile vague à l’âme devient payant ? 

Les clients serviles du réseau social ne se laisseront-ils pas alors séduire par la prochaine venue au bois dormant ?

 

 

 

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COMMENÇONS PAR LE DEBUT.

Posté par provola le 17 avril 2012

                                    

                       Dans ce cataclysme programmé qu’est le réchauffement climatique en cours, les élections françaises sont évidemment une source de tranquillité alimentant une mer déchainée. La mondialisation produit du CO2, du méthane, des HFC, des pesticides, de la merde en bouteille et tout cela produit de la croissance qui aux dires de certains serait bonne pour l’économie. 

Dans ce contexte déprimant, les solutions mélanchoniennes me paraissent aller dans la bonne direction en ce sens qu’une approche collective vaudra toujours mieux que le chacun pour soi prôné par l’approche libérale et débridée. La transformation sociétale doit passer par la globalisation des préoccupations environnementales et sociales mais aussi par la régionalisation de la production, par la suppression des frontières mais aussi la protection des particularismes.

Se préoccuper du bien commun vaut mieux que de s’occuper du nombril de tous. D’où ma conviction qu’il ne peut exister de solution universelle sans rompre avant tout avec l’économie de marché, malade du toujours plus.

Je n’invente là rien de bien nouveau, je traduis simplement l’opinion des rédacteurs d’« halte à la croissance » ce manifeste anti-croissance ayant très lucidement cerné voilà 40 ans la logique destructrice du capitalisme mondialisé.

Serait-ce alors un chèque en blanc accordé à notre notre nouveau purificateur ? Bien sur  que non, son évocation de la planification écologique ne vaut que l’espace d’une élection et sera jetée aux orties à peine les affiches seront-elles détrempées par la dépression d’après scrutin. Planification écologique est un slogan fourre-tout censé traduire une crainte diffuse dans l’opinion et rameuter les brebis égarées du vote écolo. Car derrière ce titre ronflant, il n’y a pas grand chose ou plutôt si, la poursuite d’un consumérisme de bas étage.

Alors pourquoi LA Mélanche me direz vous ?

Parceque l’invasion des thèses néo-libérales des trente dernières années n’a fait qu’empirer la dangerosité du champ de mine que représente désormais notre planète à l’agonie, parce qu’il ne faut rien attendre des partisans de la concurrence généralisée à l’échelle de la planète. Parce que les riches sont les premiers dont il faut modifier les comportements et réduire le rayon d’action.

Comment expliquer aujourd’hui aux pauvres qu’il faut dorénavant se serrer la ceinture ? Alors qu’une minorité se gave impunément aux frais des écosystèmes ?

Le tour de vis comportemental concerne avant tout la minorité nantie, qui gaspille tant et plus, cela doit se traduire par une taxation sur les produits de luxe, les transports, les activités polluantes, par une une chasse sans merci à l’évasion fiscale, à l’accumulation des richesses. Le partage est la base d’une pédagogie à plusieurs étages.

Cette  nouvelle intransigence pour les plus gros exploiteurs doit permettre d’abord, par redistribution, de prendre les mesures de première nécessité, à ce que tout un chacun puisse désormais vivre dignement de son travail, élever ses enfants sans l’angoisse permanente du lendemain, et les éduquer enfin dans le sens du bien commun. La préservation du monde de nos enfants ne deviendra un thème majeur que lorsque qu’une certaine forme d’égalité règnera, pas avant.

Comment expliquer le réchauffement climatique à un mort de faim, comment lui infliger une cure d’écologie alors qu’il traine sa vie au dessous du seuil de pauvreté ?

C’est bien là la contradiction que je crois percevoir ici et là dans les discours parfois lénifiants et sans solutions des bons samaritains au chevet de la planète.

Sur ce à bientôt, votez en pensant à vos enfants.

Quelques jours d’éloignement nous fera le plus grand bien, nous nous reverrons dans quelques jours, si le coeur vous en dit, au bureau des pleurs.

 

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LE FMI VEUT EUTHANASIER LE MONDE

Posté par provola le 11 avril 2012

                                     

                       L’allongement de l’espérance de vie dans le monde est un grave problème pour le FMI. Le risque financier que représente l’allongement de la vie est probablement sous-estimé et pèsera lourdement sur les comptes publics des pays développés, selon le Fonds. Dans son dernier rapport sur la stabilité financière globale, il lance un avertissement sévère aux gouvernements de la planète sur le problème que constituerait pour lui une éventuelle augmentation de la longévité supérieure à 3 ans à l’horizon 2050.

Ce simple fait remettrait en cause l’équilibre des finances globales, la hausse des dépenses sociales serait de l’ordre de 50% de plus que ce qui était jusqu’alors prévu avec un vieillissement modéré de la population mondiale.

Tout ce charabia revient en fait à dire que l’on estime intenable pour une économie saine le coût que constituera l’allongement de la duré de la vie à l’échelle de la planète. 

Le FMI invite donc chaque pays à agir dans le sens d’un allongement de la durée de la vie active du même ordre que celui de la longévité.

Comme de telles mesures mettront du temps pour donner leurs pleines mesures, il est conseillé d’agir au plus vite, de diminuer les prestations sociales, d’augmenter drastiquement les durées et les taux de cotisations retraites et maladie.

Cela revient à espérer que de moins en moins de monde pourra se payer une protection sociale et qu’à terme ces mesures permettront de renverser la tendance à l’augmentation de la durée de la vie. 

L’idée essentielle est d’inciter les gens à prolonger la durée de la vie active, si besoin est en les incitant financièrement à continuer le plus longtemps possible à travailler.

Une attention toute particulière devra désormais porter sur les mesures nécessaires au bouclage des équilibres budgétaires publics et privés.

Une seule idée à retenir: la guerre avec les institutions mondiales et la bande à Christine Lagarde est déclarée et ce ne sont pas les élections françaises qui y changeront quoi que ce soit…

 

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HOLLANDE LA PROCHAINE CIBLE

Posté par provola le 3 avril 2012

                  A 54-46 début avril, admettons qu’ Hollande est élu en mai. De Funès redevient Sarko et sort sa canne à pêche.

De facto, Hollande devient la nouvelle tête de Turc, car ne nous leurrons pas sur ses intentions, si la forme semblera différente la substance restera, et il se pourrait bien qu’elle ne soit pas tendre avec les petits et les délaissés de la mondialisation. Les gouvernements socio-démocrates en poste en Europe n’ont en rien modifié le cours des détricotages des droits sociaux. Partout où ils ont été en poste, ils n’ont en réalité qu’accompagné la longue descente aux enfers d’une société livrée corps et âme au libre -échange qui veut dire délocalisations, explosion du chômage, privatisations, baisse du train de vie de l’Etat et destruction massive de l’environnement.

Emprisonné par les mêmes logiques, réduction des déficits, coupes dans les dépenses, Hollande assaisonnera la purge par une dose de justice sociale en tachant de ne pas effrayer les grands patrimoines et en ponctionnant légèrement les hauts revenus. Que dire en effet des 75 % de taxes sur les revenus supérieurs au million d’euros ? La majorité des smicards trouvent ainsi qu’on y va un peu fort, preuve s’i en était besoin que la propagande fonctionne à plein régime.

Rien ne justifie les écarts de rémunérations indécents qui existent actuellement, qu’on se le dise une fois pour toutes, au dessus d’un certain seuil, on prend tout, ça laissera de la marge pour relancer des pans entiers de l’économie et s’attaquer pour de bon à la transition énergétique.

Car on ne se passera pas du nucléaire, on ne construira pas des éoliennes et des panneaux solaires avec des baisses d’impôts.

J’entends d’ici les défenseurs du « Marché », les Cassandre qui nous prédisent une catastrophe de gauche, les bonimenteurs patentés du libre-échange, les super-professeurs d’économie, les experts financiers, les libéraux invétérés qui songent déjà à fuir en Suisse, au Luxembourg ou à Jersey pour planquer leur magot.

Que nous disaient-ils durant des années ? Qu’il fallait baisser les impôts des riches et que cela allait relancer l’activité. Qu’avons-nous vu en réalité? Une explosion de la dette et une débandade économique et sociale. Et ceux-là qui nous ont plantés dans les grandes largeurs viendraient aujourd’hui nous donner des leçons.

Taxons à une juste hauteur les patrimoines improductifs, les revenus du capital plus que les revenus du travail, les successions plus que la création de richesses et nous aurons déjà trouvé des ressources et des moyens pour remettre la pendule à l’heure.

La dette est à 1720 milliards d’euros entend-on à longueur de journées, pourquoi ne pas rapprocher ce montant de celui des avoirs en assurance-vie des Français qui se montent à 2000 milliards ?

Le pays le plus endetté au monde ? Les USA…pourtant, personne ne songe à chercher des noises à l’Oncle Sam. Les USA ne rembourseront jamais, mais qui s’en préoccupe ? Ou l’Europe devrait-elle songer à éponger une dette en large mesure ancrée au-delà de l’Atlantique ?

Hollande ne fera rien à l’affaire s’il continue dans les pas du système libéral fait de spoliation des masses au profit d’une minorité, au soir de son élection nous saurons si son but est réellement d’entrer dans l’histoire en bousculant l’ordre établi et en prenant à bras le corps la question écologique ou simplement de se contenter de gérer la chienlit des comptes publics et d’entretenir le  tic-tac du développement durable.

En quelques jours nous verrons si la fuite des capitaux et l’évasion fiscale resteront des moyens d’ échapper à la solidarité nationale ou si le siphonnage des deniers sera désormais combattu comme le dernier des voleurs de mobylettes.

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LA FIN PROGRAMMÉE DE L’ÉTAT (les réactions)

Posté par provola le 18 février 2012

Article accepté à la publication sur Agoravox

Par chapoutier (xxx.xxx.xxx.91) 18 février 07:09 chapoutier

en résumé ; détournement de fonds publics !

  •  Par gogoRat (xxx.xxx.xxx.129) 18 février 18:15

    gogoRat 

    des détournements de fonds publics seront d’autant plus probables que notre politque économique se basera sur des oligopoles construits à partir de juteux marchés ou « partenariats » publics !
    Mais, bien avant de laisser détourner des fonds, nous, Français, devons nous repentir d’avoir laissé détourner les mots de notre constitution. Notamment le mot « égalité ».
     Le simple fait que le langage courant en arrive à opposer « des privés » et « des publics » souligne assez bien les inégalités vécues par ces deux « classes » de Français.
     Bien au-delà des a priori de jalousies supposées ou des comptes d’apothicaires essayant de relativiser les avantages comparés entre ces deux classes de Français, il semblerait qu’une étude de Sciences Po vienne de mettre en évidence les préoccupants effets de notre incapacité à corriger (comme beaucoup de nos voisins ont pourtant su le faire) le contresens démocratique menant à nos statuts de fonctionnaires-à-vie .
    voir :

    http://blogs.sciences-po.fr/recherche-news/2012/02/13/yann-algan-al-publie-la-fabrique-de-la-defiance/« Hiérarchie, inégalités et défiance : telle est la véritable devise de la société française !

    … cette logique empêche pour l’instant la France de sortir de l’engrenage du déclin annoncé… »
  • Par Michel DROUET (xxx.xxx.xxx.24) 18 février 07:32

    Les PPP ne sont rien d’autre que de la cavalerie financière.

    L’Etat qui n’a plus les moyens d’investir s’en remet totalement à l’initiative privée (plutôt des entreprises proches du pouvoir) et plombe les comptes de l’Etat pour trente ans, charge au contribuables d’alimenter les comptes de ces entreprises par le biais des impôts.

    Nouveauté : désormais les communes s’y mettent, y compris celles de « gauche ». Dans une commune proche de la mienne on va avoir recours à un PPP pour le remplacement et l’exploitation du parc des lampadaires.

    J’ai écrit un article sur AGV sur ce sujet

    Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.119) 18 février 09:54

     

    • Par TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE EX DP sante social (xxx.xxx.xxx.131) 18 février 09:51 TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE EX DP sante social

      CITOYENS REVEILLEZ VOUS

      l agcs (pivatisation des services ) est en train de casser votre service public…votre service de santé…vos écoles VOS DROITS..

      L ASSOCIATION PUBLIC-PRIVE DEVIENDRA PRIVE TOUT SEUL…TRES VITE
      grace a la famille MALLAH-’DE NAGY- SARKOZY voir mederic malakoff (G SARKOZY°)qui remplacera votre sécu et retraite par des assurances PrIVEES

      plus de secu…plus de retraite…UNE ECOLE POUR RICHES ET UNE PUBLIQUE PAUVRE SANS MOYENS POUR LES ENFANTS DU PEUPLE
      il vous restera une paire de lunettes tous les 10 ans…POUR PLEURER et le droit a une operation tous les 5 ans….

    • Par ROBERT GIL (xxx.xxx.xxx.119) 18 février 09:52

      je crois qu’en 2010, le groupe Eiffage a fait 30% de ses benefices avec des partenariats Public/Privé alors que cela ne represente que 15% de leur activité !!!

      La construction des stades financé par des societés privé et ensuite loué pendant 30 ou 40 ans aux villes contre un loyer exorbitant est aussi un scandale

    • Par oncle archibald (xxx.xxx.xxx.59) 18 février 11:31

      Le pognon des contribuables et celui des usagers est grassement distribué à ceux qui vont par les médias qu’ils possèdent et par toutes sortes de marchés de seconde main détournés de leur objet financer la campagne des gros partis politiques. 

      La campagne de SAKOZY et de l’UMP en premier lieu, bien sur, mais aussi celle de François HOLLANDE et du PS car tous ces beaux Messieurs en tête du Cac 40 ne peuvent pas faire l’impasse sur sa probable élection … Les affaires sont les affaires, et ne croyez surtout pas que ce soit nouveau ni que ca va changer …
    • Par Henri François (xxx.xxx.xxx.28) 18 février 17:28 LA FIN PROGRAMMÉE DE L'ÉTAT (les réactions) dans ECONOMIE donateur-d876a

      Et bientôt le Ministère de l’Intérieur privatisé ! Qu’en pensez-vous ? Très possible

    • Par Papybom (xxx.xxx.xxx.117) 18 février 17:50 Papybom

       

      Bonsoir PROVOLA.

       

      C’est un plaisir de parcourir votre article salutaire. Plus nous parlerons de cette pratique, et plus cela fera réfléchir nos élus.

      En cas d’élection, Monsieur Hollande parle d’une remise en cause du : Le « Pentagone français ». Pour les autres candidats, silence radio  !

      Mon article : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/partenariat-public-prive-la-mort-110589 sur ce problème

    • Par paul (xxx.xxx.xxx.179) 18 février 20:59

      L’exemple cité à la fin de l’article est emblématique : fluidifier le trafic autoroutier . 3 avantages pour le concessionnaire privé :
      - le système d’automatisation est payé sur fonds publics ; prétexte : moins de pollution
      - moins de personnel c.à.d. de moins « charges » salariales
      - le débit de véhicules est accéléré , le tiroir caisse fonctionne plus vite .
      L’objectif pour des actionnaires exigeant : un rendement à 2 chiffres sera satisfait .

      Ce PPP qui dilapide les fonds publics se cache sous un double avantage :
      - l’investissement dans les grandes infrastructures couteuses est assuré en partie par le privé , ce qui n’alourdit pas les fonds publics
      -ce partenariat limite la dette publique , surveillée par l’UE .
      En réalité, c’est une bombe à retardement, car les contrats comportent un loyer qui sera versé par l’État pendant 20 ou 30 ans . C’est même 50 ans de loyers qui seront versé à Vinci pour le TGV Tours -Bordeaux : une rente très longue durée , et au final, l’investissement sera beaucoup plus lourd pour les comptes publics .

      Les hypothèses de croissance économique justifiant les projets sont souvent très contestables, et les couts sont généralement sous évalués .
      Au final, c’est le contribuable qui paie, parfois doublement : par l’impôt et aux péages .
      PPP ? non, PPPP : Profits Privés Pertes Publiques .

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PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE: LA MORT PROGRAMMEE DE L’ETAT

Posté par provola le 17 février 2012

                           PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE: LA MORT PROGRAMMEE DE L'ETAT dans CHERCHEZ L'ERREUR sarkozy-bouygues

                                  Avant de partir en vacances, De Funès aura quand même réussi a refiler de gros projets d’infrastructures aux petits amis des BTP. On clame sur tous les toits que l’Etat n’a plus les moyens de financer de tels projets, et le pire c’est que tout le monde le croit. De qui se moque -t-on ? l’Etat n’aurait donc plus les moyens de financer les opérations les plus rentables qui affolent les papilles des privés, il lui reste dons les moyens de financer les bénéfices des actionnaires de grands investisseurs privés, car ceux-ci ne sont pas des philanthropes. L’Etat a donc les moyens de payer largement les copains du pouvoir et aussi mais surtout, tout ce qui n’est pas rentable, que les privés évitent soigneusement, belle façon de concevoir la politique. Alors évidemment en procédant de la sorte, comment ne pas augmenter la dette de l’Etat, ce qui permet d’expliquer après que l’Etat ne sait pas gérer ? Demandez-donc à Bouygues l’Auvergnat de prendre en charge la ligne SNCF Aurillac-Brive et nous verrons bien si les privés sont meilleurs du coté des pertes assurées.

Le dernier en date de ces pièges à cons, c’est le nouveau Palais de justice de Paris signé Renzo Piano, le même qui avait laissé un tas de tuyaux en plein centre ville il y 35 ans . Une tour de 160 m de haut, un bijoux de haute technologie financée soi-disant par Bouygues ( A qui on avait déjà attribué TF1 et le troisième opérateur de téléphonie mobile) mais en réalité par l’Etat, à crédit, sur 27 ans. Le coût de la construction est de 575 millions d’euros, Bouygues finance la construction, en assure l’exploitation et la maintenance pendant 27 ans moyennant 12,8 millions d’euros par an, l’Etat en sera ensuite propriétaire.

Le Palais de justice n’est que le dernier chantier pharaonique distribué aux majors du BTP également réparti, dont voici une liste  non exhaustive:

Ministère de la Défense Paris:

 Bouygues construira le pharaonique ensemble du futur ministère de la défense sur le site de Balard, 16,5 hectares dans le 15earrondissement, au sud de Paris, entre la porte de Versailles et la Seine.

Pour le deuxième groupe français de BTP, le contrat dépasse 3 milliards d’euros, pour construire ou renover 467 000 m2 de bureaux qui accueilleront 9 300 salariés. Un contrat qui s’inscrit dans une procédure de Partenariat public-privé (PPP) particulièrement complexe pour un projet d’une telle ampleur. Bouygues investit la totalité des fonds, en retour de quoi le groupe touchera un loyer compris entre 100 et 150 millions d’euros – sans soute une somme intermédiaire qui sera fixée lorsque le groupe et le ministère auront peaufiné le contrat sur trente ans qui doit être signé en avril – payé par l’Etat pendant une durée contractuelle de 27 ans.

Une information judiciaire pour corruption et trafic d’influence est ouverte depuis février, portant sur d’éventuelles malversations lors de l’attribution du chantier du futur siège du ministère de la Défense à Paris, confirmant une information du « Canard enchaîné ».

La ligne de TGV Nîmes-Montpellier:

Le groupe Bouygues a « décroché » ce marché de 1,8 milliard d’euros et exploitera cette LGV pendant 25 ans.

À chaque major française du BTP la construction et l’exploitation d’une ligne ferroviaire à grande vitesse. Il y a deux ans, RFF (Réseau ferré de France) avait choisi Vinci pour réaliser la liaison entre Tours et Bordeaux. En janvier 2011, il avait confié à Eiffage le chantier entre Le Mans et Rennes. Il a désigné comme attributaire pressenti un groupement emmené par Bouygues pour mener à bien les travaux entre Nîmes et Montpellier. Un gros contrat à 1,8 milliard d’euros, mais beaucoup plus modeste que le Tours-Bordeaux (7,6 milliards) ou le partenariat public-privé entre Le Mans et Rennes (3,4 milliards). 

La nouvelle station d’épuration d’Achères : 

En compagnie d’autres entreprises comme Degrémont, Veolia Eau a été choisi par le SIAAP pour réaliser la refonte de la filière de traitement biologique de l’usine Seine Aval. Le contrat attribué au groupement représente un montant total de 776,7 millions d’euros, le plus important signé par OTV depuis sa création, 25% du chiffre d’affaires global lui revenant.

Deuxième plus grande station du monde derrière celle de Chicago, et plus grande station d’épuration d’Europe, la station d’Achères dans les Yvelines du Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne, a choisi la filiale de Veolia Eau Solutions & Technologies pour 3 missions principales. OTV assurera le pilotage du projet et de l’ensemble des acteurs du groupement Biosav (architectes, bureaux d’études, génie civil et entreprises de process de traitement des eaux usées), la conception-construction des ouvrages, et enfin la fourniture de process de traitement.

Le groupement d’entreprises sélectionné est composé d’OTV, Degrémont SAS, Eiffage TP, GTM TP, SOBEA, avec la contribution des architectes Luc Weizmann et Dominique Lelli. La mise en route des nouvelles installations est prévue à l’horizon 2017.

les prisons: « La modernisation de notre système pénitentiaire est en marche. Le contrat que nous allons signer s’inscrit dans cette politique, il permet de concevoir la prison de demain », avait estimé en 2008 Rachida Dati alors Garde des sceaux en présentant le contrat qui déléguait à Bouygues à la fois la conception, le financement, la construction, la maintenance et la gestion des services dans les 3 nouvelles prisons qui ont été construites à Nantes, Lilles et Réau (Seine et Marne).
Aux termes de ce contrat, l’Etat deviendra propriétaire des prisons après 27 ans. Il paye entretemps un loyer de 48 millions d’euros annuels pour les trois établissements au leader mondial du BTP.
Bouygues gère la restauration, la blanchisserie, l’entretien et le nettoyage mais prend aussi en charge la formation professionnelle ou le travail pénitentiaire et participe à l’accueil des familles.

les hôpitaux:

2006 : signature par Xavier Bertrand d’un contrat de partenariat public-privé (PPP) pour la construction du Centre hospitalier sud-francilien, regroupement des hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d’Évry-Courcouronnes.

Janvier 2011 : livraison de l’établissement ; 8.000 malfaçons sont constatées. L’ouverture prévue en mai est repoussée.

30 juin 2011 : le conseil de surveillance réclame la sortie du partenariat public-privé.

Le montant annuel du loyer réclamé par Eiffage (38,8 millions d’euros durant trente ans, période au terme de laquelle l’hôpital deviendra propriétaire de ses locaux) paraît soudain exorbitant. Tout comme le coût total de l’opération : 1,2 milliard d’euros alors que, selon un rapport très sévère de la chambre régionale des comptes, « le recours à une maîtrise d’ouvrage publique financée par l’emprunt » n’aurait pas dépassé 760 millions d’euros.

les concessions d’autoroutes: le pire scandale qui soit , Villepin un an après avoir juré qu’il ne privatiserait jamais, le fait  sans vergogne en 2005 pour une bouchée de pain. Il ne s’agit pas en l’occurence d’un véritable partenariat public-privé mais bien carrément d’un cadeau public à certains privés triés sur le volet.

Continuez à circuler, les sociétés d’autoroute vous font les poches mais il n’y a rien à redire ! La publication dans Marianne d’un rapport assassin de la Cour des comptes consacré au réseau ASF, filiale de Vinci avait suscité un remarquable silence. Et pourtant, il y a de quoi dire. Non seulement en 2005, Villepin avait offert à un vil prix ASF à Vinci, mais depuis, le concessionnaire augmente allégrement les tarifs sur la base d’une grille tarifaire « opaque » et « illégitime ». Vinci, s’en met plein les fouilles sur le dos des automobilistes mais aussi de l’Etat, avec la complicité de l‘…Etat. « L’équilibre de la concession n’est interprétée qu’à sens unique, en faveur du concessionnaire(…)Le risque d’un déséquilibre en sens contraire, c’est-à-dire de profits excessifs dans l’exercice d’une mission de service publique, n’est pas pris en compte », condamne le rapport de la Cour des comptes.

Le Grenelle de l’environnement de Borloo et Kosciusko-Morizet y met du sien en finançant les compagnies privées concessionnaires pour améliorer la fluidité du trafic aux péages, les voitures qui sont obligées de freiner aux péages polluent beaucoup; l’idée est donc de remplacer les opérateurs par des systèmes automatiques qui favorisent la fluidité du trafic. L’Etat règle la note de la « modernisation », on appelle ça de l’écologie, ce qui permet aux privés de licencier le personnel qui se retouve au chomage au frais…de l’Etat.

N’en jetez plus, la coupe est pleine, les caisses sont vides, celles de l’Etat.

 

 

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LA DETTE, QUELLE DETTE ?

Posté par provola le 10 janvier 2012

                                     

                             100 milliards €, De Funès a couté, par an, 100 milliards de trop à la nation, la dette a gonflé de 500 milliards en 5 ans, passant de 64 % à 86 % du PIB, ce qui est devenu totalement ingérable. Ces 500 milliards ont été dilapidés en cadeaux fiscaux en tous genres, bénéficiant avant tout aux classes possédant la totalité du patrimoine national. L’idée est maintenant de faire croire que la dette appartient à tout le monde, alors on évoque la taxe Tobin sur les transactions financières, la TVA sociale, tout ce qui permettra de renflouer les caisses vidées d’ évasion fiscale favorisée par la politique du Fouquet’s.   

 Quelques chiffres pour mieux comprendre de quoi il est question:

L’économie française produit environ 2 000 Mds € de richesses par an, mesurées selon le PIB (produit intérieur brut). La dette publique de la France (État, Administrations publiques locales et Administrations de sécurité sociale) s’élève aujourd’hui à 1 700 milliards d’euros. D’où un taux d’endettement de 86 % du PIB.

Endetté, l’État n’est pas pauvre pour autant. Il détient avec les collectivités locales un patrimoine physique (bâtiments, routes, terrains, bureaux, châteaux…) estimé en 2010 à plus de 1 600 Mds €, ainsi que des actifs financiers (participations dans des entreprises) pour un montant de près de 900 Mds €. Mais les privatisations sont en train de le dilapider ce patrimoine en le faisant passer dans le domaine de la propriété privée.

Les autoroutes poar exemple sont devenus la manne des concessionnaires (merci M.Villepin), la téléphonie mobile est une douce source de cash pour les opérateurs privés. Les lignes de TGV les plus rentables sont gérées par les copains du BTP français. Les hôpitaux, le futur ministère de la Défense suivent le même chemin, les bénéfices sont pour les privés, les coûts pour l’état.

L’Etat garde plein de choses, déficitaires, la ligne de train Bondoufle, Mazamet en passant par Aurillac, et bien évidemment, cela permet de prouver que l’Etat n’est pas rentable.

Alors l’idée qui commence à germer du coté des pays endettés, c’est bien sur de mieux comprendre d’où viennent les dettes, l’Equateur a été un précurseur en la matière, ayant montré la voie et ayant pour la première fois déclaré la dette illégitime. De même, en Grèce de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer un audit sur l’origine de la dette.

En cette période d’élection, il devient impératif chez nous d’obliger nos autorités à se pencher sur la réalité de notre dette car il est totalement indécent de vouloir faire peser tout le fardeau sur les classes les moins favorisées, qui sont les moins responsables de l’explosion de la dette.  

On peut rappeler que la dette s’élevait à 35% du PIB en 1990, une autre époque… la préhistoire quoi. 

La hausse de l’endettement est ainsi en grande partie liée à la baisse de la pression fiscale opérée depuis le début des années 2000 par les gouvernements successifs. Jean-Philippe Cotis et Paul Champsaur estimaient en 2010 que si la fiscalité n’avait pas changé depuis 1999, «  la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité »; à leur avis, «  il eût été préférable que (la baisse des prélèvements obligatoires) soit entièrement gagée par un effort équivalent sur les dépenses »

 

Année Dette publique Solde public Dette publique Solde public
   % du PIB milliards d’Euro
2000 57,5 % -1,5 % 827,3 -21,7
2001 57,1 % -1,6 % 853,3 -24,6
2002 59,1 % -3,3 % 912,0 -50,4
2003 63,3 % -4,1 % 1 004,9 -64,7
2004 65,2 % -3,6 % 1 079,5 -59,2
2005 66,8 % -2,9 % 1 147,6 -50,2
2006 64,1 % -2,3 % 1 152,2 -41,9
2007 64,2 % -2,7 % 1 211,6 -51,6
2008 68,2 % -3,3 % 1 318,6 -64,3
2009 79,0 % -7,5 % 1 492,7 -142,5
2010 82,3 % -7,1 % 1 591,2 -136,5

 

En  2002, à la fin du mandat de Jospin, on en était ( la dette) à 60% du PIB, aujourdhui 86%, les boucliers fiscaux, annulation des droits de succession et autres dégrèvement des plus favorisés ont complètement asséché les marges de manoeuvre de l’Etat, la cour des comptes estime que la crise de 2008 n’est responsable sque du tiers de l’augmentation de la dette observée sur cette période.

Depuis l’arrivée de De Funès, 12% de dette sur le PIB soit 330 milliards sont donc directement imputables à la politique laxiste (envers les copains) néolibérale du nabot.

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LES SUPERCHERIES DU CAPITALISME

Posté par provola le 19 octobre 2011

                           Le traitement de la marée noire en cours au large de la Nouvelle Zélande et les tentatives de relance de l’économie pour endiguer le chômage sont des manifestations patentes de supercheries médiatico-politiques dans le seul but de reffréner nos velléités révolutionnaires et de garder à la population de l’appétit pour la consommation inutile. La bonne volonté affichée vis à vis des dérèglements globaux et le chômage de masse sont les deux mamelles de notre système nourricier, d’un coté l’on nous tient en alerte pour nous promettre le pire qui n’arrivera pas grâce à notre haute technologie factice, de l’autre on nous maintient dans l’angoisse du chômage qui est un excellent régulateur des pulsions inflationnistes.

La tenaille, cette peur paralysante, est ainsi constituée qui nous contraint à l’immobilisme, qui nous conditionne à l’inégalitarisme institutionnel, qui nous résout à l’indifférence. 

Une bonne catastrophe humanitaire, une crise économique, une guerre pourquoi pas sont de parfaits régulateurs de l’indignation populaire, particulièrement efficaces car puisées souvent à bon escient dans l’arsenal propagandiste de la marchandisation à outrance. La peur est toujours dans cette sorte de secte globale qu’est la mondialisation utilisée comme une aliénation mentale, remplaçant efficacement les religions ancestrales, le manque matériel remplaçant le vide spirituel.    

Des oiseaux mazoutés, et condamnés à une mort certaine mais qu’on soigne devant les caméras sont un exemple d’image permettant de rassurer le bon père de famille qui de toute façon ne s’intéresse qu’à la coupe du monde en Nouvelle Zélande, pas à la catastrophe environnementale. Voyez ces braves nettoyeurs de plages, ces bons samaritains au secours des volatiles englués, mastiquez tranquilles chers consommateurs, pensez donc à laver votre voiture cet après-midi.

De même, la mondialisation économique a ses risques, des cargos sillonnent le globe, les marchandises volent au dessus de nos têtes, un va et vient incessant transforme notre paysage en tableau impressionniste. Alors pour faire passer une pilule de plus en plus amère aux palais des consommateurs avertis, on colorie de vert toutes nos bonnes volontés, car notre palette de verts n’a pas de limites, on green business, on grenelle de l’environnement, on développe durablement.

Tout cela bien entendu permet de creuser plus profond, de perforer plus loin, de construire plus, de rouler plus vite, de polluer tant et plus à l’abri des cancans écolos qui n’auront quand même pas l’outrecuidance d’emmerder le jeu de quille de la finance dans sa course effrénée aux bénéfices alors qu’on leur donne les miettes et qu’on les nourrit à la soupe à la grimace.

Obama redonne accès au Golfe du Mexique aux majors pétroliers à peine un an après la catastrophe que l’on sait, La Mer Caspienne, l’Océan Arctique grâce au réchauffement climatique deviennent de nouvelles mers d’aventures, la barrière de corail est couverte d’huiles essentielles et de crème à bronzer. Il faut bien me direz-vous empêcher le prix du litre d’essence de s’envoler. La résultante de ce chantage, s’appelle le développement durable, l’ultime farce libre-échangiste.

En fait le pipo du développement durable est la dernière trouvaille à la mode apte à nous faire avaler les couleuvres mercantilistes, l’antalgique à émotions, le tranquillisant systématique, le sirop à verts de trouille.

L’autre anesthésiant global, administré à haute dose depuis le début de l’ère libérale n’est autre que cette fièvre entretenue du sous-emploi. 

De la même manière qu’on nous tétanise à coups de Fukushima, puisque tout ce qui ne vous tue pas vous fortifie, l’on nous explique que la priorité est à la lutte contre le chômage qui pourtant semble programmatiquement maintenu à un niveau acceptable pour l’opinion, car le chômage loin d’être une conséquence du schéma économique en est tout simplement une pièce essentielle.

Comme le leit-motiv des banques centrales est de juguler l’inflation, le chômage est instrumentalisé comme étant le meilleur moyen de maintenir l’inflation sous contrôle. Un chômage élevé accule la population active en situation de stress latent, les revendications salariales sont alors réduites au lumignon; la stratégie prioritaire, par exemple de la BCE, qui est de surtout contenir l’inflation trouve son expression dans la congélation du taux de chômage aux environs de 15% de la population active, au delà de trente pour cent, le taux de chômage est à nouveau insupportable et la contestation  redevient prégnante. 

De la même manière, les risques de conflits plus qu’improbables mais affichés comme possibles et le terrorisme latent sont également utilisés comme des pièges à touristes de l’information, la peur de l’une assurant des ventes somptuaires à une industrie des plus rentables mais inutile en réalité, la crainte de l’autre plongeant la population dans un état moutonier proche de l’apoplexie.

La peur, la résultante de ce florilège de mensonges, entretenue savament par un traitement biaisé de l’information est le nerf de la guerre libérale, produisant rien moins que du désir pour l’acte d’achat qui devient ainsi par voie de conséquence, rien moins que l’antidote unique à l’angoisse existentielle moderne.             

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VIVE LA CRISE ! (LES RÉACTIONS)

Posté par provola le 9 juillet 2011

Article accepté à la publication sur VIVE LA CRISE ! (LES RÉACTIONS) dans ECONOMIE icone_redacteur2et sur « Bellaciao »

Par Kalki  7 juillet 10:44 

Un capitaliste est un SINGE, avec un ego, et il croit comprendre l’économie mais en fait NON : ca reste un SINGE dans une société pyramidale de SINGES : et le singe est incapable de gérer la singularité

Par plancherDesVaches  7 juillet 14:14

Excellent article.
Avec un peu de chance, l’inflation étant en route, cela devrait devenir moins facile pour les castes « supérieures ».
Le Parlement grec qui fait de la « démocratie » avec une horde de soldats à l’extérieur est une image qui a aussi bien frappé les esprits. Et tué la propagande des médias habituels.
Ceci dit, ce site a un propriétaire bien proche du pouvoir…

Par byle  7 juillet 14:21

Tous ces pourris ne meritent, et de toute facon ne comprennent, que la violence. manifester « classiquement », ou organiser un camping sauvage au milieu d’une ville c’est bien mignon, mais ces mecs là s’en branlent complet ! et les CRS de tout pays sont bien équipés.. quelques departs de feu bien ciblés a droite a gauche, quelques kidnaping d’elus, ou autres blocage et mise hors services de lignes de communication, de transport, d’approvisionnement d’energie feraient peut etre avancer un peu plus le merdier, ou auraient au moins le merite de leur montrer notre ras le bol ! tu veux la vendre la grece, vends là, mais l’acheteur va recuperer une ruine.. !

vivement le tour de la france !

Par boris  7 juillet 16:22 

Excellent article, va falloir jouer du baton puisque ils ne manient même plus la carotte.

Par eric  7 juillet 18:26

Boris : Ruer dans les brancards faute de carottes ? Votre identification a maitre Aliboron me parait parfaitement cohérente avec l’appréciation que vous portez sur un article qui explique que pour pouvoir dépenser sans controle, il suffit de piquer dans la poche des ménages sans douleur en faisant de l’inflation.

Par Gargantua  7 juillet 23:56 

Ce que j’arrive pas à comprendre dans leur logique, c’est l’acharnement à réduire la voilure de l’économie, baise des salaires, augmentation des taxes, impôt, et suppression des subvention sociale.
En réalité c’est le meilleur moyen pour asservie,une nation dans un système néo-esclavagiste. 
qui reviens à dire que cette aide n’est pas une aide, c’est un cheval de troie pour tuer une nation.

Réactions sur Bellaciao:

Vive la crise !
7 juillet 2011 – 00h00 – Posté par jaja83.***.100.***

et oui ! la peur des rouges ayant disparue, les possédants ont décidé de reprendre tout ce qu’ils ont du lâché après 1917 et plus encore après 1945.

ils ne s’arrêteront pas et iront jusqu’au bout ; il n’y aura pas de Roosevelt cette fois-ci car il n’y a plus de mouvement de l’émancipation sociale suffisamment fort.

Ivres de leur puissance, ils vont enfin nous redonner la corde par laquelle nous les pendrons , nous ou nos enfants !

 

Vive la crise !
7 juillet 2011 – 00h07 – Posté par 95.***.116.** 

vive les syndicats dans la logique de politique européenne… 

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DSK, LA PISTE DU DOLLAR (LES RÉACTIONS)

Posté par provola le 5 juillet 2011

Article accepté à la publication sur DSK, LA PISTE DU DOLLAR (LES RÉACTIONS) dans ECONOMIE icone_redacteur2

Par suumcuique 3 juillet 17:31 

Les choses sérieuses pourraient enfin commencer :
POLITIQUE – Un député socialiste de l’Eur (sic) évoque des « connexions entre le Sofitel et des officines » et estime qu’il y a « une version française » de l’affaire…Le retour de la thèse du complot ? Le député PS de l’Eure François Loncle, proche de Dominique Strauss-Kahn, a évoqué dimanche l’hypothèse de « connexions » entre le groupe Accor
— propriétaire français de l’hôtel Sofitel de New York, théâtre de ce qui est devenu l’affaire DSK— et « certaines officines françaises ». « Tout n’est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor et il peut y avoir eu des connexions entre le groupe Accor avant ou après l’affaire et peut-être certaines officines françaises », a-t-il déclaré sur France Info

Par TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE ancien delegue du personnel sante social (xxx.xxx.xxx.200) 2 juillet 10:53 

EXACTEMENT …SUR LA PISTE DU DOLLAR…ET DU FMI…MME LA HAGARDE (lagarde) connait trop le milieu d’affaires aux usa…sarko a décoré de la legion d’honneur son ami chef de la police de new york…attendons que ca se dégonfle ou que ca craque…et vite avant les présidentielles de 2012…

plus de candidats élus et avocats d’affaires..lagrde était dans toutes les magouilles..
plus d’élus gerants de sci…interdiction a ces voyous de se présenter….
ca sent le coup fourré..bien que dsk soit un pourri…il ne faudrait pas que la vraie gauche ou des élus propres comme melenchon…montebour sego et hollande soient éclaboussés

ca sent la multinationale du fric et des banquiers il genait qui les porc de dsk….la droite internationale…,,, ???……………tousensemble

Par Deneb  2 juillet 10:43 

Maintenant que l’on sait que complot il y a eu, les théories vont bon train. La piste du dollar vs DTS est en effet très plausible. C’est aussi compatible avec l’épisode de l’or du Fort Knox, qui se dirige vers un audit certain, instigué par Ron Paul. Mais plus prosaïquement, l’amitié entre notre cher président et Ray Kelly, chef du NYPD a certainement joué dans le déroulement de l’opération. Cette affaire va finir par ressembler au « Crime de l’Orient-Express », où finalement toutes les personnes présentes ont plongé leur couteau dans la victime (la vraie).
Mais franchement, trouver une « victime » dont la crédibilité est si facilement démontable, ça m’orienterait plutôt vers la piste islamiste, leur amateurisme pourrait très bien être leur signature. On a tout de même beaucoup insisté sur la religion de la victime – elle est bonne musulmane, donc incapable d’un coup tordu. Ce n’est guerre étonnant que la théocratie américaine a gobé ça, pour eux, du moment que l’on croit en dieu, on est incapable de faire du mal. Les islamistes sont très forts dans la violence physique, mais quand il s’agit d’argumenter, il n’y a plus personne

Par joelim  2 juillet 17:10  

Ils ont choisi une musulmane comme ça on ne pouvait pas les accuser puisqu’ils auraient été bêtes de choisir une musulmane. Ils sont finauds non ? 

 Par caramico  2 juillet 14:32 

Quel « complot » réussi, celui qui arrive à se faire comporter (contre son gré, peut-être ?) un des hommes les plus en vue de la planète, comme une bête en rut, qui saute sur tout ce qui bouge.

Après Sarkozi, DSK à l’Elysée, quelle honte pour la France et les Français.

Par ali8  2 juillet 19:17 

quant on est noire et de surcroit musulmane, on ne peut être violée ; on ne peut que provoquer

pauvre fille !! non seulement maltraitée mais vilependée

pensez vous !! DSK est riche !! il est honnête, il est socialiste, il est juif (brevet de sainteté depuis la shoa)

elle est pauvre (pouha), noire (pouha !! raciste !!) donc sale, immigrée, bonne à tout faire, bonne à se faire trousser et rien à dire FMI (femme ménage inclus)

Par sisyphe 2 juillet 19:57 

La piste du dollar est, évidemment, tout à fait plausible. 

Pour ce qui est de la pauvre employée nègre et musulmane, on dirait qu’ils ont quand même fait une erreur de casting….

Touche pas au billet vert ! 

Par Leo Le Sage 3 juillet 18:37

@sisyphe
J’étais déjà passé par ici, mais je n’ai pas encore fini de commenter à côté…Erreur de casting ?
Plusieurs options sont possibles…
-Ils n’avaient qu’elle sous la main.
-Ils connaissent son dossier et elle fera l’affaire car elle n’est pas de taille pour revendiquer quoique ce soit.
-personnellement je pense que cette dernière thèse est plus réaliste.

Comment faire d’une pierre deux coups ?
-empêcher DSK de se présenter (F. Hollande a été intelligent de se précipiter pour accepter le report de date).
-empêcher Ms Diallo de chercher des réponses contre des manipulateurs
-salir les musulmans et les immigrés au passage
-décrédibiliser la France au passage

Si on lit les commentaires des ignares, on remarquera que cela a réussit…

En clair je ne suis pas d’accord avec vous sur l’erreur de casting.

oui toutes les théories sont possibles ou bien nous avons à faire à une manipulatrice qui agit de son plein gré . sans vouloir faire démago, je n’ai pas envie de la vilipender. Tout le monde n’a pas la chance d’être la petite fille d’un marchand d’art et de sortir des millions de sa poche comme si de rien n’était !!! elle n’a pas dû avoir une vie des plus enviable.

Quant à DSK , mon jugement sur lui n’a jamais changé . Je n’ai jamais senti ce type depuis l’affaire de la mutuelle étudiant ou il a été , comme de bien entendu, blanchi il y a de ça des années.Je crois en outre qu’il a un réel problème avec le sexe qui dépasse le simple statut de séducteur. Quand vous entendez une chef de la rédaction de libération dire qu’elle ne laissait jamais de confrères féminines se retrouver seules avec lui dans un pièce, je pense que la messe est dite. Quand vous lisez la lettre de piroska nagy aux enquêteurs, totalement passée inaperçue à l’époque, indiquant qu’il n’était pas apte à travailler dans une institution présentant une forte concentration de femmes, ça laisse songeur….

Il y a des choses sur lesquels on ne peut pas fermer les yeux contrairement à Sinclair. Leur mise en scène pathétique en tant que couple soudé fait doucement rigoler.Qu’il ait une vie débridé, aille dans des clubs échangiste le regarde… mais qu’il se montre lourd voir harceleur avec les femmes et nous présentant à côté la « belle petite famille » idéal en documentaire et sur papier glacé me pose problème.La chose que je retiens de cette histoire c’est qu’il a été facile de le berner si complot il y a , qu’il pense avec le bas plus qu’avec le haut et si cela s’était en produit en fonction ( président) la répercussion aurait été catastrophique.

Ce type n’a rien à faire à l’élysée. 

Par isadora  2 juillet 20:52

Je voulais rajouter qu’en effet si complot il y a , le choix de l’appât n’ a pas été très judicieux. Ils auraient pris une oie blanche ou se seraient assurés qu’elle n’ait pas de casseroles aussi évidentes. maintenant si c’était juste pour le faire démissionner…Il est certain que bon nombre de personnes connaissaient son addiction problématique et ça en fait une proie facile

 

 

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LES RÉACTIONS À : CES RICHES QUI POMPENT LES PAUVRES

Posté par provola le 14 mai 2011

Article accepté à la publication sur LES RÉACTIONS À : CES RICHES QUI POMPENT LES PAUVRES dans ECONOMIE icone_redacteur2

Par lemouton  14 mai 12:26 

Et ZUT !! je ne peux « plusser » qu’une seule fois votre article…. smiley
+ 1000 —> pour le moral… smiley

déjà, il y a quelques temps, Philippe Seguin avait levé quelques beaux lièvres.. smiley

Par hand87 14 mai 13:01

Rien de bien nouveau ici, mais ça va mieux en le disant.

On glisse lentement vers les inégalités d’avant 1789 et je crains que nous ne finissions l’histoire de la même façon : un bain de sang et de larmes.

 

Nos dirigeants n’ont pas vu venir la révolte dans les pays musulmans. Voient-ils venir celle qui ne va pas manquer d’éclater chez nous ?

 Par ACR26  14 mai 13:20

Bonjour tout le monde. Je réagis pour la 1° fois sur Agora.
PROVOLA désolé mais vous êtes loin des faits, bien loin de la réalité car vous relatez une infime partie de ce qui se passe. Quelques exemples :
Savez-vous qu’en % du PIB nous donnons bien plus pour les retraités US, Monégasques, Luxembourgeois, etc… que pour nos propres retraités. Allez voir du coté des fonds d’investissement qui pillent littéralement nos meilleures entreprises via des sociétés ecran domiciliées dans les paradis fiscaux. Quand le citron est bien pressé ils déposent le bilan, virent tout le monde et laissent les chomeurs à la charge du contribuable. Ces fonds profitent aussi de notre sécurité sociale et de nos mutelles de santé via les cliniques cotées en bourse, les hopitaux, les laboratoires, le matériel médical, etc…
Pourquoi avons nous autant de fonds qui investissent en france ? Les « repreneurs » d’entreprises bénéficient d’avantages fiscaux considérables, d’exemptions de charges sociales, de terrains, etc… Là encore quand le terme de tous ces avantages est atteint ils vont voir ailleurs en nous faisant un grand bras d’honneur.
Quid de l’évasion fiscale des fortunés ? Où sont nos sportifs grassement payés, nos « artistes », nos grands patrons, etc… Ils sont en Suisse, au Luxembourg, en Belgique, etc… afin d’echapper à l’impôt alors qu’ils bénéficient souvent des subventions de l’état ou des collectivités locales. Plongez-vous dans les comptes du foot, du tennis, du cinéma, etc.. et vous comprendrez l’ampleur du phénomène !
La liste est longue….
Il faut aussi dire que l’impôt sert à construire les infrastructures, financer les écoles, les hopitaux, etc… L’exilé fiscal ou celui qui profite de toutes les niches fiscales pour diminuer considérablement son impôt est aussi celui qui profite le plus des routes qui menent aux stations de ski ou au bord mer, des aéroports, mais aussi des meilleures écoles, des meilleurs hopitaux, etc.. donc à charge du contribuable de base y compris celui qui est au RSA et qui paye, comme vous le dite, la TVA.
La TVA parlons en ! La baisse de la TVA sur la restauration profite bien plus aux groupes etrangers de restauration rapide, aux grands groupes hoteliers, aux grands palaces qu’au petit restaurateur du coin ! Mais là c’est tabou, faut pas le dire !
Et notre ministre qui insinue adroitement que le RSA profite aux salops de chomeurs qui ne veulent pas travailler ! Il oublie de dire qu’il est issu d’une grande famille d’industriels qui ont délocalisé, profité des paradis fiscaux, etc… et qui sont aussi gérants de sociétés conseils en investissements… c’est a dire de gens qui ont allegrement participé à la montée du chomage de masse !
Je pourrai vous en faire 2500 lignes de tous ces exemples. Mais restons corrects car cela risquerait de facher nos politiques et nos très riches, nos salariés de luxe qu’il ne fait surtout pas confondre avec les patrons, les vrais patrons, ceux qui portent leur petite entreprise à bout de bras et qui payent leurs impôts, beaucoup d’impôts pour compenser ce que nous volent ceux qui accusent les jeunes d’incivisme, ceux qui veulent mettre le voleur de poules en prison, ceux qui traitent les chomeurs de feignants.
Je précise que je ne suis ni riche, ni chomeur, ni voleur, ni restaurateur. Je suis de droite et je n’ai pas voté pour l’actuel président qui n’est à mes yeux qu’un camelot. Et je paye mes impôts !!

Par ROBERT GIL  14 mai 14:01

Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique – ce que nous avons fait depuis environ trente ans – tout en espérant qu’un jour, peut-être, les avantages de ce transfert se manifesteront sous la forme d’emplois stables et d’une amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour.,lire ci dessous :

Par TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE  14 mai 15:42 TOUSENSEMBLE retraité FRONT DE GAUCHE ancien delegue du personnel sante social

OK MR GIL

POUR L IMMOBILIER QUE PENSEZ VOUS D’ UNE TAXE TOBIN DE 10% POUR LES LOGEMENTS SALUBRES ET 30 % pour les logements….INSALUBRES

IDEM POUR LES PLACEMENTS BOURSIERS ET REMBOURSEMENT PAR LES BANQUES DES FRAIS PRIS SUR LES PETITS COMPTES…

CERTAINES SCI BRADENT LEURS LOGEMENTS….DANS LE 197ME ET 20 7ME….PEUR DE L ’ARRIV2E D’UNE VRAIE GAUCHE NON-DSK en 2012,,,,,

degageons les tousensemble

Par Wàng  14 mai 16:03 Wàng

Le progressivité de l’impôt n’a rien de juste ! C’est un dogme communiste.

La justice, dans l’idéal, ce serait de considérer l’état comme un club et que chacun paie la même contribution, ou alors que le poids du vote soit déterminé par le poids de la contribution. Sinon on a une majorité qui peut traire et tyranniser à loisir une petite minorité de « riches » au détriment de la prospérité de tous !

Déjà supprimer toute progressivité et toute surtaxation de l’épargne (ISF, droits de succesion) serait un grand pas en avant, par exemple, en supprimant la CSG payée à la source et instaurer un impôt sur le revenu à taux unique.

Par VivreDifferent  14 mai 17:05 VivreDifferent

OK, mais à une condition : supprimer le droit d’héritage, c’est-à-dire supprimer le droit, garanti actuellement par l’Etat, de posséder des richesses que l’on a pas produites, mais que l’on a reçues par héritage ou donation. Si chacun débute dans la vie avec rien, ou la même chose que tous les autres, alors on peut accepter que l’impôt n’ait pas un rôle de redistribution (encore que cela peut être discuté, on peut en effet estimer qu’une certaine dose de solidarité fait partie des devoirs civiques).

Le problème de l’impôt, c’est qu’il taxe beaucoup les créateurs de richesse et peu les rentiers. Les impôts sur les revenus du travail sont très élevés, ceux sur la consommation moyens, et ceux sur les revenus financiers et le patrimoine très faibles.

@ L’auteur .

C’est exactement ça :

Prenons l’exemple d’une assurance voiture , une personne « aisée » paiera sa prime intégralement en une fois .
L’autre catégorie , sera obligé d’échelonner ses paiements par mensualités , ce qui fera exploser le montant de ses primes d’assurance , habitation , voiture , etc …

Son compte sera plus sujet aux agios de toutes parts .

Comme vous l’expliquez aussi , la moindre amende ne pouvant être payée cash , sera majorée .
Sans parler des impots .

On peut donc dire que pas mal de société se gavent sur la pauvreté et cela , sans réelles justifications car une compagnie d’assurance , en l’occurrence , ne subit pas de réel préjudice pour un paiement mensualisé .

L’usure est donc devenue monnaie courante smiley pour les pauvres et cela sans aucune possibilité d’y échapper .

Alors quand j’entends Wauquiez , stigmatiser les bénéficiaires de minimas sociaux qui réinjecte tous leurs revenus dans le système commercial .

Je me dis que ces gens sont vraiment dans un autre monde . 

 

 

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CES RICHES QUI POMPENT LES PAUVRES

Posté par provola le 12 mai 2011

                         La cour des comptes a au moins l’intérêt de remettre les choses au point. Le rapport paru hier nous interpelle sur la réalité de la contribution réelle des citoyens à la marche de la société. Au moment où l’on crache sur l’assistance, sur le RSA, sur les pauvres qui seraient des sangsues de l’économie active, le moins qu’on puisse dire est que la vérité est bien loin de ce que l’on entend à longueur de journées sur nos médias voués à la propagande libérale.

En pleine suppression du bouclier fiscal et de certaines mesures de l’impôt sur la fortune, en pleine discussion sur la nécessité de taxer les contribuables qui préfèrent se faufiler pour échapper aux mailles du filet fiscal, on assiste à une levée de boucliers, des riches qui réclament le maintien de leurs niches fiscales et n’en peuvent plus de cette pression permanente, de ce racket. A les entendre, ces pauvres malheureux, aux Porsche si taxées, et si cela continue, on n’aura bientôt plus de riches pour alimenter la machine économique, ils auront tous passé le Rubicon, ou le lac de Genève.

Les pauvres, eux, on ne les entend pas, terrés dans leurs privilèges, des privilèges à 450 € par mois, honteux, ils longent les caniveaux, ils n’ont pas de porte-voix, ils n’ont pas la parole, tout simplement.

Or que nous dit la Cour des Comptes:     

L’impôt sur le revenu peine de plus en plus à remplir sa fonction originelle de progressivité et de redistribution, note ce rapport ajoutant que les inégalités de revenus en France ont cessé de se réduire depuis 2004.

Système dégressif

Le CPO rappelle entre autres que les modifications successives du barème de l’IR ont ramené son taux marginal à 41% (le taux auquel sont taxés les plus hauts revenus) , un niveau «inférieur à ceux en vigueur dans nombre de pays comparables, dont l’Allemagne ou le Royaume-Uni». Pire, les niches fiscales réduisent son assiette et créent un effet «régressif», c’est-à-dire que son poids diminue lorsque les revenus augmentent, notamment pour les revenus de capitaux mobilier ou du patrimoine.

 «Pour le dire autrement, le système socio-fiscal est progressif jusqu’à 20.000 euros de niveau de vie (…), puis il est proportionnel jusqu’à 50.000 euros; au-delà, le système est très probablement dégressif», a résumé Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, devant des députés. Enfin, l’IR ne pèse plus que 2,6% de la richesse nationale, deux fois moins qu’au milieu des années 1980. Le budget 2011 prévoit que l’impôt sur le revenu rapportera à l’État 52,1 milliards d’euros, soit 20,5% des recettes globales, contre 130,6 milliards (51,3% des recettes) pour la TVA.

Voilà la réalité, l’împot est injuste, mais pas pour les riches, pour les pauvres, juste impossible à réformer, vouloir le réformer vers plus d’égalité est un blasphème pour les nantis, une impossibilité pour les moins aisés.

Ah oui je vous vois venir: mais 47 % des Français ne paient pas d’impots me direz-vous. On entend ça tout le temps, et c’est tout le temps faux. Car enfin, les plus modestes dépensent tout ce qu’ils gagnent et souvent plus.

En gros, s’ ils dépensent tout, ça leur coute juste 19,6 % de ce qu’ils dépensent, en TVA, et c’est de l’impôt, celui qui rapporte le plus. Quand ils dépensent plus que ce qu’ils gagnent ils paient des intérêts sur leurs emprunts, et les emprunts qu’ils contractent sont à des taux plus élevés car ils remboursent plus lentement et ça renfloue des banques qui peuvent juste se permettre de faire des ristournes et les beaux yeux, aux riches.

Les riches économisent, ils investissent les allocations familiales qu’on continue de leur filer, pour les chers petits chérubins, les allocs ça paie juste le forfait hebdomadaire sur les pistes à Megève. Les riches ils se paient une Porsche, mais pas le carburant, avec les sous de l’entreprise, une voiture de société, payée par les salaires à la baisse des employés intérimaires.

Les prunes à 200 à l’heure, le flash du radar automatique, la facture est réglée par la boite, et le conducteur reste anonyme, le précaire à deux balles, lui qui vient d’une misérable banlieue et qui met juste deux heures pour arriver à l’heure au turbin, lui paie son gasoil et ça lui coute 80 pour cent de taxes, lui se fait juste flasher à 53 à l’heure et au bout du compte ça lui coute 90 €, et un point de pénalité. 

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L’AMERIQUE DEBARQUE SES PIRATES

Posté par provola le 15 février 2011

            En 2001, le groupe chimique américain GRACE rachète la société française PIERI spécialisée dans la chimie de l’industrie du bâtiment et basée à Saillenard (Jura). En 2010, il ne reste que 30 personnes dans une société qui comptait dans ses rangs 150 personnes, 9 ans auparavant. L’usine de Saillenard ( Saône et Loire) est désormais fermée et le centre d’appel est situé à Barcelone.

A l’époque, Grace s’exprime de la manière suivante:

« Grace, tout comme Pieri, s’engage à fournir à l’industrie des produits de qualité et un service à la clientèle hors pair. Ces similitudes dans la philosophie des deux entreprises expliquent en grande partie pourquoi Grace et Pieri formeront une union parfaite », ( mentionnait Robert Bettacchi, président, division des produits chimiques haut niveau.) « Le nom Pieri et ses produits sont largement reconnus dans toute l’Europe. Grace continuera à vendre ces produits sous le nom de Pieri. »

En 2009, le nom PIERI disparait et il ne reste plus que quelques employés de l’époque à n’avoir pas quitté l’entreprise.

En 2005 , la société américaine OWENSCORNING reprend le fabricant français MODULO basé à Forbach (Moselle) et spécialisé dans la pierre artificielle de parement. Trois ans plus tard, une usine est installée en Roumanie, ce qui permet de fermer l’unité française en 2010, avec à la clé le licenciement de 45 personnes.  

Le 21.10.2010, le gouvernement français dépose un recours contre la société américaine MOLEX, (sous-traitant de Peugeot et Renault) qui refuse d’honorer une partie de son plan social dans son usine toulousaine, qui avait vu en 2009 le licenciement de 283 personnes à Villemur-sur-Tarn.

JACOB DELAFON, céramiste sanitaire français mondialement connu (lavabos, cuvettes et bidets) et rachetée par la société américaine Kolher en 2005, ferme en 2009 son usine de Brive ( Corrèze ) en supprimant 150 emplois. Les salariés de l’usine de Dole (Jura) sont pessimistes sur la possibilité de rentabiliser la dernière usine du groupe en France au même niveau que les unités de Pologne et du Maroc.

IDEAL STANDARD, autre marque ancestrale française de céramique sanitaire, appartenant depuis quelques années au groupe américain Bain Capital Partners, vient de fermer le mois dernier trois de ses usines en Europe dont deux en France à Dole (même ville que Jacob Delafon, Jura) et Revin (Ardennes), supprimant 560 emplois dont 311 en France.

Chaque fois, ce système si bien rodé revient à racheter une marque renommée et parfaitement implantée pour gagner facilement des parts de marché, puis à délocaliser la production dans des pays à moindres coûts de main d’oeuvre.

L’Amérique débarque, et emporte tout, laissant à la charge de la collectivité le traitement du chômage.

 

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