DE LA DECROISSANCE 2

Posté par provola le 10 janvier 2010

On poursuit notre discussion avec Serge Latouche à propos de la notion de décroissance, que l’on pourrait qualifier d’utopie nécessaire: http://www.dailymotion.com/video/xbli4s_quest-ce-que-la-decroissancey_shortfilms

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ECOLOGIE DUTY FREE

Posté par provola le 8 janvier 2010

Encalminée dans son porte-jarretelles en fibres composites, empêtrée dans le brouillage médiatique, Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts n’a pas trouvé mieux pour se remettre de l’échec de Copenhague que de s’en griller une, que de se faire les Maldives, de rejoindre l’un des peep show de la bronzette, pour un aller-retour inutile au pays des pièges à touristes, des dortoirs à palmiers. La grande prêtresse des gaz à effets de serre, des combines à ménager les compagnies aériennes prise la main dans le sac d’une vieille dame, notre douce planète.

« Les écologistes, se justifie t-elle, n’ont jamais dit qu’il ne fallait plus voyager, ce qu’il faut c’est changer de modèle…sic, et faire en sorte qu’on puisse vivre avec son siècle. » Fin de citation. En fait jouer au con dix heures dans un avion et tenter l’aventure d’un petit déjeuner continental et d’ une piscine de vingt mètres à 10 000 km.

La messe est dite , la contradiction totale. On est dans le replâtrage, dans le factice, la parure, les bons sentiments, la manigance, mais surtout ne touchez pas à notre airbus, laissez-nous visiter en quarante huit heures montre en main la statue du Che à Cuba, le Macchu Pichu , l’Alhambra et Ground Zero.  

Ce que les socialistes ont fait à la gauche, les écologistes sont en train de le faire à la protection de la bio-sphère.

Le peuple de gauche, si tant est qu’il en existe encore un, va-t-il encore se retrouver orphelin et en but aux doutes ou même à la désespérance, se retrouver coincé entre une droite plus déterminée que jamais à accélérer le rythme de la prétendue croissance pour les riches, à  partager les ultimes arpents de terre vierge et de liberté entre toujours moins d’élus et une gauche transmutée en religion au décor de plantes en plastique ?

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SERGE LATOUCHE: DE LA DECROISSANCE

Posté par provola le 5 janvier 2010

Comme vous l’aurez compris, le combat pour CNC se situe sur un plan idéologique entre une écologie de poursuite du libéralisme, de colmatage des brèches, du cumul des richesses pour quelques uns, d’accompagnement de la croissance et une écologie de la frugalité pour les riches, du partage au niveau planétaire, de la sauvegarde du patrimoine des générations futures.

La croissance verte est la carte maîtresse des libéraux qui reprennent à leur compte la rhétorique et la complainte écolos à des fins tactiques.

Parlez de décroissance à Cohn Bendit et à Yann Arthus Bertrand (pourtant communément admis comme les chantres de l’écologie moderne), il leur poussera des boutons sur le nez avant que d’en avoir compris le sens .

Quelques arguments versés au dossier par le théoricien Serge Latouche:

http://www.youtube.com/watch?v=_tZxI1KjLu4&feature=related

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TAXE CALZONE 2

Posté par provola le 31 décembre 2009

La calzone est une pizza sans garnitures, seulement soufflée à la mode d’arnaque, du vent en pâte. Vous retrouverez (article « taxe calzone » du 5.09.2009) tout le bien que je pensais de cette comédie sans saveur, cette gestuelle grotesque du corps culinaire, cette croûte infâme que j’ai dénommée taxe calzone.

Le fait que la machinerie pastiche en sauce ketchup, censée enrayer la hausse des tempétatures soit maintenant renvoyée à la crémation ne me fait ni chaud ni froid.

Cette drôle de mise en scène du vouloir faire autrement sans rien changer est le résumé d’une année ratée sur le plan environnemental. Il reste que jamais auparavant les usurpateurs , les soi-disants défenseurs des grands équilibres de la bio-sphère, n’auront été aussi facilement repérés pour leurs piètres résultats qui ne sont que des mensonges révélés.

Point de meilleur partage des richesses, une conférence sur la faim dans le monde qui se solde par l’ absentéisme des grandes nations, une conférence sur le réchauffement qui n’est qu’une friction des plaques tectoniques du développement économique, la planète libérale a ainsi continué sur sa logique de la terre brûlée, édulcorée de bons sentiments.

Rien n’est plus rassurant de penser que 2010 sur ce point ne saurait être plus mauvaise.   

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LE PERE NOËL EN TONGS

Posté par provola le 25 décembre 2009

Voilà douze mois, CNC voyait « le père noêl en short » et dénonçait le lent processus d’auto-destruction d’une humanité à bout de souffle. A la lumière des développements récents de la lutte contre le pouvoir absolu de la croissance et du fiasco de Copenhague , on peut remarquer que nous avons encore tergiversé un an pour rien sur la façon d’endiguer notre hypertrophie mégalo-démoniaque.

Le père noël a perdu quelques pans de banquise et si l’année dernière le short était le signe distinctif de notre thermomètre au grand age, cette année, il se voit équipé de sandales à lanières, largement suffisantes pour les savanes et prairies dénudées du grand nord ou bientôt le tigre du Bengale aura chassé l’ours polaire.  

Gageons que l’année prochaine à la même heure le sage bonhomme nous affublera d’un bonnet d’âne.

Joyeux noël à tous et tenez bon.

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MORALES VEUT UN REFERENDUM POUR LA PLANETE

Posté par provola le 20 décembre 2009

Un espoir dans la grisaille de Copenhague, une lueur dans le brouillard des couardises.Lors de la conférence de Copenhague, ou’ rien était le réel objectif et l’immobilité l’unique volonté, quelques consciences dissonantes étaient pourtant en transit, comme celle de l’héritier du Che , le président Bolivien Evo Morales qui prit la tête d’une coalition des pays pauvres en plaçant les vrais fauteurs du réchauffement climatique devant leurs responsabilités.

Voici quelques passages de son discours, bien plus qu’une simple visite de courtoisie:   

 » (..) En quoi consiste le fait que les peuples du monde décident du futur de l’humanité ? Il consiste en un référendum mondial sur le changement climatique. Que les peuples du monde décident par leur vote conscient du destin de l’Humanité.  Comme dirigeant syndical, j’ai une petite expérience du pouvoir de l’organisation, de la conscientisation, de l’unité pour changer de petites comme de grandes choses. Je crois dans nos mouvements sociaux : ils connaissent leurs problèmes, ils connaissent aussi les solutions. Je veux vous lire la première proposition de ce référendum : 

1. – Êtes-vous d’accord pour rétablir l’harmonie avec la nature, et pour reconnaître les droits de la Terre Mère ?

2. – Êtes-vous d’accord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage qu’est le système capitaliste ?
 

3. – Êtes-vous d’accord pour que les pays développés réduisent et réabsorbent leurs émissions de Co2 à effet de serre pour que la température ne monte pas de plus d’un degré centigrade ?
 

4. – Êtes-vous d’accord pour transférer tout ce qui a été dépensé dans les guerres et pour consacrer un budget supérieur à la défense de la Terre face au changement climatique ?

5. – Êtes-vous d’accord avec un tribunal de justice climatique pour juger ceux qui détruisent la Terre Mère ?
 

Compagnon Chávez, le document vient d’être approuvé dans ce sommet sur le Changement climatique. De nouveau je salue l’effort et la mobilisation des mouvements sociaux. Nous sommes des présidents alliés des mouvements sociaux. Je veux continuer à apprendre de vous. Je suis élève des mouvements sociaux de Bolivie et du monde. Je veux vous dire que je ne me sens plus seul. Ne vous sentez pas seuls dans cette lutte pour la vie, pour l’humanité, pour la défense de la Terre Mère. » 

Fin de citation.

On est bien loin des marmelades de bonnes intentions de tous les Grenelle de l’environnement, des fausses notes de la croissance verte, des non-dits du green- business, de la soit-disant conversion à la frugalité du développement durable .

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COPENHAGUE, MON NOM EST PERSONNE

Posté par provola le 19 décembre 2009

Un désastre, je suis d’accord avec mon ennemi juré, le marchand de sable bitumineux, l’exalté des richesses à crédit, l’écolo de circonstance, sauf que le désastre c’est lui et tous ses acolytes, qui sont exactement le contraire de ce qu’ils étaient venu négocier et qui ne pouvaient pas se dédire par le simple charme d’une veille de noël.

J’irai au delà, cette déroute , c’est la nôtre, notre incapacité à élire des représentants qui ne soient pas des représentants de commerce. Je me sens sale, détruit , conscient qu’une partie de mon existence débattait de son propre intérêt et que le triste résultat que l’on sait est le miroir de notre propre incohérence.

La Terre n’en peut plus de notre morgue , les riches sont devenus des touristes de l’existence, les pauvres récoltent les miettes pendant que le pain est une valeur en bourse.

Copenhague est la Bérézina de notre conscience collective, qui est mon Dieu depuis que je ne crois plus en Dieu, eaux troubles évaporées au son des réacteurs thermiques, rivages souillés par tant d’offrandes au Dieu de la consommation. Nous n’avons de cesse de manipuler notre angoisse de la mort par une inutile course, nous nous complaisons dans l’infortune des prochaines générations. Nous devrions parrainer notre futur au lieu de l’hypothéquer, nous n’en sommes que les pourfendeurs, les destructeurs, nous vivons à crédit sur le dos de nos propres enfants, nous avons déjà déterminé les inégalités qui réduiront le monde à de simples parts de camemberts

Copenhague est la frontière d’un présent en manque d’estime pour la beauté du monde, qui n’est qu’un reflet de lui-même.

Copenhague était l’instant crucial de notre part d’ombre comme une éclipse de soleil qui n’apparait qu’à intervalles séculaires, le signal  d’un aboutissement commun. Nous n’avons su saisir que le cliché de photos ratées.

Copenhague sent la mort comme une charogne en décomposition au fond de notre âme, qui n’est que la grotte de nos aïeux, lorsque Cro-magnon produisait moins de crème à bronzer et plus de solidarité.

Copenhague est une trahison de plus accélérant le rythme de notre pourrissement, le gazage de notre enceinte dorée, nous y avons perdu notre passé et bien plus que notre futur.    

«  On réduira le réchauffement à deux degrés » 15000 négociateurs, 192 chefs d’Etats, 12 jours non-stop, tout ça pour ça, tout est pire que le pire des scénarios et notre mandataire en partance pour le cap Nègre et sa dulcinée au bicarbonate nous assure que c’est un bon texte , le meilleur possible.

Pas de chiffres, pas d’engagements, pas de sanctions, seul un rictus aigris des patients en première ligne des dérèglements climatiques, les réfugiés sur les atolls devenus radeaux de la méduse, les Bengalis, dont les terres disparaissent sous les crues du Brahmapoutre, les Péruviens malades du privé mais privés d’eau douce, les trois-quarts de l’Afrique qui vont passer de 39 à 41 degrés, ce qui pour tout fiévreux normal veut dire un séjour aux urgences.

En fait tout va bien car les Californiens vont bientôt pouvoir rouler en Tesla au milieu des feux de conifères, une bombe électrique qui accélère plus fort qu’une Ferrari,  tout ira bien tant que les rois du pétrole, les dandys de la croissance et  les privilégiés de tous les pays du monde se plieront aux règles édifiées pour parcourir les nouvelles autoroutes du progrès technologique.

Seule une distraction de l’oubli viendra de temps à autre chatouiller notre humanité en lambeaux. 

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LETTRE A COPENHAGUE

Posté par provola le 17 décembre 2009

 linfen1.jpgA la veille de la fermeture de la conférence sur le climat, ou’ la mascarade n’est rien moins qu’une ambition, avant de chambrer le Champagne d’une grise mine de houille et de honte, une petite bouteille à la mer en attendant les résultats des courses.

Au terme de l’espoir, on n’a plus besoin de soleil, on n’a plus besoin d’étoiles, on n’a plus besoin d’air , on est à Linfen sur le bord du cratère en pleine Chine mais on pourrait être sur Mars car on y voit plus rien que des fantômes tentant de vivre une mort bien avant que d’être morts.

Linfen est l’épicentre de la folie meurtrière du capitalisme, des milliers de mines de charbon qui n’en font plus qu’une, comme une cheminée interdite, comme un essoufflement sans poumons.

Linfen , c’est un record, la ville la plus polluée du monde, c’est 4 millions d’habitants, mais aussi 260 milliards de tonnes de charbon dans le sous-sol, assez pour alimenter les caddys de tous les Picsous du trentième siècle et  empoisonner les angoisses des prochains bien-pensants.  

Linfen , c’est l’Everest de la pollution, le Tchernobyl de la trachée artère, la crise d’asthme de la planète,  ici on se croirait dans le brasier d’un enfer ou  même Lucifer ne serait qu’un faire valoir. Vu d’ici , le smog de Los Angeles est une cure d’oxygénation en altitude. 

Alors messieurs les Présidents qui ne comprenez que la purge de votre ego, s’ il vous reste une once de sentiment dosé à la pipette de laboratoire, ne sauvez rien d’autre que la netteté de ma photo.

J’aimerais qu’une moiteur au moins respirable m’attende au moment du grand Oral. 

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UNE MANIF POUR SE RECHAUFFER

Posté par provola le 14 décembre 2009

Copenhague un 13 décembre ça vous planque même un casseur en chaleur. A part quelques allumés alimentés d’un trop plein de tord-boyau, une poignée de chauds lapins en mâle de midinettes vertes, les débats des amoureux de la nature ont parus d’une honnêteté subliminale. Les cordons de CRS à la sauce scandinave avaient tout pouvoir d’assouvir une libido anti-manif tant refoulée ce siècle dernier.

Allez donc expliquer à des flics habitués aux chasse-neiges la tentative de bloquer la montée des températures.

Ecolos bien sous tous rapports qui veulent faire pression sur les gouvernements bien au chaud des cénacles moquettés, organisations vertes en quête de légitimité démocratique, bastions de beaux quartiers, représentants de commerce en voitures électriques , vendeurs de bio-éthique, marcheurs à l’écharpe de soie, du genre qui marchent sur les clous, touristes du sort de la planète, supporters des bonnes intentions, Sting’s en mission de promotion, U2′s donneurs de leçons, Borloo’s bonimenteurs, seringues de Sarkozite, pacification des salades OGM, le mot d’ordre, qu’il vienne des beaux balcons, des cocktails , des petits fours ou de la rue, du trottoir, du brasier, des crieurs chics, était :

« SURTOUT MAINTENONS NOTRE TRAIN DE VIE ! » 

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OPA CHINOISE SUR UN CHANGEMENT D’EPOQUE

Posté par provola le 10 décembre 2009

En ce quatrième jour des négociations de Copenhague, qui prennent l’allure d’une vaste partie de poker menteur, la Chine a convaincu ses acolytes du monde en voie de développement d’avancer leurs pions en prenant le thème du réchauffement climatique à revers. Bien sûr les efforts sont indispensables mais ce sont d’abord les principaux responsables des dégâts atmosphériques qui doivent  montrer l’exemple.

Les donneurs de leçons occidentaux ont voulu Kyoto , et bien on en reste à Kyoto qui limitait à moins 40 % les émissions de gaz à effets de serre pour la planète sur la période 1990-2020. Comme les pays riches ont continué à se préoccuper de leur croissance à tout va en se foutant des décisions prises, ils se retrouvent maintenant bien incapables de demander les efforts qu’eux mêmes ont négligé.

Le front commun de la Chine , de l’Inde , du Brésil, de l’Afrique du sud et du Soudan renvoie le texte proposé par Copenhague, écrit pour tenter de répartir les culpabilités, au piquet . Mine de rien, on parle d’un bloc représentant les trois-quarts de l’humanité qui se rebiffe au dictât des riches. 

On s’en tiendra donc à Kyoto, si l’ occident, y compris le principal pollueur, les Etats-unis, s’en tiennent aux moins 40% à l’horizon 2020, alors le Front des pays du sud voudra bien s’en tenir à 40 % de réduction des émissions par point de PIB ( ce qui veut dire en fait une augmentation brute de 80% en dix ans). 

Le nord est pris à son propre piège et sa position semble bien compromise; il parrait improbable qu’il reprenne la main d’ici la fin des négociations, d’autant qu’il lui est également demandé de participer avec des engagements chiffrés au développement de l’efficacité énergétique des pays du tiers-monde.

Il ne fait désormais plus de doutes que l’avenir appartient aux BRIC (Chine, Inde Russie, Brésil et tous les pays émergents sous influence qui voient là une occasion de prendre une revanche sur le mépris occidental), cette union prend enfin le mesure de sa puissance, basée sue la croissance d’une une population jeune.  

La tenaille des contradictions se referme se le vieux monde, en ce jour que personne ne remarque, le monde change qui ne sera plus jamais comme avant.  

Ou quand le changement climatique annonce les prémisses d’un bouleversement des équilibres politiques planétaires.    

 

  

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COPENHAGUE A QUI PERT GAGNE

Posté par provola le 7 décembre 2009

On va voir ce qu’on va voir, les grands et les puissants de ce monde vont mettre les bouchées doubles , tout ce qu’ils n’ont pas fait depuis quatre décennies, ils vont le rattraper grâce à la technologie et à la science, tout ce qu’ils ont accaparé, ils vont le rendre au centuple.

Franchement, Copenhague , parler de dérèglement du climat en décembre près du repère du père noël dans le confort à l’ avant goût des fêtes de fin d’année, sous les lampions et les guirlandes made in China revient à faire tirer une charrue sans roues par un pur-sang.

Mais bon, admettons la bonne volonté des acteurs , il n’en demeure pas moins qu’ils sont tous, les vedettes en tous cas, les responsables des dommages collatéraux du développement à tout crin. Et l’on donne aux destructeurs la consigne de réparer,   aux usurpateurs patentés le droit d’identifier les aberrations du capitalisme, aux  imposteurs, le droit d’avancer masqués, aux  pompiers incendiaires, le choix d’éteindre le brasier.

Copenhague  appartient à la petite sirène, qui attend qu’on la remette dans une eau pure, tout cela ressemble au monde imaginaire des poupées russes. La grande poupée représentera les annonces tonitruantes, les grandes déclarations d’intentions des donneurs de leçons, l’Europe in primis et les nouveaux convertis (les Etats-Unis).

La seconde poupée représentera tout ce que ne dit pas la première, ou du moins en filigranes, en fait que les principaux responsables sont là pour faire payer à tout le monde leur propre (c’est une métaphore ) forfaiture.

La troisième poupée qui se cachera dedans représentera ce que les Bric (Chine, Inde, Brésil, Russie)  seront venu négocier sur les bords de la Baltique; non pas une réduction des émissions de gaz à effet de serre mais une efficacité carbone de chaque point de PIB, ce qui revient à une augmentation de 70 % sur les dix prochaines années.

La quatrième est la poupée des pays de l’Opep qui sont là pour éviter que leurs ventes de produits pétroliers et gaziers ne sombrent pas trop sous le coup des efforts énergétiques des pays développés.

La cinquième poupée est celle des pays du tiers-monde qui devront se payer à crédit les technologies du développement propre mises sur le marché par les grands pollueurs.

La sixième poupée est celle des pays du quart-monde qui n’auront que le droit de subir le choc des températures sans pouvoir envoyer leurs enfants devenir les esclaves des pays riches.

La dernière poupée, la plus petite est celle de la réalité qui comme celle de Kyoto (+ 40 % des émissions en 20 ans) se situera à des années lumières de la rhétorique triomphaliste des participants.

Au final , les destructeurs se seront refait une virginité aux frais des victimes, les pauvres, qui continueront d’expier toutes les conneries et d’attendre les miettes. 

Copenhague en fait est avant tout un leurre, que les termes du débat planétaire se bornerait au rétablissement des équilibres financiers, que le progrès induit par la force du marché nous sauverait du désastre climatique. Vouloir découpler les rejets de CO2 de la croissance systématique des indices et des valeurs est une douce hypnose de bazar. 

Copenhague fera oublier ce que Rome et la conférence sur la faim dans le monde n’a pas produit , une meilleure répartition des richesses qui passe par la réduction du train de vie des nantis , tout autre interprétation des statistiques nous conduira à une dictature destinée à ériger des murs et à protéger les intérêts de quelques privilégiés.

Si l’on est incapables et surtout pas désireux de nourrir et d’ abreuver chaque candidat au voyage céleste, à quoi bon tenter de réformer un système de production injuste et ravageur, d ’invertir ce qui n’est que la tentative de se donner une bonne conscience.   

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LA FONTE DES DIEUX

Posté par provola le 6 décembre 2009

Nous avons une certaine intimité depuis que vous me suivez sur ces lignes espiègles et tristes, tellement qu’il m’est apparu salutaire de vous emmener aujourd’hui aux confins du royaume des Dieux, au pays ou’ les montagnes font de l’ombre aux nuages de carbone et ou’ les pistes d’atterrissage sont des descentes en rappel.  Je vous demande face à cette beauté sans équivalent dans l’univers tout entier d’ ôter votre esprit et vos bottes de sept lieues, il suffit ici d’éliminer toute trace de sentiment pour plonger dans l’insondable. Oooohhhmmmmmmmmmmmm !!!!!!   

A la veille de la conférence de Copenhague, les principaux intéressés aux débordements climatiques se sont installés au devant de la salle des pas tordus en attente d’un hypothétique accouchement et s’il fallait accorder une prime de risques aux victimes des désastres programmés nul doute que la chaîne de l’ Himalaya disputerait les premiers rôles.

Le Népal est une cathédrale à la beauté éternelle sauf que l’éternité est en train de fondre, le Népal est un rêve à ciel ouvert, sauf que le ciel est un objet de scandale. Le Népal a produit un peuple qui fait de la courtoisie un Art de vivre, le Népal a fait don d’un exemple d’ humanité. Tant de pureté semblait n’avoir cure des écrans de fumée, des voilages odorants des courants d’ouest.  

Ce pays haut perché a pourtant vu débouler depuis trois générations des baroudeurs pastiches, des fiers à bras qui venaient chercher ici l’illusion du courage et l’épuisement des ressources de l’orgueil.

Il était vite apparu impossible de persuader les envahisseurs sapés de scaphandres et de crampes de cerveau que vouloir chatouiller les Dieux n’est qu’une poudreuse des yeux. Les indigènes ont alors flairé l’occasion de gagner l’estime et la reconnaissance des gens d’en bas. Ce que n’avaient pas compris les Tamang, les Sherpas et autres Chetris, les peuplades des flancs et des cimes, c’est que cette course effrénée vers l’inutile gloire était le signe d’un dérèglement philosophique avant qu’il ne devienne climatique.

Les alpinistes et leur accoutrement étaient les porteurs du désastre météo, leur devise était toujours plus haut plus vite , jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien à découvrir à glaner que le risque du néant. Les ordures du camp de base de l’Everest comme une métaphore des gabegies, ont petit à petit transformé le paysage , souillé le drap des déesses blanches d’un sang contaminé au cyanure. L’abominable homme sans gêne a dévasté l’avenir.  

A trop vouloir égratigner l’absolu déposé sur terre, les Maîtres d’en haut se sont émus et des larmes ont petit à petit parsemé les langues immaculées, des lacs ont remplacé la glace, le cristal s’est troublé.  

Je demande à mes amis Népalais, à Chessang,  Bihm, Akhal, Bakhta, à Padam, de ne pas pardonner ma civilisation de tarés qui chaque jour transforme la cathédrale en vide-ordures, rend à l’inspiration du Bouddha un air irrespirable.  

Les larmes coulent désormais à jet continu, provoquant des tsunamis d’altitude, les glaciers recouverts de détritus sont des marées noires qui concentrent la chaleur infra-rouge du soleil à vif et la colère du paradis perdu.

Le Népal que j’ai connu n’est plus, je vous parle d’un temps que vous auriez pu connaître.

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LA CHINE BAISSE L’AUGMENTATION

Posté par provola le 26 novembre 2009

Le triomphalisme est de mise après l’annonce de Pékin de vouloir réduire de 40 à 45 % l’ intensité carbonique de son économie en 2020 par rapport à 2005.  Copenhague est sauvée, les petits fours sont chauds.

Les Européens en général et Borloo en particulier semblent ne rien avoir compris à ce subtil jeu d’échec ou’ les Chinois qui savent posséder la meilleure position avancent avec la science des grands maîtres.

Ils proposent de mesurer les émissions de gaz à effet de serre à l’aune des points de PIB.

Prenons l’exemple d’un PIB de 100 pour l’année 2005, année de référence . En considérant une progression du PIB chinois de 8% par an , (avec un plus 10% par an durant les quatre dernières années,  on peut considérer que le PIB sera en 2020 de 320)  

La proposition d’une réduction des émissions de 45% par point de PIB pour 2020 peut se transcrire de la façon suivante:

100 X 1 = 100 unités de dégagement de CO2 en 2005 et 320 X 0,55 = 176 unités de CO2 en 2020.

La réduction en 15 ans de 45 % par point de PIB des émissions proposée par Pékin sous entend donc, en fait, une augmentation de 76 % en valeur absolue , une belle baisse en effet. 

Borloo peut pavoiser, le ridicule n’a jamais tué personne.  

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ERRARE HUMANUM EST, PERSEVERARE DIABOLICUM

Posté par provola le 22 novembre 2009

Je me suis trompé, tout est faux, enfin l’origine des choses et je vous ai écrit des bêtises. Je vous demande de bien vouloir m’en excuser.

Non, je ne pense pas que la prospective soit soudain devenu une science exacte,  que les lignes convergent vers une fuyante sans retour,  que notre  compréhension des mécanismes de la dégradation des éco-systèmes soit parfaite,  que la résorption des inégalités soit une utopie.

En clair, il ne fait toujours pas de doute que la responsabilité du milliard et demi d’affamés et du désordre climatique soit bien à attribuer à l’idée de croissance, en ce sens que celle-ci ne profite en fait qu’à une minorité.

Non, la croissance ne va toujours pas résoudre le fait que nous habitions sur un frèle esquif et que nous soyons incapables d’en tirer les conséquences.

Ce qui m’ est enfin clair, ce sont les réelles intentions des gourous de l’économie de marché qui se sont emparés des thèmes écologiques.  

Bien sûr, grâce à la croissance, des pans entiers de la population mondiale accèdent aux délices de la marchandisation et aux listings convoités des classes moyennes.  La croissance est une pompe qui s’auto-alimente de certitudes, il y a toujours ceux qui réussissent et grossissent les rangs des élus de la consommation. Mais pour un qui gagne, en voilà trois qui galèrent à vouloir emprunter un chemin qui ne mène qu’aux frustrations du manque. Ils suffit pourtant de ramer à contre-courant, de remarquer la vacuité du désir consumériste, l’illusion du matérialisme pour mesurer le piège sidéral concocté par l’infime minorité au paroxysme du cynisme.  

En gros, le raisonnement communément admis par les groupuscules de la dé-croissance était que l’écologie officielle était une émanation du pouvoir économique libéral pour anéantir toute forme de contestation . Les partis de la défense de la nature, les bobos repentis prendraient en marche le train de la croissance pour en faire de la croissance verte , ce qui revient au même.

On pouvait penser qu’aveuglés par la course aux profits, les libéraux n’aient créé les partis verts que pour servir leurs intérêts mercantiles. Ne croyant nullement au risque d’une dégradation irréversible des paramètres  environnementaux , les adeptes de la croissance à tous prix auraient trouvé dans les slogans écolos un nouveau terrain de jeux et de profits.  

C’est peut-être en partie vrai, mais pas totalement, voilà mon erreur fondamentale.

« Je vous fait du Grenelle de l’environnement, je vous freine les émissions de gaz, je fais dans le bio, je fais de la bagnole électrique, vous allez voir , on va arranger la salade planétaire et on va faire pousser la nouvelle économie. « : tels sont les programmes environnementalistes permettant de continuer à détruire sans avoir à battre sa coulpe.

Le fond du problème n’est pas tant dans l’incapacité des libéraux à imaginer que leur système économique soit une catastrophe pour la nature et donc pour l’homme. On pourrait admettre qu’imbus de convictions, des individus perdurent dans l’erreur. Je peux à la limite comprendre que le capitalisme soit convaincu de sa capacité à trouver les solutions de colmatage des brèches de son empreinte écologique. L’ignorance n’est pas un mal en soit si des mécanismes d’auto-critique permettent de la corriger.

Non, le problème est que tout cela n’est pas de l’ignorance, mais bien le fruit d’une certitude.

Voilà le coeur de ma méprise, je pensais avoir à faire à des aveugles, en fait ce sont des extra-lucides, je pensais combattre des chèvres aux colliers d’argent, ce sont  des loups aguerris de la pire espèce qui président au sauvetage de la planète. 

Les tenants du développement durable, loin d’être des ignorants ou des aveugles sont parfaitement au fait de l’inutilité des solutions mises en oeuvre dans la perspective d’une réduction des modifications anthropiques du climat et des inégalités .

La révélation m’en est venue à la lecture d’un essai appelé « 2030 le krach écologique » écrit par Geneviève Ferone, présidente fondatrice d’ARESE, la première agence française de notation sociale et environnementale des entreprises cotées et aujourd’hui directrice du développement durable du groupe VEOLIA Environnement. 

Les données du problème y sont exposées sans complaisance, tous les acteurs économiques évoqués les possèdent de la même manière, nul n’y échappe à la réalité des chiffres du désastre:

Taux de CO2 et des autres principaux gaz à effets de serre, pic pétrolier, utilisation du charbon, recours au nucléaire, montée en puissance des énergies renouvelables, mise en route des solutions alternatives à l’horizon 50 voir 100 ans, rien n’y fait , malgré toutes les  bonnes volontés supposées des cercles de repentance capitalistes, le débordement climatique est promis à nos enfants. On parie de pouvoir caler à 2 degrés de plus le curseur des températures moyennes sur la planète mais on sait dors et déjà qu’avec les mesures adoptées  on réussira tout au plus à ralentir le réchauffement et que les conséquences seront supportées avant tout par les populations les plus pauvres.

Voyons les éléments du débat:

Copenhague fait référence au taux du seul CO2 qui n’est qu’un des gaz à effet de serre à menacer l’humanité, le méthane bien plus nocif ou les halo-carbures qui entrent dans la fabrication de la chaîne du froid ne sont pas pris en considération alors que leur pouvoir chauffant est bien supérieur au CO2.

La voiture électrique suppose qu’on couvre la terre de centrales électriques, le transport aérien continuera d’être un gouffre à pétrole à long terme faute de solutions alternatives, le parc immobilier mettra au minimum 100 ans à se transformer et à gagner en efficacité énergétique.

La bataille à l’horizon 2030 est perdue si l’on tient uniquement compte des préconisations des soit-disants experts qui ne sont que les messagers de la logique économique dominante.

En gros, pour les Cohn Bendit ou les Hulot qui sont le KGB de la pensée verte soutenable et profitable, pour donner du pain à tout le monde soit 7 milliards d’habitants , il faudrait croître de 3% par an tout en réduisant les émissions de gaz de 50%, ce qui est impossible. (Cent familles possèdent plus qu’un milliard d’habitants mais il faudrait que ce milliard développe encore et toujours les richesses et donc la croissance des premières pour avoir le droit de subsister.)   

Comme on arrivera pas à ralentir la soif et l’appétit des riches, on fait mine d’y croire, d’adopter des mesures essentiellement contraignantes pour les pauvres, ce qui permet à la minorité aisée de continuer à rêver, à poursuivre la gabegie  et à tous les autres de croire qu’un jour qui ne viendra jamais, ils pourront en faire tout autant.

Comme on court tout droit contre le mur, en parallèle voilà que vont surgir les murailles du désespoir, limites entre les pays riches et les pays pauvres. Les murs de Ceuta, de la frontière mexicaine, de Jérusalem, ne sont que les avant-postes des zônes de circulation contrôlées du futur, censées contrecarrer la fuite des réfugiés climatiques.  

Chez Veolia on compare la menace de bouclage des cercles vivables de la planète avec la disparition de l’homme de Néandertal qui n’aurait pas résisté aux mutations climatiques alors que notre ancêtre Homo sapiens aurait réussi à transcender de tels changements. On assistera peut-être à une spéciation, une castration  sociale de l’espèce humaine, les uns ayant les moyens de résister aux températures extrêmes , les autres étant éliminés car indigents. Je cite:

« Cela peut paraître alarmant mais il n’y a rien de bien nouveau dans cette possible spéciation. Etes-vous sûrs qu’il n’existe pas déjà des endroits sous vide, complètement artificiels, ou’ des millions d’esclaves travaillant dans la souffrance à l’édification et la maintenance d’un Disneyland géant au seul bénéfice d’une élite oisive? » Allusion peu voilée à Dubai ou à Las Vegas.   

Aujourd’hui, les riches rachètent les meilleures terres des pauvres, les mines, les concessions dans les meilleurs puits de pétrole ou de gaz qu’on exploitera jusqu’à plus soif, ils sécurisent leurs approvisionnements futurs en minerais, en uranium, en quotas de CO2.

Les capitalistes savent les fractures que leur immonde dessein provoquera, ils se cachent derrière les slogans du développement durable pour gagner le temps du non retour.

Le partage, c’est maintenant, Rome et la conférence de la FAO sur la faim dans le monde valait tous les Copenhague et les Grenelle de l’environnement du monde, mais les riches n’étaient pas là parce-que les profits sont sur la rampe de lancement des énergies bio. Le bio est tout sauf une solution pour les pauvres.  

Il est encore temps de partager l’ inutile des riches, de freiner ce super-tanker de la démesure avant que les pauvres n’aient plus rien à subir qu’un sort  au souffle chaud.  

 

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ECHEC ANNONCE

Posté par provola le 21 novembre 2009

Comme une issue inéluctable, l’article « l’orchestre de pitres » a précédé l’échec de Cophenague de quelques heures. Obama et ses créanciers de service, Chinois jusqu’au bout des ongles ont décidé que la grande conférence sur le climat serait une au mieux une promenade de santé sur les bords de la Baltique. 

Le président Danois convoqué par les leaders du monde a du prendre le premier avion pour recevoir une gifle à la place de 300 millions d’Européens. Le duo Chino-Amérique n’ acceptera aucun engagement chiffré le mois prochain, ce qui de fait revient à prévoir un fiasco total pour ce qu’on annonçait être la réunion de la dernière chance.  

La Chine ne veut pas freiner la cadence de son développement à marche forcée, Obama n’a pas été élu pour enlever les bonbons de la bouche de ses concitoyens. L’une veut continuer à croître, l’autre continuer à consommer. La première a les plus grandes réserves mondiales de dollars qui ne peuvent garder leur valeur que si l’Amérique continue à bénéficier de son train de vie de nabab. Comme le nabab n’ a plus de sous, la Chine doit financer la dépense d’un état ruiné aux citoyens dispendieux. L’état riche du soleil levant aux citoyens miséreux n’a que le choix d’ assurer la dette de son meilleur client.

Dans ce fatras de marchands de tapis, ces boutiquiers qui sont les plus grands émetteurs de gaz à effets de serre, l’écologie est une variable d’ajustement, au mieux une opportunité de business.

C’est la raison pour laquelle, l’éléphant de Copenhague ,accouchera d’une souris, de laboratoire.

On pourra toujours demander au Népal de nettoyer le camp de base de l’Everest et au Zimbabwe de réduire le nombre de crocodiles, la facture climatique ne s’en trouvera pas pour autant réduite. 

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LA LETTRE AU PERE MESSMER

Posté par provola le 17 octobre 2009

Face à la dépendance de la France vis à vis des pays de l’Opep , Pierre Messmer, alors 1er ministre lance le 5 mars 1974 le programme de construction de treize centrales nucléaires de 900 mégawatts. Personne n’est consulté pas même le Parlement, à l’époque , j’envoie une lettre au premier ministre à la teneur suivante:

« Mr le 1er ministre suite au lancement du tout nucléaire , comment pouvez-vous garantir une sécurité à 100% des installations et du fonctionnement des centrales nucléaires, qu’allez vous faire des déchets dont la durée de vie est de plusieurs millions d’années, va-t-on devoir les envoyer dans l’espace pour qu’ils s’écrasent sur le soleil?

Je ne vous mens pas, en 74 on se posait réellement cette dernière question, on allait utiliser le futur programme Ariane pour balancer des carottes sur notre soleil  »

A l’époque , j’ai 16 ans, deux ans ans plus tard je rejoins Brice Lalonde aux « Amis de la Terre » .

35 ans après, j’attend toujours une réponse, plus de Messmer qui nous a quitté voilà deux ans, paix à son âme, mais une vraie réponse de scientifiques.

35 ans après on retrouve 25 kg de trop de plutonium sur le site de Cadarache, on retrouve des déchets radioactifs dans des convois clandestins en route pour la Sibérie, on a un ministre de l’environnement Borloo, qui publiquement demande que toute la lumière soit faite, on mange encore des champignons contaminés par Tchernobyl, on sait que le programme français n’est pas reproductible à l’échelle mondiale.

En imaginant que l’on règle les problèmes de la répartition des sites de centrales, du choix des pays pouvant y accéder, de la dissémination des sites, du transport de l’uranium à l’échelle de la planète, du stockage des déchets durant des centaines de milliers d’années, de leur retraitement, du temps nécessaire à la construction des centrales, de leur destruction après cinquante ans, de l’approvisionnement en combustible, du prix du combustible , de la multiplication des sites d’extraction de l’uranium, de la rareté, à terme du combustible, en imaginant donc que tout le monde se mette d’accord sur tout, on arriverait tout au plus à produire 20 % de l’électricité mondiale grâce au nucléaire à partir de 2030, ce qui nous laisse tout le temps pour continuer à enfumer notre espérance de vie sur Terre, allègrement.

Sans compter qu’avec la multiplication des centrales à risques, un nouveau Tchernobyl devient plus qu’une hypothèse, une probabilité.  

Faire croire que la solution au réchauffement climatique passe par la filière nucléaire est un argument fallacieux, il n’y a qu’Areva  pour tenter d’imposer de telles sornettes. Sarko a beau assurer l’approvisionnement en uranium de la France sur les meilleurs sites au Kazakhstan, au Niger et au Congo, l’instabilité , voire le despotisme de certains régimes , la précarité de la logistique locale, les négligences dans la sécurité des sites d’extraction permettent de mettre en doute l’ensemble du processus d’exploitation. Quand on aura compris que l’accaparement des meilleurs sites fait l’objet d’une concurrence féroce entre les exploitants Américains, Canadiens, Français ou Chinois on imagine la teneur des négociations  avec des régimes potentiellement pervertis et à la botte de leurs clients.

Le nucléaire est un business, comme la croissance verte, c’est aussi une guerre entre AREVA , Westinghouse, Siemens, la Chine, les Etats-Unis, le Canada, l’Iran, Israël, le Pakistan. Dans cette lutte acharnée et sans merci pour être les premiers de la classe dans le développement de nouvelles technologies, on est loin de la logique de la réduction  des gaz à effet de serre, on est plutôt dans le pousse-toi de là pour que je m’y mette.

Si cette guerre s’étend malgré sa totale inutilité environnementale, même Superman et son allergie à la cryptonite aura du souci à se faire lors de ses vols planés au dessus de nos cranes chauves.

 

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LA VERITE DU MENTEUR

Posté par provola le 15 octobre 2009

Nicolas Hulot est tombé dans l’écologie comme Henri Ford est tombé dans l’automobile, l’un voulait gagner de l’argent en  donnant la liberté de se déplacer à ses concitoyens, l’autre vend du bio en placardant ses auto-portraits, l’un  vendait des portes-clés sur roues, l’autre vend  des tee-shirts tagués au syrop d’érable.

Hulot est un développement durable à lui tout seul , comme ses affaires, il prospère du coté des causes justes.

Laissons-lui son talent, son amour pour les plantes vertes, son revirement sur le tard, son cheminement rédempteur, son pèlerinage de la décroissance.  

Il est une sirène cathodique, sur son îlot perdu il attire les gros poissons sponsors, les requins l’Oréal et Bouygues (biensûr) qui espèrent se redorer la pilule sur le dos de la mauvaise conscience populaire, son Titanic est une épave à logos avant d’être un syndrôme. 

« Il faut avoir des moyens pour se faire entendre » clame -t-il un peu gêné aux entournures.

Il faudrait donc pactiser avec le Diable sous prétexte d’exister.

Evidemment, De Gaulle n’existerait pas sans les nazis, Bettancourt n’existerait pas sans les Farcs, est-ce une raison pour jeter aux orties le reste d’honnêteté intellectuelle?

Le saltimbanque souffre d’un déficit de crédibilité par sa totale connivence avec les coupables du grand saccage, en ce sens son brûlot schizophrène n’ a aucune légitimité. Il est l’OGM transfuge du sahel industriel, l’Attila des sources.

N’existerait-il pas d’autres germes, naturels ceux-là, capables de redonner vie aux sillons du futur?  

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25 SEPTEMBRE DERNIER JOUR DE L’ANNEE

Posté par provola le 26 septembre 2009

Nous sommes déjà en 2010 , personne ne vous l’a dit, mais C N C vous l’assure , 2009 n’a duré que 9 mois. Il ne s’agit pas d’astronomie, le ralentissement de la rotation de la terre pourrait même faire penser à l’effet inverse. Non, il est ici question des ressources naturelles de notre planète mère et de leur substitution toujours plus illusoire.

Le très sérieux Global Footprint Network a ainsi mesuré l’empreinte écologique, l’impact de nos sabots de sept lieues sur un gazon ressemblant au feutre d’un billard. L’humanité dilapide les boules de plus en plus vite, de telle sorte que le jeux risque de se terminer à brève échéance. Durant les trois derniers mois de l’année, on rase gratis, on entame le capital vital de nos enfants. 

Tout a été mis en boîte, du beefsteak qui garni la gamelle des nouvelles générations, aux téléphones portables à changer tous les six mois, aux voitures  remplaçant les vaches sacrées au centre de Bombay, au souvenir de la forêt d’Amazonie et des glaciers du Groenland.  

Résultat , cette année au 25 septembre , l’humanité a épuisé les réserves à disposition et commence donc à entamer le capital des futures générations, on retrouve ainsi la logique de nos systèmes économiques qui a trouvé dans la dette la source de notre aveuglement . On emprunte à nos enfants sans avoir le courage de leur dire que ne les remboursera pas, on leur vole leur planète en les installant sur un rafiot qui prend l’eau.

Le CO2 n’est qu’une petite lorgnette d’observation, tout se dégrade , l’eau , la terre , l’air , même l’espace est pourri et couvert de détritus, les prochaines expédition galactiques vont devoir embarquer un système anti-collision pour quitter l’espace temps.Voilà ou’ le bât blesse, on a pollué le temps, empiétant sur les ineffables empreintes de nos successeurs .

Le cataclysme financier en cours a à peine freiné la marche forcenée de cette armée napoléonienne, de cette weirmacht à l’assaut des brûlures d’Ukraine, des Bérézina et des Stalingrad. L’aventure sent le souffre, l’année dernière le réveillon du dernier jour de l’année avait eu lieu le 23 septembre , un coup de semonce comme la crise tant décriée nous aura fait gagner deux jours. 48 h de sursis pour un futur en pointillé.  Et le gouvernement mondial de sabler le champagne de la reprise et de la croissance retrouvées, on va enfin pourvoir repartir vers un ramadan du business chaque fois plus précoce, bientôt fêteront nous le premier janvier par un feu de la saint Jean.   

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VOIR COPENHAGUE ET MOURIR

Posté par provola le 20 septembre 2009

En réponse à un article de Fabrice Nicolino sur la priorité impérieuse à donner à la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique:  

   « Enfant du Club de Rome , je suis à l’écoute des dérèglements écologiques depuis 35 ans, mais les écolos du 16 ème arrondissement me répugnent et le Cohn de service m’ennuie car il est le roi des populistes de la parole verte.

Je tâte du glacier dans mes rêves et sous mes crampons et leur existence m’est plus chère que ma propre vie . Autant que je crois savoir le début de leur retrait précipité date du milieu du 18ème à une époque ou’ la prise de la Bastille était la principale source de gaz à effet de serre.
Alors parlons d’abord de la malnutrition, du manque d’eau, du palu et même de la rougeole qui tue encore 200 000 personnes à travers le monde par an.

Le manque de solidarité instrumentalisé par le libéralisme est la véritable émanation mortelle.
Copenhague, rassemblement des pollueurs à qui on a enlevé un bilboquet sera un piège à cons, avant d’être un piège à CO2. »

A en entendre certains, nous en sommes arrivés à une sorte de dernière plage , un Pearl Harbour de la guerre mondiale du CO2.

Rappelons nous Kyoto et ses résolutions si inexorablement suivies d’aucun effet.

N’attendons rien de Copenhage, peut être alors seront nous agréablement surpris. 

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TAXE CALZONE

Posté par provola le 5 septembre 2009

Le grenelle de l’environnement a donné la taxe carbone qui est à l’écologie ce que la pizza calzone est à la gastronomie: une escroquerie gustative. Dans la calzone il n’y a rien …que du vent , en l’occurrence , du CO2; ou comment vendre de l’air dix fois plus cher que la farine dans laquelle on vous roule. La calzone est un soufflé qui n’a que l’intérêt de cacher la misère des quelques tomates en boite, d’un oeuf pas assez cuit et d’un oignon…carbonisé.

Il aura fallu retourner la France et sa conscience, rappeler les premiers pizzaioli Rocard, Borloo, Juppé, Hulot pour juger  s’il suffit pour rassurer l’électorat, de retourner la bonne pâte de l’opinion publique. 

Changer les comportements, c’est le but, pas la consommation qui est le coeur du système, il ne manquerait plus que ça !

Il vaudrait même mieux que de ce point de vue la situation s’améliore et que chauffent les cartes bleues.

C’est dire qu’il faut taxer, sans taxer. Il faut taxer pour dire qu’on fait quelque chose…d’écolo, sans que cela ne pénalise… ce qui détruit l’environnement, c’est à dire la course à l’échalote.

14€ la tonne de carbone produite , cela veut dire 0,03 € le litre d’essence, autant dire rien, même pas le dixième de la différence de prix du litre entre la pompe sur l’autoroute et le supermarché. On a jamais vu personne sortir de l’autoroute pour faire un plein au supermarché du coin pour un écart de 20 centimes au litre.

Autre élément de réflexion , le prix du carburant est à dix pour cent près le même au Portugal qu’en France , les salaires y étant inférieurs de … 50%. cela n’empêchant pas les Portugais de rouler comme les Français.  

On va donc inciter la population à prendre le bus , heureusement qu’il n’y en a pas partout et que la voiture restera le rêve suprême. La taxe carbone serait une contribution en ce sens que l’on devrait redistribuer aux vertueux et donc rendre d’une main ce que l’on a pris de l’autre ce qui devrait éviter le péquin landa de gripper le moteur de la reprise. 

14 € la tonne de carbone, en considérant que les voitures modernes produisent environ 200g de CO2/km, la tonne est produite au bout de 5000 km. En considérant une consommation moyenne de 8 l/100 km, il faut 400 l d’essence pour parcourir 5000 km , l’augmentation à la pompe sera donc de 1400/400 =   environ 3 centimes…ht soit 3,6 centimes car il faut taxer la taxe la plus juste par de la TVA qui est l’impôt le plus injuste.

On va donc taxer à 4 centimes pour simplifier; mon voisin qui voyage en Hummer, le 4X4 destroy ricain, une espèce de dinosaure à la con qui consomme  du 23 litres/100 km et produit 432 g de CO2 /km va voir son essence augmenter de 3,6 centimes. Mon voisin que j’aime déjà beaucoup moins produit 1T de CO2 en 2315 km et il lui faut 532 L d’essence pour les parcourir. En considérant que l’on devrait taxer au km , et non pas au taux d’émissions , pour parcourir 5000 km , le Hummer produit 2,160Tonnes de CO2 qui au prix de la tonne à 14€ vaut 30,24 €, 5000 km  qu’il devrait parcourir avec 400 l d’essence , ce qui fait un ratio de 30,24 €/400= 0,75 € X 1.2 TVA = 9 centimes soit 3 fois plus que ce qu’il va réellement payer . Cela commencerait  à ressembler à quelque chose, cela commencerait à remuer dans les chaumières. Sans cela  le bilan carbone risque  de devenir un bilan calzone.

Une calzone à 14€    

          

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