LE PAYS D’AVATAR

Posté par provola le 13 avril 2010

 

 11917081.jpg James Cameron, réalisateur du film Avatar veut sauver les tribus de la forêt amazonienne de la disparition de leur habitat naturel. La digue de Belo Monte sur le fleuve Xingu, un des principaux affluents de l’Amazone devrait noyer le territoire de 12 000 indigènes et les obliger à fuir.

La construction pharaonienne coûtera 17 milliards de dollars, les eaux devraient envahir une étendue de plusieurs dizaines de milliers de km2 et Cameron a vu dans le cri de douleur la même exaspération que celle des habitants de Pandora la planète martyrisée par les hommes dans le film Avatar.

Le réalisateur, interpellé par les associations de défenseurs des droits des indigènes a écrit au Président brésilien Lula pour qu’il reconsidère l’ensemble du projet indiquant qu’il prendrait la tête d’une véritable bataille environnementale.

Nous jugerons des résultats sur pièce, pas réellement convaincus que le roi de Pandora soit réellement redescendu sur Terre.    

En attendant voici une déclaration des principaux intéressés:

« Nous dirigeants indigènes, Mebengokre(Kayapó),Xavante,Yudja,Kawaiwete,Kisedje,Kamayura,Kuikuro, Ikpeng, Panará, Nafuka, Tapayuna et autres dirigeants habitants du bassin du rio Xingu et des régions environnantes, réunis en assemblée au village de Piaraçu (TI Capoto Jarinã) depuis le 28/10/2009, n’acceptons pas la construction du barrage de Belo Monte ni d’un quelconque barrage dans le bassin du rio Xingu. Nous récusons le rapport technique de la fondation nationale de l’Indien (FUNAI) mémoire n° 709/GAB/CGPIMA/09, se référant à la composante Indigène du Rapport d’Impact Environnemental (RIMA) de emprise appelée Approvisionnement Hydro-Electrique Belo Monte (AHE Belo Monte). Au contraire de ce qui est constaté dans ce rapport, dans lequel La FUNAI “considère que l’emprise en question est viable “, Le rapport du panel de spécialistes qui ont analysé l’étude EIA-RIMA, rend évidente la non-viabilité économique, sociale et environnementale de cette emprise. Le mouvement en cours au village de Piaraçu est contre la construction du barrage de Belo Monte. Lors de cette réunion, nous, jeunes dirigeants, n’acceptons pas que soit construit le barrage sur le rio Xingu, dans la commune d’Altamira-PA. Nous paralysons la traversée de la barge qui traverse le rio Xingu, nous ne savons pas quand la traversée va revenir à la normale, nous sollicitons les autorités pour qu’elles comprennent nos revendications et manifestations qui interviennent en ce moment même  au village de que Piaraçu, nous dirigeants, avec les caciques sommes très indignés du discours du Ministre Edson Lobão, qui dit que « DES FORCES DEMONIAQUES EMPECHENT LA CONSTRUCTION », nous voulons que le ministre vienne ici dire cela devant les caciques et les dirigeants. Ainsi personnellement écrivant cette lettre j’espère que ma parole écrite sera divulguée. »   Matudjo Metuktire, Chef de secteur des Affaires Indigènes, Municipalité de São José du Xingu        

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LE TEMPS DES CLIMATO-SCEPTIQUES

Posté par provola le 5 avril 2010

Les Hulot à ma droite, les Allègre à ma gauche, le crépage de chignons a quelque chose de dérisoire, qui semble représenter une excellente publicité pour les faux-ennemis aux intérêts communs. 

En pleine polémique sur le climat, il n’est pas évident de dégager des idées forces sur la réalité des bouleversements climatiques car les supposés défenseurs de la planète ne sont pas forcément les gentils et les pourfendeurs des dogmes climatiques ne sont pas forcément les méchants. Le débat sur le réchauffement climatique en cours (s’il existe), n’est pourtant pas l’essentiel des enjeux du futur.

Partisan d’une systématique frugalité de comportement économique, persuadé depuis longtemps que les dégagements de CO2 anthropiques participent à l’élévation des températures globales, je reste conscient des lacunes des modèles de calculs à notre disposition, je crois que les scientifiques feraient bien de ne pas tenter de nous forcer la main par des atermoiements inutiles , des chiffres biaisés ou approximatifs. La seule façon d’amener la population à opter pour une attitude responsable au regard des impacts environnementaux est d’éviter les raccourcis, la peur, l’effet d’annonce.

Claude Allègre ne fait pas autre chose que relever les erreurs, que stigmatiser les modes médiatiques, mais en forçant sur le coté imbuvable du personnage par des imprécisions qui confinent à la manipulation. Les orthodoxes du GIEC répondent par les mêmes méthodes, en dégainant dédain et rancoeurs refoulées.

Il ne s’agit pourtant pas de croire les uns ou les autres, il s’agit de naviguer à vue et de garder notre sang froid.

A la question: le réchauffement climatique en cours est-il dû à l’activité humaine ? Nous pouvons répondre:

Ce réchauffement a commencé au milieu du 19 ème siècle , au moment ou’ l’on ne peut soupçonner l’homme d’avoir déjà enclenché la machine infernale.

A la question: ce type de réchauffement s’est-il déjà produit auparavant ? Nous pouvons répondre:  

Oui , le rythme et l’amplitude du réchauffement en cours ont déjà eu lieu quatre fois lors des quatre derniers millénaires.

A la question: le réchauffement continue-t-il ? Il semble qu’une stagnation des températures soit observée depuis une dizaine d’années.

A la question: le niveau actuel de CO2 dans l’athmosphère a-t-il déjà été atteint ? Pas durant les dernières dixaines de milliers d’années, le taux de CO2 record actuel dépend de l’activité industrielle humaine.

A la question : le niveau de CO2 est-il responsable du réchauffement ? Nous pouvons répondre… oui et non. Oui car ce gaz a la propriété indéniable d’emprisonnement des calories, non car il est beaucoup moins présent que la vapeur d’eau dans l’athmosphère qui est elle aussi un puissant gaz à effet de serre. Les cycles d’intensité variables du soleil, la masse de l’océan, sans commune mesure avec celle de l’atmosphère, semblent être de bien plus puissants « détraqueurs de météo. »

A la question : peut-on prédire les températures à venir sur la planète ? Nous pouvons répondre: Non. Les ordinateurs les plus puissants ne peuvent pas réduire le chaos climatique à de simples courbes mathématique, le climat n’obéit à rien d’autre qu’à lui-même.

A la question : Peut-on continuer impunément à polluer et à augmenter les gaz à effets de serre ? Nous pouvons répondre: non, car il  est probable que les capacités d’absorption du surplus de CO2 et de méthane du système soleil, océan, atmosphère, terre ont déjà été fortement entamées.

A la question : quand pourra-t-on avoir la certitude d’une réelle action de l’activité humaine sur le climat ? Prochain élément de réponse, le prochain rapport du GIEC , en 2012. (Le précédent faisant débat actuellement date de 2007)

A la question: que fait-on en attendant le prochain rapport ? Même en l’absence de réponse définitive, le principe de précaution nous impose de corriger les excès des dernières décennies en limant en priorité les inégalités. Car au bout du compte, la question du climat n’est que subalterne à l’exaspération des disparités sociales.  

           

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QUERELLES SUR LA METHODE VERTE

Posté par provola le 30 mars 2010

A propos du retrait de la fondation Nicolas Hulot du Grenelle de l’environnement, (suite à l’abandon de la taxe carbone), lettre ouverte à Fabrice Nicolino (voir blog: Planète sans visa) qui se réjouit de la décision du « maire d’Ushuaia » :  

la ligne de démarcation délimitant une décroissance raisonnée d’un mièvre accompagnement de l’escroquerie consumériste se situe près des intérêts obscurs de cette caste de bonimenteurs représentée par ton nouvel ami , le sieur Hulot.
Tu excuses la tromperie du Grenelle en dédouanant les rentiers de la banque verte,les vendeurs de gadgets durables,les surfers de vagues bio. Comment te laisser aller à de tels virages incontrôlés, de telles compromissions, de tels rapprochements avec les héros de l’intrigue écolo, les acteurs des telenovelas de la défense environementale.

Laisse-là les pitres du green business, qui comptent à rebours le cycle de la planète sur une rolex. Nanti parmi les nanti, Hulot n’a aucun intérêt à bousculer le sytème qui l’a élu au rang des écoutés, il est de ces révolutionnaires de la pensée des autres, un sbirre du libéralisme forcené pour qui l’abolition des privilèges, vrai raison des dérèglements planétaires, représenterait le retour à l’anonymat.

La révolution de 89 n’était qu’une farce bourgeoise, on ne va pas se voiler la face deux siècles après, on n’a plus le temps

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DECROISSANCE, LA VOIE DE LA RAISON.

Posté par provola le 9 mars 2010

2 milliards et demi d’individus de plus d’ici 2050, à la vitesse d’un TGV lancé à toute allure, il est probable que ce fatras nous mène au clash si nous poursuivons la fuite en avant de ceux qui se veulent plus malins et propriétaires de vacuité que les autres et qui ne donnent aux autres que l’envie de les suivre.

Rien n’indique que les prévisions du Club de Rome, radiographie des débordements consuméristes, soient inexactes même si elles n’étaient pas parfaitement chronométrées.

Le choc, car choc il doit y avoir, alors que toutes les courbes des croissances (population , pollution, épuisement des sols, des ressources naturelles, des terres agricoles, du sous sol, de l’eau douce) convergent vers une décroissance forcée en un moment quelconque du 21 ème siècle, ce choc ne sera évité qu’ en freinant notre cargo des basses besognes, pétrolier géant, notre frénésie, notre désespérante course vers le nulle part , bien avant l’instant I.

La Terre est une et définie, non pas élastique et extensible à souhait.  Bien-sûr ce discours mille fois rabâché semble se perdre dans les méandres de la lassitude, diatribe lancinante pour qui sent le sol se dérober sans que le respect mutuel des hommes parvienne à surmonter leur ignorance de l’impermanence.

Apprenons aux hommes à se savoir mortels, cela freinera en l’instant leur instinct possédant, cela calmera la fièvre acheteuse que les libéraux ont refilé au monde entier.

« Le choc viendra », cette idée peut-être saugrenue, venue du fond des âges, fille d’apocalypse, mais n’est-on pas tous de simples apocalypses, c’est se croire encore un peu concerné par l’immédiat futur qui pourrait ne pas être ce qu’on croit. Mais au delà, n’a-t-on pas tout lieu de penser que ce que nous vivons n’a jamais été et pourrait bien ne pas avoir de suite qui ne soit insupportable. D’ailleurs, l’insupportable n’est-il déjà point le quotidien de nos contemporains, nos voisins, nos frères ,une partie de nous, pour qui notre surplus n’est qu’une honte assumée.  

Et puis ce n’est pas parceque rien ni personne ne peut changer un cours des choses qui n’obéit qu’au chaos, aux chercheurs d’or, qu’il ne nous revient pas de planter les jalons de la raison.

Bien-sûr nous brûlerons tout le pétrole et tout le gaz et tout l’uranium que nous pourrons trouver car nous donnons un prix à tout ce que nous épuisons et accumulons alors que nous ne devrions donner une valeur qu’à ce que nous savons renouveler et partager. Plus nous épuisons et accaparons les ressources naturelles plus nous nous appauvrissons alors que estimons que ce processus doit au contraire nous enrichir. Nous appelons cela économie, nous devrions l’appeler gaspi.

C’est bien cet équivoque qui nous mène hors du champ de la raison, ce lapsus historique qui boutte notre époque hors de l’héritage des lumières, qui nous empêchera de restituer en l’état ce que nous avons reçu de nos ayeux.      

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LES BUSINESS MEN DE L’ECOLOGIE

Posté par provola le 7 mars 2010

Il suffit d’un clic et vous êtes dans le green, notre-planète.info vous propose de la ferme en boite et de participer à la longue marche bobo du marché vert.

Qui se cache derrière cette affiche aux allures de belle dégingandée qui sent bon le flacon d’Ushuaia ?

Le fondateur Christophe Magdelaine est géographe et enseignant à l’université Paris VII, il est « passionné » par la nature , l’environnement et ses multiples facettes ».

Le site nous indique qu’il vient de battre son record de fréquentation, 11000 visites par jour et 30 000 pages visualisées. On nous rappelle que le site est une vitrine…sic pour les employeurs, les associations et les professionnels qui s’engagent dans le développement durable. Un peu plus loin voici venir le coup de grâce: le fondateur Magdelaine n’a pas, comme tant d’autres, eu d’objectif commercial, faire du fric sur internet sur le dos du développement durable.

La coupe est pleine, n’en jetez plus. Non notre-planète.info est né pour informer et sensibiliser le plus grand nombre.

Sur notre-planète.info vous pouvez: insérer votre publicité (voir la grille tarifaire), diffuser vos communiqués, devenir sponsor du site.  Vous organisez une conférence débat ? profitez de la vitrine notre-planète.info, vous bénéficierez de la fréquentation du site, vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de bobos qui se branchent au retour des sports d’hiver.  

Vous pouvez vous afficher en diffusant vos panneaux publicitaires sur toutes les pages, les campagnes sont évaluées au CPM c’est à dire au nombre d’impressions (comptées par milliers ) de votre image. On peut décider du nombre d’impressions que l’on souhaite, un plafonnement par jour et une modification du capping est possible par simple demande. Prix d’une bannière haut de page pour 150 000 passages : 300 euros.

On compte déjà parmi les partenaires: Auchan qui lance sa campagne croissance verte, (tout le monde connaît l’engagement du groupe Auchan envers la sauvegarde de la planète et surtout l’attirance de la famille Mulliez fondatrice pour les refuges fiscaux wallons), Ubyrisk consultants études et conseils auprès des entreprises, l’Université de Sherbrooke au Canada qui propose un master en environnement, l’installateur de photo-voltaïque, les demandes d’emploi sur l’énergie renouvelable se multiplient, les conférences bio se présentent, tout ce remue-ménage qui se veut la forêt vierge des temps modernes sent le pavage usé de la gare du nord du temps des locomotives à vapeur.

Les vieux cons qui ont subit la déferlante des radios libres sur la bande FM avant de se faire balayer par la pub, revoient passer la même escroquerie intellectuelle, sous couvert de gagner leur indépendance, les radios pirates et libertaires d’alors se sont rangées du côté des affaires et du tiroir-caisse, la  liberté de parole a rendu l’antenne aux annonceurs, les gros trafiquants d’ondes ont racheté les langues déliées et les fréquences cardiaques.     

L’écologie du Web comme la bande FM d’il y a trente ans est devenue un produit de consommation, un appât à bobos, une trappe des bons sentiments, un trafic rentable de pluralité servile, un piège à révolutions.  

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LE CLIMAT DES TARTARES

Posté par provola le 2 mars 2010

Nous sommes soumis au steak, l’histoire du climat est un transit d’estomac, les vaches sont pires que les bagnoles, les camions et les zings réunis car la rumination n’aura pas droit à sa révolution énergétique de sitôt.

18 % des gaz à effet de serre sont dus au rôt de nos vaches et au delà, l’élevage, c’est 20 milliards d’animaux, trois fois plus que d’humains. L’élevage pèse plus sur la balance des pollutions atmosphériques que les transports, il représente 37 % du méthane émis dans l’atmosphère par l’humanité, ce gaz dont le pouvoir réchauffant est 23 fois supérieur à celui du CO2.

La déforestation pour convertir les forêts en pâturages ou en cultures fourragères émet 9 % des gaz à effet de serre.(source FAO, organisation des nations unies pour l’alimentation)

40% des terres agricoles sont mobilisées pour nourrir le bétail et il faut entre trois et neuf calories végétales selon les espèces pour produire une calorie animale. Selon les projections de la FAO , il faudra doubler la production mondiale de viande à l’horizon 2050 pour répondre à la demande d’une population comptant 2, 3 milliards d’individus supplémentaires . Mais alors l’humanité sera confrontée à un sacré dilemme: par manque de nouvelles terres à cultiver, que faire pousser, des céréales ou des plantes fourragères ?

La seule solution consistera sans doute à limiter la consommation quotidienne de viande, ce qui va à l’encontre de la tendance actuelle qui a adopté le boeuf.

Le steak tartare est plus néfaste pour la planète qu’un Boeing 747, il faudra bien arrêter un jour d’ingurgiter des réacteurs si l’on ne veut pas risquer de griller tout cru dans le barbecue.         

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LES PATES DE SABLE DU CANADA

Posté par provola le 28 février 2010

Jeux de patés de sables bitumineux, jeux de vilains. 

CNC ne s’était jamais posé au Canada, en ce jour de clôture du Grand Barnum des Jeux Olympiques d’hiver, l’occasion nous est donnée d’aller y respirer l’air pur, de rencontrer les populations inuites attachés case à la main, de faire un demi-tour en traîneau, de braquer les projecteurs, pas les spots publicitaires sur un pays sans histoires, en apparence bien sous tous rapports, qui pourrait bien devenir un voyou des bas quartiers du monde.

Pour commencer par les bonnes nouvelles de bobos, l’honorable ministre de l’environnement canadien au nom sans intérêt a promis que son pays compenserait les émissions de CO2 engendrées par les jeux: « Le Canada est fier d’être le premier pays hôte de l’histoire à favoriser la compensation des ses émissions de gaz à effets de serre produites durant la tenue des jeux olympiques. »

Le pays investira 150 000 dollars (110 000 euros ) dans des initiatives axées sur la réduction des émissions de carbone en vue de compenser les 7500 tonnes de carbone engendrées par l’activité des jeux olympiques. Fermez le ban, 110 000 euros, la Bonne Action pour la planète, les Canadiens nous prennent pour des cons.

Déplaçons nous de quelques centaines de kms, dans l’état d’Alberta, là sont sans doute stockées les plus importantes réserves pétrolières mondiales avec celles d’Arabie Séoudite dans ce que l’on appelle les sables bitumineux, un véritable trésor. Le souci, c’est que pour extraire le pétrole de ces tourbières, il est nécessaire de produire des quantités de CO2 bien plus importantes que pour des extractions classiques.

Les dommages environnementaux s’annoncent massifs, pollution des nappes phréatiques ( d’énormes quantités d’eau étant nécessaires pour cette extraction si particulière, on craint d’accentuer le déclin des réserves d’eau douce, continu dans l’état depuis dix ans), réductions du rendement des terres agricoles, pollution des forêts.

L’extraction d’un baril de pétrole des sables bitumineux dégage trois fois plus de gaz à effets de serre que celle d’un baril de pétrole classique, en 2003 déjà, l’état de l’Alberta est devenu capitale de la pollution atmosphérique industrielle du Canada après avoir généré plus d’un million de tonnes de CO2, 120 fois plus que les Jeux Olympiques et l’on en est qu’au tout début de la montée en puissance des forages.

Par le simple fait que le Canada devienne le principal producteur mondial d’hydro-carbures, il se pourrait bien qu’il devienne également le plus grand pollueur. Voilà comment le pays des Esquimaus, des élans, des caribous et des érables deviendra celui des pompes, des pipe-lines, des citernes et des raffineries.  

Merci donc aux Jeux Olympiques de Vancouver de mettre 110 000 euros à la disposition de la sauvegarde de la planète.   

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LE RECHAUFFEMENT QUI REFROIDIT LA CONSCIENCE

Posté par provola le 27 février 2010

Se tortiller les méninges sur la véracité du réchauffement climatique anthropique empêche de se pencher plus studieusement sur les mille dégradations induites par notre développement. Le GIEC ne prétant pas posséder la vérité, qui pourrait y prétendre  d’ailleurs, il n’en demeure pas moins une source d’information indispensable. Laissons à la croyance ce qui reste pour le moment du domaine  de la croyance et occupons nous des faits.

17 000 enfants meurent de faim chaque jour,  le pétrole facile à extraire aura été épuisé en quelques décennies, la question n’est pas de savoir si le petrol peak (le point haut de la production pétrolière) aura lieu en 2050 ou en 2070 , à l’échelle des temps , ça n’a aucun sens, la question est de savoir comment aujourd’hui, on peut empêcher les enfants déshérités de mourir à une époque ou leurs congénères se baladent allègrement autour du globe avec des spatules à skis. 

Le Club de Rome ne disait pas autre chose que l’imbrication des courbes de la croissance de la population, de l’épuisement des ressources naturelles, de l’apauvrissement des sols, de la disparition des faunes marine et terrestre,  des sources d’eau douce, de l’augmentation exponentielle des pollutions.  

N’écoutons pas les climatologues du Giec, ni même les climato-sceptiques, n’écoutons pas les géologues, les glaciologues, les agriculteurs, les politiques, la gauche, la droite, les ricains , les Chinois, ou plutôt écoutons les tous. Tous ont de bonnes raisons de croire qu’ils détiennent la clé de la rédemption, tous ont tort en détenant une petite partie de la vérité. 

Les mystères du climat de la planète sont au moins aussi profonds que les secrets du bonheur des peuples dont la politique n’est qu’une des thérapies .   

Les paradis fiscaux , la pensée néo-libérale, les baisses d’impôts, l’évasion fiscale, la cupidité portée à son paroxysme sont les véritables maux, plus encore que les aléas du climat, ils sont une mal-donne pour les générations futures, la cause profonde des disfonctionnements économiques, une distorsion de la répartition des richesses, un vol global modifiant la météo politique, un accaparement du  Gulf Stream de l’histoire.

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EMISSIONS DE CO2 AUTOMOBILES: LA GRANDE SUPERCHERIE

Posté par provola le 24 février 2010

Les galeries d’expositions automobiles ressemblent au musée d’Orsay, le tableau des données d’émissions de CO2 ressemblent à s’y méprendre à une toile impressionniste, le paysage y est propice à l’achat. Passez la toile aux rayons x, vous y trouverez les ingrédients du plus grand des surréalistes, Dali, qui devant de tels subterfuges eut déplacé le centre du monde depuis la gare de Perpignan, vers une une vitrine à chars.  

On savait déjà que personne n’y comprenait rien, que le taux de CO2 au km de notre véhicule correspondait vaguement à son pouvoir polluant mais toute cette fièvre rédemptrice avait vaguement l’air de nous enfumer le thermomètre. On aurait voulu nous pousser à l’achat en multipliant les normes qu’on ne s’y serait pas pris autrement.

Ces dernières années, la série des normes euro 3, euro 4, euro 5 se succèdent à un tel rythme qu’aucun automobiliste ne peut réellement prendre la mesure de la véracité des avantages proclamés. On culpabilise le malheureux propriétaire d’ une euro 3 d’occase, alors que les euro 5 sont déjà dans les paquets cadeaux, à peine a-t-on franchi la porte de la concession que la belle est déjà dégrafée comme ne correspondant plus aux canons de la propreté.

Tout ce foutoir sentait bien le gasoil réchauffé mais rien n’avait encore étayé cette impression bizarre d’escroquerie à grande échelle. Or une étude conjointe des journaux allemand Autobild et italien Repubblica vient apporter la preuve que les données en termes de consommation des automobiles sont totalement bidonnées par les constructeurs. Et qui dit consommation dit bien évidemment émissions de CO2, valeur sur laquelle se base l’ État (lui-même serait-il complice ?) pour calculer la prime à la voiture soit-disant propre.

Les écarts entre les valeurs de consommation constructeurs et les données réelles sont parfois de 40 % sans que personne n’ait jamais trouvé à redire.  Disons les choses commes elles sont , toutes les valeurs de consommation sont fausses, ce fait est avéré par le témoignage de millions d’automobilistes désormais persuadés que leur voiture ne respecte pas les données fournies.  

Il semble déjà fascinant de se rendre compte à quel point les constructeurs falsifiaient les chiffres de consommation alors que les clients peuvent chaque jour en faisant le plein vérifier les différences entre la théorie et la réalité, il devient désormais clair que plus rien ne pouvait arrêter les marques automobiles dans la falsification des données sur les émissions de CO2, personne n’étant en mesure de contrôler la véracité des données. Pour admettre les données, il était suffisant… de les croire !!

Sauf que l’enquête qui vient d’émoustiller le lanterneau automobile ressemble à une mauvaise farce montée sur quatre roues.  Qu’on en juge: la méthode qui permet de mener les tests de pollution est en vigueur dans 50 pays, elle indique que le constructeur peut installer son modèle sur des sortes de gros rouleaux simulant la route pendant un temps de 1180, en gros vingt minutes, pendant 780 secondes on mesure la consommation dite en ville, durant 400 secondes on mesure la consommation d’un voyage extra-urbain, durant un laps de temps de 10 secondes maximum, on mesure la consommation sur autoroute.

On aura beau demander à tous les automobilistes de reproduire ce schéma, aucun n’y parviendrait. A ce tableau fantaisiste sur les consommations qui, on l’a vu auparavant influent sur les émissions de CO2, on  a ajouté la touche finale des couleurs invisibles de la pollution, le test des dégagements de CO2 se faisant sur des voitures dénués de tout accessoire, vitres fermées et donc super-aérodynamiques et légères, sans activation, à aucun moment de la climatisation pourtant disponible de nos jours sur la majorité des voitures.

En fait on peut dire que les tests de pollution sont effectués sur des véhicules qui ne sont tout simplement pas en vente.

A ce stade, le tableau enchanteur des maîtres impressionnistes de la bagnole devient une caricature des meilleurs faussaires à soupapes ou carrément du Dali 8 cylindres.  

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LA GAZETTE DU NUCLEAIRE 2

Posté par provola le 23 février 2010

Nos voisins allemands sont aussi propres que nous et au moins aussi prévoyants. En matière nucléaire, la technologie d’outre-Rhin fait merveille, le stockage des déchets prévu pour durer quelques millénaires commence au bout de trente ans à donner d’inquiétants signes de faiblesse, voici quelques substances radioactives piégées dans la presse:

« Les autorités de surveillance du nucléaire recommandent l’évacuation rapide des 126 000 barils de déchets emmagasinés depuis 1967 dans une mine de sel de Basse-Saxe rongée par les infiltrations  En inaugurant le stockage des déchets nucléaires dans une mine de sel il y a quarante ans, l’Allemagne était à la pointe de la technique. Quarante plus tard, elle l’est toujours en préparant son évacuation.  Les autorités fédérales de surveillance des rayonnements et déchets nucléaires (BFS) ont remis en effet le 15 janvier leur expertise recommandant le déstockage des 126 000 barils de déchets nucléaires entreposés entre 1967 et 1979 dans la mine de sel d’Asse II, en Basse-Saxe, dans la région de Brunswick, dont 1 300 fûts de déchets de moyenne activité, contenant environ 11 kg de plutonium de l’usine de traitement de combustible usé de Karlsruhe. Depuis des décennies, 12 m3 d’eau, soit 12 000 litres, ruissellent en moyenne, chaque jour, sur les parois de la mine de sel. La montagne exerçant une pression gigantesque sur les galeries de sel, 32 points d’infiltration supplémentaires ont été recensés depuis 1988. Certaines galeries s’effondrent, des barils, encastrés dans le sel, ont été endommagés sans que l’on sache précisément lesquels, contaminant la saumure. Au-delà de 2020, la mine ne sera plus exploitable. «Asse est à peu près aussi trouée qu’un morceau de gruyère suisse »
L’expertise de la BFS confirme ce que les écologistes assurent depuis belle lurette dans la région. «Asse est à peu près aussi trouée qu’un morceau de gruyère suisse », selon Sigmar Gabriel, président du SPD, ancien ministre de l’environnement et natif de Brunswick. La saumure qui ruisselle vers le fond de la mine peut être radioactive dans des proportions qui dépassent jusqu’à dix fois la norme. Recueillie dans une « piscine » à plus de 500 mètres de profondeur, elle est évacuée vers la surface. Mais les infiltrations régulières pourraient provoquer une inondation qui serait fatale. Une vraie « catastrophe nucléaire ». La nappe phréatique contaminée rendrait la région voisine inhabitable. « Ce n’est plus qu’une question de temps », selon les écologistes.  Les autorités se renvoient la balle des responsabilités. Le bureau des mines du Land à Clausthal-Zellerfeld, au courant du danger, n’aurait pas jugé utile de sonner l’alarme au ministère de l’environnement, qui aurait peu tenu compte de ses observations. Bétonnée, la mine serait une bombe à retardement
Le centre Helmholtz de Munich, chargé de l’exploitation d’Asse II, prétend avoir informé le bureau des mines et préparé la fermeture de l’exploitation. Les spécialistes de l’atome et des déchets seraient « tombés de haut » en découvrant l’étendue du désastre, assure un professeur de l’université technique régionale de Clausthal. L’opinion publique n’a rien su ou presque pendant trente ans.
 
Si l’évacuation est décidée – et « le temps presse », souligne la BFS -, le chantier durerait une dizaine d’années et coûterait 2,5 milliards d’euros, payés pour l’essentiel par le contribuable. Ce sera la méthode la plus coûteuse et la plus délicate pour sécuriser Asse II. « Techniquement, c’est un sacré défi, il faudra déplacer des fûts dont le contenu et l’état sont inconnus », note Thorben Becker, expert du Bund (Fédération allemande de la protection de la nature et de l’environnement). Il faudra en extraire de galeries qui ont été comblées par le sel. Avec les risques de contamination auxquels seront exposés les ouvriers.  D’autres solutions, telles que le comblement total de la mine, seraient évidemment plus rapides et moins coûteuses. Mais ce serait un pis-aller. « Cela ne marcherait que si Asse II était stable, ce qui est pratiquement exclu », explique l’expert. Bétonnée, la mine serait une bombe à retardement. Extraits d’Asse II, les 126 000 barils devraient être transportés à la mine de fer de Konrad, toute proche. Mais celle-ci n’est pas, pour l’instant, prévue pour cet usage. Et la résistance des écologistes et de la population de la région n’en est qu’à ses débuts. » 
Michel VERRIER
La Croix.com
 

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TROC A LA ROULETTE (la gazette du nucléaire 1)

Posté par provola le 23 février 2010

Aux Etat-unis le court circuit de l’énergie électrique n’est qu’un jeu subtil soumis à la loi du profit, aux influences des lobbies du pétrole et du cartel nucléaire, on remue tout ça dans les cercles à fric des casinos, on passe à la caisse non sans avoir réglé sa commission au croupier, le Président en personne.   

Obama relance le nucléaire en annonçant l’implantation de deux nouveaux réacteurs dans l’état de Géorgie. Dans le but de faire approuver son plan de réduction de gaz à effets de serre de 20%, par les Républicains, il doit donner des gages à ses adversaires. Je te donne de l’uranium, prends moi du gaz.

Qu’on ne s’y trompe pas pour autant sur la portée réelle des intentions du Président. la réduction des émissions de CO2 tant proclamée à échéance 2020 se base sur les quantités de 2005 et non pas sur celles issuent de la conférence de Kyoto datant de 1998. La réduction « Kyoto »  se situe plutôt à moins 4 à 5 %, c’est à dire…rien.

Obama ne voudrait-il pas éviter de freiner une économie à l’arrêt ? 

Malheureusement, pour l’heure, les Etats-Unis sont toujours sans solution pour les lieux de stockage des déchets, on se souvient de la suspension par l’administration Obama du projet controversé d’enfouissement des déchets nucléaires sur le site de Yucca mountain au Nevada.

Le désert du Nevada semblait la situation idéale, les scorpions et les crotales de Las Vegas n’y auraient rien trouvé à redire, seuls les forçats de la pièce de monnaie voyaient là une intrusion intempestive du cube à gros sel et du long terme dans le temple de la roulette russe et de l’instantané. 

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LE CO2 A DU PLOMB DANS L’AILE

Posté par provola le 20 février 2010

Le bouleversement climatique planétaire n’est plus ce qu’il était en novembre dernier lors de la conférence de Copenhague. L’échec des politiques a alors masqué le malaise scientifique mais il semble bien que ce soient les certitudes mêmes du GIEC qui aient été mises à mal. Voici les raisons de la remise en cause du réchauffement global.

1. Il est exact que le taux de CO2 dans l’atmosphère progresse de plus en plus rapidement, comme l’a vulgarisé à souhait le film d’Al Gore »Une vérité qui dérange ». Le fameux graphique en forme de crosse de hockey de Gore de la hausse des températures est pourtant inexact car il a effacé la hausse des températures de l’époque médiévale (dit optimum médiéval) et la stagnation de la dernière décennie. En fait le graphique repris par Al Gore se basait sur les études de températures de Mann, Bradley et Hughes remises en cause depuis par celles de Grudd. 

2. La hausse des températures globales de 0,7 degrés (valeur estimée à ce jour mais également sujette à critiques) au cours du 20 ème siècle, n’a rien d’extraordinaire, 3 autres épisodes d’une telle hausse à une époque récente, chacun de vitesse équivalente ont été répertoriés par les carottages réalisés dans les glaces du  Groënland ( moins 1000 ans, appelé Optimum médiéval, moins 2000 ans, Romain et moins 3200 ans, Minoéen)om2

 3. On ne peut trouver à ce jour de corrélation évidente entre augmentation des gaz à effets de serre et augmentation des températures, la hausse des températures s’étant interrompue depuis environ dix ans alors que le taux de CO2 n’a jamais cessé de progresser. On peut penser à l’inverse que la hausse des températures ait un impact sur l’augmentation de la concentration de CO2 par un dégazage des océans.

4.La hausse des températures enregistrée en étudiant l’épaisseur des anneaux concentriques des troncs d’arbres ne tenait pas compte de l’effet d’age qui resserre les stries au fur et à mesure de la poussée de l’arbre. Une juste interprétation du compactage des anneaux au cours de la croissance de l’arbre réduit fortement les hausses obtenues jusqu’à présent.

5.Le Giec a commis quelques bourdes, la plus connues étant l’estimation erronée de la disparition complète des glaciers de l’Himalaya en 2035, alors qu’il fallait lire 2350, les Indiens ont apprécié.

6.La disparition du glacier sommital du Kilimandjaro n’a rien a voir avec la hausse des températures, la fonte de la calotte  est plutôt le résultat d’une diminution des précipitations locales. En règle générale, les glaciers on commencé leur régression au milieu du 19 ème siècle en même temps que le début du réchauffement enregistré, alors que l’industrialisation de la planète n’avait pas encore réellement commencé. D’autre part, contrairement à de récentes hypothèses, la disparition complète des glaciers de l’Himalaya n’assécherait pas le Brahmapoutre , l’Indus et le Gange dont le débit est en grande partie dépendant des moussons.

7.La disparition totale de la calotte Arctique ne fera pas monter d’un millimètre le niveau des océans, il faudrait pour que la hausse des mers soient sensible que les glaciers du Groënland et de l’Antarctique se mettent à fondre. C’est le cas pour le Groënland mais pas vraiment pour le sixième continent qui lui tient le coup. 

Maintenant, l’idée n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, ce n’est pas parce que de graves approximations ont émaillé la base de données du réchauffement climatique qu’une prise de conscience des dangers du développement à tout crin est désormais à proscrire. Le CO2 n’est qu’une donnée d’un problème bien plus complexe, le premier chapitre  d’une vulgarisation par trop simpliste mais nécessaire, la tentative de donner une explication compréhensible aux bouleversements subits par la nature. Quoi de plus aisé que de comparer les saccages quotidiens de la bio-diversité au dégagement intestinal de ce qui reste le symbole de liberté, la bagnole.

Ce que l’on désignait il y a une génération par société de consommation s’appellera désormais dégagements de CO2, voilà on a trouvé le coupable , le CO2. Bien que ce processus de simplification soit soumis aux atermoiements de la gente scientifique, cette équation reste bien qu’encore peu efficace, la première voie de la raison.

Comment parler d’acidification des océans, de protoxyde d’azote, de la remise en cause de l’agriculture moderne, de l’ozone utile en altitude mais tueur dans nos villes, du méthane des vaches, de l’azote des cochons, du gaz naturel, des sables bitumineux, de la fin du pétrole, de l’uranium, du plutonium, du plomb, du soufre,  enfin quoi, de toutes les cochonneries du passé et des  smog du futur ?

Il ne fait pas de doute que notre type de développement basé sur l’accaparement des richesses par une minorité est la source des dérèglements environnementaux et sociaux et quel autre moyen qu’une sorte d’împot à l’échelle mondiale pour pallier ces disparités ?

Les solutions prônées par le Giec, quoi que parfois critiquables, de répartition des droits à polluer, de réduction des gabegies et du superflu, vont dans le sens d’une plus grande attention portée à la protection des grands équilibres, la tentative d’instauration d’une taxe à la tonne de carbone est la première ébauche de ce qui peut constituer la clé de la solidarité mondiale.  

A la lumière de ce qui précède, changeons de modèle, ou de mots si la sémantique peut aider à la prise de conscience, lâchons les baskets du CO2, n’ appelons plus l’impôt mondial: taxe carbone, ce qui reste dans l’esprit commun une tentative de brider l’instrument sur quatre roues de la liberté, mais: « halte à la faim dans le monde » ou « de l’eau douce pour tous », ou encore « aide au développement » ou « crédit à l’intelligence pour le développement solidaire », cela aussi, l’opinion peut facilement le comprendre.

Pour peu que la grande révolution commence par la confiscation des biens illégitimes planqués dans les paradis fiscaux, voilà qu’un jour meilleur apaiserait subitement les coeurs et qu’une météo tempérée envahirait d’un coup de vent le climat de la planète.

 

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LA CHINE RACHETE TOUTES LES TAXES CARBONE

Posté par provola le 8 février 2010

Il semble bien que la Chine ait compris les enseignements de la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique. Rien n’ayant été décidé, la seule conclusion réaliste à en tirer est que nous soyons destinés à assister impuissants au pas cadencé de la locomotive du monde.

Augmentation des ventes d’automobiles pour le mois de janvier: + 84% par rapport à janvier 2009. Ce taux allucinant  devrait se maintenir sur les trois prochaines années pour se stabiliser aux alentours de +10% après 2012.  

Un peu comme si les Chinois voulaient en une génération épuiser les quotas de CO2 de tous les autres pays et racheter les droits à polluer de la planète pour les trois prochains siècles.

Sarko a enfin trouvé un acheteur pour sa taxe carbone…

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KENNETH BOULDING (1910-1993)

Posté par provola le 8 février 2010

kboulding41.jpg  Il  fut économiste mais il savait de quoi il parlait, enseignant, pacifiste, poète, mystique religieux, philosophe interdisciplinaire. Kenneth Boulding (1910-1993) fut l’un des précurseurs de la décroissance, on retiendra son idée phare:   

« Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »

En 1966 la première photo de la Terre vue de l’espace est une révélation pour une génération de penseurs pour qui notre planète devient the « spaceship », le vaisseau de l’espace. Il devient évident à Boulding que ce vaisseau doit se doter d’une « Coming Spaceship Economy » soit une nouvelle économie pour un monde fini.

1966, deux ans avant les premiers travaux du « Club de Rome. »

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CONSOMMATION, MISE EN PERSPECTIVE

Posté par provola le 31 janvier 2010

Pour savoir de quoi il est question sur la toile de fond de CNC, pour les myopes, les presbytes, les lecteurs de droite. 

Les 500 millions d’individus les plus riches de la planète (7% de la population) sont responsables de 50 % des émissions de CO2, les 3 milliards les plus pauvres émettent 6% des gaz à effets de serre anthropiques (émis par l’homme).

2 bergers allemands d’un pays occidental ont un impact écologique plus important qu’un Bengali.

Au cours des 5 dernières années, la consommation globale a augmenté de 20%.

En une année, il se vend 68 millions d’automobiles, 85 millions de réfrigérateurs, 300 millions d’ordinateurs et 1, 2 milliards de téléphones portables.

Les 25 dernières années ont vu un doublement de la population mondiale mais un triplement de la dépense par tête de pipe en biens de consommation.  Le facteur multiplicateur d’un quart de siècle de consommation globale est donc 2 X 3 = 6.

Incrédules et indifférents passez votre chemin.

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LES NOUVELLES DU TROU

Posté par provola le 29 janvier 2010

On l’avait enterré un peu vite, en fait plus on cherche à le combler, plus le trou grandit. Il avait suffit que les grands de ce monde se penchent sur le vide d’ozone pour croire que le problème était réglé. Résultat en septembre 2009 , sa superficie n’aura jamais été aussi grande (à part 2006 record absolu).

En effet, les fameux CFC destructeurs(gaz entrants dans la chaîne du froid) avaient été bannis des process industriels. Or un marché parallèle de production des CFC existe encore et toujours qui ralentit la résorption naturelle des gaz nocifs en excès dans l’atmosphère. A force de s’occuper du CO2, d’enfumer l’opinion avec les gaz d’échappements, on en a délaissé notre bouclier terrestre. 

Une nouvelle menace plane désormais sur nos têtes, sous forme d’un nouveau gaz mangeur, le protoxyde d’azote. On le savait déjà capable de réchauffer l’atmosphère beaucoup plus efficacement que le CO2, environ 298 fois, on le sait maintenant responsable de la dégradation de la couche d’ozone. Sauf que que ce gaz est produit en grande quantité dans le cycle de l’agriculture moderne, par l’épandage des engrais et des lisiers, par la combustion de la biomasse ( déforestation), dans le traitement des eaux usées.  

Et l’humanité qui grandit a besoin de plus de pain,  de nouvelles terres agricoles et de purifier des eaux de plus en plus polluées.    

Tant qu’il s’agissait de modifier la technologie des frigos et de la clim sans que cela ne bouleverse la rentabilité de cette économie, les pays industriels réussirent à trouver un accord de façade, à pérorer une rhétorique mondialiste qui masqua l’angoissante question. Réduire les quantités de protoxyde d’azote s’annonce une affaire bien plus ardue.

La guerre des gaz n’est pas qu’une question de températures, d’autant que le dégazage peut-être en partie anthropique( du à l’effet de l’homme) des vastes puits de méthane du permafrost est une menace tangible.

On le voit, le CO2 ressemble à ces trains qui risquent d’en cacher plein d’autres. 

CO2, Méthane, Protoxyde d’azote, CFC, Ozone, à vouloir trop jongler avec les vents, l’ humanité s’est retrouvée sans en avoir l’air à devoir ramasser la tempête.        

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LA HAUSSE FAIT MARCHE ARRIERE

Posté par provola le 23 janvier 2010

On doit être irréprochables sous peine de plonger l’athmosphère terrestre dans un bain d’ironie avant les saunas violents et les vapeurs de regrets. 

On y arrivera pas si on trafique les chiffres, si dans le but de faire peur on plastronne des contre-vérités comme les églises de l’inquisition. On n’ a pas le droit de jouer comme de vulgaires ayatollahs mécréants avec la fin du monde, il ne nous servirait à rien d’agiter les chiffons rouges quand il suffirait de vulgariser les  simples équations de notre proche avenir.  

l’IPCC groupe d’étude de l’ONU sur le réchauffement climatique a officiellement présenté ses excuses à l’Inde à qui l’on avait prédit un peu tôt que les glaciers himalayens allaient disparaître d’ici 2035. On ne peut qu’être furieux contre de telles approximations, ces soit-disants annonces apocalyptiques qui n’ont de sens qu’à la foire du trône des bouleversements climatiques. Il semble en fait au vu des derniers résultats que le réchauffement du troisième pôle comme on surnomme l’Himalaya soit moins prononcé qu’estimé auparavant, en 2007 plus exactement.

En effet en considérant l’accumulation des gaz à effets de serre émis dans l’atmosphère depuis le début de l’ère industrielle, on aurait pu s’attendre à un réchauffement de 2,11 °C , or celui-ci n’a été que de 0,78 °C . Il semble en fait que ce phénomène dépende de plusieurs facteurs;

La Terre semble moins sensible à l’augmentation des gaz que ce que l’on pensait préalablement,

La réflexion des rayons solaires se fait sur une couche de pollution toujours plus dense, ce qui  permettrait de contenir l’augmentation des températures.

Peu importe l’enculage de mouches, si ce n’est  pas 2035 , ce sera 2075, mais 25 ans à l’échelle humaine c’est une génération , pour la terre , c’est un éternuement. Ce qui fait bondir est que ces excuses viennent révéler que ces nouvelles vérités devaient être connues il y a deux mois au moment du sommet de Copenhague et qu’on ne semble pas si éloignés dans ce cas de la dissimulation d’informations. Il ne faudrait pas que ces pécadilles des grands stratèges de la météo qui sont aussi de piètres communicants obscurcissent encore les tableaux noirs du scepticisme et de l’indifférence.

Autre dogme communément entretenu dans les sphères du GIEC:  jamais avant le vingtième siècle, la planète  n’avait connu de hausses aussi rapides des températures. Au cours du dernier siècle, l’élévation globale aura été d’environ 0,78 °C, or l’analyse de carottages de glaces extraitent des glaces du Groënland nous montre que la période dite de l’Optimum Médiéval qui va de -1000 ans à – 800 ans a connu une élévation des températures de 1,4°C en 200 ans soit une progression équivalente à celle de notre époque. Au delà on retrouve des hausses du même ordre à l’époque romaine (-2200 ans), bien avant encore au Minoéen (-3300 ans) la planète connut une hausse de 1,4 °C encore, mais en seulement 93 ans, ce qui correspond à une vitesse décuplée comparée à la nôtre.

Toutes les erreurs de diagnostics et les raccourcis destinés à enfoncer le clou de l’opinion seront payées kach et systématiquement exploitées par les négationnistes de tous poils, toutes les fanfaronnades à l’emporte-pièce seront l’occasion de repousser l’âge de raison.

Aussi, Messieurs les Scientifiques, la déontologie vous imposent de ne vous en tenir qu’à la stricte lecture des diagrammes et non à leur exploitation à des fins partisanes. Vous n’êtes pas les médecins ni même les redresseurs de torts du monde. Que Diable ! ne profitez pas de l’affolement du thermomètre pour jouer un jeu qui n’est pas le vôtre mais celui des représentants du peuple.

Cela donnerait aux jusqu’auboutistes de la croissance l’occasion de nier la maladie et de compromettre un peu plus la rédemption industrielle indispensable.         

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LA SALETE DE LA VOITURE PROPRE

Posté par provola le 12 janvier 2010

En admettant que le moteur électrique remplace le moteur à explosion et qu’on accepte de doubler le parc de centrales nucléaires, votre voiture électrique émettra 15 g/km de CO2 en France, mais 60 g/km si vous vous baladez en Europe (ou’ le pétrole et le gaz continueront d’être pour longtemps le principal combustible pour la production électrique), ça sera 160 g/km si vous louez une voiture pour visiter la Chine ou l’ Inde, pays ou’ l’électricité sera toujours produite par des centrales à charbon.

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LE NATIONALISME QUI DETRUIT LA PLANETE

Posté par provola le 12 janvier 2010

Mais quelle mouche a donc piqué CNC à propos de l’histoire, quel rapport entre l’écologie et De Gaulle ?

Aucun, si ce n’est que le nationalisme mal placé et factice est le pire fléau des questions environnementales.

Une solution nationale du type taxe carbone est une sorte de voie sans issue dans laquelle il est inutile de s’engager. On sait bien que le nuage de Tchernobyl ne s’est pas arrêté à Strasbourg, que les Etats-unis sont responsables de la catastrophe de Bhopal. l’Italie qui refuse le nucléaire et s’approvisionne en électricité française est un non sens. L’économie européenne qui souhaite être un modèle pour le monde et transfère ses productions en Chine qui elle ne veut pas réduire ses émissions de CO2 est l’anti-thèse d’une bonne gestion des émissions de gaz à effet de serre.

Le nationalisme est l’ennemi juré des éco-systèmes, les solutions étatiques sont des murs infranchissables élevés en défense des obscurantismes partisans . Le respect de la bio-sphère n’est pas national mais mondial, la nation est un frein à toute idée de sauvegarde de la planète.

CNC va donc s’attacher à détruire les idoles et  les statues qui fondent le nationalisme, à pourfendre les manipulateurs de  la conscience collective, à déchirer les drapeaux qui ne soient pas des étendards d’universalité.  

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RETOUR AUX SOURCES

Posté par provola le 12 janvier 2010

1974, campagne présidentielle, René Dumont lance un pavé dans la mare, l’appel de 74 en quelque sorte. Si tous les bons écolos de la première heure qui se respectent se souviennent encore vaguement qui fut le premier français à marcher sur la planète environnement, qui se souvient encore de ce discours fondateur? Il est parfois bon de revenir aux sources de la pensée , au début du commencement du Verbe.

Que disait René Dumont un verre d’eau à la main, il y a 36 ans ?  

On est en pleine campagne présidentielle de 1974, les deux leaders sont Giscard d’Estaing le baron de Clermont Ferrand, l’autre est Mitterrand le baron de Latché, Dumont arrive comme un cheveux sur la soupe , d’aucuns s’étranglent, d’autres sourient et trinquent à l’invitation de l’hurluberlu de service , un verre de pinard trop plein d’illusions ou à moitié vide de Whiskies selon l’origine sociale. Pierre Messmer vient de lancer la France dans un programme nucléaire qui engage la planète sur des millénaires:

« Tous ces amis sont venus me chercher pour me présenter aux présidentielles au nom du Mouvement Ecologique. Jusqu’à présent, tout ce que pouvaient faire les écologistes, c’était d’aller frapper à la porte des candidats en leur disant, dites donc, soyez gentils, tenez compte de la gravité de la situation. Les candidats nous répondaient : « Oh ! Combien vous avez raison », et dès que nous avions tourné le dos, ils oubliaient tout ce que nous leur avions dit. … Je suis en ce moment le porte-parole parce qu’il en fallait un, mais je ne suis pas le leader. Mais pour le mouvement écologique, je fais un petit testament dans lequel je lui conseille de se structurer pour continuer un groupe ayant une possibilité de pression politique. Je ne dis pas la forme à trouver, mais cette action politique est destinée à faire un projet révolutionnaire de changement total de la société, condamnant l’économie de profit, l’économie capitaliste. Il n’y a pas de défense écologique qui ne passe par une solution politique. »
 

Extrait, cette fois, de son discours de candidature : « Soyons clairs: un progrès dont la rançon est si lourde, pour notre santé, pour nos enfants, pour les travailleurs, n’est pas le progrès. La croissance n’a pas supprimé les inégalités en France: elle les a accentuées ».

Là, c’est dit, pas de compromis possible avec l’économie consumériste, qui sous entend la croissance à tout crin, le geste salvateur est le pied sur le frein des gabegies, l’autre pointé sur l’accélérateur à neurones.    

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