PARIS, DERNIERE PLAGE

Posté par provola le 25 juillet 2010

             Paris accueille le Tour, la Seine est une plage, les parasols ont remplacé les embouteillages sur les berges, mais en bas ce n’est pas de l’eau qui coule, c’est une vidange, un liquide frelaté contenant du pyralène qui a fait dire à notre ministre de l’environnement Borloo, voilà un mois, que la consommation de poisson de Seine serait bientôt interdite.

Ultima spiaggia (dernière plage), en Italien ça veut aussi dire dernière chance, ou l’ultime occasion de sauver ce qui peut l’être encore dans les veines de la ville lumière. L’eau de Paris est contaminée au Pyralène ou PCB, ou polychlorobiphényles.

L’association écolo « Robin des Bois » a averti que les derniers résultats d’analyses sur l’état de l’eau de la Seine sont catastrophiques. Les PCB ont été massivement utilisés des années 1930 aux années 1970 pour leurs propriétés diélectriques dans les transformateurs et les condensateurs notamment. En raison de leur rémanence (longue durée de vie liée à leur stabilité chimique) et leur très faible biodégradabilité, ils s’accumulent dans les sédiments, les chaînes alimentaires. Ce sont des contaminants bioaccumulables que les animaux peuvent transporter sur d’immenses territoires. En fait ils sont impossibles à détruire, on peut simplement s’intéresser à retracer leur éparpillement.

Les PCB sont des cancérogènes, l’absorption se fait par consommation de poissons, la contamination du lait d’allaitement a également été prouvée. Les résultats d’une étude prouvent que c’est dans la petite enfance que l’impact des PCB est le plus important. L’Association Santé Environnement France, en 2008 a réalisé une campagne de prélèvements sanguins pour mesurer l’imprégnation aux PCB des pêcheurs du Rhône, de la Seine et de la Somme, les résultats montrent une concentration de PCB cinq fois supérieure aux autres groupes tests.

La Seine tout comme le Rhône, la Somme,la Saône, le Rhin, la Marne, la Moselle, ne sont plus rien que de tristes souvenirs de ce que furent nos fières rivières d’autrefois.

Les sédiments, la chaîne alimentaire, tout est imprégné et l’eau du robinet fournie par les centrales d’épuration comme celle d’Achères pour la région parisienne est claire et apparemment pure mais les molécules de PCB, bien trop petites pour être filtrées, sont relâchées dans cette espèce de mixture officiellement propre, servies diluées sur la table de chaque consommateur.

A la vôtre.

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BP: L’APPRENTI SORCIER DU GOLFE

Posté par provola le 21 juillet 2010

Nom de code: COREXIT.

Famille: dispersant.

Substance chimique utilisée par BP pour disperser le pétrole, en gros pour le faire disparaître, sans l’éliminer.

Voyons tout le bien qu’on peut penser de ce produit miracle:   

http://www.dailymotion.com/video/xe1fwl_corexit-le-dispersant-du-diable-dr_news

 

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EUTHANASIE DURABLE

Posté par provola le 17 juillet 2010

Communication, quand tu nous tiens, que d’emphase, de cambrures, de proclamations, BP a enfin réussi à colmater la brèche, à fermer le robinet. Obama, de sauter les pieds joints sur cette parodie de marelle, de nous rassurer sur les possibilités de l’Oncle Sam, la grandeur de la bannière étoilée.

La marée noire est terminée, la « bonne nouvelle » selon l’administration du nouveau menteur mondial est diffusée en boucle, comme un 11 septembre à l’envers, une victoire de la technologie, un ouf de soulagement pour des millions de vacanciers.

Dérisoire illusion. Car rien n’est fini, tout commence.

Des quantités de brut déversé représentant de 10 à 50 fois l’Exxon Valdez, qui détenait jusqu’à présent le triste record de la pire marée noire de l’histoire.  Des mangroves impossible à nettoyer , des centaines de km de plages souillées, planquées subrepticement sous des strates de sable, une faune disparue à jamais. Les 11 morts du jour de l’explosion de la plate-forme, les blessés, les centaines de milliers  d’autres en première ligne, au contact de la masse cancérigène, des pêcheurs empêchés de vivre, des familles en stand-by, une mer d’huile, les fuites de sulfure d’hydrogène, de benzène, de chlorure de méthylène qui se propagent dans l’atmosphère et se dirigent vers les cotes.

Voilà ce que le sieur Obama appelle « une bonne nouvelle », autant dire tout de suite qu’il nous prend pour des cons.

Et les associations d’écolos aussi, qui nous endorment en présentant leurs efforts de sauvetage des oiseaux souillés, prisonniers des nappes de pétrole, les oracles du développement durable qui tentent de nous rassurer sur les capacités de l’économie de la croissance de se régénérer. Et les bénévoles volontaires en baskets made in China de nous récurer le pélican, de rincer la mouette, de ratisser l’ empreinte à tortues. Tout ce tintamarre à bobos sent le fioul car le passage en machine à laver des rémiges plombées ne sert tout simplement à rien, pire il , expose les animaux assistés à une mort cruelle, à une agonie prolongée.  

Une étude portant sur les catastrophes pétrolières des 40 dernières années montre qu’un pour cent environ des animaux sauvés d’une marée noire survivent après un an de liberté, sur ce un pour cent, pratiquement aucun ne réussit à se reproduire. La biologiste allemande Silvia Gaus préconise une euthanasie des animaux englués pour leur éviter une fin indigne.

Ce que nous prenons pour une méritoire action n’est sans doute qu’un miroir aux alouettes, une poudre aux yeux, comme ces dispersants déversés à la surface des nappes de pétrole et dont la nocivité est supérieure à celle du produit qu’on est censé combattre.

Faute de pouvoir résoudre les vrais problèmes , le lobby pétrolier et la maison blanche se répandent en une inénarrable campagne de désinformation.

(Je suis content de vous retrouver après une semaine passée auprès de mon ombre, les crocs ont poussé.)

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POISON D’EAU DOUCE

Posté par provola le 21 juin 2010

Le Bengladesh est en train de mourir à coupes de gorgées d’eau contaminée à l’arsenic . Les nappes phréatiques, sources d’eau essentielles pour les Bengalis sont totalement impropres à la consommation et la population entière est condamnée à mort de manière anticipée à plus ou moins longue échéance. 

Selon une étude publiée sur le Lancet, ayant porté sur 20000 personnes, 20% des décès  ont eu pour cause une exposition trop importante à l’arsenic, ainsi des millions d’habitants risquent de mourir avant l’age à cause de l’eau.

Selon l’OMS, cette exposition est « le plus important empoisonnement de masse de l’histoire de l’humanité ».

Le Bengladesh souffre d’une situation géographique particulière, 20% du territoire, les plus peuplés, étant situés sous le niveau de la mer ou a moins de 15 m d’altitude, l’utilisation massive des eaux des nappes est la seule solution pour abreuver la population, la récente étude prouve sans le moindre doute la toxicité de ces nappes, il n’est plus possible dorénavant pour les instances internationales de poursuivre dans cette totale indifférence . Sans réaction immédiate des organisations mondiales, l’affaire prendrait l’allure d’une volonté non avouée de sacrifier une population ce qui s’apparenterait à une extermination délibérément choisie, à un génocide à grande échelle, à un crime contre l’humanité.  

Les Bengalis ne sont pas les seuls à absorber de l’arsenic avec leur eau potable, les Argentins, les Chiliens, les états du Nouveau Mexique et du Nevada aux USA sont également exposés à de fortes doses de ce puissant poison.

Quand on aura survolé les eaux du Golfe du Mexique, nappées de pétrole, les eaux des rivières de la douce France drapées aux pyralènes, les nappes de Bretagne remplies d’azote et de phosphore par la dilution des lisiers de porcs, on aura mesuré l’étendue des dégâts collatéraux de la soi-disant croissance à tous crins. 

Qu’on le comprenne bien, ce qu’Obama va faire payer à BP pour solde de tous comptes, nulle autre entreprise polluante de notre eau n’a véritablement à le supporter, l’incroyable désastre est là pour l’attester. 

L’ incroyable bizarrerie tient au fait que les principaux intéressés à la dépollution des eaux, les grands distributeurs dont les plus puissants sont français, Suez environnement, Véolia environnement, (on notera l’emploi du sobriquet « environnement ») pour ne pas les nommer, ont tout intérêt à ce que l’on continue à grande échelle à transformer la cruche de l’eau de la planète en une immense toupie à béton.  

Réjouissons-nous, l’eau est privée. Privée de vie. 

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LA MIGRATION

Posté par provola le 19 juin 2010

Comme ça, elle va avancer beaucoup moins bien, la migration, forcément.   »Bourvil, le Corniaud ».

Aujourd’hui, le corniaud, c’est le Président de BP

Un pélican dans la baie de Barataria, en Louisiane, le 6 juin.

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UN PETIT COIN D’ENFER

Posté par provola le 10 juin 2010

Pour nous convaincre de notre soi-disant modernisme, pour comprendre le désastre que Bp et Obama ne peuvent plus nous cacher, 21 avril, Golfe du Mexique, l’enfer, c’est ici et maintenant:

http://www.youtube.com/watch?v=sA6Fx7ZEST0

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DONATEURS BIENFAITEURS

Posté par provola le 7 juin 2010

Yann Arthus Bertrand, le zébulon vert veut nous remettre sur le doit chemin et lance le dix-dix, dix pour cent de réduction de gaz à effets de serre pour tous. Cette machinerie écolo est surtout une bonne affaire médiatique, le site internet de la fondation Good Planet crée par notre commerçant vedette  joue son rôle de catalyseurs de contacts, les apparitions du prêtre du CO2 sont parfaitement orchestrées et surfent sur la vague de la popularité.

Jetons un coup d’oeil à Good Planet, le Las Vegas de la pensée bio et consultons la liste des donateurs bienfaiteurs, en fait les investisseurs qui sont là pour s’en mettre plein les fouilles, les chantres du green business :

LOMBARD ODIER: fondée à Genève en 1796, Lombard Odier Darier Hentsch & Cie est la plus ancienne maison de banquiers privés à Genève, elle dispose d’un bureau de 23 bureaux dans 17 pays et offre à sa clientèle privée et institutionnelle une large gamme de conseils en matière de gestion de patrimoine, de produits financiers et de services spécialisés. On voit tout de suite à qui on a affaire, l’écologie en effet peut être un patrimoine et des produits financiers à préserver. Thierry Lombard, Associé gérant de Lombard Odier est aussi Président de goodplanet Suisse.

Autre sponsor de marque: SUEZ ENVIRONNEMENT, on sait bien que la seule chose qui intéresse ce genre de boite c’est la préservation de la nature, de manière annexe les profits et le retour sur investissements.

Autre gougnafier et l’on aura bouclé la boucle pour ce soir: BNP Paribas Asset Management, certainement une association de jeunes ornithologues.  

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COMMENT BP NOUS RASSURE

Posté par provola le 6 juin 2010

Faute de pouvoir endiguer la fuite, on attendait Bp sur le terrain de la communication, et la compagnie n’a pas déçu, ses dirigeants sont des pros, ils ont réussi à rassurer, leurs actionnaires.  

Les cloches, les dérivations, les pompages, les bouchons de ciment, de boue, rien n’y fait, mais on est là sur le terrain de l’enginierie, et le pétrole c’est avant tout de la finance. On a maintenant réduit de moitié le débit avec un gros capuchon, mais la moitié d’une quantité inconnue, ça fait toujours la moitié de rien, ce qui ne veut rien dire. On nous avait baladé avec 500 000 litres par jour, 4 semaines avant de nous expliquer que la fuite était 5 fois plus importante que prévue, alors ce qu’on peut bien nous raconter maintenant n’a pas la moindre chance de nous convaincre.

Non, ce qu’il faut comprendre, c’est que la direction devait convaincre sur la capacité du groupe à réparer les dégats en même temps qu’elle continuerait de distribuer des dividendes. Et pour ne pas se mettre toute la communauté internationale à dos, on évoque la semi-réussite du préservatif aquatique. En fait on nous entube dans les grandes largeurs en nous soutirant un ouf de soulagement.

Et l’on va acquiescer, car on se fout du Golfe du Mexique comme de l’an 40,( et du 18 juin qui est juste un mythe). On se fout de Bp parce-que Bp, c’est nos besoins en huile essentielle, c’est notre si cher carburant, notre source de vie. Évidemment, ce que l’on toujours pas compris, c’est que les courants vont nous ramener les boulettes de fioul, sur nos cotes, à moins que le réchauffement climatique n’arrête le Gulf Stream, ce qui serait une autre histoire triste. A tout choisir , je prend la première solution.   

Tant que la marée ne détruira que la mangrove de Louisiane, que les parcs à huîtres de la Floride, nous nous contre foutrons de l’attitude de Bp comme celle de Total ou de Exxon en leur temps, comme nous nous balançons d’Areva qui contamine le Nigeria, comme nous nous fichons de Tchernobyl, de Bhopal, d’Hirochima, de la mort de nos rivières et de notre air.  

Il se peut que nous possédions quelques actions de la compagnie Bp, auquel cas nous espérons que l’essentiel de la marée noire sera siphonnée par l’océan et diluée en une myriade de taches graisseuses. Si nous n’en possédons pas, sans doute ne demanderons nous à Bp que de contenir sous la forme d’une toute une petite augmentation pas trop salée le prix de notre carburant. Car au final, c’est bien nous qui allons contribuer à la grande toilette des côtes américaines.

Soyons rassurés, nos plages ne seront pas polluées avant l’automne prochain et les vacances auront bien lieu comme prévu.        

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MOINS PIRE C’EST MIEUX

Posté par provola le 30 mai 2010

Après avoir admis le nouvel échec du colmatage de la fuite de pétrole dont nous parlons depuis un mois, Bp a rassuré le bon peuple, le risque était lors de cette énième tentative d’empirer la situation, chose qui ne s’est heureusement pas produite. Ouf, merci Bp… jusqu’à preuve du contraire.

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CO2, BIEN D’EXPORTATION

Posté par provola le 29 mai 2010

Si l’après gueule de bois de Cophenague avait remisé la protection de l’environnement dans les cartons politiques, la crise économique mondiale aura fini de repousser  la prise en compte du dossier des changements climatiques aux calendes grecques. En cette année 2010, la préoccupation est de retrouver de la croissance, certainement pas de réduire les émissions de CO2. Les climato-sceptiques se sont insinués dans la brèche des atermoiements du GIEC pour plonger l’inconscient épocal en apnée, l’humanité se retrouvant en flagrant délit d’écologie buissonnière.

L’heure est aux comptes d’apothicaires, à la réduction des déficits, des pays riches, les autres pays, eux se sont mis à fabriquer ce que le nord ne peut plus produire en deçà d’un certain prix.

Des pans entiers de l’industrie mondiale ont transité vers le sud à la recherche des plus bas coûts de production. Ce processus a provoqué une nouvelle révolution industrielle , géographique celle là. De telle manière qu’on ne peut plus  désormais se contenter de mesurer les émissions de gaz à effets de serre de chaque pays pour distribuer des satisfecits et des mauvaises notes .

Ainsi on estime qu’un tiers des émissions de CO2 chinoises sont produites pour satisfaire les besoins des consommateurs de l’Occident.

Comment fait-on alors pour mesurer le degré d’implication environnementale de pays qui endossent en fait des quotas d’émissions qui sont dévolus en grande partie à leurs clients ? Comment prendre en compte que la totalité des chaussettes produites dans le monde sont d’origine chinoise ?

En estimant dans les meilleures hypothèses une généralisation de la séquestration du CO2 produit par la Chine au cours des prochaines décennies ainsi qu’une amélioration des rendements énergétiques, les modèles indiquent un triplement probable du volume des émissions chinoises à l’horizon 2030. 

L’occident pavoisant alors devant les succès de son énergie nucléaire ou son bilan carbone excédentaire. Le fils De Funès refaisant à nos enfants le coup du grenelle de l’environnement.  

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L’EFFICACITE DU CAPITALISME

Posté par provola le 26 mai 2010

Bp se prépare à tenter une nouvelle fois de colmater la brèche… ce verbiage est évidemment incompréhensible, mais c’est le journal « Le Monde » qui l’écrit alors…

Le sénat US, quel courage, va essayer de modifier la loi qui limite la responsabilité d’une compagnie pétrolière en cas de marée noire, à… 75 millions de dollars, un paquet de billes; les sénateurs qui commencent à avoir peur de ne pas pouvoir aller en Louisiane en vacances cet été désirent augmenter ce seuil à 10 milliards de dollars, soit 5 mois de bénéfices de la compagnie Bp responsable d’une catastrophe majeure.  

Obama, 1 mois après l’explosion de la plate-forme décide d’envoyer ses experts, la torpeur est un plat qui se mange froid.

 

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VIDEO-SURVEILLANCE

Posté par provola le 21 mai 2010

Bp a réussi à installer… une caméra au niveau de la fuite de brut, faute d’apprendre le colmatage de la brèche, les riverains se  contenteront de pouvoir assister à un flux d’images à la source.

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DE PROFUNDIS

Posté par provola le 19 mai 2010

Nos préoccupations d’animaux de surface ne sont rien en rapport aux flots lourds comme si l’eau pesait plus qu’un même volume de tristesse. Notre eau est malade et notre mer à tous ne peut plus masquer une agonie programmée. Que ne lui avons laissé en héritage, toute cette misère insupportable sur terre qui devient muette à peine planquée dans le noir des profondeurs.

La marée noire du Golfe du Mexique ne fait pas de vagues tant qu’elle n’a pas touché le rivage de l’imaginaire, mais dès que les premiers grains de sable seront souillés alors le déferlement des embruns rejaillira sur nos ondes maudites. Il faut un cataclysme pour déclencher un soupir alors qu’un but suffit à émouvoir le monde, on a beau modifier le cours du Gulf stream, dégazer sans vergogne les cuves ingrates de nos pétroliers, remplir de bouteilles vides nos plages plastifiées, envahir d’algues transgéniques nos rivages, transformer notre sanctuaire marin en  aquarium à plongeurs, sillonner l’aventure de pavillons pirates , dégager la calotte polaire, faire disparaître les restes de vie, blanchir les coraux, rien n’ émouvra le bon peuple.

L’océan n’est à personne, l’océan est personne. C’est la poubelle commune, qui n’a que l’intérêt de ne pas réclamer de taxes. 

Tout ce que nous rabachons à longueur de pages à propos des continents incontinents, il faudrait le crier mille fois plus pour cette masse si immense qu’elle en est invisible. La marée noire actuelle n’est qu’une goutte d’eau dans le déluge de sanglots car si nous appelons terre notre terre, nous devrions l’appeler mer.  Les émissions de CO2 qui distribuent les bons points et les polémiques de nos contemporains font subir à notre mer nourricière plus de drames qu’à notre air pourtant si malade. Peu de chance que le CO2 absorbé par les océans soit à l’origine de l’augmentation des températures, mais après tout allez savoir, ce que personne ne sait.

La mer absorbe donc 30 % de nos émissions de CO2, depuis le début de l’ère industrielle , ce sont pas moins de 120 milliards de tonnes de CO2 qui sont passées dans le milieu marin. L’apport massif de CO2 entraîne une diminution du pH des eaux, les rendant plus acides, cela diminue la concentration en carbonate. L’écosystème marin est bouleversé car c’est un des composants essentiels dans la fabrication du carbonate de calcium utilisé par les crustacés et les mollusques pour fabriquer leur exosquelette calcaire.  L’acidité de la mer  depuis le début de l’industrialisation a augmenté de 26%; au rythme actuel des rejets on peut déjà imaginer le tableau.

Pour les coraux, les couleurs, c’est le blanc, lié à une diminution de la calcification, pour les eaux froides des océans arctiques, ou’ le défaut de calcium est proéminent, c’est la disparition de l’aragonite, une forme de calcaire présent dans la coquille des ptéropores entrant dans l’alimentation du zooplancton, lui-même étant la base de l’alimentation de nombreux poissons et mammifères marins. 

Finalement, la nappe de Bp n’est qu’un pipi de chat dans le monde du silence et l’on se remémore la cantate de Cousteau, tellement de mots et de cris, de titres, de théatres pour ne rien dire.  

De profundis…des profondeurs, je crie vers toi, Conscience.

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BP, LE GRAND PARDON

Posté par provola le 19 mai 2010

Bp englué dans l’encrier du Golfe du Mexique veut nous faire croire à son coté vert, son diesel ultimate est un monument du cynisme.

Que nous dit le slogan ?: « plus performant, moins polluant »

Sauf que bien évidemment il est plus cher que le diesel normal, ce qui revient à éviter d’en vendre. La messe du green-business est dite, l’écologie n’est pas une fin, c’est un moyen.  

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LAURENT CABROL, NUAGE DE MAUVAIS AUGURE.

Posté par provola le 18 mai 2010

Il fallait qu’il ramène sa fraise, bien mûre grâce au réchauffement, non content d’occuper le petit écran depuis des siècles, le petit chef de la météo, l’émission vedette des bisounours, se fait un coup de pub pour s’en foutre plein les fouilles. Il monte dans le convoi des climato-sceptiques , se pavane du haut de son rang de star des nuages et distribue ses idées à la mode dans le sillage de Claude Allègre. Cabrol ne croit pas au réchauffement, à l’effet de serre, aux balivernes du Giec, tout va bien , il n’y a pas à s’inquiéter, c’est mauvais pour la croissance. 

« Il faut qu’on nous laisse vivre, qu’on nous laisse rouler, qu’on nous laisse tranquilles avec le climat.Les écolos sont des ayatollahs vert qui ayant vu la disparition du communisme ont repris les mêmes critiques du régime capitaliste sous couvert d’alter-mondialisme. »

Ceci en oubliant que si que tous les Terriens vivaient comme des Français , il faudrait… 4 planètes.

Aujourd’hui , l’ONU vient d’annoncer que la température de la planète n’a jamais été aussi élevée depuis que des relevés systématiques sont effectués, les quatre premiers mois de l’années se situent 0,6 degrés au dessus de la moyenne de la dernière décennie, de plus, au rythme actuel de l’exploitation des fonds marins, la pêche industrielle aura plié le sort des derniers poissons en 2050.

En  attendant, Cabrol, en bon businessman se répend sur les ondes du scientifiquement incorrect à son seul profit, après lui le déluge.

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AREVA, LE BP DE L’ATOME

Posté par provola le 16 mai 2010

On ne sait pas quand on en sortira et si on en sortira, la situation dans le Golfe du Mexique ne cesse de s’assombrir, des nappes de pétrole brut invisibles jusqu’ici on été repérées au fond de l’océan ce qui laisse penser que la fuite sous-marine est bien plus catastrophique qu’annoncé.

Qu’on ne s’y trompe pas, nous avons notre Bp, nous avons fait le choix de l’atome depuis longtemps, nous ne nous sommes pas comporté autrement que les actionnaires du pétrolier anglais responsable de la dernière marée noire. Persuadés que nous détenons la vérité énergétique , nous ne nous sommes jamais interrogés sur les dégats collatéraux causés aussi bien sur les lieux de l’approvisionnement de l’uranium au Niger que sur les lieux choisis pour le stockage des déchets radio-actifs pour une durée de quelques milliers d’années.

Nappes phréatiques contaminées, des niveaux de radio-activité sur la route d’Akokan au Niger, 500 fois plus élevés que la normale, vente de métaux contaminés sur les marchés, le paysage local sur les lieux de l’extraction de l’uranium est d’une désolation totale. Greenpeace et  la Criirad ont effectué  des analyses qui prouvent les manières peu regardantes d’Areva dans sa façon de se procurer le précieux minerais. Le rapport indique que l’eau potable est contaminée, depuis 40 ans ce sont 270 milliards de litres d’eau qui ont été utilisés lors des phases d’extraction et les nappes phréatiques indiquent des taux de radio-activité qui devraient rendre les eaux impropres à la consommation. Il faudra seulement quelques millions d’années pour un retour à la normale et là on est déjà au delà de ce qui se passe du coté du Golfe du Mexique. Mais bien sûr , le Niger n’intéresse personne.  

La pollution nucléaire a aussi étré détectée dans les poussières fines, dans des matériaux de constructions utilisés par les habitants d’ Arlit, un autre lieu d’extraction. Le simple fait de se promener durant une heure dans les rues de certaines villes expose les habitants à une dose de radiation maximum consentie en un an. 

Pathologies respiratoires, cancers, maladies congénitales forment un triste bilan clinique, nié par les dirigeants d’Areva. Suite à ce rapport, Greenpeace demande à ce qu’une étude complète de la situation soit effectuée sur les lieux d’extraction de l’uranium et sur les villes d’Akrit et Akokan qui devrait être suivie par une décontamination complète de l’environnement et une indemnisation des populations autochtones.  

Ce rapport de Greenpeace confirme que les méthodes d’extraction du pétrole et de l’uranium sont en tous points semblables de telle sorte qu’ elles prennent en compte la rentabilité des investissements avant tout autre considération, fut-t-elle la protection des populations ou de la biodiversité.

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LA TERRE EN STAND-BY

Posté par provola le 13 mai 2010

Bp veut mettre toutes les chances de son coté (litote) et annonce ne pouvoir positionner la nouvelle coupole métallique (destinée à colmater la brèche sous-marine) qu’à la fin de la semaine prochaine. On est pas pressés, 5 000 barils de brut s’échappent chaque jour à 1500 m de profondeur au fond de l’océan,  au point ou’ l’on en est, on a tout le temps d’attendre.

En fait on continue à se moquer du monde, la compagnie pétrolière,  l’administration Obama qui n’a pas pris la mesure de la catastrophe, les médias qui ont avec la coupe du monde et la crise financière d’autres os à ronger. Cette télénovela de l’horreur n’est que l’échelle réduite du film à grand spectacle se déroulant sous nos yeux sur le saccage planétaire global.  

Sauf que le scénario est bien réel.

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LES MARTINETS SONT LA’

Posté par provola le 13 mai 2010

Épuisés par le long périple, plus long que d’habitude par les pluies tardives de cet hiver qui ne veut pas lâcher, les martinets ont repris possession de l’aération de la cuisine, juste derrière le radiateur. Leurs cris stridents ont envahi l’appartement muselant par la même occasion les pubs devenues inaudibles. Comme le chauffage est encore allumé qui s’échappe par l’évent, ils trouveront là conditions et récompense à leur exploit.

Ils regretteront moins d’avoir quitté l’Afrique un peu tôt, comme si le réchauffement climatique de ces dernières saisons leur avait déréglé le chronomètre . Cette année le retour anticipé en terre d’abondance ce sera révélé un choix erroné car effectué dans des conditions particulièrement difficiles.

Une bonne cure de sommeil et un grog de pollution sauront remettre sur ailes nos forçats du voyage à moins que les incessants changement d’horaires leur coute la santé et leur coupe ainsi l’envie de revenir la fois prochaine.   

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SYSTEME P

Posté par provola le 13 mai 2010

P comme profits.

Tout doit être sacrifié sur l’hôtel du profit maximum,  même les restes des paradis terrestres ne seront que miettes d’or à remplir les urnes de l’accumulation de richesses. La catastrophe du Golfe du Mexique ne provoque qu’un haussement d’épaules, des bouts de chandelles en guise de solution miracle éclairent le triste spectacle, un bric-à-brac insensé en forme de bouts de ficelles débarque se targuant d’alimenter l’espoir d’un retour à la normale.

Dans le but de financer la sécurité des puits de pétrole, Obama prépare les grandes manoeuvres, encrassées de dérisoire, il propose de taxer d’un cent chaque baril de pétrole extrait dans le Golfe ce qui représenterait un pécule de 118 millions de Dollars juste bon à allumer quelques cierges, les pêcheurs réclament 10 millions, les riverains quémandent quelques dizaines de millions pour la baisse des revenus touristiques, Bp prévoit de dépenser 150 millions de dollars pour résorber la situation. La précédente marée noire de l’Exxon Valdez avait couté 4,5 milliards à la compagnie Exxon.

Toutes ces sommes ne sont pas une catastrophe pour les actionnaires de Bp, les bénéfices nets de la compagnie pour le premier trimestre de l’année viennent d’être rendus publics, en augmentation de 137%, à …6 milliards de dollars.

Le 20 avril, jour de l’explosion de la plateforme, des tests avaient montré la dangerosité des installations, celles-ci ayant échoué à un test de pression, il semble étrange que ces tests aient en fait précédé de quelques heures seulement l’accident. Comme si le but non avoué était justement de tout faire péter. 

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LES PETRO-BOBARDS

Posté par provola le 11 mai 2010

C’est la mère de toutes les marées noires, l’image en concentré de ce que nous produisons chaque jour pour que nos enfants n’aient pas d’avenir. Une taille qui dépasse celle de la Corse avant que ça ne devienne celle de la Sicile et pourquoi pas celle de la Grande Bretagne en attendant que British Petroleum ne trouve un moyen de stopper la fuite. Étrangement, on a l’air de laisser se dépêtrer la seule compagnie responsable du désastre alors que sa compétence en matière de sécurité pétrolière a l’air à tout le moins évanescente.

Pourquoi l’administration Obama ne met elle pas tous les moyens pour contenir  le flux sous-marin de pétrole ? On pourrait imaginer une union sacrée des meilleures compagnies d’engégnieurie, on assiste à une étonnante fuite en avant dans le n’importe quoi. Un jour on attend la cloche miracle, un jour on fait un forage de dérivation, un jour ce sont les cristaux de pétrole qui empêchent de résoudre le problème, après 3 semaines de tergiversations, 800 tonnes de brut s’échappent toujours chaque jour des tréfonds de l’océan.

En fait personne ne sait ce qui va réellement se passer, chaque jour apporte son lot de certitudes vaseuses, de bobards en costard de cérémonie. Bp a mis en ligne un site dans le but de récolter des idées sur la méthode à adopter pour le colmatage. On croit rêver.

Ce qui en plus fait froid dans le dos , c’est que cette catasrophe majeure ne semble affoler personne outre-mesure, comme si la chute des bourses et des indices pénalisait plus notre profil de lâches consommateurs, d’indifférents complices.

Il a suffit qu’Obama aille faire son petit tour du coté de la Floride pour calmer des esprits assez fous pour ne rien voir arriver. Peut-être parie-t-on sur la magie noire d’une tempête salvatrice qui  par le biais de courants miraculeux morcelleraient assez la flaque visqueuse pour en éparpiller la charge de dangerosité, les Ricains sont assez coutumiers d’un tel laxisme environnemental.  

Il n’est pas dans les habitudes, dans ces parages, de taper sur l’or noir qui a fait la fortune de rivages emplis de puits de forages, ce serait sacrilège comme un manque de respect au Dieu dollar. Non, on se contentera de passer la serpillière, d’éponger les polémiques, d’encaisser le chèque de Bp et d’en faire bénéficier une population qui de tout façon ne sait rien faire sans ce Dieu qui traîne les charrettes. 

 

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