NICOLAS HULOT LA CONTRE-ECOLOTION

Posté par provola le 18 décembre 2010

                       Ce type est impayable, mais aussi monnayable, tout le monde le réclame le Prince d’Ushuaïa car il ne ferait pas de mal à une mouche andine et surtout pas aux lobbies industriels qui sont devenus ses partenaires. Car le plus grand des écolos de France est l’ami des évadés fiscaux, le caresseur des turbines à gaz , le copain des gros bras de l’atome et  des molosses du cosmétique, le profiteur de l’abrutissement de la population.

Je n’invente rien, faites un petit tour du coté du blog de la fondation Nicolas Hulot, vous y verrez en têtes d’affiches ou en têtes de gondoles des noms aussi prestigieux qu’engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique qu’ EDF, ALSTOM, IBIS, l’OREAL, TFI. 

EDF, le roi du nucléaire qui empistouille la planète avec ses scories radioactives, qui déverse des milliers de tonnes de poussière contaminée sur les terres des lieux d’extraction (Green-peace vient encore de condamner la société pour son incurie du nord Niger), qui ne sait encore, un demi-siècle après le début de l’aventure atomique où stocker ses merdes.  

ALSTOM, c’est un des leaders mondiaux de la construction de centrales électriques, dont les centrales à charbon, un vraie mine d’or, qui sont les plus polluantes même si le groupe se targue de pouvoir les rendre propres.

IBIS est une chaîne d’ hôtels mondialement connues et créé par un certain Dubrulle qui coule une heureuse retraite en Suisse pour échapper au fisc français et qui avait à la suite d’un voyage en Chine écrit un bouquin pour vanter les mérites de l’invasion chinoise au Tibet. 

L’OREAL est le leader mondial du cosmétique, qui vent donc du vent en boite à des prix exorbitants, des flacons d’illusion remplis en Chine, vendus en France aux touristes chinois. L’Oréal, c’est la plus grande fortune de France, une sorte de Dallas en Hauts-de-Seine, avec ses turpitudes entre mère et fille, financement illégal du parti du Président, corruption du ministre en charge des retraites, escamotages de comptes en Suisse, connivences occultes.

TF1, c’est TF1, là on touche au grale de la métaphore écolo, la pompe à fric, la recherche d’espace libre dans le cerveau pour y mettre de la pub. Mais comme c’est à TF1 qu’Hulot doit sa fortune, il fallait bien un retour pour un prêté, avant un prêté pour un rendu, comme si le média préféré des Français pouvait s’avérer utile pour lancer une campagne d’écologie tartufe à associer en dernier ressort à la campagne du Président De Funès, ami du propriétaire de la chaîne de télé, Martin Bouygues, parrain du fiston.

Ira-t-il, n’ira-t-il pas, à la bataille des présidentielles ? That is the question. On va créer du buzz, du suspense, avec l’aventurier des comptes en banque, il faut piquer des voix chez les rebelles en 4X4.

On voit bien le scénario, on pousse à fond sur la pédale d’accélérateur du candidat Hulot pour récupérer l’étiquette écolo et couper l’herbe sous le pied du PS auprès de l’électorat bobo, centriste, PS et Vert. Lui le marchand de shampoings, on lui filera le Ministère du Bois de Boulogne et la baronne Kosciusko-Morizet comme ambassadrice de charme.

On promet du Grenelle, qui la prochaine fois, s’appellera Batignolles ou Gobelins…de l’environnement, bien évidemment.       

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LE MASQUE DE L’ECOLOGIE POLITIQUE

Posté par provola le 12 décembre 2010

                         D’abord merci, je ne sais plus très bien comment vous le dire, parcequ’aujourd’hui vous êtes 400, mais je prends votre assiduité sur ce site pour une marque de confiance et votre présence de plus en plus nombreuse comme une incitation à poursuivre la route entamée.  Les visites dépassent désormais mes plus folles espérances et le fait d’étaler ces quelques lignes m’apparaît un projet moins confidentiel.

Allez, ne nous perdons pas en conjectures, nous avons du pain sur la planche, la décroissance, qui n’est pas une décroissance pour tous, mais une croissance pour les pauvres, et un coup de frein pour les autres, c’est du genre paroi à pic, sixième degré, si vous voulez me suivre, c’est la corde au cou, ou plutôt à la taille, crampons aux pieds, mousquetons et piolets.

On est rien, quelques hurluberlus, répartis de manière disparate sur les cinq continents car l’écologie issue des cercles politiques, l’écologie officielle a usurpé jusqu’aux trémolos dans la voix et détient le monopole des solutions de repli. L’écologie a conclu l’alliance libérale avec des socialistes qui sont tout, sauf des socialistes, qu’on appellent socio-démocrates, qui ne sont que des libéraux sans l’admettre.  

L’écologie des WWF, des Green Peace, des Amis de la Terre est satisfaite des résultats de Cancun, les Verts sont contents, la Ministre de l’environnement est satisfaite, Lalonde revient enchanté, tous pérorent à l’unisson. Ils ont encore gagné la partie de dupes, et le droit de revenir en énième semaine, après Kyoto, Copenhage, demain Durban et pourquoi pas Dubaï et Las Vegas. Car nos écolos de paillettes ne reculent devant rien et surtout pas devant le ridicule.  

Ces sangsues du système se targuent de vouloir améliorer ses dérives, non pas pour rendre l’avenir plus vivable mais pour éteindre un à un les signaux d’alarme d’une planète à bout de souffle. Les partis verts de l’establishment doivent faire croire que l’on peut poursuivre la mondialisation capitaliste par un développement des énergies de substitution, par le recours aux biocarburants, au ciment capteur  de CO2, à la voiture électrique, aux OGM, à la pisciculture, aux TGV, aux usines de dé-salinisation, aux engrais naturels, aux stades climatisés, par l’amélioration des process industriels et des rendements des réacteurs d’avions.

Tout cela est un leurre, comment ne pas comprendre que la façon de vivre d’un Américain ou d’un Européen nécessite plusieurs planètes alors que nous n’en avons qu’une et que le niveau de vie des Chinois et des Indiens tendra forcément à vouloir se rapprocher d’un modèle insoutenable.

Il ne faut pas se réunir pour créer un « fonds vert », il faut se réunir pour décider comment donner le nécessaire à chaque homme ce qui veut dire un peu plus pour beaucoup et beaucoup moins pour très peu.

Vous le voyez, on n’y est pas encore, mais je vous propose qu’on puisse en voir les prémisses avant d’aller voir ailleurs où nous en sommes.

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CANCUN, RIEN NE VA PLUS

Posté par provola le 11 décembre 2010

                          A force de jouer l’avenir de la planète à la roulette russe, on va finir énerver le Dalai Lama. La ministre mexicaine des Affaires étrangères, Présidente de la conférence de Cancun sur  le réchauffement global, a estimé que: « l’accord signé ouvre une nouvelle ère pour la coopération internationale sur le changement climatique »

Le problème est qu’en plus de se foutre de notre gueule, les conférenciers ont probablement engagé l’humanité vers le grand renoncement à tous les objectifs antécédents de réduction des émissions de CO2 et l’acceptation colatérale d’une inéluctable augmentation des températures. L’accord se fait donc sur une base minimale qui pourrait se définir ainsi: « Nous sommes tous d’accord pour admettre que nous ne pouvons rien faire. » 

Cancun ne déçoit pas parceque Cancun ne présageait rien de bon. C’est peut-être ce qu’on pouvait en attendre de mieux. Ne nous voilons pas la face, les 190 pays réunis sur le tapis vert de Cancun planchaient sur la façon de changer nos comportements incontrôlés, notre façon de vivre, or aucun n’a réellement envie de renoncer à la course à l’échalote. Le colloque a permis un échange de vue, blabla, vous savez c’est ce qu’on dit lorsqu’on n’a rien à dire. 

Le problème est que si vous regardez par l’autre bout de la lorgnette, vous vous rendez compte que l’on a encore perdu un an, un an d’accumulation incontrôlée de gaz à effets de serre dans l’atmosphère, un an à regarder passer les bancs de fumée noire.  

Nathalie Kosciusko Morizet notre représentante est contente, ouh quelle est contente, voici son sentiment: « C’est un bon texte, qui va nous permettre d’aller de l’avant , cela fait trois jours que nous ne dormons pas, pour parvenir à un consensus » Faute de pouvoir dire que le texte adopté est une régression totale, elle nous bacine sur ses conditions d’hébergement et son statut de travailleur de force.

Nathalie était en cela aidée par l’ancien chefaillon du clan des écolos re con verti en diplomate de la plante verte, le bien nommé Brice Lalonde qui a tout du Brice mais rien du Nice. (Cécile Duflot, Reine des verts, consciente du mauvais pas de deux de Cancun n’avait même pas fait le déplacement n’ayant pas trouvé d’hôtel à sa convenance, elle avait préféré rester se geler à Paris plutôt que suivre nos représentants de luxe au Mexique.) Brice Lalonde, celui-là un habitué des tapis en lieux et places des moquettes, qui lançait des pavés il y a trente ans mais qui s’assoit maintenant sur des strapontins, Brice pour les intimes, ce nom ne vous dit plus rien mais c’est quand même lui qui porte notre parole écolo sur l’estrade et qui est payé pour cela. Comme il porte en lui l’étiquette du nucléaire alors qu’il était militant anti-nucléaire avant-hier, on imagine sa crédibilité au plan de la lutte contre le réchauffement, parlez-en aux mineurs d’uranium, les contaminés du Niger.

Vous avez dit consensus ? le mot est laché, il fallait bien que ce grand barnum accouche de quelque chose sans quoi on aurait fini par se demander pourquoi envoyer tant de monde pour une négociation qui n’apporte rien. On a donc fini par se mettre d’accord, non pas sur la poursuite des mesures de Kyoto mais sur la création de « fonds verts ». Les fonds verts sont le contraire de ce qu’il faudrait pour améliorer la situation, imaginez: vous habitez sur le bord du périph et vous ne dormez pas la nuit à cause du bruit ? Le fond vert va vous indemniser pour que vous puissiez changer vos fenêtres, la solution n’est pas de ralentir la circulation mais de mettre du double-vitrage. Vos enfants déclenchent des crises d’allergies à cause de la pollution industrielle ? Le fond vert vous rembourse la ventoline pour leur continuer de respirer. Voilà, le fond vert est un ectoplasme qui va permettre aux pays pauvres, les plus exposés au réchauffement climatique, d’atténuer les souffrances.    

On nous disait que Cancun ne devait pas ressembler aux meurtrissures de Cophenhage, mais plutôt à la grande illusion de Kyoto, où l’on avait en effet décidé de réduire les émissions de CO2. On a fait pire, on a signé le quitus de la fuite en avant.

En fait, si  Kyoto n’avait réussit qu’à prendre des décisions qui n’ont jamais été suivies d’effet, c’est parcequ’il y manquait le volet répressif, on avait tout simplement occulté à Kyoto de se doter des mesures devant contraindre les états à se conformer aux règles de frugalité, inséparables du versant politique. Pas de résultats sans sanctions, c’est le constat de 13 ans d’échecs, je peux toujours vous dire que vais arrêter de fumer au restaurant, si on ne m’oblige pas à le faire, je continue à enfumer mes voisins de table, et moi en même temps. 

Donc, incapables de s’auto-réguler, ce qui reviendrait à renoncer à la sacro-sainte Croissance pour tous, les états ont décidé de se doter de fonds, ce qui veut dire mettre dans un pot commun, sans que les moyens de se doter de ce fond ne soit définis. Autant dire qu’il n’y aura pas de pot, car la priorité n’est pas de gaspiller des milliards à vouloir sauver la Terre mais de s’entendre sur la façon de préserver les paradis fiscaux.

Toute la planète s’est entendue sur ce constat d’échec, ce qui revient à une victoire. Toute ? non car un État a refusé la bouffonnerie et de signer l’arrêt de mort de notre atmosphère, la Bolivie de Morales pour qui il semble clair  que le processus n’est qu’une plaisanterie respectant le dictât des lobbies industriels. Ces manipulateurs sous la coupe desquels discutaient les pions de Cancun, pour qui il n’est pas de survie ou de domination sans une constante augmentation des flux, des trafics et des chiffres d’affaires, ce qui implique de poursuivre la gabegie économique et la destruction méthodique des milieux naturels.

En attendant un hypothétique Père Noël nous apportant les climatiseurs de l’au-delà, 2010 est l’année la plus chaude depuis que des mesures de températures existent au niveau mondial, bonnes gens dormez tranquille et consommez bien, on s’occupe de votre mort. Et de votre caisse, en bois imputrescible.  

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DES NOUVELLES DU TROU (2)

Posté par provola le 9 décembre 2010

                         Le trou va bien, enfin mieux, enfin moins mal, prenons les bonnes nouvelles, quand elles tombent, sans se bercer d’illusions.

Après avoir failli envahir une bonne partie de notre haute atmosphère il semble que le trou de la couche d’ozone ait tendance à se résorber. L’Institut national néo-zélandais de recherche sur l’eau et l’air vient d’annoncer que le trou de la couche d’ozone est le plus petit depuis 5 ans. Les dernières mesures effectuées en 2010 indiquent une étendue de 22 millions de km2 soit 2 millions de moins que l’année dernière. La perte maximum de la couche a été de 27 millions de tonnes soit 8 millions de tonnes de moins qu’ en 2009. La pire année sur le front du trou auront été les années 2006 et 2000, avec 29 millions de km2 et une perte de 43 millions de tonnes.

Bien qu’il soit encore difficile de proclamer la fin de l’alerte (les variations sont sensibles d’une année à l’autre et la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément la vérité d’hier ou celle de demain), les Néo-Zélandais estiment que le protocole de Montréal en 1987 signant la fin des chlorofluorocarbones (CFC) a permis de stopper l’hémorragie. Un bon exemple de gouvernance au moment où se joue la guerre des températures globales à Cancun ?

Rappel de l’article du 29.01.10:

LES NOUVELLES DU TROU

On l’avait enterré un peu vite, en fait plus on cherche à le combler, plus le trou grandit. Il avait suffit que les grands de ce monde se penchent sur le vide d’ozone pour croire que le problème était réglé. Résultat en septembre 2009 , sa superficie n’aura jamais été aussi grande (à part 2006 record absolu, à égalité avec 2000).

En effet, les fameux CFC destructeurs(gaz entrants dans la chaîne du froid) avaient été bannis des process industriels. Or un marché parallèle de production des CFC existe encore et toujours qui ralentit la résorption naturelle des gaz nocifs en excès dans l’atmosphère. A force de s’occuper du CO2, d’enfumer l’opinion avec les gaz d’échappements, on en a délaissé notre bouclier terrestre. 

Une nouvelle menace plane désormais sur nos têtes, sous forme d’un nouveau gaz mangeur, le protoxyde d’azote. On le savait déjà capable de réchauffer l’atmosphère beaucoup plus efficacement que le CO2, environ 298 fois, on le sait maintenant responsable de la dégradation de la couche d’ozone. Sauf que que ce gaz est produit en grande quantité dans le cycle de l’agriculture moderne, par l’épandage des engrais et des lisiers, par la combustion de la biomasse ( déforestation), dans le traitement des eaux usées.  

Et l’humanité qui grandit a besoin de plus de pain,  de nouvelles terres agricoles et de purifier des eaux de plus en plus polluées.    

Tant qu’il s’agissait de modifier la technologie des frigos et de la clim sans que cela ne bouleverse la rentabilité de cette économie, les pays industriels réussirent à trouver un accord de façade, à pérorer une rhétorique mondialiste qui masqua l’angoissante question. Réduire les quantités de protoxyde d’azote s’annonce une affaire bien plus ardue.

La guerre des gaz n’est pas qu’une question de températures, d’autant que le dégazage peut-être en partie anthropique( du à l’effet de l’homme) , ce qui s’ajoute à l’effet des vastes puits de méthane du permafrost qui sont une menace tangible.

On le voit, le CO2 ressemble à ces trains qui risquent d’en cacher plein d’autres. 

CO2, Méthane, Protoxyde d’azote, CFC, Ozone, à vouloir trop jongler avec les vents, l’ humanité s’est retrouvée sans en avoir l’air à devoir ramasser la tempête.    

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CANCUN, LA FIN DES ILLUSIONS

Posté par provola le 3 décembre 2010

                         Au moment où la communauté internationale est à Cancun au chevet du climat de la planète, le Qatar est désigné pour accueillir la coupe du monde de foot 2022, ce raccourcis saisissant est la métaphore de notre totale inconscience.

Des stades surchauffés à  45° C, qu’il faudra refrigérer, douze stades inutiles, sur un territoire grand comme la Corse et une enceinte de 50 000 places pour le village de Callacuccia, 220 habitants, cathédrales dans le désert, alimentées par des centrales électriques spécifiquement construites pour l’occasion, on avait déjà eu droit aux pistes de ski de Dubaï, la plus haute tour du monde, des chantiers grandiloquents rendus possibles par les esclaves des temps modernes. 

Comble des cynismes, le Japon vient de refuser de s’associer à une éventuelle seconde phase de l’accord de Kyoto sur les réductions d’émissions au delà de 2012. Lors du premier accord de 1997, le Japon comptait parmi les 40 pays industrialisés qui avaient signé l’accord. A cette époque ces pays étaient responsables de 56% des émissions de CO2, aujourd’hui, 26% , pas parcequ’ils ont réellement amélioré leur rendement énergétique mais parceque d’autres gros pollueurs ont maintenant repris le flambeau.

Les défections ne s’arrêtent pas là, le Canada se retire de tous les processus de mutations vertueuses, il n’est plus question de brider la transformation de ses sables bitumineux qui vont déverser des tonnes de milliards de dollars dans les caisses et de CO2 dans l’atmosphère. Poutine lui se met également à traîner des pieds, les feux de forêt ont dilapidé ses droits à polluer alors pourquoi s’inquiéter outre mesure pour quelques fumées de plus. Il nous a prévenus: « laissez la terre respirer ! »

Cancun devait entamer l’oeuvre de rédemption après l’échec retentissant de Copenhague, les concentrations de CO2 explosent et en même temps les températures augmentent, la corrélation entre les deux phénomènes devenant de plus en plus évidente.

Mais comment raisonner des pays dont les intérêts divergent ? Les uns, les plus coupables, souhaitant entamer un cycle de réduction des émissions de CO2, les autres trouvant que les pays riches sont les grands responsables des dégradations des éco-systèmes et de l’augmentation des teneurs de gaz à effets de serre, ceci impliquant qu’ils se chargent de financer le passage direct des pays en voie de développement vers une économie propre.

Tout cela dans un univers de dupes, le développement durable proposé n’étant qu’un ersatz de régulation, un sparadrap appliqué sur un traumatisme crânien.   

Sans compter que la crise affectant les économies occidentales pèsent sur les opinions et refoulent l’angoisse écologique aux calendes grecques.

Sans compter que Cancun, lieu du sommet, est un lunapark, une pâle copie de Las Végas, un Qatar de plus, une foire des folies humaines, faisant fi de toutes les précautions environnementales, dilapidant ses nappes d’eau douce à alimenter les fontaines des casinos et des golfs.

Sans compter que la lutte contre le réchauffement global semble déjà un concept abstrait passé de mode.

Sans compter que De Funès n’est pas à Cancun mais à Bombay pour vendre des centrales nucléaires.

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GOSSES DE RICHES

Posté par provola le 27 novembre 2010

                      Les riches sont vraiment les plus sales, les 500 millions les plus riches de la planète sont aussi ceux qui émettent 50 % des gaz à effet de serre. Les enfants anglais reconnaissent les pokemon bien mieux que les animaux de la forêt, les petits américains, à deux ans ne savent pas lire la lettre m mais ils reconnaissent le M de McDo, deux chiens de bergers allemands consomment plus qu’un habitant du Bengladesh. Si les 500 millions les plus riches soit 6% de la population émettent 50% du CO2, les 3 milliards les plus pauvres sont responsables de 6% des  émissions de CO2

Le rapport du Worldwatch Institute 2010 est clair:

Au plan de la santé individuelle, les chiffres font apparaître un écart de consommation entre individus ayant les mêmes espérances de vie . Si un Européen consomme 1900 calories par jour, un Américain consomme 3800 calories par jour.

Au plan de la santé globale , on note une augmentation de la production des métaux de 600 % depuis 1950 avec les conséquences que l’on imagine pour la détérioration des sites. La consommation de pétrole a été multipliée par 8 sur la même période, celle du gaz par 14 .

Un Européen moyen consomme par jour 43 kg de ressources globales, un Américain 88 kg, chaque jour l’humanité prélève un poids de ressources équivalent à 112 Empire Building.

60% des ressources fournies gratuitement par les éco-systèmes, fleuves et rivières, lacs de retenues, régulation des climatique, eau douce, terres agricoles, forêts, décharges clandestines, sont en voie de dégradation définitive.  

Et cette course folle à vouloir dévorer ce qui reste de la planète ne s’arrête pas bien au contraire, durant les cinq dernières années, la consommation des ressources a augmenté de 28% . En 2008 on a vendu 68 millions de voitures, 85 millions de réfrigérateurs, 297 millions d’ordinateurs, et 1, 2milliard de téléphones portables.  

Cette augmentation exponentielle des consommations n’est pas due uniquement à l’accroissement démographique, durant les quarante dernières années, la population a augmenté d’un facteur 2,5, la dépense individuelle en biens de consommation a été multipliée par 3. 

Faites le calcul vous-mêmes, la fièvre consumériste pèse 2,5 fois 3 plus qu’il y a 50 ans, au rythme d’accélération de la croissance actuelle l’échéance se rapproche plus vite qu’elle ne recule.  

La population mondiale augmente de 85 millions par an, qui vivront comme des pauvres qui ne pensent qu’à vivre comme des riches; je prends une douche en 5 mn et mes enfants en 20 mn, le jour où il prendront une douche en 10 mn, ce jour là sera un petit pas pour mes enfants mais un grand bond pour l’humanité. 

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MELANCHON, LE BOUT DE CHEMIN

Posté par provola le 22 novembre 2010

(Sur fond de discordances dans la mouvance écolo sur la meilleure stratégie à adopter lors des prochaines élections présidentielles, réponse à la diatribe anti-Mélanchon de Fabrice Nicolino ou quand mes repères flinguent mes repères.)               

                  Le bout de chemin, avec Mélanchon, pas le bout DU chemin, ce qui n’a rien à voir. Un mort-vivant, voilà à quoi ressemble l’écologie radicale, pas celle des podiums et des Grenelle, pas celle des Vélibs à bobos, des pelouses en plastique, des bagnoles électriques, des isolations en polystyrène et des biocarburants. L’écologie qui n’est pas un changement d’objets mais un changement d’objet, un changement de comportement. Une fois planté le décor d’une dichotomie des moyens de lutte, il s’agit bien de choisir son camp, la posture du sage en haut de la colline qui compte les coups n’est pas stérile mais coupable.     

On ne va pas disparaître sans planter une banderille au coeur du système qui veut tout emporter, nous si éloignés du pouvoir, poussière d’espoir, simple écrou transi au fil des flots en crue. On ne va pas faire semblant de détester les rouages qui vous font marginal, on enclencher une respiration digne du grand soir. Il est si simple de croire auprès d’un Dieu vierge illusoire que la nature serait plus belle sans ces pourris d’hommes qui jouent à se faire peur, mais d’un titre on n’a jamais fait une tragédie, ce n’est pas parcequ’on hurle à la mort qu’on modifiera le cours des vents dominants.

On va tenter d’aller plus loin que le bord d’une feuille morte, on ne va pas se planquer derrière une brindille OGM, poussée au gré des esclandres trop mous. On va ratisser large sachant quel est ce dilemme cornélien. Un pacte, ce n’est qu’un pacte pour un bout de chemin à faire absolument du coté des bonnes volontés qui ne sont pas du coté des verts ou des roses, mais non plus sous les bottes dominantes. Sans imiter la symbiose exaltante des champignons et de la racine des arbres, qui a autant de chance d’effrayer les tartuffes de Pékin que les miracles de se produire du coté de Jérusalem.

Le passé est le passé, et laissons Mitterand s’occuper des asticots, j’ai flirté avec les écolos durant 30 ans en comprenant finalement qu’ils surfaient à l’aise sur la vague de leur tristesse, ça ne fait pas de moi un pestiféré pour l’éternité, juste une bonne poire qui mûrit du coté de la nuit qui s’en vient. Et Lui aussi, le Mélanchon à cornichons,  n’est certes pas à ranger du coté des parias, s’il a quitté ses habits de gala, on peut à coup sûr lui donner envie de se réincarner en bon plan, à repenser aux erreurs passées auprès des acteurs de gauche, aux erreurs futures à vouloir caresser le tigre au sang des compassions.

Notre Mère a besoin d’un sacré feu d’artifice, un court-circuit paralysant sa marche funèbre pour qu’ une lumière douce éclaire à nouveau le lendemain.

A bon entendeur.

 

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L’ ACADEMIE RASSURE LES INQUIETS

Posté par provola le 29 octobre 2010

                      L‘Académie des sciences appelée à plancher sur les causes du réchauffement climatique a rassuré les inquiets qui se voyaient voler la vedette par les climato-sceptiques. Sous la houlette de Claude Allègre et de son armada de mécréants du CO2, les tenants de la responsabilité des activités humaines dans les dérèglements avaient  perdu la guerre médiatique emportés par la gouaille de l’éléphant un temps socialiste. Après moultes précautions d’usage, les sages se sont bornés à prendre en compte plus particulièrement la période allant de 1975 à 2003 à laquelle correspond une quantité plus importantes de données scientifiques.

Les points importants à retenir sont :

l’augmentation de 0.8 °C de la température à la surface de la planète sur la période de 1870 à 2003, avec des périodes de forte augmentation de 1910 à 1940 et de 1975 à 2000, entrecoupées de légers refroidissements.  

l’augmentation de la température des océans mesurée depuis les années 1950 par les bateaux de commerce ou les navires océanographiques jusqu’à une profondeur d’environ 700m. Les mesures montrent une augmentation du contenu d’énergie thermique des océans surtout depuis le début des années 1980,

une réduction de la surface des glaces océaniques arctiques, de 8.5 millions de km2, stable sur la période 1950 1975, la surface de glaces étant passée à 5.5 millions de km2 en 2010,

le recul des glaciers continentaux et des calottes glacières du groenland et de l’antarctique

une élévation du niveau de la mer, passée de 0.7 mm/an entre 1870 et 1930, à 1.7 mm/an après 1930, puis à 3.4 mm/an depuis 1992 (date à partir de laquelle les relevés s’effectuent par satellites),

des indicateurs biologiques, déplacement des espèces animales et végétales qui montrent une évolution du climat.

Tout ceci avec  une accélération des processus depuis 1975. 

Voyons maintenant ce qui est susceptible d’influer sur l’évolution du climat:

l’augmentation de la concentration en gaz à effets de serre, CO2 (industries, feux de déboisements), méthane et protoxyde d’azote  en forte croissance due à l’activité humaine ou au réchauffement lui-même (permafrost)

l’activité du soleil, son action ou forçage est de un dixième de l’action due aux gaz à effets de serre;

l’océan qui joue un rôle de régulateur à long terme, essentiel dans l’évolution du climat en raison de son dynamisme et de son inertie thermique, ce qui lui confère une évolution beaucoup plus lente que l’athmophère. 

l’effet de la vapeur d’eau et des nuages doit également être pris en compte ou encore ceux de la végétation et de la biologie marine. 

Reste maintenant à savoir et c’est là toute la question, si ces bouleversements sont réellement d’origine anthropique c’est à dire due aux émissions humaines de gaz à effets de serre. En considérant toutes les incertitudes liées (capacités des modèles climatiques limitée par le fait que les données homogènes ne sont apparues que dans les années 1970), des mécanismes non encore identifiés ne sont pas encore inclus dans les modèles, les éventuels comportements fortement instables ou chaotiques du système atmosphère-océan-cryosphère-surfaces continentales sont un autre facteur d’incertitudes, en tenant compte donc de toutes ces incertitudes, un réchauffement réel existe sur la période 1970 2003 explicable en grande partie par l’augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère, conséquence de l’activité humaine. Ce réchauffement affecte particulièrement l’océan qui s’acidifie dangereusement.

Cette conclusion alambiquée ne va certainement pas fermer le ban de la contestation climato-sceptique, car il semble bien qu’en matière de climat la règle obéisse au chaos qui par définition est difficilement modélisable. Attendons pour nous faire une idée plus précise (espérons-le) la parution du prochain rapport du GIEC attendue pour 2012.

Alors là nous saurons tout ce que nous ne saurons pas encore, avant de savoir ce que nous ne pourrons jamais savoir, ce qui est la nature de la science.

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LE PRIX DU VENT

Posté par provola le 25 octobre 2010

                     On a pillé outre mesure le sang de la Terre, on a sali la lumière du soleil et on a rien payé, pour la simple raison que la nature n’a jamais demandé qu’on rembourse quoi que ce soit.

Actuellement se tient à Nagoya au Japon la Conférence sur la biodiversité, il s’agit rien moins que traduire en valeur sonnante et trébuchante le coût de la dégradation des nos écosystèmes. une centaine d’experts chapeautés par l’Indien Pavan Sukhdev ont planché durant trois ans et ont présenté ce rapport considéré comme une  Bible en matière d’évaluation des dégradations portées à la nature.

Prenons les exemples de la déforestation et de la dégradation des milieux marins, l’actuelle érosion des biotopes terrestres, forêts, océans, sols, qui jusqu’ici se renouvelaient naturellement coute dors et déjà à l’humanité entre 1300 milliards d’euros et 3100 milliards d’euros, en comparaison le FMI chiffre à 1150 milliards d’euros les pertes bancaires subies durant la dernière crise financière.

La disparition des massifs coralliens par l’action du réchauffement et de l’acidification des océans coûteraient environ 120 milliards d’euros à l’humanité en terme de disparition de la faune marine, du manque à gagner touristique et ainsi de suite.

On pourrait ajouter à ce tableau que certains ont profité de cette dégradation tout en étant pas propriétaires de la faune marine, des coraux, des cours d’eau. D’autres n’ont rien gagné et en plus se retrouvent en première ligne face aux contraintes induites par l’appropriation et le saccage des autres.

Pavan Sukhev abordant les questions environnementales sous l’aspect économique parle de Capital Naturel, exprimant ainsi que la manne représentée par les ressources de la planète devrait désormais représenter une valeur marchande au même titre que tout autre capital. Comment mieux intéresser en effet les acteurs économiques qu’en leur donnant à gérer une valeur marchande, la charge émotionnelle n’ayant que peu d’effets réels sur les mouvements économiques.

L’idée serait de recommencer à monétiser la nature, à créer un marché des biodiversités sur le principe de la bourse du CO2.

Voilà bien une bonne idée, en apparence, il peut sembler de bon aloi de prendre en compte le pillage systématique  des ressources naturelles et de faire payer sur le principe du pollueur payeur. En fait au bout de la chaîne que se passe-t-il vraiment ? Ne va-t-ton pas toujours faire payer le consommateur en bout de piste , peu importe pour la compagnie pétrolière que le coût d’extraction continue d’augmenter par la difficulté toujours plus grande requise par l’ extraction. Le prix reflète la rareté et donc la valeur réelle augmente , les prix s’envolent et les bénéfices à court terme, les seuls pris en compte, augmentent dans la même proportion. On a donc tout intérêt de poursuivre le ratissage systématique.

De la même manière les pays riches peuvent se permettre de racheter des droits à polluer ou à émettre du CO2 simplement en rachetant ces droits aux pays pauvres ce qui permet de diluer tout effet disuasif des grands déséquilibres naturels.  

Cette grande bourse des valeurs de la nature ne nous ferait-elle pas courir le risque d’une récupération des bons sentiments, d’une course accélérée et folle vers l’accaparement par certains du jackpot du business vert ?  

L’instrumentalisation des ressources naturelles à des fins commerciales accélérerait l’agonie de la biosphère, il ne faudrait pas qu’une bonne intention nous projette à nouveau vers un inconnu plus sombre encore.

Rêvons ensemble d’un temps où le vent soufflant sur une éolienne serait considéré comme une manne appartenant à tous, où cette brise évaluée en nombre de tours d’hélice vaudrait 1 euro par tour, taxe qui serait reversée à un fond ayant en charge la gestion du patrimoine naturel de la planète tout entière ? Cet organisme, appartenant à parts égales à 7 milliards d’humains, serait sans frontières et sans but lucratif. Il aurait pour mission, ce qui serait encore plus utopique, rien moins, que sauver ce qui reste à sauver. 

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LA DECROISSANCE, MA BOUTIQUE

Posté par provola le 24 octobre 2010

                  Je vous parle de ma famille de réflexion, le tableau est triste, pas de quoi pavoiser. Vous expliquer la vraie et la fausse écologie n’est pas affaire aisée. Les pompiers de la Planète se battent comme des chiffonniers, on est au chevet de l’humanité comme à l’entrée du Colisée, harnachés à la robocop, prêts à la confrontation des idées, au meurtre intellectuel, sans complaisance.

Les décroissants ou « objecteurs de croissance » sont les vrais écolos, il n’y a pas de doute, il détiennent la Vérité, le problème est qu’ils détiennent tous la Vérité, ce qui fait quand même beaucoup de Vérités. Dans leurs clous le chemin est pavé de bonnes intentions.

Je ne vous parle pas des écolos, les écolos officiels, ceux qui se sont regroupés sous la férule de « Génération Ecologie ». Ce serait trop facile, ceux-là sont tout sauf des écolos. Ils bénissent le développement à marche forcée qui implique la disparition de tous les écosystèmes, pour faire passer la pilule ils acceptent les outrages de la mondialisation en peignant l’enfer d’une lazure verte, ils vendent l’idée géniale des biocarburants, la voiture électrique est leur dernière frontière, ils rassurent l’opinion sur leur véritable objectif: ne rien changer. Ils ont signé des deux mains le fameux et brinquebalant Grenelle de l’environnement.

Les décroissants, eux, sont les purs et sont inconnus du grand public, il sont contre le dérapage incontrôlé de l’économie libérale mais ils sont avant tout contre les autres décroissants, s’il en est un qui souhaite casser la pub et l’outil industriel, il y en aura un autre qui mettra le feu, comme si l’on voulait les rallumer, aux cendres de la révolution d’octobre. L’autre écologie, la bonne, celle des Serge Latouche, des Fabrice Nicolino, des Paul Aries, des Yves Cochet fait son petit business sur le dos du retour en arrière, comme ces visages de cire qui veulent ressembler aux miroirs de leur jeunesse.  Je les regarde s’étriper, se torcher à coups de formules magiques et de mots intelligents, ils ne s’aiment pas car sans foi ils sont tous des prophètes. Dégarni, le front du refus est une clique, un clan, invertébré le mouvement est celui du serpent trop lourd pour surfer sur des vagues immobiles. Je suis des leurs et je m’en désole parfois.

Les pages les plus censées ne sont-elles pas celles des hommes à la marge, à l’abri du comité des cons, ces consciences bien pendues comme celle d’Axel Khan qui justifie la protection de la biodiversité, en donnant l’exemple de la priorité qu’il y a de sauvegarder le vol de la mésange pour ne pas priver nos enfants d’un des facteurs de leur développement intellectuel, qui insiste sur l’obligation de ménager la nature dont les infinies bontés pourront donner à nos successeurs les outils de leur subsistance, inconnus à ce jour.

Les décroissants sont une secte pleurnicharde, un groupuscule à l’aspect d’une dictature d’idées, une chapelle en haut sur la colline, ils semblent bien contents au fond que le monde capitaliste explose les compteurs les uns après les autres. Plus les choses vont mal et plus les durs du retour en arrière se trouvent consacrés dans leur métaphore du désastre, sacrés sur un piédestal de marbre parmi les chrysanthèmes.  

Messieurs, fini la récré, sortez les oeillets, les fleurs au bout du canon d’espoir. 

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UNE TERRE ET DEMIE

Posté par provola le 14 octobre 2010

                   Notre planète ne nous suffit plus, je ne cesse de le dire depuis qu’un certain rapport du club de Rome en 1972 a montré l’évidence, je ne cesserai de le répéter dussé-je faire fuir le dernier lecteur de C N Conscience.     

Comme c’est l’argument principal de ce blog, cette modeste chronique n’aurait plus de raison d’être.

Il n’est pas d’autres batailles que celle-là et la réforme des retraites en comparaison n’est qu’une douce ritournelle. Le dernier rapport en date du WWF vient à point nommé nous faire une piqûre de rappel sur l’urgence qu’il y a d’affronter le dilemme toujours plus prégnant de notre empreinte écologique incompatible avec les capacités régénératrices de notre vieille maison.

Nous vivons au dessus de nos moyens, ce n’est pas l’UMP qui le dit , c’est le WWF qui estime que nous consumons actuellement une terre et demie. Le problème bien évidemment, c’est que nous n’en avons qu’une.

Le rapport Planète vivante livre un compte rendu sur la biodiversité et les tendances de consommation à l’échelle mondiale à partir de l’ Indice Planète Vivante, ou IPV et du concept d’empreinte écologique.

L’IPV a chuté de 30% entre 1970 et 2008 CECI INDIQUE UNE IMPORTANTE PERTE DE CAPITAL NATUREL;pendant cette même période, l’empreinte écologique de l’humanité a doublé, elle est maintenant de 50 % supérieure à la capacité de production annuelle de la Terre. La consommation moyenne d’une personne nécessite 2.7 hectares de terre alors que la Terre ne dispose que de 1.8 hectares par personne. Dans l’ensemble il faut d’ors et déjà une Terre 1.5 fois plus grande que ce qu’elle est réellement pour satisfaire nos besoins en consommation. Quatre milliards de personnes n’ont qu’une idée en tête, rattraper la fièvre acheteuse des deux milliards de malades des pays riches. 

Quelques solutions PRIORITAIRES apportées par WWF:

Réduire l’empreinte écologique cela veut dire réduire la voilure de l’économie.( ce qui implique de mieux partager)

Augmenter la superficie des aires protégées pour que celles-ci couvrent au minimum 15 % des éco-régions

Stopper la surutilisation de l’eau et la fragmentation des réseaux d’eau douce

Mettre un terme à la surpêche.

Toutes  ces mesures devraient se retrouver dans le programme de De Funès pour la prochaine campagne électorale, n’en doutons pas…

Le rapport du WWF est publié tous les deux ans, en espérant que nous serons encore là dans deux ans, et la Terre avec autant que possible. Pour la Terre je ne me fais pas de soucis.

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PLANETE EN EAU TROUBLE

Posté par provola le 10 octobre 2010

         Le dernier rapport de la revue « Nature » sur la situation ou plutôt le délabrement des cours d’eau de la planète ne peut que nous laisser pantois sur l’évolution à brève échéance de notre source de vie. Pollutions diverses, contaminations en tous genres, agriculture intensive, irrigation excessive, bétonnage des rives, introduction de nouvelles espèces animales et végétales sont en train de rapidement modifier les équilibres fondamentaux des fleuves et rivières.

Seule l’Afrique, étrangement, semble encore épargnée par le grand coup de Karcher solvanté. 80% des populations vivant le long d’un cours d’eau voient s’écouler une sorte d’égout à ciel ouvert.  Concrètement il apparaît que l’homme transforme et détruit sa principale réserve d’eau douce. 5 milliards d’humains vivent à proximité immédiate d’une rivière généralement en très mauvais état. Parmi eux, au moins 3,5 milliards souffrent d’ors et déjà d’une pénurie d’eau propre. 65 % des écosystèmes des bassin hydriques ont été détruits, entre 10 et 20 mille espèces animales et végétales sont à risque d’extinction.

Le rapport de « Nature » se base sur l’étude de 23 facteurs de risque ( de la présence de digues et canaux pour l’irrigation, à la contamination par rejets de l’industrie minière, voir les évènements récents de Hongrie) et en attribuant une note à chaque fleuve. La combinaison de ces différents éléments a permis d’établir une carte générale de l’état général de bassins hydriques d’une superficie de 2500 km2.

A la lecture de cette étude, ce qui frappe en premier lieu c’est que les géants que sont le Nil, le Gange, le Yangtsé ne sont pas épargnés par le saccage actuel. 30 des 47 principaux fleuves sont gravement atteints.

Les chercheurs avaient une idée préconçue, au tout début, il leur apparaissait qu’il fallait rechercher dans les pays en plein boum économique les cicatrices les plus profondes, très vite il leur a fallu se rendre à l’évidence que les plus dures atteintes subies par l’eau l’ont été dans les pays les plus développés. Les cours d’eau les plus menacés sont en Amérique du nord, en Europe. Ces pays croient pouvoir contenir les bouleversements inscrits dans l’ADN de la croissance économique avec des lois et des règlements, par de la technologie, on voit bien que rien n’y fait.

On sait désormais que toute la surface du globe est engagée dans une lutte pour la survie des derniers litres d’eau, les dommages majeurs concernant une grande partie de l’Amérique du nord, pratiquement toute l’Europe, de vastes zones de l’Asie centrale, le Moyen-orient, le sub-continent indien et la Chine orientale. Seule l’Afrique semble encore échapper au désastre annoncé.

La seule chose rassurante dans ce concert de musique funèbre, est que la situation des pays riches et des pays pauvres est pratiquement identique, les substances polluantes se retrouvent toujours en aval des fleuves, concentrées, puis elles se  disséminent dans chaque recoin et baignade des grandes agglomérations. Pollutions diverses de l’agriculture et des industries, mercure utilisé dans la production d’énergie électrique, pyralènes à effet cancérigène utilisés dans les transformateurs (la Seine est ainsi le fleuve d’Europe le plus pollué), produits pharmaceutiques divers rejetés en quantités toujours plus massives, la liste est tellement longue qu’on ne sait plus s’il faut en pleurer ou en rire, de colère. 

Les seuls cours d’eau véritablement à l’abri sont ceux qui se trouvent à distance respectable des premiers habitats, les rivières des régions arctiques, sibériennes ou tropicales, totalement isolées, coulent des jours heureux.

L’ Homo-sapiens prend désormais trois douches par jour mais il n’a jamais été aussi sale.  

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N’EN JETEZ PLUS

Posté par provola le 9 octobre 2010

 

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Plutôt que de rouler dans le bon sens, nous préférons aller à contre-courant évitant par miracle quelques obstacles mais le plus souvent percutant des montagnes d’ignorence. Le développement à marche forcée et la fatidique création de richesses qui est sous-entendue continue de se cristalliser sur le dos d’une nature toujours plus acculée , il n’est pas de jours sans que des catastrophes sciemment programmées soient la preuve patente de notre folie.

Un fleuve rouge de bauxite hautement toxique s’est déversé sur une région du nord de la Hongrie, les miasmes se retrouvent dans les eaux du Danube bleu, le plus long fleuve d’Europe, 700 000 m3 de boues industrielles rouges paradent désormais jusqu’aux tréfonds de la mer Noire.     

La Hongrie autrefois reine d’Europe, aujourd’hui reine des catastrophes en condensé se rappelle ainsi à son bon peuple sans que l’ancien fils devenu roi de France ne manifeste sa compassion, on aurait pu comprendre un soupçon d’émotion se traduisant en une discrète allusion. La fange écarlate s’est déversée sur une terre désormais stérile et c’est toute une population qui n’a plus que les yeux pour pleurer son sang.

Des centaines de tonnes d’ordures ménagères envahissent le sud de l’Italie qui ne sait plus où les entasser. Le pays n’est plus qu’une déchetterie à ciel ouvert.  

Un cargo venu de nulle part contenant 6000 tonnes de solvants est harponné en pleine mer au large des cotes bretonnes et les scouts des mers habitués des faits s’en sont venus écarter le risque d’une énième vague létale.

400 enfants sont morts au Nigeria pour avoir voulu jouer au large d’une mine d’or, l’orpaillage sauvage ayant contaminé au plomb des km2 de territoires. La catastrophe sanitaire concernerait selon la PNUE (programme des nations unies pour l’environnement) bien plus de monde sans que les moyens d’investigation permettent pour le moment de réellement évaluer son ampleur.

Des milliers de villageois ignorants du danger et laissés à leur triste sort ont semble-t-il apporté chez eux des tonnes de minerai bourrés de plomb pour tenter d’en extraire d’improbables trésors. Ces blocs de roche riche en plomb a contaminé les sols , l’eau et donc la population.

Partout la satisfaction de la croissance, l’appât du gain, pour les uns, la fuite en avant pour échapper à la misère pour les autres, partout la même désolation: le trou dans la couche d’ozone, la barrière de corail disparue, les derniers bancs de poissons transformés en boites de sardines, le désert du Niger criblé de scories d’uranium, la forêt amazonienne réduite en cendre volante, les  grands vignobles refuges d’une terre bourrée de pesticides, des rivières au pyralène, des villes mégalopoles sans limites que les limites des bidonvilles.

Que reste-t-il à admirer ? Qu’un ciel étoilé, trop clair pour y voir les étoiles.

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CHANTAL JOUANNO, LA DERNIERE VALSE BIO

Posté par provola le 4 octobre 2010

Reine des castings et vedette des tatamis, elle est arrivée dans la soupe écolo comme on baptise les infidèles. Nourrie à la sauce sur-vitaminée, consommatrice de filtres à UV, semeuse des productions intensives, avaleuse d’hormones de croissance, ellle semble perdue dans les dossiers verts comme une limace dans une feuille d’ortie. 

Secrétaire d’Etat à l’écologie, elle doit assumer tous les échecs et les mensonges du Boss. Son bouquin s’intitule « sans tabou », le titre résume à lui seul son inutilité au ministère de l’environnement. En fait elle est là parcequ’il faut bien quelqu’un, pour dire qu’on s’occupe de ces questions là, ça rapporte gros en termes de votes. Sa belle gueule est un avantage, elle est la miss des cornichons comme sa devancière Nathalie Kosciuscko Morisset était la miss des tartuffes, les patates nouvelles. « Sans tabou » explore l’insondable vacuité du raisonnement, la forêt dense et inextricable du non-sens.

Car enfin, dépendante d’un régime libéral elle préconise une croissance dans les clous du soutenable alors que les deux termes sont antinomiques, il ne faut pas  être clerc pour le comprendre; fille du capitalisme, elle fomente une douce méthode pour continuer l’accaparement par certains des richesses et la spoliation de la multitude.

Sa fibre bio est une valse hésitation entre le sachet de thé OGM qu’on plonge dans la tasse et les platanes de l’avenue Foch, d’ailleurs elle ne cherche pas à masquer son incompétence: « je n’ai pas voulu écrire ce livre seule, ce livre parle donc du monde à plusieurs voix, parceque c’est ainsi , je n’ai pas toutes les réponses ».  

Comment éviter l’ambiguité d’un monde cherchant à créer de la richesse à outrance sur le dos d’une planète à bout de souffle ? Comment persévérer sur la voie d’un développement soutenable alors que l’économie mondialisée est le royaume du court terme et du sans limites ? Jouanno n’a pas les réponses tout simplement car son raisonnement est en pleine contradiction avec une juste utilisation  de ressources limitées. Sa politique, en trois ans d’atermoiements a loupé le Grenelle de l’environnement qui est une vaste plaisanterie mercantiliste, a raté la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique, la dernière frontière du CO2, a planté la taxe carbone, la leçon d’éducation civique des cancres pollueurs.

Elle a même poussé les loups Ritals et les ours Espingouins hors du territoire national, histoire de voir son mandat  reconduit par De Funès lors du prochain remaniement. 

Enarque, il y a bien un arbre malade dans la cour de récréation de la grande école ce qui a bien dû contribuer à son bourgeonnement d’idées fausses. Prix du bouquin: 18,50 €, c’est au moins ça que vous pourrez économiser.   

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L’INVASION DE L’OURS

Posté par provola le 18 septembre 2010

A propos des ours ibériques qui prolifèrent de l’autre coté des Pyrénées et que l’on pourchasse en Gaule. (Blog: « planète sans visa » de Fabrice Nicolino, article du 16 septembre 2010) 

Avec notre expérience du démembrement du camp de Calais, des expulsions des réfugiés clandestins, du démantèlement des camps de Roms, nous ne nous trouverons pas dépourvus quand l’invasion de l’ours se précisera. Pas de quartier pour les plantigrades espingouins qui viennent bouffer nos myrtilles et nos châtaignes.

Rien, absolument rien ne doit passer tout au long des Pyrénées, notre frontière autrefois passoire qui laissa jadis approcher les envahisseurs arabes et les fuyards de Salazar et de Franco.

Qu’on se le dise, tant qu’existera l’espoir de grappiller quelques voix sur le dos des légions étrangères, fussent-elles poilues et dodues, notre bon ministre Hortefeux en profitera pour aligner une Maginot de fusils entraînés à la lutte anti-terroristes.

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LES CAPITALES DE LA POLLUTION

Posté par provola le 17 septembre 2010

Les villes les plus polluées du monde sont Sumgagyit en Azerbaïdjan, Linfen et Tianying en Chine, Sukinda et Vapi en  Inde, La Oroya au Pérou, Dzerzhinsk et Norilsk en  Russie, Tchernobyl en Ukraine, Kabwe en Zambie.

On ne peut qu’être effrayés en constatant que Bhopal, lieu de la plus terrible catastrophe industrielle mondiale de tous les temps avec Tchernobyl ne fait plus partie du classement, alors que les conséquences du désastre se font encore sentir des décennies plus tard.

La contamination radioactive provoquée par l’extraction d’uranium au Niger par Areva, les sables bitumineux de l’Alberta au Canada, le trou de la couche d’ozone en Antarctique sont également absents du classement, il est vrai que ces cataclysmes s’étendent sur des superficies qui dépassent les simples limites d’un centre urbain.  

Les pays du G7 qui concentrent 85% de la richesse mondiale délocalisent la production des outils de leur train de vie en délégant les inconvénients et scories annexes du développement: « A nous les richesses, à vous les pelles, les pioches et les masques à gaz »  

Un petit rappel pour distraire votre soirée, la propagation du nuage de Tchernobyl, (concentré de césium 137, un bon copain), celui qui s’arrêta à Strasbourg le 26 avril 1986; celui-là ne l’oubliez surtout pas s’il vous vient l’idée de récolter des champignons cet automne dans votre belle forêt, car lui ne vous a pas oublié:

http://video.google.com/videoplay?docid=-2720280552816762522#

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L’OR NOIR DU DESERT BLANC

Posté par provola le 15 septembre 2010

L’homme tirera du Pôle Nord jusqu’à la dernière goutte d’or noir, les tergiversations des économies mondiales sur la réduction des émissions de gaz à effets de serre ne sont que poudre aux yeux des adeptes du green business. Les générations qui nous suivront au lieu de rêver d’étendues immaculées assisteront impuissantes à la sarabande des super-tankers. Des pépinières de torchères formeront la toundra de demain, les pipelines et les plate-formes seront alignées comme une ligne Maginot du futur, une fuite en avant sans retour.

Un oeuf à la coque, voilà à quoi ressemblera bientôt notre planète vue de là-haut.

Le réchauffement climatique qui réduit la banquise à peau de chagrin et découvre le crane de la planète permet dorénavant aux compagnies pétrolières de se lancer à l’assaut des immenses réserves qui naguère gisaient sous des centaines de mètres de glace. Environ 15% des réserves mondiales de pétrole et 30% des réserves de gaz reposent sous l’océan arctique et les pays riverains sont déjà en compétition pour délimiter les zones de compétence . Les foreuses sont d’ors et déjà en action, Russes, Américains, Anglais, Canadiens, Norvégiens s’ingénient à occuper les pans de mer.  

La catastrophe de Deep Horizon n’a pas refroidi les ardeurs des explorateurs du fond des mers de l’extrême nord, bien que les conditions d’extraction s’annoncent comme étant bien plus dangereuses que celles du golfe du Mexique. La température des eaux en cas de nouvelle catastrophe empêchera toute dilution d’une éventuelle marée noire. Les plateformes seront équipées de lames brise-glaces,seront toujours plus gigantesques et devraient être à l’épreuve des pires aléas climatiques, on sait ce que valent les prévisions. 

Ici les ouvriers devront travailler à des températures sans équivalant, au coeur des icebergs et des tempêtes gelées, conditions accentuées par la nuit arctique qui enveloppe les lieux durant six mois de l’année.

Rien n’arrêtera l’homme, ni les quotas de CO2, ni la complainte de l’ours, pas même la perspective de détruire ce qui reste du paradis blanc. 

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OMBRE ROUGE

Posté par provola le 21 août 2010

Bienvenue au Portugal. 

Le pays est en flammes, tous les jours, tout le temps, partout cette odeur de cendrier. 400 incendies quotidiens, des centaines de milliers d’ hectares de forêts flagellées, des morts, des blessés. Les eucalyptus sont des torches vivantes, les pins se tordent de douleur, la broussaille n’est plus le refuge d’une faune apeurée.

Le ciel est un orage de bombes lacrymogènes, les nuages ne sont qu’une fausse dépression océanique, la vraie, c’est le manque de réaction face au désastre.

Tous coupables. Les pyromanes bien sûr, mais eux ne font que leur boulot, les pompiers plus étonnamment, pris en flagrant délire de connivence avec les propriétaires forestiers, laissant brûler le maquis pour ne pas avoir à le soigner, les bergers d’altitude qui préparent l’herbe tendre de l’an prochain, les promoteurs immobiliers, les négociants en bois, les enfants transformés en acteurs des gros titres, les barbecues, les feux d’artifices, les mégots jetés comme une contribution gratuite à l’ordonnancement de la vie.

Tous inconscients du désastre en cours, tous insupportables , le gouvernement en tête qui voit dans les statistiques des surfaces cramées des motifs d’optimisme, l’opposition qui n’oppose que les sirènes de la reprise économique.  

Nous-mêmes, qui sommes des témoins, qui sommes coupables d’indifférence estivale, de détournement d’intérêt, de déraillement politique, de connivence institutionnelle; tout cela s’apparente à du terrorisme participatif. Car il y a de l’intérêt à l’enfer. 

Les plages s’entassent, les discothèques débordent, les restos se gavent, le peuple trinque au premier degré, la maison commune se transforme deci delà en une braise qui s’assume, transgressant les normes du bien-être, les colonnes de fumée participent d’une téléphonie de tribus indiennes. Le spectacle est pesant, la canicule n’est plus qu’une agréable brise apaisant les brûlures, une météo de bulletins de guerre se substituent aux horoscopes désopilants.

Mais le Portugal qui n’est qu’une anecdote géographique de l’Europe est son épicentre sensitif, sa flagellation systémique, son obstination profitable. Ici tout y est plus bordélique, c’est à dire libéral, tout y est privé, privé de sens, les hôpitaux profitent aux riches où débarquent des combattants du feu en mal de tranchées, les écrans plats organisent l’indifférence générale, noyant l’enfer sous des torrents de spots, le foot est le viagra d’une nature à bout de souffle. Les vrais artificiers sont à Bruxelles qui fomentent l’ordalie écolo, qui subventionne la nouba d’été. L’heure est à l’épuration de la crise, pas à la protection des derniers pans de verdure.

Le carburant est bio, le beurre est bio, le vin est bio, les ogms sont bios, les partis verts sont bios, l’Europe des étalages de supermarchés est bio, la bagnole est bio, alors que voulez-vous que les blessures des vestiges d’essences naturelles évoque à une opinion gavée.   

Que restera-t-il de cette course insensée au son des tirelires, de cette manipulation du vivant, de cette transformation de l’homme en simple objet de commerce ?

Il plane au dessus de nos têtes un soleil voilé par des rideaux de fumée, une lumière d’éclipse, comme un parfum âcre, notre ombre rouge et cramoisie n’est qu’un reflet du mécontentement du ciel. 

Heureux de vous retrouver.

 

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UNE MAREE NOIRE PEUT EN CACHER UNE AUTRE

Posté par provola le 31 juillet 2010

La Chine a du flair, elle ne provoque pas ses maarées noires au hazard. Elle attend que les autres se découvrent pour balancer ses saloperies. L’ampleur de cette marée noire (provoquée par une rupture de pipeline) située à Dalian au nord-est de la Chine, aurait été totalement minimisée par les autorités, d’après une dernière enquête menée par l’expert Rick Steiner près de 90 000 t de pétrole se seraient déversées soit pratiquement autant que le record précédent de l’Exxon Valdez en 1989. Le gouvernement de Pékin avait jusqu’ici évoqué le chiffre de 1500 t.

Sans images, sans commentaires, la marée noire chinoise n’existe tout simplement pas. Jugez-en:

http://www.youtube.com/watch?v=z0ZYJXxWWe4

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COMPLEMENT D’INFO SUR DEEPWATER HORIZON

Posté par provola le 26 juillet 2010

Faites-vous votre propre idée:

http://www.youtube.com/watch?v=yyO9n0YqDmI&NR=1

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