LIBÉRALAND

Posté par provola le 7 avril 2011

                                

Article accepté à la publication sur LIBÉRALAND dans ECOLOGIE icone_redacteur2

 

                                      Tout s’accélère, même la folie, à force de mettre des rustines et des sparadraps sur la surface terrestre on va finir par recouvrir notre infirmerie commune d’une unique chape de plomb. Mais les rustines sont porteuses de croissance; rien n’arrêtera les magnats des salmigondis du développement durable et du désastre programmé dans leur recherche du profit maximum. Les Suisses ces grands spécialistes du nettoyage d’argent sale et du bric à brac écolo, s’y étaient déjà essayés à vouloir recouvrir leurs glaciers de grandes toges en plastique pour éviter qu’ils ne fondent. Tristes équilibristes en guenilles, sujets à des courts-circuits mentaux récurrents.

BP relance ses explorations et ses forages off-shore dans le Golfe du Mexique un an après la reine des marées noires, rien n’y fera donc, les pires pollutions seront toujours absoutes et les leçons jamais apprises. BP était bannie des lieus, voici qu’aujourd’hui la compagnie revient par la fenêtre par la grâce insensée d’un Président menteur. Obama avait promis du feu et des étincelles à l’encontre des pétroliers pollueurs, il n’est en réalité qu’un caporal obéissant aux ordres des lobbies pétroliers  gaziers et nucléaire. Au triste jour où le gentil noir se replonge dans le bain électoral, on se demande bien pourquoi, sans adversaire désigné, voilà qu’il accorde un blanc seing au salopeur des mers. BP est repartie de plus belle à la découverte des fonds pleins de dollars et Obama est un gentil con.

De l’autre coté du Pacifique, on assiste à la plus grande oeuvre de désinformation de la population jamais entreprise après une catastrophe industrielle et environnementale. Chez Tepco, on a visiblement retenu l’exemple de BP qui nous donnais des chiffres fantaisistes de rejets dans les mers de fuite de pétrole brut. Maintenant il est question du robinet, pas d’eau froide, mais d’eau radioactive, une petite fuite comme l’année dernière, rapidement colmatée, alors que la compagnie s’apprétait  à déversér 11 500 Tonnes (une paille) d’eau contaminée directement dans l’océan. C’était la première mesure prise depuis l’arrivée sur place des experts d’AREVA; (sur place à Tokyo, pas à Fukushima, les experts ne vont pas au charbon, il vont au bal costumé); les experts d’AREVA se positionnent en vrais spécialistes mondiaux des crises nucléaires, ils apportent des solutions radicales: on rejette directement l’eau atomique en mer, une solution à 1 milliard de dollars, il fallait y penser, ça évite d’avoir à tout décontaminer. Pourquoi s’entêter à vouloir stocker cette eau dans des cuves d’un pétrolier pour emmener cette cargaison hautement toxique a travers les océans, et pour l’amener où ?

Pendant ce temps de l’autre coté de la centrale, à l’abri des caméras, on arrose les réacteurs d’azote pour éviter que les coeurs ne surchauffent et que l’hydrogène en vadrouille ne finissent pas tout faire exploser ce qui ferait mauvais genre du coté de la bourse de Tokyo. La radioactivité est partout , à 30 km les gens restent chez eux sauf que les enfants commencent à trouver le temps long à se dispenser d’aller gambader dans les champs fleuris.

Vous le voyez bien tout cela est logique , d’une logique implacable. 

Vous croyez être à l’abri dans l’hexagone alors que le nuage de Fukushima a envahi l’hémisphère nord et ne s’est pas arrêté à Strasbourg, alors que le nuage de Tchernobyl est encore présent, alors que le trou dans la couche d’ozone est au dessus de nous, alors que Superphénix est en démolition pour encore trente ans, que les déchets de nos centrales sont encore là pour 15 000 ans, qu’il y a assez de pesticides dans notre terre pour empoisonner les dix prochaines générations, que nos rivières sont un dépotoir à pyralène qui donnera des cancers à nos petit-enfants. 

Vous croyez avoir évité la bataille des gaz de schistes alors qu’elle s’engagera avant qu’un prochain Président ait pris ses fonctions.

Allons-nous laisser le champ libre à  ce peloton de l’UFIP (union française des industries pétrolières) et des TOTAL qui lorgnent sur notre sous-sol et ne peuvent se faire une raison de laisser passer quelques biffetons ?  Allons-nous regarder passer l’armée des vers de terre et des asticots des terrains vagues se brancher sur l’antenne des manipulations ?

Cette vermine ne sait que flairer comme les avions renifleurs jadis célèbres, les potentialités de gains.

Ne laissons pas les Obama nous bercer d’illusions, les TEPCO, les BP, les AREVA, les TOTAL nous chanter la messe libérale. Prenons notre destin en main et tachons déjà de sanctuariser notre territoire qui est au moins une part de notre âme. 

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DES NOUVELLES DU TROU (suite)

Posté par provola le 5 avril 2011

                                   

 Ozono, perdita record sull'Artico 					 

                                                A force de compter sur le nucléaire pour essayer d’échapper à tous les autres désastres humains en gestation, on avait failli par oublier le trou. Je veux parler du trou de la couche d’ozone, sauf que cette fois-ci il ne s’agit pas du même.  Faites péter une centrale atomique ça vous occupe les écolos pendant un bon bout de temps et ça permet de rejeter tout ce que vous voulez dans l’atmosphère, la mer , la biosphère, et le Paradis, ça permet de ratiboiser les dernières forêts, de massacrer les zones humides, la savane, la toundra, la taîga, et le pays du père Noël en prime. 

Sauf que ce trou-là, il est trop gros pour le cacher, comme un trou noir il est capable d’engloutir toutes les craintes des rejets de Fukushima tant ses proportions dépassent l’entendement.

On ne l’avait pas vu venir, préoccupés à oublier le premier , le trou du pôle Antarctique, on pensait qu’avec nos mesures à deux balles on avait réglé le problème, ou qu’au moins on l’avait stabilisé. Et voilà qu’il ressurgit au nord, en Arctique, une perte jamais mesurée de 40 % de sa masse, ici , au nord près de chez nous, pas en Patagonie, où il fait peur aux lamas et aux phoques du Cap Horn.  La couche d’ozone perd ses voiles, sur l’hémisphère nord aussi, et la survie sur terre devient une équation.

Publiées par l’OMM (Organisation météorologique mondiale), les dernières mesures d’ozone au-dessus de l’Arctique effectuées depuis des ballons-sondes et des satellites, notamment par le Latmos (Laboratoire atmosphère, milieux, observations spatiales, C NRS/UVSQ/UPMC), ainsi que le résultats des modèles, montrent cet hiver une déperdition jamais égalée. Autour du pôle Nord, la concentration de ce gaz (O3), vers 20 kilomètres d’altitude, donc dans la stratosphère s’est réduite d’environ 40% entre le début de l’hiver et la fin du mois de mars. C’est la plus forte diminution connue depuis le début des mesures de cette « couche d’ozone», qui absorbe fortement les UV, protégeant ainsi les organismes vivant à la surface du sol de ces rayons nocifs. Le précédent record était de 30%. 

On savait en 1987 qu’en éliminant les chloro-fluoro-carbones ces gaz mangeurs d’ozone on éviterait le pire, mais qu’on allait se faire des cheveux blancs durant un demi-siècle avant que la situation revienne à la normale. Sauf que le dérèglement climatique bouleverse à nouveau la donne et qu’on sait maintenant que le protoxyde d’azote, l’engrais de notre agriculture et le dégazage du pemafrost est également un ennemi de notre bouclier naturel.

Et comme ce gaz tueur ne va pas disparaître comme par enchantement de la circulation, on n’est pas près d’être rassurés, et nos enfants non plus.   

 

Rappel de l’article du 09.12.2010:

Le trou va bien, enfin mieux, enfin moins mal, prenons les bonnes nouvelles, quand elles tombent, sans se bercer d’illusions.

Après avoir failli envahir une bonne partie de notre haute atmosphère il semble que le trou de la couche d’ozone ait tendance à se résorber. L’Institut national néo-zélandais de recherche sur l’eau et l’air vient d’annoncer que le trou de la couche d’ozone est le plus petit depuis 5 ans. Les dernières mesures effectuées en 2010 indiquent une étendue de 22 millions de km2 soit 2 millions de moins que l’année dernière. La perte maximum de la couche a été de 27 millions de tonnes soit 8 millions de tonnes de moins qu’ en 2009. La pire année sur le front du trou auront été les années 2006 et 2000, avec 29 millions de km2 et une perte de 43 millions de tonnes.

Bien qu’il soit encore difficile de proclamer la fin de l’alerte (les variations sont sensibles d’une année à l’autre et la vérité d’aujourd’hui n’est pas forcément la vérité d’hier ou celle de demain), les Néo-Zélandais estiment que le protocole de Montréal en 1987 signant la fin des chlorofluorocarbones (CFC) a permis de stopper l’hémorragie. Un bon exemple de gouvernance au moment où se joue la guerre des températures globales à Cancun ?

 

Rappel de l’article du 29.01.10:

LES NOUVELLES DU TROU

On l’avait enterré un peu vite, en fait plus on cherche à le combler, plus le trou grandit. Il avait suffit que les grands de ce monde se penchent sur le vide d’ozone pour croire que le problème était réglé. Résultat en septembre 2009 , sa superficie n’aura jamais été aussi grande (à part 2006 record absolu, à égalité avec 2000).

En effet, les fameux CFC destructeurs(gaz entrants dans la chaîne du froid) avaient été bannis des process industriels. Or un marché parallèle de production des CFC existe encore et toujours qui ralentit la résorption naturelle des gaz nocifs en excès dans l’atmosphère. A force de s’occuper du CO2, d’enfumer l’opinion avec les gaz d’échappements, on en a délaissé notre bouclier terrestre. 

Une nouvelle menace plane désormais sur nos têtes, sous forme d’un nouveau gaz mangeur, le protoxyde d’azote. On le savait déjà capable de réchauffer l’atmosphère beaucoup plus efficacement que le CO2, environ 298 fois, on le sait maintenant responsable de la dégradation de la couche d’ozone. Sauf que que ce gaz est produit en grande quantité dans le cycle de l’agriculture moderne, par l’épandage des engrais et des lisiers, par la combustion de la biomasse ( déforestation), dans le traitement des eaux usées.  

Et l’humanité qui grandit a besoin de plus de pain,  de nouvelles terres agricoles et de purifier des eaux de plus en plus polluées.    

Tant qu’il s’agissait de modifier la technologie des frigos et de la clim sans que cela ne bouleverse la rentabilité de cette économie, les pays industriels réussirent à trouver un accord de façade, à pérorer une rhétorique mondialiste qui masqua l’angoissante question. Réduire les quantités de protoxyde d’azote s’annonce une affaire bien plus ardue.

La guerre des gaz n’est pas qu’une question de températures, d’autant que le dégazage peut-être en partie anthropique( du à l’effet de l’homme) , ce qui s’ajoute à l’effet des vastes puits de méthane du permafrost qui sont une menace tangible.

On le voit, le CO2 ressemble à ces trains qui risquent d’en cacher plein d’autres. 

CO2, Méthane, Protoxyde d’azote, CFC, Ozone, à vouloir trop jongler avec les vents mauvais, l’ humanité s’est retrouvée sans en avoir l’air à devoir ramasser la tempête.    

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QUAND SOUFFLE LA BONNE NOUVELLE

Posté par provola le 2 avril 2011

                                 

 Tres molinos QUAND SOUFFLE LA BONNE NOUVELLE dans ECOLOGIE 350px-Campo_de_Criptana_Molinos_de_Viento_1   Les Moulins de la Mancha, ceux de Don Quichotte.

                                             Une fois n’est pas coutume. Il arrive qu’on puisse trouver ci-et-là des raisons de ne pas se jeter tout de suite par la fenêtre.

Je n’aurai de cesse de le clamer, il nous reste assez de bonne volonté et de courage pour résister à la vague libérale qui chaque jour veut nous vendre du CO2, du gaz de schistes, du pétrole de sables bitumineux et de l’uranium.

Dans ce contexte inégal où même les faux écolos se laisse attirer par les lunes du développement durable, des occasions nous sont données pour ne pas perdre totalement espoir. Aujourd’hui la bonne nouvelle nous vient encore une fois d’Espagne où les turbines éoliennes ont représenté lors du dernier mois de mars 21% de la production d’électricité totale produite par le pays.   

L’éolien a été la première source d’énergie d’un grand pays développé pour la première fois de l’histoire. Le record s’établit à 4738 gigawatts. Les énergies renouvelables en globalité, en tenant compte également de la production hydroélectrique et du solaire ont représenté 42 % du total.

La répartition entre les différentes sources d’énergies est la suivante:

Eolien: 21%

Hydroélectrique:18 %

Solaire: 3 %

Nucléaire: 19%

Charbon, pétrole et gaz représentant le reste…à 13% chacun. 

Fin 2010, la puissance installée en éolien était de 20 676 mégawatts, l’objectif de l’Espagne étant d’atteindre 40 000 mégawatts en 2020.

La forte poussée de la production éolienne a permis à l’Espagne en 2010 d’exporter de l’électricité à la France pour la première fois.

Elle a permis au pays d’économiser 250 millions d’euros d’achat en énergie fossile à l’étranger, d’éviter la production de 1, 7 millions de tonnes de CO2, ceci équivalent à une plantation de 850 000 arbres. Les turbines sont réparties en 889 parcs éoliens.

Qu’on ne vienne pas me bassiner avec l’esthétique des éoliennes, pour assurer l’indépendance énergétique de la France il faudrait installer 60 000 éoliennes. On a juste dans le paysage de l’hexagone 450 000 pylônes électriques qui n’ont jamais soulevé le moindre tollé. Sans compter que la moitié des éoliennes seront certainement implantées en mer à quelques miles des cotes.

Sans compter qu’on peut également trouver moche les autoroutes, les supermarchés, les parkings, les zones industrielles, les gratte-ciel, les cheminées de refroidissement des centrales nucléaire, les barres d’immeubles  et les stations de sports d’hiver.  

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LE TUYAU D’ARROSAGE

Posté par provola le 30 mars 2011

LE TUYAU D'ARROSAGE dans ECOLOGIE 45432_handout-photograph-shows-efforts-to-spray-water-into-the-no-4-reactor-at-the-fukushima-daiichi-nuclear-power-plant-in-northeastern-japan

La photo qui vaut son pesant de Plutonium.

                                Le réacteur 4 de Fukushima, les Japonais mettent les grands moyens, sous forme d’un tuyau d’arrosage, on le voit, tout et plus encore est mis en oeuvre pour sauver la planète, le patron de Tepco, lui a disparu depuis longtemps . Cette façon de gérer la crise mondiale me laisse bouche bée et mon stylo sans encre.  

 

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LES REACTIONS A « JE VEUX PAYER PLUS CHER »

Posté par provola le 30 mars 2011

 LES REACTIONS A  

Par Commando Pernod 30 mars 11:59

En route pour le 26 Avril^^ il est tout de meme question de l’avenir de notre planete de son sol, de son air, de son eau, de notre survie.

Par JL  30 mars 11:52

  • Merci Provola pour cet article et cette invitation à manifester le 26 avril. J’ai noté sur mon agenda.

    Les pronucs osent vraiment tout, je cite :

    « Feindre de vous plaindre de l’éventualité d’une issue fatale – alors que vous l’appelez de vos voeux parce qu’elle viendrait à l’appui de votre thèse  » (papyjako)

    « Mauvaise nouvelle ! il se pourrait que les réacteurs soient étanches. » (joletaxi)

    Je crois que c’est l’endroit pour rappeler ce que nous dit Naomi Klein dans son essai sur l’exploitation des catastrophes par le capitalisme. papyjako, joletaxi et autres krolik, sont-ils des salariés d’Areva (salariés que je respecte), ou seulement de vils actionnaires ?

    Par LE CHAT  30 mars 13:34

  • c’est que tu en a encore les moyens , beaucoup de français n’ont plus les moyens de se chauffer !

    en revanche , il serait judicieux d’établir un tarif pas cher pour les besoins de base et de plomber ce qui est superflux comme ces néons façon Las Végas complétement inutiles

    Par easy (30 mars 13:50

  • Votre titre, dans le contexte actuel, dit l’essentiel et vaut son pesant d’or.
    Félicitations !

    Il entre certes dans la catégorie des slogans de manif tant il est excessif et ouvert, mais l’esprit est vraiment là. 
    Et il n’y a pas qu’en argent que ça doit nous coûter plus cher. Nos mécanismes intellectuels, nos desseins, nos objectifs doivent nous devenir plus coûteux également en phospore. 
     

    Par ROBERT GIL  30 mars 11:50

    • entierement d’accord, il faut se poser les questions quand a notre surcomsommation permanente, lire….

      http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/

      Par JL  30 mars 11:52

    • Merci Provola pour cet article et cette invitation à manifester le 26 avril. J’ai noté sur mon agenda.

      Les pronucs osent vraiment tout, je cite :

      « Feindre de vous plaindre de l’éventualité d’une issue fatale – alors que vous l’appelez de vos voeux parce qu’elle viendrait à l’appui de votre thèse  » (papyjako)

      « Mauvaise nouvelle ! il se pourrait que les réacteurs soient étanches. » (joletaxi)

      Je crois que c’est l’endroit pour rappeler ce que nous dit Naomi Klein dans son essai sur l’exploitation des catastrophes par le capitalisme. papyjako, joletaxi et autres krolik, sont-ils des salariés d’Areva (salariés que je respecte), ou seulement de vils actionnaires ?

      C’est vrai que les pronucs osent tout.

      • J’imagine que les dirigeants de la TEPCO répétaient en boucle aux Japonais (comme on le répète aux Français) : « nos centrales sont absolument sûres, tout a été prévu« .Et maintenant, ces mêmes dirigeants viennent dire que la situation est imprévisible.De sinistres incompétents, parce que mettre la survie de l’humanité (pas forcément de la vie sur terre, celle-ci en a vu d’autres, par exemple, on dit que les scorpions résistent très bien à la radio-activité) en jeu pour simplement gagner encore plus de fric, ce n’est pas de la rapacité, c’est tout simplement la démonstration d’une colossale bêtise, parce qu’eux aussi vont y passer si les choses dégénèrent vraiment, même sans aller à la catastrophe finale, simplement, par exemple si la région de Tokyo et ses 45 millions d’habitants doit être évacuée.
        Et le monde entier en souffrirait, parce que Tokyo est un nœud vital dans l’économie actuelle, peut-être un retour généralisé au moyen-âge.

      • Par Commando Pernod  30 mars 11:59

        En route pour le 26 Avril^^ il est tout de meme question de l’avenir de notre planete de son sol, de son air, de son eau, de notre survie.

        Par LE CHAT 30 mars 13:34

  • c’est que tu en a encore les moyens , beaucoup de français n’ont plus les moyens de se chauffer !

    en revanche , il serait judicieux d’établir un tarif pas cher pour les besoins de base et de plomber ce qui est superflux comme ces néons façon Las Végas complétement inutiles

    Par easy  30 mars 13:50

  • Votre titre, dans le contexte actuel, dit l’essentiel et vaut son pesant d’or.
    Félicitations !

    Il entre certes dans la catégorie des slogans de manif tant il est excessif et ouvert, mais l’esprit est vraiment là. 
    Et il n’y a pas qu’en argent que ça doit nous coûter plus cher. Nos mécanismes intellectuels, nos desseins, nos objectifs doivent nous devenir plus coûteux également en phospore. 
     

    • Par orion  30 mars 15:18

  • Merci PROVOLA, très bon article, le 26, une petite marche pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité !!

    Par parkway  30 mars 16:47

  • c’est la première sagesse !

    consommer moins de conneries pour mieux vivre et faire donc de meilleurs choix de vie !!

    « Bon dieu, mais c’est.. bien sûr ! »

    alimentaire,Watson, mais c’est un plaisir de vous voir venir dans le club !

    Par Jordi84  30 mars 17:01

  • Anne Lauvergeon est arrivée ce matin à Tokyo, cela répond déjà une de vos questions. Concernant le reste de l’article, il serait intéressant de fournir des chiffres. Mais avec des phrases du type « se libérer de la fée électricité qui n’est qu’une sorcière maléfique » on entre dans le domaine de l’imprécation religieuse voire de la superstition. Couper l’électricité ? Chiche ! Commencez par débrancher les hôpitaux, nous remplacerons les scanners par des voyantes extra-lucides.



    Par arcrachatcredits ) 30 mars 17:26

  • une centrale solaire, une centrale a panneaux solaire, des éoliennes publics, des centrales gaz autant d’outils où l’on connaît a quelque millions près le coût de fabrication, d’exploitation, et des déchets
    en est il de même pour les centrales nucléaires, pour le retraitement,pour l’approvisionnement du combustible, pour les coûts des catastrophes mondiales et le coût sur la santé.

    La privatisation de ce domaine a haut risque n’est pas non plus pour rassurer car un exploitant privé cherchera toujours a faire plaisir a ses actionnaires. USA et Japon sont des exemples.

    • Par impertinent3  30 mars 18:05

      Mais pourquoi veut-on absolument des centrales ?

      Le solaire et l’éolien se prêtent particulièrement bien à la décentralisation et permettent d’autonomiser les gens.

      Ah, j’oubliais, si l’on rend la population plus ou moins autonome pour l’énergie, l’alimentation, les informations on ne tient plus cette population par les couilles et de ce fait, on ne peut plus disposer de prébendes exorbitantes.
      Excusez moi mesdames, messieurs les grossiums du CAC40, j’avais oublié que vous existez.et que vous avez besoin de notre dépendance pour vous gaver.

      Par Jordi84 (30 mars 18:12

    • Vous avez oublié un léger détail : le solaire et l’éolien sont des énergies (hélas) intermittentes. Les jours de pluie sans vent, ça existe. D’autre part il n’y a pas que les particuliers qui consomment de l’énergie. Imaginez la scène : hôpital fermé pour cause d’ensoleillement insuffisant.

      Par impertinent3 ) 30 mars 18:36

    • Jordi84, vous faites vraiment l’âne !

      Les jours de pluie sans vent, rien n’interdit d’utiliser le réseau actuel. Si déjà on arrive à produire localement 50 % de son énergie, on peut déjà se débarrasser de passablement de poubelles nucléaires.

      Et si l’on couple ceci avec un programme d’économie d’énergie, on n’est pas loin de l’autonomie.

      Il y a trois ans, sur ma maison d’environ 130 m. carrés, située dans un climat assez rigoureux, j’ai changé toutes les fenêtres pour les remplacer par du triple vitrage isolant. J’ai doublé tous les murs en entourant l’extérieur de la maison de panneaux de 6 cm de poly-uréthane enfermés entre les anciens murs et des murs de 15 cm de béton cellulaire. Sur 3 saisons de chauffe j’ai consommé environ 30 % de ce que je consommait avant en chauffage. Évidemment, c’est un investissement assez coûteux (de l’ordre de 30.000 euros, j’ai fait une partie du travail moi-,même), mais avec le prix de l’énergie qui grimpe, je vais récupérer mon investissement en moins de 10 ans.

      Savez-vous qu’il existe en Suisse (climat pourtant assez rude) des maisons qui ne consomment absolument aucune énergie : puits canadiens, isolation performante, eaux usées réchauffant les eaux entrantes en contre-courant, panneaux solaires photo-voltaïques et pour le chauffage, etc. Sans doute assez coûteux au départ, mais, j’imagine, très rentable dans la durée.

      Allez vous promener en Allemagne, vous verrez partout des panneaux photovoltaïques, sur tous les toits bien exposés, sur les talus autoroutiers qui sont orientés dans la bonne direction, etc.

      Vous êtes vraiment un archaïque, cramponné à des technologies datant de plus de cinquante ans, comme une bonne partie des Français. La France suivra, avec du retard, et sera dépendante pour la fourniture des nouvelles technologies de, par exemple, l’Allemagne. Et après on s’étonne que la France dégringole, dégringole, dégringole.

      Par Jordi84  30 mars 17:34

  • Oui les chiffres sont connus, raison pour laquelle il serait intéressant de les fournir histoire de ne pas faire « que » de la démagogie.

    Par ELCHETORIX ( 30 mars 18:34

  • Et oui jordi , t’auras beau dire , beau faire , une chose est absolument sûre le nucléaire comme le pétrole ne représentent pas le bonheur de la société !
    le productivisme , le consumérisme , l’énergie nucléaire et pétrolière sont à bannir pour l’évolution de l’humanité !
    Il faudra passer à autre chose , de nouvelles énergies non pour  » engraisser  » des actionnaires mais au service de l’intérêt général , ainsi en cela et en d’autres domaines le capitalisme a montré ses limites pour ne pas dire sa propension à la destruction environnementale comme humaine , il faut donc un autre système économique mondial , toujours pour l’intérêt général du citoyen terrien , t’as compris jordi !
    bon article l’auteur !

  • Le Nucléaire n’est relativement pas dangereux, osons le reconnaître.

    Nos voitures ont provoqué depuis Tchernobyl bien plus de morts par accidents mais aussi du fait de la pollution que toutes les centrales nucléaires réunies. Rien que pour construire des routes, pomper du pétrole, extraire le métal du sol, fabriquer huile, pneus et composants électroniques nous avons dévasté notre environnement et annihilé plus d’écosystèmes que le pire holocauste nucléaire.

    Mais est-ce que quelqu’un réclame la fin de l’automobile ? Non !

    On se croirait dans la fable de Jean de la Fontaine les animaux malades de la peste. Le lion et le loup ont causé des torts considérables mais c’est le baudet qui a tondu de la largeur de sa langue l’herbe du pré qui est accusé de tous les maux…

    Par Mutamuta  30 mars 19:52

    • Votre comparaison est fallacieuse.
      Le nucléaire est un risque INACCEPTABLE car ses dégâts sont considérables (même quand tout va bien, vous savez les déchets et les sites pollués à jamais…) et surtout DÉFINITIFS, tout au moins à l’échelle humaine. Alors quand un accident majeur comme à Fukushima se produit…
      Et encore, on n’a pas encore idée des conséquences qu’on découvrira petit à petit.

      Et si vous en êtes capable, essayez de transposer l’accident de Fukushima dans votre ville…
      Même pas mal ?

      Nous ne sommes pas du tout à l’abri d’un tel accident chez. Nous l’avons déjà frôlé au Blayais et à Tricastin en 2009.

      Par Tiberius ( 30 mars 20:46

    • D’abord ce n’est pas vrai, la pollution radioactive n’est pas définitive : 30 ans pour le césium 137 et 8 jours pour l’iode 131. A l’inverse, dans 1 millions d’années, la Terre n’aura pas encore évacué de son atmosphère tous les poisons dont l’automobile l’a imprégnée.

      Ce qui est définitif en revanche, c’est la destruction d’innombrables d’écosystèmes par l’automobile et les activités humaines qui lui sont liées. Les espèces animales et végétales dont nous avons provoqué la disparition en dévastant notre environnement, le sont pour toujours.

      Regardez les images de de la zone irradiée de Tchernobyl, la nature y a repris ses droits. La vie végétale et animale s’est adaptée. La centrale nucléaire n’a pas détruit la nature de façon irréversible. L’activité humaine liée à l’automobile, elle OUI ! Et les poisons que nous avons libéré dans l’atmosphère y sont maintenant pour longtemps, bien plus longtemps que la durée de vie du plutonium

      Par sto ) 30 mars 21:06

    • Faux, mon brave, la demi vie n’est pas la disparition de l’element.
      De plus, il y a d’autres elements.

      Ne vous en faites pas pour l’automobile, sa fin est programmee pour bientot elle aussi.

      Par Mutamuta  30 mars 19:38

  • OUI, je veux bien payer plus cher si mon argent va dans la recherche et l’équipement forcené du pays en énergie renouvelable pour très vite, le plus vite possible, arrêter les machines infernales.

    NON, je ne veux pas payer plus cher pour compenser les pertes des actionnaires qui ont risqué et perdu l’argent de l’entretien des centrales qu’on a déjà payé sur notre facture.
    NON, je ne veux pas payer plus cher pour les dividendes de voleurs sans conscience.
    NON, je ne veux pas payer plus cher pour que la corruption s’étende.
    .

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    PILLAGE AUTORISE

    Posté par provola le 19 mars 2011

                                               Un pétrolier qui dégaze pour nettoyer ses cuves, ça n’a aucune importance, la mer est immense et l’indifférence des pouvoirs publics encore plus grande, un avion qui largue son kérosène pour atterrir plus léger, ça n’a aucune influence sur le cours de la bourse, un con qui vidange sa camionnette en pleine forêt, cela n’a aucune chance de le rendre plus intelligent.

    Mais là, au moment où les angoisses du monde sont braquées sur la centrale de Fukushima, la nouvelle a de quoi faire frémir tant l’inconscience généralisée des opinions et la déliquescence des comportements industriels ont toutes chances de nous mener tout droit au septième ciel. Jugez-en:

    La compagnie Ontario Power Generation qui gère la centrale nucléaire de Pickering au Canada, située à 25 km de Toronto a annoncé avoir déversé 75 m3 d’eau radioactive concentrée en tritium dans le lac Ontario.  La compagnie a averti que la vidange s’est effectuée par « inadvertance ». On a depuis relevé des taux de tritium dans l’eau du lac mais en quantité très inférieure aux doses dangereuses pour l’homme, comme d’habitude, les doses sont toujours inférieures aux normes, sinon, on ne donne pas les chiffres. Au final il n’y a donc officiellement aucun impact pour l’eau potable, d’autant que les systèmes de pompage défaillants ont été restaurés et que tout fonctionne à nouveau de manière parfaite. La fuite de  matériau radioactif a été colmatée dès sa découverte et il n’ y a pas à s’inquiéter en quoi que ce soit.

    En fait comment ne pas penser qu’un peu partout dans le monde, la filière nucléaire profite du fait que les yeux soient tournés vers le drame de Fukushima pour accomplir les sales besognes.

    En attendant la réparation de la centrale japonaise, l’océan pacifique doit se charger d’absorber le nuage radioactif qui se balade au dessus des flots maudis mais qui s’arrêtera en vue des rives de Californie. Obama a déjà averti qu’il ne fallait aucunement s’inquiéter. En attendant le lait et la salade provenant de la région de Fukushima présentent des taux de radioactivité significatifs, ils ont été interdits à la vente; l’eau du robinet à Tokyo a également été contrôlée positive. Des taux d’iode radioactif ont également été analysés dans les réseaux d’eau potable de cinq provinces proches de la centrale.

    En attendant, des milliers de m3 d’eau de mer sont utilisés pour éteindre le feu nucléaire, un fleuve d’iode se répand dans l’océan mais comme c’est la seule façon de défendre la planète tout le monde applaudit.

    On le voit, Fukushima n’est qu’un des multiples exemples de saccage de la nature découlants directement d’une certaine  réussite du point de vue économique, qui est le seul qui vaille à nos bourses incontinentes. Il y a toujours une bonne raison de saloper l’environnement, le bilan comptable est toujours positif, le bilan environnemental, déficitaire.

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    LA MER DE PLASTIQUE

    Posté par provola le 9 mars 2011

                           LA MER DE PLASTIQUE dans ECOLOGIE

                                   Une récente étude de l’Ifremer a montré que la Méditerranée est une sorte de poubelle à ciel ouvert. Autour de l’île d’Elbe chaque km2 de mer contient environ 892 000 morceaux de plastique en grande partie constitués d’anciens résidus de sacs. Il s’agirait d’un record pour cette mer fermée qui en moyenne serait noyée sous environ 115 000 morceaux de plastique par km2.

    Les lignes de Ferries qui sont des autoroutes uniformément tapissées d’un amas d’ordures sont les grandes responsables de ce désastre, alors que par exemple, en mer Adriatique, l’apport en plastique est du au déversement des fleuves. 

    D’autres observations faites par les pêcheurs cette fois rapportent que chaque heure de pêche réalisée avec un filet de traîne sur le fond de la mer permet de ramasser environ 4kg de sacs plastiques. Il semble que la mer autour de la botte italienne soit un véritable champ de détritus imputrescibles empêchant tout développement de végétation sous-marine. 

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    DES REMONTEES A DEMONTER

    Posté par provola le 2 mars 2011

                            

    DES REMONTEES A DEMONTER dans ECOLOGIE residences-chamonix-sud-hiver-2563

                                Comme le Président semble à court d’arguments pour restaurer son aura, la religion du ski et ses forêts de pylones alignés sur la propagande consumériste pourrait être un axe de réflexion bien plus productif que l’Islam ou les Mosquées.

    Des décennies qu’on nous bassine chaque hiver avec la météo des neiges, les traditionnels embouteillages de l’exode d’hiver, l’affolement des pistes, le bonheur de la descente, les derniers cris de la technologie de la glisse, des « people-surfers », la curée des canons à poudreuse, des nouveaux métros d’altitude. Des lustres que nous subissons un matraquage insensé qui en réalité ne concerne qu’une poignée de bobogogos nantis, (7,5 % des Français) qui peuvent se permettre de débourser deux mille euros la semaine pour une famille avec deux enfants. Sans compter les plaisirs annexes, l’équipement, les forfaits, les soirées à s’éclater, à s’enfumer, au bord d’une pizza calzone, un sommet de distinction. 

    Sans oublier les Ray ban, garanties anti-UV, qui promettent de vous rendre totalement aveugles au bon sens. Car enfin, ne dit-on pas couramment que les foules d’hiver et les tarés de la descente sont des amis de la montagne et des amoureux de la nature ? Je crois capable n’importe quel abruti d’empathie pour la nature mais la montagne aime-t-elle se voir ainsi, transformée en quai de RER, en centrale électrique, en pistes balisées, fussent-elles blanches, en gare de péage, en centre commercial, en parking, en banlieue urbaine, en boîte de nuit ? Tout cela pour remplir le carnet à rendez-vous des classes aisées, pour le plaisir factice des masses d’en haut. 

    Pour quelques privilégiés en 4X4, il aura fallu détruire la quasi totalité de l’économie pastorale, saccager des millions d’hectares de terres vierges, purger les nappes phréatiques les plus pures, dépenser chaque année 20 millions de m3 d’eau pour abreuver les canons à neige, faire passer les autoroutes au creux des vallées perdues, sacrifier la faune et la flore en les refoulant dans des Parcs nationaux qui ne sont que des cautions à toujours plus de catastrophes environnementales.

    Ce décor de désolation, planté par la volonté d’une oligarchie véhicule en fait un système de de surconsommation entretenu par l’espace médiatique à la botte des puissants. A tel point que le tant déclamé ascenseur social des classes moyennes qui réussissent agit comme une sorte de pompe aspiratoire des désirs. Il s’agit pour les classes sous-jacentes, celles qui ont réussi à être reçues au grand banquet des gaspillages, de coller aux extravagances des privilégiés, si bien que ce qui devrait être considéré comme une activité nuisible devient comme par enchantement un rêve inaccessible, un piège à conscience. 

    Le green business ou économie verte s’est bien entendu emparé de la vague écolo, les grandes stations, les stations chics proposent de repeindre les balustres, de relifter leur image, balades à cheval, voitures électriques, dameuses roulant aux biocarburants (du Brésil), serre tropicoludique, à 2000 m  d’altitude, avec essences végétales tropicales ou comment faire du vert dans l’enfer blanc. Les riches veulent respirer pur, après 1000 km de souffrance bitumée.

    En attendant les neiges fondent à moins de 2000 m, et on projette des remontées toujours plus sophistiquées, rapides, envahissantes, qui vont pouvoir déverser les nouveaux pieds nickelés sur les cimes, et réhausser  le seuil d’accessibilité aux neiges éternelles, en toutes circonstances. Mais ces transports ne seront réservés qu’à la crème des touristes, le réchauffement climatique éloigne le toboggan du commun des mortels, seuls les ayant droit, carte mastercard en poche se verront décerner le talisman, le pass pour l’invasion des glaciers, avant qu’ils ne fondent définitivement.

    Les autres, soit les trois-quarts des fameux 7,5%, pourront toujours se résoudre à admirer le paysage, depuis leur cage à poules au pied des pistes à sec, couleur d’amertume.          

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    GAZ DE SCHISTES: L’EAU QUI BRULE

    Posté par provola le 28 février 2011

                         Pour commencer à y comprendre quelque chose sur les gaz de schistes; prenez le temps, je vous assure que ça vaut le coup, il serait intéressant de retrouver le soldat disparu Borloo qui a attribué les premiers permis d’exploration en France pour lui proposer de boire cette eau, contaminée aux adjuvants, ou plutôt cette espèce de vodka qui ne brûle pas seulement l’estomac. A la vôtre:

    http://www.dailymotion.com/video/xg7g0q_danger-gaz-de-schiste-1-7-doc-choc_webcam

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    QU’ON GAZE L’ECOLOGIE

    Posté par provola le 26 février 2011

                           On nage en plein délire, à force de croire que les associations d’écolos font le job et nous préserve des calamités déchaînées par nos potentats industriels, on en perd notre intuition, notre félinité, notre instinct de préservation. Car ces gens ne sont rien, rien d’autre qu’une bande d’usurpateurs, une »oligarchie des plantes » profitant de la manne du business vert. Qui se partage les honneurs, les podiums, les écrans télé, les émissions, les titres, les fauteuils, les tambours.

    Tout cela pour faire croire à tout le monde qu’on peut mettre un peu de sucre dans le marc du café pour y lire l’avenir du bonheur et pour rendre buvable l’indigeste boisson libérale.  

    J’invite tous les lecteurs à faire un petit tour du coté de chez « Planète sans visa », où Nicolino nous démonte l’attitude des soi-disant écolos face à la menace des gaz de schistes. 

    Car la grande bataille, chez nous  a déjà commencé, du coté du Larzac, on a les colères qu’on peut, d’autres se battent pour la vie à Tripoli, nous pour qu’on ait encore quelque chose à transmettre à nos gosses, quelque chose d’autre que des trous, des bosses de déchets, des nappes d’eau frelatées, des merdes à consommer, des entreprises qui détruisent tout au seul profit d’actionnaires exilés fiscaux.

    Un gouvernement qui a perdu la boussole mais qui n’en a pas moins donné des permis d’exploiter le sous-sol pour y explorer les roches des prochaines fortunes, des associations complices bénéficiant des largesses du système, atomisées par les pétards mouillés du Grenelle de l’environnement, une population lobotomisée par la peur du chômage, des institutions surannées, accaparant le dialogue démocratique au seul bénéfice d’une caste de nantis, combien de temps encore faudra-t-il tenter de secouer le cocotier des consciences ?

    Je comprends Nicolino, il a le talent du juste, le goût du produit frais, mais il a la posture du Sage qui préfère se noyer plutôt que de partager son potentiel de destruction massive, il déteste se salir les mains, avec une gauche qui est autre-chose qu’une fausse droite, avec des électeurs qui n’ont pas grandi dans une marmite d’écologie.

    Il est à l’écologie ce qu’est Mermet (là-bas si j’y suis) au journalisme, il a le pouvoir de l’indépendance vis à vis des forces d’argent mais au bout du compte il est seul à vouloir distraire le désir de rédemption des bobos. Car du haut de la colline le son de sa voix piégé par ce nuage nauséabond des passions bio n’a aucune chance de parvenir jusqu’à nous.

    Et l’on aura besoin d’eux, des Nicolino, pas des Hulot, des Mermet, pas des Duhamel, si l’on veut déplacer les lignes de l’enfer. Les lignes du consumérisme, les lignes des stigmates de la modernité, les lignes des fractures du gaz de schiste, des travers de la voiture électrique, des sables bitumineux, de l’agriculture bio, des privatisations à outrance.

    les lignes de la vie.      

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    QUINZE DEGRES EN TROIS ANS IL Y A 2,5 MILLIONS D’ANNEES

    Posté par provola le 17 février 2011

                           

    QUINZE DEGRES EN TROIS ANS IL Y A 2,5 MILLIONS D'ANNEES  dans ECOLOGIE Claude-AllegreYann%20jeune dans ECOLOGIE

                                 

                                      Allègre est un bouffon, de la pire espèce, ne réussissant pas à se dépêtrer de ses errements hier soir sur France 2, il répondit à son interlocuteur Arthus-Bertrand que le climat de la Terre avait toujours subit des variations, (ce que personne ne conteste) et qu’il ne fallait pas s’inquiéter outre mesure de l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère.

    Agacé de s’entendre rappeler le fait qu’il ait signé le manifeste de l’Académie des Sciences en contradiction avec son livre « L’escroquerie climatique », il déclara que la terre avait subit une augmentation généralisée des températures de l’ordre de 15 degrés en trois ans et ceci il y a environ 2,5OO OOO années.

    Du genre, passez votre route, il n’y a rien a voir, arrêtez de m’embêter sur le climat, vous ne connaissez rien à rien. Le problème est que personne n’était en possibilité de lui rétorquer quoi que ce soit, même Arthus-Bertrand, l’incompétant, qui se trouva bien dépourvu quand l’amuseur de galerie voulu planter le débat.

    Notre aréopage de grands scientifiques fit pchitt et on asssista un fois de plus à une foire d’empoigne dont la planète est le seul perdant. Ce débat de dupes fut également plombé par le photographe Bertrand qui prend les hélicoptères pour des patinettes et qui doit avoir émis durant son long périple à mitrailler le malheur qui le rend riche, au moins autant de CO2 durant toute une vie de prêcheur actif que 100 000 indiens de la forêt amazonienne. Même si son raisonnement sonne juste, sa langue semble fourchue par tant de distorsion des sentiments et des actes.

     » Faites ce que je dit mais pas ce que je fais « voilà le message subliminal du curé de l’écologie religieuse. Pas un mot tordu, pas un emportement, on est là pour vendre du papier, pour épater le téléspectateur, pour afficher le probable engagement de l’ami Hulot à la prochaine kermesse présidentielle,  pas pour effrayer le consommateur.

    Ces deux pantins apparemment incompatibles sont en fait les deux expressions d’une unique entreprise de dupes, les deux tenanciers de la même escroquerie.

    France 2 avait réussi hier soir le tour de force de réunir l’Allègre pachyderme et le fou Bertrand-volant à moustaches qui sont rien moins que la honte de l’écologie politique.

    L’idée était d’opposer deux thèses d’une même négation. Arthus Bertrand sous couvert du bon samaritain de la planète est un business-man du réchauffement, il dit lui-même qu’il survole sans arrêt la Terre pour pouvoir mieux l’ausculter, son empreinte écologique doit se situer au 56 ème étage d’un immeuble en flamme qui en conterait 60. Il profite du massacre autant qu’il en dénonce la mesure.

    Allègre lui, rend son auditoire allergique à la science si elle est censée produire ce qu’il y a de plus répugnant dans le genre négationniste.A la manière des joyeux croyants de la secte des enfumeurs d’idées, il claironne que la fée science saura sortir du chapeau les objets de la rédemption universelle, des centrales nucléaires de la sixième génération aux usines d’enfouissement du CO2, ce qui n’existe que dans les rêves d’un ancien profanateur du bon sens.

    Entre un scientifique assis sur sa légion d’honneur mais venu sans son honneur perdu et le chantre de la vocalise verte, rien ne pouvait ressortir que la haine factice entre deux versions de la même sordide inefficacité.

    Car ni l’un ni l’autre, agrippés aux bénéfices de la dispute et lecteurs assidus de la boule de cristal n’ont jamais eu la réelle volonté de soigner l’infirme caillou.

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    L’AFFICHE QUE VOUS NE VERREZ PAS DANS LE METRO

    Posté par provola le 16 février 2011

    Afficher l'image en taille réelle BONNES VACANCES

    « L’élevage industriel des porcs et les engrais génèrent des algues vertes, leur décomposition génère un gaz mortel pour l’homme »

    Voici l’affiche de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT dénonçant les algues vertes de Bretagne, que vous ne verrez pas dans le métro, montrant un gamin ramassant ces algues sur une plage; la régie publicitaire de la RATP a décidé de ne pas placarder ces affiches estimant:

    « …qu’elles portent atteinte aux éleveurs de porcs, une profession bien identifiée, ce qui est contraire à la neutralité du service public….ET PUIS CES AFFICHES SONT VIOLENTES ET AGRESSIVES AVEC LA MISE EN SCENE D’UN ENFANT » 

    Du coté de France Nature Environnement, on attend une explication officielle du retrait de ces affiches, qui a été constaté par un huissier: 

    « France Nature Environnement demande que l’affichage prévu (métros Odéon, Montparnasse & Saint Lazare, du 15 au 21 février) soit respecté et s’indigne de devoir ainsi pousser un cri d’alarme face à cette censure, alors que la dénonciation de pratiques néfastes pour l’environnement et l’émergence de mesures concrètes restent sa priorité. »

    Apparemment, faire de la pub pour de l’alcool, qui fait des millions de victimes chaque année, est permis par la régie de la RATP, avertir la population sur les graves dangers potentiels de l’élevage industriel, est interdit…ou soumis à l’ appréciation des lobbies agricoles.

     

     

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    CANCER DU POUMON

    Posté par provola le 7 février 2011

                           

     CANCER DU POUMON dans ECOLOGIE deforestation                       

    Ratiboisée, atomisée, ridiculisée, brûlée, martyrisée, il reste des cendres, et de la canne à sucre pour fabriquer des  biocarburants, un réseau d’autoroutes, des barrages.

    L’Amazonie, qui est notre poumon à tous est en train de partir en fumée, et nous sommes les témoins d’une agonie annoncée.

    Les gouvernements locaux ont délivré des licences pour exploiter 25 millions de m3 de bois par an, résultat il s’en exploite 75 millions de m3. Le pourcentage annuel moyen d’augmentation du rythme de la déforestation est de 25%. Le quart de la forêt a disparu en trente ans. Le taux de mercure des eaux de certains affluents de l’Amazone est 70 fois supérieur aux normes internationales.   

    Résultat, nous n’avons plus un poumon, mais une éponge morte qui de nettoyeur de la planète est devenu un contributeur aux émissions de gaz à effets de serre.

    Le massacre accéléré de la forêt a modifié le climat local en augmentant les périodes de sécheresses extrêmes inconnues auparavant. La première alarme a eut lieu en 2005, cette sécheresse a produit 5 milliards de tonnes de CO2, à cause de la végétation morte en décomposition; la seconde alarme, pratiquement aussi grave, date de l’année dernière.

    Certains experts de l’Université de Leeds nous expliquent que deux événements aussi rapprochés sont exceptionnels mais que cela est tout à fait cohérent avec les modèles climatiques qui augurent d’une détérioration mettant en danger le futur de la forêt amazonienne. 

    En année normale, la forêt qui couvre une superficie représentant environ 10 fois la Franc absorbe 1,5 milliards de tonnes de CO2, ce qui contribue à limiter le réchauffement global mais le taux d’absorption de CO2 est en train de diminuer et il est même à prévoir que le bilan carbone de l’Amazonie sera encore déficitaire de 5 milliards de tonnes pour les prochaines années, ceci en espérant qu’une autre année de sécheresse ne vienne pas encore aggraver le phénomène. 

    Cette fabuleuse expansion économique du Brésil des années Lula, célébrée à travers le microcosme médiatico-politique, a donc mis à contribution la forêt qui n’en demandait pas tant. La forêt, c’est de la richesse, et la richesse, c’est de la croissance, alors comment rendre audibles dans ce tonnerre d’applaudissements, les préoccupations sur la respiration de l’humanité et la préservation de la biodiversité ?

     

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    LA MER SE MEURT

    Posté par provola le 6 février 2011

                   Si la dispute n’est pas près de se tarir entre climato-sceptiques et tenants de la Confrérie diu Giec, annonciateurs de l’accélération de la hausse des températures globales, il est une question qui peut au moins mettre tout le monde d’accord, même Allègre.

    Le CO2 anthropique (produit par l’homme) augmente chaque année, cela bouleverse l’atmosphère mais aussi, par voie de conséquence les océans qui diluent le CO2 en quantité toujours plus importante.

    On sait l’effet du CO2 sur l’atmosphère, on connaît aussi les conséquences de l’augmentation d’anhydrite carbonique diluée dans l’eau de mer. On pouvait imaginer que la masse représentée par les océans, des milliers de fois plus importante que celle de l’atmosphère, ne pouvait être réellement détériorée par une hausse de la concentration du taux de CO2. Il apparaît au contraire qu’un phénomène d’acidification se produit, et que ceci met gravement en danger la survie du krill, ces minuscules crustacés qui sont à la base de la chaîne alimentaire de la vie sous-marine.

    Selon les chercheurs de L’Australian Antarctic  Division de Kingston en Tasmanie le plancton est menacé par l’acidification des océans du à l’augmentation de CO2 atmosphérique dilué dans les eaux.

    Leur expérience a porté sur l’exposition d’échantillons d’embryons de krill à quatre différentes concentrations de CO2, 380, 700, 900, et 2000 parties par million. Ces essais ont montré que l’exposition au dioxyde de Carbone pouvait augmenter la mortalité des embryons de 54%. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence l’extrême fragilité du krill dans sa phase embryonnaire, vis à vis des changements climatiques à partir de concentrations d’environ 950 ppm.

    Si l’acidification de l’eau de mer continuait au rythme actuel, cela mettrait en risque d’extinction une bonne partie du krill mais aussi de la faune marine. 

    LA MER SE MEURT  dans ACIDIFICATION DES MERS Carte-variation-ph-ocean-actuelle_Plumbago-Wikimedia-CC-by-sa-3

    Carte des variations du pH depuis l’ère pré-industrielle de 1700 à 2000,  de manière générale le pH des océans s’est abaissé, ce qui correspond à une acidification de l’eau mer.

     

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    LES VOILES DU FUTUR

    Posté par provola le 27 janvier 2011

                                  Je ne cesserai de défendre l’éolien, dussé-je passer pour un ringard. Non, une éolienne ce n’est pas moche, non, ça ne fait pas de bruit, non ce n’est pas trop cher, oui , c’est rentable, oui, je me pince, je suis gré à De Funès d’avoir pris cette initiative de rentabiliser le vent français et de tacher de rattraper le retard que nous avons pris dans le développement de cette énergie propre, ou en tout cas bien moins sale que les autres sources d’énergie.

    Un appel d’offre a donc été lancé pour la construction de 600 turbines off-shore qui devraient développer une puissance totale de 3000 MW, soit la puissance de 2 super-réacteurs nucléaires EPR, ce qui représente un investissement global de 10 milliards d’euros. 5 sites ont d’ors et déjà été retenus pour la réalisation de ce projet grandiose, au large des cotes de la Loire, de Bretagne et de Normandie.

    Ce projet n’est que la première étape d’un plan encore plus ambitieux qui vise à terme, à installer une puissance éolienne de 25 000 MW d’ici 2020, dont 6000 MW off-shore.

    Que n’a-t-on entendu sur la prétendue laideur de ces barres d’éoliennes, qui en plus dérangeraient les bancs de poissons ? Ceux-là mêmes qui se prosternent devant nos mégastores et ne cherchent qu’à développer nos zones industrielles à perte de vue sont ceux qui aujourd’hui viennent crier au scandale chaque fois qu’on évoque l’idée d’installer un moulin à vent.

    Que de sornettes lancées à tous vents sur le prix exorbitant du kilowatt-heure éolien si comparé au nucléaire. A-t-on pris en compte en calculant le coût réel de l’énergie nucléaire les conditions sanitaires exaspérantes des zones d’extraction du minerai d’uranium au Niger (se reporter aux articles: les vrais terroristes d’Arlit), a-t-on mis dans la balance qu’on ne sait toujours pas se débarrasser définitivement des déchets radio-actifs ?  

    La vie n’a pas de prix, et la vie est plutôt du coté du vent.

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    LE RETOUR DE DON QUICHOTTE

    Posté par provola le 21 janvier 2011

                          Ce n’est pas un moulin à vent sauf que c’en est un, je veux dire que ça n’est plus une chimère, un moulin à vent, que Don Quichotte peut enfin être fier du résultat obtenu à vouloir faire avancer les moulins.

    Vous n’avez rien compris, c’est normal, on est en Espagne, je suis content, un peu saoul, de satisfaction, j’écris machinalement , les mots défilent tous seuls au gré du vent d’espoir. Vous me connaissez, vous n’avez pas l’habitude de rire en lisant CNC, le fait d’ouvrir les yeux de nos jours s’avère une expérience punitive, les défis environnementaux ressemblent à s’y méprendre au combat contre les moulins à vent.

    C’est une histoire de moulins à vent, mais les bons moulins d’aujourd’hui, appelés éoliennes. Ces moulins personne ne les aime, mais ils sont bien sympathiques parceque de ce coté-ci des Pyrénées,  ils ne font plus rire personne.

    Pensez donc, les Espagnols n’ont pas de pétrole, mais ils ont désormais des éoliennes, et les éoliennes, c’est mieux que des idées si les idées c’est juste de construire des centrales nucléaires. Les Espagnols ne font pas dans la demi-mesure, ils lancent la construction à Séville de la plus grande centrale solaire au monde et je demande tout de suite ma naturalisation s’ils continuent de croire qu’ils faut se battre pour les moulins à vent.

    Pensez donc, en novembre dernier, durant quelques heures, l’énergie produite par le parc d’éoliennes a représenté plus de la moitié de l’énergie électrique totale produite par le pays, on était sûrement en situation de tempête, à décorner un taureau de corrida ou à dépaler une éolienne, mais tout de même. Ce record, c’était juste l’équivalent de 11 centrales nucléaires. Depuis quelques années déjà , l’Espagne est le troisième pays au monde pour sa puissance éolienne installée, avec une production annelle de 36000 MWh. (78000MWh produits par les centrales à gaz, 53000 MWh par les centrales nucléaires) 

    Les Ibères nous montrent par ce résultat spectaculaire combien l’investissement dans l’éolien peut être plus qu’une lubie d’écolo endurci, le chemin est tracé qui conduit vers une meilleure appréciation des possibilités offertes par les énergies renouvelables. Ce record emblématique est l’aboutissement de décennies de luttes contre les lobbies pétroliers ou nucléaires, d’éveil des consciences.  

    Cette victoire ne doit pas effacer des esprits la meilleure façon de produire de l’énergie qui demeure celle de ne ne plus en gaspiller. Économiser 30% de consommation n’est pas un obstacle insurmontable, pour quiconque se donne pour objectif de dominer son addiction énergivore.

    Mais cela est une autre histoire; une autre sorte, de moulins à vent.  

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    LE BUSINESS DU DESASTRE.

    Posté par provola le 20 janvier 2011

                          Pour l’économie globalisée, un tsunami est un simple coût, un tremblement de terre, un investissement très rentable, la guerre, un fond de roulement, le réchauffement climatique, une excellente affaire.                       

    Les exemples ne manquent pas qui nous indiquent combien les catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme, contribuent en fait à la fameuse croissance.

    En éliminant le mercure de de nos thermomètres on pensait l’avoir éloigné de nos fesses, voilà qu’il nous revient sous la forme d’une pluie hautement toxique. Seul métal liquide à température ambiante, le mercure est produit à parts égales par les sources naturelles et les activités humaines (production de chlore, combustion du charbon, incinération des déchets)

    La concentration de mercure dans les régions arctiques a été multipliée d’un facteur 10 depuis le début de l’ère industrielle et durant les trente dernières années, les taux n’ont cessé d’augmenter malgré la stagnation des émissions dues à l’activité humaine. Le métal oxydé largué dans l’atmosphère y séjourne environ un an, ce qui lui laisse le temps de rejoindre les régions polaires et s’y déposer sur la banquise sous forme de méthylmercure, un composé ultra-toxique.

    Le stockage dans la gangue de glace se faisait alors naturellement, sauf que depuis que les glaciers fondent à vue d’oeil, ce dépotoir géant de mercure se déverse dans l’océan où il est ingurgité par la faune et la flore marine. Les populations locales, Inuits et Esquimaux en premier lieu, en bout de chaîne alimentaire, se trouvent confrontés à une pollution invisible et présentent des taux alarmants de mercure dans le sang bien supérieurs aux taux recommandés par l’OMS.

    Ne nous inquiétons pas trop (c’est nerveux) , en effet cette intoxication globalisée devrait très vite favoriser l’émergence de pathologies favorables au business de l’industrie pharmaceutique, ce qui pourrait avoir des répercutions bénéfiques à la croissance. 

    De la même manière, la fonte de la calotte glaciaire arctique a d’autres répercutions que le fait de menacer l’ours blanc, elle va permettre l’ouverture de nouvelles voies de navigation au nord de la Sibérie et du Canada, ce qui favorisera les échanges intercontinentaux, elle permettra le développement rapide de régions ne participant pas encore au réchauffement climatique, à part la fonte du permafrost qui commence à relâcher en grande quantité du méthane, lui-même stocké dans le sol et bien plus néfaste que le CO2.

    Tout ça n’est pas grave, rien n’est grave tant que cela permet la recherche pétrolière, l’exploitation de nouveaux gisements et l’implantation de nouvelles plates-formes en Arctique. Les techniques d’extraction en milieux extrêmes ont évolué, leur coût les rendaient jusqu’à présent irréalistes mais l’augmentation du prix du pétrole brut du à la raréfaction des ressources prouvées rend la ruée vers le grand nord particulièrement rentable à terme.

    Total qui comme ses congénères ne peut se permettre une baisse de ses réserves prouvées dans son bilan, de peine de voir s’effondrer son cours de bourse, vient de signer coup sur coup des accords de partenariat avec une compagnie russe visant à explorer les fonds sous-marins du grand nord et de récidiver avec une compagnie canadienne pour exploiter les sables bitumineux d’Alberta. 

    Moins il y aura de pétrole, plus son prix augmentera, plus il deviendra possible économiquement d’en rechercher, et donc de poursuivre ce processus calamiteux de recherche de nouveaux gisements, et plus les prix augmentent, mieux la croissance se porte.

    Le prix est la seule certitude tangible de notre économie, l’environnement, une simple variable d’ajustement.

    Ne doutons pas que l’invasion prochaine des plates-formes de forages dans des régions préservées jusqu’ici, sera fructueuse et contribuera encore longtemps à l’approvisionnement des futures générations; au grand dam des calottes continentales antarctique et du Groënland qui seront réduites à simples champs d’exploitation à l’horizon 2150, à l’époque des grandes récoltes de bananes sur la colline de Montmartre.   

    Cet article a été accepté à la publication sur : LE BUSINESS DU DESASTRE. dans ECOLOGIE icone_redacteur

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    LA GUERRE DU GAZ (2)

    Posté par provola le 16 janvier 2011

                        Il n’y a pas de doutes, ça se corse du coté des gaz de schistes, restez branchés sur le blog de Fabrice Nicolino « Planète sans Visa » si vous vous intéressez à l’affaire.

    http://fabrice-nicolino.com/index.php

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    LA GUERRE DU GAZ

    Posté par provola le 12 janvier 2011

                             La France est riche mais elle ne le sait pas encore, quand elle le saura, il  sera trop tard pour qu’elle refuse d’en profiter. Si l’on vous dit que votre maison est assise sur un lit de pépites d’or et qu’il faudrait l’abattre pour creuser, je ne suis pas sûr que vous acceptiez de détruire une partie de votre vie pour gagner le droit d’en avoir une autre, fut-elle plus aisée.

    Les pépites sont là, sous la terre du Roquefort, ces terres de hautes luttes, ces hauts plateaux des Causses qui refermeraient sous la forme d’or noir ou de « gaz de schistes » des dizaines d’années de bien-être à PNB. Le gaz de schistes est la nouvelle frontière, l’assurance d’un avenir radieux, plein de gaz à effet de serre, l’Eldorado, tout cela concentré sur le territoire qui pensait bien en avoir fini avec les envahisseurs et tous les empêcheurs de tourner en rond. Bové en gardien du temple s’était érigé face à la menace McDo et les graines Monsanto, le voilà à nouveau confronté au déferlement des bannières étoilées, au débarquement des nouveaux G’IS armés de perforateurs et de trépans, qui s’en reviennent plus déterminés que jamais à découvrir le Graal.

    Le Larzac s’était débarrassé des bases militaires, des cohortes d’emmerdeurs en tous genres, des touristes, des conquistadors et des chercheurs d’or qui réapparaissent maintenant avec d’autres pioches et d’autres arguments; les plus choquées risquent d’être les brebis qui vont produire du lait caillé. 

    Déjà aux Etats-unis, les gaz de schistes ont élu les nouveaux riches, les magnats du futur, les princes consorts  détenteurs des prochaines rolex.

    On aurait retrouvé au fond des caves à fromage des gisements importants de ce gaz naturel, le problème est qu’on est là dans un sanctuaire, une des dernières régions sauvages de l’hexagone, le royaume du Roquefort. Son sous-sol argileux est le terrain idéal pour ce que les Américains appellent « shale gaz ». Le géant texan Schuepbach Energy a déjà obtenu de la part des autorités françaises les permis de creuser et d’explorer sur des terres d’une superficie de 4400 km2.

    Aux USA cette nouvelle conquête de l’ouest a déjà pris des proportions gigantesques; en 1989, 47 puits d’extraction de gaz de schistes existaient, aujourd’hui il y en existe 6200 et leur nombre est en constante augmentation. Le progrès des techniques d’extraction et l’augmentation du prix du pétrole ont également accéléré le développement des recherches sur le continent européen. 

    Certains experts prévoient que cet or noir du futur assurera l’indépendance énergétique du pays, tout cela est peut-être vrai sauf que les geysers du futur ne jailliront qu’après que l’on ait programmé un désastre environnemental. Ce gaz se trouve emprisonné dans les strates des schistes et pour l’en libérer il s’agit de provoquer des mini-explosions souterraines qui détruisent la roche. Pour cela on a besoin de quantités considérables d’eau ce qui risque de provoquer à terme une contamination puis un épuisement des nappes phréatiques.  

    José Bové est sur le pied de guerre, et sa tribu de pourfendeurs du bonheur en boîte et en tube. Les hamburgers et les plants d’OGM risquent de se révéler de simples révoltes de mise en bouche et de pacotille car la guerre du gaz est engagée.

    Envolées les illusions du Grenelle de l’environnement, les fariboles de la protection de notre atmosphère, de la frugalité énergétique, la mère de toutes les batailles écolos se prépare du coté du fromage qui pue, d’une odeur de soufre.  

    Pour en savoir plus sur la menace des gaz de schistes, rendez-vous sur le blog de Fabrice Nicolino: « Planète sans visa »

    POUR SIGNER EN LIGNE la pétition rédigée par la Coordination des collectifs pour un moratoire sur la prospection du gaz de schiste: http://www.petitions24.net/signatures/gaz_de_schiste__non_merci

    Publié dans ECOLOGIE | Pas de Commentaire »

    NICOLAS HULOT LA CONTRE-ECOLOTION (2)

    Posté par provola le 19 décembre 2010

                           En attendant la grande frugalité, ce qu’il appelle « la prise de conscience », le petit Nicolas engrange, et pas qu’un peu, il réfléchit à l’avenir de la planète, et de son porte-monnaie, sur son jet pendant ses allers-retrours en Patagonie où il possède une propriété. Ses amis ne sont jamais loin, Obispo conducteur de Hummer, Florent Pagny, évadé fiscal en Patagonie, l’air pur d’Ushuaïa sûrement. Ou encore Henri Proglio, patron de Véolia environnement et d’EDF, roi du nucléaire, milliardaire.

    Mais revenons sur notre boy-scout des bois, depuis 1987, l’animateur des terrains vagues (appelés parfois écrans plats) est fournisseur de belles images de son profil de Crocodile Dundee, de quatre émissions par an réglées 30 000 euros par mois. A ceci on peut ajouter les droits d’auteur sur ses nombreuses parutions, ses films,(« le syndrome du Titanic » s’est vendu à 160000 exemplaires), un pourcentage sur les livres et les DVD portant la marque Ushuaïa.

    Ushuaïa est plus qu’une émission télé, c’est un label, TF1 a cédé la licence d’exploitation à une quinzaine de sociétés (l’Oréal pour les cosmétiques, Atol pour les lunettes, Rhonetex pour les vêtements, Lexibook pour les instruments électroniques, Quo-vadis pour la papeterie, ect…). TF1 mise sur la marque Hulot-Ushuaïa et cela représente en gros un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Parmi les produits dérivés, on note un encens considéré comme cancérigène par « UFC que choisir », des gels douche en plastique et  le magazine Ushuaïa. Dans cette revue, de la pub pour les 4X4 et tout un tas de gadgets, tous plus inutiles que les autres.

    Aux interrogations que suscite cette dérive marchande, l’écolo répond: « TF1 décline des produits dérivés qui permettent à l’émission de télé d’être financée. Au début j’ai été surpris par cette stratégie mais je m’y suis fait. Cela ne me choque pas si je garde ma liberté de parole. »  

    Nicolas veut mettre sa notoriété au service d’une grande cause commune. Mais surtout, le bonobo du shampoing rassure les milieux financiers, si Hulot est l’instigateur de la révolution verte, elle sera douce et indolore pour les champions du business. Hulot doit tout à Bouygues qui est l’ami du Président. Bouygues bénéficie des largesses du Pays en se voyant attribuer des concessions autoroutières, des grands travaux, la primeur des interviews du Boss, Hulot est le coté clair de la force, visage d’ange, proche de la nature, en hélicoptère.  

    Hulot circule en hélicoptère mais il adore aussi les autoroutes, le groupe ASF autoroutes du sud de la France participe à la fondation Hulot, sur le site des autoroutes on lit: » Attentif à l’intégration environnementale, le groupe agit pour protéger le cadre de vie des riverains, pour préserver la diversité naturelle et valoriser les paysages. C’est donc naturellement que le groupe a décidé de soutenir le programme de la Fondation Nicolas Hulot qui vise à enrayer la perte de la diversité naturelle. »

    Comme il faut aider le groupe ASF à aider l’action de la Fondation, rien de tel qu’une escapade en Roadster roulant aux biocarburants, pour le plaisir, le long des glissières de sécurité et des bandes d’arrêts d’urgence, à 110 à l’heure, à trois euros le km, pour participer à l’oeuvre de protection de la nature.

    Publié dans ECOLOGIE, LES PEOPLE A POIL | Pas de Commentaire »

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