CLUB DE ROME: LE RETOUR DE LA CHOUETTE

Posté par provola le 19 avril 2013

CLUB DE ROME: LE RETOUR DE LA CHOUETTE dans CLUB DE ROME O_1000_680_680_34n22226.jpg256100401848846763    

Jorgen Randers est professeur de stratégie climatique à la BI Norwegian Business School à Oslo, ce scientifique est un saint homme, sa vision porte au delà des générations futures, je suis un de ses fils, c’est ma seule fierté.

 

                      Les chiffres sont têtus, on a beau essayer d’oublier les  célèbres prévisions du Club de Rome qui dressait en 1972 un noir tableau de l’évolution de l’humanité au cours du 21 siècle , on ne peut que constater la perspicacité des oiseaux de mauvais augure.

On n’échappera pas à la grande lessive, au grand chambardement. Notre civilisation basée sur la croissance infinie, c’est à dire sur une énergie fossile à bas coût est vouée soit au désastre absolu, soit à une remise en ordre fondée sur le partage et l’économie des sources d’énergies, la préservation de l’eau, des rivières , de la faune, des forêts, des coraux.

Jorgen Randers un des co-auteurs du fameux rapport Meadows de 1972 vient de mettre à jour son étude, son nouvel opus a pour titre « Scenario global pour les quarante prochaines années ».

« Si l’humanité s’obstine à vouloir à continuer sur le chemin de la surconsommation des ressources naturelles avec une vision à court terme, elle pourrait ne pas subsister » Voilà ce qu’affirme ce rapport détaillé, à quarante ans de distance du premier qui nous prévenait déjà et dont les prévisions n’ont pas été mise en défaut jusqu’ici.

Pour Randers, les modèles économique et politique dominants, basés sur la recherche du profit immédiat et sur la gabegie des ressources naturelles nous mènent tout droit à la destruction. la population mondiale gagnera encore un milliard d’individus en 30 ans, le CO2 dans l’atmosphère portera une augmentation des températures globales de l’ordre de 2 degrés à échéance 2052 et 2.8 degrés à échéance 2080.

Le processus d’adaptation de l’humanité aux limites de la planète est bien trop lent et les progrès ne parviendront pas à éviter un déclin violent. L’économie du monde occidental subira un coup d’arrêt brutal, alors que les BRICS continueront leur marche folle. La Chine en particulier restera sera le grand gagnant d’un monde éphémère, en déliquescence, qui verra le nombre de pauvres atteindre le chiffre effarant de 3 milliards.

Il devient indispensable de modifier la vision globale en mettant au cœur de l’économie la préservation du capital naturel.

Je sais tout cela ressemble un rabâchage lancinant, fidèles lecteurs de ce blog, vous comprendrez surement qu’il n’est plus temps de détourner la tête, vous remarquerez que chaque jour vous voyez un connard jeter un papier gras par la fenêtre de son 4×4.

Que voulez-vous, face à la machine infernale de la mondialisation des échanges, au matraquage quotidien de la publicité commerciale, à la propagande continue de la consommation à outrance, quelques rares chouettes effraie  nyctalopes mettent en œuvre leur  peu de moyen de faire entendre un autre cri dans la nuit, pas le plus audible, mais peut-être le moins aliénant. Le cri de l’intérieur.

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L’ANTI-CROISSANCE N’EST PAS LA DECROISSANCE

Posté par provola le 31 juillet 2012

L'ANTI-CROISSANCE N'EST PAS LA DECROISSANCE dans CLUB DE ROME meadows Dennis Meadows l’un des rédacteurs du fameux rapport Meadows « Halte à la croissance »

Interview de Dennis Meadows sur Rue 89, quand pour comprendre Dieu, il vaut mieux s’adresser au Pape:

Pourquoi estimez-vous que le « développement durable » n’est plus un bon concept ?

Il y a plus de cent définitions de ce terme, et aucune ne fait autorité. La définition la plus courante est : « Satisfaire nos besoins d’aujourd’hui sans compromettre les possibilités des générations futures de faire face à leurs propres besoins. » C’est fantaisiste. Comment donner aux gens plus aujourd’hui sans compromettre demain ?

Ceux qui utilisent le terme « développement durable » le font juste pour justifier ce qu’ils vont faire de toute façon. La croissance verte, c’est juste un moyen de justifier la croissance.

Allez demander aux pauvres : ils vous diront que le développement durable, ça veut dire que les riches vont réduire leur train de vie. Allez demander aux riches : ils vous diront que ça veut dire que les pauvres vont arrêter de faire autant d’enfants…

Regardez Rio : quelle attention va être prêtée à la question de stabiliser la population mondiale ? Aucune. Vous ne pouvez pas avoir une espèce humaine durable si elle continue de croître à l’infini.

Certains projettent, sur la base de modèles pas très fiables, que la population va se stabiliser à neuf milliards, mais on est déjà à plus de sept ! Comment imaginer que les riches vont continuer à avoir autant qu’aujourd’hui et que les pauvres vont rattraper leur niveau de vie sans abîmer le système ? C’est insensé.

En France, on a le mouvement de la décroissance. Vous revendiquez-vous de ce bord-là ?

C’est un terme horrible. Les idées sont bonnes, les perceptions de la réalité qui amènent à vouloir décroître sont excellentes, mais le terme lui-même est un suicide politique, il est totalement négatif.

J’ai une amie japonaise qui veut démarrer un mouvement de décroissance, elle a appelé cela le « centre du bonheur humain et des systèmes alternatifs ». C’est exactement la même chose mais ça passe beaucoup mieux !

Je suis rarement aussi tranché dans mes jugements, mais là je suis absolument certain qu’en tant que mouvement public, il ne pourra pas avoir d’influence s’il utilise ce terme. Regardez Rio : tout est concentré autour de la croissance, qui parle de la décroissance comme solution ? Personne !

Nous sommes « addicts » à la croissance ; cela a-t-il une chance de changer ? N’est-ce pas trop tard ?

En théorie, ce n’est pas trop tard, mais en pratique si. Ce n’est pas la nature de l’être humain de désirer toujours plus, mais c’est comme ça qu’il se comporte. Nous avons bâti ce système économique basé sur la consommation sans limite, avec la publicité qui vous donne envie de cela et la banque qui vous pousse à emprunter et les gouvernants qui creusent la dette… Je ne pense pas que cela va changer.

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RIO +20: LA MISE À JOUR DU DÉSASTRE PROGRAMMÉ

Posté par provola le 20 juin 2012

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                      Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organisme en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Les instruments d’analyse ont cependant été modernisés, pour tenir compte des importants progrès accomplis dans les méthodes d’observation et de prévision.

Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s’effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement.  La situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, «The world is on track for disaster…», autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.

Insistons sur le fait que ce n’est pas seulement le réchauffement global qui est incriminé par les rapporteurs, mais plus généralement l’épuisement des ressources et, au-delà, d’une façon plus générale, le saccage catastrophique de l’environnement sous toutes ses formes, autrement dit “la destruction du monde”. Pour l’empêcher, il ne faudrait pas seulement réduire notre production de gaz à effets de serre, mais s’imposer une décroissance radicale, à commencer par celle qui devrait être mise en oeuvre dans les pays riches, qui sont les plus consommateurs et les plus destructeurs.

Vains espoirs. Il suffit de voir comment, lors des élections françaises de cette année, la question a été évacuée des enjeux politiques 1). Dans le même temps, on envisage sérieusement de relancer la recherche des gaz de schistes et d’entreprendre des forages profonds en Méditerranée…Petit exemple, car des mesures autrement plus dangereuses se préparent en Arctique et ailleurs.

(Source Médiapart)

Ne nous faisons aucune illusion, Rio +20 n’est que la dernière occasion perdue pour inverser notre course folle…avant la prochaine.

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1972-2012, LA FIN DU MONDE A 40 ANS

Posté par provola le 9 avril 2012

                   1972-2012, LA FIN DU MONDE A 40 ANS  dans CLUB DE ROME 2030

                        40 ans déjà et les conclusions de ce club de scientifiques et de politiques visionnaires avaient tracé les perspectives de notre traversée du 21 ème siècle.  

S’il est une discipline totalement occultée de nos jours par nos classes dirigeantes obnubilées par l’urgence et la précipitation électorales ,c’est bien la prospective ,ou l’étude de l’évolution envisageable de la société dans un avenir prévisible .Englué dans l’élaboration de schémas passéistes ,nationalistes , de défenses de privilèges ,notre monde est incapable de penser dans sa globalité ,d’élaborer des diagnostics pertinents et d’en concevoir des solutions universelles.

Le club de Rome et le rapport proprement dit rédigé  par le Massachussets Institute of Technology qui en est l’expression concrète intitulée « halte à la croissance ? » (publié en 1972), s’était attelé à cette tache en 1968 alors qu’il devenait évident que les défis qui attendaient l’humanité ne s’étaient jamais présentés avec une telle violence .

L’augmentation de la population mondiale , le pillage des ressources naturelles non renouvelables, l’explosion de la production industrielle, l’épuisement des sols agricoles et le corollaire de ces phénomènes ,une pollution totalement incontrôlable ont ainsi été mis en équation comme des variables mathématiques .

Les taux d’évolution des ces différents paramètres  sur les dernières décennies avaient permis de tracer des courbes dont l’interaction dessinait les scénarios du futur . Par exemple l’explosion de la population requiert un rendement des sols agricoles toujours plus accentué celui-ci épuisant cette ressource, celle-ci entraînant une brutale chute de la population mondiale  au cours du 21 ème siècle. Une amélioration de la productivité industrielle accentue la richesse produite mais provoque  plus vite un épuisement des ressources naturelles non renouvelables, les énergies telles que l’éolien ou l’hydro-électriques permettent de réduire la dépendance au pétrole et celui-ci moins indispensable voit son prix baisser et donc redevenir compétitif vis a vis des autres ressources d’énergie, on recommence à exploiter des mines de charbon en Chine car son prix est compétitif mais on augmente par voie de conséquence la pollution liée à son exploitation .

Les recherches du Club de Rome ont été la première mise en évidence de l’absurdité de la poursuite de la croissance dans un monde fini comme le nôtre, en ce sens elles constituent la bible du monde nouveau, un monde menacé de mort par son propre créateur humain, un homme devenu seul maître de son propre destin.

Si l’on en croit « Halte à la croissance », 2030 devrait représenter un cap important de rupture de notre modèle économique. Il nous reste 18 ans pour apprendre à comprendre, pour apprendre à vivre. Avant que tout explose. Tout ce qui reste.

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7 MILLIARDS D’ HUMAINS: DU BON USAGE DU RAPPORT MEADOWS

Posté par provola le 31 octobre 2011

                              Le rapport Meadows (Halte à la croissance ) sur les risques du développement à tous crins, établi à l’instigation du Club de Rome et qui date de quarante ans (1972) nous prévenait:

 » Sauf accroissement brutal du taux de la mortalité, ce que l’humanité cherchera à éviter par tous les moyens, nous pouvons nous attendre à un chiffre global de population de l’ordre de 7 milliards d’humains aux environs de l’an 2005. » 

On peut bien entendu se dire que les chercheurs de l’époque se sont trompés de 6 ans, ou au contraire être surpris de leur clairvoyance à si long terme. Il n’en demeure pas moins que les tendances sont là, implacables pour les ressources de la planète, renouvelables jusqu’à un point de non retour. L’inquiétude ne tient pas tant à la multiplication proprement-dite des terriens mais bien au contraire à leur mode de vie, à la façon dont certains accaparent les richesses pour ne laisser aux autres, à la majorité des individus, que leurs miettes polluées, qu’une baignade nauséabonde dans les égouts où s’écoulent leur mépris et leurs déchets.

Novartis le géant de la pharmacie suisse et un des leaders mondiaux vient d’annoncer une augmentation des ses bénéfices au troisième trimestre 2011 à 2,5 milliards d’euros, mais le but premier de la direction est de poursuive sur la route de la productivité et de la baisse des coûts, ce qui va se traduire par 2000 suppressions d’emplois. Ou quand les plus riches profitent d’une position dominante planétaire pour bafouer la morale. Au moment où la corne de l’Afrique subit une des pires crises alimentaires de son histoire, Ferrari vient d’ouvrir son premier megastore en Inde où des fortunes se mettent à pleuvoir comme la mousson , mais où 75% de la population survit avec moins de deux dollars par jour.    

De même, une superficie équivalente à celle de la Grande Bretagne est perdue chaque année à l’activité agricole par épuisement des sols ou par les dérèglements climatiques influencés par l’activité humaine, Bangkok est noyée sous les eaux qui ne sont plus drainées par les sols mais seulement prisonnières de l’urbanisation à outrance.

A chaque fois, l’incurie, la recherche du profit maximum induisent pollutions multiples, de l’air, des sols, de l’eau. Cette course folle à l’accumulation pour certains, à la survie et la précarité pour les autres provoquent une misère globalisée, un sentiment d’angoisse formatée sur une planète devenue vaste terre vierge aux élucubrations de quelques tortionnaires mais une cage réduite pour l’affrontement et le cloisonnement d’une majorité de prisonniers serviles aux règles de la consommation.  

Qu’on ne s’y trompe pas, le combat pour la planète est le combat pour l’homme, la survie de l’une dépend de la survie de l’autre et inversement, l’écologie sans l’homme est une parodie de discours, la lutte pour la survie de l’homme sans se soucier de la planète, notre mère nourricière est une révolution avortée d’avance. 

Toute tentative de dissocier les deux aspects d’un même problème ne sont qu’un piège destiné à laisser perdurer la gabegie des ressources naturelles qui représente les profits des uns et la mise sous l’éteignoir des espoirs de justice sociale. Ce phénomène de statu-quo garanti la domination du monde à une espèce de caste qui ne dit pas son nom ou qui se cache simplement sous les vocables respectables de croissance, de libéralisme, de profits, d’actionnaires ou de lobbies.  

L’augmentation du nombre des riches sur notre radeau en perdition n’est pas une assurance tous-risques pour le reste des vivants, mais un indice de l’absurdité de notre approche de la vie, du mal-fonctionnement de nos règles de conduite.    

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HALTE A LA CROISSANCE : LA SUITE

Posté par provola le 25 mai 2011

Du site: « Développement durable et territoires » Parution de 2004 (merci Philippe pour l’info)

Lors de sa parution en 1972, le rapport du Club de Rome (dit Rapport Meadows et intitulé Limits to Growth ou Halte à la croissance ?) avait connu un certain retentissement. En 1992, il avait fait l’objet d’une première mise à jour, intitulée Beyond the Limits. Enfin, en 2004 paraissait une seconde mise à jour qui, jusqu’ici, n’a pas été traduite en français : Limits to Growth. The 30-Year Update.

Les auteurs ont jugé cette mise à jour nécessaire pour deux raisons : d’une part, pour faire le point sur les scénarios élaborés en 1972 et sur leur degré de conformité à la réalité, et d’autre part pour souligner la gravité de la situation actuelle.

Selon les auteurs, la réalité est relativement conforme aux prévisions de 1972 : en effet, dans les différents scénarios alors élaborés, la croissance était assurée au moins jusqu’en 2015, et c’est seulement ensuite que devait advenir une rupture. Celle-ci prendrait la forme soit d’un effondrement, soit d’une adaptation de l’humanité à la contrainte environnementale, c’est-à-dire d’un apprentissage progressif du respect des limites de la planète.

C’est justement parce que leurs prévisions semblent se concrétiser que les auteurs ont ressenti le besoin de souligner la gravité de la situation. Car selon eux, depuis le début des années 1990, nous sommes déjà au-delà des limites environnementales, ce qui signifie que notre civilisation n’est pas durable et que nous courrons à la catastrophe. Or, pour éviter que cette catastrophe ne devienne réalité, il faut du temps : nous disposions de 50 ans en 1972. Il ne nous en reste plus que 10 ou 15, ce qui est dérisoire si l’on considère la lenteur et l’inertie des logiques économiques et sociales.

Au cœur de cet ouvrage se trouve le concept d’overshoot, que certains auteurs traduisent par « dépassement » ou « surchauffe », et qui signifie que nous sommes déjà au-delà des limites de la planète. Le premier chapitre du livre s’ouvre sur cette définition : « to overshoot, cela signifie aller trop loin, aller au-delà des limites, par accident et sans en avoir l’intention » (p. 1). L’overshoot vient toujours de la combinaison de trois facteurs : « (1) un changement rapide, (2) des limites à ce changement, et (3) des erreurs ou des délais dans la perception de ces limites et dans le contrôle de ce changement » (p. 5).

En 1992, le fait que nous soyons déjà en overshoot était surtout une intuition. Mais en 2004, les auteurs s’appuient largement sur la notion d’empreinte écologique et saluent le travail de Mathis Wackernagel dans la création de cet indicateur. En s’appuyant sur des données chiffrées, ils estiment que notre empreinte écologique a dépassé la « capacité de portage » de la planète dans les années 1980, et qu’elle n’a jamais cessé d’augmenter depuis lors. Il est donc urgent de trouver une stratégie de sortie de crise afin que cet overshoot ne devienne pas effondrement.

En partant de ce constat, les auteurs analysent les différentes dimensions de cet overshoot (chapitres 2 et 3) et dressent onze scénarios d’effondrement ou d’adaptation qui pourraient mettre fin à cette situation insoutenable (chapitres 4 à 8) : on y retrouve des scénarios d’épuisement des ressources fossiles, d’élévation du niveau de pollution, d’érosion des sols, d’innovations technologiques majeures, d’intervention politique déterminée… Aucun de ces scénarios n’a valeur de prophétie, mais tous doivent être considérés comme des avertissements : « L’éventail des futurs possibles recouvre une grande variété de chemins. Il y aura peut-être un effondrement brutal ; il est aussi possible qu’il y ait une transition en douceur vers la soutenabilité. Mais les futurs possibles n’incluent pas une croissance infinie des flux matériels. Ça n’est pas une option dans une planète finie. » (p. 13)

Il faut également souligner l’optimisme (relatif) du cinquième chapitre, intitulé « Back from beyond the limits », qui raconte le succès de la lutte contre les CFC responsables du trou dans la couche d’ozone : si les signaux d’alarme sont pris au sérieux et si l’action politique est suffisamment déterminée pour réorienter le marché et l’innovation technique, alors l’humanité est capable de mettre un terme à l’érosion de son environnement en inventant des activités respectueuses des limites environnementales.

En définitive, cette mise à jour du rapport Meadows a les mêmes défauts que les versions précédentes : il s’agit d’une approche globale, qui considère la planète comme un tout indivisible, sans s’attarder sur les différences entre les territoires ou sur les inégalités entre les populations. De plus, l’élaboration de scénarios à long terme pour l’ensemble de la planète est un exercice difficile. Cependant, la mise à jour des données et l’intégration de la notion d’empreinte écologique enrichit considérablement la réflexion et fournit de bonnes bases pour la fixation d’objectifs globaux et locaux de soutenabilité.

L’absence de traduction de ce livre est un symptôme de la difficulté de la société française à s’emparer du thème des limites de la planète et de leur rôle dans la définition d’un développement durable. Les auteurs estiment que 10 à 20 ans seront encore nécessaires pour que ce thème devienne consensuel et débouche sur des politiques globales et locales. D’ici-là, ils préparent une troisième mise à jour de leur rapport, prévue pour 2012.

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CLUB DE ROME: LE RAPPORT MEADOWS 1

Posté par provola le 7 janvier 2011

                        Le modèle global du Club de Rome a été construit essentiellement pour traiter cinq des tendances fondamentales qui sont d’intérêt universel, l’industrialisation accélérée, la croissance rapide de la population, la très large étendue de la malnutrition, l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables et la dégradation de l’environnement.

Entre ces tendances est tissé un réseau très dense et très divers de relations: l’évolution de ces tendances est une affaire de décennies voire de siècles et non de mois ou d’années. Grâce à ce modèle, le Club de Rome a cherché à en saisir les causes profondes, les imbrications  et leurs conséquences à un siècle de distance.

Comme n’importe quel modèle il est imparfait, les membres du Club en connaissaient les lacunes mais pensaient que c’était le plus efficace qu’ils pouvaient avoir à disposition. Il est resté à ce jour le seul modèle existant qui présente un caractère d’universalité, dont l’horizon raisonnablement quantifié, s’étendait au delà de trente ans, (c’est à dire à peu près au delà de notre époque actuelle) et qui incorporait des variables importantes telles que la pollution (simplifiée à une seule variable), la population, la production de denrées alimentaires, non pas en tant que variables indépendantes mais sous la forme d’éléments en interaction correctement représentatifs du comportement du monde réel.

Du fait de sa forme, de sa nature mathématique, il présente deux avantages considérables par rapport aux modèles mentaux.

Premièrement: toute hypothèse est présentée sous forme écrite, accessible à tous et de ce fait peut être sujette à contrôle  et à critique. 

Deuxièmement: lorsque toutes les hypothèses ont été minutieusement  examinées, critiquées, révisées et rendues compatibles avec les données des expériences des chercheurs, leur incidence sur le comportement  futur de l’écosystème mondial allait pouvoir être déterminée, sans risque d’erreur, à l’aide des premiers ordinateurs, quelle que soit la complexité de ce corps d’hypothèses.

Chaque jour, dans le monde entier des décisions sont prises qui pèseront durant des dizaines d’années sur l’environnement, l’économie et la situation sociale de toutes les régions du globe: il paraissait indispensable aux hommes du Club de Rome de les retarder jusqu’à ce qu’un modèle irréprochable soit mis au point ou jusqu’à ce que soit acquise une parfaite connaissance de tous les mécanismes de l’écosystème mondial.

La première des hypothèses retenues comme crédible par le Club de Rome était que la population mondiale allait s’accroître à un rythme exponentiel et que cela serait le premier étage de la fusée qui devait exploser en plein vol à un moment quelconque du 21ème siècle.

40 ans après les années du rapport Meadows, on peut constater que l’élément fondamental de l’accroissement exponentiel de la population a suivi la courbe tracée alors, (le décalage dans le temps d’un passage à 7 milliards d’habitants) ayant simplement été décalé d’à peine sept ans.  Depuis hier soir nous sommes 200 000 personnes de plus sur Terre. 

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CLUB DE ROME: POPULATION MONDIALE

Posté par provola le 6 janvier 2011

La population mondiale est de 6 916 927 568 personnes

le jeudi 6 janvier 2011 à 17 h 01 min et 36 s

  • On compte près de 200 000 habitants de plus chaque jour sur la planète , 73 millions de plus chaque année.
  • Nous passerons probablement le cap des 7 milliards d’habitants l’année prochaine, 7 ans plus tard que ce que le Club de Rome prévoyait en 1972, ce qui ne change rien en terme de retard pris dans les décisions radicales à prendre pour contenir l’exploitation-destruction de la planète. 
  • Ce qui passe avant tout par une meilleure répartition des richesses, seule façon de réduire le taux de natalité des pays émergents. (Autrefois appelés pays en voie de développement) 
  • Lors d’une analyse récente de données recueillies dans les pays en développement, le démographe John Bongaarts, du Conseil de la population, a découvert que certains n’avaient pas encore enregistré de déclin de leur fécondité, souligne le rapport.
  • « Des pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Mozambique, le Nigeret l’Ouganda sont très pauvres avec une fécondité élevée qui est restée inchangée d’une étude à l’autre à la fin des années 90. »
    D’autres, engagés dans un processus tendant à les faire passer d’un taux élevé à un taux bas, ont « calé » en cours de route.
  • Dans ces Etats, comme la République Dominicaine, le Ghana, le Kenya et la Turquie , les taux de fécondité se sont stabilisés dans une fourchette allant de 2,5 enfants par femme (Turquie) à 4,7 (Kenya) après avoir initialement baissé de manière substantielle.
    L’étude souligne que les pays où le taux de fécondité est le plus élevé sont le Niger (8), la
    Guinée-Bissau (7,1) et le Mali (7,1). Dix nations se partagent le taux le plus bas recensé (1,2), parmi lesquelles la Pologne, la Corée du Sud et l’Ukraine.
    Dans presque tous les pays, l’utilisation des moyens de contraception modernes est plus répandue chez les femmes aisées que chez les femmes pauvres et cet écart est particulièrement grand dans les pays les moins riches, note le PRB.
    Pays actuellement le plus peuplé du monde avec 1,3 milliard d’habitants, la Chine sera dépassée d’ici 2050 par
    l’Inde, qui devrait alors compter 1,6 milliard d’habitants, prédit l’étude.
  • Le troisième pays le plus peuplé devrait rester les Etats-Unis dont la population devrait passer de 296 millions à 420 millions en 2050.
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    CLUB DE ROME: L’EQUIPE DU M.I.T

    Posté par provola le 4 janvier 2011

                                       Le Club de Rome, groupe de personnalités de toutes cultures, inquiètes de l’avenir d’un monde où l’humanité doit affronter l’irrésistible montée de problèmes complexes et mystérieusement liés les uns aux autres a demandé en août 1970, au groupe d’études de Dynamique des systèmes du Massachussetts Institute of Technology(M.I.T) d’entreprendre l’étude des tendances dun certain nombre des facteurs qui dérèglent notre société planétaire.

    En juin 1970  le gouvernement fédéral suisse accueille le Club de Rome, c’est la première fois qu’une faveur est faite à un organisme extra-gouvernemental, c’est le premier « congrès », la nécessité de ces recherches sur l’évolution du monde devient évidente et de nombreux scientifiques s’intéressent à l’entreprise.  

    Jay Forester, membre du Centre d’étude et de recherche sur le management au M.I.T. assiste à la réunion, il travaille depuis trente ans à la mise au point de modèles mathématiques adaptés aux systèmes dynamiques et complexes que sont les problèmes industriels et les problèmes urbains. Il propose d’adapter son modèle dynamique, d’en faire un modèle global et de l’utiliser pour les recherches que veut faire le Club de Rome. Quinze jours après, quelques membres du Club vont au M.I.T, à Cambridge dans le Massachusetts, pour étudier les possibilités qu’offre le modèle dynamique. En juillet 1970, Mandat est alors donné à l’équipe du M.I.T, les recherches sont transférées de Genêve à Cambridge.

    Une équipe multi-disciplinaire et internationale de 17 chercheurs, dont Dennis et Donella Meadows(USA), qui donneront leur nom au fameux rapport, Ilyas Bayar (Turquie), William Behrens (USA), Forhad Hakimzadeh (Iran), Peter M.Milling (Allemagne), Jorgens Randers (Norvège), Erick Zahn (Allemagne), se met au travail, derrière le « patron » Jay Forester.

    Pendant dix-huit mois, l’équipe fait un travail de bénédictin: recueillir chiffres et statistiques provenant et concernant la planète toute entière. Et ce pour les variables qui ont été jugées essentielles: investissements, population, pollution, ressources naturelles, nourriture qui sont les cinq éléments dont les interactions vont être étudiées. Ces informations sont entrées dans le modèle dynamique. Ce modèle est conçu pour faire apparaître les interactions des variables entre elles et montrer le point où conduirons les tendances de 1970 après 10, 20, 50 ans ou plus si rien n’est changé au rythme de croissance de l’époque.

    Quand l’équipe du M.I.T remet le rapport Meadows au Club de Rome, on vérifie combien le travail de fourmis fut immense.

    L’instrument mis au point par le Club de Rome a permis de réunir suffisemment de données, d’éléments pour que chacun soit alerté, et même terrorisé à l’idée de ce qui attend nos enfants et nos petits enfants. Il montre qu’il est du devoir de  chacun de prendre conscience et de commencer à réfléchir. 

    Maintenant que le décor est planté des hommes qui ont participé à cette aventure de prospective et de leurs motivations profondes, nous nous attacherons dans les prochains jours à décrypter, avec 35 ans de recul, la véracité et les éventuelles erreurs de calcul de cette équipe hors normes. (Pour suivre, voir les précédents articles sur le Club de Rome et la page: « Club de Rome: tout est dit »)

     

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    LES HOMMES DU CLUB DE ROME

    Posté par provola le 30 décembre 2010

    LES HOMMES DU CLUB DE ROME dans CLUB DE ROME Peccei Aurelio Peccei (1908 – 1984), Président et fondateur du Club de Rome. Industriel.

    « Le profit, le bénéfice personnel, qui sont la base d’une économie de marché, ce sont des valeurs, des motivations de la société occidentale. Nous avons réglé nos vies sur ces principes et contaminé le reste du monde. Il faut que nous arrivions à modifier les conceptions de base de notre société, par exemple le concept de profit, qui existe aussi bien dans le socialisme que dans le capitalisme sous des formes différentes. Le profit individuel, ou la somme des profits individuels ne donne pas le profit collectif; au contraire, la somme des profits individuels donne une perte collective, absolue, irréparable. Nous le voyons par exemple avec le plus grand bien commun physique qu’on puisse imaginer: les océans. Ils seront détruits, si on continue à agir comme on le fait actuellement. Ils seront exploités à 100% pour les bénéfices personnels de quelques nations, de quelques flottes, de quelques individus. Ce que nous faisons maintenant : nous exploitons ce capital de fond que nous avons reçu et dans le rapport que nous avons préparé, il y a quelques prévisions plus ou moins justes de la période qu’il nous reste pour utiliser ces ressources.  Après quoi les richesses que nous avons reçues des générations précédentes auront disparu. Nous n’aurons plus la possibilité de les transmettre aux générations successives. »

     

    Afficher l'image en taille réelle  Alexander King (1909- 2007), co-fondateur du Club de Rome. Scientifique éclectique il est Professeur au Collège impérial des Sciences de Londres. En 1939 il réalise l’importance que peut avoir le DDT sur l’issue de la guerre, il fait bloquer pour les troupes alliées toute la production suisse, empêchant l’Allemagne de s’y approvisionner. Il va aux États-unis pour organiser des essais antiparasites. IL devient attaché scientifique, il crée le poste à l’ambassade britannique à Washington et y reste jusqu’en 1947. Pendant ces cinq ans aux USA, il s’occupe de tout de la pénicilline à la bombe, il publie sur les interactions entre industrie, science et société.

    « La croissance économique ne doit être qu’un moyen de dégager des ressources pour réaliser les objectifs nationaux communs qui doivent de plus en plus tendre à un équilibre social, incluant la qualité de la vie, les loisirs , l’environnement. Le PNB ne donne que des indications d’ordre économique, ce n’est même pas un outil totalement satisfaisant. » 

    Hugo Thiemann Ingénieur électronicien

    « Un industriel fabrique mille tonnes de polyéthylène à un certain prix dans un certain pays. Dans une économie libérale, il réagit selon sa propre logique et crée une installation qui lui permettra de produire dix mille tonnes, donc de vendre à un prix inférieur, il espère gagner sur la quantité. Mais il oublie que son voisin, dans un autre pays, fait un raisonnement identique, et un autre dans un troisième pays. Vous vous retrouvez avec une surcapacité et un marché insuffisant. On a alors un investissement qui n’est pas rentabilisé. Cela signifie que le développement industriel est incohérent, anarchique. Chacun veut être plus grand, plus compétitif que l’autre, cette motivation domine si fortement qu’elle ne peut aboutir qu’à des crises. Nous entrons dans cette période où cette attitude ne sera plus possible tant elle est démesurée . Si une industrie a derrière elle une société, une ville ou des milliers d’ouvriers, elle n’a pas le droit de prendre le risque de voir cette société, ces êtres humains tomber en panne. »

    Edouard Pestel, Ingénieur civil, il publie des ouvrages sur l’impact de la technologie et la politique des sciences.

    « Le problème qui deviendra primordial est celui du sous-emploi, Il est probable qu’ à l’avenir la population n’augmentera  pas aussi rapidement que nous le prévoyons, mais les pressions due au sous-emploi, elles, s’amplifieront. »

    Saburo Okita, économiste conseiller du gouvernement Japonais.

    Il regarde ce qui se passe ailleurs dans le monde: « ces sortes de plans économiques qui ont une emprise progressive sur les aspects sociaux vous forcent à regarder aussi ce qui se passe hors de vos frontières et à considérer l’économie mondiale comme un tout. »

    Adeoye Lambo, psychiatre et africaniste.

    « Les valeurs les plus importantes pour les Africains, ce sont les valeurs immatérielles, les valeurs spirituelles, les valeurs philosophiques, la communication sociale. En revanche, dans de nombreux pays développés, l’activité humaine est centrée sur des biens superflus: les fabriquer, les vendre et les acheter. Il faut chercher la prospérité, accumuler la fortune, modifier l’environnement, préparer l’avenir et s’agiter en tout sens. Les nantis n’eont plus e temps de se demander à quoi toute leur activité peut bien servir »

    Adam Schaff, son domaine est celui des mots, des idées, des concepts; sa recherche est celle de la maîtrise des vocabulaires, de la confrontation des idées, de l’étude des systèmes sociaux qui pourraient permettre aux sociétés de bien fonctionner et aux hommes d’échapper à l’aliénation.

    « L’intention n’est pas de constater des faits effrayants, mais de trouver des solutions. Il faut limiter l’expansion industrielle des pays développés et de l’autre coté il faudrait stopper la production  des enfants. »

    Les Français: Bertrand de Jouvenel, Pierre Massé, Jérôme Monod, Robert Lattès, Serge Antoine.

    Robert Lattès: « Même si l’on parvient  à convaincre des hommes politiques de ce qui est en germe dans une certaine évolution, en est-il pour se préoccuper aujourd’hui d’informer leurs électeurs et proposer  des mesures propres à éviter des issues désastreuses dans quarante ans ? »

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    CLUB DE ROME (HALTE A LA CROISSANCE ?)

    Posté par provola le 28 décembre 2010

                              Je vous propose de poursuivre la lecture d’ »Halte à la croissance ? » et de nous replonger en l’année 1972.

    Préface: Le nénuphar qui tue.

    Un nénuphar sur un étang double sa surface tous les jours. Sachant qu’il lui faut 30 jours pour couvrir tout l’étang, étouffant alors toute forme de vie aquatique, quand en aura-t-il couvert la moitié, dernière limite pour agir ? Enfant, la réponse- pourtant évidente- le 29 ème jour, nous troublait. Cette récréation illustre un phénomène mathématique fondamental: la croissance exponentielle dans un domaine fini. Fondamental car il en va ainsi de toutes les formes de croissance, démographique et économique notamment sur notre planète. Mais qui deviendra dramatique si l’on ne remet pas en cause l’hypothèse aveuglément admise d’une possibilité de croissances illimitées, et qu’en prenant conscience, on n’agit pas quand il en est encore temps.

    Chaque époque a cru qu’elle était à un tournant capital et confrontée à une crise majeure. Pourquoi donc- alors qu’une crise de civilisation semble aujourd’hui si manifeste -l’avenir immédiat ne démentirait-il pas encore ce qu’a en un sens toujours démenti le passé ? Qu’y a-t-il de spécifique, d’essentiellement nouveau, qui nous entraînerait à des crises profondes et redoutables ?

    Premièrement, l’ordre de grandeur- la valeur absolue alors qu’on ne s’est trop longtemps préoccupé que des valeurs relatives- de phénomènes à évolution exponentielle.

    Ainsi de la population mondiale, dans les trente ans à venir, en raison du niveau aujourd’hui atteint , elle pourrait compter 4 milliards d’humains supplémentaires. ( Ici le Club de Rome se « trompe d’environ un milliards », les 7 milliards n’on pas été atteints en 2005, mais le seront aux environs de 2015). C’est maintenant que la loi de doublement va commencer à faire sentir ses effets, peut-être catastrophiques. C’est à cette menace sur l’environnement, propre aux implications de phénomènes exponentiels, qu’il faut sensibiliser.

    Deuxièmement l’explosion de phénomènes de saturation. Ainsi, exemple arbitraire, lorsqu’une unité de population, si elle requiert une unité d’espace( pour l’habitat, les déplacements, le travail , les loisirs) mais dispose de 24 unités, le coefficient d’expansion ( rapport entre l’espace disponible restant et la population) est de 23. A chaque doublement de la population, ce coefficient passe successivement à 11, 5, 2…puis 0,5; au bout de quatre périodes, tout commence à craquer.

    Autre exemple, qui est lié au précédent: il devient de plus en plus coûteux d’atteindre, de défricher, d’irriguer et de fertiliser des terres cultivables; les capitaux et les ressources nécessaires- investissements en tracteurs, engrais, insecticides- ne cessent de croître: entre 1951 et 1966 ces éléments ont respectivement cru de 63%, 146%, et 300% pour un accroissement de 34 % de la production agricole. Une croissance analogue nécessitera maintenant bien plus longtemps ou bien davantage de moyens.

    Exemples caractéristiques: le coût d’un progrès, ainsi que la lutte contre la pollution ne cessent de croitre asymptotiquement avec le niveau de perfection recherché. Le coût d’un emploi supplémentaire en milieu urbain ne cesse de croître, d’un coté une part croissante du capital sera absorbée pour ne créer qu’un seul emploi, de l’autre la pression démographique  ne cesse d’exiger plus d’emplois. Deux phénomènes liés que guette un seuil d’incompatibilité.  

    Troisièmement, comme le montrent tous les exemples qui précédent, notre société est de plus en plus inter-dépendante et complexe, et de ce fait fragile. On constate qu’en milieu urbain le coût des terrains varie en fonction inverse des  espaces disponibles. On constate également que le coût de la santé et de la lutte contre la pollution croît beaucoup plus vite  que la population.

    Nous sommes de ce fait impitoyablement menacés par ces phénomènes multiplicateurs qui-tels des neurones d’une bombe atomique ou les cellules d’un cancer – engendrent en tout la saturation. Saturation parfois irrémédiablement  désastreuse, si les phénomènes sont devenus irréversibles: ainsi comme l’attestent déjà certains fleuves ou lacs américains, irrécupérables parce qu’a été dépassé un seuil limite de pollution.

    Sachant que vous disposez d’environ 3 minutes et 32 secondes par jour pour vous poser sur ce blog, je poursuivrai le décryptage et la retranscription d’ »Halte à la croissance » ces prochains jours. Pour vous mettre un peu au parfum, vous pouvez vous reporter à la page :  » Club de Rome , tout est dit «  en en-tête sur ce blog.  

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