LE RECHAUFFEMENT QUI REFROIDIT

Posté par provola le 28 août 2010

Alors que la calotte polaire arctique disparaît plus vite quun papillon, le sixième continent lui ne semble pas avoir la moindre intention de céder face à la hausse du thermomètre. Ce paradoxe longtemps resté une énigme commence à restituer ses secrets. 

Comment est possible en effet que les glaciers de l’ Antarctique résistent quand on s’attendrait à une débâcle semblable à celle qui sévit de l’autre coté de la planète ? Au nord, pas de quartier, la banquise cette année s’étend sur une surface d’environ 8,4 millions de km2 soit 1,7 millions de moins que la moyenne des années 1979 à 2000, ce qui représente 260 000 km2 de plus que le record négatif atteint en 2007. La tendance est à une diminution de 10% de la surface gelée tous les dix ans, tendance qui s’accélère d’année en année. Selon les experts du National Snow and Ice data center, le record n’a pas été battu cette année uniquement grâce au fait que depuis quelques semaines le Pôle nord est en proie à des tempêtes de neige  assez inhabituelles en ce moment de l’année. Cette situation météo  ralentit la surface de fonte des glaces à environ 77000 km2 par jour.  

Contrairement à cette débandade, le Pôle sud garde une érection qui grandit l’objet du désir d’environ 1% tous les dix ans.  Le réchauffement climatique terrestre détermine une augmentation de l’évaporation des mers entourant le continent gelé, cette évaporation se transforme en neige qui précipite et accumule une quantité de glace supérieure à la quantité de glace fondue, d’où ce résultat assez surprenant.

Un autre phénomène permet de contenir une certaine stabilité du bilan calotté. Le trou dans la couche d’ozone, loin d’avoir disparu comme par enchantement a enclenché une circulation de courantsd’air de haute altitude particulièrement froids, créant une sorte de conditionnement d’atmosphère naturel maintenant le continent sous des températures très basses. On aurait donc là l’explication du miracle du pôle sud, le seul endroit de la planète à échapper au four à micro-ondes.  

La situation risque pourtant de très vite se dégrader, d’abord, le réchauffement va apporter des pluies abondantes sur les langues des glaciers des bordures cotières, ce qui devrait inverser le bilan entre la formation et la fonte des glaces. De plus on peut penser que les efforts de l’humanité visant à colmater le trou de la couche d’ozone finiront par payer, ce qui devrait au final accélérer le réchauffement local.

Ne devrait-on pas relancer l’épandage de gaz CFC dans la stratosphère ou parsemer le ciel de particules d’aluminium ? Au point où l’on en est.     

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