4 ANS

Posté par provola le 26 octobre 2012

                                             

4 ANS   dans ANNIVERSAIRE plume

« Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien. » 

 

                       26 octobre 2008, 26 octobre 2012, 4 ans et toutes ses dents, un blog à 4 ans c’est beaucoup plus tentant qu’un blog à 1 ans. 4 ans c’est pas si mal et c’est déjà mieux qu’une condamnation à 3 ans. Mais deux blogs c’est déjà mieux qu’un blog qui vaut mieux que pas de blog du tout. Il y a provola.unblog.fr et il y a désormais provola.blog4ever.com. Il y a deux chaînes gratuites, qui sont deux occasions de vous saluer.

Merci en tous cas de votre fidélité, 1193 articles publiés, 175000 visites, tout cela n’est pas rien. Ce défilé des mots et des idées  ressemble à ces marches en altitude sur les hauts plateaux népalais, sans autre but que l’horizon, avec ses joies , ses vertiges, ses rencontres merveilleuses , et puis le repos à la fin de la journée au coin du feu à refaire le monde, à compter les étoiles et les étincelles. A dénoncer l’injustice, à traquer l’angoisse du lendemain.

A se raconter des histoires à l’abri des emmerdes. De quoi recharger ses piles, se croire éternel, avant qu’une brise légère n’évacue toute cette faste vacuité. 

Demain est un autre jour, qu’il vous apaise du coté de ces lignes. En cette année du tri-centenaire qui bientôt se termine Rousseau nous rappelle que  » les lois  sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien. »  

La méteo reste plus que jamais à la révolution, pas celle des baillonnettes, celle des coeurs.

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2012, L’ANNEE ROUSSEAU

Posté par provola le 18 janvier 2012

            

 

2012, L'ANNEE ROUSSEAU  dans ANNIVERSAIRE 450px-Montmorency_vu_du_lac_d%27Enghien1    le premier ecolo c\’est Rousseau      

Montmorency vue du lac d’Enghien et Rousseau 

 

                   En cette année de commémoration du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau et sur la rampe de lancement de cette campagne électorale, il est  intéressant de juger nos comportements politiques actuels à l’aune des réflexions du premier révolutionnaire. A cet effet la lecture du « Contrat social » est une piqûre de rappel à nulle autre pareille. 

Dans Du contrat social, Rousseau établit qu’une organisation sociale « juste » repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souveraineté populaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé (Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain) et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social. 

Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. »
La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, présocial, « tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société …

Dissolution du contrat social, justement parlons-en… Si l’on considère que dans la pensée de Rousseau le gouvernement devrait être l’expression du peuple comment considérer notre système de désignation  des classes dirigeantes de la Cinquième  République qui place au pouvoir des factions ne représentant réellement que 20% de la population ? Comment ne pas comprendre que ce système électoral permet ensuite au pouvoir de rétribuer les petits amis, d’arroser de ses largesses généreusement assumées ?

Si l’égalité est un principe de base de notre République, affiché sur les devantures de nos mairies, la réalité est toute autre, l’hypocrisie une réalité intangible. S’il fallait n’en donner qu’une illustration, notre régime fiscal est l’évidence d’une véritable inégalité. Les plus fortunés sont les moins taxés alors qu’on entend partout que la moitié de la population ne paient pas d’impôts, alors que les grandes entreprises du CAC 40 sont celles qui contribuent le moins à l’effort national. L’Etat dans ce grand mouvement de  mondialisation de l’économie ne peut rien pour retenir les plus fortunés qui sont tentés de s’exiler pour échapper à la contribution minimum, à leur devoir de solidarité. Rousseau avait du s’exiler pour échapper à la répression royaliste, de nos jours on s’exile pour une question de pognon, grandeur et décadence.   

Rousseau trouverait certainement qu’on en est revenu à l’état de nature où règne la loi du plus fort qui est contraire à l’intérêt général.

« l’impulsion du seul appétit est esclavage, et l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté. », pour Rousseau la recherche du profit n’est qu’un esclavage, la mise au service de l’intérêt général, la véritable liberté. 

 « Si l’on recherche en quoi consiste précisément le plus grand bien de tous, qui doit être la fin de tout système de législation, on trouvera qu’il se réduit à deux objets principaux, la liberté et l’égalité : la liberté, parce que toute dépendance particulière est autant de force ôtée au corps de l’État ; l’égalité, parce que la liberté ne peut subsister sans elle. J’ai déjà dit ce que c’est que la liberté civile : à l’égard de l’égalité, il ne faut pas entendre par ce mot que les degrés de puissance et de richesse soient absolu-ment les mêmes ; mais que, quant à la puissance, elle soit au-dessus de toute violence, et ne s’exerce jamais qu’en vertu du rang et des lois, et, quant à la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un au-tre, et nul assez pauvre, pour être contraint de se vendre : ce qui suppose, du côté des grands, modération de biens et de crédit, et, du côté des petits, modé-ration d’avarice et de convoitise. Cette égalité, disent-ils, est une chimère de spéculation qui ne peut exister dans la pratique. Mais si l’abus est inévitable, s’ensuit-il qu’il ne faille pas au moins le régler ? C’est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l’égalité, que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir. » ROUSSEAU

Que vous soyez satisfaits ou mécontents du résultat de la prochaine élection présidentielle, je vous invite à assister le 9 juin prochain à la journée Rousseau qui se tiendra en la petite localité de Montmorency située à 15 km au nord de Paris où Rousseau écrivit le Contrat Social et l’Emile. Un grand spectacle au parc de l’Hôtel de ville sera suivi d’un banquet citoyen. Le 9 juin 1762 étant le jour où Rousseau quitta Montmorency pour échapper à l’arrêt de prise de corps » lancé contre lui par le Parlement après la publication de l’Emile. Rousseau quitta ce jour Montmorency et la France pour regagner la Suisse d’où il ne revint jamais. 

Une excellente occasion de nous réunir pour rêver quelques heures au moins, ensemble, d’une société meilleure, rousseauiste. Nous tenterons de nous convaincre que l’esprit de Rousseau n’a pas tout à fait disparu malgré les coups de boutoir des De Funès de tous bords.

 

                           

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LA REVOLUTION A DISNEYLAND

Posté par provola le 16 janvier 2011

                   Alors que le psychodrame Ben Ali tenait en haleine le landerneau parisien: viendra à Paris , viendra pas, faut pas déconner, nez nez, les filles de Ben Ali ( celle de son premier mariage et celle de son second mariage avec  Leïla Trabelsi, l’épouse du Roi déchu, autrement dit Cruella, farcie de diamants piqués au peuple), se trouvaient dans un hôtel de pacotille du coté des industriels du divertissement, Disneyland Paris, Marne la Vallée.

François Baroin, qui avait le tort de se trouver Ministre au mauvais moment, interrogé sur France Infos dut se disculper de tant de courtoisie mal placée en ces temps de révolte populaire: » La famille de Ben Ali présente sur le sol français n’a pas vocation à rester » Du genre, cassez-vous avant qu’on vous repère. Baroin poursuivit: « Il n’aurait jamais été accepté que l’ex-Président Ben Ali se réfugie en France »

On se souvient qu’il y a simplement quelques jours, Michèle Alliot Marie avait proposé l’aide de la France dans la gestion des émeutes qui secouaient la Tunisie ( on aurait pu envoyer quelques CRS bien de chez nous) et qu’en 2008, De Funès avait longuement rendu hommage à Ben Ali lors d’une de ses visites à Paris.

Quelques autres infos glanées ci où là :

Source: Le Post

Le Parisien nous informe que des membres du clan Ben Ali sont réfugiés en région parisienne. Ils séjournent , sous la protection d’agents de sécurité tunisiens, à l’hôtel Disneyland au sein du parc d’attractions de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Ils ont réservé, jusqu’à dimanche, trois suites VIP du Castle Club, une zone luxueuse réservée aux clients les plus fortunés, située au troisième étage de cet établissement

On apprend également toujours dans le Parisien qu’aujourd’hui l’ex-président Ben Ali qui est réfugié en Arabie Saoudite, s’est entrenu par téléphone avec le numéro « un » libyen Mouammar Kadhafi. Ayant toujours eu des relations très privilégiée, le colonel Kadhafi s’adressera samedi « au peuple tunisien frère » , information révélée par l’agence officielle libyenne Jana.

Selon lepoint.fr, d’autres membres des deux familles sont également arrivés à Paris et sont logées dans un hôtel de la capitale. Il s’agit de Cyrine Ben Alila fille de l’ex-président issue de son premier mariage, et de Nesrine Ben Ali , fille de son second mariage avec Leïla Trabelsi.

Si la France n’a pas accueilli l’ex-président tunisien, afin de ménager la population frano-tunisienne résidant chez nous, il n’en est pas de même de tout le clan Ben Ali-Trabelsi, dont la réputation mafieuse n’est plus à faire.Sarkozy va-t-il réagir ? Au moins pour l’honneur de la France et les mettre dehors avec perte et fracas. Je pense que Kadhafi est prêt à les prendre dans son giron. Il est vrai que le désert libyen est moins attractif que les hôtels et les boutiques de luxe de Paris!

Sources : leparisien.fr, leparisien.fr, lepoint.fr, lexpress.fr

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DEUX BOUGIES

Posté par provola le 26 octobre 2010

Merci.

« Croissance ? Non, Conscience » a deux ans, happy birthday.

Deux ans que ces lignes avancent comme une trace d’avion qui déchire le ciel. On est là, à regarder la cheminée, à se réchauffer le coeur, à oublier les années et la folie au dehors. S’il fallait ne retenir qu’un mot, ce serait compassion. Partager la souffrance, c’est au moins ça qu’on ne laisse pas aux autres ou comment modestement se persuader qu’on atténuera ainsi sa propre colère. 

Deux ans d’emportements, qui valent bien une auto-satisfaction. Il fait bon de se poser sur le caillou, de temps en temps, après une longue marche. Deux ans qui valent toujours mieux qu’un silence gêné aux entournures. A surfer sur la toile comme un estropié des lettres mais pas dupe du courrier d’en haut, charrié dans l’écume des jours, ballotté au gré des dérapages des puissants.

A l’assaut des moulins à vent aujourd’hui éoliennes, à l’abri des tours d’ivoire, à moins que ce soit le contraire. 

Deux ans ce n’est quand même pas rien, 600 articles, 24 000 visites, 30 000 articles lus, un record du quotidien à 220, en ligne courbe, sans pointillés, virage serré des mots, langue de bois proscrite. 

Tout ça grâce à vous qui lisez, sans obligation que celle du revenir, vous qui sans doute n’en menez pas large non plus. Prenez cette accolade régulière pour une balade au bord des esclandres, pour un thé dansant au coeur lourd comme s’il s’agissait de parcourir ensemble, un temps pas si court vers le dernier fou rire.

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LA PREMIERE BOUGIE

Posté par provola le 26 octobre 2009

On y est, 26 octobre 2008, 26 octobre 2009, un an de repentance, un an de larmes, de second degré ,d’intimité, de coups de gueule, d’émotion, de rancoeur, de mémoire, de révoltes, de paix, de prières, de fous rire, le blog n’ a pas encore atteint l’âge de maturité , juste appris à marcher sur une corniche en trompe l’oeil, à s’accrocher sur les pentes d’une inutile procession.

Sur les lignes enflammées, on a l’impression d’exister et de traduire en unité d’histoire chaque instant de notre course effrénée vers la mort mais le dérisoire ne doit jamais cesser de baliser notre conscience. Sachons que nous pensons ce qui peut être contredit dans l’instant, que cela ne nous empêche pas pourtant de marquer d’un menhir le moment du bonheur éphémère.

Un an, une seconde , comme une course échevelée vers l’inutile destin du doute, un an d’amour à dire ce qui pour les lecteurs ressemble à un suicide des mots, une comédie des signes, une boutade à bulles.   

Merci de ce silence, je sens son souffle à travers ce compteur des respirations qui déjà marque la borne des 3000 visites, merci de votre présence, les sommets enneigés ne manquent pas sur notre voie d’à pics  et promettent de séduire une plume acérée.

Copenhague carrefour d’avenir est notre prochain 8000m aux confins de l’Himalaya des rendez-vous de l’humanité, cette chaîne sans issue qu’on rencontre à force de reculer, cette croisée des chemins ultimes, cette barrière qui semble insurmontable par tant de renoncements et de mensonges . Plantons là-haut une bannière de bon-sens , comme une rhétorique de la survivance.

Je ne crois pas une minute à ce sursaut salvateur, mais l’important dans cette chute vers cette inconnue des modifications environnementales irréversibles est de croire avant l’ultime des soubresauts que l’agonie sera courte et sans haine pour notre génération de tarés.  

En cadeau d’anniversaire je vous plante le décor de l’amitié, une photo du monastère de Phuktal au Zanskar, comme si nous étions tous réunis, perchés sur le bord d’une transe. 

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