LE PAUVRE, C’EST CELUI QUI A BESOIN DE BEAUCOUP

Posté par provola le 27 décembre 2012

LE PAUVRE, C'EST CELUI QUI A BESOIN DE BEAUCOUP  dans AMERIQUE mujica-josé-comparé-a-marzouki-tunisie-uraguay2

                                  L’élection, en 2009, de José Mujica, deuxième président de gauche de l’histoire de l’Uruguay, ce petit pays souvent en avance sur son temps, aurait pu passer quasi inaperçue. Ce n’est pas le premier dirigeant de la région à ne pas appartenir au sérail politique. Et la presse tant latino-américaine qu’internationale l’a longtemps ignoré. Mais ce vieux guérillero rescapé des cachots de la dictature a une vraie particularité : il semble insensible aux sirènes du pouvoir, ­cultive son quotidien d’“homme normal”, en refusant tout protocole et 90 % de son salaire présidentiel et en continuant à vivre dans sa ferme. Il dit ce qu’il pense – au grand dam de ceux qui souhaiteraient un président avec plus de prestance… Et n’a pas peur de lancer des pavés dans la mare, telle la légalisation totale du cannabis dans une région où la lutte contre le trafic de drogue est une question prioritaire. Un président normal, un vrai, en somme ?

Il est la une du magazine Courrier International. Il apparaît assis, en jeans, sur une chaise en plastique, devant sa maison près de Montevido. Silhouette bedonnante, sourire tranquille, pas de cravate, de vieilles chaussures… José Mujica, surnommé « Pepe » Mujica, est à la tête d’un petit pays – seulement trois millions d’habitants. Pourtant, depuis 2009, depuis qu’il est président, il fait sensation. Il a dépénalisé l’avortement, sous certaines conditions. Et il s’apprête à légaliser la vente de cannabis: l’Uruguay va autoriser les habitants à cultiver cette drogue pour leur usage personnel. L’État se chargera lui-même de vendre la marijuana. Ça semble incroyable, mais pour les défenseurs du projet, ce système est bon moyen de lutter contre la délinquance, et aussi d’informer la population sur les effets nocifs de la drogue.

Pepe Mujica assume cette politique, comme il assume son style et son parcours chaotique. Avant d’arriver à la présidence, à 59 ans, il a passé quinze ans en prison, dont neuf ans à l’isolement total. Il a payé très cher son engagement chez les Tupamaros, la principale guérilla urbaine du pays, qui luttait contre la dictature. Quand il était derrière les barreaux, il est presque devenu fou. Il entendait des bruits. La lecture et l’écriture lui ont sauvé la vie. Lorsque la démocratie est revenue, Pepe Mujica s’est lancé en politique, à gauche, jusqu’à son élection il y a trois ans.

Dans Courrier international, la presse d’Amérique du sud reste ébahie par le style de Pepe Mujica. Le président refuse d’habiter le palais présidentiel. Il préfère vivre dans une ferme, avec son épouse qui est sénatrice. La maison est sommaire : une seule chambre et un toit en zinc. En tant que président, Pepe Mujica touche 10.000 euros d’indemnités, mais il en reverse 90%, notamment à un programme de logement des habitants les plus pauvres. Est-ce de la démagogie ? Apparemment non. Le seul « luxe » du président est une Coccinelle bleue, achetée en 1987. Pepe Mujica refuse la société de consommation. Il cite les philosophes de l’antiquité : « le pauvre, c’est celui qui a besoin de beaucoup ».

L’Uruguay est le pays le moins corrompu du continent, et un des plus heureux:

http://www.youtube.com/watch?v=w_vi64PQAtA

(Article de Courrier International)

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L’OMBRE D’OBAMA

Posté par provola le 13 décembre 2010

                           On y avait cru, encore qu’on ne s’était pas fait piéger (mon poisson rouge et moi) par l’invasion des titres dithyrambiques sur une supposée aura divine du Président noir. Obama devait tout solutionner depuis la fonte des glaciers d’Alaska jusqu’à l’arrêt des tempêtes tropicales.

Après avoir dérapé dans la gestion de la pire des marées noires comme un vulgaire Bush des familles, englué dans ses compromissions pré-électorales avec les groupes pétroliers, après avoir renoncé à engager son pays dans le processus de Kyoto, après promis de quitter l’Irak alors que le retrait des troupes revient à la mise en place d’un système B en sous main de maintien des intérêts US, Obama se résout maintenant à faire la politique de ‘opposition .

Ayant été élu pour augmenter les impôts des riches il accepte sans brocher de prolonger les exonérations et les cadeaux fiscaux bénéficiant aux nantis et aux classes moyennes, l’idée étant encore une fois de permettre une relance de la croissance par la consommation en espérant que les privilégiés et ceux qui espèrent le devenir un jour vont délier leur épargne pour la cause commune. Personne n’y croit, pas même Obama qui aura beau jeu dans deux ans de réclamer des royalties électoraux aux Républicains en expliquant que leurs solutions ont failli. En attendant, les chômeurs qui représentent 10% de la population active et les petites gens vont continuer à s’endetter pour survivre.

Après avoir instauré un droit à la santé universelle, le Président se voit attaqué de toutes parts sur le fait que la liberté consiste à ne pas se voir obligé de cotiser à une assurance maladie. C’est l’objet par exemple d’une décision de justice de l’Etat de Virginie qui affirme que le Congrès n’a pas le pouvoir de contraindre les citoyens à souscrire à un droit à la santé. La liberté est telle qu’on ne peut pas vous obliger à être en bonne santé (Comme de vous interdire de posséder une arme pour vous défendre). Il faut être Américain pour comprendre cela. Une vingtaine d’autres procédures ont également été engagées contre la réforme Obamacare. La majorité républicaine sur ce point risque de rendre la vie du Président de plus en plus difficile.  

Après avoir en apparence tenté de relancer le processus de paix au Proche-Orient, Oabama vient tout juste de renoncer de demander à Israël de geler la colonisation de la Cisjordanie. Là, on est dans le dur du lâchage des Palestiniens. Imaginez, on demande aux deux parties de s’asseoir autour d’une table pour s’entendre sur la façon de rendre des territoires à un peuple que l’on continue de spolier durant les conversations. Impensable, illogique, absurde, démoniaque, coupable, insensé.  Rien de nouveau à cela, il faut se souvenir des promesses faites par le candidat Obama à l’AIPAC, le Lobby juif nord-américain où tout était déjà écrit d’avance (je vous remets ci-dessous l’article écrit sur ce blog peu après l’arrivée au pouvoir d’Obama).

Il flotte comme l’ ombre d’un Président, dont on a perdu la trace, au dessus de la Maison Blanche.  

POURQUOI LA PALESTINE N’EXISTE PAS  (Article écrit le 21.02.09 sur ce blog)

S’il est un mystère qui aura taraudé mes méninges depuis ma tendre enfance , celui de la non existence de l’Etat de Palestine est bien l’un des plus récurrent , des plus lancinant , tellement, que j’ai toujours eu l’impression que l’explication des noeuds du conflit du proche-orient , à lui seul pouvait me donner les clés d’une bonne partie des problèmes de la planète toute entière.

Dès lors qu’il m’a toujours semblé évident qu’une paix juste pouvait à elle seule redonner le calme et la prospérité dans la région , il était clair qu’il était de l’intérêt de quelque groupe obscur de ralentir le processus de paix au point de le dynamiter à chaque pas , chaque progrès , comme si une entité cachée s’attachait à saboter cette marche vers une réconciliation inéluctable.

Grâce à Daniel Mermet , journaliste émérite et son émission  »la bàs si j’y suis » , une bonne partie de mes interrogations auront été apaisées.

L’entité cachée n’a rien de caché , elle existe bel et bien au grand jour et pourrait être définie comme étant un groupe de pression , une association d’intérêts, ou plus exactement un lobby ou une sorte de parti politique destiné à influencer la politique américaine sur la définition de sa politique au proche-orient. La politique américaine s’articule de telle sorte que de puissants groupes d’intérêts puissent convertir leur but fondamental en lois , les textes parlementaires étant parfois une transcription littérale des textes proposés par les lobbies.

Ce lobby pro-Israëlien est l’AIPAC ou American Israel Public Affairs Committee. Il représente environ 150 000 bienfaiteurs dont l’obstination à aider la cause sioniste n’a d’égal que l’acharnement à empêcher les Palestiniens de posséder une patrie. Une bonne partie des adhérents sont même des Chrétiens qui pensent que le Christ ne reviendra sur Terre qu’à la seule condition de l’occupation de la terre Sainte par Israël. Chaque fois qu’un article sur un journal porte atteinte à l’État d’Israël , un droit de réponse est systématiquement demandé. L’élection de chaque député , chaque sénateur, chaque Président est influencée par des aides financières , celles-ci biaisant les choix et décisions politiques en hauts lieus .  

Ce lobby a toujours obligé les Présidents des États-unis à donner à Israël la puissance militaire lui permettant de dominer le proche-orient , à accorder une soulte annuelle représentant le 6 ème des aides mondiales distribuées à travers le monde, destinées à soutenir l’impérialisme de l’oncle Sam.

Tous les Présidents y compris Obama .

Il est un passage obligé pour tous les candidats à l’investiture suprême aux États -Unis , une visite impérative à laquelle Obama comme les autres s’est plié par une courbette de soumission au siège de l’Aipac. Cette révérence à la cause sioniste a eu lieu le 4 juin 2008 quelques 6 mois avant son élection à la Maison Blanche .

Revenons sur le discours d’Obama qui nous en dit plus que tous les commentaires futurs sur le déroulement des évènements au proche-orient.

Lors de cette visite , Obama a d’abord voulu rassurer l’assemblée quelque peu affolée par les accusations de laxisme proférées par l’administration Bush à son égard:

« Nous savons que l’établissement d’Israël était juste et nécessaire ,enraciné dans des siècles de luttes et des décennies d’un travail patient, mais soixante ans plus tard , nous savons que nous ne pouvons pas céder et en tant que Président je ne ferai jamais aucun compromis quand il y va de la sécurité d’Israël »

« Je suis fier d’appartenir à ce puissant courant consensuel, réunissant Démocrates et Républicains qui se tient au coté d’Israël face à totes les menaces.Il y a ceux qui veulent attribuer tous les problèmes existant au proche orient à Israël et ses soutiens…ces voix qui veulent blâmer la seule démocratie du proche orient en la rendant responsable de tous les extrémismes de la région. Elle défendent une idée fausse selon laquelle abandonner un allié fidèle conduirait en quelque sorte à renforcer notre situation. Ce n’est pas le cas , cela ne l’a jamais été et ça ne le sera jamais.

J’apporterai à la Maison Blanche un engagement inébranlable pour la sécurité d’Israël . Cela se traduira tout d’abord en assurant à Israël un avantage militaire au plan qualitatif. Je garantirai qu’Israël puisse se défendre contre toute menace,de Gaza à Téhéran. En tant que Président , je mettrai en place un protocole d’accord afin de fournir une aide de 30 milliards de dollars à Israël pour la décennie à venir. »

On peut encore lire qu’Obama est pour l’instauration  de Jérusalem en tant que capitale indivisible d’Israël, Israël en tant qu’Etat juif.

Obama termine son discours par une éloge à la collaboration des Juifs et des Afro-Américains:

« Nous ne devons pas permettre que la relation entre juifs et Afro-Américains puisse souffrir, c’est un lien qui doit être renforcé. » 

On comprend mieux pourquoi les Etats-Unis ont toujours refusé de voter les résolutions de l’ONU défavorables à Israël , comment les dernières troupes de Tsahal ont quitté Gaza la nuit précédent l’investiture d’Obama pour ne pas gâcher la fête.   

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OBAMA PERD LA MAIN

Posté par provola le 5 novembre 2010

                Immolé sur l’Autel des illusions perdues. Il aura eu beau convertir des pans entiers d’indifférence, redonner à l’assistance publique un caractère universel, mettant un pansement sur les meurtrissures d’une population d’exclus et de déshérités. Il aura eu beau se dépêtrer du bourbier visqueux dans le Golfe du Mexique. Il aura eu beau quitter l’Irak pour sécuriser l’Afghanistan. Tout ça n’est rien face au ras de marée du chômage qui a investi les rivages US, tout ça n’est rien face à l’explosion des exclus restés au bord du chemin à contempler passer les convois chinois chargés de babioles. 

Les guerres inutiles de l’Oncle Sam apparaîtront aux yeux de l’histoire comme les derniers coups de queue d’un empire en bout de course, ulcéré de ne plus représenter le coeur du système désormais encré du coté de Pékin. Car c’est bien l’empire du milieu qui possède dorénavant toutes les cartes en main.

Le désastre de Bp aura également permis de mettre à jour l’impuissance de la Maison blanche à maîtriser les impondérables de la mondialisation à marche forcée, à montrer la connivence existant entre les grands intérêts pétroliers et le pouvoir. La candeur de la réaction de Washington face aux mensonges de Bp frisa le ridicule, la gestion de la plus grande catastrophe écologique de tous les temps fut à tout le moins précaire et parfaitement opaque.

Alors qu’il suffisait à Kennedy d’annoncer  » Ich bin ein Berliner » pour que le monde se sente Berlinois, aujourd’hui Obama doit demander la permission de son banquier chinois pour rencontrer le Dalai Lama.  Clinton avait au moins réussi à réunir Arafat et Begin sur une même photo souvenir, maintenant Palestiniens et Israeliens s’envoient des missiles et des lettres recommandées.

Obama est le timonier d’un navire à quai, encalminé, rouillé, avec en soute un lest ou plutôt une dette de plusieurs centaines de milliards de dollars. Tout cela les cow-boys ne veulent pas l’entendre, alors ils croient pouvoir larguer les amarres avec les vieilles recettes, chariots en cercle, on refile le lest aux européens en faisant remonter l’euro par rapport au dollar, on demande au Chinois de réparer le moteur. Seulement les européens sont déjà à l’abri transis et les Chinois n’ont plus besoin de mendier l’Oncle Sam occupés qu’ils sont de coloniser les pays détenteurs de riches sous-sols.

Trop d’Etat entend-on chez les Républicains et les tea parties, les Lepenistes locaux adeptes d’une intervention divine dans l’économie ou peu s’en faut.

Sauf que l’Etat est déjà réduit à peau de chagrin, les infrastructures sont dignes des montagnes russes des lunaparks, les écoles sont des creusets à élites, les prisons détiennent 1% de la population , dix fois plus qu’en France.

Quid des dépenses d’armement ? Là on ne coupe pas dans les dépenses, le poids des lobbies est déterminant, il faut se préparer pour la prochaine expédition qui ne viendra jamais, s’inventer des terroristes, au Yemen, en Iran, en Corée du Nord, pour continuer de croire encore en l’Amérique triomphante, pour continuer de rêver. 

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COMMUNISTE, FILS DE PUTE.

Posté par provola le 11 septembre 2010

A l’heure où Fidel Castro fait son examen de conscience et où cela permet à la propagande de railler l’inefficacité du modèle cubain, il ne faudrait pas oublier en ce jour anniversaire du suicide de Salvador Allende que toutes les expériences révolutionnaires de gauche ne se sont pas faites dans un bain de sang et l’exemple Chilien de 1970 en est l’emblème. Allende n’aurait jamais eu la chance de parvenir au pouvoir si la droite n’avait été divisée et ne lui avait permis d’atteindre le pouvoir avec seulement 36% de voix. Même dans ces circonstances fortuites, il y parvint à la barbe d’une Maison blanche médusée, démocratiquement, ce qui était totalement inacceptable pour les Maîtres du monde.  

Nixon n’a jamais abdiqué à l’idée que le pré-carré des Etats-Unis se transforma en un bouillon de culture pour les expériences communistes, aussi l’ordre fut-il donné à la CIA de fomenter d’abord des actions de rétorsions aptes à étouffer l’économie chilienne de sorte que les forces capitalistes reprennent le pouvoir.

Allende après Castro, c’en était trop, qui plus est en suivant un processus démocratique, le laboratoire chilien aurait pu devenir un virus difficilement contrôlable pour peu que la mayonnaise prenne du coté de la Cordillère des Andes.

Lorsque le 4 septembre 1970, Allende arriva en tête des élections avec un point d’avance sur son rival conservateur, Nixon le traita de fils de pute et ordonna de tout mettre en oeuvre pour éviter son accession au pouvoir. La CIA mit en place un plan pour empêcher que le vote au Congrès du 24 octobre ne lui accorda l’investiture.  Le plan « track two » prévoyait que l’armée chilienne intervienne pour contrecarrer les élections du Congrès. Le plan foireux de Nixon se planta lamentablement et cela renforça le soutien populaire accordé à Allende.

La première décision du premier Président socialiste à être élu démocratiquement fut de nationaliser les banques et les mines de cuivre. Les USA mirent tout leur poids dans la balance économique pour faire baisser les cours du cuivre, principale ressource du Chili et pour augmenter le prix des denrées importées par le pays. Malgré une dégradation des indices économiques, la popularité du Président resta intacte. Au bout de trois ans de pouvoir qui aura vu une généralisation de la sécurité sociale, les magouilles de la CIA parvinrent à leur fin.

Voici ce que nous dit Howard Zynn à ce sujet: « la CIA a été impliquée dans des projets d’assassinat contre Castro et contre d’autres chefs d’Etat. Elle avait également introduit en 1971 le virus de la grève porcine à Cuba, provoquant l’abattage de de cinq cent mille porcs. On apprit également que la CIA, en coopération avec un comité secret de quarante personnalités dirigé par Henri Kissinger, avait fait en sorte de déstabiliser le gouvernement chilien d’Allende. ITT, qui possédait d’importants intérêts à Cuba, joua un rôle important dans cette opération. Quand David Popper, ambassadeur des USA auprès de la junte militaire chilienne(qui avec l’aide des Américains avait renversé Allende) déclara en 1974 que cette dernière violait les droits de l’homme, il fut rappelé à l’ordre par Kissinger. »  

Le 11 septembre 1973, l’armée dirigée par le commandant Pinochet assiègea et bombarda le palais présidentiel, Allende s’adressa une dernière fois aux Chiliens à la radio et se suicida avant l’assaut de l’armée. La dictature s’installa.

Le Chili est la face émergée de l’iceberg, ce n’est parce qu’Howard Zynn n’est plus là pour dénoncer les ingérences américaines que l’oncle Sam a cessé de pourrir la planète pour y maintenir son hégémonie. Irak, Afghanistan, Corée du sud, Japon, Pays du Golfe persique, Israël, Afrique.

Et l’Europe ? Nous ne sommes qu’une banlieue de New York, le sommet des Açores, territoire européen où débute la guerre en Irak en est la preuve. Le fait que le méchant canard français revienne dans le giron de l’Otan, que les USA conseillent à l’Europe d’intégrer la Turquie dans la communauté européenne sont d’autres témoignages d’une manipulation en sous-main. Que l’impérialisme US ait pris le visage du modéré Obama ne change rien à l’affaire, l’esprit n’est pas de rendre les armes, mais de les rendre moins voyantes.

Le seul antagoniste de taille, la Chine, n’est pas à proprement parler un ennemi des USA, car elle est en plus son bailleur de fonds qui n’a aucun intérêt que son client se rétame. Le monde musulman qui est défini comme le grand méchant-loup est en réalité mis sous l’éteignoir, tant que La Mecque est tenue par des rois fantoches à la botte, le trésor pétrolier est bien gardé.

La seule menace est l’antagonisme des peuples, épuisés par cette course incessante et folle de la consommation d’objets  inutiles et anesthésiants. Tant que la pub attisera le désir mercantile, l’attrait des populations vers une insoumission citoyenne s’en trouvera atténué, tant que l’individualisme et la propriété privée seront l’ultime frontière du progrès, le système consumériste gagnera la bataille des consciences. La gauche, considérée comme une révolte au conditionnement capitaliste perdra tout espoir de gagner en crédibilité. Le mouvement actuel de régression sociale par une propagande moderniste ayant gagné la bataille de la communication en est le reflet.    

Edgar Morin nous explique la diversité de la gauche, la partie libertaire contre toute forme de pouvoir économique, la partie socialiste pour une simple amélioration des dérives du libéralisme, la partie communiste, pour une prééminence du bien commun sur le bien privé. Toutes ces composantes, la puissance capitaliste mondiale les a intégrées en son sein pour dénuer de tout attrait les slogans révolutionnaires.

Libertaire, devenez riches et célèbres, vous serez libres de faire ce que bon vous semble, de vous libérer de toute contrainte sociale, de toute contribution à la vie communautaire. Socialiste vous l’êtes si vous donnez du travail aux peuples du tiers-monde, peu importe que vous accordiez des salaires de misère. Communiste, vous l’êtes en participant ou même en créant une fondation privée (fondations Bill Gates, Rockfeller), de charité. Cela vous dégrève de quelques menus impôts mais après tout c’est bien le résultat qui compte, efficacité, le joker du capitalisme.

Allende n’avait aucune chance de réussir, attendons le résultat des expériences de Morales et de Chavez, le devenir des mouvements alter-mondialistes ou de la volonté de quelques illuminés, pour savoir si l’avenir nous accordera une société mondiale moins calquée sur l’unique système de la recherche du profit.

Au fond, la gauche, la vraie, n’est-elle qu’une utopie ? Mais sans utopie, autant se tirer tout de suite une balle dans la tête.  

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RETOUR A L’ENVOYEUR

Posté par provola le 31 juillet 2010

D’après une étude la NOAA (National oceanic and atmospheric administration) la pollution de l’air par l’ozone troposphérique, polluant toxique, est en progression constante sur la côte ouest des USA.

Cette pollution provient des émissions asiatiques (Chine, Inde, Thaïlande), transportées sur de grandes distances par les courants athmosphérique. Le développement des industries délocalisées en Asie par les USA, (ce qui permet entre autre de faire peser les systèmes de quotas de CO2 sur les pays producteurs) favorise en fait une concentration de gaz nocifs sur les régions riches des Etats-Unis.

Ce pied de nez de la nature nous rappelle que nous ne pouvons échapper à notre finitude, sachons attraper le boomerang en plein vol avant qu’il vienne s’écraser sur le bout de notre morgue.

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BP: L’APPRENTI SORCIER DU GOLFE

Posté par provola le 21 juillet 2010

Nom de code: COREXIT.

Famille: dispersant.

Substance chimique utilisée par BP pour disperser le pétrole, en gros pour le faire disparaître, sans l’éliminer.

Voyons tout le bien qu’on peut penser de ce produit miracle:   

http://www.dailymotion.com/video/xe1fwl_corexit-le-dispersant-du-diable-dr_news

 

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EUTHANASIE DURABLE

Posté par provola le 17 juillet 2010

Communication, quand tu nous tiens, que d’emphase, de cambrures, de proclamations, BP a enfin réussi à colmater la brèche, à fermer le robinet. Obama, de sauter les pieds joints sur cette parodie de marelle, de nous rassurer sur les possibilités de l’Oncle Sam, la grandeur de la bannière étoilée.

La marée noire est terminée, la « bonne nouvelle » selon l’administration du nouveau menteur mondial est diffusée en boucle, comme un 11 septembre à l’envers, une victoire de la technologie, un ouf de soulagement pour des millions de vacanciers.

Dérisoire illusion. Car rien n’est fini, tout commence.

Des quantités de brut déversé représentant de 10 à 50 fois l’Exxon Valdez, qui détenait jusqu’à présent le triste record de la pire marée noire de l’histoire.  Des mangroves impossible à nettoyer , des centaines de km de plages souillées, planquées subrepticement sous des strates de sable, une faune disparue à jamais. Les 11 morts du jour de l’explosion de la plate-forme, les blessés, les centaines de milliers  d’autres en première ligne, au contact de la masse cancérigène, des pêcheurs empêchés de vivre, des familles en stand-by, une mer d’huile, les fuites de sulfure d’hydrogène, de benzène, de chlorure de méthylène qui se propagent dans l’atmosphère et se dirigent vers les cotes.

Voilà ce que le sieur Obama appelle « une bonne nouvelle », autant dire tout de suite qu’il nous prend pour des cons.

Et les associations d’écolos aussi, qui nous endorment en présentant leurs efforts de sauvetage des oiseaux souillés, prisonniers des nappes de pétrole, les oracles du développement durable qui tentent de nous rassurer sur les capacités de l’économie de la croissance de se régénérer. Et les bénévoles volontaires en baskets made in China de nous récurer le pélican, de rincer la mouette, de ratisser l’ empreinte à tortues. Tout ce tintamarre à bobos sent le fioul car le passage en machine à laver des rémiges plombées ne sert tout simplement à rien, pire il , expose les animaux assistés à une mort cruelle, à une agonie prolongée.  

Une étude portant sur les catastrophes pétrolières des 40 dernières années montre qu’un pour cent environ des animaux sauvés d’une marée noire survivent après un an de liberté, sur ce un pour cent, pratiquement aucun ne réussit à se reproduire. La biologiste allemande Silvia Gaus préconise une euthanasie des animaux englués pour leur éviter une fin indigne.

Ce que nous prenons pour une méritoire action n’est sans doute qu’un miroir aux alouettes, une poudre aux yeux, comme ces dispersants déversés à la surface des nappes de pétrole et dont la nocivité est supérieure à celle du produit qu’on est censé combattre.

Faute de pouvoir résoudre les vrais problèmes , le lobby pétrolier et la maison blanche se répandent en une inénarrable campagne de désinformation.

(Je suis content de vous retrouver après une semaine passée auprès de mon ombre, les crocs ont poussé.)

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DEMOCRATIE DU SOUS-SOL

Posté par provola le 15 juin 2010

La guerre en Afghanistan est de ces conflits incompréhensibles. On a du mal à croire aux balivernes de l’Oncle Sam, on en a déjà tellement avalé. Comment croire que ce repère de brigands enturbannés du haut de leurs grottes d’altitude puissent représenter une menace pour l’humanité. Bien sûr Al Qaida, bien sûr Ben Laden, bien sûr quoi ?

Tous les terroristes du monde se trouvent-ils tous planqués parmi ces cailloux, ces monticules désertiques, la menace totale vient -elle réellement de ces contreforts perdus de l’Hindoukouch ? On a du mal a imaginer que l’avenir de l’humanité dépende de ces hordes de flibustiers, ces troupes de contrebandiers, ces marcheurs aux sandales trouées, ces lambeaux de fusils mitrailleurs, ces Talibans tout Barbus soient-ils.   

On nous promet que nos valeurs fondamentales, notre liberté, notre mode de vie sont à la mercie de ces monstres sanguinaires et que la seule solution est l’occupation des hauts plateaux.

Donc, supposons que les Talibans soient les grands méchants loups, mais alors qui sont les Chinois, fourmis ouvrières du premier pays totalitaire, avec lequel nous n’hésitons pas à fomenter la révolution mondialiste, que sont les pays du Golfe persique, dictatures approuvées  qui nous abreuvent en carburant, que sont les russes qui nous promettent du gaz pour les prochaines décennies, que sont les états fantoches d’Afrique, parodies de démocraties, dont le mérite est d’être totalement soumis au club des pays du nord et des nouveaux riches?

Que sont ces paradis fiscaux disséminés sur la planète, myriades d’étoiles de casinos pillant le sang de nos économies.

En gros nous pourrions pactiser avec les pires des dictatures si celles-ci nous étaient favorables, l’Afghanistan focalisant simplement nos remords plus que nos craintes.

On voit bien que le discours officiel ne tient pas, la confusion entretenue en son temps par l’administration Bush est complètement reprise en choeur par Obama et par ses sbires qui ont fait de l’Afghanistan leur terrain de chasse en matière de politique étrangère. Le mensonge de la guerre d’Irak n’était-il pas de même nature que l’argument fallacieux justifiant l’occupation de l’Afghanistan ? La similitude des situations a de quoi laisser perplexe.

Sauf à relater, à l’aune des relations du Wall Street journal sur le trésor caché de l’Afghanistan,  la troublante constante des ressources potentielles des pays cibles. (Ces ressources infinies sont connues depuis l’occupation soviétique des années 80)

L’Irak possède les réserves pétrolières les plus importantes de la planète après l’Arabie Séoudite, l’Afghanistan possède du lithium, de l’or et du fer, ce trésor représenterait une valeur estimée de 1000 milliards d’euros. Le lithium c’est les batteries de nos prochains téléphones portables et de nos futures voitures électriques.

Au delà, les États-unis n’ont-ils pas débarqué sur les plages de Normandie en 44 pour éviter que les Russes n’arrivent avant eux à Berlin, leur mobile caché n’était -il pas de bouter les britanniques hors des champs pétroliers du Golfe ?

Les États-unis n’ont-ils pas lancé les bombes d’Hiroshima et Nagasaki 2 jours avant le lancement de l’offensive russe sur le Japon, assaut convenu à l’issue de l’armistice du 8 mai 45, cette extermination gratuite ayant permis de leur assurer le leadership absolu sur le marché chinois et son immense sous-sol ?(source Howard Zynn)

Les Etats-unis durant tout le vingtième siècle n’ont-ils pas alimenté les dictatures d’Amérique du sud dont le but premier était l’exploitation du sous-sol du continent latino-américain ?

Et nous, pauvre Européens, si le but premier en Afghanistan est bien de prendre une option décisive sur le futur Etat qui pourrait bien ressembler aux états fantoches du Golfe, que vient-on faire dans cette galère qui officiellement ne nous concerne pas ?

En fait nous représentons une simple caution pour notre grand frère qui a l’avantage ainsi de ne pas être seul sur le terrain de ses exactions secrètes. 

Continuons de croire aux prières académiques de la bannière étoilée, laissons faire les contrôles dans nos aéroports, nous avons l’impression d’être protégés d’une menace qui a tout d’une menace astrologique, factice, hamburger.  

 

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UN PETIT COIN D’ENFER

Posté par provola le 10 juin 2010

Pour nous convaincre de notre soi-disant modernisme, pour comprendre le désastre que Bp et Obama ne peuvent plus nous cacher, 21 avril, Golfe du Mexique, l’enfer, c’est ici et maintenant:

http://www.youtube.com/watch?v=sA6Fx7ZEST0

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COMMENT BP NOUS RASSURE

Posté par provola le 6 juin 2010

Faute de pouvoir endiguer la fuite, on attendait Bp sur le terrain de la communication, et la compagnie n’a pas déçu, ses dirigeants sont des pros, ils ont réussi à rassurer, leurs actionnaires.  

Les cloches, les dérivations, les pompages, les bouchons de ciment, de boue, rien n’y fait, mais on est là sur le terrain de l’enginierie, et le pétrole c’est avant tout de la finance. On a maintenant réduit de moitié le débit avec un gros capuchon, mais la moitié d’une quantité inconnue, ça fait toujours la moitié de rien, ce qui ne veut rien dire. On nous avait baladé avec 500 000 litres par jour, 4 semaines avant de nous expliquer que la fuite était 5 fois plus importante que prévue, alors ce qu’on peut bien nous raconter maintenant n’a pas la moindre chance de nous convaincre.

Non, ce qu’il faut comprendre, c’est que la direction devait convaincre sur la capacité du groupe à réparer les dégats en même temps qu’elle continuerait de distribuer des dividendes. Et pour ne pas se mettre toute la communauté internationale à dos, on évoque la semi-réussite du préservatif aquatique. En fait on nous entube dans les grandes largeurs en nous soutirant un ouf de soulagement.

Et l’on va acquiescer, car on se fout du Golfe du Mexique comme de l’an 40,( et du 18 juin qui est juste un mythe). On se fout de Bp parce-que Bp, c’est nos besoins en huile essentielle, c’est notre si cher carburant, notre source de vie. Évidemment, ce que l’on toujours pas compris, c’est que les courants vont nous ramener les boulettes de fioul, sur nos cotes, à moins que le réchauffement climatique n’arrête le Gulf Stream, ce qui serait une autre histoire triste. A tout choisir , je prend la première solution.   

Tant que la marée ne détruira que la mangrove de Louisiane, que les parcs à huîtres de la Floride, nous nous contre foutrons de l’attitude de Bp comme celle de Total ou de Exxon en leur temps, comme nous nous balançons d’Areva qui contamine le Nigeria, comme nous nous fichons de Tchernobyl, de Bhopal, d’Hirochima, de la mort de nos rivières et de notre air.  

Il se peut que nous possédions quelques actions de la compagnie Bp, auquel cas nous espérons que l’essentiel de la marée noire sera siphonnée par l’océan et diluée en une myriade de taches graisseuses. Si nous n’en possédons pas, sans doute ne demanderons nous à Bp que de contenir sous la forme d’une toute une petite augmentation pas trop salée le prix de notre carburant. Car au final, c’est bien nous qui allons contribuer à la grande toilette des côtes américaines.

Soyons rassurés, nos plages ne seront pas polluées avant l’automne prochain et les vacances auront bien lieu comme prévu.        

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OBAMA SURFE LA TEMPÊTE

Posté par provola le 31 mai 2010

Englué dans une marée noire, secoué par l’intransigeance de l’allié israëlien, Obama semble figé, contraint par une indicible complicité.

Obama doit plus à la diaspora juive et aux groupes pétroliers qu’à son peuple, son élection, il la doit aux lobbies, aux groupes de pression, son pouvoir il ne l’obtint qu’ en échange d’une aide sonnante et trébuchante de financiers occultes, les consignes avaient été précises, impératives, l’aide à l’état hébreu ne doit jamais se démentir et les compagnies pétrolières doivent trouver aux USA une terre de liberté, une pompe à fric.

L’histoire de la démocratie et du vote du peuple est une sorte de fable pour bisounours sans lien réel avec la réalité, le Président qu’il soit noir ou jaune ne saurait que représenter une façade de dignité à un régime échafaudé sur la pyramide du business roi, gangrené par des mafias parfaitement respectables.

Bp peut continuer son cinéma, son show de contrition, que sont les onze morts de la plate-forme pétrolière face aux millions de m3 de brut qui s’en vont polluer la mer entière ?

 Israël peut continuer à massacrer sans vergogne, que sont les dix morts de la flotille humanitaire pour la Palestine face aux 13000 morts des bombardements sur Gaza ?

Obama est un pitre placé là pour la galerie, même dégradée, (mais les guerres du Vietnam et du Golfe, déjà, n’étaient elles pas de ce tonneau percé ?), par un courant libéral sans contrainte que la loi du plus fort.  

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MOINS PIRE C’EST MIEUX

Posté par provola le 30 mai 2010

Après avoir admis le nouvel échec du colmatage de la fuite de pétrole dont nous parlons depuis un mois, Bp a rassuré le bon peuple, le risque était lors de cette énième tentative d’empirer la situation, chose qui ne s’est heureusement pas produite. Ouf, merci Bp… jusqu’à preuve du contraire.

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L’ESSENCE DU REGIME US

Posté par provola le 28 mai 2010

Un mois que nous fustigeons l’étrange passivité d’Obama à l’égard de Bp, on aurait pu tout aussi bien souligner l’ incroyable bienveillance de la presse française à l’égard de son chouchou de président.

Étonnamment, on dévoile que la fuite était bien plus grave qu’annoncé auparavant le soir même ou’ Bp annonce le colmatage de la fuite. Alors qu’on nous menait en bateau avec les 500 000 litres de pétrole déversés chaque jour, on en était plutôt à 2 000 000 litres quotidiens mais ça ne fait rien puisque le trou est bouché, ou semble bouché.

Tout cela ne témoigne-t-il pas  d’une troublante connivence entre le pouvoir et la compagnie britannique ? Pour s’en assurer il nous faut revenir sur le déroulement de la campagne électorale du Président qui pour une partie a été financée par Bp. Obama a été le candidat qui aura reçu le plus lors de l’élection de 2008, 71000 dollars. L’industrie pétrolière est l’une des plus généreuse en actions de « communication » derrière les grands laboratoires pharmaceutiques. En 2009, cette injdustrie a dépensé 174 millions de dollars en lobbying au Congrès. ( On peut ajouter que ces lobbies ont déboursé 22 millions de dollars pour financer des associations de défense de l’environnement.) Pour sa part Bp a déboursé 16 millions de dollars aussi bien pour les démocrates que pour les républicains.

Bp gère 22000 puits de pétrole dans le Golfe du Mexique, il en est le principal producteur de gaz et pétrole, en 2008, la compagnie a donné 37 000 dollars à chacun des membres de la commission de l’énergie à la chambre des représentants. Bp soutient également des ONG se présentant ainsi comme une société responsable, soucieuse du bien collectif. Vingt ONG ont créé un institut pour étudier l’énergie éolienne et son impact éventuel sur la faune. Vous ne rêvez pas.

120 km de côtes gangrenées, 10 000 km2, l’étendue de la nappe flottante, d’autres nappes bien plus sournoises car cachées aux caméras semblent avoir envahi les profondeurs. 300 000 barrils de pétrole, équivalents à 43 milions de litres , l’Exxon Valdez avait déversé sur les cotes de l’Alaska en 1989 40,5 millions de litres .

Toutes les références antérieures sont désormais dépassées et au point on l’on en est l’on peut s’attendre à de nouvelles déclarations dans les semaines et les mois à venir.

Pourtant , il semble écrit que  Bp saura passer sans entraves le cap de l’opprobre généralisée par une action efficace sur les opinions et les portefeuilles des médias et des politiques influents. 

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L’EFFICACITE DU CAPITALISME

Posté par provola le 26 mai 2010

Bp se prépare à tenter une nouvelle fois de colmater la brèche… ce verbiage est évidemment incompréhensible, mais c’est le journal « Le Monde » qui l’écrit alors…

Le sénat US, quel courage, va essayer de modifier la loi qui limite la responsabilité d’une compagnie pétrolière en cas de marée noire, à… 75 millions de dollars, un paquet de billes; les sénateurs qui commencent à avoir peur de ne pas pouvoir aller en Louisiane en vacances cet été désirent augmenter ce seuil à 10 milliards de dollars, soit 5 mois de bénéfices de la compagnie Bp responsable d’une catastrophe majeure.  

Obama, 1 mois après l’explosion de la plate-forme décide d’envoyer ses experts, la torpeur est un plat qui se mange froid.

 

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LA TERRE EN STAND-BY

Posté par provola le 13 mai 2010

Bp veut mettre toutes les chances de son coté (litote) et annonce ne pouvoir positionner la nouvelle coupole métallique (destinée à colmater la brèche sous-marine) qu’à la fin de la semaine prochaine. On est pas pressés, 5 000 barils de brut s’échappent chaque jour à 1500 m de profondeur au fond de l’océan,  au point ou’ l’on en est, on a tout le temps d’attendre.

En fait on continue à se moquer du monde, la compagnie pétrolière,  l’administration Obama qui n’a pas pris la mesure de la catastrophe, les médias qui ont avec la coupe du monde et la crise financière d’autres os à ronger. Cette télénovela de l’horreur n’est que l’échelle réduite du film à grand spectacle se déroulant sous nos yeux sur le saccage planétaire global.  

Sauf que le scénario est bien réel.

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SYSTEME P

Posté par provola le 13 mai 2010

P comme profits.

Tout doit être sacrifié sur l’hôtel du profit maximum,  même les restes des paradis terrestres ne seront que miettes d’or à remplir les urnes de l’accumulation de richesses. La catastrophe du Golfe du Mexique ne provoque qu’un haussement d’épaules, des bouts de chandelles en guise de solution miracle éclairent le triste spectacle, un bric-à-brac insensé en forme de bouts de ficelles débarque se targuant d’alimenter l’espoir d’un retour à la normale.

Dans le but de financer la sécurité des puits de pétrole, Obama prépare les grandes manoeuvres, encrassées de dérisoire, il propose de taxer d’un cent chaque baril de pétrole extrait dans le Golfe ce qui représenterait un pécule de 118 millions de Dollars juste bon à allumer quelques cierges, les pêcheurs réclament 10 millions, les riverains quémandent quelques dizaines de millions pour la baisse des revenus touristiques, Bp prévoit de dépenser 150 millions de dollars pour résorber la situation. La précédente marée noire de l’Exxon Valdez avait couté 4,5 milliards à la compagnie Exxon.

Toutes ces sommes ne sont pas une catastrophe pour les actionnaires de Bp, les bénéfices nets de la compagnie pour le premier trimestre de l’année viennent d’être rendus publics, en augmentation de 137%, à …6 milliards de dollars.

Le 20 avril, jour de l’explosion de la plateforme, des tests avaient montré la dangerosité des installations, celles-ci ayant échoué à un test de pression, il semble étrange que ces tests aient en fait précédé de quelques heures seulement l’accident. Comme si le but non avoué était justement de tout faire péter. 

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LES PETRO-BOBARDS

Posté par provola le 11 mai 2010

C’est la mère de toutes les marées noires, l’image en concentré de ce que nous produisons chaque jour pour que nos enfants n’aient pas d’avenir. Une taille qui dépasse celle de la Corse avant que ça ne devienne celle de la Sicile et pourquoi pas celle de la Grande Bretagne en attendant que British Petroleum ne trouve un moyen de stopper la fuite. Étrangement, on a l’air de laisser se dépêtrer la seule compagnie responsable du désastre alors que sa compétence en matière de sécurité pétrolière a l’air à tout le moins évanescente.

Pourquoi l’administration Obama ne met elle pas tous les moyens pour contenir  le flux sous-marin de pétrole ? On pourrait imaginer une union sacrée des meilleures compagnies d’engégnieurie, on assiste à une étonnante fuite en avant dans le n’importe quoi. Un jour on attend la cloche miracle, un jour on fait un forage de dérivation, un jour ce sont les cristaux de pétrole qui empêchent de résoudre le problème, après 3 semaines de tergiversations, 800 tonnes de brut s’échappent toujours chaque jour des tréfonds de l’océan.

En fait personne ne sait ce qui va réellement se passer, chaque jour apporte son lot de certitudes vaseuses, de bobards en costard de cérémonie. Bp a mis en ligne un site dans le but de récolter des idées sur la méthode à adopter pour le colmatage. On croit rêver.

Ce qui en plus fait froid dans le dos , c’est que cette catasrophe majeure ne semble affoler personne outre-mesure, comme si la chute des bourses et des indices pénalisait plus notre profil de lâches consommateurs, d’indifférents complices.

Il a suffit qu’Obama aille faire son petit tour du coté de la Floride pour calmer des esprits assez fous pour ne rien voir arriver. Peut-être parie-t-on sur la magie noire d’une tempête salvatrice qui  par le biais de courants miraculeux morcelleraient assez la flaque visqueuse pour en éparpiller la charge de dangerosité, les Ricains sont assez coutumiers d’un tel laxisme environnemental.  

Il n’est pas dans les habitudes, dans ces parages, de taper sur l’or noir qui a fait la fortune de rivages emplis de puits de forages, ce serait sacrilège comme un manque de respect au Dieu dollar. Non, on se contentera de passer la serpillière, d’éponger les polémiques, d’encaisser le chèque de Bp et d’en faire bénéficier une population qui de tout façon ne sait rien faire sans ce Dieu qui traîne les charrettes. 

 

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LE PAYS D’AVATAR

Posté par provola le 13 avril 2010

 

 11917081.jpg James Cameron, réalisateur du film Avatar veut sauver les tribus de la forêt amazonienne de la disparition de leur habitat naturel. La digue de Belo Monte sur le fleuve Xingu, un des principaux affluents de l’Amazone devrait noyer le territoire de 12 000 indigènes et les obliger à fuir.

La construction pharaonienne coûtera 17 milliards de dollars, les eaux devraient envahir une étendue de plusieurs dizaines de milliers de km2 et Cameron a vu dans le cri de douleur la même exaspération que celle des habitants de Pandora la planète martyrisée par les hommes dans le film Avatar.

Le réalisateur, interpellé par les associations de défenseurs des droits des indigènes a écrit au Président brésilien Lula pour qu’il reconsidère l’ensemble du projet indiquant qu’il prendrait la tête d’une véritable bataille environnementale.

Nous jugerons des résultats sur pièce, pas réellement convaincus que le roi de Pandora soit réellement redescendu sur Terre.    

En attendant voici une déclaration des principaux intéressés:

« Nous dirigeants indigènes, Mebengokre(Kayapó),Xavante,Yudja,Kawaiwete,Kisedje,Kamayura,Kuikuro, Ikpeng, Panará, Nafuka, Tapayuna et autres dirigeants habitants du bassin du rio Xingu et des régions environnantes, réunis en assemblée au village de Piaraçu (TI Capoto Jarinã) depuis le 28/10/2009, n’acceptons pas la construction du barrage de Belo Monte ni d’un quelconque barrage dans le bassin du rio Xingu. Nous récusons le rapport technique de la fondation nationale de l’Indien (FUNAI) mémoire n° 709/GAB/CGPIMA/09, se référant à la composante Indigène du Rapport d’Impact Environnemental (RIMA) de emprise appelée Approvisionnement Hydro-Electrique Belo Monte (AHE Belo Monte). Au contraire de ce qui est constaté dans ce rapport, dans lequel La FUNAI “considère que l’emprise en question est viable “, Le rapport du panel de spécialistes qui ont analysé l’étude EIA-RIMA, rend évidente la non-viabilité économique, sociale et environnementale de cette emprise. Le mouvement en cours au village de Piaraçu est contre la construction du barrage de Belo Monte. Lors de cette réunion, nous, jeunes dirigeants, n’acceptons pas que soit construit le barrage sur le rio Xingu, dans la commune d’Altamira-PA. Nous paralysons la traversée de la barge qui traverse le rio Xingu, nous ne savons pas quand la traversée va revenir à la normale, nous sollicitons les autorités pour qu’elles comprennent nos revendications et manifestations qui interviennent en ce moment même  au village de que Piaraçu, nous dirigeants, avec les caciques sommes très indignés du discours du Ministre Edson Lobão, qui dit que « DES FORCES DEMONIAQUES EMPECHENT LA CONSTRUCTION », nous voulons que le ministre vienne ici dire cela devant les caciques et les dirigeants. Ainsi personnellement écrivant cette lettre j’espère que ma parole écrite sera divulguée. »   Matudjo Metuktire, Chef de secteur des Affaires Indigènes, Municipalité de São José du Xingu        

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LES VRAIS CHIFFRES DU CHOMAGE US

Posté par provola le 10 avril 2010

Le taux de chômage aux Etats-Unis n’est pas le taux officiel, claironné par l’administration Obama, de 9,5% de la population active. Le vrai chiffre se situe plutôt aux alentours de 16% , soit une personne sur 6. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Dennis Lockhart, le patron de l’antenne d’Atlanta de la Réserve fédérale qu’on ne peut accuser de gauchisme rampant.

Aux 15,5 millions de « chômeurs officiels » il faut donc ajouter 9 millions de personnes employées malgré elles à temps partiel, 800 000 personnes « découragées » de trouver un emploi et 1 500 000 de chômeurs n’ayant pas pu chercher un emploi activement au cours des quatre dernières semaines.

Ainsi, ce sont  11, 5 millions de chômeurs qui sont proprement effacés des tablettes.  

Obama prévoit un taux de chômage structurel élevé jusqu’en…2020, bien au delà de son futur second mandat. Taux de chômage structurel, on pourrait remplacer structurel par…normal.

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HAÏTI VEND SA VIRGINITE

Posté par provola le 9 mars 2010

 

13424742946699c0a1b9c4d2eadf3e4754b7a3b581.jpg Faute d’espoir et d’un Dieu crédible, Haïti vend ses vierges à la foire d’à côté.

Les murs sont par terre, les morts sont sous terre, survivre n’est pas une mince affaire, derrière la frontière, les hordes de passeports en chasse se pavanent à la recherche de viande fraîche. Saint Domingue est toute proche et l’occasion de manger attire les mouches sans horizon.  A partir de 8 ans on est de la chair à canon, canon impuissant imbibé d’alcool mais pas dépaysé dans l’ arrière boutique.  

Les malades sont Américains, Canadiens, Allemands, Français, Italiens, Russes, Ukrainiens, les hôpitaux appelés bordels croulent sous un afflux de contaminés du gland et de victimes sacrificielles fuyant l’enfer.

La gazette capitaliste dira que la République Dominicaine connait un miracle économique tiré par le boum touristique.  Les services de secours de Port au Prince se voient soulagés par ce départ en masse, émigration choisie.   

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