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PLANÈTE FATIGUÉE DE RÉPÉTER TOUJOURS LES MÊMES CHOSES

Posté par provola le 29 novembre 2019

Réchauffement climatique: la planète a peut-être déjà atteint des « points de non-retour », selon les scientifiques

 28/11/2019 à 10h18
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Le dépassement de points de non-retour pourrait entraîner de graves conséquences climatiques en cascade - Torsten Blackwood – AFP

Le dépassement de certains seuils critiques pourrait entraîner des conséquences dramatiques en cascade, préviennent des spécialistes dans la revue Nature.

C’est un nouveau cri d’alarme que les scientifiques ont poussé mercredi dans la revue Nature. Selon eux, la planète a peut-être déjà dépassé un certain nombre de points de non-retour en raison du réchauffement climatique. Les chercheurs sont donc formels: une « menace existentielle » pèse sur la civilisation mondiale, qui est aujourd’hui en « état d’urgence planétaire ».

Les scientifiques expliquent que des seuils de non-retour sont atteints lorsque des conséquences précises du réchauffement climatique ne peuvent plus être enraillées. Par le passé, les chercheurs estimaient qu’une augmentation des températures de 5 degrés était nécessaire pour atteindre ces effets irréversibles.

Aujourd’hui, les spécialistes jugent qu’un réchauffement de 1 à 2°C serait suffisant. Or, la température a déjà augmenté d’un degré depuis le siècle dernier, et il est quasiment certain qu’elle grimpera encore à l’avenir en raison des émissions de gaz à effet de serre. De quoi laisser supposer aux scientifiques que des seuils de non-retour ont déjà été atteints.

« Une solution serait que le rythme auquel ces dégâts s’accumulent jusqu’à un point de non-retour puisse encore être sous notre contrôle. La stabilité et la résilience de notre planète est en péril. Une action internationale – pas que des mots - doit refléter cette urgence », explique le principal auteur de l’alerte dans Nature, le professeur Tim Lenton de l’université d’Exeter, au Guardian, qui relaye l’étude.

Neuf points de non-retour possiblement dépassés

Les scientifiques listent neuf effets du réchauffement climatique qui, selon eux, pourraient déjà être irréversibles. Ils citent notamment la fonte des calottes glaciaires de l’Antarctique ouest et de l’Antarctique est, la disparition du permafrost de l’océan Arctique, le ralentissement de 15% du Gulf Stream – le courant océanique atlantique – dans la seconde moitié du XXe siècle, la disparition de 17% de la forêt amazonienne depuis 1970 ou encore la mort des coraux, qui selon les scientifiques ne pourraient pas survivre une fois un réchauffement de deux degrés atteint.

Des effets « en cascade »

Les experts soulignent par ailleurs le fait que les effets provoqués par le dépassement des seuils limite pourraient entraîner des répercussions en cascade.

« Des risques multiples peuvent interagir, avec un changement qui en lance un autre. Un réchauffement de juste un ou deux degrés est suffisant pour résulter en une cascade dramatique, alerte Phil Williamson, l’un des auteurs de l’article, au Guardian.

La fonte de l’Arctique entraîne par exemple une accélération du réchauffement en exposant l’océan, qui absorbe alors plus de rayons du soleil. Une augmentation qui amplifie ensuite la fonte des glaces au Groenland, notamment. En Amérique du nord, les feux de forêt provoqués par le réchauffement climatique peuvent également transformer des zones qui captaient auparavant le dioxyde de carbone en zones qui, désormais, en rejettent. Favorisant, là encore, la hausse des températures atmosphériques.

Il est urgent d’agir

Les chercheurs mettent ainsi en avant la nécessité d’agir de toute urgence, d’autant que de récentes études montrent que le réchauffement climatique pourrait être plus important que prévu il y a quelques années.

« Les enfants (qui mènent des grèves pour le climat) ont raison, assure Tim Lenton.  »Nous assistons à des changements irréversibles de nôtre système climatique (…) Il ne s’agit pas d’être alarmistes, mais d’essayer de traiter le problème du changement climatique comme un risque de mauvaise gestion. C’est du bon sens. »

L’article de Nature a été publié mercredi, jour auquel l’ONU a mis en garde sur le fait que les actions menées aujourd’hui par les différents gouvernements sont encore très loin de pouvoir stopper l’augmentation des températures, qui, à ce rythme, devrait être comprise entre 3 à 4 degrés.

Juliette Mitoyen

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