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MA MER EST MALADE

Posté par provola le 25 septembre 2019

Sauver les océans pour sauver l’Humanité: le constat glaçant du Giec

Une vague dans l'Océan Pacifique, au large d'Hawaï
Une vague dans l’Océan Pacifique, au large d’Hawaï

AFP, publié le mercredi 25 septembre 2019 à 16h19

Bouleversés par le réchauffement, les océans et les zones gelées dépérissent à vue d’oeil, menaçant des pans entiers de l’Humanité qui n’a qu’une option pour les protéger et se sauver elle-même: réduire ses émissions de CO2, avertit le Giec.

Montée du niveau des océans, îles menacées de submersion, fonte des glaciers comme celui du Val d’Aoste en Italie qui menace de s’effondrer dans la vallée… Certains des impacts dévastateurs du changement climatique sont déjà « irréversibles », a noté le groupe d’experts climat de l’ONU à l’issue d’une réunion marathon de cinq jours à Monaco.

Deux jours après le sommet climat de New York qui n’a pas suscité l’impulsion espérée, ce rapport souligne toutefois que réduire les émissions de gaz à effet de serre pourrait faire une vraie différence.

Les modifications de l’océan ne s’arrêteront pas soudainement en baissant les émissions, mais leur rythme devrait être ralenti. « Ça permettrait de gagner du temps », souligne la climatologue Valérie Masson-Delmotte, qui a participé à la rédaction du document de 900 pages.

Gagner du temps pour, par exemple, se préparer à la montée des eaux et aux événements météo extrêmes qui lui sont liés (vagues de submersion, tempêtes): en construisant des digues autour des grandes mégapoles côtières comme New York ou en anticipant le déplacement inéluctable de certaines populations, notamment celles de petits Etats insulaires qui pourraient devenir inhabitables d’ici la fin du siècle.

- « Centaines de milliards de dollars » -

Le niveau des océans s’accroit aujourd’hui 2,5 fois plus vite qu’au XXe siècle où il avait pris 15 cm, et cette hausse va encore s’accélérer.

« Quel que soit le scénario, nous aurons un monde avec des mers plus hautes », insiste un autre auteur, Bruce Glavovic, de l’université Massey en Nouvelle-Zélande.

Sur les côtes du monde entier, construire des protections pourrait réduire de 100 à 1.000 fois les risques d’inondations, selon le rapport. A condition d’investir « des dizaines à des centaines de milliards de dollars par an ».

MA MER EST MALADE dans ACIDIFICATION DES MERS
Au total, selon le rapport, plus d’un milliard de personnes vivront d’ici le milieu du siècle dans des zones côtières peu élevées particulièrement vulnérables.

Et même dans un monde à +2°C, de nombreuses mégapoles et petites îles devraient être frappées d’ici 2050 au moins une fois par an par un événement extrême qui ne se produisait jusqu’alors que tous les cent ans.

Le monde s’est engagé en 2015 dans l’accord de Paris à limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines.

Les océans, qui couvrent plus de 70% de la surface du globe, ont absorbé environ un quart de ces émissions et 90% de la chaleur supplémentaire générée par le CO2 produit par l’Homme. Les conséquences sont déjà palpables (hausse de la température de la mer, acidification, perte d’oxygène) mais le Giec prévoit que les océans aspirent 2 à 4 fois plus chaleur d’ici 2100, dans un scénario optimiste.

« A cause de cette chaleur emmagasinée, nous ne pouvons plus revenir en arrière, quoi que nous fassions avec nos émissions, le changement climatique est irréversible », assène Valérie Masson-Delmotte. Avec des effets en cascade sur les écosystèmes dont dépend l’Homme, des récifs coralliens aux régions de montagne.

- Promesses trop « faibles » -

Ce rapport adopté par les 195 Etats membres du Giec est le quatrième opus scientifique de l’ONU en un an à tirer la sonnette d’alarme sur les impacts du dérèglement climatique et à pointer des pistes vers les façons d’y remédier ou au moins les limiter.

Mais les dirigeants mondiaux réunis à New York lundin’ont pas été à la hauteur des engagements nécessaires, accusent les défenseurs de la planète.

« Avec ces faibles promesses des Etats, nous avons probablement plus de chance de faire sauter la banque au casino de Monte-Carlo que de limiter le réchauffement à +1,5°C », a commenté Stephen Cornelius, de WWF.

Les engagements internationaux actuels, s’ils étaient respectés, conduiraient à un monde à +3°C.

L’océan peut offrir des solutions contre le réchauffement, notamment par le développement d’aires marines protégées.

Mais « la clé pour protéger la vie marine, c’est de réduire nos émissions de gaz à effet de serre aussi vite que possible et à un rythme rapide », estime Valérie Masson-Delmotte.

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CQFD: MACRON, L’HISTOIRE D’UN MEC.

Posté par provola le 24 septembre 2019

La France de la macronie donne des leçons. Son président s’envoie en l’air à New York pour se faire mousser et exhorter les autres à ratifier l’accord de Paris sur le réchauffement climatique . Vous savez l’accord signé en France en 2015. Car c’est en France qu’on signe les grands accords. C’est en France qu’on reçoit les Grands Présidents et qu’on fustige, qu’on sermonne les petits Présidents, les Polonais où les Italiens. C’est en France que le Président est global. Vous savez l’homme qui a remis des centaines de bus sur les routes pour faire concurrence au train. C’est bien le bus, c’est écolo le bus. Ça crée des emplois le bus. Vous savez le sbire des lobbies, des start-up, des banques. Vous savez l’homme des ventes d’armes. L’agent commercial des Rafales, des missiles à longue portée, des tanks AMX, des hélicos d’attaque. Vous savez l’homme de la croissance, qui voit en la transition énergétique une incroyable opportunité pour relancer la croissance, une croissance verte bien évidemment donc le commerce international, les supers tankers, les cargos , les paquebots de croisières pollueurs comme des milliers de bagnoles, les échanges globalisés avec la France pour championne des échanges. Qui doit vendre son génie dans le monde entier, parce que nous le vallons bien. Parce que nous devons être meilleurs que les autres. Ces autres qui n’ont qu’à bien le vouloir et surtout continuer à venir acheter des sacs Vuitton sur les Champs et des grandes oreilles chez Disney Land Paris. Vous savez l’homme du nucléaire. L’énergie propre. L’énergie française, qu’on veut exporter dans le monde entier, qu’il va nous falloir démanteler, qu’il va nous falloir enfouir, qu’il va nous falloir rembourser. Grand carénage, enfouissement des déchets, réparation de fissures, de malfaçons de réacteurs. Des milliards d’euros à colmater, à soigner, à cacher. Ce nucléaire qui ne sera jamais qu’une belle poupée, une vue de l’esprit sortie du populisme nationaliste de De Gaulle. Vous savez le vendeur d’avions qui se gausse dès qu’Airbus notre champion de la balance commerciale vend cent zingues ici et 200 par là. Airbus qui profitant des malheurs de son concurrent Boeing à en prévision des dizaines de milliers d’avions à construire. Car le parc d’avions va doubler ou même tripler en 20 ans. La progression du trafic aérien est exponentielle. Mais le président Macron nous annonce la fable de la neutralité carbone pour 2060, non 2050, non 2040 , non 2030 , non pour demain. Vous verrez, demain on rase gratis. Et puis tout ça est bon pour une réélection en 2022. Face à Le Pen bien sûr, pour ne pas changer une affaire qui gagne, pour une victoire sans suspens.  De toute façon on peut annoncer ce qu’on veut pour dans 30 ans, Macron ne sera plus aux affaires et sera bien à l’abri du réchauffement dans son bunker au Groenland.

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A + 7°C IL NE RESTERA QUE LES SCORPIONS ET LES LÉZARDS

Posté par provola le 24 septembre 2019

EN 2100, LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE POURRAIT ATTEINDRE + 7°C

Le réchauffement climatique sera plus important que prévu, selon une nouvelle étude du CNRS, du CEA et de Météo France. L’augmentation de la température pourrait même atteindre 7°C d’ici la fin du siècle. Si les États veulent rester en dessous des 1,5°C comme le prévoit l’Accord de Paris, la neutralité carbone à l’échelle de la planète devra être atteinte en 2060.

Rechauffement climatique france secheresse
Dans les deux prochaines décennies, la France va connaître une augmentation des températures et des canicules plus fréquentes et intenses.
CC0

C’est un exercice de simulation qui sonne comme un scénario catastrophe. Plus d’une centaine de chercheurs et ingénieurs impliqués en France ont développé deux modèles climatiques soumis à plusieurs scénarios socio-économiques. Et les nouvelles ne sont pas bonnes. Selon le pire scénario, le réchauffement climatique pourrait atteindre, d’ici la fin du siècle, +7 °C par rapport à la période préindustrielle. Or dans le dernier rapport du Giec, représentant les experts de l’ONU sur le climat, le pire scénario prévoyait plutôt un réchauffement à +4,8 °C.

Un réchauffement rapide et fort

Attention, il ne s’agit pas du scénario business as usual, prévient Olivier Boucher, directeur de recherche au CNRS. Il faudrait, pour atteindre ces 7°C,  »faire un effort pour aller chercher en profondeur les énergies fossiles. On utilise de moins en moins le terme business as usual car on note un développement des politiques climatiques, même si ce n’est pas suffisant », note le responsable du Centre de modélisation du climat.

Et de fait, globalement, les deux modèles climatiques simulés indiquent un réchauffement plus important à l’horizon 2100 que les versions précédentes établies en 2012.  »Imaginez que pendant la dernière déglaciation, qui a duré pendant 10 000 ans, la température a augmenté de 3°C », alerte Pascale Braconnot, spécialiste de la modélisation du climat.  »Nos simulations montrent un réchauffement beaucoup plus rapide et beaucoup plus fort sur une centaine d’années seulement ».

Le scénario le plus optimiste dépasse les 1,5°C de l’Accord de Paris

Même le scénario le plus optimiste, respectant l’Accord de Paris et ses +1,5 °C, dépasse temporairement les 2 °C à cause de l’inertie du système climatique. Ce n’est qu’à la fin du siècle qu’il redescend à 1,5 °C. Ce scénario est marqué  »par une forte coopération internationale » et donne une priorité  »au développement durable ». Le mettre en œuvre suppose une réduction immédiate des émissions de CO2 afin d’atteindre la neutralité carbone à l’échelle planétaire d’ici 2060, ainsi qu’une captation de CO2 de l’ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2 100.

Dans tous les cas, durant les prochaines décennies, les chercheurs notent une augmentation de l’intensité et de la fréquence des vagues de chaleur et une hausse de la température, quels que soient les efforts fournis par les États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce sera à partir de 2040 qu’on pourra constater de l’effet réel des politiques climatiques impulsées aujourd’hui.  »La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend donc fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du XXIe siècle », rappellent le CNRS, Météo France et le CEA.

Marina Fabre, @fabre_marina avec AFP

 

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