COP 24: la troisième guerre mondiale est déclarée.

Posté par provola le 16 décembre 2018

La énième conférence sur le climat s’est  donc tenue en Pologne sans que rien ne soit réellement acté en dehors d’un accord sur un désaccord généralisé. Marché de dupes, accord sur rien , on ne sait pas quels sont les objectifs et pas quels sont les moyens d’y arriver. Les signataires sont tous des convaincus de la croissance alors que l’on sait depuis 40 ans que notre façon comptable de concevoir le monde est justement le problème.  Il faut que nous ralentissions vite , pas tous , les pays du Nord avant tout qui ont tout bousillé et qui voudraient à présent faire porter le chapeau à d’autres. Les USA en premier lieu qui sont les premiers responsables veulent se dédouaner en niant les efforts à réaliser, et se tenant en dehors des passages cloutés.  L’Europe ensuite qui se veut tellement vertueuse mais est tout aussi hypocrite et qui joue les vierges effarouchées mais est incapable en réalité de s’accorder sur la façon d’aborder le sujet , qui exporte ses responsabilités d’émissions vers la Chine. Les pays riches doivent trouver 100 milliards d’euros chaque année pour aider les pays du sud à boucler leur transition énergétique , ce qui doit faire 30 milliards pour l’Europe. Comme la France doit représenter 25 % du PIB européen. Il faudrait dons que la France trouve 7,5 milliards par an pour aider financièrement les pays du sud dans leur transition énergétique. Allez dire ça au gilets jaunes. Ou alors on s’attaque réellement à l’évasion fiscale et on envahie Monaco le Luxembourg et Guernesey, on enferme Junker et le prince Albert , on leur demande de rembourser avec les intérêts. Mais ça est une autre histoire . Sans compter que notre pays devra accueillir une partie des centaines de millions de réfugiés climatiques du Sahel fuyant les températures extrêmes du désert qui avance. Ou bien l’on élit des responsables politiques qui ont un horizon à plus d’un mandat électoral ou la troisième guerre mondiale est déjà dans les tuyaux de l’histoire. Celle qui mettra un terme à notre humanité de bric et de broc.

 

COP 24 : malgré l’urgence, les Etats tournent le dos aux attentes des populations

 
Deux mois après la publication du rapport spécial 1,5 du GIEC et le cri d’alarme des scientifiques, les Etats réunis à la COP24 n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une révision à la hausse de leurs efforts climatiques nationaux (NDCs). La COP24 échoue ainsi à remettre les Etats sur une trajectoire compatible avec un réchauffement à 1,5°C d’ici la fin du siècle, pourtant prévu par l’Accord de Paris. La France a, quant à elle, brillé par son absence en Pologne.

Les Etats ont même été incapables de trouver un consensus pour accueillir favorablement ce rapport du GIEC, qu’ils avaient pourtant eux-mêmes commandé lors de la COP21, et faire de la science l’arbitre de leurs décisions

“Un fossé se creuse dangereusement entre la réalité du changement climatique décrite par la science, avec ses conséquences dramatiques pour les populations dans certaines régions du monde, et l’action politique. La COP 24 a donné le triste spectacle d’une incompréhension entre des pays qui défendent leurs intérêts économiques et industriels, et des pays vulnérables qui jouent leur survie. Au final, ce sont les peuples qui sont abandonnés”, regrette Clément Sénéchal, chargé de campagne climat pour Greenpeace France. 

Le fait que les Etats aient pu, malgré tout, adopter des règles d’application minimales pour l’Accord de Paris montre qu’une forme de multilatéralisme autour de l’enjeu climatique reste possible. Hélas, sans l’ambition nécessaire, cette diplomatie risque de perdre peu à peu de sa consistance.

Greenpeace demande aux Etats de se ressaisir rapidement et de renforcer drastiquement leurs efforts diplomatiques et politiques pour lutter contre le changement climatique et protéger les populations vulnérables. Ils doivent se présenter au Sommet Spécial des Nations Unis sur le climat, le 23 septembre 2019, avec de nouvelles feuilles de route revues à la hausse (NDCs) et des promesses de financement adéquates.

La France aux abonnés absents

Ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe n’ont jugé utile de se déplacer pour l’ouverture des négociations, lors de la journée réservée aux chefs d’Etat. François de Rugy n’a, lui non plus, pas daigné se déplacer en seconde semaine, lors des négociations politiques, laissant la place à Brune Poirson, qui elle-même est repartie 4 jours avant la fin des discussions.

La France a renoncé à jouer un rôle moteur dans les négociations climatiques, au moment même où le besoin d’impulsion politique est indispensable pour décrocher un résultat ambitieux malgré les tensions”, déplore Clément Sénéchal. “L’enjeu climatique semble complètement dépriorisé par ce gouvernement, qui a déserté l’arène internationale. Malgré ses beaux discours et ses slogans faciles, Emmanuel Macron préfère dérouler le tapis rouge au secteur privé lors de One Planet Summit non-contraignants ”.

De nombreuses discussions de couloirs de la COP se sont focalisées sur la crise des gilets jaunes et la France a fait figure de contre-exemple pour son incapacité à mettre en œuvre une transition juste. La crédibilité française sur l’agenda climatique s’érode également du fait de ses mauvais résultats nationaux, avec des émissions en hausse et des objectifs en baisse. Jusqu’à maintenant, Emmanuel Macron manque à ses responsabilités, à savoir placer l’enjeu climatique au cœur d’un véritable projet de société.

Contact presse :
Magali Rubino 07 78 41 78 78

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