C’EST PIRE QUE PREVU

Posté par provola le 7 décembre 2017

La Terre pourrait se réchauffer 15% de plus d’ici 2100, selon une étude

Des climatologues de l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie ont publié leurs travaux dans la revue « Nature », mercredi. Selon eux, « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Une île de l\'archipel François-Joseph (Russie).
Une île de l’archipel François-Joseph (Russie). (VERA KOSTAMO / SPUTNIK / AFP)
D’ici 2100, la Terre pourrait se réchauffer 15% de plus que la pire prédiction des experts de l’ONU. C’est ce que montre une étude publiée, mercredi 6 décembre, dans la revue Nature. Les auteurs de ces trauvax, Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologues à l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie, estiment que « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Cet organe scientifique de référence sur le réchauffement a publié, en 2014, un éventail de scénarios prédisant le réchauffement climatique à la fin du XXIe siècle en fonction du volume d’émissions de gaz à effet de serre.

Meilleures estimations grâce à des observations par satellite

Les deux climatologues de l’université de Stanford notent que les modèles les plus pessimistes, qui supposent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle, ont des projections floues. Ils tablent sur une augmentation des températures entre 3,2 et 5,9 degrés d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle.

Afin de réduire cette fourchette, l’étude introduit dans les modèles des données liées à l’observation par satellite de l’énergie solaire absorbée ou renvoyée par la Terre. En se fondant sur ces observations, elle « élimine la partie basse » de ces estimations, concluant que « le réchauffement le plus probable est d’environ 0,5°C plus important que ce que suggère le modèle brut » du Giec concerné, résume le communiqué de Carnegie.

L’Accord de Paris de 2015 prévoit de limiter en deçà de +2°C la hausse moyenne de la température mondiale par rapport aux niveaux d’avant la Révolution industrielle, voire 1,5°C. Mais pour les climatologues Patrick Brown et Ken Caldeira, il va falloir multiplier les efforts pour y parvenir.

Nos résultats indiquent que parvenir à n’importe quel objectif de stabilisation de la température mondiale nécessitera des réductions plus importantes des émissions de gaz à effet de serre que celles précédemment calculées.

Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologuesdans un communiqué

A ce stade, le monde a gagné près de 1°C par rapport à la période pré-industrielle, selon les scientifiques. Cela a suffi à provoquer davantage de de précipitations, un rétrécissement de la banquise, une acidification des océans et augmentation de leur niveau moyen.

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