Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Posté par provola le 29 juin 2017

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Photo : AFP

Photo : AFP

Photo : AFP
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français

Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.

Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions

Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.

Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

(1) Outre l’ancien gouverneur de Californie , Anne Hidalgo, Laurence Tubiana , Ban Ki-Moun , ancien secrétaire général de l’ONU, et le climatologue Jean Jouzel se sont exprimes à la Sorbonne.

Gérard Le Puill

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

IL N’EST PLUS TEMPS D’ATTENDRE

Posté par provola le 28 juin 2017

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance

Réchauffement climatique : il ne reste que 3 ans pour inverser la tendance
Températures durant la période 2012-2016. L’échelle indique les variations enregistrées par rapport à la température moyenne du globe ((NASA/Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio) )

Un groupe de scientifiques et dirigeants sonne l’alerte : nous n’aurions plus que jusqu’en 2020 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre si l’on veut espérer atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Partager ce contenu

Quelles que soient les bonnes intentions affichées par la quasi totalité de la planète lors de la COP21, l’accord de Paris sur le climat semble avoir du plomb dans l’aile, et pas seulement à cause du retrait des Etats-Unis décidé par le président Trump. Espérer contenir l’augmentation globale des températures à 1,5° par rapport à la moyenne de l’ère pré-industrielle est déjà un objectif difficile. L’accord de Paris vise pourtant cet objectif, et a minima voudrait maintenir cette hausse « nettement en dessous de 2° ».

Certains ne croient pas que cela soit faisable, sauf à prendre des mesures drastiques, et pensent que la cible des 2° serait de la science-fiction si l’on se contentait de ce qui est suggéré par l’accord de Paris, et qu’il faudrait se préparer à un monde difficile approchant les +3° à la fin du siècle.

Aujourd’hui, c’est un groupe de décideurs et de scientifiques, emmenés par Christiana Figueres, vice-présidente de la Convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie, qui alerte la communauté internationale dans un article publié par « Nature ».

Les auteurs ont été rejoints par de nombreux signataires du monde politique, universitaire, mais aussi économique.  Ils affirment que nous n’avons plus que trois ans pour infléchir nos émissions de gaz à effet de serre. Si ces émissions continuaient à augmenter, ou même restaient stables en 2020, il serait alors impossible d’atteindre les objectifs de la COP21. Pourtant, les auteurs de cet appel pensent qu’il est encore possible d’y parvenir… à condition de faire chuter nos émissions d’ici 2020.

Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l’Obs

Six mesures à prendre d’urgence

Pour réussir, six grands objectifs ont été définis :

1- Faire monter le pourcentage d’énergies renouvelables à au moins 30% de la production d’électricité mondiale, ne plus autoriser de centrales à charbon après 2020 et fermer celles qui existent encore.

2- Décarboner les immeubles et les infrastructures dans les villes et les états d’ici 2050. Cela signifie entre autres que les villes fassent passer au moins 3% de leurs bâtiments par an à un mode proche de zéro émissions.

3- Porter à au moins 15% la part des véhicules électriques dans les ventes de véhicules neufs, doubler l’utilisation des transports en commun dans les villes, passer à 20% le rendement du carburant des poids lourds et diminuer de 20% les émissions de gaz par kilomètre parcouru pour les avions.

4- Réduire la destruction des forêts et s’engager dans la reforestation. Les émissions actuelles provenant de la déforestation et du changement d’usage des terres ainsi déboisées représentent 12% des émissions annuelles globales. Les réduire à zéro et replanter des arbres, cela veut dire non seulement arrêter les émissions, mais aussi créer des « puits à carbone » (les forêts) pour absorber une partie du gaz carbonique de l’atmosphère. Des pratiques d’agriculture durables sont également recommandées.

5- Accroître l’efficacité énergétique et diviser par deux les émissions de l’industrie avant 2050. Les industries lourdes (aciéries, cimenteries, usines chimiques, pétrole, gaz…) représenteraient en effet plus du cinquième des émissions mondiales de gaz carbonique.

6- Le monde de la finance doit lui aussi faire des efforts. Il doit pouvoir mobiliser mille milliards par an pour les actions en faveur du climat. Les gouvernements et les banques doivent émettre davantage de « green bonds » (les obligations vertes).

« Impossible n’est pas un fait, c’est une attitude »

« Utiliser la science pour guider les décisions et définir les objectifs, » c’est un principe qui hérissera probablement Donald Trump, mais c’est la méthode indispensable pour réussir à combattre le changement climatique. « Les politiques et les actions doivent être basées sur des faits solides, » assurent les auteurs. On est loin des « faits alternatifs »…

Ils citent d’ailleurs en exemple la campagne de communication d’Emmanuel Macron, « Make our planet great again » : « Il a parlé au grand public pour soutenir les scientifiques et invité des chercheurs à venir en France pour aider à accélérer les actions en faveur des accords de Paris. » Un exemple qui serait à suivre le plus largement possible pour informer la société en général, mais aussi le monde économique des enjeux du changement climatique.

Macron répond à Trump sur le climat : « Make our planet great again »

Les auteurs et signataires souhaitent également que les solutions existantes soient démultipliées. « Tous les pays devraient adopter des plans pour arriver à 100% de production d’énergies renouvelables », affirment-ils.

Enfin, ce groupe de scientifiques et de décideurs veut « encourager l’optimisme, » car pour eux « impossible n’est pas un fait, c’est une attitude ». En partageant les solutions qui marchent, on devrait pouvoir les répandre et arriver à des résultats tout en se dotant d’objectifs ambitieux.

A la veille du G20, qui se tient à Hambourg les 7 et 8 juillet, les signataires ont également lancé une « campagne collaborative » pour faire baisser les émissions

La bonne nouvelle : les émissions stagnent

Les signataires de l’appel notent tout de même un point positif : « les émissions de gaz à effet de serre se sont déjà séparées de la production et de la consommation », assurent-ils. Lors des trois dernières années, la production des gaz issus des combustibles fossiles a stagné, ce qui ne s’était produit que trois fois auparavant : au début des années 80, en 1992 et en 2009. Les trois fois, c’était lié à des difficultés économiques. Mais pour la stagnation actuelle, au contraire, « le PIB des principales nations développées et en voie de développement a augmenté d’au moins 3,1% par an ». Il est donc possible de réduire les gaz à effet de serre sans pénaliser l’économie…

Mieux encore, c’est l’économie elle-même qui peut être l’un des moteurs de ce changement. « Nous sommes à un point où nous sommes propulsés en avant par l’attraction du marché et non par la poussée de l’idéologie, » affirme Christiana Figueres. « Nous avons enfin réalisé que ce n’est pas une situation où, soit l’on fait croître l’économie, soit on protège l’environnement. Nous pouvons créer des emplois, recréer des communautés qui ont perdu des emplois (…), et en faisant cela, résoudre le problème du changement climatique. »

« Il n’y a pas d’emplois sur une planète morte, » déclare Sharan Burrow, secrétaire générale de la confédération syndicale internationale. Pour elle, la lutte contre le changement climatique « créera des emplois, et créera l’espoir. »

1,5° ou 2°, quelle différence ?

On pourrait croire qu’atteindre des niveaux supérieurs à ceux prévus par l’accord de Paris n’est pas si grave que ça, après tout, « nettement en dessous de 2° », c’est assez vague et dans une logique purement « économique » on pourrait se contenter d’un succès modéré. Pourtant, une telle analyse serait loin de la réalité.

L’an dernier, une étude européenne publiée dans le « Journal of Earth System Dynamics » illustrait la différence que représenterait ce petit 0,5 degré. Par exemple, on assisterait à davantage de canicules mortelles, l’influence sur les récoltes seraient bien plus importante, les régions du monde où l’accès à l’eau potable est difficile deviendraient beaucoup plus nombreuses, et cela pourrait représenter la différence entre la vie et la mort pour de nombreux récifs coralliens.

« La différence entre 1,5 et 2°C marque la transition entre la limite haute de la variabilité d’aujourd’hui et un nouveau régime climatique en matière d’extrêmes de chaleur de manière globale, » expliquent les auteurs de cette dernière étude. Ce qui veut dire que les canicules d’aujourd’hui pourraient sembler fraîches en comparaison de ce qui nous attendrait.

Rappelons que nous sommes déjà autour des 1° d’augmentation par rapport au 19e siècle, et qu’on en voit déjà les effets.

Pourquoi 3 ans seulement ?

Pour en arriver à ce chiffre en apparence arbitraire, les signataires de l’article de « Nature » ont effectué des calculs de « budget carbone », évaluant combien d’émissions supplémentaires correspondraient à une augmentation de température donnée. Pour rester au-dessous des 1,5°, ces émissions seraient de 150 gigatonnes et pour se maintenir sous les 2°, dans les 1.500 gigatonnes. Au rythme actuel de 41 gigatonnes par an, on dépasserait la première limite avant 4 ans. Pire, en seulement 15 ans on serait presque à la moitié des quantités nécessaires pour atteindre les fameux 2°. Dans les deux cas, l’accord de Paris est dans le rouge.

C’est pourquoi tous ceux qui soutiennent cet avertissement estiment non seulement que le changement est possible, mais qu’il est souhaitable.

« Nous avons deux voies devant nous » explique Christiana Figueres. « La première, c’est une attaque sur les droits de l’homme, l’accroissement des inégalités et de la pauvreté. L’autre voie mène à des créations d’emplois, à la stabilité, à l’amélioration de la qualité de vie. Nous n’avons pas le choix, nous devons nous occuper du changement climatique, avec tous les bénéfices que cela représente. Il n’est ni logique ni moral de comparer ces deux voies.  »

Jean-Paul Fritz

Jean-Paul Fritz

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

RÉCHAUFFEMENT GLOBAL: MACRON L’USURPATEUR

Posté par provola le 26 juin 2017

Mondialisation de l’économie capitaliste et réchauffement climatique

Lundi, 26 Juin, 2017
Humanite.fr
Voilà 18 mois, les commentaires enthousiastes de la présidence française de la Cop 21 laissaient entendre que nous étions sur la bonne voie pour contenir le réchauffement à + 2°C, voire + 1,5°C d’ici la fin du siècle en cours. Samedi dernier, à la Sorbonne, alors que la France vient de traverser une période ce canicule très précoce en fin de printemps, on a plaidé pour la mise en place d’un « Pacte mondial pour l’environnement » qui introduirait des contraintes juridiques pour tenter de ne pas trop s’éloigner des objectifs retenus à la conférence de Paris.
A l’initiative du « club des juristes » et sous la présidence de Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, une journée dont l’intitulé était « Vers un pacte mondial pour l’environnement , agir pour la planète , agir par le droit », s’est déroulée samedi 24 juin dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Laurent Fabius était ministre des affaires étrangères du gouvernement de Manuel Valls et à ce titre président de la Cop 21 qui s’est tenue à Paris en décembre 2015. Il a alors voulu un texte non contraignant afin d’obtenir l’approbation unanime des participants. C’est aussi ce caractère non contraignant du texte adopté à Paris en décembre 2015 qui a facilité sa ratification par presque tous les pays membres des Nations Unies. On sait que Donald Trump a récemment déclaré qu’il revenait sur la ratification de ce texte par son prédécesseur Barack Obama.
La volonté affichée samedi à la Sorbonne de donner une valeur juridique à un « pacte mondial pour l’environnement », est aussi une manière de reconnaître que le protocole de Paris -succédant à celui de Kyoto adopté en 1997 et ayant connu un début de mise en place via une taxe carbone inefficace dans quelques pays développés à partir de 2005- ne permet pas de freiner un réchauffement climatique boosté par le fonctionnement du système de production capitaliste mondialisé.
Quand François Hollande mentait aux Français 
Faut-il s’en étonner ? Au moment de la tenue de la conférence de Marrakech en novembre 2016, Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice des négociations climatiques dans le cadre de la préparation de la Cop 21, déclarait au journal Le Monde : « on ne peut pas dire que l’accord de Paris est acquis parce qu’il a été ratifié. Il ne se réalisera que si les gens pensent qu’il représente la meilleure solution pour lutter contre le réchauffement. Nous ne sommes pas dans un système de droit domestique avec des sanctions. Le droit international est un système d’adhésion. En réalité, la ratification, si elle est un acte politique fort, n’empêche pas l’inaction».
Voilà qui a le mérite de la clarté. Ce que ne voulait pas voir François Hollande, soucieux d’embellir son quinquennat calamiteux et déclarant à propos de la Cop 21 lors de ses derniers vœux aux Français le 31 décembre 2016 : « Rappelez-vous, c’est à Paris qu’un accord historique a été conclu; vous en voyez, avec les pics de pollution, l’impérieuse nécessité de le mettre en œuvre. Alors je vous l’affirme : la France ne laissera personne, ni aucun Etat, fut-il le plus grand, remettre en cause cet acquis majeur de la communauté internationale ». Le fait que Donald Trump ait retiré tout récemment la signature des Etats Unis montre ce qu’il convient de penser des rodomontades de François Hollande.
Les organisateurs de la rencontre de la Sorbonne demandent désormais un « Pacte mondial de l’environnement » doté de contraintes juridiques. Ils ont fait samedi le constat suivant: « A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand texte international à valeur juridique, rassemblant les principes fondamentaux du droit de l’environnement. C’est le sens du projet novateur de « Pacte mondial pour l’environnement». Ce texte, qui a vocation à être adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies dans les années à venir, deviendrait la pierre angulaire du droit international de l’environnement ». Cela étant, il ne suffit pas de faire venir Arnold Schwarzenegger à Paris(1) pour que ce dossier avance, même si Emmanuel Macron s’est engagé à porter le dossier « dès septembre prochain » aux Nations Unies.
Emmanuel Macron doit sortir de ses contradictions 
Si nous voulons freiner le réchauffement climatique, il faut simultanément faire durer plus longtemps les installations industrielles, diviser par quatre la consommation d’énergies fossiles, réduire considérablement les échanges mondiaux de produits identiques à commencer par les produits agricoles qui parcourent des milliers de kilomètres entre leur lieu de production et leur lieu de consommation. La seule raison de ces longs voyages est souvent une différence sensible de coût de la main d’œuvre pour des produits basiques comme la tomate de serre et autres denrées de même type. Freiner le réchauffement climatique implique de rompre avec cette mondialisation libérale des échanges sur fond de dumping social et environnemental.
Les taxes carbones mises en place ici où là dans les pays développés ne sont d’aucune efficacité. Quelques jours avant son élection à la présidence de la République, Emmanuel Macron est allé dire aux salariés de Whirlpool qu’il ne pouvait pas empêcher le transfert des productions de sèche-linge de l’usine d’Amiens en Pologne où les salaires sont trois fois plus bas qu’en Picardie. Mais cette délocalisation conduit à détruire une usine en bon état de marche en France pour en monter une autre en Europe centrale. Or, couler une tonne de béton c’est émettre 900 kilos de CO2. Faire ensuite tourner cette usine polonaise qui consommera de l’électricité fournie par des centrales à charbon multipliera par 30 le bilan carbone de la consommation électrique dans la fabrication des sèche-linge produits en Pologne, puis exportés sur des camions en Europe de l’ouest pour les eux tiers de la production.
Ainsi, les Français viennent d’élire un président de la République qui ne veut pas voir cette réalité en face. Quel es t alors son niveau de compétence pour mener le bon combat contre le réchauffement climatique ? Cela au moment où les récents jours de canicule en France auront, une fois de plus, lourdement pénalisé les paysans français en termes de revenu cette fois. Certes, Macron leur promet dès le mois de juillet l’organisation des Assises de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il a pris cet engagement de campagne neuf ans après avoir rédigé le rapport de la Commission Attali « pour la libération de la croissance française » dont Sarkozy et Fillon se sont inspirés pour faire voter en 2008 une loi donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs et augmenter le bilan carbone de notre assiette. Mais cela, beaucoup de journalistes semblent l’avoir oublié.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

EN QUELLE LANGUE FAUDRA-T-IL L’EXPLIQUER ?

Posté par provola le 22 juin 2017

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent
Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les températures ont dépassé des records. (Ralph Freso / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, le mercure a atteint jusqu’à 52° C, un pic de chaleur dangereux pour les habitants.

Partager ce contenu

On se plaint avec nos 38° C ? Une plaisanterie pour les habitants d’Arizona ou de Californie ! Alors qu’une vague de chaleur a envahi la France, et l’Europe ces derniers jours, les Etats-Unis connaissent une canicule d’une tout autre ampleur, et autrement plus dangereuse.

Jusqu’à 52° C

Le 26 juin 1990, le mercure des thermomètres américains grimpait jusqu’à 44° Celsius, un record… Battu à plate couture dans la semaine qui vient de s’écouler. En Arizona ou en Californie, les fortes chaleurs ont désarçonné la population, pourtant habituée dans ces Etats en partie de désertiques au climat extrême.
 

En Arizona, et plus précisément à Phoenix, une ville située en plein désert, la compagnie aérienne American Airlines a été contrainte d’annuler une quarantaine de vols. Ses modèles d’avions, fonctionnels seulement sous un seuil de 48° C, n’ont pas pu décoller.

En Californie, dans la Vallée de la Mort, la température a grimpé jusqu’à 52°  C ce mardi après-midi, une situation que les habitants ont de plus en plus de mal à supporter. Ils l’expriment sur Twitter :

La bien nommée Vallée de la Mort…

Cette « attaque de chaleur » a entraîné la mise en place de mesures particulières pour les habitants (s’hydrater régulièment, limiter ses sorties…). Mais ces précautions ne suffisent plus à protéger la population californienne.

 

Plusieurs coupures d’électricité ont déjà eu lieu en raison de l’utilisation intensive des climatisations. Et des départs de feu ont été répertoriés dans l’Etat, en particulier dans la forêt nationale de San Bernardino.

Quant à la Vallée de la Mort, elle n’a malheureusement jamais aussi bien porté son nom. Selon plusieurs médias américains, 4 personnes y sont  décédées ces derniers jours dans cette région particulièrement touchée par le pic de chaleur. Le thermomètre a dépassé le 50° C !

 

Les deux premières victimes ont été découvertes ce lundi dans le comté de Santa Clara. Il s’agit d’un homme de 72 ans et d’une femme de 87 ans, précise le journal  »San Jose Mercury News ».

Deux randonneurs, un homme de 57 ans et son fils de 21 ans, ont également été retrouvés dans un parc national du Nouveau-Mexique. La température n’y était pourtant montée « que » jusqu’à 38° Celsius.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

SIMPLEMENT PENSER A NOS ENFANTS

Posté par provola le 20 juin 2017

Réchauffement climatique : en 2100, 74% de l’humanité pourrait mourir de chaud

Le réchauffement climatique inquiète particulièrement en ces vagues de canicule. Et selon une étude, l’inaction pourrait nous coûter très cher. D’ici la fin du 21e siècle, 74% de toute l’humanité risque en effet de mourrir de chaud dans le scénario le plus pessimiste. Si les efforts étaient au contraire amplifiés, 48% de la population mondiale serait tout de même touchée. En 2017, plus de 33% de la population de la planète risque déjà de mourir de chaud.

 

rechauffement climatique

Une nouvelle étude de l’université d’Hawaii publié dans Nature Climate Change vient encore une fois nous montrer à quel point les décisions d’aujourd’hui font peser une lourde menace sur demain. Une sorte de réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Si les émissions de CO2 continuent de progresser à ce rythme de même que les températures, nous risquons en effet très gros.

Réchauffement climatique : les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud en 2100

Les chercheurs sont arrivé à cette macabre conclusion en étudiant les conséquences en termes de surmortalité de 783 épisodes de chaleur de 1980 à 2014. Comme par exemple l’épisode de canicule de 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes rien qu’en France (plus de 70.000 personnes en Europe).

 

Et ont défini les conditions météorologiques au-delà desquelles il y a un réel danger pour l’Homme. Un seuil atteint dans les années 2000 sur 13% de la surface de la planète, où vivent 30% de la population mondiale. Et ça progresse… Quand bien même la hausse des températures était limitée à 1°C grâce à une politique volontariste au niveau mondial, les zones touchées s’étendraient à 27% du globe, menaçant 48% de la population.

Le pire, relèvent les scientifiques, serait que le scénario le plus pessimiste (une augmentation des températures moyennes de 3,7 °C en 2100) se réalise. 74% des êtres humains de la planète risqueraient alors de mourir des conséquences de la chaleur.

 

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

A TOUS LES TENANTS DE LA CROISSANCE

Posté par provola le 18 juin 2017

 

Portugal : les fortes chaleurs, facteur aggravant d’un incendie « incontrôlable »

Un feu de forêt a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, dans la nuit du 17 au 18 juin, faisant au moins 62 morts.

LE MONDE | 18.06.2017 à 17h47 • Mis à jour le 18.06.2017 à 19h16 | Par Sandrine Morel (Madridcorrespondance)

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir AjouterPartager (1 305)Tweeter

Le Portugal est sous le choc. Des dizaines de voitures calcinées, des corps brûlés étendus sur la route, des maisons réduites en cendres, des forêts dévastées, des champs calcinés… L’incendie qui a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, au Portugal est « la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêt », a déclaré le premier ministre portugais, Antonio Costa, samedi 17 juin. Au moins 62 personnes sont mortes et 54 ont été blessées par les flammes. Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir. Dimanche, le feu était toujours actif sur quatre fronts, dont deux particulièrement difficiles, et plusieurs villages demeuraient inaccessibles.

Lire aussi :   Au Portugal, un incendie d’une « violence inouïe » fait au moins 62 morts

« Un véritable enfer »

Le récit de la nuit de samedi à dimanche est dantesque. C’est celui d’« un véritable enfer », comme l’a défini Valdemar Alves, le maire de Pedrogao Grande. Samedi 17 juin, le feu s’est déclaré peu avant 15 heures (16 heures à Paris) dans une zone montagneuse du district de Leiria, recouverte d’eucalyptus et de pins. Sur la route nationale 236, qui unit Figueiro dos Vinhos et Castanheira de Pera, les voitures sont encerclées par les flammes. Au moins trente personnes meurent à l’intérieur de leurs véhicules, prises au piège. Dix-sept corps seront retrouvés sur la chaussée, non loin de leur voiture, rattrapés par les flammes alors qu’elles tentaient de fuir. Des familles entières n’ont pas pu échapper à la propagation rapide du feu. Dans le village de Figueiro dos Vinhos, plus d’une centaine de personnes ont été évacuées. Au moins cinq pompiers sont blessés.

L’enquête pour déterminer les causes de l’incendie est toujours en cours, mais la piste criminelle est a priori écartée. « L’information récupérée jusqu’à présent sur l’endroit du drame nous permet de penser, avec un fort degré de certitude, que la cause est un éclair qui a atteint un arbre », a assuré le directeur national adjoint de la police judiciaire Pedro do Carmo, dimanche 18 juin.

Des « vents incontrôlés » ont transformé un feu de faible intensité en un « incendie impossible à contrôler », a tenté de résumer le secrétaire d’Etat pour les affaires intérieures, Joao Gomes, tout en affirmant que la manière, dont se sont propagées les flammes, ne s’explique pas.

image: http://img.lemde.fr/2017/06/18/0/0/3500/2333/534/0/60/0/7ff3319_SPS04_PORTUGAL-FIRE-_0618_11.JPG

Des véhicules officiels sur l’autoroute IC8, à proximité des flammes, près de Pedrogao Grande (Portugal), le 18 juin 2017.

Des températures records ces derniers mois

Pour le responsable de la campagne forestière de Greenpeace Espagne et Portugal, Miguel Angel Soto, il est fort probable que ce soient les températures élevées qui soient responsables de la vitesse de la propagation des flammes. « Il semble que les principaux ingrédients de la règle du 30, celle qui rend un incendie incontrôlable, étaient réunis : un taux d’humidité de moins de 30 %, des vents de plus de 30 km/h et des températures de plus de 30 °C », déclare-t-il au Monde« En montant, l’air chaud provoque des vents latéraux et des changements de direction imprévisibles qui font que les flammes entourent toute la zone. Dans des conditions climatiques extrêmes comme celles que nous vivons, un incendie normal devient vite incontrôlable. A cela s’ajoute aussi le peu d’entretien des forêts, dans des zones rurales abandonnées et, dans ce cas précis, l’abondance de pins. »

Il faisait effectivement très chaud, ce samedi 17 juin. Les thermomètres frôlaient les 40 °C dans plusieurs régions de la péninsule Ibérique, placée sous alerte canicule depuis le 14 juin en Espagne. Aux températures exceptionnelles de juin, s’ajoutent les températures élevées de mars, avril et mai et surtout le manque de pluie qui explique que la végétation présente déjà un important déficit d’humidité. Les barrages espagnols sont à la moitié de leur capacité alors que l’été n’a pas encore commencé et le ministère de l’agriculture a annoncé des mesures contre la sécheresse.

« Cela fait la troisième année consécutive de phénomènes météorologiques exceptionnels depuis 2015, mais cette année est bien plus grave encore que les précédentes », affirme Miguel Angel Soto pour qui le changement climatique n’est pas responsable des incendies, mais peut l’être de leur intensité, de leur vitesse de propagation et de l’impossibilité de les contrôler.

L’an dernier, le Portugal avait été durement touché par une vague d’incendies qui avaient dévasté plus de 100 000 hectares. Sur l’île touristique de Madère, où les feux ont fait trois morts en août 2016, 5 400 hectares étaient partis en fumée.

Dimanche, plus de 800 pompiers, 257 véhicules et trois Canadairs étaient encore mobilisés pour lutter contre l’incendie. Deux Canadairs espagnols ont aussi été dépêchés sur place dimanche matin dans le cadre d’une collaboration bilatérale, et trois avions anti-incendie français, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile.

Le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a assuré qu’étant donné les conditions, « ce qui a été fait est le maximum de ce qui pouvait être fait ». Le pays a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/18/portugal-les-fortes-chaleurs-facteur-aggravant-d-un-incendie-incontrolable_5146595_3244.html#8iUgzrPkVy9YxZYi.99

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N’EST PAS BON SIGNE

Posté par provola le 16 juin 2017

Une étude alarmante vient d’être publiée par des climatologues américains qui travaillent sur le réchauffement climatique en Antarctique. Elle souligne les inquiétantes fontes de glace à l’ouest du continent austral, marquées par des chutes de pluie

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.

Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.

Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.

TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N'EST PAS BON SIGNE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE melt_jan2016_with_inset_colorbar_inside-680x502
(Nombres de jours, en Janvier 2016, où la surface était en train de fondre, observé par satellite. Crédit : Julien Nicolas, The Ohio State University)

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.

Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.

L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.

Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.

ross-ice-shelf-680x451 dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.

La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

Réchauffement climatique: du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique

Posté par provola le 3 juin 2017

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d'illustration)

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d’illustration) – Mario Hoppmann-AFP

Un nouveau signe alarmant du réchauffement climatique. Avec la fonte du permafrost au pôle nord, du gaz hilarant est relâché dans l’atmosphère. Un gaz particulièrement dangereux pour la planète.

Du gaz hilarant au pôle Nord. Si la nouvelle peut prêter à sourire, elle est pourtant inquiétante. Du protoxyde d’azote, également appelé gaz hilarant, emprisonné dans le permafrost, est libéré par la fonte des glaces polaires, révèle une étude scandinave publiée fin mai dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2

Présent dans le pergélisol, ce sol censé être gelé en permanence, ce gaz N2O relâché dans l’atmosphère est une bien mauvaise nouvelle pour le climat: il a un pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2, le dioxyde de carbone. Et pourrait concerner un quart du sol de l’Arctique.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont prélevé seize échantillons de permafrost en Laponie finlandaise. Puis ils ont réchauffé en laboratoire. Selon eux, le phénomène est d’autant plus important dans les zones dénuées de végétation.

« Les plantes absorbent l’azote du sol et réduisent le stock disponible pour la production de protoxyde d’azote, a expliqué la chercheuse Carolina Voigt, interrogée par la chaîne australienne ABC. Les plantes sont donc très efficaces pour réduire les émissions de protoxyde d’azote. »

« Les premiers signes du réchauffement dans l’Arctique »

Les chercheurs craignent que le permafrost dégelé n’émette autant de protoxyde d’azote que les forêts tropicales, dont la déforestation est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre.

L’Arctique est souvent considérée comme un miroir des effets du réchauffement climatique. L’évaluation Swipa du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, fruit d’une collaboration de 90 scientifiques du monde entier, a signalé que le réchauffement de l’Arctique était plus rapide et plus dévastateur que prévu.

Publié dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE | Pas de Commentaire »

 

Commission du Développement... |
MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Saisir le Présent, Construi...
| Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement