EN QUELLE LANGUE FAUDRA-T-IL L’EXPLIQUER ?

Posté par provola le 22 juin 2017

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent

Aux Etats-Unis, une attaque de chaleur sans précédent
Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, les températures ont dépassé des records. (Ralph Freso / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, le mercure a atteint jusqu’à 52° C, un pic de chaleur dangereux pour les habitants.

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On se plaint avec nos 38° C ? Une plaisanterie pour les habitants d’Arizona ou de Californie ! Alors qu’une vague de chaleur a envahi la France, et l’Europe ces derniers jours, les Etats-Unis connaissent une canicule d’une tout autre ampleur, et autrement plus dangereuse.

Jusqu’à 52° C

Le 26 juin 1990, le mercure des thermomètres américains grimpait jusqu’à 44° Celsius, un record… Battu à plate couture dans la semaine qui vient de s’écouler. En Arizona ou en Californie, les fortes chaleurs ont désarçonné la population, pourtant habituée dans ces Etats en partie de désertiques au climat extrême.
 

En Arizona, et plus précisément à Phoenix, une ville située en plein désert, la compagnie aérienne American Airlines a été contrainte d’annuler une quarantaine de vols. Ses modèles d’avions, fonctionnels seulement sous un seuil de 48° C, n’ont pas pu décoller.

En Californie, dans la Vallée de la Mort, la température a grimpé jusqu’à 52°  C ce mardi après-midi, une situation que les habitants ont de plus en plus de mal à supporter. Ils l’expriment sur Twitter :

La bien nommée Vallée de la Mort…

Cette « attaque de chaleur » a entraîné la mise en place de mesures particulières pour les habitants (s’hydrater régulièment, limiter ses sorties…). Mais ces précautions ne suffisent plus à protéger la population californienne.

 

Plusieurs coupures d’électricité ont déjà eu lieu en raison de l’utilisation intensive des climatisations. Et des départs de feu ont été répertoriés dans l’Etat, en particulier dans la forêt nationale de San Bernardino.

Quant à la Vallée de la Mort, elle n’a malheureusement jamais aussi bien porté son nom. Selon plusieurs médias américains, 4 personnes y sont  décédées ces derniers jours dans cette région particulièrement touchée par le pic de chaleur. Le thermomètre a dépassé le 50° C !

 

Les deux premières victimes ont été découvertes ce lundi dans le comté de Santa Clara. Il s’agit d’un homme de 72 ans et d’une femme de 87 ans, précise le journal  »San Jose Mercury News ».

Deux randonneurs, un homme de 57 ans et son fils de 21 ans, ont également été retrouvés dans un parc national du Nouveau-Mexique. La température n’y était pourtant montée « que » jusqu’à 38° Celsius.

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SIMPLEMENT PENSER A NOS ENFANTS

Posté par provola le 20 juin 2017

Réchauffement climatique : en 2100, 74% de l’humanité pourrait mourir de chaud

Le réchauffement climatique inquiète particulièrement en ces vagues de canicule. Et selon une étude, l’inaction pourrait nous coûter très cher. D’ici la fin du 21e siècle, 74% de toute l’humanité risque en effet de mourrir de chaud dans le scénario le plus pessimiste. Si les efforts étaient au contraire amplifiés, 48% de la population mondiale serait tout de même touchée. En 2017, plus de 33% de la population de la planète risque déjà de mourir de chaud.

 

rechauffement climatique

Une nouvelle étude de l’université d’Hawaii publié dans Nature Climate Change vient encore une fois nous montrer à quel point les décisions d’aujourd’hui font peser une lourde menace sur demain. Une sorte de réponse à la décision de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris sur le climat. Si les émissions de CO2 continuent de progresser à ce rythme de même que les températures, nous risquons en effet très gros.

Réchauffement climatique : les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud en 2100

Les chercheurs sont arrivé à cette macabre conclusion en étudiant les conséquences en termes de surmortalité de 783 épisodes de chaleur de 1980 à 2014. Comme par exemple l’épisode de canicule de 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes rien qu’en France (plus de 70.000 personnes en Europe).

 

Et ont défini les conditions météorologiques au-delà desquelles il y a un réel danger pour l’Homme. Un seuil atteint dans les années 2000 sur 13% de la surface de la planète, où vivent 30% de la population mondiale. Et ça progresse… Quand bien même la hausse des températures était limitée à 1°C grâce à une politique volontariste au niveau mondial, les zones touchées s’étendraient à 27% du globe, menaçant 48% de la population.

Le pire, relèvent les scientifiques, serait que le scénario le plus pessimiste (une augmentation des températures moyennes de 3,7 °C en 2100) se réalise. 74% des êtres humains de la planète risqueraient alors de mourir des conséquences de la chaleur.

 

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A TOUS LES TENANTS DE LA CROISSANCE

Posté par provola le 18 juin 2017

 

Portugal : les fortes chaleurs, facteur aggravant d’un incendie « incontrôlable »

Un feu de forêt a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, dans la nuit du 17 au 18 juin, faisant au moins 62 morts.

LE MONDE | 18.06.2017 à 17h47 • Mis à jour le 18.06.2017 à 19h16 | Par Sandrine Morel (Madridcorrespondance)

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Le Portugal est sous le choc. Des dizaines de voitures calcinées, des corps brûlés étendus sur la route, des maisons réduites en cendres, des forêts dévastées, des champs calcinés… L’incendie qui a ravagé la commune de Pedrogao Grande, dans la région de Leiria, au Portugal est « la plus grande tragédie que nous ayons connue ces dernières années sur le front des incendies de forêt », a déclaré le premier ministre portugais, Antonio Costa, samedi 17 juin. Au moins 62 personnes sont mortes et 54 ont été blessées par les flammes. Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir. Dimanche, le feu était toujours actif sur quatre fronts, dont deux particulièrement difficiles, et plusieurs villages demeuraient inaccessibles.

Lire aussi :   Au Portugal, un incendie d’une « violence inouïe » fait au moins 62 morts

« Un véritable enfer »

Le récit de la nuit de samedi à dimanche est dantesque. C’est celui d’« un véritable enfer », comme l’a défini Valdemar Alves, le maire de Pedrogao Grande. Samedi 17 juin, le feu s’est déclaré peu avant 15 heures (16 heures à Paris) dans une zone montagneuse du district de Leiria, recouverte d’eucalyptus et de pins. Sur la route nationale 236, qui unit Figueiro dos Vinhos et Castanheira de Pera, les voitures sont encerclées par les flammes. Au moins trente personnes meurent à l’intérieur de leurs véhicules, prises au piège. Dix-sept corps seront retrouvés sur la chaussée, non loin de leur voiture, rattrapés par les flammes alors qu’elles tentaient de fuir. Des familles entières n’ont pas pu échapper à la propagation rapide du feu. Dans le village de Figueiro dos Vinhos, plus d’une centaine de personnes ont été évacuées. Au moins cinq pompiers sont blessés.

L’enquête pour déterminer les causes de l’incendie est toujours en cours, mais la piste criminelle est a priori écartée. « L’information récupérée jusqu’à présent sur l’endroit du drame nous permet de penser, avec un fort degré de certitude, que la cause est un éclair qui a atteint un arbre », a assuré le directeur national adjoint de la police judiciaire Pedro do Carmo, dimanche 18 juin.

Des « vents incontrôlés » ont transformé un feu de faible intensité en un « incendie impossible à contrôler », a tenté de résumer le secrétaire d’Etat pour les affaires intérieures, Joao Gomes, tout en affirmant que la manière, dont se sont propagées les flammes, ne s’explique pas.

image: http://img.lemde.fr/2017/06/18/0/0/3500/2333/534/0/60/0/7ff3319_SPS04_PORTUGAL-FIRE-_0618_11.JPG

Des véhicules officiels sur l’autoroute IC8, à proximité des flammes, près de Pedrogao Grande (Portugal), le 18 juin 2017.

Des températures records ces derniers mois

Pour le responsable de la campagne forestière de Greenpeace Espagne et Portugal, Miguel Angel Soto, il est fort probable que ce soient les températures élevées qui soient responsables de la vitesse de la propagation des flammes. « Il semble que les principaux ingrédients de la règle du 30, celle qui rend un incendie incontrôlable, étaient réunis : un taux d’humidité de moins de 30 %, des vents de plus de 30 km/h et des températures de plus de 30 °C », déclare-t-il au Monde« En montant, l’air chaud provoque des vents latéraux et des changements de direction imprévisibles qui font que les flammes entourent toute la zone. Dans des conditions climatiques extrêmes comme celles que nous vivons, un incendie normal devient vite incontrôlable. A cela s’ajoute aussi le peu d’entretien des forêts, dans des zones rurales abandonnées et, dans ce cas précis, l’abondance de pins. »

Il faisait effectivement très chaud, ce samedi 17 juin. Les thermomètres frôlaient les 40 °C dans plusieurs régions de la péninsule Ibérique, placée sous alerte canicule depuis le 14 juin en Espagne. Aux températures exceptionnelles de juin, s’ajoutent les températures élevées de mars, avril et mai et surtout le manque de pluie qui explique que la végétation présente déjà un important déficit d’humidité. Les barrages espagnols sont à la moitié de leur capacité alors que l’été n’a pas encore commencé et le ministère de l’agriculture a annoncé des mesures contre la sécheresse.

« Cela fait la troisième année consécutive de phénomènes météorologiques exceptionnels depuis 2015, mais cette année est bien plus grave encore que les précédentes », affirme Miguel Angel Soto pour qui le changement climatique n’est pas responsable des incendies, mais peut l’être de leur intensité, de leur vitesse de propagation et de l’impossibilité de les contrôler.

L’an dernier, le Portugal avait été durement touché par une vague d’incendies qui avaient dévasté plus de 100 000 hectares. Sur l’île touristique de Madère, où les feux ont fait trois morts en août 2016, 5 400 hectares étaient partis en fumée.

Dimanche, plus de 800 pompiers, 257 véhicules et trois Canadairs étaient encore mobilisés pour lutter contre l’incendie. Deux Canadairs espagnols ont aussi été dépêchés sur place dimanche matin dans le cadre d’une collaboration bilatérale, et trois avions anti-incendie français, dans le cadre du mécanisme européen de protection civile.

Le président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a assuré qu’étant donné les conditions, « ce qui a été fait est le maximum de ce qui pouvait être fait ». Le pays a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/18/portugal-les-fortes-chaleurs-facteur-aggravant-d-un-incendie-incontrolable_5146595_3244.html#8iUgzrPkVy9YxZYi.99

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TOP INFO: IL A PLU EN ANTARCTIQUE ET CE N’EST PAS BON SIGNE

Posté par provola le 16 juin 2017

Une étude alarmante vient d’être publiée par des climatologues américains qui travaillent sur le réchauffement climatique en Antarctique. Elle souligne les inquiétantes fontes de glace à l’ouest du continent austral, marquées par des chutes de pluie

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.

Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.

Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.

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(Nombres de jours, en Janvier 2016, où la surface était en train de fondre, observé par satellite. Crédit : Julien Nicolas, The Ohio State University)

UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.

Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.

L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.

Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.

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Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.

La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »

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Réchauffement climatique: du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique

Posté par provola le 3 juin 2017

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d'illustration)

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique (photo d’illustration) – Mario Hoppmann-AFP

Un nouveau signe alarmant du réchauffement climatique. Avec la fonte du permafrost au pôle nord, du gaz hilarant est relâché dans l’atmosphère. Un gaz particulièrement dangereux pour la planète.

Du gaz hilarant au pôle Nord. Si la nouvelle peut prêter à sourire, elle est pourtant inquiétante. Du protoxyde d’azote, également appelé gaz hilarant, emprisonné dans le permafrost, est libéré par la fonte des glaces polaires, révèle une étude scandinave publiée fin mai dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2

Présent dans le pergélisol, ce sol censé être gelé en permanence, ce gaz N2O relâché dans l’atmosphère est une bien mauvaise nouvelle pour le climat: il a un pouvoir de réchauffement 300 fois plus puissant que le CO2, le dioxyde de carbone. Et pourrait concerner un quart du sol de l’Arctique.

Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont prélevé seize échantillons de permafrost en Laponie finlandaise. Puis ils ont réchauffé en laboratoire. Selon eux, le phénomène est d’autant plus important dans les zones dénuées de végétation.

« Les plantes absorbent l’azote du sol et réduisent le stock disponible pour la production de protoxyde d’azote, a expliqué la chercheuse Carolina Voigt, interrogée par la chaîne australienne ABC. Les plantes sont donc très efficaces pour réduire les émissions de protoxyde d’azote. »

« Les premiers signes du réchauffement dans l’Arctique »

Les chercheurs craignent que le permafrost dégelé n’émette autant de protoxyde d’azote que les forêts tropicales, dont la déforestation est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre.

L’Arctique est souvent considérée comme un miroir des effets du réchauffement climatique. L’évaluation Swipa du Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, fruit d’une collaboration de 90 scientifiques du monde entier, a signalé que le réchauffement de l’Arctique était plus rapide et plus dévastateur que prévu.

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