Avril 2017 : 2e mois le plus chaud depuis 1880

Posté par provola le 28 mai 2017

La NASA (>>) et la NOAA (>>) viennent de mettre en ligne leur bilan climatologique mensuel mondial. Et ce mois d’Avril 2017 se résume comme étant le second plus chaud sur l’ensemble du globe depuis 1880 ! L’anomalie par rapport à la normale (période 1951-1980) s’élève entre +0.88 et +0.90°C, à peine en deçà du record… d’Avril 2016 (entre +1.06 et +1.07°C selon les deux institutions).
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Anomalie de température mensuelle mondiale depuis 1880 – NASA

 

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Anomalie de température mondiale en Avril depuis 1880 – NOAA

 

Malgré quelques contrastes notamment du côté du Canada, de l’Europe orientale et de l’Australie ayant observés des températures légèrement inférieures à la normale, la majorité des régions du globe possèdent une anomalie positive. Les régions proches les plus septentrionales et proches du cercle arctique (Alaska, Sibérie) sont celles dont les températures ont été les plus anormalement élevées (parfois 5° au dessus des normes).
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Répartition de l’anomalie de température (océans + continents) en Avril 2017 - NOAA

 

Les principaux évènements recensés sur la planète au cours du mois d’Avril font pour la plupart référence à ces niveaux de douceur voire de chaleur remarquables.

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Liste des évènements significatifs au cours du mois d’Avril 2017 - NOAA

 

Un bilan qui ne cesse de confirmer l’amplification du réchauffement climatique. En effet, les mois de Février, Mars et Avril 2017 se situent tous au second rang des plus chauds observés en 137 ans de mesure (1880), tous derrière … Février, Mars et Avril 2016 ! En excluant cette année 2017 n’étant pas encore terminée, il est bon de noter que les 5 années les plus chaudes jamais observées à travers la planète l’ont été lors de cette décennie 2010. Seules les années 2011 et 2012 ne font pas parti de ce top 5.

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Anomalie de température mensuelle mondiale – classement des 10 années les plus chaudes - NOAA

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Réchauffement climatique : tous les indicateurs sont au rouge

Posté par provola le 8 mai 2017

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© Mark Ralston, AFP | Hausse des températures, niveau des océans, espèces menacées, fonte des glaces… les indicateurs du réchauffement climatique sont inquiétants.

Texte par FRANCE 

Dernière modification : 05/05/2017

Alors que s’ouvre lundi une réunion de l’ONU, en Allemagne, pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 entre 196 pays, l’ensemble des indicateurs du réchauffement climatiques sont alarmants.

Les 196 pays signataires de l’accord de Paris sur le climat se retrouvent à partir de lundi 5 mai, à Bonn, en Allemagne, pour négocier la mise en œuvre de ce pacte. Hausse des températures, de la concentration en CO2, montée des eaux, recul des glaces : les indicateurs clés du réchauffement planétaire sont plus alarmants que jamais. Tour d’horizon.

Records de chaleur

>> À lire aussi : Nouveau record pour la température moyenne mondiale en 2016

La planète a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le 21e siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

La banquise recule

>> À voir : Arctique, ça chauffe au pôle Nord !

En Arctique, l’étendue de la banquise estivale a été en 2016 la 2e plus réduite jamais enregistrée (4,14 millions de km2, après celle de 2012). Dans certaines régions de Russie, la température était supérieure de 6 à 7°C à la normale.

À l’autre bout de la Terre, au sud, en Antarctique, la banquise a perdu au printemps austral (novembre) près de 2 millions de km2 par rapport à la moyenne des 30 dernières années : elle était de 14,5 millions de km2 en 2016, de 16,35 millions entre 1981 et 2010.

La concentration des gaz à effets de serre augmente, les émissions de CO2 stables

>> À lire : Les émissions mondiales de CO2 stagnent pour la deuxième année de suite

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016. Pour la première fois, en 2015, la concentration de C02, le principal GES, a dépassé durant les 400 ppm (parties par million) à l’échelle du globe, et la tendance se poursuit.

Pour avoir la meilleure chance de limiter la hausse de la température à 2°C, et ainsi contenir les plus graves impacts du réchauffement, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en parties par million).

Les émissions de GES issues des énergies fossiles devaient être stables en 2016 pour la 3e année consécutive, un progrès inédit, et lié aux efforts de la Chine, mais encore insuffisant, selon le bilan des scientifiques du Global Carbon Project. Les chercheurs sonnent en outre l’alerte sur un boom inexpliqué du méthane, au pouvoir plus réchauffant que le CO2.

Hausse continue du niveau des océans

>> À lire sur Les Observateurs : À Saint-Louis, la montée des eaux engloutit les maisons du littoral

Le niveau des océans continue à monter. Selon une étude récente, le phénomène, que l’on pensait graduel jusqu’alors, semble même s’accélérer : le niveau des mers a crû de 25 à 30 % plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à la période 1993-2004.
Cette hausse risque de s’intensifier, à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groënland).

La hausse est plus rapide en certains points, notamment du Pacifique et de l’océan Indien.

Recrudescence des évènements météorologiques extrêmes

>> À lire : Phénomènes extrêmes au menu de 2017 selon l’ONU

Le réchauffement favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur, indique une étude de l’OMM.
Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations, et autres ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990.

La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue, selon une étude d’après laquelle « ces 37 dernières années, les typhons ayant frappé l’est et le sud-est de l’Asie ont gagné 12 à 15 % d’intensité ».

Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

Dérèglement  : les  dans l’œil du cyclone av @Hindououmar   http://f24.my/1jb3v3U  via @FRANCE24 

Photo published for Dérèglement climatique : les femmes dans l’œil du cyclone - France 24

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