La montée des eaux pourrait être deux fois plus importante que prévu

Posté par provola le 31 mars 2016

Réchauffement climatique Une nouvelle étude prend en compte les effets de la fonte de la calotte glaciaire en Antarctique.

Venise engloutie? Des quartiers de Londres sous l’eau? Les Pays-Bas inondés? Tout comme New York, Miami, Shanghai ou encore Sydney? Selon une étude publiée ce jeudi dans la revue Nature, la montée des eaux pourrait être jusqu’à deux fois plus importante que prévu si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au même rythme. En prenant en compte la fonte de la calotte glaciaire en Antarctique, les mers pourraient s’élever de deux mètres d’ici à la fin du siècle. Nos petits-enfants vivraient dans un monde où les côtes seraient totalement redessinées. Et nombre d’archipels carrément disparus.

Jusqu’à présent, les estimations du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, prédisaient que dans le pire des scénarios, les eaux monteraient «seulement» de 1 mètre d’ici 2100, avec des conséquences déjà dramatiques. Mais à l’époque, il n’y avait pas encore eu assez d’études permettant de prendre en compte l’Antarctique.

Réactions en chaîne

Ce sont deux universitaires respectés, Robert DeConto du Massachussets et David Pollard de Pennsylvanie, qui signent la nouvelle étude aux conclusions alarmantes. Les deux scientifiques ont modélisé les effets sur la calotte glaciaire du réchauffement de l’atmosphère, mais aussi de celui des courants marins. Ainsi que certaines particularités de la dynamique des glaces…

Par exemple, des pluies relativement «chaudes» créent des cuvettes en surface et l’eau s’infiltrant à travers des interstices finit par fracturer les plaques. D’immenses falaises glaciaires sont soudain mises à nu. Instables, elles peuvent s’effondrer, provoquant une réaction en chaîne. En 2002, la plaque Larsen B – plus grande que le canton de Vaud – se désintégra en deux semaines!

Effondrement de la calotte glaciaire

Or, si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites à temps, l’effondrement en Antarctique de la calotte glaciaire pourrait très bien devenir inarrêtable, craignent les deux chercheurs.

Le modèle numérique développé par Robert DeConto et David Pollard a été capable de prévoir les effets de deux lointains épisodes de «déglaciation», l’un datant du Pliocène (il y a trois millions d’années) et l’autre beaucoup plus «proche» puisqu’il s’est déroulé au cours de la dernière période interglaciaire (voici 125 000 ans). Dans le premier cas, les eaux étaient 10 à 30 mètres plus élevées qu’aujourd’hui. Dans le second cas, entre 6 et 9 mètres. Pour l’avenir, leur modèle prédit que la fonte progressive de l’Antarctique provoquerait à elle seule une montée des eaux de 15 mètres d’ici 2500.

Accord de Paris insuffisant

La seule bonne nouvelle de cette étude, c’est que le même modèle ne prédit pratiquement pas de montée des eaux si nous parvenons à limiter le réchauffement à 2 degrés. Malheureusement, l’accord conclu à Paris en décembre et qui doit être signé le mois prochain à New York, a pour objectif de limiter la hausse à 2,7 degrés. Et il n’est pas contraignant.

 

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LE PIRE EST EN MARCHE

Posté par provola le 14 mars 2016

 

En février, la Nasa affirme que la température sur la planète a été supérieure de 1,35 degré aux moyennes habituelles.

 

Voilà bien un record dont personne ne se félicitera. Les températures observées en février 2016 ont été nettement supérieures aux moyennes habituelles à l’échelle planétaire, a affirmé samedi dernier la Nasa, l’agence spatiale américaine.

Les chiffres publiés sont pour le moins le moins inquiétants. Les données de la NASA montrent qu’en février 2016, la température moyenne de surface a été supérieure de 1,35 degrés Celsius à la moyenne observée sur la période 1951-1980.

El Niño pointé du doigt

Le mois écoulé fait donc pire que le précédent, celui de janvier 2016, qui lui-même avait battu ce record avec une température moyenne supérieure aux normales de 1,14 degrés. Selon la Nasa, l’écart entre les températures observées et celles attendues en février 2016 est tout simplement le pire jamais observé depuis 1880.

LE PIRE EST EN MARCHE dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

 

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