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MERCI MADIBA

Posté par provola le 6 décembre 2013

MERCI MADIBA 120817_mandela

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LA GAUCHE RETROUVE LE CHRIST

Posté par provola le 6 décembre 2013

                    Dieu est-il de gauche ? A en juger par la façon dont la gauche a toujours pourfendu la croyance en un Dieu créateur, fustigé l’aliénation des foules par la religion, placardé les croisades, l’esclavagisme, les guerres de religion, le conservatisme clérical, il faut bien admettre que non. La libération des esprits et des mœurs ne peut se conjuguer à l’aune de l’immobilisme religieux.
Pourtant la gauche pourrait-elle occulter la contribution des hommes en marche, pourtant croyants à leur façon mais désireux au nom de la justice et de l’égalité de changer le cours de choses ? Rousseau, Voltaire, Montesquieu Pascal cette longue litanie des penseurs qui ont donné un sens aux lumières n’ont pas vu dans la croyance un obstacle à l’élaboration de nouvelles règles de vie semblant bien au contraire en extraire les bases de la laïcité. De même le discours du Christ, n’est-il pas un plaidoyer pour l’égalité et la solidarité ? Le fait que cet homme fait Dieu par ses compères ait semblé se vêtir des habits du Créateur n’enlève rien à la profondeur des idées. Lui-même remettait en question le pouvoir religieux en place tout autant que l’occupation romaine, la résurrection peut parfaitement se comprendre en une sorte de renaissance des idées censée bousculer le régime séculaire des grands prêtres.

Le Christ pouvait-il être révolutionnaire à son époque sans en appeler à l’intervention divine, sans se réclamer du tout puissant rédempteur ? Eut-il été crédible autrement qu’en en appelant à la grâce divine ?

Mais monde créé ou pas, à quoi bon se poser une question à laquelle personne n’a jamais su répondre depuis que l’humanité existe soit 3 millions d’années ? L’essentiel n’est-il pas de trouver ici et maintenant les termes d’une conscience collective d’où pourrait surgir la lumière éclairant une issue favorable aux impasses de notre temps ?

François, le nouveau pape n’est pas loin de penser de telle manière, il semble redonner vie à l’interprétation d’un sauveur révolutionnaire en critiquant vertement la gangrène du capitalisme moderne. Dans cette croisade d’un nouveau genre, il n’y va pas par quatre chemins, pour lui la financiarisation de la société est en train de détruire l’humanité, le néo-libéralisme débridé a des conséquences morbides, croire que les marchés s’autorégulent est une idéologie grossière et ingénue. François fustige la spéculation et le farwest financier, cette société où l’homme en est réduit à sa plus simple expression, celle de consommateur.
Le vent de la révolution papale arrive à souffler sur Wall Street et sur les bases idéologiques du capitalisme. Dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium, sa pensée est dirigée contre le nouvel ordre économique mondial, contre la prédominance de la finance depuis ces trente dernières années, caractérisée par la bulle internet, les subprimes et la crise des dettes souveraines.
« Les idéologies qui défendent l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière ont créé un monde où les gains d’une minorité croissent de manière exponentielle alors que ceux de la majorité de la population se les assujetissent à la minorité des nantis. Cette économie de l’inégalité a vocation a tuer, Ceux qui croient que les marchés s’autorégulent en créant de l’équité expriment une confiance aveugle envers la bonté des détenteurs du pouvoir économique. La réalité est que nous adorons les nouveaux veaux d’or, le fétichisme de l’argent et une dictature sans visage. Dans cette jungle des valeurs se sont diffusées une corruption ramifiée et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions planétaires. Ce pouvoir concentré est sans limites et n’a qu’un but, augmenter les bénéfices d’une poignée d’humains.
Le résultat est évident, ce qui est fragile comme l’environnement se trouve sans défenses face au dictat des marchés divinisés transformés en règle absolue. » « Que faut-il faire ? Il faut une réforme financière qui n’ignore pas l’éthique mais pour la faire il faut un vigoureux changement d’attitude de la part de nos dirigeants politiques, j’exhorte ceux-ci à affronter ce défi avec détermination, l’argent doit servir il ne doit pas gouverner. »
Dans cette critique du système néolibéral qui augmente les inégalités et détruit l’environnement, tout est dit, le Pape revient à gauche dans les grandes longueurs et l’esprit de son mentor. Que le Verbe transcende l’espace et la pensée peu importe, seul le résultat compte. Un Pape n’est –il pas obligé à certaines postures ?
Bien venu à toi Grand Chef, garde ton chapeau s’il te permet d’avancer.

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