LES ALLEMANDS LAVENT PLUS PROPRE

Posté par provola le 23 avril 2013

                           A chaque jour son lot de révélations sur l’évasion fiscale. La dernière en date nous vient d’Allemagne où nous apprenons qu’ Uli Hoenness, une des légendes vivantes du foot germanique, a tout simplement planqué au fisc de son pays des dizaines de millions d’euros en déposant les sommes sur un compte secret en Suisse.  Ce mec est tellement gonflé que sa citrouille ressemble à une sorte de ballon de foot. Considéré comme une idole en Allemagne, c’est toute l’opinion qui se retrouve insultée, trompée, bafouée, trahie.

Les dépôts des Allemands auprès des banques suisses avoisineraient les 200 milliards d’euros. On se souvient de l’admonestation  des dirigeants allemands fustigeant les riches Grecs qui fraudent le fisc. On voit que les mêmes causes ( la cupidité des capitalistes) produisent les mêmes effets (l’évasion à grande échelle), dans le pays le plus riche d’Europe et dans le plus pauvre.

Sauf que l’Allemagne pallie la fuite des capitaux qui représente un manque à gagner pour son économie par une ponction sur les économies d’Europe du sud. L’Allemagne ne souhaitant pas mutualiser la dette européenne profite du différentiel (le spread) de taux d’intérêts, qui accélère le freinage des économies du sud, cela fait exploser le chômage et fermer les dernières usines. La récession du sud oblige les populations à s’exporter en grande partie vers l’Allemagne, pays en préretraite, qui a besoin de fourmis travailleuses à bas coûts pour continuer d’exporter ses bagnoles et ses machines-outils.

En résumé l’exception allemande c’est, une courbe des ages qui la conduit tout droit vers une catastrophe démographique, les allemands ne font plus d’enfants depuis deux générations ce qui leur permet d’éviter les dépenses sociales inhérentes à l’éducation des nouvelles générations, les charges sociales liées à l’enfance étant réduites au minimum, cela permet aux entreprises germaniques de bénéficier d’un avantage de rentabilité indéniable. Le miracle allemand c’est aussi l’appel à une main-d’œuvre des pays du sud instruite et qu’on n’a donc plus à former, c’est la retraite à 67 ans alors qu’on tombe malade sérieusement en moyenne à 59 ans, soit 4 ans avant la moyenne française, c’est le parcage des vieux dans les maisons de retraites du tiers-monde, avec des soins moins chers pour la sécurité sociale, une évasion fiscale massive des principales fortunes, un recours aux bas salaires pour conserver sa compétitivité, le refus d’un smic, 8 millions de pauvres, des salaires à 4 € de l’heure.

Un impôt sur les sociétés moins élevé que dans d’autres pays et en particulier en France, des exportations vers les pays du sud qui permettent à la balance des paiements de rester positive. En ce sens l’Europe n’est surtout pas  une Union d’intérêts, la mise en commun des atouts du continent, l’harmonisation des investissements, du tissu industriel mais en revanche une immense entreprise de démolition de l’industrie du sud au seul profit de la puissance teutonne.

Les bagnoles, les  banques, les supermarchés allemands ont envahis le continent au détriment du commerce et de la production du sud. Les dépenses destinées à l’armement sont réduites au minimum, le pays bénéficiant du bouclier américain, ce qui contribue également au différentiel de charges budgétaires avec la France, son principal homologue qui est aussi son principal concurrent.

On le voit, la solidarité européenne est un leurre, une image de façade, qui ne résiste pas aux faits, après cinquante ans d’existence, l’Europe est une véritable bénédiction pour un seul pays et ses satellites ( Pologne, Pays-Bas, Autriche)et ce n’est pas près de changer.

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