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MILLE MILLIARDS D’EUROS

Posté par provola le 13 avril 2013

                      

                         1000 milliards d’euros, une paille, vous ne rêvez pas, c’est ce que coûte l’évasion fiscale à l’Europe des 27  chaque année. Ce n’est pas moi qui e dit mais Herman Van Rompuy Président de l’UE, qui annonce un sommet européen pour le 22 mai dont l’ordre du jour sera justement l’évasion fiscale. Il aura fallu l’écroulement de Chypre, l’affaire Cahuzac, la décrépitude des économies du sud du continent, les révélations de l’Offshoreleaks, le raffermissement des contraintes fiscales imposées par les USA aux paradis fiscaux pour que les fonctionnaires autoproclamés de Bruxelles veuillent bien ouvrir le dossier de la dilapidation des biens communs par les candidats à l’exil fiscal. Avec la bénédiction de Jean-Claude Junker le premier ministre luxembourgeois, qui n’étant plus Président de l’Euro groupe a plus de mal maintenant à défendre le secret bancaire dans son pays de brigands.

Van Rompuy a défini l’évasion fiscale comme étant « injuste » envers les honnêtes gens qui paient leurs impôts pour faire fonctionner les sociétés. Avec de tels dirigeants, l’Europe a des chances d’en finir définitivement avec ses rêves d’un monde meilleur. Alors qu’on aurait besoin de lutteurs, de bombardiers et de poings sur la table, on à la tête du continent des danseurs classiques, des cocottes en papier et des cajoleries dérisoires. Et dire qu’on n’a aucune chance de pouvoir changer ces pitres.

Effectivement, l’effervescence actuelle, l’écume devrais-je dire va amener quelques aménagements à la marge, le Luxembourg et l’Autriche vont lâcher du lest sur le secret bancaire, les accords de transparence fiscale avec la Suisse vont permettre de sauver les apparences mais certainement pas l’essentiel. Les fortunes font recours à des prête-noms, à des sociétés écrans, à des transferts intercontinentaux qui permettent de blanchir des trafics obscurs, de placer in-fine des pactoles dans des placements adéquats à la City de Londres, la lessiveuse mondiale.

Car l’histoire des paradis fiscaux n’en serait pas une s’il n’y avait pas au bout du compte, un système organisé, structuré, parfaitement légal, de récupération et de blanchiment des capitaux évaporés.

En cette semaine qui a vu la disparition de la dame de fer, la mère Tatcher, qui a fait souffler au milieu des années 80 le vent du néo-libéralisme sur la planète, qui a fait de la rigueur sa marque  de fabrique pour des commentateurs un peu justes historiquement, il faut plutôt admettre que cette version reste pour une large part une fable. La réalité est que le Royaume -Uni n’est pas définitivement sorti de l’ère industrielle pour devenir vertueusement une économie basée sur le service. Car qu’entend-on par service ? Service bancaire, d’assurances, financiers ?  Oui certainement. Mais qu’est-ce que cela veut dire réellement ? Cela veut dire s’occuper de capitaux pour les investir « au mieux des possibilités financières » en récupérant au passage une juste rémunération. Cela suppose avant tout de pouvoir attirer ces capitaux, de les piéger dans ce filet de pêche mondial, de pouvoir les drainer, ensuite, les trier, les découper, les saler, les vendre à la criée à l’arrivée au port.

Tous les capitaux, les blancs, les noirs, les occultes, les propres mais aussi les sales, surtout les sales, car les autres n’ont aucun intérêt à aller se faire voir du coté de chez la reine. Des cons.

 

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