COMME PISSER DANS UN VIOLON

Posté par provola le 10 mars 2013

Energia: in dieci anni il carbone è cresciuto dieci volte le rinnovabili e due volte il gas               Les quelques voix tentant d’alerter l’opinion sur la marche folle de l’économie mondiale, vouée au Dieu croissance, dont ce blog se veut être un témoin et essayant d’effrayer les troupes de la destruction totale, ne réussiront au mieux qu’à faire rire aux éclats les traders de Wall Street.

L’énergie, carburant de la croissance sans bornes est un tel business que l’ultime gramme de combustible sera soustrait à notre Mère, jusqu’à ce que mort s’ensuive. De toutes parts nous remontent les informations nous confirmant que rien n’arrêtera la gabegie énergétique.

En ces quelques semaines de reprise de l’activité de par le monde, les Etats-Unis comptent sur leur gaz de schiste pour relancer la machine infernale et reprendre des parts de marchés dans la bataille économique, de même l’Allemagne n’a rien trouvé de mieux que ces gaz de schistes pour s’émanciper du nucléaire. Le Japon, 2 ans après la catastrophe de Fukushima a décidé de redonner vie à ses centrales nucléaires pour donner de la vigueur à sa reprise économique. La Chine, l’usine du monde profite des réserves illimitées de charbon de par le monde pour étancher la soif consumériste de l’humanité. La Russie se lance dans la grande bataille pour l’or noir dans les mers arctiques laissées libres par une banquise qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Le Canada dévore ses sables bitumineux sans regard pour son environnement, l’Australie ne vit son âge d’or que grâce à ses mines d’or noir, le Brésil, l’Angola, le Mozambique, le Venezuela ont découvert assez de pétrole pour soutenir l’illusion du développement durable.  

Après vingt ans de proclamations de toutes sortes sur l’essor phénoménal des énergies renouvelables, il nous faut constater que le charbon reste, et de loin la source d’énergie la plus rentable et donc la plus utilisée. Le récent rapport du Worl economic forum ne laisse malheureusement pas de place au doute en la matière. Les sources d’énergies vertes représentent à peine 1,6%  de la production énergétique mondiale. Durant la dernière décennie, le charbon est la source d’énergie ayant le plus progressé sur la planète. Les énergies fossiles seront encore durant les vingt prochaines années les plus utilisées. Le charbon sera le grand protagoniste dans le développement des pays émergents. De plus, les huiles de schistes et le pétrole arctique permettront au pétrole de maintenir son coleadership encore longtemps.

Face à cette frénésie énergétique toujours plus globale, les Conférences sur le climat s’attachant à contenir le réchauffement climatique et qui n’ont abouti qu’à un fiasco généralisé sont au plus considérées comme des miettes lâchées à une opposition altermondialiste complètement désabusée. 

Ce n’est pas la manifestation parisienne anti-nucléaire d’aujourd’hui ayant rassemblé quelques maigres escadrons qui modifiera ce sentiment de défaite en rase campagne. (Coordonnée par le réseau Sortir du nucléaire, la mobilisation était notamment destinée à «envoyer un message d’indignation aux décideurs» ainsi qu’un message de solidarité au peuple japonais. «Nous demandons la fin du nucléaire civil et militaire, et notamment l’arrêt de toutes les centrales nucléaires de plus de 30 ans», a précisé le porte parole du Réseau, Pierrick Duflos. Une vingtaine des 58 réacteurs nucléaires français ont plus de 30 ans.)

Le modèle libéral a gagné, soit; l’appât du gain, la recherche du profit maximum reste l’idée soi-disant neuve et dominante en ce début de siècle, à tel point qu’il semble hasardeux et illusoire de vouloir remettre en cause ce système. Les hommes sont convaincus qu’ils ne sont plus au mieux que des consommateurs rivés à leurs caddys, persuadés que l’individualisme forcené est la nouvelle frontière du vivre ensemble, que les jeunes sont des sapins de noël intelligents, que les vieux ne servent plus qu’à entretenir le cours de bourse des maisons de retraite.

Libéral, serait donc libre de créer des richesses, ou encore libre de tout polluer, de tout dégrader, de tout casser, de tout dérégler, la mer,  l’atmosphère, l’air, les rivières, le sol, les poissons, les vaches, les ours, les abeilles, au nom du profit. De salir les indiens, les roms, les vieux, les malades, les Africains, les pauvres.

Libéral, comme étant capable d’endetter les Etats qui sont l’expression de la communauté pour permettre d’enrichir toujours plus les individus les plus adaptés à la loi de la jungle.

Comment en effet les marchés, comme ils disent, peuvent-ils s’émouvoir en France d’une dette de 1800 milliards d’euros alors que les avoir des Français s’élèvent à 11000 milliards d’euros ? Comment se peut-il qu’un milliard d’humains ne mangent pas à leur faim alors que le nombre de milliardaires explose ?

En cette fin supposée de crise économique qui aura eu au moins l’effet de calmer les ardeurs des lance-flammes et des bulldozers, sans illusion aucune quant à une prise de conscience globale, je continuerai, tout de même, ne sachant faire que cela, à crier dans le vide sidéral, en d’autres termes, à pisser dans mon violon.

 

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