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AUX COMPTABLES DU PS: BIENVENUS EN ENFER

Posté par provola le 21 décembre 2012

                        

AUX COMPTABLES DU PS: BIENVENUS EN ENFER  dans IDENTITE NATIONALE 121220192307432_39_000_apx_470_

 

                                    J’invite tous les énarques de notre gente dirigeante de gauche qui ne jure plus que par les économies et les coupes budgétaires à réaliser pour satisfaire les marchés, les commissions et la mère Merkel, à visiter la prison des Baumettes à Marseille, un lieu culte de notre justice nationale, un symbole du délabrement de nos institutions, un monument national à l’envers, aussi honteux pour notre ego patriotique que peut-être glorieuse la Tour Eiffel pour notre ferveur nationaliste.

Car nous sommes désormais connus et reconnus internationalement pour notre patrimoine punitif autant que pour notre glorieux passé architectural.

Nous sommes condamnés depuis de nombreuses années par Amnesty International pour l’insalubrité de nos bidonvilles carcéraux sans que cela ne trouble l’indifférence de nos politiques et de notre opinion préférant tourner le regard ailleurs.

Les économies promises par le pouvoir PS vont contribuer à agraver les conditions de vie indignes subies chaque jour par les prisonniers, survivants des taules, qui sont devenues au cours du temps de véritables cloaques, de vraies oubliettes de notre société dite moderne. 

Et si Hollande a reconnu en ce jour de gloire de mémoire collective les souffrances subies il y a plus de 50 ans par le peuple algérien, il laissera sous silence ce drame quotidien qui se joue sous ses yeux et ternira à jamais son passage à l’Elysée.

Il faut que chaque Français sache que l’enfer existe et que ça se passe en France, dans la ville de Fernandel. Où Bernard Tapie s’en revient maintenant parader avec ses centaines de millions d’euros, ce préjudice moral qui aurait suffit à rénover largement la porte de l’enfer.

Visiter une partie de sa propre vie au parloir de la prison des Baumettes c’est aborder le film d’horreur par son coté obscur, le plus glauque, par son coté Blade Runner, on y devient Harrisson Ford traqueur de répliquants, limier au milieu des robots, sauf qu’ici les robots sont les geôliers. Dès le sas d’entrée, le blindage, les grilles, les ponts-levis, les meurtrières et les trappes franchis, l’angoissante sensation d’être soi-même coupable vous prend à la gorge et la peur vous noue les tripes qu’on ne vous indique plus jamais la direction de la sortie.

Nulle trace d’humanité en ces lieux crasseux où la crasse a des siècles d’existence. Où la peinture sent la merde et l’air n’est respirable que pour les quelques cafards encore en vie.

Si les Champs Elysées sont l’expression du libertinage et de la fierté nationale, les Baumettes sont la honte de la nation, une bonne raison pour tailler la République des annales de la démocratie.

Si l’idée était qu’un prisonnier était censé revenir meilleur du séjour de pénitence, cette baliverne est à oublier vu l’indigne mise en scène, le délabrement total des règles et du piège à rats. Si l’idée était qu’un bagnard est forcément un coupable, il n’est que de pénétrer le vagin de l’obscène pour saisir qu’un régime vicié est à la base de profondes injustices. Innocents ou coupables, point de différence de traitement , ici on ne fait pas dans la dentelle, mais au fond , aucun taulard et aucun coupable n’est assez coupable pour mériter ce traitement, même les gardiens. 

Le parloir est un monument à la mémoire de tous les faits de guerre, un Birakeim emmuré, le prisonnier est un miraculé, un ressuscité permanent en instance de départ vers sa mort lente.

Décrire l’enfer n’a aucun intérêt si ce n’est à dissuader les chiens de la finance et les loups du business d’y échapper. Décrire l’enfer, c’est donner la direction de la solution finale aux responsables d’un tel anachronisme.

Maires de Marseille emmaillotés de l’OM R ou Organisation à Moralité Réduite. Présidents de toutes les cinq Républiques alors qu’il en eut suffi d’une pour détruire ce plagiat de la Bastille, juges en tous genres, donneurs de sentences erronées, visionnaires  de la confrérie des aveugles, membres de la gesticulation de l’avant-bras, transfuges de l’effet de manche.

Le pire avec les Baumettes, c’est que même une fois dehors, on n’y échappe pas, comme si les flammes vous poursuivaient bien au delà de la brûlure, comme si les cicatrices temporelles étaient devenues des stigmates obsessionnels.  

Et il faudrait repeindre bien plus que les murs et les troubles mentaux des pensionnaires pour qu’une trêve des brises rende le Mistral moins gonflant. Et toutes les filles de joie du Vieux Port ne redonneront goût à la vie aux fils de putes éternels.  

Si je me mets à rêver du jour J de la Révolution, la vraie, celle qui ferait passer celle de 89 pour du pipi de chat, nul doute que ce jour béni de mon sommeil sera d’abord celui de la prise des Baumettes.

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