WHO CARES ?

Posté par provola le 5 octobre 2012

                       

 

WHO CARES ?  dans RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE corail_mort

                                                         Décidément, l’Humanité n’en rate pas une. Non contents de réduire la banquise à peau de chagrin, de transformer les glaciers himalayens en lacs d’eau douce, de brûler les dernières forêts primaires, de rendre l’eau de mer de plus en plus acide, de transformer les océans en poubelle à ciel ouvert, de vider les piscines de plutonium dans la Grande Bleue, de rendre l’air des grandes villes irrespirables à coups de particules fines, de trouer la couche d’ozone, de massacrer des dizaines d’espèces animales en voie de disparition, de vider sous-sols de leurs ultimes hectolitres d’hydrocarbures, nous voilà attachés à détruire l’une des merveilles de notre monde désormais au bord de l’asphixie, je veux parler de la Grande Barrière de corail. 

Les rapports alarmants se succèdent depuis quelques années sur l’avenir du plus vaste ensemble corallien au monde, qui s’étire sur 2 000 km au large du Queensland, sur la côte Est de l’Australie. Celui publié par les scientifiques de l’AIMS et de l’université de Wollongong a surpris par l’ampleur des dégâts décrits. Le document compile 2 258 études réalisées sur 214 récifs entre 1985 et 2012. Selon ses conclusions, en vingt-sept ans, la couverture corallienne de la région a diminué de moitié, passant de 28 % à 13,8 %. « La perte de la moitié de la couverture corallienne originelle est une source de grande préoccupation car elle est synonyme de perte d’habitat pour des dizaines de milliers d’espèces », évalue le rapport.

Pire, le rythme du déclin s’accélère depuis 2006, la couverture corallienne pourrait encore diminuer de moitié au cours de la prochaine décennie. 

Mes amis Caroline et Jean-Paul à Tahiti depuis 5 ans et plongeurs invétérés ont déjà noté une dégradation importante autour de l’ile de la situation du corail caractérisée par un blanchiment systématique des coraux autrefois munis de couleurs vives. Rendez-vous compte, je parle d’une évolution en quelques années, pas en quelques siècles et tout cela passe inaperçu ou presque alors que les préoccupations premières restent pour la multitude le cours de l’or noir ou la marque de la dernière paire de pompes de Cristiano Ronaldo. 

 L’Australie a admis ce mercredi,  sa « négligence » dans la préservation de la Grande Barrière de corail. Une étude publiée mardi a révélé que le plus vaste ensemble corallien du monde avait perdu plus de la moitié de ses prairies de coraux en moins de trois décennies sous l’effet combiné des cyclones, de la prédation d’étoiles de mer invasives attirées par les rejets de nitrates d’origine agricole et du changement climatique.

« J’imagine que l’étude a fait l’effet d’une onde de choc dans beaucoup de foyers » en Australie, a déclaré le ministre de l’environnement, sur un plateau de la chaîne publique ABC. Le gouvernement de centre-gauche aux affaires a pris des mesures de conservation, mais « il ne fait aucun doute qu’il y a eu des négligences depuis des décennies », a-t-il ajouté.

Alors que je discutais du réchauffement climatique avec un collègue australien, celui-ci m’expliqua tout simplement que pour lui, comme pour la plupart de ses concitoyens d’ailleurs, il y  avait de l’argent à se faire encore durant une trentaine d’années sur son île et cela grâce aux énormes réserves de charbon et de minerais qui selon lui sont le véritable « poumon » de l’économie du pays. 

En guise de conclusion, face à mes inquiétudes sur l’agravation de la situation environnementale, il me répondit:

« The global warming ? Who cares ? »

« Le réchauffement climatique ? On s’en fout « 

 

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