LA MÉTÉORITE SYRIZA

Posté par provola le 16 juin 2012

                             LA MÉTÉORITE SYRIZA dans GRECE meteorite

                                         Suspendu, le Monde entier est suspendu au grand choc, à l’arrivée de la météorite Syriza qui devrait s’abattre sur Terre dimanche vers 19 h . Le point d’impact avec notre belle bleue est prévu en plein centre d’Athènes, le berceau de notre civilisation, comme un pied de nez à nos certitudes de gentils comptables.

L’Europe des petits arrangements entre banquiers et exilés fiscaux est paralysées à l’idée d’avoir désormais à affronter la pire des épidémies qui soit pour un système de confiscation libéral, la fronde populaire. Car le peuple, cette variable d’ajustement si docile d’une démocratie, parfois s’arroge le droit de pourfendre le cours des choses. C’est bien ce qui va se passer dimanche, dans ce pays si petit par la taille mais qui pourrait devenir déterminant pour l’avenir de notre continent et pourquoi pas de notre planète tout entière.

Car au delà de nos dérisoires barrières européennes, les États-Unis aussi regardent du coté d’Athènes, Obama se demande si le crissement du marché unique européen ne va pas lui gâcher la fête de sa propre réélection, par delà, la Chine voit dans cet embourbement du vieux continent un ralentissement de sa croissance et le ciel de son développement se charger de gros nuages gris.

On le voit les répercutions d’une victoire du Parti de gauche radicale Syriza ressembleraient fort bien à la catastrophe annoncée  du film Armageddon, suite à la chute de la météorite divine.

Ainsi la puce hellénique pourrait-t-elle refiler la peste bubonique à la planète libérale, par contagion tout d’abord à ses voisins tant décriés du club méditerranée (Espagne, Italie Portugal) puis par transmission bancaire à l’ensemble de l’Europe du nord, ce qui finirait de ruiner les espoirs de reprise mondiale.

Hollande, le petit nouveau soi-disant de gauche y est même allé sans respect aucun pour la souveraineté grecque, de sa verve libérale, tenter de ramener les brebis grecques du bon coté de l’enclos, comme si un chef d’Etat étranger pouvait se permettre de dicter la bonne conduite à des électeurs jugés incapables de mesurer les conséquences de leur refus d’une misère importée.

Mais de quoi donc les grands argentiers mondiaux ont-il peur ? Pourquoi donc considérer qu’un vote démocratique pourrait remettre en cause tout l’édifice instable des institutions continentales ?

Ce que bouleverserait le vote pour une vraie gauche ce dimanche en Grèce, ce n’est pas tant le devoir de tout un peuple de se plier à des règles de bonne gestion mais plutôt l’injustice criante régissant la manière de gouverner des anciens partis de gouvernement.

Les Grecs comme les autres peuples européens veulent bien payer leurs impôts mais à l a seule condition que les principaux évadés fiscaux tels que les armateurs et l’église orthodoxe elle-même soient soumis à l a purge fiscale. Alors, mais à cette unique condition, les autorités pourront faire accepter des mesures de rigueur.

L’économie ne saurait échapper à l’essentielle loi de la justice sociale, il ne peut être imposé quoi que ce soit aux peuples libres qui ne soit pas fondé sur un strict respect de l’égalité.

Egalité des droits et surtout des devoirs, qui ne saurait admettre que certains, les plus fortunés, spolient le bien commun en se volatilisant au moment de contribuer à hauteur de leurs possibilités.

Les démocrates de mes deux qui flippent à l’idée de subir la déflagration Syriza n’ont pas compris que cette redistribution des cartes politiques est la seule qui puisse impulser un vent nouveau à la marche d’une Europe transie et paralysée par les lunes visant à généraliser l’austérité.

Rien ne sera imposé aux peuples qui ne soit soumis au régime de la confiance qui veut dire espoir de lendemains meilleurs et de la justice qui veut dire que tout le monde doit contribuer selon ses possibilités; oublier ce cadre politique fondamental est un non-sens économique et c’est nous plonger encore pour un bon bout de temps dans un marasme idéologique sans lendemain.

Voilà le message de Syriza, ce n’est pas là le moindre de ses mérites.

 

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