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ESPAGNE: LE VISAGE DE LA COLERE

Posté par provola le 16 mai 2012

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                                      Symbole du désarroi européen, né le 15 mai 2011,  le mouvement des indignés qui dénonce le pouvoir de la finance, le chômage et la corruption avait installé l’an dernier son campement pendant un mois à la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid. Cette année, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l’intervalle, a interdit tout nouveau campement et imposé aux manifestants de quitter la place chaque soir à 22 heures. Partout dans la foule, des bras levés agitent de petites pancartes avec un seul mot, « Non », et une paire de ciseaux dessinée, figurant les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l’éducation.

51% de chômage chez les jeunes espagnols, la messe est dite, autant dire qu’une génération entière est sacrifiée et devra batailler ferme des années durant dans une conjoncture à l’agonie. Le taux de chômage au niveau national est désormais de 24,4%, le miracle s’est muté en enfer.

Raroy le grand manitou de droite qui arriva au pouvoir en promettant la grande lessive libérale se débat prisonnier de son propre essorage intensif. Les comptes virent au jouge un à un, les banques sont au bord dela faillite car leurs clients deviennent de plus plus insolvables et les crédits qui étaient douteux sont tous à risques. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a averti vendredi que l’Espagne ne pourrait pas respecter ses engagements de réduction du déficit public au risque de provoquer une crise avec ses partenaires européens à l’issue d’un sommet européen marqué par la signature d’un Pacte de discipline budgétaire.
« L’objectif de déficit public sera pour cette année de 5,8% du Produit intérieur brut », a-t-il annoncé. Or l’objectif imposé était de 4,4% pour 2012.
Mariano Rajoy n’a informé personne de son intention de briser le Pacte de discipline budgétaire quelques heures seulement après l’avoir signé avec 24 de ses homologues.  Seuls les Britanniques et les Tchèques ne sont pas liés par ce traité.
« Je n’ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n’ai pas à le faire. Il s’agit d’une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons », a-t-il soutenu au cours de sa conférence de presse.
Mariano Rajoy n’a manifestement pas supporté les humiliations infligées pendant les deux journées du dernier sommet européen.

Le déficit public est plombé par l’environnement international catastrophique, la dette commence à exploser, elle a établi fin 2011 un record historique, représentant 68,5% du PIB soit environ 7 points de plus qu’il y a un an (61,2%) .

L’immobilier ce pilier fragile sur lequel reposait toute l’architecture espagnole est en en panne sèche, des milliers de programmes ne trouvent plus preneurs, les faillites d’entreprises se multiplient. 21 banques de la péninsule vont être dégradées par l’agence Moody’s, certaines ne s’en remettront pas.   

Les libéraux veulent redonner de la compétitivité à l’économie, c’est à dire continuer à baisser les salaires et les prestations sociales. Sauf qu’il n’y a plus de salaires et que les retraites ne suffisent plus pour vivre décemment. Le mot d’ordre de la Commission est: »Vous vous démerdez, vous coupez dans les dépenses, vous supprimez les aides, vous vendez ce qui est vendable », résultat, la misère le désespoir, la colère.

Si la sortie de la Grèce de la zone euro ne serait un cataclysme pour personne,  le morceau constitué par l’économie espagnole est d’une tout autre ampleur. Un défaut espagnol plongerait l’ensemble du système bancaire européen dans une situation inextricable, les encours  français et allemands dans l’économie espagnole peuvent se chiffrer en centaines de milliarsds d’euros. La chute du domino espagnol signerait rien moins que la fin de la zone euro. Raison pour laquelle on ne voit pas très bien comment les Allemands se dispenseront encore longtemps de sortir le porte-feuilles pour sauver ce qui peut l’être encore.

En attendant, la Puerta del Sol n’a pas fini de se remplir.

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