LES MORPIONS SE CACHENT A LA TELE (les réactions)

Posté par provola le 29 mai 2012

Article accepté à la publication sur Agoravox

Par cevennevive  Provola, mille bravos !

J’aurais même pu me montrer plus acerbe que vous…Et n’oublions pas, dans ce cirque du télévisuel, le festival de Cannes. Ce n’est pas du sport à proprement parler, pourtant, les tenants et aboutissants sont bien les mêmes : l’argent, le clinquant, le cirque mondain par excellence. Et le « décervelage » assuré.Cordialement.

Par hunter 

Je plussoie ce papier sans réserve !
Bien écrit, incisif, agréable à lire et très fine analyse de nos modernes « circenses » !
Le problème, c’est que de plus en plus de gens ont de moins en moins de « panem », alors jusqu’à quand va tenir ce système, qui comme disait Renaud « glorifiant les crétins en vert, insultant les salauds en bleu » (Miss Maggie)

Vu l’état avancé de décérébration des supporters des diverses disciplines, que les merdias « mainstream » se plaisent à nous montrer à longueur de temps, ça a l’air de tenir…pendant ce temps là, les ploutos-oligarques rigolent et jouissent à tout va d’une théorie physique de base,appliquée à l’économie : les vases communiquants.

Et puis bientôt viendra le temps du « tittytainment », théorie imaginée par l’ignoble Zbigniew Brzezinski, cocktail de cul de jeux et de sports associé à une très haute technologie, permettant d’aliéner encore plus les gens…..

Je laisse le soin aux lecteurs de pousser plus loin leurs recherches (si toutefois ils sont intéressés), car ce n’est pas triste……

Encore bravo à l’auteur de ce papier.

Par Yvance77   LES MORPIONS SE CACHENT A LA TELE (les réactions)  dans MEDIAS donateur-d876a

Salut,

Vous avez oublier le foot ce soir là-bas, ou notre équipe de valeureux soldats qui ont l’amour du maillot (et pas du pognon) on été égaux à eux mêmes, suffisant, puis Secret Story qui me fait penser qu’un groupe de bonobos est ma foi plus intelligent que ces crétins enfermés dans un loft.

Quant à la F1 vous avez raison, c’est le pire circuit (et je le connais pour y vivre) c’est frime, strasses, putes et paillettes… le sport n’est pas présent. C’est un jouet pour petit marquis.

Si tu veux du vrai sport mécanique reste le Rallye et la moto (quoi que ça sent la fin là aussi)

Par RougeVif (xxx.xxx.xxx.223) 28 mai 13:01

Beau résumé de ce dimanche médiatique en effet. Prenez votre mal en patience car les Jeux Olympiques, l’Euro de foot et le Tour de France arrivent à grands pas avec son lot de « journalistes » hurleurs chauvins pseudo-dramaturges !

D’un point de vue plus pratique lorsque vous habitez pile entre Cannes et Monaco durant cette période vous êtes également enchanté du dispositif qui vous empêche de circuler comme bon vous semble, avec une présence policière au diapason. Ca tranche avec le « rêve » vendu dans les médias. A ceux qui rétorqueront d’éteindre sa télé voici ma réponse sur ce point.

Par titi  28 mai 18:10

Bon alors moi mon téléviseur est un peu vieux…

Mais déjà à l’époque il était équipé d’un bouton « marche » sur lequel était également la fonction « arrêt ».

Et donc lorsque je vois qq chose qui ne me plait pas après avoir appuyé une première fois sur ce bouton « marche », je rappuie dessus une seconde fois pour obtenir « arrêt ». Et je ne vois plus.

Je suis persuadé que votre téléviseur intègre lui aussi cette fonction.
Ou alors vous pouvez également tirer la prise électrique.

Par 65beve 

A l’auteur.
Réquisitoire implacable.
Que voulez-vous mon brave ?
Que tous ces gens se détournent de la télévision pour prendre un bouquin et réfléchir ?
Certainement un vœux pieu (avec ou sans X). cdlt

Par cevennevive 

Titi, Sauron, Gordon,

Je crois que vous n’avez pas compris le propos de Provola…

On vous parle de sport spectacle, de sport omniprésent, de sport pourri par l’argent, de sport « bourre crâne », et vous répondez : télévision…

Vous voyez bien que, vous aussi, ne regardez la vie que par les dictats et les spasmes de notre pauvre lucarne.

Pour parler de sport spectacle abrutissant, il y a aussi les journaux, les radios, les voisins, les idiots devant une bière dans les bars du lundi matin, etc.

Bonne journée.

 

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LES MORPIONS SE CACHENT À LA TÉLÉ

Posté par provola le 27 mai 2012

                                

                        On aurait pu la nommer journée des champions, on s’en souviendra étant comme celle des morpions, les squatteurs à couilles. Pensez donc, rien moins que le plus prestigieux Grand prix de Formule 1, le début du tournoi de Rolland Garros, le Rallye de l’Acropole, de quoi faite bander pus d’un passionné de sport en chambre, plus d’un éjaculateur précoce, plus d’un exilé fiscal.

A bien y regarder pourtant, notre télé du grand abrutissement des masses est devenue en l’espace d’un après-midi une fantastique machine à pub pour des activités plus proches du système mafieux que de l’exploit sportif à proprement-parler.

Qu’on en juge, le Grand Prix se disputait sur le circuit mythique de Monaco, il faudra d’ailleurs m’expliquer en quoi ce circuit est si mythique étant donné qu’un dépassement y est totalement impossible et que le premier sur la grille de départ est souvent premier à l’arrivée. Une course sans dépassement est à mon humble avis un non sens et pourtant ce lieu de  rassemblement de la jet set, reste magique, on se demande bien pourquoi. Sans doute le culte du fric roi et du blanchiment facile d’argent  sale facilitent-ils les dérapages comportementaux et les débordements moraux.

Tribune des couronnes en plastique, podium des mafias, rubans de pacotille, la course folle se termina parmi les princes et les étalages de bons principes. Tout sentait le factice, le clinquant, l’affichage à deux balles, comme si l’on pouvait comme dans les années soixante continuer à parader sans s’exposer aux lazzis et aux quolibets.

Un clic sur la deux pouvait nous poser sur la terre battue de Rolland Garros, un Tsonga en vadrouille en terre de taxation y faisait ses grands débuts. On sait que sa première terre d’élection est plutôt celle de la Confédération Helvétique où il fait plus bon vivre, parait-il. D’ailleurs il s’agit bien de se rendre compte que l’ensemble de ses congénères est atteint du même syndrome qui leur fait préférer l’air vivifiant des alpages et ses mouches à merde.

La gente tennistique en villégiature durant 15 jours au Bois de Boulogne vient essayer de tirer les marrons du feu des passions nationalistes. Propagande à scandale, peoplelisation des esprits, la télé jour à fond la carte de l’aliénation.

Mais la coupe déjà pleine des délires collectifs allait trouver son point culminant au sommet de l’Acropole, par la consécration du roi de l’évasion, le chauffard Leob, planqué comme les doués de la raquette au bord du lac de Genève. Le raccourci de l’exilé fiscal gagnant en terre de misère sociale n’eut pas l’air de choquer quiconque.

Jamais sans doutes les programmes de notre télé des libertés et du pluralisme, cette TNT qui n’est au service d’une caste des chasseurs d’audiences n’avaient cumulé à ce point autant de fausses notes et d’irrespect caché envers leur auditoire.  

Quand les journalistes, les propagateurs d’épidémie au lieu d’éveiller les consciences se comportent en véritables spécialistes des picouses de sommeil, quand la télé des champions se résume en une parade des morpions, ces spoliateurs, ces distributeurs d’opium, ces planqués de belle vie, alors la démocratie se trouve  en danger non pas d’explosion mais d’endormissement généralisé. 

 

 

 

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ATTENTION, UN DÉPUTÉ PEUT EN CACHER UN AUTRE

Posté par provola le 24 mai 2012

                                 Les ministres nouvellement nommés vont se présenter aux prochaines élections législatives.

Notre nouveau Premier Ministre a déjà prévenu que les ministres qui ne seront pas élus devront démissionner, mais il nous explique également qu’ il est contre le cumul des mandats.

Les Ministres élus laisseront donc leurs sièges de députés à leurs seconds de listes.

Ce qui veut tout simplement dire que les électeurs auront voté et auront élu des députés qui n’avaient strictement aucune intention d’exercer leur mandat.

Une façon élégante de nous prendre pour des cons.

La logique de ce qu’on définit comme étant à gauche, qui vous le savez bien, se trouve pour moi, encore bien trop à droite.

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L’ANCIEN PRESIDENT AU COEUR DE L’EVASION FISCALE ?

Posté par provola le 23 mai 2012

     L'ANCIEN PRESIDENT AU COEUR DE L'EVASION FISCALE ?   dans CHERCHEZ L'ERREUR              Je pensais pouvoir l’oublier pour un bon bout de temps mais les rebondissements de l’affaire Bettencourt, révélés ce jour même par le quotidien Le Monde le remettent au coeur de l’actualité. 

Inexorablement, les magistrats qui enquêtent sur l’affaire Bettencourt se rapprochent de De Funès. Selon de nouveaux procès-verbaux que « Le Monde » a pu consulter, le juge Jean-Michel Gentil « semble tenir pour acquis que Nicolas Sarkozy a bénéficié, lors de sa campagne présidentielle de 2007, d’argent en espèces du couple Bettencourt.

« Le Monde » récapitule les faisceaux d’indices dont disposent les enquêteurs : d’importants retraits en liquide en particulier sur des comptes en Suisse illégaux de Me Bettencourt, qui peuvent avoir aidé De Funès à financer sa campagne de 2007.

En attendant, l’ancien président français (vous vous rappelez ?), se la coule douce aux fraix des contribuables marocains. Le récolteur de dattes et son épouse Carla, en visite privée au Maroc, séjournent dans une résidence mise à leur disposition à Marrakech par le roi Mohammed VI, dans le sud du royaume, a indiqué mardi à l’AFP un responsable des autorités locales.

De deux choses l’une , ou bien De Funès n’a pas de quoi se payer un séjour au Club avec les émoluments que nous lui octroyons, ou bien il a encore quelque chose à vendre au « Grand Démocrate » (TGV, EPR)  pour quelques juteuses commissions. On sait comment l’ ancien Chancelier socialiste Schroeder a su se convertir enVRP de luxe pour le compte du pétrolier russe Gazprom.

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LES COCUS DE FACEBOOK

Posté par provola le 22 mai 2012

LES COCUS DE FACEBOOK dans ECONOMIE          Une nouvelle illustration du libéralisme roi, le roi des couillons, qui se résume en une immense supercherie pour les neuneus des marchés et en un jackpot pour les marchands d’illusions. 

Lancée à 38 dollars sur le Dow Jones, l’action Facebook est montée jusqu’à 42 dollars en quelques heures, le temps que les investisseurs institutionnels ne lancent la pompe à bulle. Les petits actionnaires qui arrivent toujours au moment où il est déjà trop tard pour gonfler les ballons à illusion des bonimenteurs patentés et qui se se seraient saignés aux quatre veines pour posséder un morceau du torchon se sont alors rués à l’achat récoltant durant le second jour de cotation les poignées de cerises sur la base d’une chute du cours de bourse de plus de 11 %. 

A peine deux jours après son lancement fanfaronné sur les places du monde entier, la valeur vedette de la nouvelle économie se résume en un flop retentissant. 

Comment pouvait-il en être autrement ? Souvent citée comme un exemple de réussite, Facebook plébiscitée par un milliard de terriens subira sans doute un retour de bâton aussi brutal que fut sa réussite à hypnotiser ses utilisateurs, car sur quoi repose en fait cette espèce de farce planétaire ? Le monde enchanté n’est-il pas qu’un immense château de cartes  ? 

Facebook n’est rien d’autre qu’un effet de mode qui n’attend que son successeur pour disparaître aussi rapidement qu’il s’est imposé. On voit mal les pendus du système se laisser aller à ouvrir les cordons de la bourse  dès que Facebook pour satisfaire l’appétit de ses nouveaux actionnaires viendra leur expliquer que la gratuité est un ancien paradigme et ne saurait perdurer au delà du temps d’un rêve éveillé.  

Les clients low-cost refuseront l’arnaque, c’est tout le mal que je leur souhaite. 

Quel intérêt en effet y-a-t-il a vouloir afficher les photos de son chien sur la toile, quelle joie à placarder le trou béant des sentiments sur un bout d’écran, si en plus l’inutile vague à l’âme devient payant ? 

Les clients serviles du réseau social ne se laisseront-ils pas alors séduire par la prochaine venue au bois dormant ?

 

 

 

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C’ETAIT COURU D’AVANCE

Posté par provola le 20 mai 2012

                          

                     L’histoire de l’écologie dans ce nouveau gouvernement était courue d’avance, on donne des strapontins aux pseudo-écolos dont on a du mal à mesurer l’égo, on s’assure ainsi de leur innocuité , et on donne le gouvernail de ce manège enchanté à une apparatchik socialiste plus habituée aux platanes du jardin du Luxembourg qu’à la jungle sociale du Bois de Boulogne. 

La protection de la planète passe ainsi de la nauséabonde NKM, remarquable prêtresse du vide sidéral à une sorte d’extra-terrestre de l’environnement Nicole Bricq, qui aux dires de Fabrice Nicolino, l’émérite trublion vert, a moins de compétences en matière d’écologie que sa voisine de pallier. Nicole Bricq, que personne n’ a jamais entr’aperçue sur les questions environnementales, n’a aucune chance de se faire remarquer dans l’exercice de son ministère. L’incompétence règne en maître, elle occupera le poste, on ne lui demandera pas en plus de réfléchir à la façon de se réveiller. Elle sera dans cette tache insoutenable assistée par Frédéric Cuvillier pour ce qui concerne les transports et l’économie maritime.

On n’est jamais de trop pour rien faire.

Le Ministère de l’écologie devrait être le premier signe du changement qui s’en vient, on le cantonne au dernier rang, celui des punis, des pestiférés et des bonnets d’ânes. On est dans le changement dans la continuité, pas de quoi effrayer les caniches du seizième arrondissement.   

Hollande se fout de l’écologie, comme les socialistes se foutent de l’écologie comme les écologistes se foutent de l’écologie, Comme tous ces gens là se foutent de la révolution, qu’elle soit verte ou rouge. Peu importe la faim dans le monde, l’eau privatisée, les bouleversements climatiques, le rire de TOTAL, la vague des pesticides, la menace des particules fines, ces semeurs de vent,  éviteront soigneusement de traquer les privilèges, et en général les inégalités, de réduire notre empreinte écologique. Ces petits bras qui ont des biens à défendre préfèrent baisser le regard devant les vrais solutions qui passent avant tout par une éradication du consumérisme, des retranchements nationalistes et une transformation radicale des systèmes d’auto-protection des castes sociales.

Ces fils de bonnes familles à la rose couleur guimauve se complaisent dans la moiteur des cabinets et des salons, ils n’ont aucune intention de s’attaquer à la racine du mal qui ronge notre monde: la croissance justement, vielle lune à contenter tout le monde, doudou à bisounours. Ces gens là sentent la bourgeoisie à plein nez, ils ne veulent surtout pas bousculer l’ordre établi, qui au fond leur va si bien, tout juste souhaitent-ils en traiter les traumatismes les plus criants mais conserver l’unique raison de leur habit de soirée.

Notre monde a besoin de révolution, des cœurs et des esprits, pas de somnifères, de bousculer les idées reçues, de redonner du sens au partage, à la solidarité, pour cela il faut s’attaquer aux racines du mal qui s’appellent: paradis fiscaux, évasion fiscale, monopoles, cartels, lobbies, mafias, tous ces virus du vivre ensemble.

40 Milliards d’euros, c’est à peu près ce que représente l’évasion fiscale en notre pays, c’est à peu près ce que vaut la charge de la dette, les intérêts que nous devons rembourser juste pour éviter qu’elle n’augmente, c’est aussi ce que représente la recette de l’impôt sur le revenu. Hollande a -t-il parlé d’évasion fiscale, veut-il mettre les flics sur la route de l’exode n cravatte plutôt qu’en chasse des voleurs de mobylettes ?

La croissance tant invoquée est-elle celle des exportations à l’autre bout de la planète ou veut-on produire sur place pour consommer sur place évitant ainsi le gaspillage insensé d’une mondialisation qui n’est rien d’autre qu’une guerre globalisée. La croissance est-elle celle du libéralisme, liberté pour les uns, prison pour les autres ?

La croissance est-elle celle des ventes d’armes, ce qui implique la résurgence ou l’entretient des conflits larvés ? La croissance est-elle celle des ventes de centrales nucléaires à l’étranger, celle des EPR que l’on promeut ailleurs alors que la logique est plutôt chez nous celle d’une sortie programmée du nucléaire une bonne fois pour toutes. Hollande veut s’attaquer à Fessenheim en gardant le choix futur à ses successeurs de ramer comme bon leur semblera. « Je vous promet d’y réfléchir », voilà le message subliminal de Hollande à propos du nucléaire.

Pendant ce temps là les flashs crépitent, la première dame de France fait parler de son brusching, la gauche ne fait plus peur car elle ne veut changer que les tapis de fleurs de la cour de l’Elysée et le rire du capitaine, si le temps le permet.

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TOTAL NOUS DOIT 2 €

Posté par provola le 18 mai 2012

                                          Total a annoncé le 25 mars qu’une fuite de gaz est survenue sur le gisement d’Elgin, en mer du Nord britannique, à environ 240 km à l’est d’Aberdeen, lors d’une intervention sur un puits.

Le 16 mai, Total annonce l’arrêt de la fuite douze heures après l’intervention qui a consisté à injecter de la boue dans le puits ; cette intervention a débuté le 15 mai et la fuite a été stoppée 12 heures plus tard. Au cours des prochains jours, le puits sera attentivement surveillé pour confirmer le succès total de l’intervention.
En parallèle, le forage du puits d’intervention, débuté le 18 avril, se poursuit, ce puits devant servir de second recours.

Évoquant la situation d’Elgin, Yves-Louis Darricarrère, directeur général de la branche Exploration & Production de Total, a déclaré : « Nous avons franchi aujourd’hui une étape majeure. Notre priorité absolue était de stopper la fuite de gaz en toute sécurité et le plus rapidement possible. Depuis le 25 mars, nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités et nous avons communiqué de manière transparente, et nous continuerons à le faire. Il nous faut maintenant achever l’opération et prendre en compte les enseignements à retenir de cet incident. »

Pour TOTAL, il s’agit d’un incident, 10 millions de m3 de méthane dans l’atmosphère, ça n’est rien de plus qu’un contretemps regrettable, ça ralentie juste un peu le flux de bénéfices enfouis et de d’évasion fiscale légale.

Cette fuite aurait couté à Total, aux dires de la compagnie 340 millions d’euros mais à combien se montent en réalité les indemnités que sont en droit de réclamer les citoyens du monde à Total pour cette fuite de l’ordre de 200 000 m3 X 50 j soit 10 millions de m3 de méthane ?

Tout ceci bien entendu en croyant sur parole TOTAL, on peut imaginer que la fuite ait été bien plus importante, personne n’étant en réalité en mesure de vérifier les dires de la compagnie. On se souvient que Greenpeace avait dépêché un navire sur zone le 2 avril et avait repérer une nappe de pétrole de plusieurs km2, TOTAL avait immédiatement réagi en avouant tout de même : »il s’agit d’un condensat léger qui ne pose pas de problème significatif pour les oiseaux marins ou le reste de la vie sauvage ».

Sauf que je ne crois pas TOTAL sur parole et que j’imagine très bien TOTAL avoir menti d’un facteur 10 sur le volume de gaz perdu dans l’atmosphère et tout me porte à croire que je suis encore largement sous la réalité.

Mais prenons donc comme valeur de base un facteur dix ce qui fait 200 000 m3 X 10 X 50 jours soit 100 millions de m3.  

En sachant que le méthane est 23 fois plus néfaste que le CO2 quant  à son effet de serre, on peut évaluer le montant des indemnités à percevoir par la communauté internationale  en comparant cette quantité de gaz méthane avec une quantité de gaz carbonique au même pouvoir calorifique. 

Actuellement le prix de la tonne d’équivalent carbone est évalué à  17 €, il serait raisonnable qu’il fut à 100 €/T pour avoir un véritable impact sur la marche de l’économie.

Le marché d’émissions de l’Union Européenne limite les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des usines et des centrales électriques des pays du groupe et couvre presque la moitié des émissions de l’Union Européenne.

La masse volumique du méthane étant de 0,68 kg/m3, je multiplie la masse perdue par TOTAL dans l’atmosphère: 100 millions de M3, ce qui équivaut à 2,3 milliards de m3 de CO2, soit à 1,98 kg/m3 : 4,55 milliards kg, ou 4,55 millions de tonnes de CO2 ce qui donne en équivalent carbone 45 500 000 tonnes x 0,2727 soit 1,241 000 tonnes de carbone pour une facture de 1,24 millions T x 100 €/tonne soit 124 millions d’euros. Comme chaque Français devrait se coltiner les dégâts collatéraux de Total en payant les quotas de Total, celle-ci devrait rembourser à l’Etat ces 124 millions, ce qui fait environ 2 € par personne.  

1 240 000 tonnes, c’est beaucoup? 1 240 000 tonnes équivalent carbone c’est (à peu près…) :
1 an de chauffage au gaz pour 1 240 000 de 3 pièces à Paris
ou 1 240 000 allers-retours Paris – New York en avion
ou 2,3 millions tonnes de papier
Un français émet en moyenne 9 tonnes de CO2, l’émission soutenable en 2050 sera de 2 tonnes de CO2 par personne (facteur 4, objectif fixé par la France). La fuite de TOTAL (4,55 Millions de T de CO2) représente ce que rejettent 500 000 Français en un an. 

La nouvelle du colmatage a donné un bol d‘air à l’action Total, qui est encore loin de son niveau précédant l’annonce de la fuite de gaz, le 25 mars dernier.

Capital recommande l’achat du titre car la compagnie se traite sur des niveaux de valorisation faibles (la prévision d’un bénéfice annuel stable autour de 12 milliards d’euros n’est valorisée que 7 fois) et envisage de relever prochainement son dividende, alors qu’il offre déjà un rendement de 6,6% au cours actuel.

Payer une amende de 124 millions d’€, revient pour TOTAL à verser 1% en moins de bénéfices pour ses actionnaires.

                  

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ESPAGNE: LE VISAGE DE LA COLERE

Posté par provola le 16 mai 2012

   ESPAGNE: LE VISAGE DE LA COLERE  dans ESPAGNE comme-il-y-a-un-an-la-place-puerta-del-sol-a-madrid-etait-noire-de-monde-les-indignes-affluaient-d

                                      Symbole du désarroi européen, né le 15 mai 2011,  le mouvement des indignés qui dénonce le pouvoir de la finance, le chômage et la corruption avait installé l’an dernier son campement pendant un mois à la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid. Cette année, le gouvernement de droite, arrivé au pouvoir dans l’intervalle, a interdit tout nouveau campement et imposé aux manifestants de quitter la place chaque soir à 22 heures. Partout dans la foule, des bras levés agitent de petites pancartes avec un seul mot, « Non », et une paire de ciseaux dessinée, figurant les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l’éducation.

51% de chômage chez les jeunes espagnols, la messe est dite, autant dire qu’une génération entière est sacrifiée et devra batailler ferme des années durant dans une conjoncture à l’agonie. Le taux de chômage au niveau national est désormais de 24,4%, le miracle s’est muté en enfer.

Raroy le grand manitou de droite qui arriva au pouvoir en promettant la grande lessive libérale se débat prisonnier de son propre essorage intensif. Les comptes virent au jouge un à un, les banques sont au bord dela faillite car leurs clients deviennent de plus plus insolvables et les crédits qui étaient douteux sont tous à risques. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a averti vendredi que l’Espagne ne pourrait pas respecter ses engagements de réduction du déficit public au risque de provoquer une crise avec ses partenaires européens à l’issue d’un sommet européen marqué par la signature d’un Pacte de discipline budgétaire.
« L’objectif de déficit public sera pour cette année de 5,8% du Produit intérieur brut », a-t-il annoncé. Or l’objectif imposé était de 4,4% pour 2012.
Mariano Rajoy n’a informé personne de son intention de briser le Pacte de discipline budgétaire quelques heures seulement après l’avoir signé avec 24 de ses homologues.  Seuls les Britanniques et les Tchèques ne sont pas liés par ce traité.
« Je n’ai pas informé les présidents et les chefs de gouvernement parce que je n’ai pas à le faire. Il s’agit d’une décision souveraine que nous Espagnols, nous prenons », a-t-il soutenu au cours de sa conférence de presse.
Mariano Rajoy n’a manifestement pas supporté les humiliations infligées pendant les deux journées du dernier sommet européen.

Le déficit public est plombé par l’environnement international catastrophique, la dette commence à exploser, elle a établi fin 2011 un record historique, représentant 68,5% du PIB soit environ 7 points de plus qu’il y a un an (61,2%) .

L’immobilier ce pilier fragile sur lequel reposait toute l’architecture espagnole est en en panne sèche, des milliers de programmes ne trouvent plus preneurs, les faillites d’entreprises se multiplient. 21 banques de la péninsule vont être dégradées par l’agence Moody’s, certaines ne s’en remettront pas.   

Les libéraux veulent redonner de la compétitivité à l’économie, c’est à dire continuer à baisser les salaires et les prestations sociales. Sauf qu’il n’y a plus de salaires et que les retraites ne suffisent plus pour vivre décemment. Le mot d’ordre de la Commission est: »Vous vous démerdez, vous coupez dans les dépenses, vous supprimez les aides, vous vendez ce qui est vendable », résultat, la misère le désespoir, la colère.

Si la sortie de la Grèce de la zone euro ne serait un cataclysme pour personne,  le morceau constitué par l’économie espagnole est d’une tout autre ampleur. Un défaut espagnol plongerait l’ensemble du système bancaire européen dans une situation inextricable, les encours  français et allemands dans l’économie espagnole peuvent se chiffrer en centaines de milliarsds d’euros. La chute du domino espagnol signerait rien moins que la fin de la zone euro. Raison pour laquelle on ne voit pas très bien comment les Allemands se dispenseront encore longtemps de sortir le porte-feuilles pour sauver ce qui peut l’être encore.

En attendant, la Puerta del Sol n’a pas fini de se remplir.

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QUAND L’AVENIR SE DEGUISE EN FADO

Posté par provola le 14 mai 2012

                                 

                                         Mélancolie quand tu nous tiens. Le Portugal avait goûté durant vingt cinq ans le vent du consumérisme, de l’argent facile, l’entrée en 1986 dans l’Union européenne avait déclenché l’enthousiasme populaire, le syndrome du caddy plein. Habitués aux courants d’air marins, les lusitaniens pensaient que leur quête d’un au-delà du Tage meilleur allait enfin prendre fin. Que c’en serait fini de l’éloignement, du partir et du mal du pays. Le pays s’était transformé en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, sans pouvoir digérer ce qui lui arrivait, une vague immobilière avait submergé la côte, la fièvre acheteuse avait eu raison des dernières illusions d’indépendance.

Car plus rien n’appartient aux Portugais, car plus rien de ce qui se vend et de ce qui s’achète n’est désormais produit sur place.

Ce bout d’Europe s’est vendu pour deux sous et quand les vents ont commencé à tourner, le cauchemar de l’émigration s’est à nouveau invité à la table des festivités.

Les banques, les autoroutes, l’énergie, tout a été bradé sur l’autel du profit immédiat, comme les usines du nord de l’Europe devaient vendre des Airbus aux Chinois, les rares usines portugaises de textile et de chaussures ont du se plier à une logique de marché pas faite sur mesure pour un pays à la traine.

Les chaines de distribution allemandes et françaises ont détruit le petit commerce pourvoyeur d’emplois, les taxis roulent en Mercédes d’occasion, le Camembert se retrouve sur les étalages, au lieu du petit fromage de chèvre de la Serra. 

Ainsi le nord de l’Europe a t-il en même temps qu’il prenait possession des lieux, profité d’une occupation facile, gagné des parts de marché, exploité sans vergogne ce bout de territoire, cela sans effort, avec non seulement l’assentiment mais l’appui de la Commission européenne dirigée par le Traître Barroso, le libéral aux sabots de plomb. 

Ainsi, les anciens retraités qui s’en étaient retournés au pays couler une retraite heureuse au bercail voient-ils aujourd’hui leurs petits-enfants reprendre le chemin de l’exil forcé. 

Car la croissance factice alimentée par la spéculation immobilière a disparu des écrans radar comme une sorte d’écran de fumée, le paysage est une désolation absolue entre carcasses d’usines, supermarchés et autoroutes flambants neufs. La transhumance vers de meilleurs cieux est devenu au fil des dernières années l’unique objectif des jeunes sans avenir.

Les prévisions économiques pour cette année sont catastrophiques, récession de 4% , et peut-être 2% pour l’année prochaine, si tout se passe bien, ou moins mal, mais rien n’est moins sûr. Le chômage explose, 14% pour cette année ( 25% chez les jeunes de moins de 25 ans) et l’on ne voit pas comment cela pourrait s’améliorer l’année prochaine. Ou plutôt si, on voit à peu près, en invitant les jeunes à quitter le pays. Ce qui permettra de les effacer des statistiques.

Comme l’Europe entière a du mal à absorber la déferlante, c’est maintenant vers l’Angola l’ancienne colonie que sont tournés les regards et les espoirs par un incroyable retournement des choses. L’ancienne colonie ayant trouvé des trésors enfouis sous forme de pétrole, c’est là-bas à une course folle à la construction à laquelle on assiste, ce qui alimente la spéculation. Le gouvernement angolais se dit prêt à aider le grand frère malade, il appelle les jeunes portugais à s’expatrier pour profiter du boom économiques, et les plus grosses entreprises angolaises commencent à investir au Portugal en profitant de la grande braderie dirigée par Bruxelles.  

Que reste-il du Portugal dans tout ce cirque, dans cette danse au pas cadencé de la Troïka ? Plus grand chose en vérité qu’une amère mélancolie qu’un triste Fado à revoir les fantômes de la Saudade.

Ces fantômes qui transformaient autrefois le souvenir en larmes de braise et qui s’en reviennent maintenant répandre l’angoisse du lendemain.

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GRECE: RETOUR VERS LE FUTUR

Posté par provola le 12 mai 2012

GRECE: RETOUR VERS LE FUTUR  dans EUROPE

                          L’Euro qui aurait du apporter prospérité et stabilité s’est muté en Terminator des illusions perdues, cette fausse monnaie qui est en fait un Mark déguisé n’a jamais permis que d’accélérer la longue descente aux enfers d’une économie hellenique fragile et peu exportatrice, d’un pays sans force majeure, sans production de marque. Sans possibilité de dévaluer sa monnaie, c’est à dire de se comporter comme une économie fragilisée qui s’adapte à la conjoncture, ce qu’ont fait ces derniers temps l’Argentine, l’Islande et en général tous les pays qui n’ont que le moyen de réduire la voilure pour passer dans les tempêtes. 

La Grèce est un pays pauvre qui devait se payer une monnaie forte comme si on pouvait obliger un smicard à rouler en Ferrari. Pour cela on l’a obligé à prendre un crédit sur 50 ans impossible à honorer, auprès d’un établissement bancaire qui s’enrichit d’autant plus que les taux d’intérêts explosent.  

Et l’on feint de s’étonner de la situation intenable, où aucune formation politique n’est désormais en mesure de former un gouvernement, où la menace d’extrême droite pointe le nez, où la récession s’installe, où la pauvreté est la seule perspective certaine. Les politiques allemands eux s’insurgent contre le soi-disant laxisme grec, menaçant de stopper la supposée aide européenne. Supposée car rien n’est donné à la Grèce, on prête à la Grèce, ce qui n’est pas la même chose, et les taux d’intérêts sont exorbitants  et profitent aux prêteurs bien plus qu’aux emprunteurs.  La Grèce pourrait emprunter directement auprès de la banque centrale européenne non , cela est trop facile, mais surtout moins rentable pour les vrais patrons européens, les Allemands bien sûr.  

La fable des salaires mirobolants, des retraites de nababs, des Porsche Cayenne ne tient pas, les statistiques Eurostat montrent que les Grecs, bossent plus et gagnent moins que les autres européens. En quelques années le salaire moyen a plongé de 25 %, et l’on continue de prétendre que la compétitivité du pays dépend de salaires trop élevés.   

En outre, selon le rapport annuel conjoint de GSEE et de l’ADEDY (confédération syndicale du secteur public) sur l’économie et les niveaux d’emploi en 2009, sur les quatre millions et demie de la population active, plus d’un million de travailleurs ne bénéficient d’aucune sécurité sociale ou de quelque autre forme de protection légale. Selon le rapport de la Commission de la Sécurité Sociale, créée par le Ministère grec du Travail, cette proportion atteint 30% de l’effectif total de la population active, tandis que dans le reste de l’UE, le pourcentage de travailleurs dans ces conditions ne dépasse pas 5 à 10% . 

Un pays où l’église orthodoxe qui détient des trésors ne paie pas d’impôts, où les armateurs parmi les plus fortunes mondiales sont des exilés fiscaux officiels, et fiers de l’être, ayant placé leur matelas de billets sous les cieux des paradis. 

Où les bijoux de famille, les richesses de l’Etat ont été vendues à vil prix aux vautours européens ( Télécoms vendus à un prix défiant toute concurrence à Deutsche Télécom) et Chinois (le port du Pirée, bradé à la Chine). Où le budget de la Défense représente 20% du budget national comme si la Grèce devait prendre en charge à elle seule les surplus de l’industrie d’armement européenne. 

Où le retour de la drachme, faute de réelle solidarité continentale semble l’unique porte de sortie à ce tourbillon infernal qui ne profite qu’à une caste de banquiers, rentiers de la dette. 

D’ors et déjà, les banques de la planète se préparent en toute quiétude à travailler avec une nouvelle devise grecque. Certains établissements financiers n’ont jamais effacé la drachme de leurs systèmes informatiques après l’adoption de l’euro par la Grèce en 2001. Ils seraient prêts en un clin d’oeil si le problème de la dette contraignait le pays à revenir aux bonnes vieilles pièces et billets libellés en drachmes. 

Une dévaluation de 30% remettrait la petite économie en marche , inciteraient les touristes à revenir visiter l’Acropole au lieu d’aller se prélasser sur une plage insipide de l’autre coté de la planète, pour deux sous.

 

 

 

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LE CHAMP DE RUINES EUROPEEN

Posté par provola le 11 mai 2012

LE CHAMP DE RUINES EUROPEEN  dans EUROPE egypte_00377

                           

                          Il était une fois l’Europe, illusion d’une unité jamais aboutie, fausse des Mariannes des solidarités continentales. 

Tous les pays craquent, tous sauf l’Allemagne et ses sbires adossés au bunker. La Grèce ne sait plus de quel coté se tourner pour ne plus avoir à souffrir, le Portugal a trouvé un répit précaire du coté de l’Angola, l’Espagne revisite les records de chômage, de précarité, de récession, l’Italie est meurtrie, grillée à la sauce Monti, avec son lot de récession, de faillites d’entreprises, de montée du chômage. Et l’Allemagne distribue les mauvais points. 

La France s’enfonce tout doucement, se demandant comment ses légions socialistes vont réussir à inverser le cours des plaques teutoniques. Mardi prochain est un autre jour qui nous indiquera si notre capitaine de pédalo a des chances de contraindre Titanic Angela à la paix des braves. 

Ne nous faisons aucune illusion, cette  affaire là se présente plutôt mal. la dette est l’obsession des Allemands, l’Euro est un Mark déguisé et les retraités d’outre-Rhin n’ont aucune envie de voir leur monnaie perdre de sa valeur, leur souhait est de couler une retraite paisible à siffler des bières au soleil à l’abri de l’inflation. 

Tenir à tout prix l’Euro a mené à la perte l’Europe du sud, qui a perdu en compétitivité ce que l’Allemagne a gagné en souveraineté économique. Le sud et le nord n’ont en réalité pas les mêmes intérêts et au petit jeu du qui perd gagne, nous avons toutes les chances de nous retrouver dans le camp des perdants. 

La dette est l’obsession bien sûr, mais s’est-on réellement demandé d’où vient cette dette et si elle est réellement légitime, est-on ne droit de réclamer un audit sur ses origines et ses responsables, peut-on connaître la face cachée de cette montagne gigantesque, qui s’est élevée comme un immense volcan , s’est imposée à notre paysage et risque de tous nous engloutir sous des fleuves de lave qui s’annoncent comme des torrents de larmes et de sang ? 

Je vais m’attacher ces quelques prochains jours à décortiquer le vrai du faux, à visiter les pays de la dette, en passant par Athènes, Madrid, Lisbonne, Rome, en attendant l’intronisation de François II, et son périple périlleux du coté du pouvoir économique. Sans oublier Monaco, La City de Londres, Luxembourg, et puis Genève, capitales oubliées, parfois fantoches, parfois fantômes, royaumes de pacotilles et furoncles à deux balles, vraies pompes à fric pour économies souterraines. 

Au lendemain de cette longue campagne présidentielle, il apparait que les vrais problèmes n’y ont en réalité été abordés qu’à la marge; l’immigration, la sécurité, le nationalisme ont été des thèmes dominants mais quelque chose me dit que l’évasion fiscale, la domination d’un certain pouvoir financier occulte auraient été des sujets autrement plus importants à traiter. 

Nous  avons désormais tout le temps de nous épancher sur ce qui aurait pu émerger et qui s’est réduit à jus de boudin. Si nous devons pleurer un jour sur notre sort, autant que nous sachions pourquoi.

 

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LA MASCARADE DE LA Vème REPIBLIQUE

Posté par provola le 8 mai 2012

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                                Tous à se congratuler sur la continuité de la République , sur la belle image représentée par les deux Présidents cote à cote déposant une gerbe sur la tombe du soldat inconnu. 

Pourtant revenant sur la réalité des votes qui ont conduit Flamby (il va falloir lu trouver une autre nom, celui-ci ne ma va pas, pourquoi pas l’accordéon de Corrèze, nous verrons bien… ) et De Funès au second tour, nous ne pouvons que constater l’iniquité des résultats pris en compte. En effet les 28% de Hollande et les 27% de De Funès du premier tour, cela ne représente en fait que 55% des votants , ce qui fait pour eux deux à peine la majorité absolue des votants et en tous cas quelques 45% du corps électoral. 

20 Millions de voix à eux deux, sur un corps électoral de 46 Millions d’inscrits, cela fait 43 % de l’ensemble des électeurs. 

Hollande, le nouvel élu à qui sont attribués tous les pouvoirs, en considérant que des électeurs écolos s’étaient au premier tour portés sur son nom ne représente donc au plus qu’un électeur sur cinq. Le jeu du système électoral majoritaire à deux tours permet de lui confier toutes les commandes.  

De même l’assemblée nationale ne sera le reflet que très partiellement du corps électoral, on peut déjà imaginer une majorité PS à l’assemblée nationale, ce qui ajoutée à la majorité PS au Sénat, qui lui-même ne sert à rien, la majorité des régions et des communes, cela définit un grand chelem au PS, ce qui apparait à tout le moins exorbitant pour un parti d’éléphants aveugles.  

De qui se moque-t-on quand on nous explique que les institutions fonctionnent à plein en voyant simplement deux usurpateurs parfaitement illégitimes déposer une gerbe au pied du drapeau national ? 

Tant qu’une dose de proportionnelle ne sera pas instillée, rendant un débat démocratique à l’assemblée qui devrait abriter les vrais représentants du peuple, qui devrait refléter fidèlement la diversité de la société française, tant que le monde ouvrier, le monde de la société civile, ne seront pas représentés, tant que les gueules blanches seront la majorité des élus, tant que que les mêmes élites monopoliseront les postes et les honneurs, le peuple sera exclu des grands décisions et le cours de la République sera un corps étranger bien plus que les légions d’immigrés taxés chaque jour de relents nauséabonds.  

La Vème République est morte et ce ne sont pas quelques gerbes et des poignées de mains à la tête de l’Etat qui pourront changer cette réalité.

 

 

 

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LA CROISSANCE DE LA SOBRIETE

Posté par provola le 7 mai 2012

                                

                                   Au lendemain d’une élection s’étant gagnée sur le thème de la Croissance, CNC ne pouvait pas éviter de revenir sur la contradiction existant entre une logique d’augmentation de la production et une autre de sobriété des comportements.

Le nouveau Président envahi des mêmes certitudes consuméristes que son prédécesseur n’a en réalité pour seul but que de mieux répartir les richesses produites, de relancer le pouvoir d’achat des classes moyennes et défavorisées avec tout de même un effort particulier devant être mis sur l’éducation.

Mais le souci de justice sociale ne doit pas être une fin en soi mais bien plus le viatique à l’acceptation par l’ensemble de la population de mesures drastiques de réduction des gabegies et des gaspillages. L’égalité ne servirait à rien si l’on fait croire que tout le monde pourra un jour se comporter comme le font les privilégiés d’aujourd’hui. L’égalité pour l’acceptation pour tous de la frugalité oui, l’égalité pour devenir tous autant que nous sommes des destructeurs de l’environnement non.  

Ainsi, les solutions prônées ne sont pas tant celles d’une prise de conscience  de la dangerosité de notre système économique globalisé, mais au contraire notre nouveau Chef  en bon social-démocrate s’appliquera-t-il sans doute à simplement gommer certains travers du capitalisme sans en  modifier ni les comportements ni les dérives.

Autant dire que le changement proposé ne l’est qu’à la marge, autant avouer tout de suite que si la croissance est le but ultime , la perspective unique, alors aucun  des maux dont souffre notre planète ne sera réellement pris en compte.

Car il ne faut pas simplement vouloir édulcorer un système qui nous mène contre le mur, attribuer des bons de réduction, distribuer des points de retraite, il ne s’agit plus de finasser à l’extrême, de caresser les marchés, il faut tout au contraire harponner les 5% de grands spoliateurs qui possèdent la moitié des richesses mondiales, qui font fi des frontières, se débarrasser de dettes illégitimes, qui n’ont fait que dérober des Etats désormais exsangues au profit d’une caste omnipotente. Et cela est une toute autre histoire.

20% des habitants de la planète consomment 80% de ses ressources, 250 multinationales représentent 50% du PIB mondial, et se foutent bien de notre calendrier républicain, ce cadre désolant est à confronter aux perspectives strictement hexagonales pas plus importantes que la réalité monégasque au plan des enjeux planétaires. 

Lors du Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, les Etats, prenant conscience de l’ampleur des atteintes à l’environnement, avaient annoncé leur décision de réduire la pollution, de lutter contre la désertification et de défendre la diversité biologique ; 180 Etats s’étaient dotés de l’Agenda 21 (plan d’action pour le XXIème siècle) référentiel regroupant 2500 recommandations, énumérant des principes d’action, des objectifs et les moyens nécessaires à leur réalisation.  En 1993, à Vienne, la Conférence mondiale sur les droits de l’homme avait insisté sur le droit des populations à un environnement sain.
Vingt ans après, rien ou presque ne s’est passé, la situation environnementale est de plus en plus préoccupante : la cause en est aux mauvaises habitudes, aux législations négligentes, à la pression des pouvoirs économiques, aux délocalisations vers des pays où les normes environnementales sont faibles. Un renversement de tendance est non seulement encore possible mais dramatiquement nécessaire.

Notre nouveau Président investi de sa toute récente légitimité doit s’inscrire dans ce schéma mondial de réveil des consciences, non pas s’enfermer dans sa logique de relance productiviste.

Malgré la gravité de la situation, les experts auprès de l’ONU estiment que des changements importants de politiques et de pratiques peuvent encore renverser la tendance. Mais il faut réviser rapidement et complètement nos façons de faire. Selon eux, il est urgent que l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), par exemple, change son approche et prenne enfin en compte la question de l’environnement et des ressources naturelles.
Il est urgent aussi que les Etats qui avaient signé et ratifié les diverses Conventions Internationales sur la biodiversité, la lutte contre la désertification, le réchauffement de la planète tiennent leurs engagements.
Beaucoup de choses auraient déjà pu être faites. Pour diminuer la consommation d’énergie, réduire la production de déchets et la pollution, nous devons certainement changer nos habitudes (économie d’énergie, énergies renouvelables, consommation locale et de saison etc). Il est indispensable que les Etats mettent en place des réglementations et des contrôles stricts et n’apportent plus leur soutien aux activités destructrices et polluantes. La société civile dans ce domaine a un rôle majeur à jouer pour faire pression sur les décideurs et pour faire changer les modes de consommation.

De tout cela nous n’avons rien entendu dans le discours de notre nouveau Gourou de Corrèze, comme si l’accordéon allait nous sauver de notre désespérance ambiante, comme si les vieilles recettes mercantilistes  pouvaient soigner les plaies béantes qu’elles ont contribué à ouvrir.

Le symbole de toutes ces simagrées n’est-elle pas la volonté affichée de fermer la centrale de Fessenheim, message réducteur à l’adresse des troupes vertes mais en réalité une façon de ne rien faire qui fâche le lobby nucléaire et qui remette en cause le pouvoir de l’atome. De la même manière que Flamby ne veut surtout rien bouger dans l’énergie, il ne veut pas fâcher la pensée unique de la croissance, cette illusoire lune qui voudrait qu’on puisse continuer de tout gaspiller à un rythme incompatible avec les possibilités de renouvellement de la planète.

Alors me direz-vous, comment gagner une élection si l’on explique au électeurs que notre façon d’être et de raisonner est d’ors et déjà à placer aux oubliettes si l’on veut donner un lendemain à nos enfants et pas seulement un enfer de plastique, de masques à oxygène ? Ne voit-on pas que la conscience populaire n’est toujours pas prête à entendre que tout est à revoir et avant tout notre rapport à la vie ?

Pourtant les échéances irréparables se rapprochent à grands pas, celles où l’on ne pourra plus se contenter de demi-mesures et des Hollandes, des infirmeries et des ambulanciers, le temps approche ou la révolution des consciences nous sera de toutes façons imposée par l’explosion incontrôlée des dérèglements environnementaux.

 

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MESSAGE DE COLUCHE

Posté par provola le 6 mai 2012

Suite à la victoire de Mitterrand le 10 mai 1981, Coluche interpelle Attali:  » Maintenant ne faites pas les cons »

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OLANDA BATTE UNGHERIA 53-47

Posté par provola le 6 mai 2012

L’annuncio della France Presse: il socialista ha battuto Sarkozy al secondo turno. Secondo gli exit polls pubblicati in Belgio il vincitore si sarebbe aggiudicato il 53% contro il 47% del presidente uscentedal nostro inviato ANAIS GINORI

La Repubblica

http://www.corriere.it/

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STOPPER LES MIGRATIONS

Posté par provola le 4 mai 2012

STOPPER LES MIGRATIONS dans CHERCHEZ L'ERREUR    dans CHERCHEZ L'ERREUR 

                                  Je suis heureux de vous retrouver à temps pour l’échéance que l’on sait; vous pensiez bien vous être débarrassés de moi mais je n’ai pu résister à l’idée de faire une petite incursion dans votre bonne conscience républicaine. A  bien y regarder le point important de cette campagne de sensibilisation aux conneries humaines nous rapporte à ce qui a forgé notre monde actuel, je veux parler des déplacements d’animaux que nous sommes.

La campagne électorale qui s’achève sur l’apothéose De Funesque, nous ramène à notre propre humanité imprégnée des longs déplacements qu’on eu à subir nos anciens au travers des âges et des continents.

Comme de coutume, les martinets noirs ont pris possession de la bouche d’aération de ma cuisine depuis le premier mai, jour consacré à commémorer le travail, comme si les longs déplacement devaient être considérés comme faisant partie intégrante de notre propension au labeur.

Arrivés tout droit des cotes africaines, les volatiles impénitents sans être passés au révélateur des maladies et au bodyscanner des passages clandestins nous ont ramené la syphilis sous un duvet et le virus du squat.

Je comprends dans ces conditions que notre Président se soit laissé aller à une éjaculation en bon ordre, du type sperme stérile à arroser les frontières comme un vulgaire loup de peu de retenue.

Les martinets noirs sont effectivement des porteurs de maladies diverses, pourvoyeurs de salaires à la baisse, odeurs peu recommandables, accents stridents à vous couper l’envie de regarder le ciel. Pourtant les arabesques essentielles dessinent le ciel d’un trait de plume semblant sorti du génie de Dali et mon amour des colonnes sonores et des puanteurs ressort chaque année plus prégnant.

Tous les De Funès du monde qui n’osent se boucher le nez de tant de pensées nauséabondes n’arriverons jamais à installer les filets volants au dessus des frontières mentales. Les Martinets fussent-ils noirs ou gris ou cendrés ne cesseront de miner l’esprit partisan des foules en uniforme, des partis étriqués et des masques nationalistes.

Que l’urne me laisse ces clandestins des bouches d’aération, ces cris familiers, ces voisins du monde, ces vues de l’esprit majeur qui me rappellent à ma propre destinée, à ma propre erreur.

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