COMMENÇONS PAR LE DEBUT.

Posté par provola le 17 avril 2012

                                    

                       Dans ce cataclysme programmé qu’est le réchauffement climatique en cours, les élections françaises sont évidemment une source de tranquillité alimentant une mer déchainée. La mondialisation produit du CO2, du méthane, des HFC, des pesticides, de la merde en bouteille et tout cela produit de la croissance qui aux dires de certains serait bonne pour l’économie. 

Dans ce contexte déprimant, les solutions mélanchoniennes me paraissent aller dans la bonne direction en ce sens qu’une approche collective vaudra toujours mieux que le chacun pour soi prôné par l’approche libérale et débridée. La transformation sociétale doit passer par la globalisation des préoccupations environnementales et sociales mais aussi par la régionalisation de la production, par la suppression des frontières mais aussi la protection des particularismes.

Se préoccuper du bien commun vaut mieux que de s’occuper du nombril de tous. D’où ma conviction qu’il ne peut exister de solution universelle sans rompre avant tout avec l’économie de marché, malade du toujours plus.

Je n’invente là rien de bien nouveau, je traduis simplement l’opinion des rédacteurs d’« halte à la croissance » ce manifeste anti-croissance ayant très lucidement cerné voilà 40 ans la logique destructrice du capitalisme mondialisé.

Serait-ce alors un chèque en blanc accordé à notre notre nouveau purificateur ? Bien sur  que non, son évocation de la planification écologique ne vaut que l’espace d’une élection et sera jetée aux orties à peine les affiches seront-elles détrempées par la dépression d’après scrutin. Planification écologique est un slogan fourre-tout censé traduire une crainte diffuse dans l’opinion et rameuter les brebis égarées du vote écolo. Car derrière ce titre ronflant, il n’y a pas grand chose ou plutôt si, la poursuite d’un consumérisme de bas étage.

Alors pourquoi LA Mélanche me direz vous ?

Parceque l’invasion des thèses néo-libérales des trente dernières années n’a fait qu’empirer la dangerosité du champ de mine que représente désormais notre planète à l’agonie, parce qu’il ne faut rien attendre des partisans de la concurrence généralisée à l’échelle de la planète. Parce que les riches sont les premiers dont il faut modifier les comportements et réduire le rayon d’action.

Comment expliquer aujourd’hui aux pauvres qu’il faut dorénavant se serrer la ceinture ? Alors qu’une minorité se gave impunément aux frais des écosystèmes ?

Le tour de vis comportemental concerne avant tout la minorité nantie, qui gaspille tant et plus, cela doit se traduire par une taxation sur les produits de luxe, les transports, les activités polluantes, par une une chasse sans merci à l’évasion fiscale, à l’accumulation des richesses. Le partage est la base d’une pédagogie à plusieurs étages.

Cette  nouvelle intransigence pour les plus gros exploiteurs doit permettre d’abord, par redistribution, de prendre les mesures de première nécessité, à ce que tout un chacun puisse désormais vivre dignement de son travail, élever ses enfants sans l’angoisse permanente du lendemain, et les éduquer enfin dans le sens du bien commun. La préservation du monde de nos enfants ne deviendra un thème majeur que lorsque qu’une certaine forme d’égalité règnera, pas avant.

Comment expliquer le réchauffement climatique à un mort de faim, comment lui infliger une cure d’écologie alors qu’il traine sa vie au dessous du seuil de pauvreté ?

C’est bien là la contradiction que je crois percevoir ici et là dans les discours parfois lénifiants et sans solutions des bons samaritains au chevet de la planète.

Sur ce à bientôt, votez en pensant à vos enfants.

Quelques jours d’éloignement nous fera le plus grand bien, nous nous reverrons dans quelques jours, si le coeur vous en dit, au bureau des pleurs.

 

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