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QUEL PIED !

Posté par provola le 13 avril 2012

   QUEL PIED ! dans BONNES NOUVELLES  La Mélanche à 17%… On n’osait y croire, si les sondages disent une once de vérité alors il se peut que les espoirs puissent déboucher sur une partie de la réalité.

Il en était à 5% au début de la campagne, les bonnes âmes lui jetaient des miettes, les sourires des journalistes emplissaient les salles de rédactions, les sarcasmes fusaient à propos de cette gauche disparue, endormie depuis des lustres, triturée, à la sauce tartare, passée à la moulinette néo-libérale. 

Partout l’égoïsme roi, le chacun pour soi, et tout pour les oligarchies, partout, un seul programme, standard; le pluralisme, les révoltes rangés aux oubliettes de l’histoire.

Un dictat, celui des 500 multinationales dominant l’économie de la planète et représentant à elles seules 58% du produit mondial brut. 500 firmes sans concurrence, bénéficiant d’une rente de situation, d’un monopole de fait ou d’un partage négocié des parts de marchés et imposant aux autres, par le biais de leur bras armé, le FMI, une compétition acharnée, une loi de la jungle généralisée.

Les Monsanto, les Microsoft, les Apple, les grandes banques, les Nestlé ( En suivant les trajets qu’effectuent les nourritures, Jean Ziegler fustigeant le géant suisse met au jour les déséquilibres absurdes d’un monde qui pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, et dans lequel 850 millions de personnes sont sous alimentées. Dans ce système, le Brésil qui n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire, au lieu de développer des cultures vivrières, transforme la forét amazonienne en culture de soja qui sera utilisé à nourrir les poulets européens. Et l’Afrique reçoit à bas prix des tomates cultivées en Europe qui ruinent les agriculteurs locaux.), les Coca Cola, les géants de la distribution, les Sony, les Vodafone, les dix plus importantes compagnies pétrolières, les rois du béton, de la pharmacie, les géants de l’information, Murdoch, Disney, Bertelsmann, tous ces acteurs jouent de fait une parodie de compétition, s’arrogeant les beaux rôles et refourgant les risques aux nations et aux petits rôles.

Ces gens là, planquent leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, spoliant de fait la population mondiale à qui on laisse croire en une illusoire démocratie qui n’est qu’une épidémie de fièvre acheteuse.

J’en étais à Mélanchon et me voilà ralochant sur cette économie du grand banditisme globalisé, cette dictature du capital mondialisé. Ce raccourcis ne constitue pourtant pas une contradiction. Car la guerre économique n’est plus du ressort d’un seul pays, aussi puissant soit-il, car la catastrophe écologique en cours ne concerne évidemment pas que l’hexagone.

La réponse ne pourra venir que d’une pulsion, d’un ras le bol, d’une volonté de s’en sortir, d’un espoir comme cet espoir longtemps enseigné aux jeunes générations par le récent disparu, le héros Aubrac. 

La réponse tient en cette minuscule fissure qui peut à tout moment décider du sort des plus puissantes murailles.    

Dans ce schéma où la France n’est qu’une minuscule pièce d’un puzzle géant, la réponse ne saurait  provenir que d’une onde de choc continentale, d’un tsunami populaire. La superproduction du business mondial, cette armée des marques, cette bande de terroristes qui ne dit pas son nom sur les enseignes ne sera vaincue que par un soulèvement des opprimés, des chômeurs, une résistance des exclus du système, un instinct de survie des premiers exposés aux dérèglements climatiques en cours.

Mélanchon est un symptôme convergeant de cette montée d’adrénaline, de ce réveil des consciences endormies depuis trente ans à coups d’injections consuméristes. Mélanchon est un facteur de risque pour la finance, pour les grands équilibres spoliateurs et massacreurs de l’environnement, pour les paradis fiscaux, ce trublion est de la veine des indignés, des insurgés grecs, espagnols, tunisiens, égyptiens, syriens, chinois, équatoriens, des bonnes volontés de tous continents qui ne souhaitent que s’extirper du joug de la marchandisation. Et peu importe que Mélanchon apporte les bonnes réponses, qui pourrait le prétendre, non , Mélanchon est là pour secouer le cocotier, le landerneau du Bildelberg.

Au delà de toute réflexion politique Mélanchon nous invite à rassembler nos énergies vitales, à éteindre la télé et à descendre dans la rue sans prendre l’ascenseur, ce sera déjà cela de gagné pour combattre notre cholestérol mental. 

Pour une balade salutaire au bord de notre propre humanité.

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