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UNE PLANQUE D’ENFER

Posté par provola le 16 mars 2012

UNE PLANQUE D'ENFER  dans NUCLEAIRE le-laboratoire-de-recherche-sur-le-stockage-des-dechets-nucleaires-a-bure-dans-la-meuse-les-chif          

                          Bure est un gentil petit village de Haute-Marne, sauf qu’on a décidé d’y stocker là l’enfer, les déchets de nos centrales nuclaires pour 10 000 ans, ce qu’aucun autre village gaulois n’avait accepté, même Alesia, quand on lui posa la question il y a 2000 ans. Alors il a bien fallu se décider à payer à la municipalité le jeu de boules et l’éclairage public, et le papier peint de la mairie, ce n’est pas ce qui représente l’investissement le plus cher.

Tous les moyens seront bons  pour planquer notre boulet nucléaire, qu’on se le dise. Les simagrées de nos politiciens de pacotille, ne trompent personne, il n’ y a qu’à se demander comment l’on n’a pu trouver encore une solution de stockage des déchets radioactifs alors que le programme du tout nucléaire date de quarante ans. Pierre Messmer, alors premier Ministre de Pompidou s’était chargé du sâle boulot en 1973.

Quarante ans de mensonges, de trahisons, d’auto-satisfaction coupable, de paniers percés, de détournements de fonds, sous couvert de recherches diverses, de budgets détournés, de tentatives d’amadouer les populations locales dans le seul but de leur faire accepter la présence des poubelles atomiques dans leur champ de vie.

Qu’on ne s’y trompe pas, les deux candidats à l’investiture suprême, les deux leaders des partis dits de gouvernement sont d’accord sur l’essentiel, c’est à dire la prolongation du programme nucléaire, seules les échéances à long terme divergent. Tout juste le courageux Hollande durant son quinquennat a-t-il simplement promis de fermer Fessenheim, ce qui ne devrait pas changer la face du monde, convenons-en.

Le problème, c’est que si nous ne décidons pas de tout arrêter ce n’est pas tant que nous ne le voulons pas mais bien plutôt que nous n’en avons plus les moyens, d’où cette fuite en avant programmée par des politiques englués dans leur échéances électorales à courts termes. Nous étant déjà tellement engagés dans cette voie sans issue, il parait désormais impossible de même envisager d’en sortir. On nous rabache à longuer de slogans notre supposée indépendance énergétique mais c’est bien le contraire qui nous arrive à cause du nucléaire, en fait nous sommes dornavant pieds et mains liées avec cette industrie qui nous colle désormais à la peau, et probablement pour un beau bout de temps.

Notre endettement ne nous permet plus de programmer une sortie ordonnée du nucléaire, aussi nous estè-il plus aisé à brève échéance de prévoir de mettre aux nouvelles normes de sécurité notre parc de centrales plutôt que de prévoir notre désengagement devenu totalement hors de prix pour nos finances exangues.l’endettement.

La Cour des comptes a prévenu qu’on ne pouvait prévoir le cout réel du démantèlement des centrales tout simplemen,t parcequ’on n’avait jamais eu à le faire et que personne ne s’est réellement penché sur cette faisabilité. L’exemple de superphénix en cours de démontage depuis plus de vingt avec son cortège de gabegies est un cscandale à ciel ouvert.

Il est facile de dire que nous payons l’électricité la moins chère, il est facile d’expliquer que l’on peut prolonger la vie des centrales en y rajoutant quelques dizines de milliards d’euros et que cela ne devrait pas grever le cout du kilowatheure. Mais comment aborder l’idée de l’arrêt pourtant inéluctable des centrales qui celui-là est encore impossible à bugétiser, comment avouer qu’il faudra bien un jour tout stopper et qu’on n’ a non seulement pas pensé à cela au moment du lancement mais que deux générations plus tard il nous est encore impossible d’imaginer l’issue de cet infâme fouttoir…sans oublier que le pire est à venir car en plus de ne pas savoir quitter le jeu, on se demande maintenant comment faire fonctionner la dernière trouvaille, le fameux EPR, le soi-disant  joujou parfait qui n’arrête pas de pulvériser les prévisions, les plannings d’exécution et les budgets.

DERNIERE MINUTE, VENDREDI 16 MARS 2012:

Le Télégramme.com: » Selon une porte-parole d’EDF, il faudra « plusieurs mois » pour refabriquer 46 « consoles », des boîtes métalliques défectueuses du bâtiment réacteur nucléaire EPR de Flamanville  sur lesquelles doit prendre appui le futur pont de manutention du réacteur. EDF a décidé de les « remplacer en totalité » en raison de « défauts ». Une décision qui repousse d’autant la reprise du bétonnage du bâtiment, interrompue fin février ».Le bétonnage retarde l’ensemble du chantier
EDF va essayer de réorganiser le chantier pour avancer certains travaux qui devaient être effectués après la pause du dôme du réacteur qui n’aura pas lieu à l’été comme annoncé encore il y a quelques mois, a-t-il ajouté.

« Le bétonnage du bâtiment réacteur ne peut pas reprendre avant que les consoles soient remplacées et contrôlées », a souligné l’Autorité de sureté nucléaire (ASN). Le 1er mars, EDF avait annoncé avoir interrompu le bétonnage en raison de défauts dont l’ampleur et la gravité étaient en cours d’examen.

EDF a annoncé à deux reprises un report de la mise en service de l’EPR, qui a pris un retard de 4 ans. Pour autant, l’opérateur maintient  »la mise en service en 2016″, a-t-il précisé. Le coût de ce réacteur, lancé pour être une vitrine à l’exportation, a quasiment doublé à 6 milliard d’euros, contre 3,3 mds en 2005″.

 

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LA LIBERTE DE MOURIR

Posté par provola le 16 mars 2012

                            

                       Au détour de l’émission des paroles et des actes sur France 2, en la présence du socialiste François Hollande, il me faut reconnaître l’opiniâtreté du candidat dans sa façon qu’il a d’aborder la question de la fin de vie qui reste plus que tout autre sujet la question tabou de notre république.

On se gausse souvent en notre beau pays de belles envolées sur la laïcité, on s’appuie sur la séparation des religions et de l’Etat, on justifie ainsi notre immobilisme mais à force de tergiverser, de frôler, de se contorsionner, on élude plus qu’on ne résout le problème, on piétine les peurs, on ne veut pas voir la réalité des choses.  On parle de soins palliatifs, on propose d’alléger la souffrance, d’accompagnement, d’aide à mourir. Bref on reste dans les non-dits, les approximations, dans l’incantation, et au bout du compte dans la barbarie des mains propres, dans le syndrome de Ponce Pilate.  

Le thème de la fin de vie est le thème existentiel central qui domine le thème de la peine de mort, celui-là même qui donna sa véritable dimension au candidat Mitterrand dans sa conquête du pouvoir en 1981.  

Reconnaitre le droit à tout un chacun de mourir dans la dignité, c’est lui reconnaître sa liberté jusqu’à l’ultime limite de sa capacité de prise de décision. Reconnaître à la personne le droit de partir à l’heure de son choix, c’est paradoxalement lui reconnaître son humanité jusqu’au terme du fonctionnement de son horloge biologique. Nous sommes tous amenés que nous le voulions ou non à être confrontés à notre propre mort ou à celle de nos proches et le moins que l’on puisse dire est que notre degré d’impréparation en ces moments fatidiques me laisse songeur. Pourquoi devrions nous être alors si démunis, transis, pour tout dire d’une bestiale mièvrerie, remettant aux bons soins de l’au-delà notre sauvagerie entretenue depuis des millénaires ?

C’est dans sa capacité qu’il aura de savoir élaborer une réponse d’inspiration collective à la demande de dignité de l’homme dans les moments ultimes, les plus intenses de sa vie, que Hollande sera peut-être jugé par l’histoire, ce ne sera pas là le moindre de ses mérites.

 

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