LA CHEVRE ET LE CHOU

Posté par provola le 13 mars 2012

                                          

                     Tout est bon dans le cochon, comme dans la politique, les convictions s’arrêtent où commencent le populisme. De Funès en grand ordonnateur des cérémonies républicaines nous le prouve encore une fois en se mettant dans la peau du candidat du petit peuple. Rien ne l’arrêtera, ni de prêcher le contraire de son clone de 2007, ni de piller le jardin du voisin socialiste, ni de surenchérir dans une course folle à la démagogie.

Ami du bling bling et du grand patronnât, il se veut caresseur du cul des vaches, celui qui murmurait à l’oreille des Bouygues et des Bolloré va chercher du coté des bouchers de Rungis et des ouvriers la clé du succès.

Il dit la vérité, autrement dit, les autres ne la dise pas, il est courageux, autrement dit , les autres sont des couards, il sait prendre des décisions difficiles, les autres ne savent pas,  et en plus il est Président, et comme les autres ne le sont pas, il n’ya que lui qui puisse le devenir, car il faut avoir été Président pour l’être. Ne cherchez pas, il n’y a rien à comprendre, mais si c’est lui qui le dit, c’est lui qui a raison. Même de camper une espèce de Dieu de la politique, de diriger la grand-messe médiatique à la baguette.

Dieu est tout à la fois, et son contraire, contre l’augmentation des impôts mais pour une augmentation de la TVA, pour la relance et pour l’austérité., pour la hausse de l’âge de la retraite et la prison dès l’âge de 12 ans,  

Dieu a déclaré disparus les Paradis fiscaux mais veut taxer les exilés qui s’y réfugient, Dieu passe devant Hollande au premier tour, mais est largement battu au second, il devance les autres le matin, il recule le soir même, Dieu est partout à la fois, à 14 H à Villepinte, à 16 H au stade de France,

Dieu est partout, dans tout le monde, et dans chacun d’entre nous, il monte et il descend.

Dieu veut moins d’immigrés, mais il veut leur vendre ses Rafale, il fustige Schengen, mais il obéit à Merkel, libéral, il veut contraindre l’Europe à faire du protectionnisme, il veut construire la barricade de la Méditerranée mais il prône une Union des pays du pourtour méditerranéen, il côtoie son client Kadhafi pour le bombarder ensuite, il invite Bachar El Assad aux Champs Elysées mais il désespère de ne pouvoir le sortir du jeu.

On le voit, De Funès propose toutes les politiques à la fois, ménageant la chèvre conservatrice et le chou électoraliste, dans le tas des mesures débitées à la sauvette, ce serait bien le diable si l’une d’entre elles ne rencontrait pas l’assentiment du plus grand nombre.

Il est si proche du peuple qu’il se passerait bien du gouvernement, et de l’assemblée, qu’il dirigerait par référendum tout en  s’empressant par la suite de ne pas appliquer la décision du peuple, comme ce Traité de Lisbonne qui remit en selle la Constitution rejetée en 2005. En fait il se passerait bien aussi d’opposition, on se demande bien à quoi elle sert celle là, toujours à critiquer ses bonnes décisions. Et pourquoi pas se passer du peuple pendant qu’on y est ?

Sa porte parole people, sa dulcinée, a bien résumé l’affaire à qui l’interrogeait sur la suite de la carrière de son mari en cas de défaite: « Nous sommes des gens modestes. » 

Autrement dit: «  Ne pensez surtout pas que nous ayons des goûts de luxe. » Amen.

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