PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE: LA MORT PROGRAMMEE DE L’ETAT

Posté par provola le 17 février 2012

                           PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE: LA MORT PROGRAMMEE DE L'ETAT dans CHERCHEZ L'ERREUR sarkozy-bouygues

                                  Avant de partir en vacances, De Funès aura quand même réussi a refiler de gros projets d’infrastructures aux petits amis des BTP. On clame sur tous les toits que l’Etat n’a plus les moyens de financer de tels projets, et le pire c’est que tout le monde le croit. De qui se moque -t-on ? l’Etat n’aurait donc plus les moyens de financer les opérations les plus rentables qui affolent les papilles des privés, il lui reste dons les moyens de financer les bénéfices des actionnaires de grands investisseurs privés, car ceux-ci ne sont pas des philanthropes. L’Etat a donc les moyens de payer largement les copains du pouvoir et aussi mais surtout, tout ce qui n’est pas rentable, que les privés évitent soigneusement, belle façon de concevoir la politique. Alors évidemment en procédant de la sorte, comment ne pas augmenter la dette de l’Etat, ce qui permet d’expliquer après que l’Etat ne sait pas gérer ? Demandez-donc à Bouygues l’Auvergnat de prendre en charge la ligne SNCF Aurillac-Brive et nous verrons bien si les privés sont meilleurs du coté des pertes assurées.

Le dernier en date de ces pièges à cons, c’est le nouveau Palais de justice de Paris signé Renzo Piano, le même qui avait laissé un tas de tuyaux en plein centre ville il y 35 ans . Une tour de 160 m de haut, un bijoux de haute technologie financée soi-disant par Bouygues ( A qui on avait déjà attribué TF1 et le troisième opérateur de téléphonie mobile) mais en réalité par l’Etat, à crédit, sur 27 ans. Le coût de la construction est de 575 millions d’euros, Bouygues finance la construction, en assure l’exploitation et la maintenance pendant 27 ans moyennant 12,8 millions d’euros par an, l’Etat en sera ensuite propriétaire.

Le Palais de justice n’est que le dernier chantier pharaonique distribué aux majors du BTP également réparti, dont voici une liste  non exhaustive:

Ministère de la Défense Paris:

 Bouygues construira le pharaonique ensemble du futur ministère de la défense sur le site de Balard, 16,5 hectares dans le 15earrondissement, au sud de Paris, entre la porte de Versailles et la Seine.

Pour le deuxième groupe français de BTP, le contrat dépasse 3 milliards d’euros, pour construire ou renover 467 000 m2 de bureaux qui accueilleront 9 300 salariés. Un contrat qui s’inscrit dans une procédure de Partenariat public-privé (PPP) particulièrement complexe pour un projet d’une telle ampleur. Bouygues investit la totalité des fonds, en retour de quoi le groupe touchera un loyer compris entre 100 et 150 millions d’euros – sans soute une somme intermédiaire qui sera fixée lorsque le groupe et le ministère auront peaufiné le contrat sur trente ans qui doit être signé en avril – payé par l’Etat pendant une durée contractuelle de 27 ans.

Une information judiciaire pour corruption et trafic d’influence est ouverte depuis février, portant sur d’éventuelles malversations lors de l’attribution du chantier du futur siège du ministère de la Défense à Paris, confirmant une information du « Canard enchaîné ».

La ligne de TGV Nîmes-Montpellier:

Le groupe Bouygues a « décroché » ce marché de 1,8 milliard d’euros et exploitera cette LGV pendant 25 ans.

À chaque major française du BTP la construction et l’exploitation d’une ligne ferroviaire à grande vitesse. Il y a deux ans, RFF (Réseau ferré de France) avait choisi Vinci pour réaliser la liaison entre Tours et Bordeaux. En janvier 2011, il avait confié à Eiffage le chantier entre Le Mans et Rennes. Il a désigné comme attributaire pressenti un groupement emmené par Bouygues pour mener à bien les travaux entre Nîmes et Montpellier. Un gros contrat à 1,8 milliard d’euros, mais beaucoup plus modeste que le Tours-Bordeaux (7,6 milliards) ou le partenariat public-privé entre Le Mans et Rennes (3,4 milliards). 

La nouvelle station d’épuration d’Achères : 

En compagnie d’autres entreprises comme Degrémont, Veolia Eau a été choisi par le SIAAP pour réaliser la refonte de la filière de traitement biologique de l’usine Seine Aval. Le contrat attribué au groupement représente un montant total de 776,7 millions d’euros, le plus important signé par OTV depuis sa création, 25% du chiffre d’affaires global lui revenant.

Deuxième plus grande station du monde derrière celle de Chicago, et plus grande station d’épuration d’Europe, la station d’Achères dans les Yvelines du Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne, a choisi la filiale de Veolia Eau Solutions & Technologies pour 3 missions principales. OTV assurera le pilotage du projet et de l’ensemble des acteurs du groupement Biosav (architectes, bureaux d’études, génie civil et entreprises de process de traitement des eaux usées), la conception-construction des ouvrages, et enfin la fourniture de process de traitement.

Le groupement d’entreprises sélectionné est composé d’OTV, Degrémont SAS, Eiffage TP, GTM TP, SOBEA, avec la contribution des architectes Luc Weizmann et Dominique Lelli. La mise en route des nouvelles installations est prévue à l’horizon 2017.

les prisons: « La modernisation de notre système pénitentiaire est en marche. Le contrat que nous allons signer s’inscrit dans cette politique, il permet de concevoir la prison de demain », avait estimé en 2008 Rachida Dati alors Garde des sceaux en présentant le contrat qui déléguait à Bouygues à la fois la conception, le financement, la construction, la maintenance et la gestion des services dans les 3 nouvelles prisons qui ont été construites à Nantes, Lilles et Réau (Seine et Marne).
Aux termes de ce contrat, l’Etat deviendra propriétaire des prisons après 27 ans. Il paye entretemps un loyer de 48 millions d’euros annuels pour les trois établissements au leader mondial du BTP.
Bouygues gère la restauration, la blanchisserie, l’entretien et le nettoyage mais prend aussi en charge la formation professionnelle ou le travail pénitentiaire et participe à l’accueil des familles.

les hôpitaux:

2006 : signature par Xavier Bertrand d’un contrat de partenariat public-privé (PPP) pour la construction du Centre hospitalier sud-francilien, regroupement des hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d’Évry-Courcouronnes.

Janvier 2011 : livraison de l’établissement ; 8.000 malfaçons sont constatées. L’ouverture prévue en mai est repoussée.

30 juin 2011 : le conseil de surveillance réclame la sortie du partenariat public-privé.

Le montant annuel du loyer réclamé par Eiffage (38,8 millions d’euros durant trente ans, période au terme de laquelle l’hôpital deviendra propriétaire de ses locaux) paraît soudain exorbitant. Tout comme le coût total de l’opération : 1,2 milliard d’euros alors que, selon un rapport très sévère de la chambre régionale des comptes, « le recours à une maîtrise d’ouvrage publique financée par l’emprunt » n’aurait pas dépassé 760 millions d’euros.

les concessions d’autoroutes: le pire scandale qui soit , Villepin un an après avoir juré qu’il ne privatiserait jamais, le fait  sans vergogne en 2005 pour une bouchée de pain. Il ne s’agit pas en l’occurence d’un véritable partenariat public-privé mais bien carrément d’un cadeau public à certains privés triés sur le volet.

Continuez à circuler, les sociétés d’autoroute vous font les poches mais il n’y a rien à redire ! La publication dans Marianne d’un rapport assassin de la Cour des comptes consacré au réseau ASF, filiale de Vinci avait suscité un remarquable silence. Et pourtant, il y a de quoi dire. Non seulement en 2005, Villepin avait offert à un vil prix ASF à Vinci, mais depuis, le concessionnaire augmente allégrement les tarifs sur la base d’une grille tarifaire « opaque » et « illégitime ». Vinci, s’en met plein les fouilles sur le dos des automobilistes mais aussi de l’Etat, avec la complicité de l‘…Etat. « L’équilibre de la concession n’est interprétée qu’à sens unique, en faveur du concessionnaire(…)Le risque d’un déséquilibre en sens contraire, c’est-à-dire de profits excessifs dans l’exercice d’une mission de service publique, n’est pas pris en compte », condamne le rapport de la Cour des comptes.

Le Grenelle de l’environnement de Borloo et Kosciusko-Morizet y met du sien en finançant les compagnies privées concessionnaires pour améliorer la fluidité du trafic aux péages, les voitures qui sont obligées de freiner aux péages polluent beaucoup; l’idée est donc de remplacer les opérateurs par des systèmes automatiques qui favorisent la fluidité du trafic. L’Etat règle la note de la « modernisation », on appelle ça de l’écologie, ce qui permet aux privés de licencier le personnel qui se retouve au chomage au frais…de l’Etat.

N’en jetez plus, la coupe est pleine, les caisses sont vides, celles de l’Etat.

 

 

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