ON SERA TOUS ALLEMANDS

Posté par provola le 13 février 2012

    ON SERA TOUS ALLEMANDS  dans ALLEMAGNE SIPA_00607885_000001  

Les lois Hartz IV rendent pauvres et malades dit cette pancarte .

                                   Tout le monde à 400 euros, on ne s’en tirera pas autrement. C’est l’Allemagne qui nous l’explique, elle qui s’en est sortie comme ça en appliquant la cure de cheval du socialiste Schrôder. Lisa habite Herne une bourgade de banlieue de la région de la Rhur, (le coeur industriel de l’Allemagne jusqu’aux années 80), heureusement son mari travaille chez Opel, dans l’usine historique du constructeur américain, pour un salaire correct, car elle bosse pour 400 euros.

Auparavant Lisa travaillait chez un sous-traitant d’Opel, elle a été licenciée en 2005 et n’a retrouvé depuis qu’un mi-temps payé au lance-pierres, un mini-job comme on dit ici. Son employeur paye un minimum de cotisations sociales, on compte 11000 mini-jobs à Herne pour 160 000 habitants, 7 millions dans toute l’Allemagne.

L’Allemagne a créé au total 7,3 millions de mini-jobs. Un salaire mensuel de 400 euros, exonéré de cotisations sociales et d’impôts pour les salariés et avec un taux fixe d’imposition de 30% pour les employeurs (13% d‘assurance maladie, 15% de cotisation retraite et 2% de taxe). En terme de temps de travail, il n’y a pas de limite légale, mais la plupart des minijobs se restreignent à moins de 15 heures par semaine. 

En fait, les mini-jobbers sont moins de 3 millions. Car 13,4% des mini-jobbers ont un emploi principal. D’autres cumulent plusieurs mini-jobs. L’agence pour l’emploi allemande distingue 2,4 millions personnes qui bénéficient de ce statut pour leur petit boulot (Bundesagentur für Arbeit 2011). « Beaucoup d’étudiants, de retraités ou de mères au foyer ont ce type d’emploi d’appoint » précise Odile Chagny du groupe Alpha.la fédération allemande des services, Ver.di, s’est engagée à demander l’abolition des mini-jobs lors de son dernier congrès en septembre 2011. Elle critique l’utilisation abusive de ce type de contrat, dans le commerce de détail notamment, qui s’en sert pour remplacer les contrats traditionnels à temps partiel . 

35% des actifs allemands travaillent à temps partiel.

Le voilà bien l’eldorado allemand, adoubé par De Funès, clamé à tous vents, le modèle absolu, la règle d’or, la vertu personnifiée.

Alors que l’espérance de vie moyenne continue d’augmenter en Allemagne, celle des personnes aux revenus les plus faibles est passée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 ans en 2010, selon ces chiffres officiels, obtenus et publiés par le groupe parlementaire de la gauche radicale Die Linke, après une question écrite au gouvernement. Dans les anciens länder d’Allemagne de l’Est, la chute de l’espérance de vie des petits revenus — ceux qui touchent moins des trois quarts du revenu moyen — est encore plus marquée: elle passe de 77,9 ans à 74,1 ans, sur la même période.

En observant la pyramide des âges, on voit que près de trois quart des Allemands – environ 61 millions – sont âgés de plus de 25 ans. Plus on descend dans l’âge, plus la pyramide rétrécit : l’Allemagne est en manque d’enfants. Seuls quatre millions d’habitants ont moins de six ans ! Le pays n’a tout simplement pas de politique familiale, sans crèches une jeune maman n’a que le choix de s’arrêter de bosser pour élever son gosse.

Alors oui, l’Allemagne est la championne de l’export, devancée simplement depuis trois ans par la Chine au niveau mondial, mais ses exportations se font avant tout en Europe pour 60 %.  L’Allemagne engrange 100 milliards d’euros de bénéfices de ses exportations dans les pays européens, généralement du sud, ce que les Allemands appelent d’ailleurs, avec une certaine ironie les pays du club méditerranée. Traiter ses clients de pays de vacanciers et de glandeurs est insupportable mais le riche a les moyens de sa sémantique. 

Le poids des chiffres s’impose, l’Allemagne est par la force des choses le garant de la solidité du temple monétaire qui peut dicter le tempo de la politique économique sur le continent. Merkel a fait valser les gouvernements du sud qui se rebélaient à l’austérité, elle se positionne dans la campagne électorale française et vient nous avertir que le lendemain de l’élection sonnera la fin de la récréation. Qu’ Hollande gagne, il faut s’attendre à ce que les marché financiers ait le feu-vert de la chancelière pour agresser la France par une augmentation des taux d’intérêts, des spread, diférence entre les taux allemands et français.

Pour le coup, il deviendra lumineux que les intérêts des deux faux-frères sont totalement divergeants, l’Allemagne a besoin d’un euro fort pour maintenir le pouvoir d’achat du bas de laine, la France aurait besoin d’une monnaie faible pour gagner en compétitivité. Comme la monnaie unique est calquée sur le Mark, la seule possibilité pour les autres pays européens dont a France de garder la confiance des prêteurs internationaux est de faire de la déflation compétitive. Il faudra donc que la France baisse les salaires, les prestations sociales et le train de vie de l’Etat, augmente les impôts, TVA  et CSG en tête. Tout ce que proscrit le programme de François Hollande.

Pour se garantir de toute dérive budgétaire, Merkel a voulu signer avant les élections françaises le Traité qui impose aux états européens la règle d’or des 3% maxi de déficit, avec des mécanismes de sanctions en cas de dérapage budgétaire, comme s’il était logique de grèver encore des économies en difficultés.

http://www.lcp.fr/videos/reportages/86505-la-regle-d-or-adoptee-par-le-traite-europeen

Hollande a déjà annoncé que le Traité sera à renégocier dès son arrivée au pouvoir. Merkel l’attend de pied ferme, la bataille du Traité a déjà débuté, les spéculateurs pendus au bon vouloir de la Chancelière sont déjà dans leurs starting-blocks en attendant le signal de l’attaque de la France.              

 

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