LAUVERGEON VEUT SA PAYE

Posté par provola le 8 février 2012

                      

 

LAUVERGEON VEUT SA PAYE  dans NUCLEAIRE 1617390_3_a3a1_portrait-d-anne-lauvergeon-l-ancienne    Anne Lauvergeon présidente démissionnée d’AREVA (Notre champion du nucléaire), non contente d’avoir payé la société minière URAMIN 2,5 milliards de dollars au lieu de 470 millions, réclame à son ancien employeur une intemnité de départ pour bons et loyaux services de 1,5 million d’euro. Décidément, ces gens-là ne savent plus où ils habitent. 

En octobre 2006 une offre confidentielle du groupe minier canadien est faite à AREVA, lui proposant le rachat pour moins de 500 millions de dollars. Cette valorisation est le double de l’estimation faite début 2006

Challenges: La valorisation de 471 millions est déjà le double de celle d’avril 2006, ce qu’UraMin justifie dans la lettre par « l’augmentation significative des réserves et de la teneur à Trekkopje », le gisement du groupe en Namibie, mais aussi par le « gain de la licence à Ryst Kuil » (un gisement en Afrique du Sud) et l’ »acquisition du projet Bakouma » en Centrafrique. Mais à 471 millions de dollars, l’acquisition restait autrement plus intéressante qu’aux 2,5 milliards de dollars consentis huit mois plus tard, lors l’OPA de juin 2007. en mars 2007, à peine six mois plus tard, Areva participe à l’augmentation de capital d’UraMin sur la base d’un prix par action supérieur de 46% à l’offre d’octobre 2006, en prenant 5,5 % du capital de la société canadienne. Plus que la hausse de la valorisation, c’est le procédé qui étonne le plus les contempteurs d’Anne Lauvergeon: « Pourquoi prendre 5,5% du capital, un chiffre au dessus des seuils de déclaration, si c’est pour lancer une OPA trois mois plus tard?, s’interroge un dirigeant du groupe. Si l’objectif est d’acheter la boîte, on ramasse discrètement des actions sur le marché, on reste en dessous les seuils de déclaration. On ne dit pas haut et fort:  » Moi Areva, numéro un mondial du nucléaire, je m’intéresse a cette boite«  

AREVA lancera finalement son offre à 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) le 15 juin 2007. La chute du cours de l’uranium et la baisse de l’estimation des réserves des gisements d’UraMin a finalement conduit le groupe nucléaire à passer une provision de 426 millions d’euros en 2010, puis 1,46 milliard d’euros en décembre dernier.

AREVA ne l’oublions pas est un groupe public, les deniers sont les nôtres, les milliards valsent, la cour des scomptes dans sa récente estimation du coût réel du nucléaire a-t-telle tenu compte de ce dérapage de 1,5 milliard d’euros ?

Ce scandale vient s’ajouter à la longue liste des coups foireux du nucléaire: Superphénix dont le démantèlement n’est pas près de se terminer, les deux EPR, le finlandais et celui de Flamanville qui explosent toutes les additions bien avant d’affoler les compteurs geyger, les coûts réels du démantèlement futur des 58 réacteurs, le stockage des déchets. N’en jetez plus je ne sais plus où les mettre.

Me Lauvergeon, le Peuple de France ne vous doit pas 1,5 million d’euros, c’est vous qui lui devez 1,5 milliard…

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